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Plan du Site

Présentation

La bibliothécaire bénévole, nommée par la mairie, sur proposition de l’association Les Rias, validée par la BDP, est Eliane Baud qui a effectué les formations requises et continue à se former.

L’équipe des bénévoles comprend en outre Jacqueline Cimaz, référente Internet (formation Conseil Général et BDP), Viviane Bouquet et Geneviève Greco.

Eliane Baud est par ailleurs ancienne élève de l’école des Baraques.

La biliothèque assure le prêt de livres et de multiples activités d’animation autour du livre et de l’écriture.



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Trois formations BDP


-  formation petites bibliothéques

-  jeunes lecteurs en panne

-  informations pour rentrer dans portail BDP/COnsulter,
-  puis commander ouvrages disponibles pour lecteurs au prochain passage du bibliobus.

Eliane Baud Bibliothécaire




Eliane Baud rédigeant non pas son 1er article pour le site, mais le 1er article directement rentré par elle-même.


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Une exposition qui intéresse beaucoup

Celle de Stéphanie Lehu - un travail réalisé dans le cadre du Salon du livre de Saint-Paul-Trois-Châteaux.

-  la consultation par l’artiste de nombreux livres choisis par les enfants, leur lecture,
-  la sélection de livres qui lui parlent le plus,
-  la rencontre des enfants qui ont choisi ces livres et de leurs familles,
-  un long travail avec ces familles sur le livre, les habitudes de lecture mais aussi d’autres choix et préoccupations...
-  la négociation et recherche d’une mise en scène des objets et personnes qui corresponde aux dits et à leur sens,
-  le choix final de l’artiste et ses prises de photos, et la sélection de LA photo - ce pour chacune de ces 22 photos où la lecture et les apports des livres, en tant qu’acteurs, témoins et vecteurs de la vie des familles sont à dégager ou construire peu à peu, notamment par l’écriture ou le commentaire oral ou le dessin...


(JPG) L’exposition, prêtée par le Salon du livre de Saint-Paul-trois-Châteaux est visible dans la grande salle municipale proche de la Bibliothèque, aux Baraques...

Chaises et tables sont disponibles pour ceux qui voudraient écrire ou déjà prendre des notes...

Une étude de contenus de ces écrits sera ensuite effectuée... La restitution sera publiée ainsi que les écrits de tous ceux qui le souhaitent...

L’exposition est ouverte les mardi de 16h15 à 19h30, vendredi de 17h à 20h, les samedi d’ateliers comme ce samedi 14 juin, de 10 à 17h ou sur rendez-vous.

Les livres, prêtés par la BDP de l’Ardèche, seront disponibles en consultation et lecture sur place à partir de vendredi soir...

Par contre, pour ceux qui écrivent, il est préférable qu’il y ait au moins un 1er jet d’écriture avant lecture des livres...

NB. Si les horaires ne vous conviennent pas, prendre rendez-vous pour visite guidée au 0676577070.

A voir jusqu’à la fin du mois. Livres à disposition en fin de semaine. Atelier d’écriture pour petit groupe inscrit ou à programmer. 0676570707. Visites guidées aux heures de bibliothèque et sur rendez-vous.

J.Cimaz



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Mardi 27 mai, Stéphanie Lehu en bibliothèque...

Stéphanie Lehu, artiste photographe, ayant travaillé pour le Salon du Livre de Saint-Paul- Trois-Châteaux, a accepté de nous prêter, en accord avec le Salon, son exposition, "Mémoires"

Suite à notre visite d’Angle à Saint-Paul-Trois châteaux, nous attendons la venue de Stéphanie Lehu ce 27 mai en but de travailler ensemble sur un projet "livre et écriture" et de monter son expo.

Dans le cadre des 30 ans de la Fête du livre de jeunesse, la photographe Stéphanie Lehu a été invitée à mener un projet en collaboration avec des familles du Tricastin. Les familles ont partagé avec l’artiste un ensemble d’ouvrages jeunesse (albums, bd, romans...) qui ont été marquants pour elles. Ensuite, Stéphanie Lehu s’est basée sur les illustrations et les textes pour réaliser la série de photographies, humoristiques et poétiques, mettant en scène la famille."

Des ateliers d’écriture sont prévus à partir des photos de Stéphanie Lehu les les samedis 31 mai et 14 juin de 10 à 12h...

Eliane Baud et Jacqueline Cimaz



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Venue du Bibliobus ce lundi 7 à 10h

Venez rapporter vos livres lus, découvrir l’énorme travail effectué au jour le jour par l’équipe des bénévoles de la Bibliothèque - Eliane Baud, bibliothécaire, Viviane Bouquet, Jacqueline Cimaz, Geneviève Greco et Nicole Chaudier - et participer au choix de nouveaux livres...

Bib, EPN ? Re-départ intramuros




Alors que se termine peu à peu le déménagement après la déferlente des bénévoles, les usages réapparaissent.

Modifiés pour l’EPN où l’habitude du hors les murs - avec portables - perdure d’autant plus que la salle est hyperconnectée, même sans fil, et que les ateliers s’y déroulent...

Par contre, en marge de ceux-ci les jeunes sont venus lire et se lire des textes, et même en choisir à emporter. Une nouvelle inscription jeune public donc, la 1ère en ces locaux rénovés...

Des activités se dessinent pouvant torsader Fête de l’Internet et Printemps des poètes - côté Hommage à Neruda alors qu’on a des photos de Macchu Pichu - l’avatar préféré de Régine, et que, justement il nous manque les sons de ces "altures’" ; vent des Andes entre accordéon détourné, guimbarde ou autres bruits de bouches à enregistrer et travailler - après avoir réécouté Gherasim Lucas, Pennequin ou Blaine ou d’autres ?


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Côté numérique, la veille et la créativité, Ecritures Numériques et identités...

Et c’est pas parce qu’il y aurait des avatars malhonnêtes qu’il faudrait interdire ces honnêtes avatars, doubles imaginaires, espaces de liberté et créativité qui irriguent le groupe théâtre ?

Avatars, j’ai votre mot de passe mais pas votre téléphone, alors moi, moteur de recherche "neutre", je me permets d’enlever vos images, sans même vous demander votre avis... Voilà qui a des relents de "Poètes vos papiers !"

Nous avons déjà rencontré la nécessité de préserver identité et vie privée, avec une réponse par l’herbier, posant comme irréfutable l’identité du territoire local.

Ne faudra-t-il pas ajouter "liberté" ? Mon avatar espace de liberté comme le pseudo l’a toujours été pour les écrivains (d’ailleurs noté sans plus d’exigences par la BNF octroyant ou enregistrant les N°s d’ISBN)

Voilà qui nous orienterait vers "identité, vie privée et liberté individuelle"...

Un questionnement qui monte au travers de notre travail sur identité et numérique, et, notamment, des investigations théâtrales de ces champs là...

Comment conjuguer nécessités d’un contrôle social à définir et ressources offertes par le numérique à la liberté et la créativité individuelles ? Un débat rendu d’autant plus urgent que les avancées dans le domaine médical et les utilisations des ondes cérébrales posent de nouvelles questions...

Formation et informations sont indispensables au nécessaire débat et contrôle citoyen...

Des enjeux qu’on ne peut ignorer...

Jacqueline Cimaz (1)


1.nom d’état civil et non pseudo...





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Vie habituée en provisoire


L’eau revenue... L’avancée visible des travaux...

La longue attente d’un réaménagement attendu et désiré, mais aussi craint pour le travail à effectuer... Tant de classements et toilettages en perpective... De beaux livres attendent : Penone et son DVD, les Lettristes...

Et bien penser, avant, l’aménagement - ne pas alourdir, ou le moins possible, par des simulations grandeur nature.

La bibliothèque connait un relatif ralentissement d’activité en raison des travaux.

L’EPN fonctionne plus ou moins, stimulé par la perspective d’un B2i et surtout par un important travail hors les murs [1]...

Et ça vit...

De nouveaux flux venant des habitants intermittents, de ceux qui ne résident dans la commune que de fin mai à début octobre ou moins, avec, souvent, retour de quelques jours pour Toussaint...

Et dont il semble que leur inscription à la bibliothèque pose des problèmes de saisie, que leur situation ne soit pas prise en compte par le logiciel de renseignement sur la population des bibliothèques...

Pourtant !

Une question qui troublait... Certes une erreur est toujours possible... Mais le souvenir de la difficulté à rentrer les données dictées car les croisements automatiques effectués par le logiciel les refusaient !

Et l’insight [2]grâce à une coîncidence qui montre que les faits sont têtus...

De nouveaux inscrits, quelques heures après le coup de fil de la responsable de la BDP. Des personnes propriétaires à St-Apo, y payant donc des impôts mais n’y venant qu’en été.

L’inscription sur les listes électorales est-elle le critère à retenir ? Une donnée qui n’a jamais été prise en compte, ni demandée... Vote pour certains dans le cadre des français résidant à l’étranger. Pour d’autres à Valence, Paris ou Marseille ou... Et les "étrangers" - dans ou hors l’Union Européenne - vivant ici en permanence ou par intermittence ?

Une bonne fraction des nouveaux résidents temporaires ou autres propriétaires nous ont dit avoir acheté ici parce que ce qu’ils lisaient sur le site de la vie locale, et, notamment, culturelle, leur avait donné envie d’y vivre.


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Dans quel domaine doit-on déclarer l’inscription de ces personnes à la bibliothèque ? Question cruciale suite à une demande faite par le ministère de la culture à la BDP au sujet des données saisies en réponse à la demande de renseignements en ligne... Il semblerait - ce qui pourrait être une hypothèse explicative - à vérifier- que les inscrits à la bibliothèque non recensés dans la commune, même s’ils y sont propriétaires [3] n’aient pas leur place dans le questionnaire et aient donc été saisis avec les habitants permanents.

Il y a, en plus, ceux qui viennent parce que, par exemple, la richesse de notre collection de livres de poésie contemporaine les intéresse... [4]

Et, surtout, bien sûr, l’EPN - avec les possibilités de travail en libre accès, de guidage dans la recherche documentaire, la visite du ou des site(s), des blogs, l’aide éventuelle à aux écritures numériques - spécifiques ou de l’ordre de la composition...

Comment tenir compte de cette interaction concrète entre les réseaux divers, essentiellement et de plus en plus, mais non exclusivement, numériques, et le local où pèsent diverses formes d’appartenance au lieu, ancestrale [5] ou non ; il y a aussi en effet, ceux de "l’Assistance", très nombreux, qui ont choisi de construire des racines pour leur famille là où ils avaient été élevés...

Relations épistolaires ou téléphoniques, présence effective, intermittente, temporaire et évolutive, attaches territoriales et culturelles et liaisons entretenues par site ?

Question cruciale car le problème posé, apparemment administratif, s’avère surtout être un révélateur de l’émergence de nouveaux modes de vie de l’ère débutante du numérique [6]

l’articulation du local et des réseaux, qu’elle se pose dans une ville d’un million d’habitants ou dans un village [7]ne commence qu’à peine à bouleverser les vies quotidiennes...

Un évènement "coup de bêche" [8] dans le terreau en début de constitution de l’histoire à venir ?


Depuis le temps qu’on dit qu’on aimerait qu’un doctorant vienne travailler avec nous sur le terrain...

Jacqueline Cimaz

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[1] comme là, avec les ateliers d’écriture au Temple - 9h par semaine- en complément de l’exposition Adine Duval

[2] insight et sérédenpidité font avancer, mais exigent toujours une démarche scientifique de vérification. Là on en est juste aux hypothèses à mettre en forme, pré-hypothèses à vérifier...

[3] ou locataires chaque année d’un gite

[4] collection imprimée, mais il y aussi l’abonnement à Publie-Net, la possibilité de lire "Secousse" (Obsidiane) en ligne, d’être guidé dans la découverte de la poésie numérique...

[5] nombreux sont ceux dont la famille est originaire d’ici, dont les parents ou grands-parents sont allés travailler et vivre dans la vallée ou à Marseille, Lyon ou Paris ou ailleurs, et qui ont conservé ou acheté une maison ici, pour un indispensable retour aux sources, la transmission familiale de mémoires et valeurs qui fonde son identité, fait partie du "roman familial"...

[6] Des questions de "seuil", se posent aussi pour décider de ce qui est ou non signe d’une pratique émergente - de "seuil" et d’interprétations nécessitant une culture numérique importante et la capacité d’une équipe à pouvoir travailler la prospective de la manière la plus fiable possible.

[7] la taille du village en fait un observatoire de proximité intéressant pour saisir les pratiques émergentes, demander des renseignements complémentaires aux personnes, les inciter à s’impliquer dans la création culturelle, bénéficier de leurs remarques, souvent inédites, valoriser leurs apports - ce qui ne se retrouve en ville que dans les comités de quartier ou dans certaines communautés de vie "partielles" (parents d’élèves de l’école X, public de la médiathèque Y, usagers réguliers du cinéma d’art et essai, d’un club sportif, d’une agence de voyage)...

[8] cf Duby



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Pour mémoire...


Un lieu qui sera retrouvé dans quelques mois, mais métamorphosé...

Un lieu vétuste mais riche de ses activités... de la vie qui s’y déroule, du monde qui s’y convoque...


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Le travail de l’image pour ou pas pour le B2i adultes, collège ou école...


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Vuvox, le collage numérique introduit par P.Ménard. Passionne les jeunes et fait voler en éclats les conformismes (à suivre à l’étage !)


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La percée chez les jeunes adultes. Affaire à suivre aussi à l’étage...


Jacqueline Cimaz



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Semaine polyvalente en ce début novembre


Où on couvre et trie des livres, préparation d’un prochain déménagement oblige... D’ailleurs on réfléchit aussi au futur aménagement de la salle...

Où les vacanciers viennent, portable sous le bras, consulter leur courrier et y répondre, où d’autres viennent apprendre à mieux utiliser l’ordinateur et à mieux naviguer, avec - cerise sur le gâteau - la géolocalisation de leur maison.

Google Maps -> Google Earth -> Google Street et la cerise sur le gâteau c’est quand on parcourt 2km500 avec Google Street sur la D21 [1] pour trouver sa maison, découvrant au passage l’invitation à profiter d’un circuit court en viande bovine... L’autosuffisance alimentaire de qualité... [2]

On se repère à chaque arbre, givré, les photos de Google Street ont été prises en hiver. Enfin on arrive. La maison n’est pas visible, on s’arrête à l’entrée du chemin, pas de photos certes. Mais...


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Mais Google Eearth vous permet de la retrouver en plan/photo satellite, avec ses toits, la voiture garée, le potager, le cimetière... Emerveillement renouvelé même si la vie privée...

On s’interroge un peu mais s’habitue vite à ce changement d’échelle... Vivre avec. Savoir et connaître permet de maîtriser un tant soit peu...

Apprendre ainsi à lire un plan mobile, une photo aérienne, à combiner les divers outils... De nouvelles formes de lecture d’images...

Après on rend ses livres et fait un cadeau à la Bibliothèque...

Il y a eu aussi le travail sur Vuvox, avec une nouvelle séance prévue ce samedi 12 de 14h30 à 16h30. Vuvox n’est pas un diaporama mais un collage numérique..

Et puis tous ces nouveaux outils qui se profilent. Bientôt une tablette numérique ? [3]

Du pain sur la planche et beaucoup d’intérêt.

Un village ou une commune faite d’une constellation de hameaux et de fermes n’est pas un bout du monde. La preuve par Google Map/Earth/Street...

J.Cimaz

NB. Et pour rendre à César ce qui est à César, souligner les apports des intervenants : Ménard et la Fête de la Science - de quoi nourrir des mois ou des années de travail en bibliothèque, et bientôt, sans doute, Chazard...


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[1] Faut le faire alors qu’il serait si simple de retourner à Google Maps et de ne passer sous un autre logiciel qu’une fois le lieu trouvé... Mais voilà, ce parcours au pas à pas ou clic au clic, a quelque chose d’initiatique, se repérer virage par virage, arbre par arbre, apprendre à piloter... et en même temps vérifier que le logiciel est fiable et précis - non pris en défaut !

[2] Et aussi un élément de datation des prises de vue !

[3] Déjà la possibilité d’en découvrir quelques utilisations pédagogiques comme celle relatée par la mission TICE du SCEREN - CDRP de Grenoble , sans oublier la proposition d’utilisation interactive faite par Alexis Chazard...



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Calme et studieuse

cette semaine en bibliothèque : prêt et consultation, travail sur Framapad et Vuvox - et les photos - et séance de travail avec Alain Delabre et Maurice Reyne pour ultime mise au point de leur livre "Vernoux au j’aime" - un Vernoux des années 1930 à 1960 - et avant... Envoi partagé à un nouvel éditeur...

Un tel feu de l’action qu’aucune photo n’a été prise !

J.Cimaz





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La gestation d’un livre


Grâce à l’impressionnant et beau travail d’Alain Delarbre, le livre sur Vernoux qu’il réalise avec Maurice Reyne a fait un bond en avant tant dans la réalisation que dans la qualité...Il faut le temps, le savoir-faire, mais aussi la connaissance - et la connaissance vécue - du Vernoux d’autrefois...

Quelques corrections et mises en forme encore, puis lorsqu’il sera sous clé (USB s’entend), rencontres avec un ou des imprimeurs pour devis précis. Après renseignements et choix, ouverture de la souscription et première présentation partielle, projetée, de ce livre riche - extrêment riche en belles images d’autrefois patiemment travaillées.


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Image de nombre des pages du livre - la relecture collective se faisant sur écran.


J.Cimaz





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D’un côté Eliane avance, inexorablement,


de l’autre les classements se terminent et c’est beau comme fruits en cagettes, mais perenne. Un gros travail de Fatima Mana, rangement des livres, choix de destinataires subodorés après service de la bibliothèque. Avance en étagères, avance en archéologie de la littérature et du patrimoine.

Jacqueline Cimaz


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Des temps fractionnés


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Grand toilettage d’avant métamorphose (image J.Cimaz)


Accrochée au but premier de sa visite amicale, Anne-Marie ratisse le monde des livres, toiletté par temps fractionné puis aligné sur les étagères de la connaissance. Monde de pleins et de déliés classiques, modernes et actuels offerts au gré de l’intérêt.

Passe à même les yeux, la couleur d’une lecture d’antan, au bras du souvenir instantané cloué entre les pages, tout à coup ravivé à l’odeur du papier.

Jacqueline débarque du site à peine achevé et prend de tous les côtés ce qui se vit dans l’instantané. Au milieu du tri sélectif, des livres retiennent par la manche le choix lié à leur histoire. Des lectures studieuses ou interdites à l’âge de raison s’accrochent au tout venant d’une sensation diffuse.

On remonte le chemin à l’envers. Se glisse le passé douillet d’un temps privilégié où le livre à portée du monde laissait des traces de savoir précieux entre les doigts.

Plus tard, sus à la découverte de notre sentier d’art histoire de combler ce que l’on sait des installations pratiquées dans le paysage sans les avoir frôlées de près.

Bien en évidence, au pieds des sculptures, la surprise est localisée à vue dans les yeux étonnés.

