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Plan du Site

Lo jardi d’autrecop


Et celui d’aujourd’hui ?

Paulette vous en parlera en patois le 29, c’est promis...

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En attendant, l’article de Fatima Mana :

Une descente au jardin des savoir-faire

Nous sommes tous descendus au jardin d’autrefois pour cet atelier patois où chacun fait la tournée de ses souvenirs et remontent légumes et fleurs oubliés. Les uns et les autres se penchent sur ses savoir faire, rangés par ordre des saisons dans les rayons de sa mémoire.

Transmis au fil des vies comme le secret de quelques médecines gardées jalousement dans les familles, le monde s’accrochait au ciel pour guetter ses humeurs, quant à la lune et ses quartiers, tranchés par le calendrier, elle était épiée en permanence par les jardiniers.

Tous travaillaient la terre après avoir levé le nez au ciel, humaient l’air, supputaient du temps en cousant logique et connaissances entre elles, transmises par les aïeux. « Les oignons et les poireaux se plantent à la bise pour éviter la pourriture ».

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Les anciens brodaient la pluie et le beau temps mais s’en méfiaient comme d’une force supérieure tout en utilisant ses bienfaits. Ils savaient simplement que le vent du midi faisait pourrir, alternaient les plantations d’œillets d’inde mettant en déroute une armée puceronnaire.

Il n’était pas rare de voir un sourire se détacher de leur visage devant l’efficacité d’une science mystérieuse, faite d’observation et de déduction, s’attaquant même au hasard pour dompter la nature.

Inclus dans les ateliers, de petits espaces incontournables permettent à chacun de vivre au plus près sa langue maternelle. Les dictons que M Rey recueillis chaque jour dans le Dauphiné, sont parfois traduits dans l’aléatoire de l’à peu près occasionnant des rires spontanés.

Paulette nous surprend à chaque fois avec sa mémoire entière dès qu’elle part chercher son enfance écolière, chantant la ronde d’une saison et ses couplets sans se tromper.

Le traditionnel goûter permet d’infuser la chaleur conviviale autour de la table.




On peut aussi entendre M.REY, l’auteur d’une collecte régulière des dictons du Dauphiné.





et voir, en actes les recherches partagées des sens d’un mot... ou du mot répondant au sens. Des liens étroits entre mots ou tournures et pratiques rurales. Une recherche approfondie et sérieuse...









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Rappel : Date limite pour les souscriptions au livre de Georges Dumas, possibilité d’un envoi groupé pour ceux qui le souhaitent...





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Patois de Bessans


le village d’où est issue la famille paternelle de Michel Cimaz [1]

Un clip vidéo qui montre qu’à Bessans comme ici ces rencontres patois se déroulent dans la joie...

La commission "patois" , fonctionne, des participants qui, pourtant, paraissent moins nombreux qu’à Saint-Apollinaire...

Quant à la transmission, il faudrait interroger sur ses modalités, mais le coin "écoute, écoute" du site permet d’entendre des enfants qui chantent en "patois". Patois de Bessans et patois d’ici ? Une origine occitane commune, sans doute des variantes importantes...

Une question pour Denis Capian ou Marie-Jeanne Verny...

Et un site aux dimensions muséales intéressantes - approches historiques, ethnologiques... [2]

A quand un sentier d’art contemporain dans la vallée D’Avérole ? Quelque chose sur l’identité de ces jeunes femmes et hommes qui ont dû partir, souvent à Lyon, pour pouvoir manger, et sont ou ne sont pas revenus... Ces ouvrières de la soie, ces ramoneurs...


Jacqueline Cimaz



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[1] sa famille maternelle étant issue de Boffres, Vernoux, Saint-Apollinaire... où son père fut placé à 4 ans par l’Assistance Publique de Lyon après le décès de sa mère, morte à 20 ans de la tuberculose, ouvrière de la soie à Lyon, venue d’Avérole, cette vallée d’où les jeunes filles montaient à pied, le long d’un glacier -qui depuis a beaucoup fondu...pour aller danser en Italie...

[2] Un musée virtuel bénéficiant d’aides conséquentes...



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Ce « patois » des gens de peu, on le croyait mort. Il ne l’est pas.


Quelle place pour l’occitan dans une démocratie culturelle ? A Montpellier, un débat citoyen ce 4 Mai à partir de 18h, dans le cadre du Printemps de la Démocratie.


Parler, écrire, enseigner et transmettre l’occitan à l’école et en dehors de l’école : quels enjeux pour la démocratie ?

En présence de M. GELY, Adjoint à l’éducation

Ce débat, ce sont des enseignants d’occitan du public qui l’ont proposé. Car l’occitan a sa place à l’école de la République. Quand y aura-t-il enfin un site bilingue occitan français dès la maternelle dans une des écoles publiques de Montpellier ?

-  Ce « patois » des gens de peu, on le croyait mort. Il ne l’est pas. Et de plus en plus de gens souhaitent pouvoir découvrir cette langue et la culture qu’elle porte. Comment le leur permettre, avec des cours pour adultes dans les maisons de quartier par exemple ?

-  Il s’agit de rendre visible ce qui a été refoulé : la langue d’ici, qui a sa place dans l’espace public, à côté du français bien sûr. Comment lui donner cette place, dans les transports, les bulletins municipaux, l’affichage public... ?

Quel rapport avec la démocratie, dira-t-on ? La parole d’oc n’a-t-elle donc pas sa place dans le développement d’une culture nationale acceptant la diversité des langues présentes dans la société ?

Marie-Jeanne VERNY, MCF-HDR Département d’occitan Université Paul Valéry Montpellier
-  présid. CREO Lengadòc co-secrét. FELCO (Fédération des enseignants de langue et culture d’Oc.)





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Marchats e fèiras d’autrecop


Quand un petit nouveau, M.Vergnon, venu du Mazet-Saint-Voy, en Haute-Loire, invité par Georges Dumas, nous parle de sa famille, la famille Dolmazon...

La richesse d’un réseau...



Du marchand de vaches à l’éditeur, une riche présentation
envoyé par LesRias. - Les évolutions de la vie d’une génération à l’autre, en vidéo.

POUR LANCER LA VIDEO, CLIQUER SUR LE TRIANGLE BLANC EN BAS A GAUCHE DE L’IMAGE.




Et puis les souvenirs remontent, extraits en patois puis parfois communiqués en français...


Quand Paulette offre une histoire de vache...
envoyé par LesRias. - Les évènements, mémoire et langue, les ressources de l’enregistrement vidéo.




Et puis on aborde le marquage des bêtes, un temps fort d’autrefois, qu’on retrouve toujours de nos jours en Camargue et dans le fard avec les ferrades...

Quand les échanges activent la mémoire


Marquer les bêtes. Toute une civilisation...
envoyé par LesRias. - La vie rurale, souvenirs et constantes d’ailleurs, la possibilité d’échanges à partir de la vidéo.




Ou les recherches de Paulette Vignal...


La mémoire de Paulette... et des autres...
envoyé par LesRias. - Langue et mémoire, la conservation par la vidéo.




Chaque jour, Michel Rey relève des dictons ; il les apporte, et, traditionnellement, chacun les lit, les commente, les traduit - avant le chant de Gégé et le goûter...


Michel Rey, à son tour, lit un des dictons qu’il a apportés.
envoyé par LesRias. - Les dictons qui ponctuaient la vie rurale redonnés à leur langue et fixés par la vidéo.




Et pour finir sur ces dictons, l’apport de Georges Chazal et, en arrière-fond, la richesse des recherches collectives, des échanges...


Quand Georges Chazal dit un dicton de miel, un régal...
envoyé par LesRias. - La langue et les recherches d’un groupe qui fonctionnent toujours mieux. La chance de pouvoir échanger et conserver avec ces modestes enregistrements vidéo.

Nous étions 28 présents, 4 ou 5 personnes, retenues pour la plupart par des raisons de santé, s’étaient excusées...

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Georges Dumas nous a parlé de son livre - dictionnaire français-patois et patois-français, et récits, dans les deux langues. Nous le présenterons et il le dédicacera en juin. Nous en aurons quelques exemplaires en dépôt. Retour bientôt sur ce livre [1] illustré par quelques propos filmés de Georges Dumas.

Jacqueline Cimaz



NB. Photos et vidéos de Jacqueline Cimaz et de Régine Froment qui filme comme une pro... Mise sous Daily Motion et en site - J.Cimaz...

NB. Comme vous avez pu le remarquer, nous n’avions pas de photos de foires ou marchés pour faire l’affiche. Une carte postale a été apportée à la rencontre. Si vous en avez et acceptez de venir nous les porter à la bibliothèque pour scan et reproduction...

Avec nos remerciements...




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[1] en souscription

Une histoire de couleur.


