Pôle Multi-Média
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Culture numérique pour tous en Rhône Alpes
Et qui a le mérite de poser des questions essentielles, ce qui peut se découvrir sur la partie publique du site de Formavia "Quotidiennement, nous sommes confrontés à des situations marquées par l’introduction de l’informatique et de l’Internet." et à un illectronisme, ajouterions-nous, qui constitue chaque jour davantage un handicap social et cognitif majeur. Impossibilité de réaliser des opérations de la vie courante, d’accéder à des informations essentielles, aux services, mais surtout non accès à des conduites de recherches, à des pratiques sociales, y compris de loisirs, tout à fait nouvelles, non accès à des formes de pensée relationnelles et systémiques qui transforment en profondeur l’accès aux connaissances, les relations sociales, les modalités d’action... Un illectronime qui met très vite à l’écart de la vie sociale...
Nous préciserions "comprendre le système complexe que constituent ces divers outils et appréhender, par delà la découverte de chacun d’entre eux, les systèmes, complexes et nouveaux que constituent leur ensemble et leurs relations, les transformations qu’ils induisent dans les rapports aux autres et au monde [1] ..." ![]()
L’article de Formavia liste ensuite un certain nombre de questions tout à fait pertinentes et importantes. Il nous semble par contre utile de rappeler que la formation à acquérir ne saurait se réduire à une somme de savoir-faire correspondant à des objectifs à la Magger. La question du sens et de la globalité, des réseaux et flux, parait primordiale. Quelle intégration des outils, quels usages, en fonction des projets, besoins, activités ? Face à un problème, à quels outils de résolution peut-on recourir ? Quelle familiarité avec ces outils permettant de les intégrer à la construction d’heuristiques ? Quel espace pour des choix personnels ? Quelle maîtrise - et pas seulement technique- pour que ces outils aident à cette construction d’heuristiques, aux nécessaires régulations ? Quelle interchangeabilité des outils ? Quels choix pour l’entrée dans la culture numérique ? Et, notamment, quelle place faite à l’image, à sa lecture, à celle des ensembles d’images ? Quels pièges aussi, de l’utilitarisme dans la démarche de formation ? Bien sûr qu’il faut savoir utiliser un traitement de textes et un tableur, que la prise de mauvaises habitudes peut constituer un handicap... Mais on se rend compte que c’est d’abord l’appréhension du sens qui suscite l’intérêt, qui motive l’apprentissage, un sens au carrefour de pratiques, des loisirs personnels, des jeux vidéos, des démarches à accomplir et de la simulation de pilotage, de l’utilisation des nanotechnologies pour guérir ou opérer, d’outils ou matériaux pour l’écriture transmedia, les activités de création et recherche...
Vaste champ pour la réflexion... Si vous êtes déjà inscrits sur le réseau social FormaVia, il suffit de rejoindre le groupe "Culture numérique pour tous en Rhône Alpes", sinon, suivez la démarche indiquée sur le site... Au plaisir de vous lire ! Jacqueline Cimaz
[1] changement de paradigme, interrogeraient les chercheurs ? Troisième attestation remise depuis la visite surprise de M.AZELIE, du GRETA Vivarais-Provence, venu apporter les quatre certifications... ![]()
Une validation qui suscite de nouvelles motivations J.Cimaz
Les certifications
Visite inattendue en début d’après-midi, ce jeudi 8 avril 2010. Bernard AZELIE, Directeur du GRETA Vivarais-Provence, Pôle Laprade [1] à AUBENAS, était venu nous remettre en mains propres les précieuses certifications et nous rendre les Mémoires. Après un passage en mairie, la Bibliothèque n’ouvrant le jeudi qu’à 17h30, il est arrivé sans problèmes au Vernat. D’où des échanges dans un cadre informel qui ont permis un retour sur les procédures et formations. La délivrance des certifications n’a rien eu d’une simple formalité. Les Mémoires des stagiaires (avec CD adjoints) ont été soigneusement étudiés et jugés très intéressants. le Président du GRETA, avant signature, les a lui-même examinés.
Ceci parait tout à fait normal et rassurant. En l’absence d’"examen" ou contrôle continu, il paraissait impossible que l’Education Nationale puisse délivrer une certification sans autre forme de procès. C’est pourquoi nous avions attaché une importance capitale à la réalisation de ces mémoires [2], en fin de formation, à partir des traces et d’une ré-évaluation du travail préalablement effectué. Quelques apports méthodologiques, le choix d’un plan correspondant aux grands chapitres du référentiel. En annexes, des exemples de réalisations personnelles et le référentiel utilisé comme fiche critériée [3], pour l’évaluation des acquis. ![]()
Plusieurs séances en groupe, et du travail personnel hors bibliothèque, ce qui n’a pas empêché que les dits mémoires qui, pourtant, intègrent des traces de travaux de groupe, soient très différents les uns des autres, montrant la forte personnalisation de l’implication de chacune. Une preuve aussi pour tout lecteur averti de l’authenticité de ces mémoires et d’une formation d’adultes oeuvrant - différemment- dans un territoire bien identifié. C’est sans doute pour cela que les quatre participantes à l’expérimentation ont reçu la validation de leur travail. Nous remercions M.Azélie, ses collègues et le Président du GRETA pour l’exigence dont ils ont fait preuve. Un professionnalisme et une qualité de l’Education Nationale qui confortent le bien-fondé du choix fait du recours à la voie interne - Education Nationale - pour demander, à partir de l’évaluation des mémoires, les certifications annoncées. Nous remercions également les services ministériels et académiques qui ont permis l’évaluation institutionnelle du travail fait, débouchant sur les certifications. Nous souhaitons que des solutions similaires puissent être trouvées pour les personnes ayant participé en tant que formées à l’expérimentation "B2i Adultes". La réflexion parait en outre à poursuivre, notamment sur la conception d’une formation qui facilite les transferts et l’engagement, tout au long de la vie, dans de nouvelles formations...
Les quatre mémoires sont consultables en Bibliothèque. A noter que les échanges ont aussi permis d’aborder la question de la validation de formations de proximité à venir, à partir du cas d’une personne qui vient très régulièrement se former 1h chaque mardi. Nous allons bientôt pouvoir étudier le référentiel avec elle, orienter ainsi les choix de formation et réalisations complémentaires. Dans un 3ème temps, pourraient être envisagées l’évaluation à partir du référentiel-fiche critériée [4] et la réalisation du mémoire. Jacqueline Cimaz
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Le "ressenti" de Fatima Mana, bibliothécaire, auteur et B2iste :
Une reconnaissance à l’ère numérique. Remis en main propre par le responsable du GRETA, se reconnaît l’instant de l’expérience menée à son terme, indissociablement liée à Jacqueline Cimaz, qui, pendant 8 mois, nous a accompagnées avec enthousiasme dans la traversée d’un référentiel expérimental avec une disponibilité permanente. Sa détermination à désencombrer les strates administratives, pour que les instances concernées évaluent le référentiel proposé comme vif du sujet et considèrent la réflexion et les acquis des défricheuses, officialisant ainsi une parole donnée... L’importance de cette certification révise les dimensions géographiques relatives à la distance avec l’idée que l’on se fait de la ruralité puisque les quatre B2Ites diplômées sont apparemment les premières de l’hexagone [5] à recevoir leur certification. Ce sont très certainement les différences et niveaux de chacune des candidates et les compétences pédagogiques de Jacqueline Cimaz qui ont su détacher et utiliser, tout au long de cette formation, l’opportunité, la transformant en chance d’accéder à cette certification pour adultes. De l’élément incontournable, tel que le partage du savoir-faire, échange permanent installé dans la proximité, transformant en noyau dur le groupe créé, c’est la notion du faire ensemble qui émerge. Pour deux des B2Istes diplômées, le Brevet Informatique et Internet leur a été remis sans délai par Jacqueline Cimaz, officialisant, avec une émotion discrète et le poids du symbole dans l’éphémère geste, un instant dense pour une reconnaissance enfin certifiée, au milieu de nos châtaigniers, représentants d’un pays régulièrement noyé d’emblée dans la notion vague d’une profonde ruralité inaccessible au progrès. Par la volonté d’une seule personne s’est infiltrée une autre réalité où la fracture numérique réduite solidairement a coupé court aux idées reçues ouvrant grande la voie à d’autres internautes.
[1] Bâtiment, Industrie, Santé Social, Tertiaire, Restauration/Tourisme, Compétences Générales, V.A.E. et Bilan de Compétences. [2] dont il était écrit sur Formavia qu’ils serviraient à la validation. [3] parfois même déclinée en indicateurs de réussite pour mieux apprécier le niveau de maîtrise d’une compétence [4] suivant une démarche facilitée : étude de conception après examen des quatre mémoires des expérimentatrices 2008-2009, confection du mémoire s’appuyant sur les critères de réalisation dégagés... [5] ou du moins de la Région - ou parmi les premières... NDLR
Revenus, repartis, recommandés et autres recoupements
Nous sommes à disposition de celle-ci pour tout renseignement complémentaire... La fin d’un long périple ? Ces dossiers avaient été expédiés début mai 2009 !
A noter que depuis nos B2istes ont continué à agir et se former... L’une est une secrétaire des plus expertes qui nous fait profiter de ses fiches et d’une terminologie précise. L’autre a fait d’impressionnants progrès en se situant en aide-formatrice au collège, à la Bibliothèque, et même avec le Tableur [1]. Une toute nouvelle aisance. Une troisième concilie travail professionnel, poursuite des apprentissages et usages divers au gré des urgences. Quant à la quatrième, elle continue en silence à composer images et textes et construire les diaporamas... Toutes ont aussi considérablement précisé leur représentation du livre numérique (et non numérisé !)
A noter la présence assidue et l’impressionnante rapidité d’apprentissage d’une cinquième personne qui aimerait bien que le B2i Adultes soit généralisé pour pouvoir obetnir cette certification...
Une nouvelle fournée, hors expérimentation ? Une généralisation ?
L’intérêt et le besoin sont créés. Une généralisation qui répondrait à la situation d’urgence qui se renforce et s’approfondit et que vont accentuer la montée de nouvelles générations et l’arrivée du très Haut Débit...
Et puis l’image...
Et cette petite phrase des documents du Lux annonçant "(e)mergences", en mars, à Valence : "Les technologies numériques sont des technologies d’écriture.[...] Grâce à elles, jamais les hommes n’ont possédé autant de possibilités d’étendre les savoirs et leurs capacités d’agir ; jamais nous n’avons disposé d’autant de moyens pour satisfaire notre volonté de connaître et de comprendre." Jacqueline Cimaz
[1] Qui l’eût dit ! B2i mais oui !
Les dossiers avec "Mémoires" et CD viennent enfin de nous revenir. ![]()
Merci à Sarah Labelle. Dès la rentrée nous les portons au GRETA... Un grand moment... Jacqueline Cimaz
La spontanéité au travail.
Voici comment peut se dérouler une formation dans l’EPN de Saint Apollinaire de Rias. L’intention est là, entière puis sporadiquement rattrapée par un désordre de rires jaillissant sous la réflexion spontanée.
Embrouillé un instant, le silence léger récupère la concentration nécessaire à tout apprentissage. Posée sur le front de l’internaute appliquée, les données emmagasinées sont testées dans la curiosité invisible, attenante à l’envie d’apprendre quand tout à coup s’ébranlent d’autres rires écroulés sous les mots prononcés, sortis au premier degré de l’étonnement.
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Devant la justification cartésienne de Jacqueline, les sons perturbateurs s’enfoncent rapidement dans l’oubli. Un autre travail rejoint le temps imparti à la permanence. Il prend la suite ou se mélange aux activités en cours. Deux approches pour la demande d’un patoisant concernant nos archives photographiques et des photos prêtées gentiment par Paulette offrant ainsi un pannel plus conséquent. Repérer celles qui correspondent au profil recherché à savoir des photos d’un autre temps, pas si lointain, où le travail rythmait les saisons. La première solution consiste à scanner les images, les enregistrer dans un dossier avant de les envoyer. La seconde évolue autour d’une logique de débutant, à savoir photographier la photo, la réduire par civisme puis l’envoyer.
Photos récupérées de la "tuaille" du cochon. Où on retrouve Marcel Gounon, Jean Valla, Danton Eygrier, Hervé Vignal, Alain et Maurice Bouit,
Pour cela, il suffit de s’en aller sur l’activité, la confiance récupérée, localiser puis appliquer les procédures enfouies dans une mémoire qui regimbe dès qu’elle est sollicitée. Chaque ordinateur a sa propre fenêtre ouvrant sur un paysage particulier avec des signes cabalistiques parfois si bien intégrés à son propre univers que les discerner au milieu d’un fouillis dense nargue l’impossible. Un va-et-vient concentré enregistre sur clef USB : itinéraire paraissant le moins risqué. Il ne restera plus qu’à les envoyer à l’intéressé, mais ça c’est une autre histoire. Fatima Mana
B2i Adultes : Une réponse du Ministre de l’Education Nationale à Jacqueline Cimaz
Une solution qui résoud le problème pour nos quatre ardéchoises et pour des personnes qui seraient éventuellement dans le même cas dans l’Académie de Grenoble. Une bonne nouvelle. Il ne nous reste plus qu’à demander à Sarah Labelle de nous renvoyer les dossiers originaux et à prendre contact avec le GRETA. La lettre du Ministre de l’Education nationale.
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Jacqueline Cimaz
PIM Délégation aux usages de l’Internet. PASSEPORT INTERNET ET MULTIMEDIA ou (PIM). Un
REFERENTIEL qui parait proche de celui du B2i adultes - un peu moins poussé par rapport à notre travail dans le domaine de l’image et du document composite...
Réponse ouverte à quelques nouvelles questions sur le « B2i Adultes ».
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Sarah Labelle, Maître de Conférences en Sciences de l’Information et de la Communication à Paris 13 était chargée de l’expérimentation B2i Adultes en Rhône-Alpes, et parle ci-dessus de ceux qui ont accepté de se former au B2i Adultes dans le cadre de l’expérimentation, de donner des avis sur celle-ci, et auxquels on avait promis que s’ils allaient jusqu’au bout de l’expérimentation et du travail demandé, ils recevraient, après remise d’un mémoire, la certification "B2i Adultes". « Ayant participé à l’ensemble des réunions organisées par le ministère, je peux vous confirmer que le ministère s’était engagé sur la distribution d’un certificat pour les bénéficiaires des formations. » nous a-t-elle dit. Une donnée répercutée par les responsables de l’expérimentation dans de nombreuses régions, des attentes créées donc, et la nécessité - qui parait incontournable - d’honorer la parole donnée. ![]()
Le public de la Bibliothèque de Saint-Apollinaire-de-Rias, était surtout un public de militants associatifs bénévoles, soucieux de se former à des outils utiles à leur pratique associative et de mieux appréhender la culture numérique, mais certains en attendaient, aussi, un bénéfice professionnel ou pour l’emploi. Dans d’autres EPN -Espaces Publics Numériques- les besoins étaient plus pointus et vitaux pour l’insertion ou la réinsertion sociale. Néanmoins, chacune des « B2istes » Ardéchoises a effectué un gros effort de mise en cohérence, de complément de ses connaissances pour atteindre le niveau requis de la validation et élaboré un Mémoire - se situant de fait entre référentiel illustré et arbre de connaissances - dont la confection a demandé à chacune un gros travail.