Fatima Mana


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Mouvances et Eoliens (image J.Cimaz)



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Attaquer l’espace pour faire du vide


Partir à la conquête du trop plein, l’attaquer par le vide à laisser, déblayer l’espace de ses empreintes, expression du don constituant le fond de la bibliothèque, laissé à vue en vue d’une nomenclaturisation informatisée, correspond à assiéger la réalité amoncelée sous d’épaisses couches de générosité.

La principale démarche est recouverte du projet de rénovation et nous confronte à l’imminente révolution.

Faire place absorbe logique et sue à l’attaque face aux étagères écroulées sous le poids du stocké. Un long travail de trie passe entre les doigts et empile l’univers sur la table assiégée de piles.

Régine et Marceline font leurs lettres et appliquent les déliés sur la signalétique mesurée au centimètre près quand soudain un dilemme fanfaron épelle sa difficulté : faut-il creuser la lettre de l’intérieur ou suivre l’extérieur du contour ?

L’exigence s’échappe sur des essais aussi probants les uns que les autres ; Tester l’évidence en laissant la voie libre aux idées, parcours déplié sur la carte pour voir le plus loin de tous les côtés.

Le temps court si vite que déjà une avancée fait mouvement sur un autre rendez-vous et marche de concert au carrefour de l’efficacité.

Plus haut, dans l’après-midi écoulée, le PAPI a jeté son pont virtuel sous le pas des villégiateurs et s’est mis à leur service. Là on retient un hôtel du bout de la France afin de poursuivre son périple, à côté on détache les nouvelles des yeux, relié à sa messagerie.

Un chassé-croisé activé par la présence du monde, va et vient sur les besoins de chacun.

Fatima Mana



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Bibliothèques d’après Mézenc


imprégnées de flore... Une affaire de regards...

Le mardi, Eliane regarde et re-regarde le défilé du Fin Gras - la vidéo sur l’écran... Puis elle charge ses photos et regarde celles des autres...

Retrouver les identités...

Une quête finalisée le jeudi : comment offrir à tous la richesse de ce regard instruit que nous a donné Christian Giroux ? Comment tout retrouver, identifier toutes ces fleurs et graminées ? Armer le regard pour nourrir la lecture d’images...

Un travail s’engage, enrichi de la recherche sur le Net d’une variété de points de vue facilitant l’identification.

Un travail énorme, et difficile ainsi engagé par le groupe...


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Et quand Jean-Luc T., venu se connecter et travailler avec son portable, plie bagage, il nous parle, tout sourire, et avec sa gentillesse habituelle, de gentiane officinale, silène enflé et autre grande berce...

Et nous rassure - notre quête éperdue d’identité curieuse et responsable [1] ne l’a pas perturbé dans son travail...

Par contre, en voilà des savoirs à manipuler avec précaution...

Jacqueline Cimaz



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[1] l’aconit napel a encore tué quatre personnes il y a quelques années...



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Egarés sur les cimes de l’été


Ce jour là, à la surface de la bibliothèque, la sortie au Mézenc résonne de toutes ses parois.

Perdu dans les cimes, l’été se devine entre pluie et brume, bousculées de quelques pincées de soleil famélique traversant la matinée.

Nous portons l’alentour sur des cirés ruisselants de gentiane. Empaquetés de curiosité, myosotis, campanule et autre raiponce inscrivent leur bleu emblématique sur les haillons d’une végétation détrempée.

L’écho de cette balade, aux pieds de l’étude de la flore spécifique du Mézenc renvoie sur l’écran comme si on y était ses arrêts photographiques.

Compagnonnage de Silène et Véronique, sous nos yeux, le langage d’un monde à part s’échappe des clichés revisités pour un herbier virtuel à travailler dans le cadre du portrait générique assurément génétiquement modifié sous l’impulsion d’une imagination en liberté.

Parfois, de partout, tout ce qui ne se voit pas autour du momentané est partagé devant l’ordinateur.

Geneviève, Jacqueline et Fatima déambulent dans la nomenclature de variétés égarées au fond de déductions s’apparentant aux éventuels liens de parenté. Similitude de fleurs en épis, épars ou bouquets, feuilles incisées au scepticisme, déductions en décoction habitent le réel traversé, activé par une mise en acte commune reliant tous les points d’un monde à part pour mieux le restituer.

Un paysage époustouflant nous prend par la main

Régine et Marceline quant à elles, avancent sur le sentier d’art et ses itinéraires proposés, signalétique jalonnée d’indications à suivre sans les cailloux du Petit Poucet.

Fatima Mana





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De l’écoute aux rythmes appliqués

Une permanence de la bibliothèque/PAPI de Saint-Apollinaire, correspond à l’équivalence d’un espace ouvert sur des pas qui vont et viennent en désordre, échevelés ou bien coiffés, le long d’un temps déterminé.

Défait et remodelé au bruit du monde en mouvement, s’invente le commencement d’un temps coincé entre deux horaires, dans un rapport d’attente et de disposition où les paroles n’ont pas besoin de n’importe quoi pour se dire.

De l’écoute aux rythmes appliqués entre les lignes de l’échange, des couleurs à inventer.

Comme point d’appui, une intention formulée à l’idée et une fenêtre ouverte sur un paysage commun.

Passer ou rester le temps du temps de la permanence, c’est vivre en transit autour des étagères du savoir prises dans la confusion du soir, ou du Net imprimant sa virtualité à l’ombre d’un mur à sauter.

Brièveté de hasard, broussailles de vie, expression appliquée à la fréquence des entrées et des sorties, passages éphémères ou denses, qu’importe ! le mouvement est toujours présent même si l’été se retrouve au beau milieu du printemps.


Fatima Mana

Dans le fouillis de l’histoire


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Rechercher dans le fouillis de l’histoire, des noms qui ont fait notre région et que sais-je encore, découdre patiemment les siècles à l’ombre d’un passé usé jusqu’à l’oubli, une des internautes du jour s’y est attelée.

Défaisant les origines historiques, d’un lien à l’autre déambule son étonnement sur l’écran.

En creusant la veine généalogique d’un patronyme, voilà que Pierre le Vénérable guerroie à l’intérieur du passé. Les comtes d’Albon, de Valence et de Die agrafent l’origine du pays sur la carte de géographie. Du lointain brodé d’histoires, à grandes bolées boire le moyen-âge entre deux oublis

D’autres ont abandonné du temps autour des paysages ébouriffés de souffle printanier, pénétrant dans le repli végétal, s’occupant à pister les pans de pierres, maisons estropiées, dégondées par le frimas hivernal et l’usure naturelle de l’abandon.

Roulant à l’air libre du temps, débusquer au premier plan l’objectif prétexte à l’errance visuelle.

Matière première de l’activité, les photos seront stratifiées dans un dossier - conditionnel asservi à la progression et l’errance virtuelle au coeur de l’aléatoire.

Trier - déplacer - dépecer (l’écran bien sûr) - déplacer - égarer - traquer - récupérer, boire des yeux le désordre fauché sous les clics.

A l’oblique du visible, rassembler les supports photographiques coincés dans l’objectif cartes postales et se défaire d’hier qui ignorait ce qu’était un APN (appareil photo numérique) rentré désormais dans l’usage

Fatima Mana





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De petits équilibres...


A peine rentré et voilà que l’espace est poussé, colonisé, relégué à quelque dimension, oublié afin que l’essentiel insaisissable au visible s’étende sur le séjour éphémère du monde qu’il contient.

Cheveux de jais, petits japonais, déclencheurs d’un lointain abstrait parce que si loin des échos bouleversés.

Bretagne sous la dent, sa présence ruisselle de familier. Notre poète vient poétiser l’air respiré au souffle poétique, le mettre au travail, guerroyant l’idée du poète rêveur.

Inspiration expulsée en travaillant la matière, il arpente la bibliothèque, racle les murs de sa présence le temps d’habiter l’habitude.

Si nous connaissions le travail à distance sur la portée du silence, à l’air libre du va et vient des voix, un professeur ouvre ses vacances juste à côté et corrige ses copies virtualisées dans une bulle improvisée dont l’étanchéité improvisée isole le brouhaha du monde.

De petits équilibres se glissent sur les attentes de chacun. Les enfants se baignent dans les livres, notre poète épluche la rime, ailleurs la photo absorbe la vue.

Fatima Mana


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Effiler les activités à l’intérêt du moment


Certaines heures de fin de journées, n’ont plus d’assiduité à justifier et s’évanouissent dans la légèreté du présent, s’occupant seulement de se remplir à l’envie du moment.

Après la rituelle visite du site, émonder les activités possibles au risque de les effiler à l’intérêt spontané. Se jeter sur celle qui obnubile l’instantané. En un laps de temps, installer sur l’écran l’itinéraire d’un lieu où se rendre prochainement. Parcourir d’un point à l’autre départ et arrivée, fléchés de rires tonitruants à l’aperçu d’un tour proposant un détour aux contours à contre sens de la logique, vivifiant la route permutable à souhait.

Puis se rendre sur le site « http://www.gouv.fr » et survoler les possibilités administratives qui en un coup de clic on fait disparaître la proximité.

Retour à l’initial d’un enregistrement qui ne s’en laisse point conter, compte ses pistes et enregistre tout l’azimut des voix, l’internaute persuadé de son stand-bay flagellant le clavier à grands coups de clics.

A même l’idée bien arrêtée, se camper sur sa distance pour y accéder et la concrétiser. Apprendre à envoyer en pièce jointe, détacher à l’emporte pièce l’élément du dossier empêtré dans un inaccessible énigmatique momentané.

L’usager prend rapidement de la vitesse, ingère les notions, avale l’intention, passant au concret d’un autre apprentissage : modifier ses clichés sous photoshop - mais ça c’est une autre histoire !

Fatima Mana


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Passe tranquillement le présent



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A même la simplicité des choses, passe tranquillement le présent.

De l’attendu d’origine installé dans le coutumier à l’inattendu revenu tendant un instant à bousculer l’ambiance familière, remue imperceptiblement l’étonnement, laps d’un instant surpris avant de retrouver indifférencié, le rythme inscrit sur l’habitude.

Un auteur, espoir d’être édité sous le bras, nous avait rencontrées en juillet dernier. En a découlé des visites ponctuelles et un relu à s’user les yeux jusqu’à la corde, pages traquées pistant la faute conjuguée, ponctuée de ponctuation oubliée.

Porté depuis plus de deux ans, traversé par la remise en question s’emparant régulièrement de l’écrivain, comme une hésitation sans cesse tournée en rond autour du sens obstrué d’un trop pas assez, le travailleur de mots frappe le métier au coeur de l’ouvrage, énième relecture au tranchant du doute, coupée à la découpe de hasard parfois.

Taillée à même l’envie d’être publié la rencontre auteur/éditeur soulève l’exigence construisant dans la proximité une critique positive, absorbée au compte-goutte de la lecture, buttant sur l’évidence d’un à retravailler.

Alors remonter le lit du roman attentif aux galets déviant momentanément son courant...

Fatima Mana





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Comme autant de possibilité... Un lieu


Pour Michèle D, photoshop élément exploré de très près hier, temporel recouvert d’une épaisse couche d’oubli se décompose en vague souvenir aujourd’hui. Dans un premier temps, de quelques restes gisant au fond des choses sourdent effrontément des réminiscences à la dérive. Puis lentement le monde se rend sous la manipulation évoluant de calque en calque.

Identique support par écran interposé, Jacqueline attaque des hypothèses comme autant de possibilités à exploiter, les répand sur des points d’appui virtuels, travaille le visuel au coude à coude avec Michèle.

Par-dessus l’incandescence de l’activité, d’autres mélangent leur bonne humeur à l’impalpable ambiant. Là, un déménagement éphémère stocke la connaissance sur des piles en équilibre pour faire place aux retrouvailles du dimanche de nos anciens. Geneviève déroule sur ses allers et venues la simplicité du travail bien fait.

La bibliothécaire s’est attaquée au rapport annuel de la BDP, l’urgence aux trousses d’une date butoir noyée sous une montagne d’actions. La marche d’approche relative aux données à restituer dans l’exactitude d’une réalité traversée dessine au loin un sommet vertigineusement inaccessible.

En effet, regrouper une année d’activités, en partant évidemment de la plus récente histoire d’alléger toutes celles qui s’entassent dans la mémoire immédiate, jusqu’à traquer les plus lointaines revivifiées aux concordances vérifiées scrupuleusement sur les données hebdomadaires et autres documents de référence.

A l’abrupt de ce passage obligé, Michel Cimaz, maire et responsable de la bibliothèque/PAPI de Saint-Apollinaire -de-Rias, vient étayer d’un peu de solidarité le travail en cours.

Cependant, la date se heurtant à une période d’activités si denses fêtant ses poètes et l’internet que gicle parfois le regret de ne pas avoir assez de temps pour restituer toutes les couleurs d’un lieu spécifique.

Et puis d’autres arrivent du printemps pour y sculpter la simplicité des jonquilles...

Fatima Mana


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Où la baignoire du petit-fils offre transparences et reflets plus vrais que nature pour la fenêtre quand se clône et se désopacifie l’inquiétant animal de GG entre chatte-ogresse de conte oriental et carrollien sourire de chat dans un arbre quand le Jaberwoky de Tim Burton... Mélanges de calques, mélange et cohérences des références livresques... (J.Cimaz)































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Superposer les calques en jouant des transparences, copier l’écran pour oser impunément les filtres (JC)...




























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Marée de voix amarrées à l’action


Encore une histoire de son, de mesure-tessiture, murmurée, modulée, clamée, déclamée, remuée, bousculée à l’inspiration vocale.

Marée de voix fluctuant au rythme d’un diaporama, prétexte à réveiller l’inspiration créée de toute pièce à l’emporte- pièce avec des précisions régulièrement terrassées par des éclats, quand s’affirme le plaisir de participer à un ensemble retranché derrière des vocalises à l’air libre.

Toutes les activités du lieu se façonnent à l’intention et suivent la courbe infuse dans l’action.

De l’enregistrement de sons à celui des photos enclavées dans un lieu inaccessible, un pas et prendre la mesure et permuter sur la demande formulée. Une distance réduite spontanément à l’interchangeabilité cernée soudain par des fronts alignés, flaque solidaire - alliée - soudée confortant le sens du faire ensemble.

Entre les vapeurs d’amitié répandues sur l’ambiant, des fragments d’efficacité ponctuent et stimulent l’avancée.

Fatima Mana


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Plonger dans l’acte de faire

Il n’y a qu’à plonger dans l’acte de faire et transporter sa part active sur l’un des écrans disponibles pour que se propage l’échange spontané cerné de familier.

Diaporama pour les unes, fond d’écran pour les autres, l’appropriation de nouveaux outils sème son lot d’hésitations, estompé soudain par un chant claquant ses trémolos expérimentaux aux quatre coins de la petite bibliothèque/PAPI afin de tester le matériel d’enregistrement.

Dans la foulée, simultanément, des éclatements flamboyants remplissent l’air de leur joyeux tintinnabulement.

Pour apprivoiser les outils du numériser, nous coupons par l’envie, tâtonnons parfois sur des espaces soudain trop spacieux. L’insertion d’un élément rétif, écueil-récif déstabilise la route prise mais l’action définie retrouve vite le sens du courant.

Sur d’autres ordinateurs, se travaillent la copie d’écran. Des défricheuses y posent des opacités, dévalent les transparences, les confrontent au visuel, déterminent le virtuel par des explorations se réclamant du créatif.

De part et d’autre des écrans, de l’indissociable à l’ambiant, l’atmosphère se graffitise d’un langage commun.

En relief, le principe de l’échange - trait d’union d’un espace ouvert à qui veut le traverser le temps d’une permanence.

Fatima Mana


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ça bidouille ; copies d’écran, transparences , révision du diaporama pour nouveaux appariements texte/image traquant le poétique. Quant à la collecte de sons, entre chant nasillard et collection de rires, notre sonothèque s’enrichit ...



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Des hasards en mouvement


Si une permanence en bibliothèque/PAPI aménage et conçoit son espace-temps autour de la volonté de pallier à une nécessité, elle met à jour avec ses hasards en mouvement, suspendus aux venues, des réalités évolutives construisant le décor du présent, au rythme des cohéxistences éphémères la jalonnant.

Jeudi, le réel s’est installé entre la nouveauté et l’attendu, dépliant pour ce dernier, des sensations familières sur une nouvelle approche du numérique, abordée dans le cadre du printemps des poètes et de la fête de l’internet. Deux actions nationales avec des thèmes aussi différents que les paysages lointains et « je crée - tu partages - nous participons ». L’occasion de changer de regard en partant à la rencontre de supports proposant de nouvelles formes d’écriture et lecture poétiques et numériques.

Michèle, bien décidée à retrouver et faire évoluer le lieu-dit du partage, a pris avec elle sa disponibilité, nécessaire à toute forme de découverte, notamment la curiosité pour aborder à l’état naturel le projet d’un livre numérique ; entre mots et images retravaillées, plier et déplier le sens à l’intersection d’un support numérisé quitte à prendre à contresens le rapport au sens.

La part d’inconnu de telles plongées dans l’inconnu a le goût de ces expériences sucrées qui avancent à tâtons sur l’étrangeté de quelque chose que l’on vient de rencontrer soudain lisible à l’oeil nu.

Pour chaque nouveau résident, le mode opératoire peut diverger en ce qui concerne le processus d’installation et de découverte d’un pays.

Alimenté par diverses sources - de proximité, comme le bouche à oreille, nourri au pas de porte immédiat ou abordé par le biais d’une démarche qui consiste à se rendre sur les principaux lieux de vie de la commune, pourvoyeurs de lien social.

Le procédé retenu et utilisé par les nouveaux habitants fut le second. Surpris de l’effervescence momentanée autour de l’action numérisée et du service de prêts de livres à leur disposition, d’une permanence à l’autre, ils reviendront approcher le participatif mis à leur disposition.

Fatima Mana


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Photos Fatima Mana





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Permanence du 6 octobre, ou l’impression de concrétiser un travail engagé


Pour l’avant-dernière ligne droite, la dernière étant la présentation d’un Calaméo dans le cadre du festival roman/cinéma ; le trio a poussé le temps de la permanence jusqu’à le coincer pour quelques heures dans un créneau hors temps, certes étroit mais qui n’a pas empêché une efficacité mise en action.


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Utiliser les connaissances de chacune, mises bout à bout et l’itinéraire deviendrait presque ligne droite, certes loin du boulevard haussmanien mais qu’importe !

Venue du fin fond des acquis, nos apprentissages, confrontés au principe de l’application deviennent soudain d’une brièveté déconcertante. Pourtant, il n’y a qu’à observer Marie des Ponts insérant avec précision textes et photos sélectionnés, les disposant en file indienne pour son diaporama, pour que l’impression d’avancer et de concrétiser le travail engagé s’installe dans un monde beaucoup moins éloigné des Antipodes et de leur distance imaginée.

C’est hors permanence que s’est matérialisée la sensation d’avancer, longtemps contaminée par la stagnation faute de temps.


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Le week-end Roman/cinéma approchant à pas de géant, c’est tout naturellement que s’est mise en place l’envie de présenter sous une forme innovante et de concrétiser une action prolongeant « Média en quête d’identité », portée par la bibliothèque de Saint Apollinaire de Rias.