Dès le seuil, à peine rentrés, les visages saluent et se congratulent. Une floraison de bonjours asperge le chahut bon enfant. Des fragments de paroles traversent les nouvelles entre deux couches du bonheur simple de se retrouver.

Un ballet de chaises musicale l’espace à la recherche de la moindre place comblée par le fur et à mesure des arrivées.

Le thème de cette rencontre était le vote autrefois. Des échos qui ont traversé le temps et offrent la nostalgie de ces grands jours de la république où le devoir citoyen remplissait les urnes.

Premiers échanges


patois lo voute dins le temps 1


En cette période électorale, nous ne pouvions passer à côté de truculentes histoires où « les uns seraient venus s’il n’avait pas plu », ou pour ne pas croiser l’autre bord des idées, certains bien avant la rencontre coupaient par champ à grandes enjambées la certitude d’être du bon côté.

Second flash :


Lo voute dins le temps 2



Les ruelles des villages devenaient barricades écumant l’opinion sous des flots de clinton et la noce des idées rassemblait les origines.

Lentement se décale le temps et l’on revoit ces humeurs en couleur qui se transmettaient de génération en génération. Les bureaux de vote dans les écoles faisaient tomber les casquettes sous le poids du symbole.

Troisième séquence :


Lo voute dins lo temps 3



Jacqueline à l’affût de la parole patoisante filme les interventions mâchées aux racines. Même ceux qui ne sont pas d’ici l’épellent et partagent son goût sucré avec les dictons de M Rey.

Quelques photos :

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Fabriqués par le regard des anciens, ils transmettaient l’évidence d’une terre labourée à l’oeil paysan, échos communs traversant indemnes le temps.

Quatrième vidéo :


lo voute dins le temps 4


Gégé entonne un chant de circonstance, « Bonjour monsieur le Maire » puis c’est un goûter pantagruélique qui clôture la rencontre alimenté par le talent de nos pâtissières.

Dernière vidéo : début du chant de Gégé.


Lo voute dins le temps 5



Un moment où se prolongent les échanges notamment en arrêtant thèmes et dates de rencontres du prochain trimestre qui seront :

-  le 23 avril : les foires et marchés d’autrefois.
-  le 21 mai : le jardin de nos anciens.
-  le 25 juin : le patois en vacances, mais surtout la présentation de son livre - " Le patois de toi à moi. Le parlarem encara"- publié fin mai chez Dolmazon, par Georges Dumas. Des extraits pourraient être lus à plusieurs voix par quelques uns de nos meilleurs parleurs... Georges pourra aussi dédicacer des livres...


Fatima Mana et Jacqueline Cimaz





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Lo voute dins le temps


Attention, reprise des horaires d’été : 15-17h.

Par ailleurs, nous ferons de tout petits films avec appareils photos ou téléphone mobile. Donc fourbir vos histoires, un couplet ou refrain de chanson...

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Un message de Georges Dumas :


Bonjorn

Ai ben reçauput vostra invitation per deman Maleürosament, porai pas lais anar.

Pasmens le vòute dins le temps m’entereissa ! Dins mon vilatge, quò èra le bolangièr que colava las afichas de tot lo monde.

La còla li costava pas char, la fasià aube de la farina !

Bona jornaa a totis

Amicalament.

Georges

P.S : merci d’avoir parlé de mon livre sur le site. Il sort le 28 mai aux éditions Dolmazon du Cheylard





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Ecole d’autrefois


Rencontre en période de vacances, d’où la présence d’une petite fille très sage, mais aussi les absences de grands-parents retenus par leurs petits-enfants, ou de vacanciers... Et des malades, à qui nous souhaitons un prompt rétablissement et que nous espérons accueillir fin mars.

L’évocation aussi d’Arthur Delarbre et un mot signé par tous pour Christiane à qui nous adressons toute notre sympathie, en ces moments si difficiles.




Et puis, des échanges riches... Comme toujours...

Une longue pause photo, avec la mise en circulation de photos de classes anciennes, où chacun cherche à identifier ses connaissances... Où aussi, Paulette s’est retrouvée...

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Deux "petits nouveaux" dont André, qui maîtrise si bien le patois que c’en est un régal... Et un accent !

Et de plus facile à reproduire, ce qui a valu des applaudissements très nourris à une néophyte !

L’animation, toujours très appréciée de Geogeo et Gégé et leur savoir-faire pour faire parler Marcel Gounon, vite intarissable.


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Michel Rey, absent ce jour, avait fait passer ses dictons du mois, pour le traditionnel tour de table où chacun lit en français puis traduit en "patois"....


Rencontre Patois/Occitan : préparatifs avant traduction
envoyé par Les Rias . "Patois"...


Des recherches de mots qui à chaque fois ramènent des morceaux de mémoire qui, sitôt dits, en entraînent d’autres - un filet tentant d’enserrer le passé, remonté et livré comme poissons sur la table...

Mémoires et racines... Et pratiques communes...

La forte évocation des punitions, souvent liées à l’emploi de mots et patois. Et chacun de se glorifier du nombre de lignes faites...

Ah, le mot "brouette" !

Mais à situation difficile, réponse inventive : nos anciens écoliers nous racontent comment pour faire leurs lignes, en retenue jusqu’à 6h le soir, ils utilisaient deux stylos ou crayons, ce qui permettait d’écrire deux lignes à la fois !


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Une démonstration probante de Georges Dumas, instituteur retraité et fils d’instituteur... Qui a aussi amené l’encrier de faience blanche, le porte-plume dont la forme de la plume a suscité une vive discussion. Certaines, semble-t-il, étaient interdites au profit de plumes rondes ?


L’évocation, également, de ces coups de règle de fer sur les bouts des doigts d’une maîtresse-mère. Et la solution ardéchoise : retirer brutalement la main ; elle se tappe sur ses propres doigts et ne recommence plus...

Une implication créative dans la vie scolaire du milieu du 20ème siècle...

Les souvenirs enfin de pratiques imposées par l’Occupant dans les années 40 : monter le drapeau, encore les fers au mur... Chanter "Maréchal, nous voilà", quelque chose dont beaucoup se souviennent...

Mais là aussi l’inventivité pour résister ...


Des échanges qui se poursuivent autour d’un goûter enrichi d’une nouvelle recette [1]


Jacqueline Cimaz



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[1] à écrire ! Et bilingue !



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Rencontre de février


ce vendredi 26.

L’école d’autrefois

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(JPG) Et

comme

la dimension patrimoniale

est toujours présente,

une

des très belles photos

qu’Huguette Plantier

nous a demandé

de scanner.


A quand

un petit livre

bilingue

avec

quelques photos anciennes ?


Versions numérique et papier, bien sûr !


Jacqueline Cimaz





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Sous les volutes chaudes d’hier


Pas moins, pas plus, autant, un certain nombre et son équivalent soit une trentaine de participants venus avec ses mots suspendus au temps.

Ils arrivent, arraisonnent leur langue, la retournent un instant sur la langue comme un bonbon acidulé jusqu’à ce que l’autrefois bruisse de mille sons. Ensemble, ils glanent son accent dans les champs de bleuets suffocant sous la chaleur des étés solidaires.


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La tuaille du cochon, thème ce mois-ci de l’atelier patoisant s’accrochent aux volutes d’hier, sort des brouillards de sa mémoire l’univers particulier d’une journée d’hiver. Chacun racle la peau de ses souvenirs avec tendresse, les ressort presque instantanément comme si les saisons accumulées n’avaient pas d’impact sur elle. Les gestes sont au bout des mains, délayent le savoir-faire transmis par les nécessités banales de l’existence.

(JPG) D’abord serrés près de l’âtre, les visages se préparent à la colossalité de la journée et glissent une fricassé de sourires sur ceux qui arrivent de l’autre côté du voisinage. Ils accrochent le lien social dans la transparence de ces dimanches quand les hommes prenaient le temps de trancher les silences d’une simple poignée de mains.

Dehors sous des flammes abreuvées de fagots, la chaudière tremble à gros bouillons cernées de buées épaisses.

Le jour n’est pas encore sorti de l’aube que déjà les bruits familiers répandent sur les tabliers un air de fête et nouent la chaleur d’une appartenance aux mots, ceux du pays, d’une vie, d’une langue.

Fatima Mana





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Rencontre sur la tuaille du cochon


ce vendredi 29 janvier. Attention : à 14h30 et non à 15h !

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Voeux et message de Denis Capian


Amb mos melhors vòts per l’annaa 2010, volhatz reçaupre lo document sonòr de l’intrevista radiofonica ("RCF Vivarais") qu’aguèrem lo 2 de decembre passat vèrs Privàs dins lo quadre de la conferéncia de premsa "pòst Carcassona" organizaa au Bouchon Littéraire per l’IEO 07 :


Totas vòstras remarcas, de quina mena que sián, nos serián ben utilas.