Le décret créant le B2i Adultes n’est pas sorti. Pourtant, il parait indispensable de trouver une solution. A cet égard, diverses possibilités ont été évoquées - de la validation par certaines universités à la délivrance d’un B2i Formation Continue par des GRETA ce qui pourrait être une solution ? Pour qui ? Les éventuels nouveaux certifiés ? Ceux qui, par leur travail, ont construit les bases de l’expérimentation ? Un moindre mal, une possibilité ? A voir, car il y a quand même des différences sensibles entre le B2i Adultes sur lequel portait l’expérimentation et le B2i FC GRETA.
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Donc il faudrait effectivement s’en tenir à la validation de modules correspondant à ceux du référentiel qui a servi de norme pour formés et formateurs... Par ailleurs, il avait bien été dit aussi que le B2i Adultes, pour la phase expérimentation, serait délivré sur dossier et qu’il n’y aurait pas, pour les personnes concernées, à aller présenter leur mémoire devant un jury. [2]
En outre, avec le recul, pour les formations à venir, nous aurions deux autres items à proposer pour le référentiel :
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En conclusion, on a avancé, mais il reste encore du chemin à parcourir, d’abord en ce qui concerne la certification des apprentissages liés à l’expérience première, ensuite, peut-être pour mieux définir la culture numérique à appréhender... Jacqueline Cimaz
NB. Pour ma part, je suis prête à faire une attestation à chacune : « Jacqueline Cimaz, Bibliothécaire référente-Internet bénévole depuis 4 ans à la Bibliothèque Municipale de Saint-Apollinaire-de-Rias, atteste que Madame ...................................................... a participé à l’expérimentation B2i Adultes lancée par le Ministère de l’Education Nationale, de novembre 2008 à mai 2009. Pour ce faire, elle s’est formée, s’est auto-évaluée, a effectué un important travail en petit groupe en Bibliothèque et, personnellement, à son domicile. Inspectrice honoraire de l’Education Nationale -IEN, puis IA-IPR- ayant été chargée du suivi du dossier TICE dans deux départements, et de la formation initiale et continue des professeurs, y compris, les dernières années, quant à la mise en place des apprentissages transversaux que validait le B2i, à la démarche et aux modalités de certification, je peux établir en mettant en relation le référentiel et ses réalisations que Madame .......................................... avait atteint en mai 2009 un niveau de compétence et culture numériques supérieur à celui du B2i-écoles, ce que traduit le Mémoire élaboré et transmis fin mai à Sarah Labelle pour le Ministère de l’Education Nationale et à Dominique Wojylac pour le SIVU des Inforoutes de l’Ardèche. Je peux aussi attester qu’elle a, depuis, continué à utiliser les TIC, à se former lors de divers stages et manifestations organisées par la Bibliothèque dans le cadre du projet Fête de la Science 2009, « Media en quête d’identité » portant sur le livre numérique. »
NB. Un trajet d’une année dont les traces sont consultables sur le site Internet de la Bibliothèque - notamment, mais non exclusivement, sur « PAPI/Formation pour le B2i » - et sur « Bibliothèque / Sciences » [4] (cf aussi Blog spécifique )
[1] On nous a toujours dit que le niveau du B2i Adultes était grosso modo identique à celui du B2i écoles.. nous l’avons situé dans les faits, entre B2i Ecoles et B2i Collège . C’est déjà beaucoup avec des populations qui souvent ont été fort peu scolarisées, et n’ont eu parfois aucun contact professionnel avec les TIC. Par ailleurs, lors de nos interventions en milieu scolaire ou de la venue de jeunes en bibliothèque l’importance des disparités face aux apprentissages suivant l’âge, le niveau scolaire et le vécu professionnel est apparue, manifeste... [2] Cela étant, si nécessaire, je veux bien prendre les quatre dossiers et expliciter à partir de là les compétences acquises. [3] N’est-ce pas l’essentiel vis-à-vis des finalités assignées au B2i Adultes ? [4] pour « Media en quête d’identité » qui a engendré des acquisitions relevant du B2i Lycée .
Réunion du réseau Formavia du 15/12/09 à Charbonnières. Jacqueline Cimaz devait y présenter l’expérimentation B2i Adultes conduite par la Bibliothèque Municipale de Saint-Apollinaire-de-Rias (dernier trimestre 2008-1er semestre 2009.) Elle rappelait les antécédents :
Des pratiques diverses. La proposition faite par le SIVU des Inforoutes de l’Ardèche de participer à l’expérimenatation B2i Adultes a donc parlé tout de suite à l’équipe : un terrain connu, les besoins - avec l’évidente fracture numérique, un "illectronisme" important dans la population rurale et des vélléités d’apprentissage qui ne pouvaient que gagner à se structurer en fonction de contenus et démarches précisés et d’un cadre temporel relativement explicite. ![]()
Le référentiel travaillé par Y.Royer a donc été distribué pour référence et mémoire, puis mis provisoirement au fond d’un tiroir au profit d’activités intéressant le groupe en fonction de besoins personnels ou professionnels mais surtout associatifs. Le travail de l’image et la réflexion sur l’image et la photo ont été le dénominateur commun et le point de départ - d’arrivée temporaire aussi puisqu’une exposition des réalisations - de la photo numérique à la création sous Photoshop Elements a été organisée ultérieurement au carrefour des items renvoyant d’une part à la réalisation demandée de documents composites et d’autre part au fait que l’Association Les Rias, gestionnaire de la Bibliothèque soit reconnue comme l’une des quelques structures de diffusion des arts plastiques du département. Et puis certaine avait besoin de faire une affiche pour une activité en bibliothèque, une autre de menus de fête, une troisième de cartes de voeux et d’un diaporama... De nombreuses compétences techniques ont été acquises au travers de ces activités et du travail collaboratif en ligne de l’association qui conduisait à l’utilisation de divers progiciels, au maiement de tableaux, à l’envoi d’hyperliens... En dernière phase seulement, on est revenu avec beaucoup d’honnêteté au référentiel, cherchant souvent des réponses sur le Net puis s’exerçant à domicile, travaillant en groupe. La confection/rédaction des mémoires a été l’occasion de re-structurer, organiser, compléter. Une étape parfois ingrate mais instructive et formatrice et acceptée avec sérieux puisque c’était une exigence normale pour la certification...
Il y avait eu aussi un épiphénomène ponctuel très riche : la participation, avec d’autres, à la fête de l’Internet 2009 où chacun montrait et commentait ses usages du Net...
Mais la clôture des dossiers laissait un vide d’où l’engagement dans le projet "Media en quête d’identité" qui venait de démarrer dans la cadre de la Fête de la Science. Pour un groupe qui s’intéresse au livre, une certaine crainte vis-à-vis du livre numérique mais aussi et surtout le besoin de comprendre, d’y voir plus clair... D’où l’engagement dans la recherche, la quête de renseignements et de références, d’opinions, puis dans l’action, avec, notamment, la création de livres numériques qui ne soient pas seulement des livres numérisés mais interactifs, intégrant diverses ressources du numérique pour "voir" en faisant réfléchir ensemble, à partir de l’expérience... De nouveaux apprentissages pour les B2istes lors de formations, de réalisations, et à travers la réflexion - non plus tant sur l’arrivée du "livre" numérique que sur l’intérêt de la forme-livre dans le numérique par rapport au blog, au site, au diaporama... à la vidéo...
Pratiques, apprentissages et approfondissement de la réflexion à partir de l’expérience, des formations et des débats avec des professionnels. Richesse de l’intervention finale en milieu scolaire qui permet synthèse, prise de recul et appréhension de la manière dont les jeunes -"nés avec les TIC"- envisagent ces questions...
Dans ce contexte la question de la certification prend un résonnance particulière A cet égard, à signaler l’intérêt du film sur la formation au Cypiée.
Formation au Cypiée
Pour Saint-Apollinaire, le problème se pose différemment :
Non sens et un non respect de la parole donnée - un comportement auquel ces couches sociales ne sont pas habituées.
Quelque chose qui choque d’autant plus qu’on a conscience de l’appartenance à une certaine culture numérique dont le rapport Donnat a montré qu’elle était liée à une hiérarchisation culturelle et sociale... S’il était confirmé, il y aurait effectivement de l’inconcevable dans ce non-respect de l’annonce faite et d’une parole donnée réitérée.
Un extrait du site de Formavia, un site à suivre...
Il y a eu des réactions dans la quasi totalité des départements, véhiculées par courriel. C’est pourquoi aussi, Jacqueline Cimaz a écrit au Ministre de l’Education Nationale, avec copie au Rectorat et à l’Inspection Académique de l’Ardèche, une voie administrative et institutionnelle normale. A ce jour, force est de constater qu’elle n’a pas eu de réponse à ce courrier et qu’un peu partout, en France, dans les EPN, l’Education Nationale est très sévèrement jugée.
Des explications, par contre, et deux types de réponses, sont véhiculées par le biais du réseau :
Et puis il y a les attestations distribuées par les formateurs eux-mêmes...
Dans le cas de l’Ardèche une telle attestation va être délivrée. La réflexion sur sa rédaction est en cours et devrait aboutir dans la semaine. En même temps il sera demandé à Sarah Labelle, notre interlocutrice officielle pour Rhône-Alpes auprès du Ministère, et qui a les mémoires des Ardéchoises de s’adresser déjà à l’université de Limoges pour une première forme de certification, en attendant celle que le MEN devrait pouvoir faire délivrer après sortie du décret instituant le B2i Adultes.
En outre les personnes concernées ont envisagé d’envoyer des courriers individuels à Sarah Labelle et au Ministère, courriers qui devraient ajouter au poids d’un dossier qui fait d’autant plus problème que l’importance de la culture numérique et du bouleversement actuellement induit par l’arrivée du numérique, est chaque jour plus manifeste et proclamée.
Après une première partie consacrée au B2i et à la culture numérique, l’après-midi s’est poursuivi par la présentation du port-folio, un outil inspiré des arbres de connaissances, qui peut avantageusement remplacer les CV, mais peut aussi et surtout être un puissant outil d’auto-formation dans la mesure où son élaboration continue induit une démarche d’auto-évaluation et régulation de ses propres compétences. Une belle manière aussi d’intégrer les acquis de la formation continue, de la formation tout au long de la vie... Nous en reparlerons d’autant qu’une de nos B2istes a été d’emblée séduite par un concept dans lequel elle est entrée de plein pied...
[1] pendant des décennies, dans deux départements : équipement des écoles, formation initiale et continue des enseignants, sur le terrain et en IUFM, participation à divers groupes de recherches universitaires concernant notamment la lecture et l’écriture numériques, la complexité croissante des compétences à former chez les apprenants, y compris par rapport à des besoins qui n’existaient pas encore, la question aussi de "l’enseignement" ou du moins du transfert de l’expertise... Et, bien sûr la formation des enseignants chargés de former les élèves aux compétences validées par le B2i au travers d’activités diverses et finalisées et puis de délivrer la certification B3i ecole avant l’entrée au Collège et la préparation du B2i Collège...
B2i, enfin la certification ? pour celles qui ont fait la formation ? Pas si vite, mais au moins, il s’en reparle... Dans un courrier du 13 octobre, le ministère de l’Education Nationale préciserait que c’est l’administration centrale qui délivrera l’attestation en attendant que d’autres modalités soient mises en place dans un cadre qui ne serait plus expérimental... "Durant l’expérimentation, les organismes expérimentateurs souhaitant faire délivrer une attestation doivent donc faire parvenir un rapport d’expérimentation contenant a minima les informations suivantes :
En principe, nous avons remis tous ces documents en temps voulu à Sarah Labelle. Il n’y aurait plus qu’à attendre ? A noter que depuis juin, nos quatre finalistes ont fait de nouveaux apprentissages, ne serait-ce que dans le cadre du projet "Media en quête d’identité" où elles se sont lancées dans la quête des moyens d’introduire de l’interactivité dans un texte numérisé... Jacqueline Cimaz
LN Livre numérique
Du relativement statique à ce jour, même si certaines textes et certaines images commencent à apporter leur richesse. La mise en forme interactive n’interviendra que beaucoup plus tard. Importance de poursuivre la réflexion sur le fond -l’"adaptation" cinématographique... "Adaptation", re-création ou transposition, dans un langage different ? Ce qui peut rejoindre la question qui se situe au coeur de nos interrogations sur l’écriture et la lecture numériques, oelles de la spécificité d’un support qui n’est jamais neutre. Ce qu’affirmait Jean-Pascal Dubost il y a quelques mois, ce que va démontrer Julia Bonaccorsi le 14 novembre, en insistant de plus, semble-t-il, pour les rapports écran/papier, sur le fait que la transposition elle-même, dans un sens ou dans l’autre, apporte toujours quelque chose de nouveau aux deux... Le livre au film, le film au livre, le numérique à l’imprimé, l’imprimé au numérique... La poésie aux arts visuels et les arts visuels à la poésie... Une langue à une autre et l’autre à l’une... Où on pourrait convoquer Celan... Ou les évolutions des traductions d’un même texte (cf "Los dos abuelos" de Nicolas Guillèn")... Rien d’équivalent là dedans sinon que l’adaptation est toujours re-création à partir du support, du contexte, de l’histoire, du point de vue... Et que toute création réelle fait avancer la réflexion et l’expérience et aborder différemment les situations nouvelles...
Etat provisoire de la page 1.
Une première page provisoire...
Un débat à poursuivre, écrire, non pour publier un chef-d’oeuvre achevé mais plutôt pour capitaliser les apports d’une réflexion collective à un moment donné, et qui sera toujours à enrichir... La possibilité aussi d’une rectification continue, des commentaires, des échanges, de ces liens qui réévaluent le pensée analogique, pour peu qu’ils soient eux-mêmes soumis à critique... N’est-ce pas un atout du numérique ?
Bref quand il semblera que la matière soit suffisante et le besoin de communication pressant, l’équipe autmatisera le sommaire, créera les liens utiles -et pas plus, intégrera les notes et autres commentaires les plus féconds et cherchera le meilleur moyen de diffusion de l’objet créé (DVD, blog ?...)
Chacun est convié à participer à cette démarche qui s’accompagnera à tout moment, d’une réflexion sur l’écriture et la lecture numériques, sur les pratiques installées ou émergentes... Pour l’équipe, J.Cimaz
Il n’y a qu’à cet endroit... Un projet en réseau...
Un projet d’une brûlante actualité dans un contexte qui évolue à très grande vitesse... Un projet qui vise à susciter, à partir de réalisations et d’exemples concrets, la réflexion sur les atouts, les dangers, bref les enjeux de cette numérisation ; un projet qui veut contribuer au développement d’une indispensable intervention citoyenne en la matière... Et un projet qui concerne particulièrement les Bibliothécaires, y compris bénévoles...
D’où cette nouvelle formation du mardi où le travail de conception du document a pris le pas sur les apports techniques, ceux-ci, interactifs ou non, étant abordés en temps utile pour répondre aux besoins [1]. Le temps de la découverte, et pas la technique pour la technique, mais la technique pour répondre à des besoins, mieux dire ce qu’on veut dire...
Le contenu ? Le "thème" ?
Nous avons tout naturellement choisi de répondre à l’offre d’Ecran Village pour un travail partenarial autour de 5 livres adaptés au cinéma, par la lecture et la diffusion des livres concernés, bien sûr, avant de découvrir les films et de réflechir sur l’adaptation, mais aussi par la collecte, mise en forme et communication des renseignements, avis, recherches, sous forme d’un livre numérique interactif, et, si possible, créatif.
Une réalisation en cours, qui demandera du temps, à présenter au public et enrichir de nouveaux apports le week-end des 3 et 4 octobre, mais à poursuivre ultérieurement, au moins jusqu’aux ateliers et débats de la semaine de la science, en passant par la journée de travail avec Pierre Ménard...