Ce qui est certain c’est notre évolution, authentifiée par du concret ; même si nous n’ignorons pas les difficultés en pleine floraison, nous prétendons présenter ce jour là, quelque chose qui s’approchera incontestablement du faire ensemble idéal.

Fatima Mana





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Se réapproprier et poursuivre...


Arrive presque tout frais, le souvenir de la formation du B2I. A pensée basse elle s’étale entre l’ordinateur et l’espace, réveille hier où nous avalions des gorgées de rires sur nos hésitations ; tâtonnant gauchement du clavier, pistant en pestant parfois les données d’un référentiel à appliquer à sa lettre près.

(JPG) Au pied du temps, nous réalisons qu’il en reste colossalement peu pour achever le livre que nous voulons présenter dans le cadre du festival roman/cinéma.

En pointillé, sur le papier, écrit dans la blancheur de la page, le décalage des capacités travaillées à ciseler l’intention et la réalité prise d’assaut par les idées. Se greffe au travail entrepris, des épaisseurs virtuelles qui tendent à opaciter notre avancée. Posée sur nos épaules, l’envie de présenter de nouveaux moyens de lectures visuelles intégrant calaméo, diaporama qui transportent une constellation de possibles pour accompagner une rétrospective festivalière.

Comme l’écolier d’un autre siècle, studieux, ahanant avec application sur ses lacunes, Régine et Fatima s’approprient les utilisations greffées au projet/veine de « Média en quête d’identité ». Projet aux résurgences démultipliées à l’infini tant la surface exploitée paraît infime.

Jacqueline en maître d’oeuvre expérimentée, dans le ramassement de nos hésitations, sécurise ombre protectrice, notre avancée saccadée.

Fatima Mana





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De bibliothèque en journée du patrimoine


Un foisonnement construit dans l’intention


Si nous savons ce que nous voulons présenter au public lors des Journées du Patrimoine, sélectionner les textes de nos auteurs qui se fondent, se confondent, correspondent à ce à quoi peuvent s’associer nos installations contemporaines, requiert une attention particulière pour tirer du foisonnement écrit l’expressif de la parole, afin d’habiter, le temps de l’action proposée, les trois lieux concernés.

Dans la démarche, l’occasion aussi de se les réapproprier autrement en versant des mots-sens à leur pied, remuer de notre présence leur paysage et l’immobilité du silence avant qu’il ne retombe derrière nous..

Marcel Bélingard, cahiers d’écolier sous le bras, inonde la bibliothèque de sa voix. Venu nous proposer ses textes, à quelques uns, nous creusons le gemme de ses vers afin de les coller au contexte.

Au ras des mots ciselés par notre attention, s’inscrit visible la construction d’une action où cohérence et concordance coulent sur les phrases sciemment fragmentées

-  pour leur offrir plus d’intensité.

Fatima Mana


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Le patrimoine vivant d’ici...


Ce qui s’est passé pendant des siècles autour de l’eau et avec elle : l’irrigation, les moulinages, les scieries.

Un univers dont les souvenirs de Paulette Vignal comme les études de Sabatier, rappellent l’importance...

Une eau qui sous sa forme neige joint loisirs d’aujourd’hui et prégnance des hivers d’autrefois, et le besoin de Fanny Juston d’y inscrire sa marque dans le paysage...

Comme la belle et dense stèle de Martine Diersé, ouverte sur la mer, avec ce coquillage-poisson de Marie-Claude Gaillard.

Et puis la source c’est la vie rappelle Marcel Bélingard, sur la piste des symboles et de cet océan mare sortant des peurs montantes d’Ophélia Escriu-i-Num’Llul...

Et l’eau ressource rappellent Fatima Mana et Jacqueline Cimaz suivant le chemin de création de Jordi Casals jusqu’à cet atelier installé au milieu d’un petit fleuve côtier...

Mais ici la gratuité et la beauté du Ru soulignées par Geneviève Greco, Régine Froment et d’autres...

Des échanges très brefs, comme flashs éclairant les facettes de l’eau...


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Pourtant Combier, un passé peuplé de résistances, à la vie dure, au climat rude... Combier, cette terre dont Christophe Gaillard sait qu’on la transforme en oursin ou planète, au choix...

Et sous ce ciel sombre, ce lourd passif d’enfants sans racines ressentant plus douloureusement, révolte à fleur de peau, cette misère, et la dureté soulignée par Fatima Mana des actes qu’elle entraîne, violences à l’opposé du Combier de Fanny Juston et de ses caillettes, chazière et autre châtaigner, chantés par Marcel Bélingard...

Des Eoliens qui jalonnent ce passé-présent et où chacun peut agir et donner sens avec ses doigts, comme Christophe à sa boule d’argile-oursin, terre et terre...


Résistances au Carrefour des Résistances de Régine Raphoz, c’est normal. Mais avant le lyrisme bon-enfant de Marcel Bélingard l’épopée séculaire de Fatima Mana. Et puis ces paroles de Justes et Résistants tirées de l’oubli et montées comme bijou précieux par Sylvette Béraud-Williams...


Et comme il faut boucler, repasser par l’eau, l’eau surplombée par les ponts de Marie des Ponts... Un beau diaporama à regarder avant goûter, échanges et/ou découvertes des livres...


Ces hommes et ces femmes - humbles et anonymes - qui ont fait, font et feront l’histoire...




Jacqueline Cimaz





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Du pas grand’-chose essentiel

S’imbriquent à l’ordinaire et s’écoulent tranquilles les visages coloriés d’été. Farniente du temps tentant de s’échapper, croquant les heures avant que de n’être rattrapés.

Superpositions d’allées-et-venues, brancher l’ailleurs, arraisonner l’autre part du monde, y promener sa présence éloignée pour cause de vacances.

Inclue au passage d’une lisibilité éphémère hier.

Pêle-mêle étendre le recensement des images éparpillées avec le temps- fragments- perceptibles- souvenirs accoudés sur l’argile du passé. Dominent en filigrane, l’équation d’une saison et ses transhumances estivales d’autrefois.

Un tout, du pas grand’-chose essentiel s’engouffre dans le lieu de vie.


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Déshabiter-déshabiller-déshabituer-désinstaller, déshériter le lieu, dépendre dans une progression rigoureuse l’exposition Couturier/stagiaires d’Arles entre permanence et permanence du temps.

En bandoulière, précaution et chronologie. Ecorcer les murs pour un autre sujet parmi l’envisagé.

Avec Camboulive à l’automne prolongeant sa résidence par une exposition de son travail sur l’accumulation de visages/matière photographiée, inflorescence de traits, déchiffrement pixelisé supputé-supposé-superposé de quoi effeuiller la flamboyance automnale et triturer des yeux l’indéchiffrable soupçonné.

Fatima Mana





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Faire vivre un lieu


c’est le tutoyer de sa présence, suivi de près par un timing coincé dans les filets du temps avec son arrivée courant d’air et déposer à la va-vite un salut ouvert sur l’intention.

C’est détacher de l’horizon familier la distance restée, installer sur son détour un bonjour, l’éparpiller et le disperser doucement dans l’ordonnancement de la permanence.

Les allers et venues s’écoulent dans la petite parenthèse hebdomadaire, mettent le temps bousculé de côté, en prennent un autre tout entier et le délayent pour le savourer.


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Parfois de longues heures repliées sur le silence fabriquent un îlot à portée du monde tout en taillant le travail qui n’a jamais le temps d’être travaillé, l’attaquent par ses aspérités les plus visibles, tombent l’efficacité, érodent l’amoncellement dû au retard accumulé.

Il suffit que le monde jaillisse de ce monde concentré pour qu’il bifurque à l’essentiel de l’endroit vers sa fonction première.

Quelques gouttes de lumière s’étalent alors à la surface et forment un halo quiet en suspension sur chaque arrivée.

Fatima Mana





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Les petits bruits de l’enfance.


Pourquoi un tel étonnement suscité devant l’enfant sage, même si la réputation le précède indistinctement de turbulence récurrente soudain assaillie par l’immobilité ?

Roman étalé sur la tortue coussin, un album dans les mains, feuillette l’histoire en compagnie d’une concentration à l’initiale rêvée, attenante à l’idée qu’à l’emplacement du dissipé habituel l’intérêt s’est réveillé.


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Dans les entrelacs du silence, Coralie sa soeur surfile le temps en envoyant un message aux parents. Puis après vérification du site demandé, elle ouvre la porte du virtuel où les derniers succès ont les même effets que les hit-parades d’antan se trémoussant sur les rêves adolescents.

Clé weawer désaffectée, le cordon Ethernet joue de son efficacité et intègre désormais le chemin de la banalité. Se glisse dans la permanence du jour, le bruit de l’habitude sur les fonctions originelles d’une structure municipale.

Fatima Mana





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Pont virtuel.


Pont virtuel pour des nouvelles, le trio Greco prend avec lui les premiers échos de ses vacances pour les envoyer aux parents qui paraissent si lointains, tant la distance de l’enfance ne se mesure qu’aux jours d’absence.

L’horizon croqué dès l’entrée par Roman cinq ans, devient espace à jouer. Coralie, sa soeur, 11 ans, presse les nouvelles aux parents échouées sur l’écran.

Du « tout va bien » tout venant s’entasse sur l’ordinateur, pressé d’en finir avant de repartir dans l’été. 


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Régulièrement, Geneviève jette les yeux par derrière en direction de Roman, prête à fondre sur la bêtise éventuelle, mais le petit garçon éponge des yeux les albums, en prend un, plonge dans l’histoire. Absorbé totalement, traits éclairés au fil des pages, sa grand mère attrape son visage d’enfant sage et se met à rêver.

Ils reviendront dès la prochaine permanence s’enrouler autour de leurs racines pour les respirer.

Fatima Mana





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Un goût de Tahiti pour la permanence du mardi.


(JPG) C’est comme si nous étions dans l’île avec ses paréos flamboyants pour cette permanence du mardi, où s’amasse d’entrée un goût d’ailleurs sur l’arrivée du monde de là-bas, de passage.

D’emblée, les plages paradisiaques ourlées de cocotiers déversent un flot d’images associées au lointain.

Ils sont venus fabriquer un pont virtuel, semé de liens qui relient les nouvelles entre elles pour les disperser aux antipodes du monde.





Sous un autre ciel occupé, juste à côté du dépaysement présent, un irrésoluble momentané est attaqué par le front d’une solution à trouver.

Jacqueline décortique les APN (appareils photos numériques) et leur carte mémoire.

Un certain nombre d’entre elles jonchent la table.

Cartes mémoires, cartes pleines, ce sont des temps jetés sur nos activités précédentes qui sont déroulés.


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Amalgame de logiques illogiques où s’emmêlent des temps devenus hors temps

-  contenant des temps traversés à l’envers du temps.

Mais la ténacité a du bon puisque, évidée à la patience, chaque appareil crépite à nouveau.

Fatima Mana





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Expo et Bibliothèque/EPN dans un même espace.

Interviewé à chaud devant les panneaux de l’exposition marque/page, Nicolas Garousse, animateur de l’OT, dit qu’il est ravi que la population du plateau se soit impliquée dans une action comme celle-ci et heureux que cette opération couvre le territoire du plateau et suscite une dynamique collective.

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A ce jour, ce n’est pas moins d’une cinquantaine de personnes qui sont venues découvrir l’opération marque/pages. Il reste encore un peu de temps, aux heures d’ouvertures de la bibliothèque municipale pour la voir.

Entre-mêlée à la vie du lieu, interposée à ses activités, la bifurcation du monde est naturelle. Tendues sous ses yeux, les créations se livrent et témoignent de l’élan rencontré.

Fatima Mana





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Au relief du participatif, de permanences en réunion


Pénétrer dans le lieu c’est d’emblée le reconnaître les yeux fermés. Du familier construit de petits riens remués à l’habitude. Des repères devenus doucement sa particularité, bâtis avec tous ceux qui viennent l’étayer.

A la verticalité de son projet, Sébastien Camboulive s’installe dans les locaux de la mairie et fait provision de visages à même la permanence. Un canevas de vie se tisse et se patine au relief du participatif.

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A la part entière d’un temps croisé, Eliane poursuit l’insertion de ses photos et légendes, déchire deux rires entre les procédures oubliées d’une semaine sur l’autre. Son livre est presque terminé, prêt à prendre le départ sur l’océan virtuel.

S’enfile dans la vie qui pulse sur les arrivées et les départs, éparse dans l’air, un monde à part au bord du monde.

Fatima Mana




Un mouvement perpétuel.

A peine s’est-on enfilé dans le lieu que le silence de l’absence disparaît et laisse au temps le temps de recomposer ses bruits familiers pour les répandre à l’heure du monde sur ses murs.

Selon la densité installée, le pareil pas pareil de sa surface a quelques airs singuliers.

Et voilà notre artiste en résidence [1] qui brouille l’équilibre en s’adossant contre le temps de la permanence pour étoffer son projet et procéder à une autre récolte de visages, fructueuse le matin même à Vernoux, entre marché, clocher et Ardéchoise. [2]

C’est alors que s’écoule dans le studio éphémère de Vernoux, un va-et-vient régulier sous l’oeil satisfait de l’artiste.

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Pas de frontière, sécable de l’instant dans la bibliothèque/EPN de Saint Apollinaire. Un autre temps s’empare du moment, dans le cadre de la fête de la science en préparation, avec l’arrivée de Pierre et Régine Froment, et Christian Giroud. Jacqueline structure la rédaction ; Fatima et Michèle participent, au moins d’une écoute attentive, à la construction du projet dont le thème principal est la Biodiversité.

Pour les néophytes que nous sommes, curiosité en alerte, nous sondons les termes parfois insaisissables du sujet évoqué. Certains même s’ils nous surprennent, nous parlent d’emblée comme « la lecture écologique du paysage » ou « sa lisibilité et reversibilité », c’est à dire la reconstruction d’un sol dégradé. 

Parfois le ciel s’oublie tant la discussion est passionnante, portée par des initiés et professionnels impliqués.

Fatima Mana



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[1] Sébastien Camboulive NDLR

[2] Les passants qui passent sont abordés au milieu d’une atmosphère festive. Disponibles, étonnés puis convaincus par la rabatteuse de service, ils adhèrent à la démarche ; à savoir participer à une accumulation de visages photographiés, matière première suscitant assez de curiosité pour aller y voir d’un peu plus près.



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Une semaine dédiée au livre numérique


A la réalisation de livres numériques - à mettre sur Calaméo - et pour marquer l’identité par rapport au simplement numérisé, avec au moins un lien sur le site où on peut trouver de nombreux compléments.

Mais il se fait plus aussi, avec des comptes créés et des recheches personnelles, ce qui est excellent.

Et puis vraiment, "ça turbine" et ça avance.

Comme le dit Fatima à Régine : "Notre livre sur "Roman et cinéma", il faut le poursuivre et vite et, t’as vu, y mettre autrechose - du son, de la vidéo...

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Bien sûr pas du son et de la vidéo pour le son et la vidéo, encore qu’on puisse aussi expérimenter et s’interroger sur les effets des insertions, mais en cherchant à quel moment et comment ils peuvent contribuer au sens et sous quelle forme...

Des progrès techniques à faire, certes, mais surtout dans l’analyse et la réflexion, quant à l’écriture même, comme l’écrit Orphélia Escriu-i-Num’Llul.

Jacqueline Cimaz

NB. Il semblerait aussi, à en croire quelques indiscrétions, qu’une pièce théâtrale virtuelle, visant à subvertir et dialectiser une scène classique du théâtre de boulevard, soit en projet, de l’autre côté du miroir, s’appuyant sur la langue de Genêt... Une affaire à suivre ?





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Le numérique se retravaille...


ou quand Marie des Ponts a une passerelle à ajouter et veut en profiter pour restructurer et alléger son livre... Quand on lui propose aussi de personnaliser sa couverture... (Calaméo permet les réactualisations de fichiers... La nouvelle version du livre a remplacé l’ancienne...)


Un fragment de dialogue saisi sur le vif par Fatima Mana.

Et tout ça à partir ou à cause d’un CD qui refuse de s’ouvrir !


Une permanence, un espace et voici restitué un florilège d’expressions spontanées, récoltées au cours du travail entrepris par J et M sur le livre de Marie des Ponts, déjà mis en ligne sur notre site sous calaméo. Le but étant de l’étayer par d’autres photos et commentaires.

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Une pseerelle pas très belle fait la roue dans un beau paysage. Que d’embrouilles !


-  M - je l’ai pas mis à l’envers au moins ! (parlant du CD)
-  J - qu’est-ce qu’il nous dit ? Il voit des trucs lui !
-  M - ah oui, il est bien coincé !
-  J - c’était une erreur de manip.
-  M -ça m’a mis « voulez vous le convecteur » ? Il était coincé ! C’est normal que ça tourne ?
-  J - qu’est-ce qu’il dit ? (en parlant de l’ordi) ; il suffirait qu’avec mon zoom j’aille en 25. (M regarde J comme si ses yeux haussaient les épaules). Là, on se rend compte qu’il y en a une plus basse ( en parlant des photos).
-  M - oh mon dieu oui ! On le voit bien là ! Que c’est compliqué !
-  J - avec Photoshop [1], je prends un cm et je mesure l’écran. Oh qu’il nous gonfle celui là !( changement de pagination subite)
-  M -là il est trop bas. Faire des ponts c’est compliqué ! Ah quand même !
-  J - il est où ?
-  M - là, c’est passé dessus ! Il y a un coup de tempête : c’est plus droit !
-  J - où, où, où ? Ce n’est pas possible, je l’ai sauvé à partir d’"un petit costaud" ça se gâte. Je l’ai bien sauvé ! Si j’étais seule, je dirais que j’ai la berlue. Sur mon fixe, ça ne fait pas des trucs pareils ! Je l’emporterais sur le mien, à la maison. Il est vieux mais il n’a pas de problème. C’est normal ce truc là ?
-  M - à ben là les hauteurs...
-  J - c’est "le petit costaud" qui a bougé ! Je vais juste diminuer celle là (photo). "Le costaud", il est bien toujours là ?
-  M - Pourquoi les ponts étaient en gros et pas Marie ?


Il suffit de sortir quelques phrases de leur contexte et voici l’ébauche d’un scénario à poursuivre...



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[1] Elements



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Le temps d’une permanence


C’est au complet que le groupe des quatre B2Istes fraîchement diplômées a posé son temps dans la structure communale de Saint-Apollinaire, chacune avec ses raisons, résonnance/écho d’une particularité ne se trouvant qu’à cet endroit.

Michèle revient pour une mise à jour relationnelle et retrouver le visuel d’un lieu constitué de fragments indissociables du partage. Etrangement, la distance passagère de l’absence s’évapore spontanément sur le plaisir du revoir. C’est comme si le temps se défroissait pour son retour.

Marceline, un champ de rires au visage nous re-situe entre deux éclats, l’histoire abracadabrantesque d’un disque dur au branchement particulier. Dans la foulée, rattrape son intention première : apprendre à créer des dossiers pour ranger ses photos.

C’est alors que la solidarité donne à ce qui se vit dans notre bibliothèque son plein sens et cette sensation si particulière d’appartenance. Notamment avec cette interchangeabilité du formé qui devient formateur. La dimension d’entraide émerge naturellement et laisse l’entrevoir d’un fonctionnement idéal.