Ben coralament,


Denis CAPIAN > Secretari de l’IEO 07 > Vicepresident de l’IEO Ròse-Aups





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Federacion dels Ensenhaires de Lenga e Cultura d’Òc


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La FELCO [1]_ coma organizacion professionala d’ensenhaires, coma part integranta d’una coordinacion, « Anem Òc », que s’es definida tre la debuta en tant que cartèl d’assocacions trabalhant exclusivament dins lo camp cultural, e compte tengut de la diversitat de las opinions de sos aderents, a pas vocacion a prendre partit dins las competicions electoralas, e sos responsables tanpauc, per fin de defugir tota interpretacion asardosa. Es aquela independéncia e lo caractèr consensual de la plata-forma “Anem, òc” qu’a permés la capitada creissenta de las tres manifestations (Carcassona 2005 e 2009, Besièrs 2007).

La FELCO sèm fièrs d’aver obrat amb d’autres per aquela capitada.

Cf. sus nòstre site Dins las eleccions regionalas que son per se tenir en març, avèm doncas causit de mandar nòstras questions e revendicacions a totes los partits republicans engatjats dins aquestas eleccions.

Quina que ne siá la resulta, la majoritat que ne sortirà deurà préner en compte la dimension de la cultura occitana, qu’aparten a cap partit en particular, mas es l’afar de la societat dins son ensems.


8 janvier 2010- Felip Martel, president de la FELCO



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[1] Fédération des Enseignants de Langue et Culture d’Oc de l’Éducation Nationale (académies de Nice, Aix-Marseille, Grenoble, Clermont-Ferrand,Montpellier, Toulouse, Bordeaux, Limoges, Poitiers, Ile de France


Signature de la convention Langues régionales Rectorat / Région


ce lundi 14 décembre 2009 la convention de partenariat pour le développement de l’enseignement des langues Occitane et Catalane entre la Région Languedoc-Roussillon et l’Académie de Montpellier sera signée ce lundi 14 décembre 2009 à 14 h 30 à l’ Hôtel de Région 201, avenue de la Pompignane à Montpellier

Le CREO Lengadòc se réjouit de cette signature qu’il appelait de ses vœux depuis plusieurs années et qui permettra de conjuguer la volonté publiquement affirmée par le Rectorat de Montpellier de valoriser l’enseignement et la connaissance de la langue et de la culture occitanes aux efforts et à la volonté de la Région Languedoc-Roussillon pour promouvoir et valoriser ce patrimoine vivant, désormais inscrit dans la Constitution.

Pour l’enseignement de l’occitan à l’école publique, que défend le CREO, c’est une bonne nouvelle et nous souhaitons que nos adhérents et amis soient nombreux lors de cette signature publique à laquelle nous avons été invités.

Marie-Jeanne VERNY, MCF-HDR Département d’occitan Université Paul Valéry Montpellier

présid. CREO Lengadòc co-secrét. FELCO Fédération des enseignants de langue et culture d’Oc

Tous les renseignements et l’historique des évènements sur le site du FELCO : http://www.felco-creo.org/mdoc/detail_fr.php ?categ=collec&id=426





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Autour du puits, une langue.


Avant tout, le monde était là, venu se rapprocher de sa langue au passé encore tout frais, s’accrocher à ses éclats le temps d’un après-midi, au mitant d’un patois ravivé pour une veillée qui veille à ne pas l’oublier.

Evidemment, la superficie de l’espace rétréci, remué, brassé jusque dans ces derniers retranchements pour que le monde puisse y rentrer dedans s’est fait bousculer, embroussaillée de chaleur pour mieux fabriquer ses retrouvailles d’antan.

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Prêt à découdre ses souvenirs, disposés en rangs serrés sur l’étal de sa vie ; construits aux origines fluctuantes d’accent, ballottés de mots coutumiers devenus regards, échos surgissant naturellement ; une simple cohésion spontanée produite sous l’effet du thème annoncé : l’eau et tout un monde remonte le ruisseau.

Donc pour cet atelier, c’est l’eau qui fait toute une histoire de ses histoires : les « buas » (lessives), battues deux fois l’an, couvées sous la cendre du savoir-faire, les « bialaires » (rigoles), veines de vie des prairies entretenues par des journées qui transformaient chacun en cantonnier.

Détournée, canalisée, mâtée, filtrée au compte gouttes ou jaillissante, elle s’écoule à proximité du souvenir.

« Gour »- « gouillat »- « bacha », tout est bon pour se rappeler l’insignifiance de ces gestes essentiels qui l’accompagnaient et entretenaient la relation autour d’un puits où se battait le rythme de son lieu.

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Comme autrefois, elle est là sous nos yeux, à ne rien faire jusqu’à ce qu’on en ait besoin. Creuser parfois un monde pour la trouver, baguette de sourcier, étrange bout de noisetier, mystère d’un don où la raison n’a qu’une raison inexpliquée.

Il y a un temps bien particulier dans ces ateliers, celui des dictons du mois en cours, récoltés quotidiennement dans le Dauphiné par M.Rey et qui font rituellement le tour de la table pour être traduits, interprétés, écorchés de rire avec des mots qui se rapprochent si près de leur sens que leur signification n’est parfois qu’une affaire d’interprétation, de transmission et d’intention liée à la mémoire, contenant de ces petites choses qui ne s’expliquent pas mais qui sont là, chaque jour, à bâtir un monde bien de chez nous.

Fatima Mana





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Dictons du mois et eau


à distiller au "Patois" ce 27 novembre.

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Carcassonne


La FELCO, Fédération des Enseignants de Langue et Culture d’Oc de l’Education Nationale, membre du collectif "Anem, Oc", remercie tous ceux, militants associatifs, syndicalistes, élus, simples citoyens, qui nous ont permis de réussir Carcassonne. Nous étions entre 20 et 25 000, plus nombreux qu’à Béziers 2007. Merci aux journalistes qui ont couvert l’événement et à ceux qui vont continuer à donner des échos de notre détermination : la langue que nous enseignons dans le service public de l’Education Nationale, la langue dans laquelle nos élèves et étudiants écrivent, lisent, chantent, créent, cette langue qu’ils continuent à PARLER, nous voulons pour elle une loi ambitieuse, qui lui permette de vivre dans son unité et sa diversité. Nous avons réfléchi au contenu possible pour cette loi. Voici quelques propositions que nous avons soumises aux députés et au gouvernement.

Marie-Jeanne VERNY, MCF-HDR Département d’occitan Université Paul Valéry Montpellier





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Les métiers d’autrefois...


Beaucoup d’excusés ce jour après le trop plein de septembre.

Guère plus d’une quinzaine de participants...

qui en ont profité pour tous parler, s’écouter. On s’entendait et aurait pu s’enregistrer.

Les noms des métiers disparus sont retrouvés, les pratiques...

Le messonaire, la lampaiu, lo plumaire, lo seitare, la lavesa, la brodesa, lo campaner,

et les outils : la loba...

Souvenirs précis, attendris, amusés, nostalgiques sinon tristes...

Une occasion de mesurer le bouleversement des techniques et des modes de vie...

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Oui, mais, c’est quand même sympa quand on est en passe de dépasser les 30 présents...

"j’aime bien qu’il y ait Jojo et Gégé"...


Serait-il possible de proposer une organisation en trois temps :

-  tout le monde arrive, échange sur les apports, les questions...


-  puis, en fonction de ces apports ou des questions on se scinde en deux groupes, avec chacun une tâche - un qui reste dans la salle, l’autre qui va en mairie. Là on parle, écrit, enrgistre... quelqu’un prend quelques notes...


-  3 ème temps, on se retrouve, on met en commun, échange, chante ensemble...

Puis c’est le gôuter...


Vos avis ? Trop scolaire ? La solution proposée d’une cloche pour rétablir silence et ordre ne parait guère plus satisfaisante... D’autres solutions ou propositions ?


Jacqueline Cimaz





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L’atelier patois, sa rentrée et les plantes médicinales de nos grands-mères


Momentanément dépassé pour caser tout son monde, l’atelier patois et ses habitués finissent par s’installer dans un brouhaha bon enfant. Des chaises en bout de mains traversent l’étang de paroles déversé sur les tables. C’est une crue printanière qui plonge dans le passé retrouvé et se rapproche à presque le toucher. Rattrapé, il coule et glisse délicieusement son accent sous la langue maternelle.

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Deux nouveaux sont venus partager l’après-midi, se frayant une place dans cette particularité qui fabrique le lien.