Un échange avec deux membres de l’équipe d’Ecran Village, autour de l’ordinateur, et des multiples premières réalisations, leur a permis de mieux appréhender un projet inédit, et encore complexe en l’état actuel de la diffusion des connaissances en matière de numérisé, numérisation, numérique et création...
Jacqueline Cimaz ![]()
Le récit de la formation du mardi, côté vécu, et de la rencontre du jeudi, par Fatima Mana
Il n’y a qu’à cet endroit...Rien n’est jamais pareil aux permanences de la bibliothèque de Saint Apollinaire-de-Rias ! D’une semaine à l’autre, d’un temps au suivant, à travers la consolidation d’une formation internautique intégrant de l’interactivité sur un projet, la vie se vit sur des pluriels partagés, tricotant une ambiance singulière au fil du temps. C’est une nouvelle approche qui est apostrophée, totalement immergée dans le projet support, proposé à écran village, en réponse à son appel, pour son week-end cinéma. C’est une promenade sur la barre d’outils ou plutôt un dédale ouverts aux vents de l’hésitation, des consignes que l’on suit parfois en épelant sa mémoire sur les acquis enfouis, c’est un ensemble de dispositions qui s’apprêtent à retrouver et graffiter le terrain vague de l’informatique. A l’instant du copié/collé inséré à l’endroit élu, souffle coupé, tout disparaît de l’écran où rien ne se passe. L’étonnement surgit et se balance en riant sur les visages déconcertés par l’intempestif résultat. Comment faire rentrer le résumé du film et son affiche ou la photo de la couverture d’un livre et son texte dans un espace coupé au cordeau virtuel ou courbé sous la contrainte des lignes du tableau ? Jacqueline démultiplie ses compétences de formatrice au plus près des appels au secours de chacun. Pendant ce temps, Michèle fonce à travers la végétation virtuelle, utilisant les consignes données avec l’aisance d’une grande habituée. Plus au nord, un clavier court après ses lettres, hésitant parfois sur une touche. Sous le préau écolier, criblé d’impacts frondeurs, c’est une récréation qui fait naître toutes les syllabes du savoir avec la même respiration.
Projet en réseau.Alors qu’en cette fin d’après midi le soleil badigeonne d’un ultime élan frondeur la façade de la petite bibliothèque communale, cernée de tous les côtés par la flamboyance automnale, Danielle et Camille, représentantes de l’association Ecran village, viennent rencontrer les bibliothécaires de Saint-Apollinaire-de-Rias et leur projet autour du média, présenté lors de l’action « livres et cinéma ». Il s’agit de l’insérer dans l’espace et le temps : toute une programmation ! ![]()
Emmêlée dans l’écheveau du faire ensemble, l’action portée par Ecran village offre aux bibliothèques du canton, l’opportunité de participer à une action commune. En amont, depuis quelques temps déjà, la bibliothèque de Saint-Apollinaire a choisi le chemin du livre numérique et travaille autour de ce thème pour la fête de la science. Au travers de formations ponctuelles, la bibliothèque s’est associée à l’action d’écran village et dessine un livre numérisé à partir des cinq livres proposés ayant fait chacun l’objet d’un film. Couvertures et affiches ouvrent un espace aux idées virtuelles et l’occasion de participer et de construire une première. Une belle manière de réduire la distance géographique, dans ce partenariat certes ponctuel mais qui ne nécessitera que la volonté de le reconduire. Des contre-temps rattrapent le temps, éboulé sous d’autres occupations. Régine abandonne sa journée de travail et pénètre dans la bibliothèque avec l’impression de ne pas pouvoir l’arrêter tant elle fut dense ; mais suivie de près par les visages amis qui l’accueillent, déstabilisée, sa traversée s’enfuit tout à coup dehors. L’internaute marche d’un bon pas, essuie l’espace qui paraissait épais. Des signes s’entrechoquent et se mélangent à l’envie d’avancer pour retrouver ce goût incomparable de l’apprendre dès qu’elle s’installe devant l’écran. Et la voilà qui crapahute entre livres couvertures et films affiches qui font leur cinéma en s’enfilant dans le brouhaha numérique. L’affiche est martelée, accrochée à son texte, encadrée, délimitée puis déborde dans un vis à vis numérique. Les présences découpent tranquillement les activités de leur choix et taillent les images d’un monde à part.
[1] d’où ce passage par la création de tableaux, l’insertion d’images -et non leur copie- avant de retrouver le sommaire à rendre interactif, et les liens à insérer ou notes et commentaires à introduire...
L’endroit devenu lieu.
Aux deux extrémités de la permanence de ce mardi, le périmètre et l’espace de la bibliothèque communale se sont rapprochés pour former un cocon douillet et éloigner ainsi, la pluie par intermittence si drue et colérique, qu’elle ramassait tout le ciel en le vidant d’un éventuel projet d’ensoleillement. Dès la porte ouverte, l’univers pour apprendre prend ses quartiers virtuels. Là, un îlot installe les conditions adéquates, parfois contraintes mais surtout plaisir de découvrir et d’avancer dans le dédale encore impraticable la semaine dernière. Pas un cil ne bouge tant la concentration imbibe le regard rivé sur l’apprentissage. ![]()
Aujourd’hui, c’est poétiquement que le traitement de texte est abordé, justifié à chaque vers ; en gros, en gras, polissé à la police, rivé à la frappe incertaine qui aligne, balbutie, écrit. Dans l’air, le rythme des habitudes burine et cisèle doucement l’appartenance. Fatima Mana
L’essence même de la création ou le livre dans tous ses états.
Observer l’évolution presque journalière d’un monde interactif qui banalise les valeurs séculaires du livre (matière et relation), pour lui offrir une autre surface moins hermétique et ludique, en utilisant les nouvelles modes de correspondances virtuelles, est une richesse, un filon qui provoque la sensation d’un puits sans fond.
Quant les délices du numérique se conjuguent avec la préparation du tiramisou pour comédiens
Ce sont des champs proposés, à perte de création qui construisent de nouvelles données d’accès au livre. Voir comment se fabrique un texte tout en découvrant les possibilités de le personnaliser avec de nouveaux procédés, noués ou posés entre les phrases sous forme d’hyperliens ou tous autres moyens permettant d’accéder à une zone interactive et ainsi l’argumenter, l’étayer, se l’approprier, le traduire différemment sur l’écran ? Ces technologies au service de l’usager sont des moyens de liberté ouverts à l’exploration et la création, démystifiant le regard jeté à l’auteur sacralisé qui en faisait un être à part. Convaincue depuis longtemps par l’interêt de ces nouvelles formes de communication, la Bibliothèque de Saint Apollinaire de Rias confirme l’impression d’avoir pris le train en marche au bon moment, confortée par l’importance des bouleversements en cours. Lors de la permanence de ce jeudi, c’est l’espace même du lieu qui se virtualise, entraînant la participation des présents à l’élaboration d’un article pour le site. Les terminologies sont testées via des blogs comme celui de Pierre Ménard. On traque le Trackback...La découverte se prend au jeu et ainsi appréhende et se construit un nouveau monde. Fatima Mana
Une réalité parmi tant d’autres
En tous les cas, nichée dans le prolongement d’une montée typiquement ardéchoise, la bibliothèque municipale de Saint Apollinaire de Rias suscite et vit le côtoiement chaleureux tracé sur les visages en visite et bat la mesure d’un lieu devenu entité communale. Fatima Mana
Une permanence studieuse Hormis un rapide passage emprunteur, 1h30 d’apprentissage, un cours « comme à l’école » a-t-elle dit, pour une débutante qui découvre l’ordinateur et ses différentes parties, la numérisation, les langages et mémoires, le traitement de texte... et d’abord, le clavier - la fonction des touches - avec la ferme volonté d’aboutir et une autonomie qui commence à poindre, tout doucement et très vite à la fois - en 90 minutes. Michèle qui retravaille, n’a pu venir. Qu’importe ! Les réponses souhaitées quant à l’introduction d’un commentaire sous Open Office étaient là pour l’essentiel, passant par une distinction à faire entre « Introduire une note en bas de page » et « Introduire une note » qui relègue le Commentaire en tout à fait accessoire puisque la note peut être modifiée... Ce qui se transmet par courriel... pour un travail personnel qui se poursuit. Restera le mystère de la persistance de l’impossibilité d’activer la rubrique « commentaire » dans le menu, même de la dernière édition d’Open Office. Le temps devrait en venir à bout... ![]()
Régine est là par contre, dès la sortie du travail, pour poursuivre l’appropriation de cet espace d’interactivité sous Open Office dont, à terme, la plupart des résultats peuvent se conserver, automatisés sous PDF. De rares questions pour éviter les pertes de temps, ça avance bien et fonctionne. Poursuite programmée mardi prochain. Un apprentissage donc qui s’est à la fois personnalisé et approfondi. Passée la grande peur du premier contact, le travail habituel dans l’univers parfois très affairé mais toujours chaleureux de la Bibliothèque, permet l’appropriation et la conquête progressive de nouveaux pouvoirs. La prochaine séance structurée en groupe devrait permettre, pour certains, le réinvestissement et l’approfondissement des acquis sur un nouveau document à construire, dans le cadre du partenariat inter-bibliothèques avec Ecran Village. A d’autres elle devrait offrir la possibilité de se réengager tout doucement dans un processus d’apprentissage qui ne peut qu’aboutir sur un savoir-faire intéressant et utile et auquel les permanences offrent le temps et l’individualisation nécessaires. Ce jour, la tenue dans les locaux d’une réunion théâtre permet à Régine de jouer les prolongations avant de rejoindre la réunion... Une souplesse appréciée... Et aussi de nouveaux apports pour la Bibliothèque puisque Colin Charvet, venu pour le théâtre, va d’abord apporter un « commentaire » des plus intéressants sur l’article du site paru la veille, sous forme d’interview, dans le cadre du projet sur le livre numérique. Un commentaire, des références Internet - et de livres imprimés - sur la « lecture d’écran »...(déjà sur le site) ...]
De l’eau au moulin du "chapeau" de Fatima Mana à cet article. Et cette dernière manifestation bibliothèque hors les murs - pas le port de 18 livres, ça c’est banal, comme d’entendre un réjouissant "J’en ai pour trois jours !" , non, mais d’abord un courriel d’un de nos jeunes adhérents, vacancier intermittent, qui nous disait les difficultés rencontrées pour se connecter à l’Internet avec sa clé Everywhere que brouillait la foultitude des réseaux wifi de l’immeuble niçois.
Puisqu’il faut des explications... Une icône wifi en authentiques moustaches de Myrtille, le chat de Manon (l’auteure des photos), Pour Joan et Fatima et en hommage à Lewis Caroll...
Une réponse courriel non lue et pour cause - impossible d’accéder... Alors ce coup de fil et ce dépannage à distance : identifier la touche wifi, pas des moustaches de chat sur un piquet, là, mais un triangle, puis trouver la touche Fn et pas f et n, sans doute en bas à gauche du clavier... Wifi désactivée, l’Everywhere fonctionne, accès réussi et efficace nous dit-on. Ce que confirme un peu plus tard un message triomphant et presque étonné... Comme quoi... Jacqueline Cimaz NB 1. Pour le compte-rendu de la réunion théâtre, aller à Rias « Son, jeu, théâtre » ... NB 2. La séance de travail du 22 septembre aura donc lieu entre nous, pour consolidation par le réinvestissement, production d’un nouveau document et ré-engagement éventuel ou engagement nouveau dans ce travail pour ceux ou celles qui le souhaitent. Par contre, début octobre, à une date à confirmer, une séance sur la programmation, non destinée à former des programmeurs mais à mieux faire percevoir les possibilités d’interactivité nouvelles offertes par la programmation devrait avoir lieu avec Dominique Wojylac, des Inforoutes de l’Ardèche... Par ailleurs il est évident que la poursuite de cette découverte sera proposée en bibliothèque au rythme de chacun et sous des formes personnalisées et adaptées à la vie de la Bibliothèque.
B2i prolongé, jeudi studieux...
En effet si un a été envoyé à Paris, pour le Ministère de l’Education Nationale, un doit être remis à Dominique Wojylac, pour le SIVU des Inforoutes de l’Ardèche et un autre doit rester à la Bibliothèque pour archivage, témoignage et référence éventuelle utile à de nouveaux postulants à un B2i Adultes qui ne serait plus expérimental...
Régine imprimant et classant ...
Donc quatre mémoires et quatre CD, des mémoires découverts il y a une semaine par Chrisitian Prost, étonné par leur volume et la qualité des productions de chacun, notamment au niveau du traitement et travail de l’image, d’images composites...
La constitution ou finition d’un dossier supplémentaire est parfois source -sinon d’anxiété du moins de regret, lorsqu’on s’aperçoit, par exemple, que diverses réalisations ont été oubliées dans le Mémoire, ou, même, que les plus belles productions plastiques, les plus travaillées, ont été oubliées non seulement dans le Mémoire mais aussi dans le CD...
A noter une autre forme de prolongation : la présentation en A3 de certaines réalisations, en complément ou en marges de la prochaine exposition de Mathieu Courtial, Magali Ruiz et Florian Veydarier au Temple des Baraques...
Jacqueline Cimaz
Un B2i prolongé et un contexte actif... Un jeudi studieux.
Trier, répertorier, recomposer, crouler, éparpiller, classer les composants d’un exemplaire B2I destiné au SIVU des Inforoutes : un soliloque oral et gestuel pour Régine témoigne de sa concentration. Quelques résidus de la formation excavés du souvenir récent, grappillent le calme ambiant et le cerne de fébrilité. Geneviève vient chercher un des nombreux tirages d’ « Entre silence et oubli » afin d’en sélectionner des passages pour une lecture à haute voix lors de sa présentation au public le 10 juillet. Jacqueline, une ébauche de petit journal trimestriel en main, propose une critique constructive avant envoi. Alors s’agglutine autour de l’exemplaire le monde présent, détaillant, épluchant, traquant la faute de frappe ou l’erreur. Sur ce faire studieux et plaisant, se mire la dimension du faire ensemble. Michèle entre deux courants d’air, absente sa journée l’instant d’une halte. Les uns et les autres emmêlent leur voix, la plongent bien serrée dans la convivialité. Alors le temps traverse tranquillement la bibliothèque municipale qui en est toute imprégnée.
Fatima Mana
Une synthèse fidèle, documentée et attendue...
Faisant partie des quatre centres régionaux ayant mené à terme l’expérimentation pour le B2i-Adultes en Rhône-Alpes, un en Isère,le Cypiée un dans la Loire, le CLIP de la Talaudière, un dans le Rhône, Objectif Formation, et nous -donc, en Ardèche, la Bibliothèque municipale-LAPI de Saint-Apollinaire-de-Rias, [1]
nous avons reçu la synthèse rédigée par Sarah Labelle, sur le B2i Adultes, Expérimentation en Région Rhône-Alpes" :
Une synthèse dense, riche et nuancée"
Et qui plus est, notre site cité sur Formavia ... ![]() "Pour avoir une belle idée de ce que peut devenir une formation au B2i Adultes, rendez-vous sur le site de la Bibliothèque de Saint-Apollinaire-de-Rias qui narre sur un ton mi-amusé, mi-sérieux l’expérimentation. Celle-ci est l’occasion de rencontres avec le media, avec des histoires, avec des personnes. Elle est aussi l’occasion de créer et les photos et les textes sont là pour notre plaisir !"