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Quant à Régine, des lambeaux de sa journée de travail traînent encore dans ses yeux lorsqu’elle pousse la porte de la bibliothèque. Ils disparaissent presque instantanément sur le monde présent.

D’une activité à l’autre, Jacqueline se joint à la répétition spontanée mise en place devant la réalité du spectacle tout proche.

La diction balbutiante, menacée par le trou de mémoire déséquilibre forcément la tirade lancée. L’épelage du mot, qui plus est mimé, abandonne une déferlante de rires spontanés ; mais n’en doutons pas un instant, la particularité de cette mémorisation fait déjà ses preuves.

Fatima Mana





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Activités de circonstance cette semaine en Bibliothèque


à tel point qu’il y a eu peu de temps pour faire des photos !

Entre la préparation des livres pour le Bibliobus,

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-  la mémorisation des textes théâtraux et
-  l’accompagnement des visiteurs à la source de la Dunière ou à Combier...

Y entendre la mer !

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Naissance d’un livre


Tressée à l’écho du lieu, sa raison d’être.


A chaque fois c’est un voyage, passage temps portant la raison du temps où les choses se passent suivi de l’écho que l’on vient y retrouver. Bien sûr l’intention est là tressée à l’attente.

Apprendre, partager un savoir, emprunter ramène vers la fonction originelle de la structure comme un ressac afflué sur la plage.

Simone a même pris rendez-vous pour tenter de dompter le langage de son nouvel appareil photo numérique, évitant ainsi de tourner en rond dans les explications si alambiquées parfois que devenues hermétiques, transformant le carré d’une racine même appliquée en cercle.

Pendant que d’autres engouffrent dans la bibliothèque le soleil du dehors, Simone pose son pas sur l’un des premiers sentiers à traverser : vider la carte de l’appareil photo dans l’ordinateur.

Tout d’abord ne pas ignorer les dimensions de la dite carte modulant son périmètre au gré du constructeur, rendant l’enregistrement parfois insoluble suite à une incompatibilité en fusion avec l’ordinateur.

Jacqueline et Simone en action :

Toutes deux ne quittent pas des yeux l’écran tout en s’affairant sur le contenu de la boîte.

Jacqueline
-  Ah Ah Ah, je sens qu’il se passe quelque chose !

Simone
-  et ces trucs qu’ils donnent là, avec ces branches en couleur !

Jacqueline
-  Y a t-il un CD d’installation ?

Simone regarde Jacqueline, mine patibulaire, traits dubitatifs sur le visage.

Une solution est trouvée : Jacqueline part en courant d’air au Vernat chercher un lecteur de carte pendant que Simone tape ses légendes qui accompagneront les photos de son livre numérique.

D’un temps à l’autre, l’inséparable intention rythme et avance dans l’entreprendre.

Fatima Mana


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Simone a pris ses photos, les as classées, rangées ; elle s’est assurée qu’il n’y avait pas de problèmes. Puis elle a préparé des légendes, une pour chaque photo.

En bibliothèque, elle rentre les textes sous Word. Puis, on insère les photos, sous les textes correspondants.

Un travail à la louche, juste pour bien situer, respecter les correspondances.

Restera le gros-oeuvre, affiner et aligner les titres et autres légendes et les images, dans une mise en page relativement standardisée, réaliser une 1ère et 4ème de couverture - en évitant le blanc, ça va sous Calaméo mais pas pour l’impression papier- il faudra prendre pour ce faire des photos non retenues et les mouliner sous photoshop Elements, puis sauvegarder au format PDF, convertir sous Calaméo, l’insérer des liens vers les sites des editeurs... choisir une présentation personnalisée...

Et, puis, il n’y a plus qu’à mettre en site pour lire. Sous minicalaméo pour une petite vue d’ensemble,




ou directement sur la liseuse

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L’eau à Boffres sous liseuse de Calaméo. Une 4ème de couverture qui, avec les liens sur le site des Editeurs, confère le statut numérique.






Bibliothèque du jeudi, sans commentaires...

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Chacun vaque...

de la poursuite d’un livre numérique à rédiger

à la découverte d’un jeu...

J.Cimaz





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Des potentialités concentrées dans un lieu commun.


L’autre aspect incontournable de ces temps dédiés aux permanences de la bibliothèque/EPN de Saint Apollinaire de Rias sont des actions, pluralité de thèmes au singulier. De petits temps mis en acte qui donne à la structure municipale les couleurs de son statut. Une histoire de langage au gré des visage où chacun prend l’apport part entière distribuée au prorata de l’intérêt pour une activité.

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De ceux qui viennent chercher l’écho d’une lecture afin de dilater le temps et le suspendre au plaisir de lire, le lieu n’oppose pas le silence à l’animation mais traverse l’intérêt de chacun au fil du sujet alimenté par sa particularité.

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Autour de ses murs, prendre du temps le temps de découvrir les partages proposés, travaillés à l’air libre d’une envie intégrée à l’indispensable curiosité afin d’aborder les différents langages proposés.

Caractéristiques inscrites dans la démarche même d’un lieu avec ses potentialités concentrées dans une même direction, simplement mise en équivalence.

Fatima Mana
-   Images : J.Cimaz à partir de ses photos ou de celles de Fatima Mana ou de...





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Coloniser la page

Lecture et écriture sur Ecran, des activités essentielles en Bibliothèque, qui intègrent le livre imprimé - parce que ce sont des poèmes lus qu’on va transcrire sur l’écran ou parce que, à côté de l’aide en ligne, le livre documentaire ou la documentation imprimée- ont leur leur place...

Et puis la lecture et l’écriture sur écran demandent des compétences nouvelles et complexes de lecture et d’écriture, et ce besoin si bien observé et nommé par Fatima Mana de "coloniser" la page, le contexte, le site, l’Internet...

J.Cimaz





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L’évolution se reconnaît à l’oeil nu et campe désormais aux abords de la curiosité.

Si, d’une intention, l’internaute en herbe poursuit le traitement de texte, il déplace autrement son regard sur l’écran, débute sa balade virtuelle par le site, colonise doucement les rubriques, rompt l’appréhension qui donnait à la distance un je ne sais quoi d’étrange comme une intelligence supérieure.

La spontanéité fait toujours escale avec ses réflexions qui dessinent des arcs-en-ciel sur les mots prononcés :

-  Je prends le premier « é » qui vient ; alors pourquoi il se met au rouge ?

En parlant du curseur :

-  Il est parti où ? Bon je le laisse faire !

Dès la cause identifiée le travail se poursuit.




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L’action livre numérique relative à la fête de l’internet est toujours d’actualité, suscitée par la création d’un Calaméo prêt à basculer d’autres participatifs sur notre site.

Pour cela rien de plus facile : s’attaquer à l’idée puis la dérouler sur le concret. Seulement voilà, des procédures apparaissent, émaillant de doute le projet.

Mais qu’à cela ne tienne ! Michèle - aux longueurs d’avance confirmées par une navigation en mer virtuelle digne d’un cap-hornier - est venue réaffirmer la solidarité B2Iste et le signe de ces choses qui construisent la part essentielle d’une identité.

Fatima Mana
-   Images : J.Cimaz à partir de ses photos ou de celles de Fatima Mana





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À la confluence d’un espace commun.


Les modes opératoires spécifiques à chacun ont pour l’observateur extérieur une résultante différente dans la réalité. Celui des uns consiste à rentrer résolument les deux pieds joints dans l’application, poursuivis par l’idée de créer un calaméo, influé par la fête de l’internet qui continue à battre son plein.

Installée à la permanence précédente, le sujet est représenté par une série de photos qu’il ne reste plus qu’à légender. Au passage, juste avant de l’attaquer, découvrir la dernière mise à jour du site et notamment dans la rubrique patois, la narration de l’atelier agrémentée de petites vidéos qui tombent sous le coup d’une approche ludique et traversent l’article dans une nouvelle dimension.

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Concernant la progression des inscriptions de la bibliothèque/EPN de Saint Apollinaire de Rias, elle confirme la nécessité d’exister de la structure communale. 119 inscrits pour une population de 160 habitants : qui dit mieux ! De la consultation d’un site, pôle emploi par exemple, aux livres empruntés, ce sont des attentes alternées entre internautes t et lecteurs.

Ça y est, nos marque-pages sont partis, recelant le faire ensemble d’une action portée par l’OT articulée autour de la participation des bibliothèques du canton. L’opération se poursuit et permettra d’alimenter en continu l’exposition qui happera touristes et autochtones dès la prochaine estive.

Croisement, va et vient d’activités à la confluence d’un espace commun : de l’essentiel corroborant la belle idée d’un lieu qui vit. Fatima Mana





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Un temps tranquille


mais divers et studieux...

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Un tableur réjouissant, de la poésie qui se cherche et des plans sur la comète - dans un bain de livres et l’admiration toujours pour un abécédaire d’art finement découpé...





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Entre tableur et Voltaire


une semaine studieuse.

Entre tableur et Voltaire, en passant par le travail de la demande sur les Biens Communs partout et pour tous...


Tableur


Après séances dans la joie de quelques mardis passés où un premier tableau pour un budget familial particularisé, celui des dépenses, avait été travaillé, le réinvestissement pour un second tableau, celui des recettes.

Et puis on passe des mois aux années, sur une seconde feuille qui sera à lier à la première... Et le rôle, prospectif et recherché [1], des simulations, qui émerge...

Des apprentissages rapides et efficaces.

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A côté de la joie du tableur, l’apparition inquiétante d’un insecte inconnu qui pullule aux Baraques.


Fête de l’Internet

Dans un second temps c’est une demande de précisions concernant la fête de d’Internet... Des envies d’eau à canaliser et creuser... Eau non polluée, un bien précieux... La source ?


Bac de français

Et puis le bac de français, ce "Candide" de Voltaire à revoir.

Candide se trouve sans problème sur Internet. Il y a le cours, il y a la lecture, il y a l’exposé et le texte, là, s’affiche...

Des mots à définir, des expressions dont il faut préciser le sens... Pour cerner les nuances de l’ironie de Voltaire...

-  Un impôt sur les huisseries au 18ème siècle ?
-  Le sophisme... et Leibniz... Et de sophisme en paradoxes, le paradoxe du menteur - ou du Crétois... [2] Et la flèche de Zénon d’Elée,. L’Eléate du Cimetière marin de Valéry [3]

« Zénon ! Cruel Zénon ! Zénon d’Elée ! »

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Du bac de français, la plongée dans la philosophie antique et ces problèmes posés qui traversent les siècles pour y trouver, éventuellement, une solution mathématique [4]


Et il y avait encore une ou deux voix pour dire, il n’y a guère plus d’un an, sinon "Cachez ces appareils que je ne saurais voir", ou pire, du moins "mais si vous aviez un autre local, les appareils [5], ils ne seraient quand même plus dans la même salle que les livres ?"


A chaque permanence, et pas seulement en période de préparation de la Fête de l’Internet, nous mesurons la chance, pour l’accès à la culture de tous, d’avoir l’Internet à portée de main. Et ne pas l’opposer au livre SVP !

Notre jeune lycéenne n’aime pas Mme Bovary et ses longues descriptions... En quelques clics on peut distancier sa quête, la situer dans ces années d’après la seconde république et renvoyer à une approche de la matérialité du texte et de l’écriture -toujours datée et contextualisée...  [6]

Et pour soi-même, préciser ses réminiscences scolaires...


Jacqueline Cimaz



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[1] ce qui fait l’utilité quoi...

[2] « un homme déclare "Je mens". Si c’est vrai, c’est faux. Si c’est faux, c’est vrai. »

[3] Et pas l’Eléate, ce bateau acheté et partagé par quatre couples d’enseignants, bateau des baignades au large et des textes déclamés sur le pont... Couples dont les enfants ont presque tous fait des études de philosophie... Les Héritiers ? Bien sûr... Mais la transmission. Du bateau dans la rade de La Rochelle à Wikipedia, entre ces murs vétustes, l’ouverture... Et l’image...

"Les technologies numériques sont des technologies d’écriture.[...] Grâce à elles, jamais les hommes n’ont possédé autant de possibilités d’étendre les savoirs et leurs capacités d’agir ; jamais nous n’avons disposé d’autant de moyens pour satisfaire notre volonté de connaître et de comprendre. (Présentation tables rondes du 11 mars au Lux ) "

[4] Où on pourrait évoquer Gödel et les brins d’une guirlande éternelle, surgis lors d’un récent atelier d’écriture - poésie et philosophie ? Mais on serait trop loin du Bac de Français...

[5] il n’y en a que deux si on ne compte les portables amenés par l’équipe ou les usagers pour pouvoir travailler...

[6] De la non-identification à la distanciation...



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A l’intérieur du temps.


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Tel était le ciel, éclaboussé de soleil lorsque nous débarquons nos habitudes dans la bibliothèque/EPN de Saint Apollinaire de Rias.

Un avant goût printanier étale de tout son long, au beau milieu de la cour écolière quelques taches de chaleur et réveille l’avenir.

Michèle arrive, fragments d’hier, les traces retrouvées travaillent sa venue, l’arpente au plaisir simple des choses. Les jonquilles tapies dans le renouveau attendent.

D’autres épellent le silence retombé derrière les départs, font leur chemin, épinglent au temps le sens de leur présence. Sur la table du jour, un projet décante photographiquement ses perspectives dans l’inusable force créative.

C’est tout un pays dans le pays, une permanence qui se vit et vit.

Fatima Mana






Avant ce jeudi jonquille, un mardi rouge du plaisir de la découverte du Tableur !

Magiques recalculs...

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"Arithmétique ! algèbre ! géométrie ! trinité grandiose ! triangle lumineux ! Celui qui ne vous a pas connues est un insensé !"

Lautréamont (1846-1870)

Les chants de Maldoror, II.10

Du pou (Chant II,9) (Bac de français 2010) à l’araignée il n’y a qu’un pas. De Victor Hugo ("J’aime l’araignée et j’aime l’ortie,/ Parce qu’on les hait ;") à Louise Bourgeois... il n’y a qu’un pas...


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Louise Bourgeois : "l’araignée, la maîtresse et la mandarine"

De Amei Wallach, Marion Cajori Avec Louise Bourgeois, Pandora Tabatabai Asbaghi

Documentaire sur la vie de Louise Bourgeois, sculptrice depuis 1949.


Visionner la vidéo




Richesse de l’Internet et ressources pour Bibliothèques rurales...

Jacqueline Cimaz





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Du temps bousculé.


Elles finissaient par nous manquer ces permanences assiégées par l’épisode tempétueusement neigeux muselant leur rythme hebdomadaire. Dès l’entrée, le familier s’engouffre sous nos pas, retrouve et recompose ses sensations en un rien de temps.

Au courrier, un petit livret publié par le Conseil Général de l’Ardèche, répertoriant les structures de diffusion arts plastiques dans notre département vient d’arriver. Un exemplaire est évidemment offert à la Bibliothèque.

Il est épluché avec curiosité. L’association « Les Rias » y figure en bonne place, citée sur deux pages.

Un autre exemplaire est porté en mairie. Monsieur le Maire de Saint Apollinaire de Rias prend acte de ce support promotionnel. « Une aide pour poursuivre notre action en faveur de la diffusion d’un art contemporain pas toujours reconnu », dit Jacqueline.

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Un déplacement familier pénètre dans la Bibliothèque/EPN, Régine installe sa venue dans le plaisir de la rencontre, celle qui se fabrique au fil du temps avec le partage d’une activité, d’un lieu, d’une idée. La voilà dans la fluidité de la curiosité et de l’intérêt. Jacqueline ouvre l’évidence de sa présence en l’invitant à découvrir le travail - sous Calaméo - fait par les deux classes de sixième du Collège Pierre Delarbre de Vernoux. Abreuvé de commentaires, le déroulé numérique absorbe l’intérêt des deux internautes sur l’écran.


Un amas de livres est sur le bureau bibliothécal Rendus, ils doivent être dûment enregistrés. Un défilé de fiches témoigne de la présence de notre plus grande lectrice, régulièrement visitée par le portage des livres. Un bon moyen d’aller aux nouvelles quand on ne peut se déplacer et un service apprécié.


L’élément fort de la Bibliothèque/EPN, c’est la polyvalence de ses membres. Dès la fin de la permanence, toutes les disponibilités sont requises et transforment le lieu en salle d’accueil pour les besoins du samedi.

Un faire ensemble qui requiert parfois de la force physique mais qui n’a plus à démontrer la réalité de sa force commune.

Fatima Mana





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Des pulsations au rythme commun du mardi à l’étang du jeudi...


Par delà les passages pour changer des livres, trois temps, ce mardi - autour des ordinateurs :

* deux temps en parallèle !

-  la découverte du site et de l’utilisation de la messagerie,
-  celle du chargement et de la mise en ligne d’un dossier sous Calaméo

* et un qui réunit :

-  la découverte d’un projet de film, et un avis unanime.


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Le vécu de Fatima Mana.

Au menu, pour cette permanence hebdomadaire, nous avons eu des premiers pas et de l’habitude, avec un répertoire réactif comprenant un panel oral expressif à souhait.

D’abord arraisonner ce qui semble compris et l’appliquer. Noter sur un carnet le fur et à mesure de l’avancée afin de recommencer chez soi, dans le cocon familier, les formes apprises et les restituer en les accompagnant de la dimension particulière qui stimule dès que les choses deviennent partage. Trouver une place pour cette nouvelle démarche afin de l’installer dans l’imperturbabilité de la décision prise.

L’habitude quant à elle arrive avec ses repères qui font l’objet de similitudes inchangées et reproduites dans le « savoir ce que l’on va retrouver ». C’est comme le rendez-vous d’une rencontre amicale saluée par le plaisir simple de se retrouver. C’est une scène inchangée, de spectacle en spectacle donnée où s’installe constamment de l’improvisé.


Aujourd’hui, Calaméo rentre en pratique : lieu/livre support au bruit si particulier dès ses pages tournées.

Lentement, l’identité bat ses couleurs et modifie l’endroit, les rassemble, substituant doucement le changement imperceptible vers un partage commun, provoqué par la nécessité de visionner l’ébauche de films destinés à promouvoir le CLD.

La parole de chacun s’approche de ses impressions, émet l’occasion de se dire, échappe à toute contrainte parce que spontanée. Elle devient l’expression irrépressible d’une consultation qui élargit la critique et l’étaye de sa simple implication.

Fatima Mana






L’étang du jeudi.


Plusieurs actions scandent la traversée de ce jeudi.


D’abord l’achat d’un billet de train - pas si simple... Mais tout de même un certain confort... Et le billet, imprimé, est de suite livré.


Puis, un habitant encore intermittent, en mal de branchement, vient consulter l’air de son plat pays. Un peu de temps se joue du temps avant d’ouvrir sa messagerie et de sauter les frontières virtuelles. Les nouvelles inclusées dans la toile l’attendaient et le voilà d’un clic propulsé chez lui.

Là, se glisse dans le torrent numérisé, un lien en visite sur un nouveau site : celui de Marc Gerenton ou la métamorphose du trait poétiquement épinglé sur l’écran. Les regards rivés croisent de surcroît l’étonnement et prennent appui à la surface éphémère de l’instant.