Les uns arrivent la tête pleine de souvenirs. Un bouquet d’herbes sauvages traverse l’enfance, remonte au pas de course la tendresse aïeule penchée sur les maux saisonniers pour les déloger. Dans un coin du cœur, calfeutré de chaleur, ressurgissent décoctions, cataplasmes, infusions appliqués, avalés, surveillés sous l’œil centenaire.

Une légère mélancolie traîne sur les visages, le temps d’aller ramasser un savoir-faire médicinal distillant en secret ses vertus que déjà des noms familiers fleurissent sur les mots patoisants à mesure que se raconte le pouvoir de certaines plantes ; comme quelque chose d’étrange n’appartenant qu’aux initiés.

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Certains ont apporté des livres corroborant le temps d’autrefois où le bleu des gentianes tapissait les étés.

Des tisanes éclusent le passé passé précieusement en revue. En ce temps là chacun savait la médecine à bon marché transmise de mère en fille. Elles mélangeaient au cas par cas, l’aléatoire d’une posologie, confiée à la mémoire, faisant disparaître comme par magie les remous de la maladie.

Sporadiquement dans l’air, fuse une phrase qui détache l’évidence et remet à l’endroit l’instant : « Les femmes connaissaient les vertus de la mélisse et la pliaient dans leur chemise quand elles bataillaient avec la dépression » : une cohérence à fleur de peau pour plus d’efficacité et combattre ce mal qui n’avait pas mal mais dont la douleur impalpable laissait un goût de peur.

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De la bourrache à l’arquebuse- plantes médicinales travaillées au cordeau du savoir faire, c’est un défilé aromatique dispersé dans l’air qui passe de bouche en bouche, l’extrait de toute une vie et le délaye de petits regrets encore aujourd’hui.

Il n’est pas dit qu’au prochain atelier qui aura lieu le 16 octobre, il ne faille pas tomber les murs pour faire rentrer tout un monde dans le monde.

Fatima Mana


NB. Des plantes soigneusement empaquetées, de nombreux livres sur les plantes médicinales ont été apportés par les participants, des disques aussi- écoutés avec plaisir, et la maintenant traditionnelle liste de dictons de Michel Rey qui oblige chacun à lire et s’exprimer en patois.

Enfin, les dates des prochaines séances ont été fixées pour le trimestre :

-  Vendredi 16 octobre
-  Vendredi 27 novembre
-  vendredi 18 decembre.


Par ailleurs, après avoir écouté les nouvelles de l’IEO et de "Parlarem", bien connu ici, et avant de goûter les participants ont pu découvrir les projets Arts Plastiques, les commenter et donner leur avis... Une belle opportunité pour consulter la population...




Mais pour remercier Fatima de ses articles et de son travail, un poème qui devrait lui plaire :

Los mots (les mots)

Los mots son des sòus traucats.

Per jogar als osselets

ne vòle cafir ma pauma.

E ne faire gisclar son cant perdut,

ambe d’ulhauç de lusor nòva.

An delembrat çò que disián,

son tornats vèrges dins l’espandi.

Lo sòu traucat es vengut nòu.

Ne vòle faire de solelhs

e de lunas emai d’estèlas

qu’entre eles s’entrelusiràn.

Entre dos sangluts de quitarra

s’estira un sègle de dolor.


Max Rouquette, extrait du recueil Lo maucor de l’unicorn (Le tourment de la licorne), paru aux éditions Domens

emprunté sur un site à visiter , de beaux textes et de belles photos... Le languedocien certes, mais l’Occitan, et à ce sujet, nous avons trouvé un site pour apprendre :

Apprendre l’occitan lenga d’òc par internet et téléphone TELEOC



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Patois/Occitan ; la rentrée


Avec le thème retenu par le groupe avant les vacances : les plantes médicinales d’autrefois...

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Et diverses nouvelles et projets... (JPG)

-  Jornaa occitana lo sandes 10 d’octòbre ès Auzon.

-  ANNUARI OCCITAN 07. SERVICIS DISPONIBLES PER LOS OCCITANOFÒNS D’ARDECHA

-  Fasètz-vos conéisser !

-  CA IEO-07 dau 16 de setembre de 2009 vèrs Prèus

-  Carcassonne... Le message de Marie-Jeanne Verny




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CR du CA de l’IEO07
Annexe 1 à ce CR
Annexe 2 à ce CR
Annexe 3 à ce CR

Nouvelles de... et par Denis Capian


COMUNICAT DE PREMSA

ANEM ÒC ! PER LA LENGA OCCITANA !

L’Institut d’Estudis Occitans d’Ardecha (IEO 07) organiza la davalada amb un carri entrò la manifestacion « Anem òc ! Per la lenga occitana ! » que se farà a Carcassona lo 24 d’octòbre 2009.

Aquel carri partirà dès Privàs a 6:00 dau matin, prendrà de mond vèrs Aubenàs e mai en Juèsa.

S’entornarà de Carcassona devèrs las 23:00 per que lo mond puèschan assistir aumens en partida a la vesprada festiva e musicala que segrà la manifestacion pròpriament dita.

Se sètz interressats per vos marcar, mandatz un chèc de 30 € a l’òrdre de l’IEO 07 en cò de : Joan GABON, Las Maletas, 07110 MONTREAL




Denis Capian nous transmet ensuite deux documents importants :

-  "Lo còmpte-rendut de la consultacion dels membres e amics de l’IEO 07" dau 4 de julhet 2009,

-  Lo còmpte-rendut dau vòte dau Conselh Regionau Ròse-Aups dau 9 de julhet 2009

NB. Documents téléchargeabkes ci-dessous.





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CR du 09/07/09 du CR.RA
CR consultation IEO 07

La réception de courriers intéressant chacun



-  le message de Denis Capian accusant réception des propositions faites par le groupe lors de la dernière rencontre "Patois" :

"Dòna Cimaz,

Ai pres bòna nòta de vòstras deliberacions relativament a l’ensenhament de l’occitan e a la senhalizacion toponimica. Las portarai evidentament a la coneissença d’aqueus que s’acamparàn deman per nòstra Consultacion vèrs Cos.

Totas las remontaas d’aquela mena sobre las esveas de la populacion envèrs sa lenga tradicionala son importantas, particularament au moment que lo conselh regionau Ròse-Aups deu deliberar (lo 9 de julhet) a perpaus d’una politica linguistica pus favorabla a l’occitan e au franco-provençau.

Coralament,

Denis Capian"






Un message de Marie-Jeanne VERNY, MCF-HDR Département d’occitan Université Paul Valéry Montpellier :


" Je veux bien recevoir vos infos, éventuellement les diffuser dans mes réseaux et, si vous le souhaitez, vous mettre dans ma propre liste de diffusion d’actualités culturelles occitanes.

Amistats,"


NB. présid. CREO Lengadòc : http://www.creo-lengadoc.org/ co-secrét. FELCO (Fédération des enseignants de langue et culture d’Oc) : http://creo-mp.totenoc.org/felco.html Totes a Carcassona lo 24 d’octòbre de 2009 : Anem, òc !


Des sites à visiter pour s’informer, réfléchir et débattre. Encourager les jeunes à faire des licences d’occitan, ce qui aurait d’autant plus de sens si un enseignement optionnel de l’Occitan se développait à l’école... Ce qui suppose aussi recherches et réflexion sur l’intérêt culturel et éducatif du plurilinguisme...






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Herbes de juin, foitial et IEO...


La plupart sont arrivés, herbes sauvages à la main. Un thème lancé au précédent atelier. Un bouquet de belle humeur répandait dans l’ancienne cour scolaire ses parfums de fête.

Délicieusement râtelés aux andains de la mémoire, les souvenirs ont jonché la rencontre patoisante d’un florilège d’odeurs enivrantes sorties de la terre estivale, happées jusqu’au ciel par la chaleur d’autrefois si particulière, où s’agglutinaient les êtres autour d’un travail harassant mais solidaire, maudissant parfois les chiendents sauvages de la vie où le monde bataillait ferme pour « faire sa chance » (l’entame d’un début de champ).

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A tour de rôle les herbes sont cueillies au passé, retournent même flou le souvenir, distinguent presque à le toucher ce naguère nostalgique où les décoctions de grands- mères s’accrochaient aux gestes tendres ; doux balancement infiltré aux images d’antan qui remontent par paquets entiers des traits familiers, saisissant un goût d’éternité sur les chemins de l’enfance racines.

Au loin, là bas, émerge le geste paysan où la vie portait sa fraternité sur les larges épaules de la terre nourricière.

Mauvaises ou bonnes, la description patoisante de ce panel d’herbes ramassées met parfois au grand jour, des vertus oubliées et les sort des têtes dans de grands rires écroulés.

A la rentrée, l’atelier fera son retour le 26 septembre, avec pour thème les remèdes de nos grands-mères. Nul doute, que là encore, d’immenses plongeons dans l’herbe au souvenir se vivront.