Jacqueline Cimaz
[1] à voir également les sites de la Maison de Grigny , de la cyberbase de Bron , de RaticeLoire ..._
Et si le contextuel était essentiel ?
Et pas seulement complémentaire ?
Notre Bibliothèque-LAPI répond (gratuitement et bénévolement) à la demande en matière de formation :
Mais force est de constater que les quatre personnes qui sont allées jusqu’au bout dans cette expérimentation B2i n’utilisaient pas tant les ressources de la Bibliothèque pour de l’utilitaire que pour un projet personnel, gratuit, éventuellement lié à leur vie professionnelle mais surtout à un engagement personnel, curieux et créatif, dans la vie associative, culturelle et sociale... L’expérimentation B2i offrait une orientation, des possibilités de mise en réseau puis de structurations, appréciées dans ce cadre. Le plaisir de chercher, défricher, d’innover, de découvrir, portait les inéluctables efforts à effectuer.
Si l’on reprend les catégories :
1. « les personnes en réinsertion professionnelle et sociale et/ou les publics éloignés culturellement » : Certaines ont bien utilisé la bibliothèque-LAPI, (modeste) centre multi-media ; aucune n’a pu dégager le temps de s’investir dans le B2i (emploi retrouvé, et/ou manque de disponibilité psychologique pour s’investir dans des apprentissages dans la durée)
2. Publics aux « usages familiaux » - intergénérationnels - ou pour le suivi de la scolarité à l’école et au collège... Là aussi, on vient montrer ou chercher, mais de manière relativement ponctuelle.
Notre expérience nous amène à dégager une troisième catégorie, qui peut interférer partiellement avec les deux premières mais semble avoir une toute autre identité : plutôt des personnes qui ont déjà des intérêts culturels et une certaine disponibilité psychologique, éventuellement interpellées par l’investissement de leurs « jeunes » dans les TIC et qui, si nécessaire, surmontent une éventuelle répulsion pour la machine, en trouvant et construisant du sens dans les pratiques mises en œuvre, sens et découvertes de ressources et connaissances nouvelles, de nouveaux pouvoirs... On pourrait l’appeler : ![]()
3. Publics curieux de découvrir, avec les TIC, de nouvelles pratiques culturelles d’investigation, communication et création susceptibles d’enrichir leur vie personnelle, associative et la part la plus gratifiante de leur vie professionnelle.
Est-ce à dire qu’on est complètement à côté des objectifs initiaux ? Qu’une fois encore on donne le plus à ce qui en ont le moins besoin (comme pour toute innovation pédagogique ?) Oui sûrement... Mais même si les écarts se creusent, on constate déjà des formations en cascades spontanées, sous la forme de l’aide apportée à d’autres dans cette Bibliothèque-LAPI où coexistent divers publics... Il y a un réinvestissement culturel et social bénéfique pour tous, même si on peut douter que ces autres personnes -hors cadre expérimental - aillent rencontrer un jury ou faire un dossier pour obtenir une cerfitication B2i adultes... Le désir d’apprendre se manifeste souvent par l’achat d’un ordinateur et le travail de la photo... Ou même par l’utilisation des appareils du PAPI pour se voir et se montrer sur le site local.
C’est sans doute ceux qui en avaient le moins besoin qui auront la certification B2i, mais celle-ci semble devoir constituer pour eux un point d’appui, sécurisant et important, pour le déploiement dans leur vie associative et sociale d’une démarche active et efficace d’usages multiformes des TIC utile à un public auquel ils sont encore étrangers... Ainsi, très récemment, trois personnes du groupe des quatre s’improvisaient formatrices en matière de travail de l’image, pour expliquer à une autre personne ce qu’elles faisaient, le sens de leur activité et son efficacité, lui ouvrant des perspectives insoupçonnées... Le reflet d’une implication, certes, mais un beau travail de la motivation (ou de l’"orientation" de l’activité)...
Le fait que l’EPN soit une Bibliothèque - gérée par une association culturelle, constitue certainement une variable non négligeable, loin s’en faut. (Ne serait-ce que par une programmation dans la durée... Ainsi, le projet d’interrogation du « livre dit numérique » va relayer l’expérimentation, parallèlement au chantier « cartes postales » mis en route par le groupe...)
La réduction de la fracture numérique, en effet, constitue-t-elle un problème technique ou d’abord un problème culturel et de sens ? Jamais le PAPI et ses apprentissages n’ont été un isolat coupé de la vie de la Bibliothèque, de la vie associative et culturelle (ce lien entre randonnée et numérique via l’image et le site Internet, entre écriture, frappe et mise en forme, site ou publication, entre lecture orale à un public, enregistrement sonore ou vidéo et projection...)
Ce sont ces réseaux, cette vie, ce travail collaboratif, ces complémentarités qui ont donné du sens et le punch nécessaire pour affronter des apprentissages (et un vocabulaire !) parfois rébarbatifs et ardus...
Le « référentiel » (ou son existence) était connu, chacune -et deux ou trois autres- l’avaient depuis le début. Il n’a été utilisé que pour l’évaluation finale - évaluation formative, sinon formatrice, puisque là, à ce stade, les apprentissages techniques ont été acceptés pour la maîtrise totale par chacune du niveau 1.
Une expérimentation qui peut aider à y voir plus clair sur les apports possibles et bénévoles d’une Bibliothèque-LAPI ...
Mais la généralisation aux EPN ?
Si elle parait difficile dans un utilitarisme aléatoire, peut-on envisager que ces EPN coopèrent avec les associations locales ? A ce sujet, certaines expériences intéressantes n’avaient-elles pas eu lieu, souvent en soirée, lors de la mise en place du plan IPT ?
Jacqueline Cimaz
Clôture des dossiers
ce mardi avec une séance qui s’est prolongée... Dossiers terminés :
et beaucoup d’images qui montrent les productions mais aussi l’ambiance de travail et les méandres des apprentissages...
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Un témoignage aussi quant à l’importance du travail de l’image dans cette expérimentation et l’ouverture sur une poursuite du travail avec le diaporama -Movie Maker et le son, Powerpoint puis la vidéo et Daily Motion...
Une synthèse aussi de l’animatrice, sur laquelle nous reviendrons, une synthèse qui critique le référentiel, propose d’autres contenus et du sens...
Le dossier complet partira donc pour Paris ce vendredi 22 mai.
Conclusions d’un apprentissage
L’expérimentation du B2I adulte, proposée par le SIVU des Inforoutes, n’aurait pu traverser les 6 mois - rythmés par les permanences de la Bibliothèque/LAPI - d’appropriation nécessaire aux apprentissages du référentiel proposé, relativement complexe pour l’internaute lambda, sans le langage pédagogique et les compétences distillées tout au long de cette formation par Jacqueline Cimaz qui l’a transformée en opportunité. Des apprentissages, impulsés par un projet personnel- engagement qui cible des lacunes pour les transformer en possibilités de découvrir et d’apprendre. Ces outils proposés, aux formulations parfois complexes, mais qui une fois décryptées et appliquées, ne sont plus que procédures à respecter, ont évolué, provoquant un intérêt croissant pour le numérique. Ces nouvelles pratiques de sensibilisation à la culture numérique offertes, incontournables des apprentissages de recherche et d’appropriation, stimulées par des conditions pédagogiques plus que favorables, permettent incontestablement une autre approche du virtuel qui ne demande qu’à évoluer.
Fatima Mana
Sur le conseil de Dominique Wojylac, chargé de formation au SIVU des Inforoutes de l’Ardèche, nous avons envoyé un message à Mme Sarah Labelle, universitaire, chargée au niveau national par le Ministère de l’Education Nationale, de l’expérimentation B2i Adultes.
En effet, notre Bibliothèque municipale, point d’accès public à Internet, avait répondu favorablement, il y a quelques mois, à l’appel à projet du SIVU des Inforoutes. Contribuer à l’expérimentation d’un contenu et de modalités de mise en œuvre et permettre ainsi à des personnes de recevoir une certification officielle attestant du travail accompli et des apprentissages effectués, nous avait paru tout à fait intéressant.
Nous avions donc fait part de notre engagement en indiquant - ce qui relève de notre démarche habituelle et a été fait - que le suivi des réalisations serait visible, ouvert à toute proposition, sur notre site Internet. [1] ![]()
Cela a manifestement intéressé. Nous dépassons les 89000 visites sur le site et nous avons eu cette année des pics de consultation significatifs au moment de la fête de l’Internet à laquelle, entre autres, les quatre personnes qui ont pu pousser le travail jusqu’au bout, ont participé. [2]
La mise en place d’un B2I Adultes susceptible de réduire la fracture numérique et l’illectronisme dans ces tranches d’âge qui n’ont guère eu de contacts scolaires ou professionnels avec l’ordinateur paraissait donc importante. [3]
Là chacun a travaillé pendant des mois suivant ses projets, intérêts et besoins - en fonction des préconisations transmises par D.Wojylac quant au choix d’une pédagogie du projet [4], en fonction aussi de ceux de l’association gestionnaire, association culturelle travaillant surtout dans les domaines de la poésie, des arts plastiques et visuels et du spectacle vivant, et visant à conjuguer objectifs quant à l’exigence de qualité littéraire, artistique, scientifique et implication de la population dans toutes ses composantes (population rurale et rurbaine). Depuis deux, trois mois, chacun a pris le référentiel téléchargé sur le site de Formavia pour faire une auto-évaluation de ses acquis avant mise en commun dans le groupe et discussion. L’outil a permis ce bilan mais aussi l’appropriation d’un vocabulaire, la mise en relation et réseau des connaissances acquises et, le cas échéant, ces apprentissages complémentaires réclamés avec beaucoup de sérieux et d’honnêteté par les participantes. Les dossiers constitués [5] paraissent intéressants à cet égard.
Mais le groupe se posait des questions :
Enfin l’urgence de la clôture et d’un bilan [7] était là, d’autant plus qu’un nouveau projet [8] s’imposait, suscité par une arrivée relativement massive du livre numérisé qui semble repousser à la périphérie la question de l’écriture en particulier, et de la création numérique en général. [9]
Suite à notre message, Sarah Labelle nous a appelées - un long entretien, après lecture attentive de tous les articles en bout des liens des Lettres d’information citées. Notre travail l’intéresse - et ce journal du site - et elle va s’en servir pour le rapport au Ministère... C’est pourquoi nous bouclons les 4 dossiers à envoyer avec brochure papier et CD ce 19 mai, pour envoi à Paris. [10] Les mémoires avec CD et lettre individuelle, seront accompagnés d’un courrier de l’animatrice, expliquant la démarche et le travail d’équipe (lequel sera pris en compte comme composante intéressante de la formation pour chacune, nous a dit Sarah Labelle, dans le rapport pour le Ministère et dans une note de synthèse qu’elle joindra à chacun des dossiers personnels). La démarche mise en œuvre était la bonne [11] Ainsi nos modalités de travail correspondraient exactement aux préconisations de l’article 4 d’un texte européen qui associe ce B2i Adultes à l’usage des TICE dans les loisirs, la communication et le travail...
Pour nous, cette formation, ou cette aide à l’apprentissage, car l’apprentissage est toujours personnel, s’est nourrie des apports de trois domaines intriqués - la bibliothèque [12], l’association [13], la vie locale [14].
Le gros paquet comprenant les quatre dossiers individuels et le bilan d’ensemble partira d’ici deux ou trois jours. Chacune recevra ensuite un courrier de l’Education Nationale directement à son domicile...
Mais de plus, il devrait y avoir d’autres types de prolongements - concernant les modalités d’aide à l’acquisition du B2i adultes - dans un cadre non expérimental - par d’autres personnes qui le souhaiteraient l’an prochain, mais aussi avec notre projet sur le livre numérique, un « Media en quête d’identité » (et de niches d’utilisation) ... Sarah Labelle joint des universitaires amis à elle et spécialistes du livre numérique... [15]
Notre nouveau projet concerne en effet ce qui risque d’être un bouleversement culturel et social majeur dans les prochaines années, et demande donc expérimentation, réflexion et débat... de la part des Internautes, des lecteurs et de tous...
Jacqueline Cimaz
[1] il peut se voir rapidement en suivant les liens proposés dans quelques Rias-Infos, lettres d’information des :
dont l’historique suit l’évolution du travail...
[2] Une expérimentation d’autant plus intéressante quand la Bibliothécaire référente Internet a été pendant des décennies, professionnellement, responsable des TICE en tant qu’IEN puis IA-IPR dans deux départements, chargée donc de l’équipement des écoles, de la formation des professeurs d’école, de la mise en place du B2i CM2/6ème... avec l’aide de l’équipe académique [3] Avec les professeurs, il s’était déjà beaucoup travaillé, il y a quelques années, sur la réalisation de documents composites alliant création d’écrits, d’images, de sons et informatique. [4] pédagogie du projet, montage de projet, ce sur quoi ou à quoi, la Bibliothécaire référente Internet avait jadis formé des étudiants en cours d’emploi à l’Université de Montpellier, avec R.Giorgi - et chacun sait combien, en formant les autres, on apprend... [5] qui ne peuvent refléter la totalité d’un travail souvent poursuivi « à la maison », parfois avec les enfants adolescents... [6] mais des dossiers individuels ont été faits par chacun [7] même si les apprentissages continuent... Et un nouveau projet s’appuie toujours sur le bilan du projet précédent... [8] que nous inscrivons dans le cadre de la Fête de la Science 2009 [9] et donc aussi celle du nécessaire apprentissage de l’écriture hypertextuelle et hypermédia... [10] Il reste encore des apprentissages à faire, bien sûr ( à tous les niveaux, il y en a toujours à faire), mais il faut savoir arrêter un dossier ce qui n’empêche évidemment pas de continuer à découvrir... [11] Mais c’est parce que les propositions transmises par D.Wojylac nous allaient qu’on a choisi de participer à l’expérimentation. [12] le livre, la lecture et le livre d’artiste... et bien sûr, notre modeste pôle multimédia [13] ateliers d’écriture, ateliers livre d’artistes, travail en arts plastiques et visuels... [14] qui a fourni des besoins de réalisations concrètes, précises, utiles comme affiches, tableaux divers, dépliant nécessaire... [15] Nous essayons aussi de nous rapprocher du laboratoire Paragraphe à Paris Vlll.
Et ça brasse et dépasse ce qui était demandé...
C’était "au moins du composite avec trois sortes de données" On veut faire plus ; pour les unes c’est Movie Maker compris et un diaporama refait seules, chacune pour soi, à la maison. Pour l’autre c’est Excel revisité, la réalisation et l’intégration de graphiques. Pour Fatima, la pochette du CD, et jeudi, la mise à profit d’un temps plus calme et de la disponinilité d’une imprimante pour presque finir l’impression d’un document papier à relier... ![]()
Et la vie continue en biliothèque avec aussi la lecture sur place, le choix de livres en famille... sans compter la préparation des livres pour le Bibliobus... Et Sylvette qui ramène quatre premiers chapitres relus et re-corrigés... Et bien sûr Clémence forte du rythme de ses découvertes...
Lecture et écriture hypertextuelles, quelle épaisseur de liens, nombre de noeuds, boucles ou systèmes ouverts ? Quels apprentissages ? Comment s’y retrouver ? Illectronisme ou niveaux divers de lecture ? Dans six mois tout cela sera évident et les questions se seront déplacées... Dire qu’il y a peu on s’interrogeait juste sur les arborescences... C’est rassurant aussi de penser qu’on n’aura pas à subir sans avoir réfléchi avant. Les acquisitions s’accélèrent et l’appétence pour les apprentissages. Et quand on voit cette ruche où quelquefois on ne sait plus où donner de la tête, on a vraiment l’impression que la vitesse d’apprentissage ne caractérise pas uniquement la petite Enfance...