Entre deux silences parfois cois, l’espace délie et dissout les commentaires dans l’ambiant sporadiquement remué de l’échange à l’idée.

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Chaque bibliothèque a ses lecteurs réguliers. Ils viennent par grappe ou seuls puiser dans le vivier à histoires. Le portage des livres à domicile fait partie des services proposés par la structure de Saint Apollinaire.

Partir au devant du plaisir de lire renferme dans l’action, un petit voyage, une légère dépression sur la rencontre avec dans le regard la simplicité du. lien entretenu et partagé.

Auparavant, le profil du lecteur se décline en goût et tendance afin d’aller au plus près du livre qui plaît. La préparation nécessite une certaine méticulosité : apprécier et évaluer le susceptible de contenter.

Tresser alors la distance, retrancher l’isolement éparpillé sur la longueur des jours, prendre simplement le temps de porter des mots pour un peu de lumière dans les traverses de l’hiver.


Fatima Mana





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Dans les replis de la permanence, une ondée.


Les paramètres d’une permanence classique étaient pourtant là : du matériel informatique à la source du livre, mais peu à peu, au fil des arrivées, s’installe la parole dans le cours d’une conversation improvisée. Assise sur du temps, la voilà qui prend son temps.

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Peu à peu des mots remontent le courant de l’enfance en courant sur les souvenirs. De ci, de là, ils font des petits nœuds sur le présent. Un va-et-vient écoute, attend, découpe, recoupe, s’arrête sur la route.

Un trio trace à la craie le temps de ses marelles, suspendues au ciel et qui fabriquait les rêves des petites filles en jupes plissées, recouvrant leurs genoux écorchés.

C’est peut-être parce que les journées ont épuisé l’efficacité que le temps spontané se repose et alimente la discussion, ou bien devenu tranquille, s’absente, s’oublie et se confond pour franchir la rareté du moment.

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Au départ tout y était : l’intention et la volonté de wikiniser. Avec ou sans trop d’allant mais faire du faire pour le refaire. Commencer à faire du commentaire pour alimenter ce tout nouveau procédé et laisser nos traces sur la toile pixélisée. Un passe-mots était même prêt à rentrer dans le cadre affecté du commentaire mais que nenni, le filet jeté sur l’étang puise puis fait du texte mais ne peut le hisser pour le mettre en bout de ligne !

Ce parfois rétif qui surgit on ne sait pourquoi allège et ouate l’espace disponible en lui donnant un goût particulier. Celui du temps qui dentelle le temps tissé aux paroles simples, celui qui accoste avec les uns et les autres simplement sur un morceau de temps pour se retrouver.

Fatima Mana





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Un endroit-une permutation-la richesse d’un lieu.


Du Vernat à la bibliothèque, il n’y a qu’un pas. Michèle d’un côté, Jacqueline de l’autre et l’insoumission d’une manipulation virtuelle suspendue au téléphone pour tenter de la résoudre.

Une conversation à bâtons rompus bat l’intonation d’une mesure parfois tendue sur la voix :

-  ça s’ouvre ou pas ?

De la réponse négative, une irrépressible tension s’ouvre sur la question. Le non a un accent d’incertitude et d’incompréhension. Une des deux internautes, reliée simplement par la distance, retrouve le cadre familier de la bibliothèque.

Bizarrement, côte à côte sur l’écran, le mur virtuel abat son ciel menaçant et le résultat transporte la satisfaction d’y être arrivé tout simplement parce qu’à plusieurs...


Le passage en coup de vent d’Anne-Marie ajoute du temps et converse avec le présent. Elle s’installe à l’endroit libre du moment et virtualise une correspondance fleuve à l’autre bout d’une distance rapprochée dont le seul intermédiaire est l’écran.

L’arrivée du Bibliobus la veille à laissé des traces.

C’est une montagne de livres qui doivent réintégrer les étagères avec des mots qui deviennent choses d’un poids conséquent, démultipliés par le nombre de volumes volumineusement volumineux sur l’instant.

La cohérence du pas qui va de sens en sens, d’une étagère à l’autre, de rubrique en rubrique devient danse primitive faite de signes cabalistiques. Petit à petit, intégrés, réintégrés, classés, nomenclaturisés, réhabilités, les voilà prêts qui n’attendent plus que leurs lecteurs.

La bibliothèque municipale de Saint-Apollinaire-de-Rias a plusieurs vies et transforme régulièrement son espace au gré des manifestations proposées - ou, comment positiver une contrainte en la transformant en atout et lieu de vie ?

Sa polyvalence, bâtisseuse de liens, permutant ses activités pour mieux se retrouver à aménager avec du faire ensemble l’endroit pour le mettre juste à l’endroit des rencontres qui s’entretiennent de retrouvailles.

Fatima Mana

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La fête de la science se rapproche et compte ses heures, concentrée sur son coup d’envoi officiel qui aura lieu le 14 novembre à 14H à la Grange du Vernat.

La semaine qui suivra, de découvertes en pratiques, lui emboîtera le pas.

Proposée par la bibliothèque de Saint Apollinaire de Rias, l’action intitulée « Média en quête d’identité » sera présentée et lancée pour son coup d’envoi par Jacqueline Cimaz, responsable du projet.

C’est ainsi que ce jeudi est passée en revue la présentation prévue : rétrospective d’un travail numérique abordé et travaillé avec différents intervenants et procédures.

De l’hyperlien à plusieurs logiciels utilisés, c’est un condensé, une globalité infinitésimale de la source numérisée en perpétuelle mouvement, reliée à l’application pour concrétiser son fonctionnement, qui se déroule sous notre curiosité curieusement concentrée sur l’écran.

Il n’y a plus qu’à....mais faut-il encore que le mouvement amorcé : « ouvert/fermé » ne soit pas contrarié par une immobilité inexpliquée.

La réussite a parfois d’autres paramètres que celui de la volonté : le matériel.

Fatima Mana





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D’un report, une continuité

Un atelier reporté et voilà que ceux qui avaient prévu d’y participer sont venus, par dessus l’habitude à peine insignifiante, retrouver l’endroit, le prétexte, la cause, l’origine d’une réalité qui n’appartient qu’au lieu.

De MAC à VISTA il n’y a qu’un pas, certes parfois balbutiant d’étonnement devant un langage si différent. Les sons émis par l’internaute sont paroles qui affrontent une dialectique en totale adéquation avec un sentiment qui aurait tendance à moduler son irritation à la hauteur de l’incompréhensivité visuelle du résultat.

Il n’empêche que la navigation sur le site bibliothécaire d’une immensité océane, découvre avec surprise le regard d’un citadin écrivain, écrivant son passage ardèchois éphémère mais fleuri à la manière d’un paysage qui nous ravit.

Du Ménard tout craché qui sort de ses valises, une version virtuelle que nous découvrons sur son blog comme un air entraînant et qui nous imprègne étrangement.

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Entamé lors de l’action « Roman et cinéma », le livre numérique est à l’ordre du jour pour Régine et Fatima qui travaillent le lien hypertexte, ressorti dans l’intention de le maîtriser et de l’appliquer.

Les intitulés des livres sont dans un premier temps sélectionnés, puis c’est au tour des films, l’idée étant de créer un va-et- vient interactif entre livre et film correspondant.

Deux puis trois titres sont appliqués suivant la procédure au mot près et puis sans savoir pourquoi, et c’est là que l’action servile devient ridicule, le refus d’installer la démarche claque triomphalement, devenant gouffre.

Remonter l’itinéraire à l’envers, recommencer, re-recommencer pour constater l’impossible.

Ne nous sépare alors que la prochaine permanence pour y arriver, puisque l’heure a tourné son temps et s’arrête sur la fermeture.

Fatima Mana





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A quelques encablures du geste.

Soudain, des bruits courent et enflent dans la cour, puis s’ouvrent sous une pluie de regards joyeux et s’engouffrent dès la porte refermée dans la bibliothèque municipale.

La surface de la salle s’irise d’un seul coup d’enfance. D’abord dans tous les sens, va et vient, indécise, reprend son souffle et s’installe confortablement sur les chemins à histoires des rayonnages à leur portée.

A jet de mots, les albums sortis des piles sont rapidement feuilletés des yeux, c’est alors que doucement, dans un frémissement de curiosité, les enfants attrapent le silence et se retrouvent de l’autre côté des mots à les écouter dans la fraîcheur de leur imagination.

Assise sur le banc des petits, Jacqueline les invite dans une ronde des mots. Presque instantanément, les enfants l’ont rejoint et l’entourent de curiosité. Sa voix secoue les draps d’un ciel imaginaire. Tous sont rentrés de pleins pieds dans l’histoire. Pouce à la bouche, présences suspendues à l’intonation, captées par les sons, reliées de temps en temps à la maman au détour d’une intensité ; sortir un instant de l’attrait pour se rassurer et se resserrer contre les phrases qui racontent.

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L’heure tourne à l’envers du temps et remonte de ces choses lointaines à l’embrasure du souvenir, réduit la distance comme si c’était encore hier, à bordée d’amour maternel que se vivait l’heure du conte.

A deux pas de l’histoire qui se raconte ou peut-être était-ce juste avant, quelle importance ! une démarche virtuelle prend la route d’une grille à forger pour l’appel à projet « Mouvances ».

En bataille rangée, lignes et colonnes s’affichent, fusionnent, se démultiplient, écrasent les données subitement dispersées. S’effacent, réapparaissent au mauvais endroit, là où on ne les attendait pas. La surprise remonte en courant au tableau. Aligner, recadrer dans l’épaisseur de l’acquis envolé depuis. 

Une bonne respiration, tout poser sur la table, à grandes goulées rechercher puis trouver, rattraper les éléments et les appliquer.

Y parvenir, acte pas tout à fait complet. Des lignes se décalent sur les mots tapés, descendent dans le vide laissé par une frappe à frapper. Alors imprimer, compléter et le tour est joué.

Fatima Mana





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Une efficacité silencieuse


Il est évident que mardi fut une permanence calme, non pas remplie d’un de ces silences où rien ne bouge parce qu’il est vide de présences : elles étaient bien là !

On aurait plutôt pensé à une de ces bibliothèques universitaires où le moindre bruit est laissé dehors pour empêcher la concentration de retomber sur les moleskines avachies par des années de vie en quête de savoir..

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Simone sur VISTA rentre la synthèse de ses différents regards, posés au fil du temps sur un des livres présents dans l’action roman et cinéma lancée par Ecran Village et relayée par le réseau des bibliothèques du plateau [1]. En l’occurrence celui de « Balzac et la petite tailleuse chinoise » qu’elle a d’abord lu et vu puisque un film à été tiré de ce roman puis relu et revu. Un avis qui permet de voir évoluer son regard à travers le temps.

Si la perception d’un apprentissage, porté à ses débuts comme un fardeau, tant les étapes pour arriver à le maîtriser nous paraissent ardues, désormais surtout lorsque la curiosité et l’intérêt s’en mêlent et installent doucement de l’assurance, une internaute en herbe avance régulièrement chaque mardi. L’habitude déroulée aux traits familiers s’apparente et s’imprime au mouvement tranquille du lieu.

Fatima Mana



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[1] C’est dans ce cadre que notre bibliothèque, projet sciences oblige, a engagé ce travail de création d’un livre numérique qui, pour le moment se remplit peu à peu avant, dans un second temps de se structurer en sommaire, liens, notes et commentaires interactifs à souhait.



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Un jeudi dense.


Trois temps l’auront traversé.

Du stage en matinée, de la BDP autour de la découverte de son site mis récemment en ligne,

en passant par le bureau de l’association « Les Rias » qui a tricoté les calendriers,

puis la permanence hebdomadaire de sa Bibliothèque, avec l’impression de le découper à l’efficacité.


(JPG) De l’acquisition d’un nouvel outil, [1] des décisions travaillées au collégial [2] ou du temps de rencontre lecteurs/internautes, ce sont des mondes à part, oeuvrant sur des similitudes habillées de mêmes intérêts, avec l’envie de faire évoluer l’accessibilité et le lien social.

Flottait, dispersé sur les choses, le sentiment d’avancer, remuant les dites choses en les faisant vivre tout simplement sur une route où se croisent, s’accompagnent des activités allant toutes dans le même sens.

Du coucou de Michèle à la volée et le plaisir du revoir, traversé un instant par sa présence, la concentration en cours s’est aérée le temps des nouvelles puis les uns et les autres arrivent, repartent, taillent l’air de leur voix ; c’est un tout coloré éphémère qui s’intègre parfaitement au paysage de la petite bibliothèque communale.

Fatima Mana





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[1] auquel il va falloir initier l’équipe élargie...

[2] qui organisent les complémentarités...

Plusieurs rythmes au même endroit.


Que cela soit en découvrant un paysage étrange de collines, découpées à gros traits éruptifs millénaires ou rentrer dans un apprentissage et tâtonner sur ses possibilités ; la dimension visible qui s’en détache au premier plan de la réflexion est une immensité à peine devinée.

Elle trace l’impatience d’avancer et de comprendre, poursuivie des yeux par des aller-retours. Sous les pas, la distance du temps refait le chemin à l’envers sur ses premiers balbutiements pour les dépasser.

Il suffit simplement d’écrire son exigence au rythme de la compréhension, puis de prendre rendez-vous avec la prochaine fois, la déposer sur la table, se ré-approprier les premières données et conforter l’acquis pour avancer.

Juste à côté du silence studieux, une conversation berce l’espace de ses voix. Un goût tranquille imprègne les heures de la permanence. A l’embrasure d’une activité, des phrases émiettent doucement l’atmosphère dans l’irrégularité de ces choses qui fabriquent un monde à part.

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Là, une concertation est sollicitée afin de sélectionner des photos patrimoniales, représentatives de Saint-Apollinaire pour une action de l’OT.

Alors ça tranche dans le sens du séculaire symbolique où dans les bottes de paille, flouttées à la modernité d’une installation contemporaine éphémère.

Entre temps, la musique de l’enfance s’est glissée au milieu des activités, inonde de lumière le lieu et rentre dans l’appartenance de la bibliothèque communale en inscrivant un nouveau sourire sur la liste de ses lecteurs.

Fatima Mana

Bibliothécaire bénévole




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A la croisure des activités.


Notre projet d’installation aux sources de la Dunière se concrétise, s’entre-file, s’approche du temps ; cerné par des rendez-vous sur son lieu porteur.

Jacqueline n’hésite pas à faire du rallye raid pour tailler la distance qui cédant sous sa témérité transporte le plasticien à l’endroit où se dressera la future sculpture afin qu’il puisse le cerner, le visualiser et le découper au plus près de son inspiration.

Retour à La Bibliothèque où l’heure de la permanence sonne sa disponibilité. Et c’est ainsi que la simplicité des choses marche en direction d’une activité, au gré d’une intention qui crapahute sur un apprentissage, le choix d’un livre ou une exploration au travers d’une conversation.

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Là bas, dans l’espace temps, l’enfance vient chercher des mots à histoire, puis se met en disposition de conquérir les différentes étapes de son jeu préféré Adibou.

Seulement voilà, à l’heure où l’heure se retourne sur sa tranquillité, une manipulation intempestive perd l’installation dans les méandres de l’impossible et Adibou disparaît.

En exploratrice virtuelle chevronnée, Jacqueline part spontanément à la conquête des difficultés et se partage entre un lien hyper texte récalcitrant qui refuse de s’enregistrer sur l’ordinateur de Michèle et la réinstallation du copain de Clémence.

Mais la petite fille est déjà partie ailleurs, déchiffrer les couleurs d’un jardin imaginaire.

Fatima Mana


Attention : la malle "Livres d’artistes", prêtée par la BDP sera consultable en Bibliothèque ce jeudi 3 à partir de 17h30.





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Grand calme,


pour cette 3ème semaine d’août : on passe dire bonjour, trois petits tours parmi les livres puis aux ordinateurs, un regard furtif sur le site.

Il fait trop chaud. Orage ou pas ?

Même la remise d’un nouveau livre, le mardi, une revue, un 1er n° d’une nouvelle revue, annuelle, entièrement réalisée par les étudiants de l’Ecole Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles, éditée par l’Association des Etudiants de l’Ecole Nationale de la Photographie, « Work in Progress » ne trouble pas la chaude torpeur.

Personne ne prend de photos...

Par contre plusieurs reviennent sur le bilan de la semaine d’Arles et on rappelle l’oeuvre publicitaire pour l’édition gratuite d’un petit livre photo...

Et puis, on vient aux nouvelles...


Jeudi, reprise des choses sérieuses - les livres, mais aussi la frappe d’un texte à transmettre et sa mise en forme - une relative découverte du traitement des textes...

Et bien sûr on va voir le stage d’Arles sur le site... Une petite idée...

Mais même volets fermés il fait chaud...

Lire au bord de l’eau ?





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Journal d’un été cosmopolite


Accroché au temps d’une permanence...

Peut-être aurait-il fallu pousser le temps dans un coin et l’oublier, suspendre la permanence de mardi à l’échancrure du jour tant le croisement des rencontres fut dense !

La première habituée tape l’épaule d’une poignée de sourires, dans ses mains, un carton de livres qui une fois nomenclaturisé ira rejoindre les venelles du savoir sur les étagères de la connaissance.

Des adhérents estivants et amis tracent de leur accent, la couleur de ces choses de passage qui se rapprochent du partage et burinent le mouvement sur un air de vacances.

Ils viennent avec l’idée découpée au préalable du possible pour se connecter, consulter leur messagerie, dialoguer sur Facebook, histoire de rappeler aux familiers que même en villégiature, ils sont tout près.

Notre experte virtuelle pose ses occupations sur le côté le temps de les relier aux eaux tranquilles internautiques.

Là bas, au bout du bout de l’espace bibliothécal, un petit monde s’est retrouvé autour du livre de Sylvette Béraud Williams et s’affaire pour extraire des flammes de l’histoire, attisées par les intonations et l’émotion posées sur les voix, des passages qui seront lus lors de la manifestation « Place aux livres » de Chalencon, le 26 juillet devant le parvis de l’église.

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Une tribu éclatante de jeunesse sort de partout ses rires en poussant la porte du lieu communal.

Clémence tranche catégoriquement son envie de retrouver son nouveau compagnon Adiboutchou. Elle remonte de derrière son front, en courant, les dernières acquisitions. A jour de l’apprentissage, emprisonne la souris dans sa main, y retient tous les soleils de la découverte. Son autonomie fleurit sur l’écran : un pas de plus avance et file sur la connaissance.

Entre temps la Belgique est là. Un pan d’air et de terre soulève la lumière d’Anvers ou d’Ostende, refait le chemin à l’envers, se connecte à la distance et la dépasse.

Alors tous les gens deviennent des pays, des nuées de vie, tisseurs de liens qui se racinent le temps d’une permanence.


Fatima Mana

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Rencontres européennes.

Ce sont deux vagues successives et cosmopolites qui ont confronté, confirmé, conforté le rôle de la bibliothèque municipale de Saint Apollinaire de Rias cette semaine.

Au tournant de chaque arrivée, à l’aplomb d’elle, dévalent des visages nombreux, des ciels joyeux dans un même lieu.