Fatima Mana


Un poème de Georges Dumas

(orthographe revue par Denis Capian) Le foitial de grandmaire


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Des nouvelles fournies par René Capian ont été données...


D’abord, le décès de Robert Laffont...


L’annonce de Denis Capian,

Amics de la lenga occitana,

La comunitat occitanofòna es en dòu, que "Gardarem la Tèrra" nos fai saber que lo grand Robèrt Lafònt moriguèt aqueste matin.

Totes los occitanofòns alfabetizats li devèm quaucòm.

Laissa pas ges de voide, qu’aurem pas pro de nòstras vidas per aprene de son òbra immensa.

Nos laissa de fòrças per contunhar de trabalhar per la lenga que mai amam e per jauvir de sa musica etèrna.

Frairalament,

Denis CAPIAN Secretari de l’IEO 07 Vicepresident de l’IEO Ròse-Aups

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puis sa transmission d’un texte de David Grosclaude, president de l’IEO.


Robèrt Lafont es mòrt :

l’IEO saluda un des sos fondators


L’istòria de l’occitanisme es ligada a l’IEO e l’istòria de l’IEO es ligada a Robèrt Lafont.

Foguèt un dels fondators de l’Institut d’Estudis Occitans e ne foguèt tanben secretari general, puei president. Es donc primièr la memòria del fondator e de l’ancian president que l’IEO saluda.

Sabèm l’emocion granda que la mòrt de Robèrt Lafont a creada dins l’ensemble de l’occitanisme mas tanben plan al delà. L’escrivan, l’istorian, lo sociolingüista e lo militant que foguèt, èra conegut e reconegut ; en Occitània, en França, en Euròpa e dins lo monde.

Dins tot son trabalh e tota son òbra totjorn i aguèt aquela fòrça que dona de dignitat a la lenga occitana e de fe als que la defendon. En l’escotar e en lo legir sabèm que son nombroses los qu’an trobat d’energia per s’aviar cada jorn sul camin del combat per la promocion e la reconeissença de la lenga nòstra e de la cultura occitana. Nombroses son los qu’an poscut descubrir gràcias a Robèrt Lafont una autra faiçon de comprendre l’istòria del país d’Òc, un autre biais de comprendre son present e subretot de pensar son avenidor.

Robèrt Lafont aurà influenciat e format mai d’una generacion de militants occitanistas. D’unes auràn presat l’escrivan d’autres auràn trobat dins sas reflexions sul nòstre monde un biais d’èstre occitanistas dins una epòca qu’a trebolat lo país occitan dempuèi la segonda guèrra mondiala coma jamai benlèu èra estat trebolat duscas a aquel moment.

Lafont fa partida dels qu’an permés a d’occitans de tornar prendre d’esperança mentre que tot èra fait per anonciar la mòrt de la lenga occitana e de país que la pòrta. De segur lo camin de Robèrt Lafont foguèt pas totjorn lo de l’Institut d’Estudis Occitans. De divergéncias, de batèstas de generacions faguèron que daissèt l’IEO pendent quasi 25 ans. Mas sèm estats uroses e fièrs quand, l’an passat, decidiguèt de tornar dins l’ostal qu’aviá contribuit a crear.

A sa companha que partejava sa vida al quotidian, als qu’èran pròches, lor disèm tota nòstra afeccion. Lor disèm tanben que Robèrt Lafont mancarà a l’occitanisme, e a Occitània.




Ensuite, cette consultation :


PER VIURE EN OCCITAN AU SÈGLE XXI

Ont ? > VÈRS COS (SALA DAU FABRICON)

Quora ? > Lo sabtes 4 de julhet a 15 h

Qué ? > CONSULTACION DELS MEMBRES E AMICS DE L’IEO 07

Per o saber tot chau legir lo document çai estachat


Le courrier de Denis Capian sur les objectifs de la consultation est intégralement téléchargeable ci-dessous.

Jacqueline Cimaz a posé au groupe la question du développement du patois/occitan...

Des échanges ont eu lieu, avec, notamment des interventions de Georges Dumas, sur le poids des variantes locales par rapport à l’Occitan écrit - le fait qu’en français aussi, il existe souvent plusieurs mots pour désigner un même contenu ou des contenus très proches... Un débat à poursuivre, non pour dévaloriser les variantes locales, mais, au contraire, pour valoriser la richesse de ces différences ou nuances dans la langue occitane - son histoire et ses contextes...

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Georges Dumas, Paulette Vignal, Germaine et Georges Chazal


Un débat nécessairement nourri par les dimensions patrimoniales présentes, comme l’ont bien montré Germaine et Georges Chazal, explorant les diverses variantes de chansons d’ici...


Le groupe s’est prononcé à l’unanimité pour qu’un enseignement facultatif de l’Occitan soit proposé dans les écoles, collèges et lycées [1]. Il a été demandé de faire remonter cette requête à l’IEO, dans le cadre de sa consultation...

Par ailleurs dans divers pays, il existe - dans différentes régions - une seconde langue officielle (comme le Quechua au sud du Pérou...). Le groupe s’est posé la question de la pertinence d’une telle mesure en France et souhaite des élements d’information...

Enfin il a été demandé une signalisation bilingue français/occitan pour les noms de villages et de villes. Par exemple, Sant Appolina dau Rias...


NB. Dans un autre message Denis Capian signalait la possibilité d’accéder à des livres anciens - libres ancians" : PER VIURE EN OCCITAN AU SÈGLE XXI
-  Lo catalòg nòu (numèro 35 - junh 2009) de nòstre boquinista valentinés Matha Perier vèn d’espelir. I chabon mai de 100 òbras ancianas en occitan de totes los caires d’Occitània. Contacte : matha.perrier@online.fr

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[1] avec bien sûr un prise en compte au niveau des examens, comme pour d’autres enseignements optionnels

Courrier de Denis Capian

Patois de mai ou les mâcheurs de mots


Le succès de nos ateliers patois sera bientôt sous les presses du Dauphiné.

Interviewés par notre journaliste local, cinq des patoisiens présents ont répondu à la question suivante : « que vous apportent ces rencontres, impulsées par l’association « Les Rias » ?

Tous ont répondu qu’ils ne voulaient pas que leur langue maternelle se perde.

Pour Christophe : c’est un retour des mots oubliés. Pour Adèle, 12 ans : comme je n’y comprends rien, je peux apprendre et puis c’est l’occasion de parler la langue de mes grands parents.

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Un bouhaha coutumier s’échappe et imbibe l’espace de résonances anciennes.

Une fois n’est pas coutume, Gégé entonne un chant de mai qui sera repris en fin de séance.

Michel Rey a apporté une pile de dictons, sagement alignés sur un papier d’écolier. Tous en relation avec le mois de mai, ils retrouvent des chemins de traverse piétinés par les souvenirs de chacun.

Traduits et malaxés au passé, Simone Foray les situe dans un contexte historique.


Il n’y avait pas de radio, basés sur des constats et déductions liées au temps, le monde rural y croyait dur comme fer. Avec le dérèglement climatique d’aujourd’hui, ils ne sont plus d’actualité.

La très grosse vingtaine de participants épluche l’autrefois, le décortique, l’écosse aux traductions en s’appuyant sur le dictionnaire patois/occitan.

C’est un temps léger mais studieux qui traverse ces deux heures d’ateliers, entre-coupé de découvertes. On vérifie que le mot soit bien entier dans le souvenir. Sa prononciation est parfois confrontée au lieu géographique. Des éléments le cueillent sur l’arbre à souvenirs au plus près du vécu... On le traque, on le troque contre un éclat de rire.

Le prochain atelier aura lieu le 19 ou 26 juin, tout contre l’été.

Sa programmation est déjà arrêtée.

Le thème : Fenaison et herbes de nos campagnes ou «  anin feneraï  ».

Proposé par Gégé, chacun repart avec un chant à apprendre pour la prochaine rencontre.

Déjà se dessine le sujet de la rentrée (septembre) avec « Les remèdes de grand-mère ».


Fatima Mana






Rappel d’un message de Denis Capian.


Vesita de Taulinhan en occitan


DIJÒUS 28 DE MAI : PRIMÈIRA VESITA GUIDADA DE TAULINHAN EN OCCITAN

luòc de partença : davant lo Musèu de la Seda orari : 18.00

19.00 : presentacion de "Parler et vivre à Taulignan sous le Second Empire", de J-C Rixte (n°1 de la colleccion Empreinte des 11 Tours)

seguda dau gòt de l’amistat.