Jacqueline Cimaz
Et ça brasse
Un ciel de feuilles, des lignes sillons, creuset d’un apprentissage étalé sur les tables. En vrac-trac, l’instant de devenir dossiers, tentures de nos acquis. Ensevelis sous le temps de la formation, nomenclature, reflet d’une saison passée, reprisée aux petits regrets, égarés d’impacts chaleureux. Un tout qui se faufile dans l’atmosphère studieuse. Reliefs tendres amidonnés de frais. ![]()
Michèie redécouvre graphique, statistique et pourcentage, colonnes visitées du site des Rias. Fleurissent des chiffres qui craquent et dansent sur l’écran. Régine vient de rentrer, rampe sur sa fatigue, mais la perspective de vacances au ras du jour la laisse sur le côté de l’après. La voilà qui s’attelle à la présentation de son dossier B2I. D’abord de clé en clé, pister ses dossier au champ du virtuel arboré. Des mots, des rires, prennent leur quartier et partagent l’ambiance de ces petits riens qui deviennent un tout où s’ébruite la paix. Le ballet incessant de Jacqueline, torsadé au va et vient de ses pas, dentelle le tissu de son savoir et le tisse à la patience ; Plissures et croisures aux points de ces apprentissages qui font grandir la chance d’avoir pu bénéficier de sa générosité. Ce soir Clémence vient tranquillement cueillir ses repères. Un instant, le silence s’arrête de se prendre au sérieux, défriche un morceau de lumière et le pose doucement sur son visage.
Une fin annoncée.
Tout au long de cette permanence hebdomadaire, se peaufine la dernière ligne droite du B2I. Les prétendantes à la certification ont rempli avec application les questions du référentiel. La concentration s’accompagne d’une atmosphère sporadiquement monacale. Au dessus de la surface studieuse et tranquille, volent des mouches silencieuses. Lister, classer en dossiers et sous-dossiers l’océan d’acquis, parfois brouillé dans la mémoire par l’éloignement de l’apprentissage, permet de réviser et de se réapproprier les données. Martelée à l’étonnement d’un terme annoncé, la fin de cette formation expérimentale s’enfonce dans les ultimes nécessités à revisiter. Cette proposition du SIVU des Inforoutes reste indissociable des compétences prodiguées tout au long de la formation par Jacqueline Cimaz et son savoir buriné au plaisir de faire découvrir et d’apprendre. Une chance, averse opportune qui a su fabriquer un paysage sous les abat-jours de la connaissance, avec son évolution, froissée aux rythmes des acquis de chacun, dans le bruit familier du partage. ![]()
Le vent d’autres découvertes s’engouffre déjà sous la porte du lieu-dit communal pour la préparation de la fête de la science 2009 et l’approche du e-book et du runbook. Un virage virtuel à négocier dans la curiosité. Michèle et sa volonté de découdre les dernières strates du référentiel, vient d’abandonner sa journée sur le dossier du temps et rejoint décidée, les reflets concentrés sur « la touche de raccourci ». Un assaut de questions/réponses se faufile dans l’itinéraire balisé de ces chicanes, appréhendées au bord de l’oser. Finalement, en observant la route prise, on ne peut que sourire devant le résultat aux reliefs collectifs.
Avec elle arrive l’enfance accompagnée d’un soleil derrière son entrée, qui provoque des sourires : c’est Clémence. Adibou est installé sur l’ordi. Une buée de plaisir prend son visage tout entier. Stupéfiants sont les progrès. La main potelée clique et reclique sur l’objet à déplacer. La voilà réclamant Jacqueline d’une voix impérieuse avec l’impatience de ses trois ans qui attend pour découvrir un autre jeu. ![]()
Le jeudi, une autre face du B2I est attaquée. Sa marche d’approche est l’enregistrement sur CD de toutes les données acquises. La paroi lisse du disque devant le grimpeur à la recherche de prises (dossiers), regard rivé sur les apprentissages à y graver, schistes durs de glacier, recherche des dossiers sur l’a-pic virtuel. Avancer sur la voie nord du référentiel. Le soleil de Néro est à l’oblique, reste à nouer la corde au mousqueton pour imprimer. ![]()
Arrivée au sommet : le diaporama est abordé et franchit les derniers mètres, étonnamment infranchissables il n’y a que quelques mois de là.
Fatima Mana
Paroles d’images
Même si chacun vaque...
La seconde planche, le bond amorcé dans les apprentissages et l’autonomie tantôt revendiquée tantôt rejetée : le corps à corps avec un environnement complexe.
Tout cela est d’abord très dérangeant - puis commence à s’apprivoiser à une vitesse déconcertante ! Les progrès de Clémence...
3ème planche : là ce sont les dames qui s’éclatent ! qui s’éclatent avec les transitions de Movie Maker - après s’en être fait tout un monde... C’est vrai que c’est sympa ces images qui explosent en petits cubes... Mais quand même elles ne viennent pas de fêter leurs trois ans, elles !
Pour Clémence, Jacqueline Cimaz.
NB. La belle image au milieu de la 3ème planche c’est l’image faite par Fatima pour la 1ère de couverture de son référentiel B2i commenté - et c’est une première... Dans trois ans et un peu plus, apprendre à sa petite fille ? Une dimension à ne pas sousestimer de ce B2i Adultes : éviter la fracture numérique certes, et créer du lien intergénérationnel dans les familles...
Traque des dernières lignes du référentiel pour dossiers B2I.
Le pourquoi d’une question soulevée inopinément est résumé avec l’impossibilité d’installer un nouveau matériel, en l’occurrence une clé USB, apportée par Régine. Elle devient mystère et l’entretient, malgré une recherche intense balayant de nombreuses possibilités. [1]
Des B2istes déterminées continuent leur progression. L’espace est profondément studieux. Tout va bien ! L’avancée régulière est concrétisée par la page suivante tournée. ![]()
Arrivée à la question : « identifier et organiser les informations », une recherche de la différence entre adresse URL et adresse IP soulève des interrogations dignes d’un crime à élucider. Parce qu’en effet une envie de lui tordre le cou sourd dans nos veines.
Retrouvailles avec le lien hyper texte et ses récalcitrances. En partant d’une rubrique du site riassois exemple concret, l’application est plus aisée.
Puis c’est l’enfance habituelle qui vient se rouler dans l’herbe tendre des histoires. Vite un oeil jeté sur le monde présent. Il est à sa place avec un bonbon et sa disponibilité à raconter.
Fatima Mana
Quelques précisions sur le dossier B2i Il comprendra pour chacun : Une chemise avec
Un CD avec
Poursuite du travail de mise en forme les mardi 28 et jeudi 30 avril, les mardi 5 et 12 mai, le jeudi 7 mai. Par contre la Bibliothèque ne pourra être ouverte le jeudi 14 mai. Nous proposons de l’ouvrir le mercredi 13 dès 16h de manière à pouvoir y terminer la gravure de tous les CD (prendre rendez-vous pour échelonner les temps de travail de manière à optimiser l’utilisation du matériel)
Jacqueline Cimaz
[1] Le seul ordinateur qui la reconnait refuse de lire le fichier word 2007 qui contient le référentiel annoté et personnalisé ! Un dossier du Monde 2 au titre qui nous a interpellés
Où l’on apprend que le livre sur écran est préféré par des étudiants anglais - ce qui ne surprend pas dans la mesure où, là, le livre est d’abord outil de travail ?
Un dossier à lire (Le Monde 2 n°209, supplément qui ne peut être vendu séparément au Monde n°19616 du samedi 16 février)...
Un dossier dans lequel l’absence de Publie-net nous a surpris, comme celle du runbook, et qui nous a un peu laissé sur notre faim en matière de réflexion sur de nouvelles niches d’utilisations - spécifiques [1] - à inventer... (Mais un dossier qui, précieusement mis dans la pile des "à lire", et juste atteint, a déjà deux mois, ce qui est vieux en un domaine qui évolue chaque jour...)
Jacqueline Cimaz
[1] si la possibilité de traduction existe, tout un domaine ou un ensemble de domaines, à penser, doivent bien pouvoir s’approfondir, de manière pertinente et mesurée, par le truchement des liens hypertextes
Camargue invitée, rires participativement tranchés.
Des cinq présentes, certaines y étaient, d’autres pas. Mais les dizaines de photos prises lors du voyage ont servi de support à une rétrospective visuelle, mêlant joyeusement le monde à son vécu. Sourdait le plaisir de cette traversée, ciselée au partage des regards, rivés sur le défilé des planches de photos.
Après cette séance voyageuse, un temps plus théorique est proposé par Jacqueline.
Les acquis du B2I, liés aux rythmes de chacun sont récapitulés. Cela permet de se réapproprier certaines procédures, survolées ou peu assimilées. ![]()
Michèle, consciencieuse, ne savait pas que le référentiel du B2I était disponible sur le site et pouvait être ainsi téléchargé. Alors, à portée d’un exemplaire papier, la patience au bout de ses doigts rapides, notre internaute le tape entièrement et avale les colonnes du formulaire stoïquement. Un exercice qui fait toute notre admiration !
De ci, de là, se grappillent les informations.
Autour de la table, les niveaux acquis sont des paliers où se repose, en espalier, la suite des apprentissages à maîtriser, doucement polis à la compréhension.
Nous arrivons septiques au « lien hyper-texte ». A tour de rôle, le groupe des cinq s’y mesure.
Cinq apports différents, cinq regards partageant la même source de connaissance, cinq avancées qui cheminent dans les méandres de l’apprentissage.
Et cela suffit pour que le temps se mêle aux rires, tisse une complicité qui court à perdre haleine dans les herbes hautes de la découverte...
Clémence pousse la porte et jette sa présence dans la petite bibliothèque. Des flocons printaniers s’éparpillent et prennent l’espace. Petit ours brun, un banc, une tortue coussin, au passage un bonbon (avec l’accord de la maman) et le monde se met en route pour une autre lumière.
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Le jeudi, pour diversifier ce document composite évoqué par le référentiel, on introduit le son, avec Audacity, en travaillant l’enregistrement du poème "Camargue" pour Fatima Mana (sa voix ce sont ces dents de scie au milieu de la planche) et d’une page de ses mémoires de la guerre pour Simone Foray. Ensuite ce son, retaillé, est intégré à un fichier texte comprenant déjà une image. Comme le lien hypertexte, quelque chose de finalement très simple... Et, en prime, la magie de l’enregistrement de la voix...
L’après-B2i est ensuite évoqué... Movie Maker -pour film ou diaporama- et Power Point, sont déjà au futur menu, demandés. Le projet de concevoir des e-books ou run-books ou rias-books... se précise : à la fois nouveaux objets composites à créer et moyens d’investigation de nouvelles pratiques qui commencent à modifier le fonctionnement des Bibliothèques... Un projet se concrétise dans le cadre de la Fête de la Science 2009 pour lequel un partenariat avec le SIVU des Inforoutes est sollicité...
Le livre papier est aussi bien présent avec l’incontestable élargissement des choix de Clémence qui incluent maintenant divers albums, et l’injonction de Simone Foray : lire pour sauver Salin de Giraud ?
Jacqueline Cimaz
Une imperceptible différence.
Où l’apprentissage participatif alimente la belle idée du collectif, avec simplement un logiciel « ODA CITY » pour travailler le son « WAV » et permettre de fabriquer « un objet composite ». De là à l’étrange objet non identifié... Simone et Fatima sont là avec leur voix, Jacqueline avec son savoir faire (source inépuisable) et Régine aux commandes de l’outil Virtuel. Et puis, c’est comme la partie de carte à la Pagnol : On épelle au coeur du texte, on coupe les bruits intempestifs, on tranche les rires. Bref, la Provence est là, bruisse de complicité et le Mistral tourne la tête des oliviers !
D’un lieu, venir et grandir.
Et si l’on reparlait de Clémence et de ses pas encore trois ans devant l’ordinateur ! De l’ébahissement à la magie dans son regard et déjà une main potelée d’enfance qui clique et reclique sur la souris pour établir la relation souris/écran. Prendre une couleur, la poser sur le personnage, tenter de comprendre le mécanisme où bondit à chaque fois la surprise. Au large du soir, baigné d’une douce lumière, il y a de l’étonnement à perte d’yeux et les choses se passent, sans hâte sous le ciel de la petite bibliothèque communale. Et puis Clémence repart en nous laissant un de ses petits cadeaux, qui se fabrique au quotidien du grandir.
Sur un autre ordi, se tient pour l’une la poursuite, pour l’autre, le commencement, et ses appréhensions, installés dans les brumes du B2I et de son référentiel en gestation. ![]()
Lentement, se défait la peur de ne pas y arriver. Les mots noyés dans la question s’écoutent tellement mieux après l’explication ! Plus limpides, ils se faufilent, l’un pas après l’autre dans le plaisir d’apprendre ; et réaliser en tournant la page que l’on avance, laisse un petit goût de bonheur simple qui vaut la peine d’enjamber l’oser. . Alors sans savoir pourquoi, mais si ! le brouillard se dissipe et abandonne derrière lui, une de ces fraîcheurs qui donnent au langage du B2I l’envie de continuer.
Une permanence à la petite bibliothèque de Saint Apollinaire, c’est comme un paysage avec des lumières différentes à chacune de ses traversées. Du jamais pareil et pourtant une dimension qui rassure parce qu’elle est devenue familière. C’est une empreinte nouvelle, puisée au bord de la margelle d’un savoir à disposition.
Régine arrive, délace sa journée, vient poursuivre les apprentissages à la fontaine de la connaissance. Alors le filet de mots devient pluie d’été.
Ainsi va et se vit, presque à le toucher, ce partage expérimental offert par le SIVU des inforoutes et qui offre à chacun, l’expérience d’une richesse insoupçonnée, qui devient opportunité.
Fatima Mana
Sous un ciel quiet :
Le silence fait sa place, débarrasse l’espace pour mieux se concentrer et s’asseoir, par petits laps indispensables à l’assimilation de nouvelles données afin d’avancer sur le chemin du B2I. A pas discrets, le lecteur file vers une conversation disponible. Un couloir virtuel s’installe entre les activités. Là sur la droite, pagination et tableau, parfois retords, travaillent doucement à se défaire de leur herméticité. Lentement, ils se libèrent d’une procédure qui ne demandait qu’à se révéler. Mise à mort de l’a priori appréhendé, et voilà que le stagiaire court vers d’autres acquisitions. Parfois fantasques, elles se découvrent sous le rire quand se mêle le plaisir d’apprendre. Il n’y a plus qu’à rentrer dans le silence et s’exercer. ![]()
Michelle, sur un autre ordi, récapitule les acquis pour le B2I. Les formulations listées s’enchevêtrent sporadiquement d’interrogations, mais Jacqueline est là pour désembrouiller leur équation. Toutes deux ciblent un apprentissage encore non résolu et les voilà dans l’impression qui s’impressionne de tant de possibilités. Mille solutions offertes, incrustées à leur curiosité se dévoilent et l’avancée ne se rend même plus compte de la traversée et de son chemin parcouru. Une sorte d’interchangibilité se retrouve dans la deuxième permanence hebdomadaire, vécue autour du B2I.