C’est l’Allemagne aujourd’hui qui vient y suspendre l’air de son pays.

Une espèce de fourmillement, une cohésion concentrique de flaques sporadiques, s’empare de ci, de là, de l’endroit communal.

Ce sont des intervalles, habités par diverses activités, qui se croisent, marchent sur la distance, la déplie d’une conversation.

Ce sont des coins qui rejoignent le bord à bord du partage.

Ce n’est plus un ou deux, mais trois puis quatre ordinateurs supplémentaires qui oblitèrent les venues.

Jacqueline, prise d’assaut par les demandes, paramètre, codifie, essaime son savoir pour la satisfaction de chacun.

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Rendre aux textes qui seront lus lors de l’animation « Place aux livres » de Chalencon, leur histoire, sortir la matière, l’isoler d’un fouillis d’émotions pour l’écouter unique dans sa lecture, tel est l’objectif du groupe riassois, mesurant le temps qui lui sera imparti au rythme de chacun de ses mots. Il travaille entre les bruits qui ruissellent, fontaine de vie, fleuve bouillonnant bon enfant.

De l’éparpillement d’activités qui ouvre régulièrement le départ sur un adieu joyeux, une petite fille rentre, désormais en habitude, rejoindre le rendez-vous incontournable de son copain virtuel Adibou.

Elle dérive un instant décontenancée sur le monde présent, reprend son regard désorienté une seconde puis happe l’écran.


Fatima Mana





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Quand le B2i refait surface.


L’exposition qui aura lieu au temple des Baraques du 17 au 25 juillet, avec pour thème : "nos adhérents et amis s’exposent", dévoilera pour l’occasion, leurs talents artistiques.

Pour cette animation, mise en place par l’association les Rias, l’équipe du B2I, s’appropriera une partie des murs du temple pour présenter son travail, appréhendé lors de ses 6 mois de formation.

Un panel photographique : de la photo à la photo composite traversera le parcours et les avancées virtuelles de chacune.

Jacqueline Cimaz, bibliothécaire référente Internet et formatrice apporte jeudi à la permanence de la bibliothèque, les épreuves qui serviront pour l’expo. Les tirages sont superbes et nous rappellent rétrospectivement un cheminement traversé sporadiquement de scepticisme, dont il ne reste aujourd’hui que les traces de satisfaction d’avoir pu mener jusqu’au bout ce que nous pensions parfois irréalisable [1].

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C’est en compagnie d’une cohorte de boutons éosinés qu’une petite fille coccinelle débarque sa varicelle.

De ci, de là, sur sa peau, la guerre des boutons éruptive à bien eu lieu.

Collée sur elle, en friche ribambelle annonciatrice d’une contagion éminente : aïe Mathilde ! Clémence a revêtu son habit de clown et reboutonne la malice de ses yeux.


Fatima Mana


NB. A noter que le 14 juillet, à l’occasion et en marge du repas républicain, des échanges de livres ont eu lieu... Par ailleurs, de nouvelles inscriptions à la Bibliothèque ont été enregistrées...





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[1] Un compte-rendu de la journée des animateurs d’EPN à Rovaltain sur le site du SIVU des Inforoutes . En 3 ou 4 clics vous arrivez à la Bibliothèque Municipale de Saint-Apollinaire-de-Rias

Un va et vient familier.


Cette fois-ci, c’est dès l’ouverture de la bibliothèque, qu’une lectrice permute ses heures habituelles pour venir puiser une histoire à lire à l’impatience de sa petite fille de 3 ans, qui allume des lucioles de plaisir dans ses yeux et s’égare en un rien de temps dans le conte.

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Là juste à côté, un groupe prépare la lecture à haute voix qui accompagnera la présentation du livre de Sylvette Béraud Williams « Entre silence et oubli ». Cette animation aura lieu au temple des Baraques vendredi à 18h.

D’ailleurs ce travail étale son importance, corroboré par l’arrivée d’une de ses lectrices, n’ayant pas hésité à défier en vélo, la déclivité impressionnante des Baraques. 

Le monde s’engouffre dans le texte, extrait ses phrases pour ne laisser apparaître que la quintessence du sens.

Les rayures pétrifiées de l’histoire sont délicatement sorties de leur ligne d’horizon, alignée au pas de l’oie sur les pages.

L’extrait à lire est isolé puis installé sur la voix qui l’enveloppe d’intonations et d’émotions.

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C’est une découpe sur mesure qui taille au plus près le quotidien sauvage de ce temps là.

Les 288 pages de l’ouvrage se tournent lentement et grignotent un cercle transparent où le silence travaille l’efficacité tout contre la lumière sereine de cette fin d’après midi.


La permanence suivante vie l’époustouflante évolution de Clémence qui s’empare littéralement d’Adibou. Sur l’écran, les fleurs se colorisent au gré d’un clic maîtrisé. C’est la confirmation d’une assimilation.

Pierre et Régine arrivent d’une longue balade qui à traversé leur journée, sur le plateau ardéchois. L’arrivée se raconte au familier.

Au retour, un détour par le Carrefour des Résistances s’impose à la petite moisson de pierres rapportée de leur virée.

Un cairn s’érige de couleurs participatives.


Fatima Mana




Clémence et la souris


Il y a quelques temps déjà que Clémence avait compris comment marchait la souris, avait établi notamment la relation entre ses déplacements sur la table et ceux du curseur sur l’écran.

Mais le clic était difficile pour la petite main, clics droit et gauche n’étaient pas encore bien différenciés...

Aussi affronter le risque d’échec ? Bref un savoir non utilisé...

Mais là, on en a parlé et d’autant plus facilement que l’Asus a refusé d’ouvrir Adibou chargeant des mises à jour intempestives. Rien à faire pour l’interrompre !

Comme quoi même les adultes peuvent avoir des problèmes. Ceci explique-t-il cela ? Ou une meilleure distinction des trois parties de la souris ? Ou l’observation la semaine passée de l’utilisation de la souris par Manon, Manon réclamée en arrivant ? Ou l’ensemble ?


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Toujours est-il qu’en un rien de temps, sur un autre appareil où Adibou a pu se charger, Clémence sans presque hésiter, a manié souris et clic gauche, réussissant - et faisant seule - tous les exercices du niveau 1, puis du niveau 2 (couleurs) et même des niveaux 3 et 4 (la réunion logique !)


Tous les présents se sont bien sûr extasiés !

Un beau cadeau fait par Clémence à l’équipe...


Jacqueline Cimaz



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Comme un air de vacances


Ramassée autour du temps des deux permanences de cette semaine, la jeunesse a badigeonné de sa présence la petite bibliothèque municipale, entraînant avec elle une mousson trempée de fraîcheur. [1]

C’est d’abord la vision d’une frange de ciel, blonde d’été, qui s’échappe et flambe devant le caractère bien affirmé de Mathilde (15 mois), tempêtant sa rage, engendrée par sa maman occupée-sur-l’ordinateur.

Clémence, en grande soeur, déplie son rôle d’aînée pour la calmer mais rien n’y fait. Alors, s’agite un petit bout d’chou colérique à la gestuelle expressive, qui claque déjà sa volonté sur l’alentour.

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Puis c’est la Provence qui débarque avec son soleil à l’accent traînant ses cordes qui dansent sur les voix, ramenant derrière elle l’été sous les arcades du midi estival.

Bastien et Manon, portent un avant goût de grandes vacances avec eux

Jacqueline, leur Mamé, tisse un pays où s’effilent en file indienne, les mots cascade qui résonnent la bonne humeur des retrouvailles sur l’aire municipale.

C’est une estive qui refait le chemin de l’enfance.


Fatima Mana



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[1] On en oublie les adultes venant changer leurs livres ! Et toutes autres préoccupations...



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Consultation, découvertes et apprentissages voulus...


Trois évènements marquants cette semaine :

Dans un contexte caractérisé par l’osmose toujours plus grande entre activités avec le livre, l’ordinateur et graphisme :

outre l’intérêt récurrent pour le livre d’artiste,

-  la volonté de poursuivre les apprentissages personnels post-B2i mais centrés sur l’image composite et le montage d’images en diaporamas,

-  la réaffirmation et concrétisation de l’intergénérationnel avec l’offre de ses dessins par Geneviève à Clémence pour que, gommettes aidant, elle se les approprie et les transforme,

-  la première signature en bibliothèque de son dessin par Clémence qui a tracé les deux premières lettres de son prénom et les deux premières de son nom, en capitales d’imprimerie, bien sûr, et sans modèle. Une investigation du tracé du "A" majuscule des plus intéressantes où s’épaulent observation et tracé...

En attendant l’indispensable apprentissage scolaire du tracé canonique...

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Jacqueline Cimaz


Le mardi de Fatima Mana :

Du quiet à souhait.


Versée sur la permanence de ce mardi, la quiétude a pivoté autour d’elle une grande partie de son temps.

Michèle vient accompagnée d’une idée bien précise : poursuivre photoshop élément et movie maker dans leurs retranchements. Appréhender leur indéfinition rétive, traverser les miryapodes de sédiments, amas rebelle retenu à sa simple volonté.

D’ailleurs arrive déterminée, pose et propose à Jacqueline le cadre de l’apprentissage. Disponibilité, compétences et volonté défragmentent le temps à l’ombre du partage, englouti par la découverte.

Il y a même un travail qui se repose sur la procédure permettant de faire des étiquettes.

D’autres s’affairent autour des habitudes, réinventées, remodelées selon les demandes.

Des battements légers de vie s’éparpillent à l’intérieur d’un temps privilégié.

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Et son jeudi

Une autre rive abordée


Du va-et-vient en cotonnade fleurie sous une canicule orageuse hésitant à tomber pour lessiver l’air de ses bienfaits, au jeudi récréatif d’autrefois, la vie a plissé ses repères familiers en tapant du pied au rythme d’un temps d’ouverture couvert de lumière.

Certains passants sont passés, pensant passer entre deux bonjours, mais les heures ont bu le temps, assimilé à la confusion des jours.

Un petit goût sucré répand le plaisir à croquer d’apprendre et appréhender l’insaisissable clair-obscur de Movie Maker et ses composantes pixélisées.

Démanteler sa procédure, la mettre bien à plat sur son déroulement virtuel, faire le procès de son langage aux assises de la compréhension, s’enfoncer dans ses racines, l’impression de meubler sa terre, complexité effeuillée au fur et à mesure de l’avancée, presque ridicule de l’avoir tant appréhendée.

Doudou à la main, Clémence arbore un visage sans nuage. Quatre à quatre dans sa tête, rentre et fouette le plaisir de retrouver son lieu habituel.





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Où se côtoient la tacité du geste.


Cette semaine, nous avons ratissé l’espace de la bibliothèque, fluctuant ardeur ménagère et bras disponibles pour lui offrir un coup de printemps.

Entre deux allers, rentrait par la porte ouverte la chaleur du faire ensemble.

Pendant que les unes sont penchées sur le virtuel, d’autres frottent le temps et se serrent contre le plaisir d’ajourer l’air pour rafraîchir l’endroit où le monde vient reposer son quotidien.


Lecteurs et internautes revisitent la convivialité et la partagent sur l’écran avec les photos de la dernière rando exploratrice riassoise marchant sur un parcours estival.

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Michèle fiche les fiches, nomenclaturise livres acquis et dons généreux.

Simone et Marceline posent du temps sur les choses, le monde et les nouvelles de nos globes-trotteurs.

L’arrivée d’autres bonjours anime et conforte l’existence de la petite structure municipale, de ces petits riens, de ces petits liens qui lui donnent la parole : un murmure tisseur de lien social.


Fatima Mana





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A l’endroit des habitudes


Et c’est là où ce qui se défait en fin de permanence, refait en un temps, l’habitude de ces choses à peine abandonnées, le temps de les retrouver sur le chemin familier de la bibliothèque.

Déjà, se cognent les arrivées, venues échanger bonjours et livres. Chercher un point d’appui, un ultime filet d’encre et sortir à l’imprimante son travail en jet de feuilles pour boucler son dossier B2I.

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D’autres travaillent une intervention pour la journée DP de samedi et se mêlent aux branches de vie présentes.

L’arrivée imminente du Bibliobus (19 mai), est un temps où l’ordre de l’espace chamboule l’espace en ordre. Il suffit d’observer les piles érigées sur les tables, grimper le fur et à mesure d’un monde empilé de savoir et d’histoires, qui va retourner à la BDP avant de retrouver d’autres chemins bibliophiles.

Et puis Clémence est là, défriche les soleils de son rire, poursuivie par une idée qui s’accompagne de l’envie de s’enfoncer dans la forêt virtuelle, offrant une palette de jeux pour enfant.. Alors l’on entend comme un leitmotiv : Adibou- Adibou - Adibou.... La petite fille se dirige d’un pas aimanté vers l’ordi.

Finalement, chacun est à sa place, a sa place, se fait une place, plus ou moins promptement que les enfants, mais c’est un souffle que l’on reconnaît.

La permutation en mercredi du jeudi, jour où les enfants jouent à la marelle pour rejoindre leur ciel, n’aura en rien perturbé lecteurs et internautes, tous prêts à embarquer au pays de la connaissance

Le temps a passé, coupé en morceaux. Chacun l’a passé en cueillant sur ses étals, les activités qu’il voulait.

Fatima Mana





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Des activités tissées au fil du savoir



Qui dit livre, dit couverture de livre ou couvrage de l’ouvrage ! Une protection étape essentielle avant l’emprunt.

Ils sont là, neufs, installés sur les tables en piles entrelacées, prêts à être soumis au travail protecteur.

Et déjà, des images d’avant se nouent aux gestes où les cahiers d’écoliers faisaient leur rentrée. Kraft ou violet, le papier maternel les recouvrait de respect, attaché à la belle idée du savoir. Une odeur nouvelle répand sa fraîcheur et retient par les yeux, le temps du souvenir tendre et indélébile.

Marceline et Régine, l’une après l’autre arrivent, associent leur bonne humeur, hachurée de rires sur l’activité en cours.

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Toutes deux s’attendaient pour aller assiéger Paulette et sa connaissance géographique d’un territoire, qu’elle connaît comme sa poche, jusqu’à la profondeur de ses sillons.

Du bout des ses pieds à sa mémoire, elle retrouve sans difficulté les chemins empruntés par tous les côtés, où s’enfonçait son monde quotidien.

Attablées à la curiosité, elles font une première reconnaissance cartographique.

L’itinéraire envisagé a pour but de relier nos trois installations contemporaines, (pour « Mouvances », l’endroit est déjà déterminé) comme on relie trois continents. Même si les moyens utilisés ne sont pas pareils, la distance d’une vingtaine de kilomètres est bien réelle.

Les voilà parties toutes les trois en repérage visuel. Le plaisir de faire découvrir de Paulette est là, généreux sous ses pas.

Retour à la bibliothèque sous une averse de rires.

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Entre temps, une petite fille est arrivée. Elle balaye dès l’entrée un regard attentif dans la salle puis est un peu déstabilisée par le bousculement de ses repères. Fuse alors la question : "et pourquoi Jacqueline n’est pas là ?" Après explication, le bonbon rituel qu’elle venait d’oublier de demander sous le coup de la surprise, remet les choses à l’endroit.


Fatima Mana






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Quelle créativité ! Encore de nouvelles niches d’utilisations !


Diversité et richesse inouïes des utilisations et pratiques en bibliothèque cette semaine

-  choix de textes d’ateliers, pour lecture publique, sa préparation, et pour enregistrement,
-  petit groupe de travail (éditorial) sur la conception d’un livre,
-  irruption de jeunes lecteurs en vacances, avec un nouveau degré d’autonomie, des mamans et de la grande cousine, lectrice nommée par les petits,
-  porosité des groupes où on échange,
-  perfectionnement scrupuleux pour le B2i, et recherche du travail fait sur les ordinateurs (ah l’exploration des répertoires !)
-  et,
-  même si la souris est trop grosse pour une petite main, ce riche et étonnant dialogue entre Clémence et Adibou.

Sans compter
-  la venue d’une nouvelle inscrite soucieuse de choisir sa place dans l’avion du lendemain...

-  et le passage de - Patrick Maury, sculpteur et poète de l’équipe d’Obsidiane - et d’une secrétaire de rédaction, Françoise Maury, qui, en quelques heures, a tenté de nous transmettre généreusement une part de son expertise en matière de mise en forme d’un livre...

Jacqueline Cimaz



Les contre-allées de la connaissance.


D’abord le silence, à peine habité par la mise en place des ordinateurs et déjà l’absence des entre-jours de permanence s’adosse aux bruits de la vie.

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Les Maury en visite, et même à la mairie. Puis le travail de Jacqueline et Sylvette et les avis donnés, quand Régine dompte son référentiel...


Un bonjour guilleret se détache d’une voix dès l’entrée du premier pas. Jusqu’à l’envers du partir, le temps se défait du quotidien et le pose dans un coin.

La simplicité de l’air s’étire puis s’étale dans la salle municipale. Discrètement une odeur de paix s’étend sur ses murs.

Disponibles, les deux bibliothécaires proposent, écoutent et partagent le dédale de la connaissance à disposition. Sous des volutes de paroles tranquilles, les mots se penchent, disent, se taisent et respirent.

Là sur une table, se vivent avec Sylvette Béraud Williams et Jacqueline Cimaz, les dernières retouches de la mouture ultime du livre « entre silence et oubli ».

Un groupe arrive et verse ses rires en petites explosions joyeuses dans l’espace. D’emblée, les manteaux sont abandonnés au plus pressé.

Vite, Quentin, un livre et la tortue coussin ! Eva, plus timide, attend que la grande cousine lui lise une histoire.

Et c’est alors que la petite bibliothèque s’irise d’une couleur toute chaude pour accompagner le temps.

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Quentin et Eva, habitués avertis. Expertise des mamans, et une grande cousine qui sait lire les histoires...


Les deux mamans s’approchent de Sylvette et Jacqueline, un filet de curiosité dans leurs yeux. A l’aiguille, le fil des paroles coud un point d’intérêt sur le travail en cours. L’échange se faufile et donne un rythme à la conversation. [1]

C’est une partition à plusieurs voix où l’on échange, où l’on apprend. La participation vit pleinement la dimension du partage.

Et voilà que Régine, B2iste convaincue, arrive ! Dans un premier temps, un petit tour, un petit souffle au milieu de ce fouillis de vie. Au passage, elle récupère Fatima pour tester l’acquis du lien hyper-texte, appris mais écaillé depuis.

Le résultat ne se fait pas attendre ! Mais ne dit-on pas que c’est en forgeant qu’on devient forgeron...


Fatima Mana




Toujours, les contre-allées de la connaissance.


Virtuellement étonnante, la découverte d’une possibilité internautique avec l’impression d’immensité devant un champ à défricher.

Un moteur de recherche : Google. Un site : l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry et nous voilà dans l’avion, choisissant les places pour un vol vers l’Allemagne.

Sélectionner, cocher et le tour est joué !

Michèle vient choisir les textes qui seront lus à plusieurs voix, pour l’animation de samedi, à la bibliothèque de Saint-Apollinaire-de-Rias, dans le cadre des lectures publiques de l’OT.