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Aquí totas las informacions practicas :

Denis CAPIAN Vicepresident de l’IEO Ròse-Aups


NB. Renseignements -> http://www.mairie-taulignan.fr


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Patoès d’Abril


Bonjorn,

Ai bien receuput vòstre messatge per la rencontra d’anèit. Pourrai pas li esser ; Han schook ven me vèire a quatre orás per devisar un pauc de nòstre patoès.

Bona jornaa a tot lo monde.

Amicalament.

Georges Dumas


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Un message de Georges Dumas, un quiproquo aussi suite à un message non parvenu... Nous aurions été ravis de l’avoir parmi nous et de faire la connaissance d’Han Schook que connait bien Sylvette...

Entre langue et patrimoine, les frontières sont poreuses.

D’autres empêchés, avaient fait part de leurs regrets...

Pourtant la salle était bien pleine...




Le Compte-rendu de Fatima Mana


A l’atablée patoisante, pas de nappe blanche, mais des retrouvailles chiffonnées au plaisir de partager une langue et de la projeter, le temps d’un atelier sur les murs écoliers.

Derrière les vitres, une douce lumière s’enfonce doucement dans la terre commune. De ses sillons racines émerge le sépia d’il y a longtemps.

Les mots se mettent à la fenêtre, regardent les grappes des jours d’antan vendanger à gorge déployée, les rires qui craquent et fusent, l’éclair d’un petit bonheur discret, planté au milieu du monde, juste là à l’endroit de l’appartenance.

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Et ça y est, le grand rush des dictons se rue sur la mémoire. Un chassé-croisé s’attaque à la lune avec une devinette d’Alice Jarjat :

-  Pourquoi la lune est menteuse ?

Réponse : Lorsqu’elle forme un C, elle croît alors qu’elle décroît, quand elle forme un D, c’est l’inverse.

Nouvelle, vieille, noire, rousse, menteuse ; c’est une lune déclinée dans tous les tons.

Elle file au rouet d’autrefois les histoires inventées.

Fusionnelle avec la terre, de l’almanach du père Grégoire aux signes cabalistiques écrits pour elle ; de génération en génération, son importance jonche le ciel de son influence.

Sous les cerisiers en fleurs, une averse de mots rend hommage à la saison.

Un mot, dit, creuse son idée, récupérée par un autre qui l’entraîne au marché du passé, dans le dédale des étals de la bonne humeur.

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Le chant traduit autrement les paroles du temps, mais en faisant le tour de sa mémoire, on s’aperçoit que peu de chansons racontent le mois d’avril.

Qu’à cela ne tienne, mai est tout près. Alors porté par la voix de Gégé, « Vécqui lo genti mès de mai » installe une écoute silencieuse, très vite balayée par le refrain entonné en commun qui refait surface ; imprégné, indélébile, imprimé aux matins d’autrefois.


NB. Aline Bilher, une étudiante en MasterII qui accompagne le site de proximité Ce.D.R.E. dans un travail sur "Insertion et patrimoine" en partenariat avec le PNR avait demandé à rencontrer les Rias. Nous l’avions invitée à assister à la rencontre patois. Notre compte-rendu de la rencontre avec Aline Bilher - où l’on reparle du patois - est aussi en ligne.




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Rencontre patois d’avril, occitan de chez nous




(JPG) avec ses

mots et

ses traditions,

ce 24 avril...



Parler d’une

vraie

langue

à laquelle

l’écrit et

la littérature

confèrent

une identité...





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Rencontre patois du 27 mars



Nous annoncions :

"Où l’on parlera du printemps, des travaux et dictons, mais où on abordera aussi la rencontre avec Denis Capian et les moyens d’un meilleur recueil des pratiques linguisitques et contenus évoqués..."


L’information a donc été communiquée et une tentative d’enregistrement effectuée. Par ailleurs les documents de l’IEO remis par Denis Capian ont été distribués et les quelques affiches laissées seront mises dans divers lieux dont RDB.

La lecture de son texte "lo bochi" par Georges Dumas a suscité de nombreuses recherches sur les outils et produits de la traite ainsi que sur le coût d’amener la chèvre au bouc, ou la vache au taureau...

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La question d’une orthographe qui permette à la langue de vivre en tant que telle, reconnue d’un endroit à l’autre comme occitan écrit, langue vivante, a aussi été posée.

Nous devrions commander rapidement quelques livres édités par l’IEO pour pouvoir les mettre en circulation à la prochaine séance. Une langue dont l’orthographe est renconnue, portée par publications et traductions... Nourrie par les variantes locales et leur enracinement dans la mémoire des pratiques...







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Une rencontre très riche, l’article de Fatima Mana :


Mais que de monde à l’atelier patois, et encore il en manquait qui, contrits de ne pouvoir venir s’étaient excusés !

Les places font spontanément de la place aux arrivants qui agrandissent l’espace en poussant amicalement ceux qui sont déjà installés.

Et le monde est surpris par tout ce monde.

Les bonjours s’apostrophent et se croisent au fur et à mesure des entrées. Un tour de table présente chacun aux nouveaux venus.

Quelques uns puisent déjà dans leur langue maternelle, la déplient avec gourmandise pour dire ces petits bonheurs qui nous prennent par la main quand on rentre au pays.

ça y est, c’est parti, la musique des mots patoise et se met à chanter à un rythme parfois endiablé. Les paroles rebondissent, grimpent dans le souvenir, ouvrent les portes d’antan où la parole parlait simplement en se disant. Sauf que là, dans cet après-midi printanier, elle se vit au plus près du plaisir de la dire.

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Les uns se pressent dans ses reflets qui remontent des odeurs d’enfance sous les mèches folles du temps.

Parfois c’est même dans une cacophonie bon enfant, que les mots se bousculent et traversent la table en riant.

Des creux de silence s’installent spontanément lorsque Gégé entonne un chant. Les uns le fredonnent discrètement dans un premier temps, pour laisser monter ces couplets qui imprégnaient les gestes d’avant.

Des mots racines parcourent un paysage mille fois reconnu par le pas familier. Avril découvre ses fils.

De partout, courent des mots patoisants, sortis des poches déchirés par l’interdit de le prononcer. Alors là, il n’y a plus qu’à l’écouter fanfaronner autour de l’âtre à rassembler.

Le goûter, incontournable de l’atelier installe des apartés qui se poursuivent en discussions sucrées, se retenant encore un peu au temps avant de partir. Doucement, les au- revoir laissent derrière eux des petits regrets que ce temps soit si vite passé. "

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NB. La prochaine séance est prévue pour le vendredi 24 avril. A noter que Mme et M.Chazal, seront le 1er avril aux Informations Régionales Rhône Alpes, entre 19h et 19h15, en tant que Gégé et Jojo, animateurs à RDB.





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Sources et résurgences patoisantes...


Rencontre avec Denis Capian, vice-président de l’IEO Rhône/Alpes, un spécialiste de la langue occitane.

Un petit groupe représentait les Rias, dont Georges Dumas, amoureux d’une langue.

En introduction, Jacqueline Cimaz, présidente de l’association « Les Rias » présente sa démarche et ses différentes actions.

Denis Capian, depuis 25 ans travaille autour du patois, pour mieux faire vivre la langue. Chercheur d’intonations, de prononciations, d’orthographes, il quête l’or de ces mots au fond de sa battée et travaille dans la rivière de sa langue avec la passion d’un chercheur d’or.

Georges Dumas, vient d’écrire un dictionnaire de patois en remontant le cours de son enfance et de sa mémoire. Il écrit aussi des textes avec la langue de chez lui : Saint Agrève.

C’est ainsi que de fil en mots, cette rencontre a eu lieu.

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Le but, pour nous, est de trouver les moyens de faire évoluer nos ateliers mensuels de patois tout en restant fidèle à la trame première, cette allure de veillée, qui en fait son succès.

En s’appuyant sur le constat que l’oralité ne suffit pas si l’on veut pérenniser et transmettre, le partage de l’expérience et de l’étude de l’IEO qui, en terme d’apprentissage de la langue, fonctionne avec des ateliers de pratique et de vie de la langue, nous a paru très intéressant.

Partager autour de sa langue maternelle, liée principalement à la ruralité, la travailler, se la réapproprier en l’écrivant - même phonétiquement dans un premier temps, proposer des supports qui la creusent, la sillonnent, la rediment avec ses lettres de noblesse ; cette réunion nous a ouvert des perspectives pour travailler dans ce sens.

Fatima Mana




L’importance de l’écrit pour que la langue existe en tant que telle -et donc les apprentissages nécessaires - que nous proposons d’aborder à partir de l’édition et de la traduction, ce qui n’exclut évidemment pas, mais au contraire, appelle, un apprentissage scolaire, optionnel certes, mais de la maternelle à l’Université.