Avec d’autres confrontés, ceux de Régineet Fatima : déclinant, déchiffrant, récapitulant, mesurant l’inconnaissance encore à mâter. Puis il y a ce chemin de croix, coché sur le questionnaire. Traces de savoir des deux internautes en herbe qui font briller dans leurs yeux l’espoir d’y arriver. Et le temps passe et pousse tranquillement la quiétude invisible, dans l’envie de connaissances qui se découvrent et s’apprennent à l’ombre de l’intelligence. Fatima Mana
L’offre d’un tableau utile...
"Comme promis, voici une liste non exhaustive de touches de raccourci", nous écrit Michèle Dormont, en nous joignant le document présenté ici en image et téléchargeable sous Word... ![]()
Un outil intéressant surtout quand on l’a automatisé comme Michèle... Mais pour automatiser il faut pratiquer...
Un outil que nous mettons bien évidemment à disposition des lecteurs...
TICE, l’urgence à penser, dialogue avec Marc Zanoni
Il y a quelques jours, nous recevions un message de Marc Zanoni,qui félicitait Jacqueline Cimaz pour l’engagement de la Bibliothèque-LAPI de Saint-Apollinaire-de-Rias dans l’expérimentation B2i-Adultes avec le SIVU des Inforoutes de l’Ardèche :
... et bravo pour ce site qui continue à m’enrichir."
De là à l’idée d’un interview ou d’une suite de questions utiles à ume meilleure connaissance du contexte...
- Quelles sont les orientations actuelles de l’Education Nationale ?
- Actuellement, je vois deux grandes orientations majeures au sein de l’EN :
Le passage des TICE au TUIC, les techniques usuelles de l’information et de la communication qui constituent le quatrième pilier du socle commun des connaissances et des compétences, témoigne de la volonté de l’EN de
banaliser l’usage de l’informatique. Il s’agit toujours de dédramatiser la relation à l’outil en développant le principe de l’informatique outil, un outil au service de... _
- L’acquisition obligatoire du B2i collège pour obtenir le diplôme national du brevet depuis l’an dernier, et son corollaire, l’obtention du B2i école pour tout élève entrant au collège expriment cette volonté, inscrite dans les indicateurs de performance. En Ardèche, environ 55 % des élèves des écoles publiques entrent en sixième avec un B2i validé.
- Les perspectives d’évolution ?
- Le second volet qui devrait trouver un nouvel écho après le discours du premier ministre sur le plan de relance (Il annonce 50 millions pour 5000 écoles rurales afin de les doter d’un équipement numérique interactif en plus des 100 cyberbases), est l’entrée par l’équipement. Classes mobiles (ordinateurs portables sur chariot), tableaux blancs interactifs de nouvelle génération, plus légers, plus intuitifs (on utilise les doigts pour le piloter), plus interactifs (les élèves disposent de télécommande pour répondre), intégrant un vidéoprojecteur à focale courte devraient apparaître dans les départements. Dans le même temps, on incite à l’usage des baladeurs mp3, on développe les parcours de formation en ligne (pairform@nce) pour les enseignants, on promeut de nouvelles ressources cofinancées par l’EN (encyclopédie universalis junior, par exemple).
- Quelle évaluation de l’intérêt pédagogique des TICE et de l’incidence de leur développement sur la réussite scolaire ?
- La question de la réussite scolaire en lien avec les TUIC, et plus encore les enjeux de l’apprentissage restent singulièrement absents du champ de la réflexion pédagogique. En effet, l’informatique et l’accès à Internet ne doivent pas simplement être considérés comme des outils mais me paraissent constituer une nouvelle façon de penser le monde, de penser l’acquisition de connaissances, et de penser le rapport à l’écrit. Livres interactifs, liens hypertexte, on parle aussi d’hyperliens, la multiplication de l’interactivité et de la collaboration en ligne, la contraction des temps d’accès à l’information et de communication exigent que nos enseignants disposent explicitement des repères pour aider les élèves à construire leur chemin, plutôt que d’en rester au seul usage de l’outil et laisser le reste au hasard des rencontres ou de la guidance familiale.
- Et les rapports entre les TICE et le livre ? Le livre en ligne ? La démarche de Publie-net ?
Dans cette perspective, la démarche de Publie-net et ses liseuses électroniques, ses feuilletoirs où l’on peut (pourra ?), à côté du texte, commenter, annoter, accéder à des commentaires d’autres lecteurs, à d’autres ressources, nous montrent que quelques uns ont engagé cette réflexion. On n’en est déjà plus à posséder une version pdf d’un ouvrage mais à l’inscrire dans un réseau ; on n’en est déjà plus au stade individuel mais à un stade collectif puisque les bibliothèques, les centres culturels peuvent désormais s’abonner à publie-net et offrir cette entrée à leurs lecteurs.
L’urgence est donc bien à penser, à réfléchir aux nouvelles approches en matière de construction des savoirs, à trouver les espaces pour suspendre notre course à l’agir et échanger pour gagner en lucidité et en clairvoyance.
Merci à Marc Zanoni pour ces informations, ces apports à la réflexion et cette invitation à l’approfondir...
Trois domaines nous intéressent particulièrement :
Des activités comme la conception de documents composites par exemple image et poème, ou article journalistique avec images, puis leur mise sur site ou blog avec liens entre ces divers documents, entre des documents et des sources d’information externes... sont réalisables en bibliothèque avec des adultes et devraient être formatrices... Ce volet est-il assez pris en compte dans un référentiel B2i Adultes qui, dans son état actuel, semble lister essentiellement des compétences techniques ?
La contribution des Bibliothèques-LAPI à l’expérimentation ne pourrait-elle alors résider dans la rédaction de quelques documents d’accompagnement pour certains points des référentiels ?
Rébarbatif le B2i ? Que nenni !
Création Kaléidoscopique
Un pur plaisir que cette rencontre du mouvant photographique ! C’est ce sentiment qui habite les participantes au moment du partir. Pénétrer dans la connaissance, à petits pas feuilleter son sens- Ombres et lumières écrites en photos où la photo devient mot. Pour cette première, Jacqueline Cimaz nous offre un cours magistral. Des livres d’artistes-photographes accompagnent son langage pédagogique. D’André Rouillé et Stéphane Couturier à Catherine Poncin, les impressions visuelles s’en donnent à coeur joie. Tenter de comprendre la démarche photographique avec des mots autrement dits, qui forment, déplient et écrivent l’image.
Bizarrement une impatience de se confronter à l’écran s’empare des stagiaires et une envie d’aller y voir de plus près. Bien loin, à des années lumières de maîtriser ce merveilleux outil. Trois écrans à disposition et nous voilà parties à la conquête du nouveau monde de l’image. Embarquées sur sa caravelle. La traversée surfe au milieu d’un savoir infini, mais ça, nous l’ignorons encore. ![]()
Pour notre première étape, Jacqueline a sélectionné une série de photos, identiques sur les trois ordinateurs. Choisir celles qui seront notre bâton de marche sur le chemin escarpé de l’apprentissage en les sélectionnant, n’est pas une mince affaire. Comme par miracle, apparaît sur l’angle gauche de l’écran, un tableau de bord avec des signes cabalistiques étranges. Cette batterie d’ustensiles va nous permettre d’écrire un texte photographique. ![]()
Acquérir et maîtriser le passage obligé d’une fonction avant de disposer de ses possibles entraînent rouspétances et rires. Puis, doucement, s’installent et s’irisent devant nos yeux, les mots d’une terre inconnue. S’attarde alors un sentiment flou mais si plaisant pour ce nouveau langage que d’emblée nous arrêtons un rendez-vous. ![]()
Une prochaine fois pour nous permettre encore de découvrir et grandir.
Fatima Mana
Rires, intérêt et travail...
Il faut dire que dix minutes d’exposé puis de consultation d’une sélection de livres ont suffi à chacun et au groupe pour partir sur des références et options communes :
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Il est évident pour chacun qu’on s’engage dans un atelier de création plastique, avec l’outil ordinateur et que l’utilisation de celui-ci, par sa puissance et ses ressources va nécessairement avoir des incidences sur le processus même de création :
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D’où l’impatience pour rejoindre son appareil et un cheminement qui en deux heures conduit de l’exploration relativement aléatoire à une réalisation de plus en plus construite, puis déclinée... L’utilisation de motifs sera vue également au hasard des cheminements. Un petit temps aussi pour apprendre, en réponse à la question posée par une des participantes, et ce qui est tout à fait différent - à intégrer un lien hypertexte sous traitement de texte...
Bref une séance très riche, des horaires très débordés, des participants motivés à qui la documentation a parlé, une saine émulation, parfois une aide mutuelle, et en dépit [5] d’orientations et consignes pécises, de références communes, de la mise à disposition des mêmes matériaux photos sur chaque poste, une très grande diversité dans les productions... ![]()
Préparer le B2i dans ces conditions ? Un vrai régal... Et puis, a posteriori, après échanges avec celles qui y sont allées, le projet d’aller voir ou revoir "Les plages d’Agnès", d’en faire une lecture plastique et d’ y repérer le travail numérique... Jacqueline Cimaz
[1] il faudra réserver un livre de Schwitters à la BDP... [2] Catherine Poncin, cf bibliographie proposée, [5] en dépit ou "grâce à"... _
B2i et Mouvances
Certification B2i adultes à titre expérimental...
Plusieurs personnes ont déjà réalisé des projets personnels. [1] Là, pour répondre à des demandes, et parce que c’est un domaine qui intéresse, nous proposons le travail de l’image - pour deux séances (ou plus si demande), un cadre s’inscrivant dans le projet "Mouvances" pour des essais individuels de création utilisant la photographie comme "matériau artistique"... ![]()
Déroulement :
Détail, références et préparation pour "Mouvoir l’image" : 1. Des références communes au groupe à construire : 1.1. Mise en circulation de quelques livres pour y découvrir des photos sélectionnées : [2] Discussion -> les degrés de l’écriture photographique... -> « Entre document et expression » (cf A.Rouillé 1.2. Découverte d’autres photos ou oeuvres complexes utilisant le matériau photo. [3]
Discussion -> les degrés de l’écriture photographique... -> de « l’art des photographes » à « la photographie des artistes » (cf A.Rouillé) ![]()
2. Une approche théorique incontournable : André Rouillé : la photographie (Folio essais Inédit)
[4]
Discussion -> les degrés de l’écriture photographique... la « photographie-matériau » de l’art contemporain, abordée à partir des photos et images observées et du résumé de quelques citations d’André Rouillé (Cf [5]
3. Travaux pratiques : mise en œuvre d’un projet personnel de création d’image(s) composite(s) dans le cadre du projet « Mouvances »
NB. Les incontournables apprentissages techniques seront donc portés par un projet artistique. En fin de cette séance ou d’une autre, possibilité de s’auto-évaluer avec le référentiel B2i.
[1] Et il est toujours possible de choisir d’écrire une nouvelle avec le traitement de textes, de faire ses comptes avec le tableur... [2] - Des sources à l’embouchure, Dordogne, le sentiment des origines (la part des anges éditeur) photographies de Jean-Luc Chapin (Carnet de voyage Eric Bonneau, textes et poèmes de Stéphanie Benson, Pierre Bergounioux, Bernard Lesfargues, Paul Placet, Joël Vernet, François Augieras, Jean-Louis Murat, Agrippa d’Aubigné, Fénelon, La Boétie, Montaigne) - Garonne en pays toulousain (la part des anges éditions.) photographies de Jean-Luc Aribaud, Aline Boudet, François Canard et Valéry Lorenzo (Textes de Michel Baglin, Pascal Dessaint, Pierre le Coz et Alem Surre-Garcia, Poèmes de Claude Nougaro, Jean-Luc Parent et Serge Pey,. Poèmes anciens en français et occitan de Fernand Barrue et Henri Espieux, Chanson d’un certain Nadaud ) - De Hure à Cordouan, Garonne en pays girondin (la part des anges éditions) photographies de Jean-Louis Burc, Jean-Luc Chapin et Jean-Bernard Fabre (Textes de Jacques Abeille, Dominique Pénide et Michel Serres. Poèmes de Marc Blanchet, Hölderlin, Bernard Manciet et Noir Désir. Découvertes poésie Rome Deguergue et Marie-Pierre Rassat ) - De Castets en Dorthe à Sète, camal des deux mers (la part des anges éditions. Collection Mémoire(s) de l’eau, dirigée par M-.C Moreau) photographies de Jean-Louis Burc (Textes de Jacques Abeille, Cédric Demangeot, Pierre Le Coz et Yves Rouquette. Texte français-occitan de Alem Surre Garcia, Poème de Pierre Corneille et Charles Cros, texte en occitan de Clarac et Henric Dayde)
[3] - Un mur, un trou, un visage (ouvrage accompagnant l’exposition de la collection de Madeleine Millot-Durrenberger, Maison d’Art Bernard Anthonioz, Nogent 2007. Editions FNAFP/In Extremis. Conception et réalisation graphique Pauline Pierson.
[4] André Rouillé est maître de conférences à l’université Paris VIII (UFR art, esthétique et philosophie). Il dirige le site Internet paris-art.com consacré à l’art contemporain à Paris. [5] « Régie par les principes de la thermodynamique, la photographie convenait à la société industrielle moderne ; elle répond difficilement aux besoins d’une société informationnelle fondée sur les réseaux numériques. On précisera à cet égard que la mal nommée « photographie numérique » n’est en aucun cas une déclinaison numérique de la photographie. Une rupture radicale les sépare : leur différence n’est pas de degré mais de nature. » (La photographie, introduction)
« La perspective qui a été la forme symbolique d’un monde monocentré, aux hiérarchies simples et fortes, aux frontières nettes et fixes, est devenue inadéquate pour figurer les réalités d’aujourd’hui. C’est à cette situation qu’il faut esthétiquement répondre pour produite une image pertinente... ... Autant elle (la photographie) savait, hier, enregistrer une réalité des choses ; autant elle est démunie face à la réalité en fusion d’aujourd’hui, celle d’un monde dont les valeurs, les matières, les protocoles se fluidifient et se décomposent. Il faut donc débrider la fixité photographique, la fluidifier, abolir son armature perspectiviste, pour la mettre en mesure d’accueillir (et non plus saisir), la matière et les formes en fusion d’un monde mouvant, en devenir. » (introduction à Melting Point) Accueillir ou s’approprier, interroger, transformer... ?
Exploration d’un référentiel ou le B2i au coeur de la Bibliothèque...
Régine et Jacqueline sont assises côte à côte, devant leurs portables, Wifi en chauffe... Aujourd’hui, pas de création d’affiche ! On fait le point.
Tout d’abord, récapituler, évaluer les savoirs informatiques.
Jacqueline et Régine s’y collent, curiosité pour l’une, pédagogie jamais bien loin pour l’autre. Une liste comprenant 5 modules décline sa litanie d’acquis nécessaires pour l’accession au B2I. Parfois sous l’énoncé, un « que ’z’aquo que la via ! » [1] fuse de la bouche de Régine. Alors Jacqueline s’attarde sur l’explication correspondant à l’étonnement justifié d’une prose hermétique. Cela paraît facile après compréhension.
Toutes deux épluchent les niveaux à atteindre. Des paliers - qui se montrent rébarbatifs rien qu’avec leur dénomination. Et l’on entend « ça, je saurai jamais faire ! » Complexité démontée, toutes deux repartent sur la liste.
La certification dévoile peu à peu ses possibles. Des « ça je sais !" allègent déjà l’apprentissage en chemin.
Fatima Mana
Par ailleurs, se pose aussi la question de réduire une image surtout lorsqu’on ne dispose pas de Photoshop ou Photoshop Elements et de sa merveilleuse fonction "Enregistrer pour le Web"...