Puis c’est la récupération de son travail effectué lié au B2I : chercher ses dossiers, les ouvrir, les enregistrer sur une clef USB. Constat de capacité trop petite : recommencer en gérant l’espace disponible -cela ne suffirait pas - ou acheter une autre clef !


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Michèle range ses fichiers. Clemence et Adibou sous l’oeil de Mathilde. Une séparation difficile.


Un clic, des jeux, des comptines, et l’émerveillement la prend par les yeux. L’expression de son visage, à l’assaut de ce qui se passe sur l’écran, pose autour d’elle les reflets d’une fraîcheur d’enfance.


Fatima Mana



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[1] Avis sur les images - ces vêtements de déportés - sur l’absence d’images pour la phase de le Libération... Cynthia évoque sa grand-mère qui a peut-être des photos...

La grand’-mère, Raymonde Bouix appellera le lendemain matin, disant qu’elle a peu de photos mais des récits à faire. Et le vendredi après-midi Sylvette Béraud-Williams et Jacqueline Cimaz iront la voir... et ramèneront de nouvelles photos pour le livre... (J.C.)



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Une terre d’expression.


La bibliothèque de Saint Apollinaire de Rias a proposé un atelier poterie dont le thème était le masque. Il paraît que la contrainte est libératrice !

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Une dizaine de personnes se sont retrouvées autour d’un bloc de terre, libéré de son étau minéral, pour le creuser jusqu’aux entrailles.

D’abord chacun observe l’argile ronde, douce et lisse posée devant lui. La confrontation est dubitative : que vais-je bien pouvoir en faire ? Hésiter, se lancer, puis, doucement, s’aventurer.

Entre les mains, des formes profilées, modelées, pressées, s’étirent, se surprennent et avancent dans la terre, la baillent à sa limite.

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Les mains ne sont pas toujours en accord avec l’idée que l’on voudrait imprimer à la matière ; qu’importe ! Du bout des doigts, au creux de la paume, le potier en herbe façonne l’objet qui devient lentement sens.

Plonger dans la forme, dériver sur un trait, aller au hasard, tenter de figer une expression, et tout cela avec un réel plaisir de faire.

Un moment ludique qui aura voyagé sur cet après-midi, au milieu de la découverte pour les uns, des retrouvailles pour d’autres, la terre étant une des approches de sa formation.

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Après séchage des objets, il ne restera plus qu’à peindre, cuire... Ou autres idées à trouver afin de poursuivre cette forme d’expression.


Fatima Mana (texte et photos)


A noter que des documents, dont divers livres avaient été proposés en début de séance, dont des masques Dogons, des peintures des Aborigènes, des oeuvres du 20ème siècle... Par ailleurs, un certain nombre de tirages avaient été faits par Fatima Mana, à partir d’Internet.

Une séance bien préparée, conviviale et fructueuse...





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Semaine particulière


avec la fête de l’Internet, mais des lectures aussi, à tous âges et une toute première découverte de l’ordinateur.

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A noter également, la semaine passée, une nouvelle inscription à la Bibliothèque, et, cette semaine, une nouvelle demande de formation à l’informatique et l’internet...





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Odeurs de temps...


Dès que le temps arrive et déroule son temps au temps d’ouverture de la bibliothèque, sa porte à demi ouverte faufile un sourire au mitan de l’entrée et pousse un flot de plaisir puis un va et vient égrène sporadiquement son monde.

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Il y a le petit coucou en passant qui dépose son printemps le temps de le sortir de sa voix. S’accroît d’autres flaques de lumière qui tissent à leur tour des paroles de lien.

Comme notre historienne et la passionnée d’histoire qui ont traversé l’après midi, en aparté, tout près sur notre projet « Mouvances ».

De l’autre côté, « à frôle espace », quatre internautes pour trois ordi- que nenni ! Il suffit sur l’un de partager la souris. Les apprentissages portent l’écho d’une résolution de l’un à l’autre de l’écran. Parfois l’opacité du doute jaillit de surprise et poursuit d’incompréhension la manipulation aléatoire ou le clic intempestif.

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Qu’à cela ne tienne ! Jacqueline porte secours à l’internaute en détresse, avec sa compétence, maîtrise ce qui paraissait insoluble sur l’instant.

Sans signifiance, dans la quiétude de la connaissance se fabrique l’appartenance.

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Voici les enfants qui secouent en riant leurs habitudes.

Alors des odeurs d’une maison natale imprègnent la bibliothèque et grimpent sur ses murs.


Fatima Mana


Et puis cette semaine a aussi été celle d’un travail approfondi pour préparer la Fête de l’Internet,

et celle de la sortie du 1er journal de la Bibliothèque...





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Administration, dédicaces et petite enfance...


Elaboration et impression de fiches pour les nouveaux livres :

un travail rigoureux pour lequel Michèle Dormont met toute sa gentillesse et sa compétence au service de Fatima Mana et de la Bibliothèque...


Ensuite, l’insolite : triple séance de dédicaces...

Jordi Casals dédicace pour les lecteurs son dernier livre, qu’il offre à la Bibliothèque, pendant que Fatima Mana, elle, dédicace une histoire de caillou - "Pour Manon", écrite effectivement pour celle-ci, et que la dite Manon qui a joué et posé pour les photos qui ont servi à la mise en images du livre, dédicace elle aussi - sous l’oeil attendri de son grand-père-maire ...

Jordi Casals, galeriste et peintre, dédicace, lui, à la manière des auteurs de BD avec force dessins et incite Manon, qui s’exécutre avec plaisir, à en faire autant, sous l’oeil protecteur de Fatima...

Un temps dense et qui marque...

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Et puis Manon découvre avec ravissement l’ABC de Marion Bataille - ah ce "U" et le "W" ! et emprunte quelques livres, pendant que Jacqueline Cimaz remet les nouveaux livres à Michèle Dormont...




Jeudi, ce qui rompt le cours ordinaire de la vie en Bibliothèque, c’est la manière dont Clémence, notre grande habituée, réunit autour d’elle, du livre - et particulièrement "Petit ours", son préféré, non seulement sa maman et Mathilde, mais aussi son papa, rentrant du travail... Un temps précieuxla force et l’importance de la relation au livre dès la toute petite enfance est manifeste, ainsi que la relation bibliothèque/enfant/parents...

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De l’eau, s’il en était encore besoin, à l’action que mène Régine Froment à la Bibliothèque de Vernoux...


Jacqueline Cimaz




Activités permanentes aux permanences de la bibliothèque.

Utiliser toutes les compétences, notamment celles de Michèle et son lac de savoir informatique, voilà où s’est engouffré le temps de faire à la permanence de mardi.

Ficher les nouveaux livres, première étape avant de les couvrir et les mettre à la disposition du lecteur.

L’adage qui dit et corrobore qu’à plusieurs on est plus fort s’est vérifié devant l’imprimante. En effet où insérer la fiche à imprimer dans l’espace A4 habituellement utilisé ? Question à réflexion qui trouve sa solution.


Des lumières méridionales poussent l’ambiance au travail. Manon, Jordi et Jacqueline débarquent de l’air frais. Les regards s’enluminent de petits saluts.

Manon, en habituée, s’attable et dédicace son livre. Appliquée, poursuit ses lettres, les attrape et saisit le plaisir d’écrire dans ses mains.

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Jordi, offre aux lecteurs de la bibliothèque, un Dali qui fait son cinéma. Un parterre de traits « artiste » sa dédicace ; aux jardins de la connaissance, un beau livre rejoint les terrasses du savoir et dimensionne ses étagères de cette générosité régulièrement rencontrée et si particulière.

Jacqueline fige l’atmosphère et l’insaisissable du « rien à voir » où pourtant une douce lumière se repose et intimise l’endroit devenu si familier.


Même lieu, autre temps autrement où la tribu famille familièrement le temps qui se moire aux cordes des yeux d’une Clémence venue prendre par la main « Ours brun », le temps d’une histoire..._

Fatima Mana





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Se bâtir et se vivre


Où la connaissance se bâtit et se vit, où la vie se bâtit de connaissance


La petite bibliothèque de Saint Apollinaire de Rias n’avait pas la prétention de rapprocher les distances pourtant le constat est là. Elle l’a fait de telle façon que mêmes celles qui sont géographiques deviennent virtuelles.

Lignes traces, frontières territoriales, de Boffres ou d’un village situé au confins du canton ; on y vient, temps dans la poche, retrouver ses bruits familiers.

Alors la salle secoue son silence, l’évapore en souriant sur le pas qui avance.

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Simone Foray nous fait partager son travail de recherche ; savoir et gentillesse sur elle, nous raconte ses pérégrinations et ses rencontres écrites sur les pages du chemin de notre projet « mouvances » qui s’étaye au fil de la participation de chacun.

Comme Claire de la Boissière qui remonte la Dunière au courant de l’histoire.

Et puis Régine arrive, poursuivie par un coup de vent pour un bonjour à la volée avant de rentrer. Mais sa curiosité s’attarde et s’installe devant une strate de calques encore inconnue, et la voilà qui tente de lui tordre le cou.

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Certains habitués débarquent à l’heure de la ronde des mots. Clémence découvre l’abécédaire de Marion Bataille [1]...

Un énorme sourire habille son visage lorsqu’elle tombe sur la lettre C, l’initiale de son prénom, portée par deux pages.

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D’autres visiteurs font un petit tour, laissent un texte, le reprennent pour le taper, et puis s’en vont...

Quand la porte s’égrène les derniers au revoir, la permanence se referme doucement, remue lentement le plaisir de faire vivre un lieu commun où il se passe des choses, où les choses se passent...


Fatima Mana


(JPG) Après le départ de Fatima et Régine,

mardi,

un drame...


Avec une folle rapidité et sans penser à mal,

Mathilde empoigne les cheveux de Clémence...

Une promptitude qui exclut toute intervention adulte...

Un hurlement de douleur et un chagrin irrépressible...


La tortue en tremble encore...


Nous saurons maintenant que la nouvelle phase qui débute exige que soit prévue une bonne marge de sécurité...

En attendant, pour compenser, ci-contre, une série d’images séquentielles à ranger pour Clémence...

Intitulé : "Drame à la Bibliothèque"...

Retrouvez l’ordre...

Et une seconde version

ci-dessous,

pour quand Clémence sera en grande section.

A ce moment là Mathilde pourra utiliser la première, en trois photos ?

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Nous allons inaugurer notre machine à plastifier pour que ces images à tirer carton puissent durer trois ou cinq ans (quand Mathide sera en grande section et Clémence en CE1 ?)

Pour que le drame serve à quelque chose...

Qu’à quelque chose malheur soit bon...


Jacqueline Cimaz



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[1] Ed. Albin Michel



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RAS ? mais si, les vacances...


Ras aux permanences de la bibliothèque cette semaine ?

Si ce n’est une troupe d’enfants débarquée fraîchement de l’école et qui vient chercher sa récréation littéraire. Chacun a son itinéraire et s’éparpille directement vers son envie.

Pour Quentin, c’est d’abord un Album pris au vol, à sa portée, dans le rayon enfants puis retrouvailles avec la tortue coussin. D’ailleurs les autres l’ont bien compris et ne s’aventurent pas jusqu’à lui. Des yeux noirs d’autorité dissuadent tout essai convoité.

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Parents, ados et enfants se partagent l’espace commun avec le plaisir des habitudes d’un pays conquis et le temps s’écoule à petits pas, sans hâte au milieu des odeurs à histoires choisies dont les héros parfument déjà l’enfance au bord du sommeil.

La bibliothèque lieu de vie, fait partie de ces choses proches, grappes familières, repères, halte incontournable à la terrasse de l’été. On y vient s’y désaltérer de connaissances, siroter un apprentissage en cours comme pour Michèle, qui arrive avec un problème de bulles et de mots à tordre dans l’espace restreint de l’écran.

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Jacqueline là, sourire et savoir quiet, et prête à offrir sa disponibilité.

Des points de vie, battements éphémères se retrouvent sur la terre commune, champ de savoirs, rayons sillons fertilisés au partage de ces petits riens essentiels.


Fatima Mana





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Impressions de Christian Bontzolakis, recueillies par Nicole Bertholon


Lors du stage sur la fabrication de livres d’artistes avec Martine Diersé les 14 et 15 février, nous avons eu l’occasion de converser avec Christian Bontzolakis, [1] qui l’accompagnait et nous a fait part de ses réflexions, découvrant notre lieu de stage, la bibliothèque de Saint Apollinaire.


"Une bibliothèque, "pas comme les autres" dit-il. Pourquoi ?


D’emblée, il avoue avoir été séduit par ce lieu "immédiatement chaleureux", un vrai "lieu de vie" qu’il ne s’attendait pas à trouver dans une petite commune.

Est-ce parce qu’elle est installée dans l’ancienne école du village, qui a vu se presser des générations d’enfants ? Devenus adultes ils ont trouvé naturel de reprendre ce chemin familier conduisant de plein pied à leur ancienne classe, amenant avec eux les nouveaux habitants... y compris des très jeunes enfants ?

"Ce lieu a une âme" nous dira-t-il.

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L’ancienne salle de classe est restée vivante, non seulement parce que, en parcourant du regard étagères et présentoirs on s’aperçoit de la variété et de la qualité des ouvrages proposés, notamment dans des domaines souvent trop oubliés comme les livres d’art et la poésie contemporaine,

mais, peut-être aussi,

parce qu’en accueillant les stages organisés par les Rias comme celui d’aujourd’hui, elle démontre que l’on vient ici pour

vivre des choses importantes,

des rencontres, des échanges,

des apprentissages

lors des stages qui s’y déroulent,

mêlant les âges,

prenant en compte des aptitudes pas forcément liées à la lecture,

point de départ de cette initiative.


On vient à la bibliothèque emprunter des livres certes, mais pas seulement ;

on vient se rencontrer autour des livres,

prendre connaissance des projets et de la vie du village à travers l’association des Rias.


L’ancienne salle de classe continue à remplir son rôle éducatif et d’échanges, largement secondée par les bénévoles qui ne comptent pas leur temps pour l’aider dans cette tâche.


Nicole Bertholon




Et la version de Fatima Mana

Impressions de Christian Bonsolakis et d’autres commentaires émis lors d’apartés où la particularité de notre petite bibliothèque rurale suscite des réflexions très positives et de l’étonnement.


Christian parle d’un lieu particulier dès que l’on y pénètre, d’une vie qui renforce l’importance de ce lieu tisseur de lien social, d’impulsions spécifiques ( activités) qui lui donnent une dimension vivante et de cette richesse faite de l’apport des gens.

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Il dit son étonnement, arrêté devant le rayon poésie ou art, regarde de tous les côtés la connaissance proposée ou offerte par les gens. Ces moyens mis à disposition et qui ne serait rien sans leur participation avec des enrichissements mutuels qui se vivent en permanence.

Christian pose des questions sur le rôle de la structure municipale, des attentes et de son impact sur la population. Des échanges qui permettent aussi de mieux nous situer par rapport aux autres structures communales.

Un temps de conversation qui corrobore la démarche de l’association.

Fatima Mana





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[1] Auteur, metteur en scène, poète et homme de théâtre, éditeur, féru d’arts plastiques qui a su faire du château du Pin, un pôle culturel dynamique, connu pour la qualité de ce qui s’y crée et pour la richesse du travail de médiation impliquant la population...



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Chassé- croisé à la bibliothèque.


(JPG) L’idée, pour les deux bibliothécaires responsables de la structure municipale est de répondre au plus près à la demande des lecteurs, des internautes, des stagiaires en formation, ou des tout petits qui viennent écouter une histoire avant de choisir leurs albums.

Cette semaine, notamment mardi, la notion d’heure de pointe aura été pleinement vécue - pourtant ce fourmillement d’activités se vit dans un réel plaisir.


Les usagers qui exploitent les ressources offertes, qui se mêlent à l’animation en cours, qui se partagent l’espace communal avec là une discussion sur le moyen d’accéder à sa messagerie, à côté, des stagiaires qui continuent, assidus la formation du B2I ou le lecteur qui vient renouveler ses livres ; tous apportent, étayent et confortent l’existence de la bibliothèque dans son entité même.

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Et puis Clémence et son mode opératoire désormais bien connu et attendu...

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Alors raconter des histoires à l’ombre de l’enfance, observer des reflets quiets sur les visages présents, des murmures qui se nouent au silence pour ne pas déranger le plaisir d’apprendre ou d’écouter et la petite bibliothèque communale devient cocon douillet de connaissances.

Fatima Mana





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Lieu habituel de création


Après une lecture de leur maman, Bénédicte, à laquelle Mathilde - six mois maintenant- semble participer, Clémence dessine à partir de gomettes... Premier rond dépassé en une spirale fournie...

Pendant ce temps Simone corrige le tapuscrit de son livre "Souvenirs d’occupation -Mémoires", pendant que sa voisine termine la mise en couleur du texte d’une carte de voeux sur fond d’images découpées, superposées, entremêlées. Une oeuvre plastique bien équilibrée qui tire sa force de sa douceur...

Création d’un objet composite - image créée à partir de photos et textes - à verser à un dossier B2i, création d’un livre à partir de manuscrits retravaillés et saisis dans lesquels intégrer au bon endroit photos et documents préalablement numérisés...

Création graphique jubilatoire, concentration du regard sur le livre, il s’en passe !

Pendant ce temps je relie mentalement référentiels B2i en gestation, cartes de voeux et corps de livres à imprimer pendant que Fatima tente de saisir l’image du moment et les mots pour le dire...

Jacqueline Cimaz

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Mots que voici :

Un mardi très fréquenté en bibliothèque.

Ce jour là l’inter-générationnel s’est croisé ou rencontré.

Aux tables des ordinateurs, Simone Foray, historienne, est dans la préparation d’un livre mémoire concernant son vécu pendant la seconde guerre mondiale. Avec l’aide de Jacqueline Cimaz, un travail de pagination et de choix des photos, intégrant le texte, sollicite leur concentration.

Puis le départ de Simone s’installe aux marges de l’attente pour savoir si elle est bien rentrée( pluie et nuit).

Peu de temps après, un coup de fil rassure, à peine un ébrouement pour les activités qui se vivent à la bibliothèque.

Là, une photo-shoprice délaye les dernières retouches de ses cartes de voeux. Concentrée sur ses modifications ; le chemin de l’apprentissage semble moins escarpé avec la maîtrise du geste.

Une petite troupe débarque, des sourires accrochés au visage. Clémence attend avec son envie à histoire.

La maman et sa petite soeur prennent place dans le coin des enfants. Livre choisi, le conte est déjà dans les yeux de l’enfance.

Mathilde, 7 mois est très attentive aux intonations.

Les mots dansent sur le visage de Clémence et disposent de l’air frais sur son imagination qui galope dans l’histoire.

En fin de compte, un jour comme les autres.


Fatima Mana


NB. Mickaël n’est pas venu, tant pis pour le dépliant de présentation et le B2i - il travaille !





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Cosculluela/Duport/Huguet, "le livre le livre"...




“Le Livre le livre” est d’abord un livre d’artiste, créé par Jean Gabriel Cosculluela (texte) et Michel Duport (lithos-offset), à l’occasion de l’exposition de ce dernier “Les objets ne restent pas toujours à la même place” au GAC - Groupe d’Art Contemporain d’Annonay- en juin-juillet 2008.