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Un apprentissage scolaire - linguistique donc, mais également littéraire, la littérature donnant sens et vie. A cet égard nous avons découvert avec un très grand intérêt les éditions de l’IEO, notamment en ce qui concerne les albums accessibles aux jeunes...

Dès que possible, commande sera passée pour la bibliothèque...

Une rencontre qui situe le "patois" dans un univers plus vaste, à féconder et promouvoir...


Tous nos remerciements à Denis Capian avec lequel nous aurons certainement de nouvelles occasions de rencontres et réunions de travail...

Jacqueline Cimaz




Même absente, il était impossible de ne pas parler de Paulette. Il fallait qu’elle entre du côté du soleil de sa langue maternelle. Qu’à cela ne tienne, un trio part à sa rencontre.

Denis Capian et Georges Dumas tournent doucement la poignée de son univers.

De la porte, on aperçoit déjà la table mise avec ses mots d’autrefois. Une odeur de café frais se repose et berce l’horloge. En souriant, Paulette vient au devant et salue en patoisant.

A peine assis, le trio se parle de la pluie et du beau temps, ouvre le plaisir de dire le patois.

Alors la terre de leur langue maternelle sillonne leurs mots. Elle boit les sourires sortis de leur bouche, les essuie au partage de les vivre simplement. Il y a dans l’air, à ce moment là, comme une appartenance.

Fatima Mana





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VELHAA VÈRS SANT FARCIAN


(JPG) un messatge de Denis CAPIAN - Vicepresident de l’IEO Ròse-Aups


DISSANDE 28 DE MARÇ : VELHAA VÈRS SANT FARCIAN


luòc : sala de las fèstas de vèrs Sant Farcian (Ardecha) orari : 20.30

Qu’es PARLAREM EN VIVARÉS qu’organisa quela velhaa.

Aquela associacion òbra dempuèi 20 ans per conservar e promòure la lenga occitana en Vivarés dau nòrd, lo parlar dels ancians e d’aqueus que lo vòlon far viure.

Nos trobarem donc aube los chantaires, contaires e musicaires de PARLAREM.

A travèrs musicas de dança, chants traditionaus e de uèi, blagas, nhòrlas, cotletas e contes de totjorn, còmptan ben de nos far passar una genta velhaa.


I aurà una buveta per "deissiar los assarmats".


Venètz tots vos galar !





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Echanges, conseils et réunion...



Réception d’un nouveau message :

"Bònjorn,

Per un amic ai reçauput l’adrèiça de vòstre siti. Bravò !

Espero qu’anètz publiar los resultats de vòstras amassaas 60+ sus lositi o sus de fuèlhas fotoucopiaas.

Los dictons, los còntis, las tradicions, las chançons e tot aquò èis un tresaur que faudriá (=chaudriá) pas perdre !

Contunhètz com’aquò !

Amistiats de la Droma,

Han Schook"



Par delà l’encouragement, une belle incitation à garder les écrits et un maximum d’enregistrements oraux...

Quelque chose qu’il nous va falloir faire effectivement de manière beaucoup plus régulière...


Il semble que ces échanges soient nés de la publication du beau texte de Georges Dumas...

Il y a là en tous cas, matière à réflexion.


Avant la rencontre patois du 27 mars, une réunion est prévue le mercredi 18 mars à 14h30 [1] à la Bibliothèque avec Denis Capian, Vice-Président de l’IEO Rhône-Alpes. Georges Dumas sera présent ainsi que Sylvette Béraud-Williams si elle peut se libérer, Jacqueline Cimaz, Georges et Germaine Chazal, Fatima Mana et Paulette Vignal...



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[1] certains participants pressentis étant contraints de repartir tôt, il a semblé opportun d’avancer de 1/2 h l’heure du rendez-vous. Si cela posait des problèmes incontournables, nous le signaler



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Un courriel de Denis Capian ! Et lequel !


En réponse à la publication sur le site du compte-rendu de notre conversation téléphonique, Denis Capian nous a envoyé ce très beau message.


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Alors, nous avons pris contact avec Georges Dumas pour "Lo bòchi".


Voici donc la version 1 - le beau texte de Georges Dumas -après toilettage orthographique de Denis Capian.




Lo bòchi


Los Ròchas aián un bòchi, un grand banarut que sentiá franc mauvès e qu’èra garut coma la pèsta.

Le saiam nosautres e nòstre grand plasir èra de l’escharnir en li fasiant paor aube de grands gèstes. Se botiá alòrs a relevar sas babinas e a nos persègre mè aiam aürosament una pòrta de sortia en montant sur un abre qu’èra totjorn per aquí. Quò èra en amusament coma un autre !

Un còp, quela tèsta de bòchi, quò es lo cas de le dire, s’es trobat aube sas chabras en bas dau vilatge de Biauverd ; s’èran surament sauvats dau prat.

Ieu me trobavo aquí, arande dau garatge de mon paire. Quel bòchi fuguèt surprís e aqueste còp sens rien li faire se botèt a córrer vèrs ieu, las banas en avant.

Demandèit pas mon rèste, me botèit mai a córrer. Quò èra pas le fuòc qu’aio au darrièr, quò èra le bòtsi, mè quò fai quage le mème eifèit ! Montèit jusc a l’escòla en naut daus escalièrs a tota allura.

Le bogre s’arrestèt pas en bas, montèt mai e regde ! Chaupuguèt me sacar a la maison e esperar que l’animau redecende aube sas chabras. Èra pas preissat e sonhava la pòrta...

Dempuèis, quò me serviguèt de leiçon ! Ai laissat lo banarut tranquille.


Georges Dumas 






Mais Georges Dumas a choisi de laisser aussi sa version initiale, qu’il conçoit comme un compromis permettant au lecteur ne maîtrisant pas l’occitan écrit, de mieux appréhender le texte oral et donc de mieux comprendre.

En effet l’API [1] dont l’emploi serait tout à fait indiqué, et plus correct, n’est pas d’usage courant et rendrait le texte encore moins accessible qu’avec l’orthographe savante...

Voici donc ci-dessous, cette version...

Au lecteur de nous dire ce qu’il en pense...



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[1] alphabet phonétique international



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Lou Botsi


Lous Roche ayan in botsi, in grand banaru que sèntia franc maouvais et qu’èra garu couma la pesta.

Le sayant nousaoutrés et nostre grand plasir èra de l’etsargnir èn li fasiant por aoubé de grands dzestés. Se boutia alors à relevar sas babinas et à nous persègré mais ayan èïrousamènt ina porta de sourtia èn mountant sur in abré qu’èra toudzour per ati. Co èra in amusamènt couma in aoutré !

In cop, que la testa de botsi, co èï lou cas de le diré, s’èï trouba aoubé sas tsabras èn bas daou villadzé de Biaouvert ; sèran suramènt saouvas daou prat.

Ièou me troubavou ati, arondé daou garadgé de moun païré. Que botsi fuguèt surpris et aqueste cop sèns rien li faïré se boutèt à couré vers ièou, las banas èn avant.

Demandèït pas moun resté, me boutèit maï à couré. Co èra pas le fioc qu’ayou aou darié, co èra le botsi, mais co faï cadzé le mêmé eifèit ! Mountèït dzusc’à l’escola èn naout daous escaliers à toute allura.

Le bougré s’arrestèt pas èn bas, mountèt maï et redé ! Tsaoupuguèt me sacar à la maïsou et esperar que l’animaou redecèndé aoubé sas tsabras. Era pas prèissa et sougnava la porta...

Dèmpeïs, co me serviguèt de lèïçou ! Eï laissa lou banaru tranquilé.


Georges Dumas







Et la version 3, toujours de Georges Dumas - la version française... La traduction en français...





Le bouc


Les Roche avaient un bouc, un grand bien encorné qui sentait mauvais et qui était méchant comme la peste. On le savait nous et notre grand plaisir était de l’énerver en lui faisant peur avec de grands gestes. Il se mettait alors à relever ses babines et à nous poursuivre mais nous avions heureusement une porte de sortie en montant sur un arbre qui était toujours par là. C’était un amusement comme un autre !

Une fois, cette tête de bouc, c’est le cas de le dire, s’est trouvé avec ses chèvres en bas du village de Beauvert, ils s’étaient sûrement sauvés du pré.

Moi, je me trouvais là, près du garage de mon père. Ce bouc fut surpris et cette fois sans rien lui faire, il se mit à courir vers moi, les cornes en avant.

Je ne demandai pas mon reste, je me mis aussi à courir. C’était pas le feu que j’avais au derrière, c’était le bouc mais ça faisait presque le même effet ! Je montai jusqu’à l’école en haut des escaliers à toute allure. Le bougre ne s’arrêta pas en bas, il monta aussi les escaliers, et vite !

Il fallut entrer à la maison et attendre que l’animal redescende avec ses chèvres. Il n’était pas pressé et regardait vers la porte...