Jeudi Régine revient avec des CD réinscriptibles. Un essai sur chaque portable... XP et Open Office : aucun problème. Aussitôt le CD inséré, il s’active, Néro apparait -seul. Ensuite tout est d’une grande simplicité... Photos et autres travaux personnels sont copiés. Sur le portable de Jacqueline, par contre, Vista commence par refuser le CD, demandant un long et antique formatage. Changement de marque de CD. Là Windows part seul et très vite... Ce serait enfantin s’il n’allait copier des fichiers dont la copie n’était pas demandée...
Une différence d’environnement, de logiciels, de procédures, finalement très utile à l’appréhension de l’"environnement informatique", d’autant que Vista, par contre, accepte sans problème de lire le CD gravé sous XP. Procédures revues, notées, mémorisées, maîtrisées ...
Et puis il y a le problème posé par la pratique quasi quotidienne de l’envoi de photos, et donc de leur réduction. D’abord, on revoit Photoshop Elements et la palette des ressources d’"enregistrer pour le Web"...
Puis on essaie une autre procédure :
Il n’y a plus qu’à se rappeler ensuite du tiroir de la commode dans lequel on a mis le dossier compressé pour pouvoir l’envoyer en pièce jointe... [2]
Il y a aussi bien sûr une autre procédure, celle qui est déjà sur ce site
Mais là - une photo - un message... ! Il est recommandé de grouper les pièces jointes pour pouvoir les envoyer par lots... ne serait-ce, comme cela a été proposé qu’en s’envoyant le message à soi-même...
Bref, exploration, essais, découvertes, mise en forme et maîtrise de procédures se succèdent...
Un domaine 1 évalué et acquis, appréhendé sans douleur au travers de tâches choisies...
Une expérience à poursuivre avec le Domaine 2 et d’autres candidat(e)s à l’évaluation...
Un accord aussi, dans le cadre de l’expérimentation pour le report à un B2i Adultes niveau 2 de certaines compétences - comme ce qui concerne la création et l’utilisation des points de restauration et renvoie souvent à des problèmes qui requièrent l’intervention d’un professionnel... (Histoire à suivre) Mais d’abord venir avec son projet, se faire plaisir en créant image ou texte ou images et textes... On évaluera - APRES...
[1] orthographe non garantie, expression non trouvée dans les dictionnaires dont nous disposons [2] ce qui peut prendre un certain temps... Recette du diaporama-gigogne...
Jacqueline Bégaud nous a envoyé de beaux diaporamas qu’elle a entièrement réalisés à partir de ses propres photos, et quelques photos.
La particularité de ce diaporama réalisé sous PowerPoint : une image fixe dans laquelle trône en bonne place un poste de télévision. Et, sur l’écran Kenzo (cf image ci-contre) que vous voyez grandir d’image en image... Car la spécificité de ce diaporama c’est qu’il faut cliquer sur la télé et qu’il n’y a que les écrans dans l’image avec les photos successives de Kenzo, qui changent... Belle performance technique !
Nous avons donc demander à Jacqueline comment elle avait fait. Voici sa « recette » pour créer et faire fonctionner un diaporama gigogne... ![]()
Suivez la recette et faites-nous parvenir un essai...
C’est aussi quelque chose qu’on peut tenter de faire à la Bibliothèque-LAPI...
Les autres diaporamas sont souvenirs de voyages très récents à Malte et en Bretagne. Quelques photos sont en ligne ... Les diaporamas, enregistrés sur CD, seront intégrés, avec l’autorisation de Jacqueline Bégaud, à un fond de documents numériques consultables en Bibliothèque-LAPI.
B2i adultes, on avance...
On y voit plus clair ! Une longue conversation téléphonique au PAPI cette semaine avec Dominique Wojylak, responsable de l’opération pour le SIVU des Inforoutes de l’Ardèche, la consultation rapide du site indiqué, des outils proposés... Du solide pour avancer. ![]()
Page d’accueil, sommaire des outils et de la mallette de l’animateur...
De quoi faire peur ? Que nenni ! Ces outils sont essentiellement pour l’équipe (et pour les curieux).
Des nouvelles rassurantes en effet
Ceci nous convient d’autant plus que c’est ainsi que nous travaillons au P.A.P.I. Un peu les messieurs et mesdames Jourdain du B2i adultes quoi ?... [1]
Quant aux divers outils de références ou suivi proposés, ils peuvent s’adapter...
Les certifications seraient délivrées en juin, sur dossier... Toutes les personnes qui se sont formées au P.A.P.I. ou y sont en cours de formation, sont donc invitées à venir découvrir le référentiel et les autres outils, à évaluer leurs compétences acquises, cerner éventuellement quelques compléments à acquérir ...
Prendre contact avec Jacqueline Cimaz en Bibliothèque, au 0475580957 aux heures d’ouverture (16h-19h30 le mardi, 17h30-20h le jeudi sauf modifications indiquées dans les Brèves (page d’accueuil des sites)comme pour ce mois de novembre). NB. La gratuité des formations est, bien sûr, maintenue, par contre les capacités d’accueil sont limitées...
[1] Ce qui peut aussi s’expliquer par le fait que la référente-internet, bénévole de la petite bibliothèque municipale, s’est occupée pendant des décennies, à titre professionnel, d’informatique à l’école - mise en place, fonctionnement pédagogique, formation des enseignants...- pour le Gard d’abord (la belle époque des nano-réseaux, de la robotique à l’école ! et des réunions d’équipe à Montpellier), et aussi, il y a quelques années, de la mise en place du B2i (CM2), particulièrement pour le département de l’Ardèche (avec le guichet unique, de nouveaux réseaux et outils, les réunions à Grenoble et les formations à Lyon)... Ce qui fait que cette notion de B2i adultes et la proposition du SIVU des Inforoutes de l’Ardèche nous aient de suite parlé... Une opportunité aussi pour ceux que cela intéresse...
B2i et vacances, évolutions des pratiques...
Recensement des pratiques relevées pendant ces vacances :Très jeune public :
Jeune public :
Adultes :
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Synthèse : Des pratiques qui, globalement, se diversifient mais en même temps s’unifient avec une meilleure complémentarité entre les approches papier et numériques... Des échanges inter-générationnels inédits et en plein développement, comme la dimension bibliothèque lieu de consultation, de pratiques culturelles, [3] d’expériences et de communication...
Enfin, il est manifeste que l’annonce de l’obtention possible d’un B2i adultes stimule une poursuite et/ou une reprise plus systématique des apprentissages... [4] J.Cimaz
NB. Changement exceptionnel des dates d’ouverture de la bibliothèque en novembre :
[1] Ce qui demande de nouvelles compétences en lecture et peut certainement en développer pour peu que des conditions d’apprentissage adéquates soient mises en place... Cf à cet égard le texte de 2001 de Jean-François Rouet, chercheur CNRS, Université de Poitiers, "Cognition et technologies d’Apprentissage.". [2] idem note 1 [3] A quand une artothèque, pour mieux faire découvrir que la lecture d’une oeuvre plastique exige apprentissage, références et travail ? A quand la mise à disposition pour consultation de livres d’artistes permettant à chacun d’approfondir la lecture du texte, celle de l’image et de leurs relations dans le livre ?... [4]
La généralisation de celui-ci posera le problème de la formation des animateurs - formation technique et disciplinaire certes - mais également formation pédagogique. Elle appellera aussi le développement d’une réflexion et sans doute d’expérimentations dans les diverses niches d’utilisation, avec les divers publics, de la médiathèque aux Bibliothèques-Lapi...
B2I adultes - Brevet informatique et Internet ?
Le B2I est connu : les écoliers obtiennent cette certification à l’issue du CM2, les collégiens, en 3ème, le C2I se met en place au niveau BTS. Là il s’agit d’une certification nouvelle pour des adultes n’ayant pas eu de formation scolaire à l’informatique et l’Internet. Délivrée par l’Education nationale, elle serait semble-t-il préparée dans les centres multimedia et éventuellement les Bibliothèques lieu d’accès public à Internet.
La proposition d’expérimentation du B2i adultes dans un ou deux centres multimédias ardéchois est prolongée jusqu’en juin 2009, ce qui permet de l’élargir... Une nouvelle qui nous intéresse... Ne serait-ce que parce que nous y voyons une façon de faire reculer une nouvelle forme d’illettrisme...
![]() Nous invitons tous ceux qui ont utilisé le P.A.P.I. pour se former à prendre contact avec nous pour demander cette certification, dans cette phase expérimentale...
L’expérimentation vise essentiellement à éclaircir trois points : le référentiel de compétences, l’évaluation et la certification, c’est-à-dire la reconnaissance officielle de la qualification acquise...
Des questions sont récurrentes dans les divers messages ou textes de recherches : la formation des animateurs, le référentiel, la mallette pédagogique de l’animateur, l’évaluation, la certification, le recensement des divers publics susceptibles d’être intéressés par le parcours B2i Adultes [1]... - le "parcours" B2i Adultes il est proposé que le rythme des séances du parcours soit resserré sur un temps court (deux à trois semaines), l’objectif du B2i Adultes étant à la fois une sensibilisation à la culture numérique, et une appropriation afin que les personnes sachent se repérer dans un environnement informatique complexe. Il s’agit de leur donner des clefs pour maîtriser leurs démarches en ligne -communication, administration... - et pour être à même de comprendre le dispositif qu’ils utilisent. [2] - Les outils : sont évoqués le référentiel, le test de positionnement, le carnet de bord de l’animateur,le livret de formation [3], les ressources pédagogiques, le prototype de diplôme...
Ce qui concerne le plus directement des usagers :
quelques têtes de chapitre d’un référentiel en construction :
Ces extraits de divers textes pour une certification en gestation peuvent paraître complexes. En fait ils recoupent ce que nombre de personnes venues un temps au P.A.P.I., y ont effectué. Nous proposons à ces personnes de venir rencontrer l’équipe, de s’appuyer sur le référentiel en cours d’élaboration pour mesurer leurs propres acquis, d’envisager éventuellement, si cela leur parait nécessaire, quelques compléments de formation... Elles devraient ainsi pouvoir bénéficier d’une certification qui, quelle qu’en soit l’utilisation, s’avère valorisante... Jacqueline Cimaz, Bibliothécaire référente Internet
[1] personnes en réinsertion professionnelle et sociale (Le B2i Adultes peut permettre à ces publics de reprendre le goût d’apprendre, de se re-socialiser. Il s’agit de leur permettre de reprendre pied par rapport à une situation complexe en leur redonnant confiance. Le passage par un lieu comme les EPN les conduit à s’inscrire dans une nouvelle dynamique : la dimension informelle, le suivi personnalisé sont des atouts qui permettent la construction d’une relation de confiance avec ?), les publics éloignés culturellement et dans leur appartenance citoyenne (demandeurs d’asile, personnes en cours d’alphabétisation, les personnes en situation d’handicap et toute personne se situant en marge de l’accès aux droits et à la vie citoyenne (que ce soit pour des raisons culturelles, économiques ou de connaissances). Le B2i Adultes peut permettre la création de référents culturels, le maintien d’un lien avec le pays. La pratique de la communication informatisée peut permettre à ces populations de mieux gérer leur relation au monde, au déficit que leur situation peut créer, les publics en recherche de communication, des retraités qui cherchent à se rapprocher de leurs petits-enfants non seulement par l’usage des médias informatisés, mais encore par l’acquisition d’un certificat de la même famille que celui des petits-enfants. Il s’agit de valoriser la personne âgée et de constituer un socle commun de référents aux grands-parents et aux enfants. Cela permet de densifier le lien intergénérationnel, ce qui concerne aussi les parents. [2] Le parcours contient 40 heures accompagnées pour un très grand débutant. Sur ce total, il est conseillé que 2O heures soient consacrées à de la formation formelle suivant des modules (dont un certain nombre est suggéré dans les plans de formation développés). Des travaux pratiques sont encadrés et un certain nombre d’exercices est prévu afin que les animateurs puissent évaluer progressivement le niveau d’appropriation par la personne suivie. [3] outil de suivi par le(s) formateur(s) de l’évaluation continue des candidats au B2i Adultes, en vue le cas échéant de faciliter la certification par le jury constitué. [4] - Connaître le vocabulaire spécifique et maîtriser les éléments matériels et logiciels de base
[5]
[6] Objectif : Réaliser un document numérique
[7] Objectif : Construire une démarche de recherche et évaluer l’information
[8] Objectif : Communiquer, échanger, collaborer en réseau
Deux portables pour trois regards
Ainsi se vit l’apprentissage de « Photoshop » [1] au LAPI(lieu d’accès public internet), le jeudi. Comme support pour ce travail spécifique, une affiche destinée à la bibliothèque municipale de Vernoux, dans le cadre d’une animation prévue autour du livre pour les O/3 ans. Où l’on part à la rencontre d’une langue des signes. De l’étonnement devant ses possibilités au plaisir d’apprendre cet outil extraordinaire. De la surprise à l’émerveillement pour les découvreuses, où chacune oralise son mot à dire et se surprend à tenter de s’approprier les mille et un méandres de la procédure. ![]()
Jacqueline tord tons et mouvances du texte, se promenant avec aisance sur son savoir faire, Régine soulève l’intérêt sous chaque strate révélée par la manipulation, Fatima suit le curseur, soutenant l’apprentissage collégial. Un petit temps privilégié pour grandir ses connaissances dans le cocon du partage.
[1] Elements Procédure pour réduire et envoyer des photos
L’envoi de photos très lourdes bloquent les messageries, même avec l’ADSL. Pour mettre une photo sur un site une petite résolution suffit. Voici donc, ci-dessous, la procédure indiquée par Fatima Mana.
Pour avoir des photos moins lourdes mais de meilleure résolution qu’avec cette procédure, on peut utiliser la fonction "Enregistrer pour le web" de Photoshop Elements et réduire les poids manuellement, comme on veut. Une photo de 700ko maximum est, avec cette fonction, d’excellente résolution. Le logiciel est utilisable au LAPi aux heures d’ouverture de la Bibliothèque...
La procédure de réduction maximale qui convient dans la plupart des cas (photos de 50à 80ko) :
Fatima Mana
Application et habitudes...
Régine arrive, un thème d’apprentissage dans la poche. Elle veut comprendre et maîtriser le tableur, une des ressources puissantes de l’ordinateur. Il ne lui aura fallu que le tour d’un petit temps pour s’approprier ce logiciel si particulier. En 2 heures, elle est à la lisière de l’autonomie. Ne lui reste alors plus que la pratique régulière qui lui permettra de l’intégrer peu à peu Fatima Mana ![]()
Nb. les tableurs sont des outils importants pour le traitement de données et opérations numériques. Un vrai régal pour qui sait s’en servir - un outil qui donne un pouvoir puisqu’il permet de réaliser très facilement des simulations, offrant donc des aides appréciables à la prise de décision... La maîtrise du tableur par tous est un enjeu important pour la démocratisation des connaissances et savoir-faire... Nous rappelons que les formations au PAPI sont totalement gratuites.
Bénédicte, la maman, gare sa voiture dans l’ancienne cour d’école, et voilà Clémence - 2 ans et demi qui d’un pas décidé se dirige vers la porte et entre dans la bibliothèque. Elle s’arrête un instant, observe les présences, repère les genoux familiers puis court, son visage plein de rires en direction des Albums pour enfants. Revient, livre en main, installe le plaisir de l’histoire dans ses yeux. La magie de l’enfance est là, sous chaque mot lu.
Une séance participative, citoyenne et conviviale...