(JPG) Le texte est extrait d’un essai sur les livres d’artistes. Ces derniers, faits le plus souvent par un écrivain, un artiste et un éditeur (car l’éditeur y a aussi une présence réelle, déterminante) sont l’occasion de faire apparaître et découvrir littéralement l’espace du livre. Chacun de ces livres doit rester “l’inconnu de tout lecteur”, dit Jacques Dupin, à qui “Le Livre le livre” est dédié. C’est une aventure à la fois intérieure et matérielle où rien n’est donné à l’avance.


“Le Livre le livre” est un livre d’artiste qui parle des livres d’artistes : l’espace n’a de cesse de s’y inventer, d’y chercher toujours un commencement, d’y creuser le livre même et de le nommer à nouveau, vif. Il se tient dans la frontière entre la littérature et l’art , à la fois transitive et tranchante. Ici, les mots, les formes, les couleurs, le vide entre eux, et même le massicot, dessinent l’espace du livre, d’une manière décisive. “Le Livre le livre” peut ainsi se répéter, mais sans s’imiter.


Vous connaissez cette phrase de Macedonio Fernandez : “A un certain moment, un livre n’est qu’une chose qui intercepte la lumière”. Vers l’inconnu de tout lecteur, “Le Livre le livre” est peut-être une méthode, à tout le moins une tentative d’intercepter la lumière.

JGC & MD Juin 2008

Transmis par Jean-Gabriel Cosculluela (Editeur Jean-Pierre Huguet)_




Et pour répondre à une question sur ce titre -"Le livre le livre" :


"Le livre se fraie un passage vers le livre, le livre devient nu, vide à lui-même parce qu’il se creuse infiniment dans ses limites, dans son espace, le livre prend littéralement l’espace et quitte la frontalité, quitte la linéarité. Le livre est à la lettre un passage vers le livre : son espace est un seuil qui n’en finit pas de recommencer.

Le livre n’en finit pas de tourner la page, il s’arrache à lui-même, pour déborder, imaginer d’autres bords, trouver une intensité, une profondeur. C’est en cela aussi un espace d’attente.

C’est peut-être en cela que je me sens proche de la peinture de Michel Duport, écrit jean-Gabriel Cosculluela", de sa remise en question de l’espace de la peinture, du jeu incessant des couleurs seules, mais aussi non seules, qui trouvent intensité et profondeur et relief avec les formes, les volumes qui prennent l’espace. A la suite d’El Lissitzky et des constructivistes."





Avant réception de ce courriel, Jean-Gabriel nous a promenés par téléphone... Une ballade téléphonique à bâtons rompus autour du livre d’artiste...

Il va travailler, pour un nouveau livre, avec le peintre Fabrice Rebeyrolle.

Vous pouvez découvrir ce dernier sur le site d’Artpointfrance (peintures et article de Catherine Plassiard)


Nombre de Riassiens connaissant Joël Frémiot qui a fait les images de Buée, autre livre de Jean-Gabriel (Ed. Jacques Brémond).

Jean-Gabriel invite à visiter le site de Joël Frémiot, Une page où s’attarder ...

Vous y trouverez un avis de Jean-Gabriel : « Le travail de Joël Fremiot vit d’un long retrait et la patience de peindre dans ce retrait. Prenez ici le mot patience à la lettre. Cette patience a d’autres limites. Les traits épurés, les couleurs : tout y est de peu ; il faut souffrir les traits et les couleurs. »




Jean-Gabriel Cosculluela nous a aussi incités à entrer en contact avec l’ARALD...




Et du site de l’ARALD, nous avons incorrigiblement zappé vers la photo, et bien sûr l’ENP d’Arles ...


Enfin, comme Jean-Gabriel Cosculluela nous a encore parlé d’Alberts Rafols-Casamada, nous avons cherché sur le Net et trouvé un dossier pédagogique très intéressant...






Merci à Jean-Gabriel pour cet envoi, cette navigation si bien et précisément documentée qui incite à la recherche...





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Pour les retardataires ou les hésitants...


Possibilité de s’essayer à ce travail de réalisation de livres d’artiste aux heures normales d’ouverture de la bibliothèque...

-  de voir des livres, d’en découvrir sur Internet, d’utiliser des matériaux existants ou improvisés ou apportés ou improvisés et apportés...

-  possibilité de scanner, photographier, détourner, travailler l’image...


Il est simplement recommandé d’indiquer sa venue au préalable, de préférence par message au webmaster, pour faciliter l’organisation...


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Libres variations plastiques à partir de textes...



Les deux matinées prévues de ce week-end n’auront pas suffi à finaliser le travail entrepris dans la bonne humeur : des réalisations personnelles s’apparentant au livre d’artiste...

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Les stagiaires avaient à disposition de leur curiosité et de leur inspiration, une exposition de livres d’artistes et d’art prêtée par Jacqueline Cimaz.

Les matériaux et outils apportés ont habillé les premiers textes choisis.

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Revêtus de transparence, d’opacité, de formes, de couleurs pour aller au plus près du sens...

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Les participants de cet atelier attendent avec impatience les autres temps prévus de cette approche particulière du livre où d’autres apprentissages leur permettront de s’approprier des matières qui fassent parler les mots.

Fatima Mana





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Livres d’artistes et livres d’art, premières approches...



Exposition le temps d’un week-end, pour un simple regard ou pour la participation à un atelier...


Une vingtaine de personnes ont profité de la possibilité offerte de découverte de livres d’art et d’artistes - papier et virtuels (Collections de la Bibliothèque et personnelles, CDRom d’Astor, sites Internet...)

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-  de la possibilité d’une approche historique, de l’enluminure à nos jours en passant par le Surréalisme... (document en bibliothèque)

-  Une découverte ou re-découverte pour en rester là ou pour y puiser des idées pour l’atelier proposé :

-  choix de formes, de matériaux et d’outils : dessin, peinture, collages, photos, travail numérique de l’image, techniques mixtes en fonction des textes retenus par chacun...


(JPG) NB. Corpus proposé : exemples de livres d’art ou d’artiste, de mises en page diverses, d’associations et montages d’images, reproductions, photos, travail numérique de la photo...


Livres ou documents des éditions :

- AEncrages & Co, Anhava (Galerie), Art Press (revues), Artopi, Beaux Arts (revues), Beyerd Breda, Bibliothèque Municipale Alès, Carlo Cambi, Centre Pompidou, Cercle d’Art contemporain du Cailar, Chambre des Métiers et de l’Artisanat de la Haute Loire, Cheyne, Courtes et longues, des Grames (Atelier), Deschamps Arts Graphiques, Draeger, Du Chassel, du Hanneton (Atelier), du Pin, Espace Vallès, Faire-part, Filigranes, Imedias (Agence), Jacques Bremond, Jean Michel, La Balance, La Condamine (Atelier), les Rias, Lux Valence, Macval, Maison de la Culture d’Amiens, Maison de la Poésie de Nantes, Maison Européenne de la photo, Musée du Quai Branly, Musée Ethnologique du Vietnam, Obsidiane, Picural (Galerie), Regard, SCEREN, Stembock Bermon, Ville de Thouars (Gailhoustet), Voix d’encre...





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De l’affichage au recueil...


Après un très riche affichage chez les commerçants de Vernoux, qui doit se poursuivre en bibliothèque municipale de Saint-Apollinaire, l’équipe des bénévoles a amorcé la réalisation du recueil, un gros travail en perspective...

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Où il s’agit d’intégrer les nouveaux poèmes reçus et quelques belles photos...

Un gros chantier en perspective...





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Affichages




Intense activité pour préparer l’affichage en bibliothèque d’une première petite partie des très nombreux poèmes reçus, plus de 120 à ce jour...

D’autres "mobiles" ou affiches sont déjà en place dans Vernoux, très bien accueillis par les commerçants ou artisans attachés aux dimensions sociale et culturelle de leur activité...

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Où on nous sollicite ! La confection de mobiles se poursuit donc, mais nous recevons toujours de nouveaux textes !

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Cet affichage qui va s’enrichir puisque d’autres envois sont annoncés, que d’autres commerçants nous ont sollicités, se poursuivra pendant une ou deux semaines...


Par ailleurs, de nouveaux textes seront affichés en bibliothèque dès la semaine prochaine....



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Un des ateliers de fabrication...

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- Photos Fatima Mana

- A noter qu’il a été impossible à ce jour d’accrocher comme prévu des poèmes aux arbres en raison de la violence du vent ou de la pluie...

Si l’arrivée du printemps se confirmait...


Nous remercions déjà, pour leur participation au Printemps des Poètes, les établissements suivants :

Bibliothèque Municipale de Vernoux, Boucherie Veylit, Boulangerie Patisserie S.Baudoin, Boulangerie Courtial, Boutiq’Fleurs Rochedieu, La Boutique, Crédit Agricole Sud Rhône-Alpes, Coiffure Espace Marilyn, Coiffure Marianne Vabre, Free Style, Institut de beauté Nathalie, L’Archou, Max’Press, Office du Tourisme, Optique du Vivarais, Petit Casino, Tabac d’en Haut, Magasin Vacher...

Nous nous excusons auprès de ceux que nous n’avons pu encore contacter, ou pour lesquels nous n’avons pas encore terminer l’impression des poèmes et la réalisation des mobiles... ou la prise des photos ...

NB. Réactutalisation au fur et à mesure des nouvelles expositions, d’autant que les textes continuent à affluer...

Le recueil de tous les textes dont la publication est prévue au printemps ou au début de l’été, pourrait être illustré, sous réserve des accords, par de belles photos des vitrines...





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Publication de vacances...



Bastien et Manon (8 et 5 ans) ont dédicacé pour Fatima Mana, leur histoire -" Bastien et Manon contre la malédiction du sorcier"- à la Bibliothèque mardi passé.

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Beaucoup de fierté et une réalisation qui a apporté beaucoup de plaisir :

-  départ : le début du récit avec les mots, appuyés sur les photos déjà prises et choisies, un adulte secrétaire,

-  suite : pour les photos des péripéties, il faut innover. Chacun joue deux rôles : le sien et Batman, le sien et le sorcier. En cette prériode d’Halloween, pas de problème pour les déguisements...

-  fin : rentrer dans de banales photos déjà faites, pas évident... Et puis le choix est difficile, aussi on le laisse au lecteur qui choisit la page à laquelle se rendre pour trouver l’une des trois fins...

Une activité qui peut se proposer et faire à la bibliothèque !

Et pour finir un choix entre texte et image pour la dédicace, comme pour les dessinateurs de BD ! La cerise sur le gâteau...

A quand un rayon de livres écrits et illustrés par les enfants, puisque nous avons les moyens d’impression et reliure ?





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Le grand potager ardéchois

Collecte de photographies organisée par la BDP.

Tous les renseignements figurent en rubrique PAPI-Aide à projets, le PAPI mettant son appareil photo numérique à la disposition du public, pouvant archiver les photos de ceux qui n’ont pas d’ordinateurs et aider ceux qui veulent travailler la photo ou faire des recherches de photos de jardins sur Internet.

Les documents nécessaires à la participation sont en mairie et en bibliothèque.

En outre, des livres sur la photo ou les jardins sont consultables en bibliothèque, des textes aussi, des poèmes...


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Adibou fait des émules...



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et suscite coopérations et échanges entre "grande" et "moyenne" :

-  compréhension des consignes,
-  construction des stratégies,
-  et commentaires !

Un accroissement encourageant du jeune public, très intéressé par les logiciels et les livres.

Et des critères qui se précisent lors du choix de livres pour quelqu’un d’autre !

Enfin, des perspectives pour les prochaines années

à en voir l’appétence de Quentin pour les livres !

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Nuit de l’écrit - Lire en fête 2007


"Un plateau, des oeuvres..."

Un projet d’envergure pour 2007, encore susceptible d’enrichissements et consultable en rubrique "Projets", entrée Rias.


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10 mai 2007 : Mémoire de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions

Jeudi 10 mai, la priorité a été donnée à la bibliothèque et au P.A.P.I., à l’occasion de cette journée commémorative, aux recherches sur la Mémoire de la traite et de l’esclavage et de leurs abolitions : recherches sur Internet, découverte de quelques liens essentiels, de textes significatifs de la littérature des Caraïbes, tirage et reproduction de dessins...

A cet égard nous recherchons des traductions françaises du texte de Nicolas Guillén : "Los dos abuelos", généralement appelé "La ballade des deux grands-pères"

Déjà quelques sites à explorer :

- le comité mémoire esclavage,

- le texte officiel de l’Education nationale,

-  le texte de Guillén en version originale.


Par ailleurs, un choix de livres réunis par Jeannie Chapus, est disponible sur présentoir dans la bibliothèque :

-  HENRY DE MONFREID : L’esclave du batteur d’or
-  LUCE FILLOL : l’enfer noir
-  BARBARA SMUCKER : les chemins secrets de la liberte
-  ANDRE CHEDID : derrière les visages
-  B.T : l’esclavage antique
-  B.T. : l’apartheid en Afrique du Sud
-  ALEX HALEY : racines
-  ALEX HALEY : queen
-  ROGER JUDENNE : le cannibale de joséphine
-  BETSY HAYNES : une nièce de l’oncle Tom
-  GEORGE DAWSON : Je suis né au Téxas il y a 102 ans..... Revues :
-  la revolte de l’enfant esclave
-  les heros de la liberté _

Enfin, nous signalons la sortie de "Mémoires des esclavages", d’Edouard Glissant, chez Gallimard.


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Rajeunissement confirmé, rapidité des apprentissages et renfort municipal...

En effet, Michel Cimaz, Maire, venu en visiteur à la Bibliothèque, est vite intervenu au P.A.P.I. pour aider à l’impression de photos. Un renfort apprécié après celui apporté par Nicole Chazel, conseillère municipale, en début de semaine.

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Ce renfort inattendu a été d’autant plus apprécié qu’entre les choix et l’enregistrement des livres, l’aide à la découverte de l’appareil et de la souris, de l’Internet et du site, et de l’impression - pour un premier contact- et les exigeantes questions stratégiques pour la progression dans Adibou, les bénévoles ont presque failli être débordées !

Mais tous étaient ravis de constater l’intérêt pour livres et recherches, la rapidité des apprentissages des jeunes et moins jeunes, la précocité de l’appétence pour les livres...

Un lot de romans a été préparé pour une de nos grandes lectrices, hospitalisée depuis le matin...

Et des rendez-vous ont été pris.


La bibliothèque joue un rôle culturel, éducatif et social important dans la commune, rôle qui montre aussi la richesse et la vitalité de ce plateau rural et de ses habitants...


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Une activité intellectuelle dense et complexe

Comme celle de ce jeudi 12 avril 2007

à partir de diverses tâches...

le travail sur place :

-  découverte de livres de François Boddaert et de livres publiés dans la Collection Obsidiane, lecture d’extraits de poèmes des livres de Boddaert et mise en circulation, et même portage d’un exemplaire imprimé en gros caractères pour mal-voyante,

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-  la réécriture sur ordinateur personnel d’un texte littéraire court écrit le matin,

-  l’impression et le prêt d’un livre tapuscrit, "les larmes de la foi", pour information et échanges sur le texte,

-  la recherche documentaire sur Internet pour mieux connaître Boddaert, Kiefer, Kiefer et Celan, et découverte, à l’occasion, des ressources de Google Images...

-  la visite du site associatif, lecture ou relecture du récent travail des commissions -arts plastiques, collecte, chant... d’une récente ballade photos... lecture/écriture complexe : textes, images, rapports textes/ images, ensembles de pages, liens hypertextes, réseaux...

-  travail de l’image sous Photoshop avec réalisation de planches et cette remarque : "maintenant quand je vois une affiche ou une image composite, je ne la vois plus pareil, je vois tout le travail qu’il y a derrière" ou l’incidence de ce travail sur la lecture de l’image et l’approche critique de l’image - et ses incidences citoyennes... Une réflexion également sur la différenciation du travail à effectuer et des outils à utiliser en fonction des usages visés...

-  apprentissages techniques aussi qui approfondissent la connaissance de l’outil informatique et sa maîtrise, avec le changement et la personnalisation de l’image mise en fond d’écran, le transfert des photos de son appareil photo au nouvel ordinateur qu’on vient d’acquérir, l’accès des postes à l’Internet par Wi-Fi ou câble et même le choix des serveurs pour le paramètrage des comptes de courrier...

L’emprunt :

-  prêt de livres, renouvellement re-motivé par le passage récent du bibliobus, la venue de Boddaert, recherche et découverte d’auteurs et de titres, échanges, rapprochements, évocations, développement de tout un réseau de références... Sortie en fin de soirée de "Le Hasard" de Cartier publié par Obsidiane. Cartier, dont un texte très dur a retenu l’attention ...

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Interrogations aussi, à propos de livres de Pascal Commère, sur la classification pour adulte/pour enfant en poésie et les parcours à effectuer dans le rangement... Comment améliorer sa lisibilité ?

-  apport à cette occasion par une lectrice d’une photo ancienne retrouvée pour contribution aux recherches d’identification sucitées par la publication d’anciennes photos de groupes sur le site des Rias, travail de mémoire, de datation, recherches d’indices, échanges, déduction...

sans compter les documents photocopiés, téléchargés et imprimés, scannés et imprimés... que les uns ou les autres emportent...

Un nouvel élan aux causes intriquées :

-  le passage du Bibliobus et le renouvellement des livres,
-  l’arrivée de l’ADSL et la possibilité offerte d’accès facile à l’Internet et surtout d’accès simultané à partir de plusieurs postes,
-  le développement rapide de l’équipement informatique personnel et les besoins d’information ou formation créés,
-  sur fond de participation à des ateliers de création, des réunions de travail, d’information et du développement de la nécessité de faire des choix entre les activités proposées, mais aussi d’avoir une vue d’ensemble, d’échanger et se documenter...

Un réseau riche et dense, un travail collectif et personnel qui s’approfondit et s’élargit et pour lequel la Bibliothèque Municipale représente un point d’ancrage et un tremplin important.


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Réalisations et projets

Elles sont multiples et apparaissent dans diverses rubriques de la bibliothèque, du P.A.P.I. ou des Rias.

On peut noter :

Ateliers d’écriture ; ils se sont poursuivis avec Jean-Pascal Dubost, vice-président de la maison de la poésie de Nantes.

Présentation à plusieurs voix et espaces de "L’arbre précautieux de Combier" de Fatima Mana : multiples et diverses, elles ont connu un grand succès.

Ateliers "Mémoire des mots", avec Louise Ferrer, de l’Institut d’Etudes Occitanes, Ardèche et de "Parlarem" : régularité et continuité, et une incidences sur l’écriture avec l’irruption très contemporaine de mots en "patois" dans des textes poétiques...

Stages théâtre avec Carlos Lojo Ruibal ; nombreux ils se sont concrétisées dans la conception et la réalisation du spectacle "résistances" le 29 juillet 2006.

Multiples journées d’études ou réunions de travail pour la préparation de publications à dominante littéraire ou scientifique (ethnologique ou historique) ou même philosophique et sociologique (citoyenneté...)


Réalisation : Inforoutes de l'Ardèche -- PackWeb -- Spip --