Alors qu’aucune formation de groupe n’était prévue, une participation significative ce 14 août, diversifiée tant au niveau des pratiques qu’à celui des âges... Le seul point commun de ces visites : l’implication et la volonté d’être acteur de ses apprentissages...
C’est d’abord, Donovan Leterrier qui présente le site de son collège, où il entre en 4ème, le collège Bernard de Ventadour, à Privas. Il nous a fait découvrir ses propres réalisations et celles des autres - son statut de rédacteur... Une belle réussite du CDI et de l’établissement...
Ensuite, changeant d’ordinateur pour laisser la place à Régine, il poursuit des recherches bibliographiques pour proposer des achats de livres - à partir d’un livre qu’il a beaucoup aimé « les chevaliers d’Emeraude » et qui -entre autres lectures- le conduit à un projet personnel d’écriture... Et comme écrire ne va pas, pour lui, sans intégrer l’image au livre, une recherche de dragons sur Internet...
Qui conduit inévitablement à un travail de l’image - à la transformation d’une de ces images sous Photoshop Elements : zones et couleurs, utilisation de l’image comme motif à l’intérieur d’elle-même... (d’où de nouvelles explorations du logiciel et la découverte de nouvelles fonctionnalités) Un travail créateur... ![]() Donovan a aussi écrit quelques lignes sur le Carrefour des Résistances - lignes dont il a tiré un avis - synthétique- pour le Livre d’Or... Bref : recherche et choix documentaires, proposition argumentée, assortie de toutes les références nécessaires - et mise du site dans les Favoris... travail du texte et de l’image, présentation orale d’un site avec guidage pour la navigation : des activités diverses, riches et formatrices... Et de nouvelles acquisitions quant à la maîtrise des appareils...
Régine, devait, elle, continuer son exploration du traitement de textes. Mais pour cela il faut avoir saisi un texte... De fil en aiguille, le choix s’étant porté sur l’écriture d’un texte portant sur le Carrefour des Résistances, et formulé sous forme d’interview, le contenu a totalement pris le pas sur la technique... cf arts plastiques... Un très beau texte repris pour le Livre d’Or et qui sera intégré à la plaquette...
Moment de regroupement général sur la lancée pour examiner des photos de Camargue avec, apparemment des cairns sur des piquets... S’agit-il réellement de cairns ? Si oui, quelles fonctionnalités ? Bornage ? Marque d’un passage ? Autre ? Fatima formule la demande d’identification d’une photo mystérieuse. C’est Donovan qui trouve la réponse, et même le nom exact de la pratique sportive correspondante...
Arrivée ensuite d’une nouvelle habitante de la commune qui vient d’apprendre qu’on pouvait se former gratuitement à l’informatique, et qui découvre, que vu le nombre d’appareils, il faut mieux prendre rendez-vous..., mais qui découvre aussi les livres, les activités culturelles, la convivialité des échanges, s’inscrit à la bibliothèque et nous montre sur Internet un livre de jeunesse écrit et illustré par son fils, "Clément Chabert", auteur et illustrateur de livres de jeunesse... [1] A ajouter bien sûr à la liste des commandes, avec pourquoi pas, un projet de séance de dédicace ? De nombreux échanges, très riches et divers... La découverte aussi, pour elle, du site communal et de ses différents domaines... ![]()
Quand Clémence - lectrice assidue qui entre en maternelle à la rentrée - pénètre dans la salle, elle va directement chercher un livre puis grimpe sur les genoux de Fatima - laquelle, anticipant, a vite pris la place requise - pour se faire lire l’histoire, très attentive, tout en ne perdant pas une miette de ce qui se passe ailleurs, comme elle le montre ensuite à sa maman venue changer les livres... maman avec laquelle on a à peine le temps d’évoquer le futur changement de Live Box (et pas même le temps de faire une photo ! ...)
Des ressources et un maillage au plus près des gens, leur implication, la découverte, en actes du traitement de l’écriture et des images, des richesses, limites et contraintes des apports informationnels et procéduraux...
Une soirée riche et bien remplie, qui aura des prolongements et, surtout, des pratiques diverses, participatives et créatrices, une maitrise qui, pour tous, s’enrichit, et un bel antidote à cette « bêtise médiatique » dont parle Pierre Jourde : « La bêtise médiatique n’est pas un épiphénomène. Elle conduit une guerre d’anéantissement contre la culture. Il y a beaucoup de combats à mener. Mais, si l’industrie médiatique gagne sa guerre contre l’esprit, tous seront perdus. » [2] « La machine à abrutir » (in le Monde Diplomatique, août 2008)]]
De quoi aussi mieux résister aux pièges de l’informatique « en nuages » [3] ?
Comme dans d’autres domaines, il parait certain que l’éducation - scolaire ou populaire - la formation, sont là encore, les passages obligés de l’autonomie...
NB. Dans un autre domaine, la bibliothèque dispose du N° Hors série août-septembre de Marianne-L’Histoire comportant deux articles de Jean Nicolas sur la rébellion, au 18ème siècle, et au 21ème... Consultation et travail sur place possibles en bibliothèque.
[1] Editions De La Martinière, Delagrave : « le jour où les moutons décidèrent d’agir » (2005), » une faim de loup » (2001) [2] « Pierre Jourde [[Professeur à l’Université Grenoble-III(Stendhal) [3] « A l’ère de l’ « informatique en nuages » » (Hervé Le Crosnier, chercheur à l’Université de Caen), N° déjà cité du Monde Diplomatique
Les outils de l’écriture...
Le traitement de texte est devenu un outil incontournable de l’écriture... Va-et-vient- entre les brouillons papier et mises en forme numérique, impressions, ratures et nouvelles saisies, couper-coller, insertions, suppressions... Avec la mise en place de repères pour s’y retrouver... Et les adaptations à faire, quand la compatibilité entre Word et Open Office Writer n’est pas totale... ![]()
Un beau champ d’apprentissages et ré-apprentissages, avec exploration systématique des menus... Ici avec Régine Froment et Jacqueline Cimaz
Internet, informatique, livre, culture, appréhensions, explorations et apports lycéens...
Choix d’un système d’exploitation, orientation universitaire après Bac S et débouchés, rencontrer Michel et Claire Schlenker, Fête de la Science, réseau, conception de sites, création plastique, rôle de l’ordinateur outil dans la création plastique, qualité des rayons des Editeurs de poésie contemporaine, Dubost, "Fondrie" et "Vers à vif", livres d’artiste, théâtre et théâtre à Berlin, Piscator, Brecht et Wegel, danse, coût des formations, des transports, précarité... Des discussions et pratiques fertilisées par les explorations et apports lycéens en cette période de vacances...
Des envies, des projets, des projections et aussitôt les révisions à la baisse - à défaut l’enseignement... - les incertitudes de l’avenir et le poids présent de la conscience des difficultés à venir, le temps volé à l’atelier, des petits boulots... De nouvelles niches d’utilisation du PAPI, de nouvelles pratiques et réflexions, du coq à l’âne à la synthèse, une pensée qui met en relation, questionne, interprète... les pieds sur terre...
Avec la présence obsédante des difficultés pressenties ou déjà vécues... Le risque des projets avortés, des renoncements, des potentialités gâchées, quelqu’un parlait de Mozarts assassinés... le manque à gagner pour la société, l’humanité... Le fil ténu, tendu par le nouveau projet des Rias - l’association gestionnaire : au moins dire, travailler ensemble, écrire, interpréter, avoir des moyens d’expression et accessibles... Une opportunité dont lycéens, étudiants, artistes... seront dans les premiers à s’emparer...
Le coût de l’essence ou du gas-oil, les ruses pour moins en dépenser, le nombre de tours, les obstacles au co-voiturage. Un projet simple, réaliste, faisable si le temps des petits boulots le permet : le co-voiturage pour aller à Cheyne, aux Lectures sous l’Arbre...
Bibliothèque lieu d’accès public à l’Internet - où le public de l’accès introduit la vie, les préoccupations et les craintes, où l’Internet conduit aussi aux livres, où le culturel fédère, aide, oriente et ramène à l’écriture et au livre...
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Le film de ces quelques séances Au départ, un projet des plus utilitaires : créer une boite aux lettres pour offrir une adresse e-mail et apprendre au propriétaire, présent, à l’utiliser.
Mais pendant qu’on se présente et présente son magnifique ordinateur portable, la propriétaire potentielle découvre le site, la navigation avec l’aide de Fatima Mana. Il n’y aura pas le temps cette fois, de travailler le fonctionnement de la messagerie...
Une maîtrise réelle de l’informatique et le pouvoir éprouvé que donne ce savoir... ... La découverte aussi des limites du matériel et de la situation, d’un incontournable prosaïque, et de la résistance obstinée d’une boîte...
Un imbroglio de causes et d’effets, de causalités circulaires, un système dont on ne trouve plus l’entrée ni la sortie, à tel point qu’il faudra encore le plan expérimental de test du matériel, du réparateur, en seconde visite, pour essayer de s’y retrouver
Mais dans l’attente, une fenêtre où s’engouffrer pour faire passer sa passion : Linux-Ubuntu...
Un bel exposé -écrans à l’appui- sur l’organisation du système d’exploitation, la démonstration de ses fonctionnalités - outils logiciels et ressources...Et ce héron au fin graphisme, ce bureau tournant, encore magique...
Entre temps, on est passé à une autre utilisation : la présentation du site, en cours de création, d’une sculptrice, Sylvie Chaveyriat. Une conception de site très intéréssante d’une part, et d’autre part, la découverte d’un réel travail artistique dans la durée... Un atelier à voir... Sur le vif, une discussion sur le rôle de l’ordinateur - outil dans un processus complexe de création plastique, comme le font Christian Astor ou Annet Perrin et bien d’autres...
Les lycéennes s’approchent, parlent de leur expérience théâtrale, révèlent leur connaissance de l’histoire du théâtre...
La prise de conscience pour les bibliothécaires d’un manque en ce domaine (Ni Brecht, ni Ghelderode, ni Stanislawski, ni...ni...ni...)
Les lycéennes évoquent aussi le côut des formations - aspirations, réalités et cotte mal taillée...
Le projet des Rias en la matière revient : pas de formation mais un module, un projet finalisé par une restitution publique. Les Garanties ? Gratuité, qualité artistique - recherche contemporaine - et implication des participants... Qui... ? Qui, aussi, à terme vont donc écrire la pièce mise au point, avec les indications de mise en scène - et qui sera publiée... - A noter qu’aucun livre n’a été emporté... cette fois ci du moins... Pourtant le livre était omniprésent...
Formatrices en formation...
Formation à SPIP au CDDP pour Jacqueline Cimaz et Fatima Mana, à l’initiative de la FOL de l’Ardèche...
Objectif : apprendre à se servir de SPIP et de ses ressources pour le travail d’équipe afin de gérer des pages dédiées sur le serveur de la FOL. ![]()
Un magnifique outil coopératif à disposition, dès que les inévitables problèmes techniques seront résolus.
Problèmes annexes : l’évolution des versions de SPIP, à découvrir, le fait que la notre soit antérieure à la plus ancienne des versions réactualisables, d’où le non accès à un certain nombre de fonctionalités. ![]()
L’intérêt par contre de pouvoir avoir des images ou planches de taille nettement supérieure à celles qu’imposent les dernières versions de SPIP, sans compter quelques autres ressources vraisemblables liées à des améliorations bricolées de notre logiciel.
Reste qu’un apprentissage, coûteux en temps, et expériences, demeure nécessaire pour apprendre à passer d’une version à l’autre, d’un site à l’autre, pour concevoir des utilisations inédites, fonctionnelles et efficaces.
Nul doute qu’avec l’aide de la webmatrice de la FOL, les solutions se dessinent assez vite, pour créer de nouvelles ressources...
Un passage époustoufflant
Séduit par la planche des chats d’Olivia, il ouvre Photoshop, s’accapare des filtres et calques, explore sans peur, et nous fait même découvrir en moins d’une 1/2 heure, une fonctionnalité que nous ignorions ! ![]()
Muni de l’appareil photo numérique du PAPI, il va, le lendemain, faire de belles photos de vaches et de poules, revient deux jours après les utiliser pour essayer, tester les ressources de Photoshop et commencer, de lui-même, à réduire les effets spectaculaires pour donner la primauté au sens et à la densité ! Ne pas faire confiance aux jeunes ? Vous croyez ?
Confirmation d’un nouvel usage...
Les jeunes viennent souvent au PAPI avec des demandes très précises, pointues et ponctuelles. Quand ils ont la réponse, ils ne reviennent plus, sauf si nouveau problème... ![]() Cette pratique commence à se généraliser dans d’autres classes d’âge. Avant d’acheter un appareil fixe ou portable, on vient au PAPI avec des demandes très précises sur la maintenance, la gravure de CD, le traitement minimum de l’image et de sa réduction pour envoi en pièce jointe ou insertion dans un texte... Et à l’occasion on découvre le site... Une informatisation qui se développe très vite, de nouvelles modalités de communication et l’essor du travail ccopératif en ligne...
Un portable tout neuf !
L’augmentation du public et la diversification des utilisations ont conduit à l’achat d’un nouvel appareil, à la disposition du public lors des heures d’ouverture de la bibliothèque et du P.AP.I..
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Ce portable est aussi dédié à quelques tâches précises, y compris hors les murs...
Son arrivée a été bien accueillie, et l’essentiel des réglages et autres créations de fichiers est effectué
Une découverte toujours passionnante
Celle de l’Internet...
Ce qui pose des questions de fond et montre l’importance d’être informé...
Décidément des outils puissants et intéressants mais la nécessité d’un contrôle des usagers...
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Et les possibilités de communiquer avec les enfants et petits-enfants ?
Ecrire un texte avec le traitement de texte, prendre une photo avec l’appareil photo numérique, la transférer dans l’ordinateur, l’ouvrir et l’insérer dans le texte... Retourner sur Internet et chercher un annuaire puis un numéro de téléphone ; appeler pour avoir l’adresse électronique, se rebrancher et re-connecter, ouvrir la messagerie, préparer le message, y joindre le texte avec photo, envoyer... Quel marathon, mais que de ressources !
La conviction qu’il faut s’y mettre, et que ce sera mieux si c’est l’affaire de tous...
_ Formations/Informations collectives Elles figurent généralement sur le petit journal trimestriel mais peuvent aussi se mettre en place à la demande en cours de trimestre. La procédure :Bibliothèque communale : Point d’Accès Public à Internet.
1. Temps de libre accès (s’inscrire et voir règlement intérieur en bibliothèque)
2. Formations à l’utilisation d’Internet :
2.1. Temps de présentation collective sur grand écran (à la demande, le jeudi de 18h à 19h ou 19h30)
Un cycle a eu lieu de 16 mars au 22 juin 2006 : la messagerie électronique, la recherche documentaire sur Internet , l’ouverture, le traitement et l’envoi d’images simples, le maniement des pièces jointes, la réception et l’utilisation de diaporamas, la réalisation et l’envoi de diaporamas, la réception et l’envoi des feuilles de calcul & graphiques
2.2. Travaux individuels entre ces séances, mardi et jeudi, dans la mesure des places disponibles, inscriptions indispensables...
Depuis septembre, la formation s’est adaptée à la demande, au coup par coup et sans problèmes. La totale gratuité des formations est maintenue. _ Formations passées et/ou en cours
![]() Plusieurs séances de présentation collectives ont eu lieu, plus ou moins suivies -ou précédées- par des formations individuelles ou en tout petit groupe.
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Réalisation : Inforoutes de l'Ardèche -- PackWeb -- Spip --