Depuis, ça me servit de leçon ! J’ai laissé le bouc tranquille.


Georges Dumas





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Institut d’Etudes Occitanes ?


Un coup de fil de M.Capian, vice-président de l’Institut d’Etudes Occitanes Rhône-Alpes qui voulait en savoir un peu plus sur notre démarche, nos apports éventuels, nos besoins...


Rencontre téléphonique à bâtons rompus...


Ce qui a intéressé M.Capian :

-  la régularité du travail,
-  la mixité sociale dans le groupe, l’inter-générationnel, la présence de jeunes...
-  la formule "veillée" ou "rencontre" plutôt que le scolaire, l’intérêt du groupe pour les variantes locales, le parler-occitan, le cheminement- des mots aux traditions et savoir-faire...

Nos besoins lui ont été transmis :

-  d’aide pour le passage de l’oral à l’écrit, la transcription de textes...

Et là il semble pouvoir nous aider...

-  d’un concours pour faire grandir l’idée d’un enseignement optionnel de l’occitan à l’école, au collège et au lycée... idée qui a explosé lors de notre dernière rencontre - en période de vacances scolaires - ce qui a permis la participation de jeunes... de jeunes qui en redemandent...

Langue familiale et mots précis pour dire l’expérience, les anecdotes et coutumes d’autrefois...


Il a parlé d’un site de Haute-Loire -Marraire- très intéressant, et qui, de plus, valorise l’émission de Georges et Germaine Chazal sur RDB...


Rendez-vous a été pris pour un mercredi prochain où nous pourrions échanger en groupe et préciser les apports mutuels possibles et enrichissants (ainsi il souhaiterait que nous puissions enregistrer les échanges, tournures, expressions...) [1]

Et puis, en réponse aux questions bibliographiques, M.Capian a de nouveau évoqué "Marraire"... que nous venons d’explorer.

On y trouve des textes [ou, L’aribaa de la prima], quelques noms pour la littérature contemporaine, dont Manciet , une carte des dialectes , un lien vers un éditeur , une troupe de théâtre - qui cite Kantor et bien d’autres choses encore...

Et nous avons inscrits la Bibliothèque et l’association à la lettre d’information...



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[1] voir comment laisser la caméra dans un coin, avec, cependant, une bonne prise de son...



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Rencontre patois du 20 février


(JPG) Le thème de cette rencontre mensuelle était mardi gras (lo març gras).

Une rétrospective tirée des mémoires passa en revue non pas ce mardi gras, peu traditionnel ici, mais la période elle-même...

Pour l’occasion, des flaques de souvenirs ont sauté à pieds joints dans la marelle de la langue maternelle.


Des images s’attardent sur le mois de février, accompagnées de dictons, proverbes, chansons. Elles écrivent des mots tout frais sortis des persiennes d’autrefois.

L’oralité retrouve les chemins de la liberté dans un plaisir partagé à dire son patois.


Un tour de table accueille les nouveaux venus, notamment les enfants qui versent au passage du bonheur. Qui sait, la langue maternelle aura encore son mot à dire !

Fanny, 10 ans, avait appris, répété, mâché une phrase pour se présenter ; mais la timidité devant le nombre, la lui a fait garder dans sa tête. La prochaine fois c’est sûr, elle la prononcera !

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A noter que le groupe s’est encore étoffé : Georges Dumas, natif de Saint-Agrève mais habitant à Romans est reparti surpris et ravi de l’ambiance qui règne dans nos ateliers. Ecrivant des textes en patois, il nous a promis un envoi qui devrait se retrouver sans tarder sur notre site.


Abordée d’une façon ludique, cousue, décousue, recousue aux souvenirs de chacun, croisant sa langue au fil d’antan, la parole patoisante était bien vivante.

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Gâteaux et bugnes préparés par Paulette, Jeanine, Michèle, Fanny et sa maman, ont donné au goûter traditionnel de cet atelier du gargantuesque sucré.


La date de la prochaine rencontre initialement prévue le 27 mars, reste à confirmer... Nous ne manquerons pas de la faire savoir par voie de site et de presse.


Fatima Mana


Plusieurs personnes étaient absentes pour raisons de santé... Nous leur souhaitons un prompt rétablissement...





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Dents de la neu...


"Pour cette première échappée belle patoisante de l’année 2009, le nombre s’est encore étoffé de nouvelles venues.

Tous les repères étaient là pour partir à la rencontre des sons familiers de sa langue maternelle.

Le thème de cette rencontre était le dicton.

Imprégnées au temps, parfois balbutiantes, prononciation et traduction refluaient de plaisir en goulayant le mot sur la langue.

Extrait de la phrase pour mieux se l’approprier, il parfumait avec nostalgie le palais, en se retournant juste du bon côté avant d’être prononcé.

Chacun, souvent ensemble, saute à pieds joints sur ce dont il se souvient.

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Constats philosophiques que ces dictons liés au quotidien, aux saisons, aux comportements, aux traditions.

Une époque révolue en visite cet après midi là où sont remontés, grimpant sur les visages, odeurs et gestes d’autrefois retrouvés.

Un grand merci à M.Rey, venu avec son panier rempli de ces dictons parfois truculents.

Revisités aux tourbillons d’une mémoire retrouvée, ils ont donné à cet atelier, un goût plaisant de vécu, ma fois, pas si loin que ça."

Fatima Mana


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A noter une belle affluence ce jour, et le revers de la médaille...ou le patois un peu victime de son succès...

Le groupe avait, il y a un an, rejeté le "scolaire", préférant le convivial d’une rencontre informelle...


Mais la salle et la disposition des tables ne permettaient pas ce jour, à tous de se voir et de s’entendre comme ils le souhaitaient, ni, pour certains, de faire les apprentissages peut-être attendus...


Ne serait-il pas opportun de prévoir deux temps :

-  un temps d’activité commune structurée, comme lecture et commentaire de dictons, avec un animateur renouvelé à chaque séance ?

-  un temps d’échanges en petits groupes autour de tables séparées, avec éventuellement une mise en commun ensuite ?

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Ou alors faire deux groupes ?

Plusieurs personnes ont posé cette question de l’organisation...

Elle est soumise au groupe...

Il serait bon d’en reparler, que chacun fasse des propositions...


Faire que cette activité très riche, qui attire beaucoup, puisse se développer dans des conditions encore améliorées... et puisse éventuellement accueillir de nouveaux venus dans de bonnes conditions...


Jacqueline Cimaz


Un premier avis reçu, celui de Michel Cimaz :

"Si vous faites deux groupes, vous retombez dans le scolaire. Là vous bavardez certes, mais ce grand cercle bavard reproduit le déroulement des veillées d’autrefois !"

D’autres avis ?

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N.B. Communication par M.Rey de dizaines de dictons en patois sur la période et de leur traduction en Français...





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Travaux d’automne


(JPG) Nous annoncions :"Rencontre Patois/Occitan, à la recherche des mots, de leurs variantes locales, et de la mémoire des pratiques de travail et conviviales auxquelles ils renvoient.

Paulette Vignal recherche des textes : de ces récitations à thème qu’on apprenait à l’école il y a plus de 60 ans, avec le projet de les traduire en "patois" (plutôt niveau CP-CE)..."


Ce 21 novembre Paulette est venue avec un livre très ancien, [1] niveau CE1 et elle avait traduit un paragraphe d’un texte... Lecture appréciée en français et en "patois".

Et traduction à poursuivre.


M.Rey, un nouveau venu, avait également amené des textes recopiés, en "patois" ou des fables en français à traduire en patois.

Une autre avait un dictionnaire flambant neuf de Joannès Duffaud...

Quant à M. et Mme Chazal, ils avaient préparé l’approche des travaux d’automne, recherches de textes et de chansons... Bref un groupe renforcé et qui avait travaillé pour préparer la séance.

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A partir de là, celle-ci a démarré, et cette fois, d’emblée en patois...

Une séance riche, dense et gaie où la plupart se sont exprimés en occitan. Quant à ceux qui ne le parlent pas, il semble qu’ils le comprennent de mieux en mieux.

Par ailleurs, il s’avère tout à fait réjouissant de découvrir que pour certains mots liés à des produits ou pratiques de la vie rurale il existe un vocabulaire plus diversifié et précis qu’en français.

Bref une séance fructueuse et conviviale qui s’est clôturée par un goûter pour lequel plusieurs avaient préparé de délicieux gâteaux. Ceux du commerce sont donc restés dans les sacs...


Rendez-vous a été pris pour le vendredi 23 janvier.

A ce jour, le "thème" de la rencontre n’a pas encore été fixé...





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[1] date d’édition non précisée, vraisemblablement fin du 19ème ou début du 20ème siècle.

Chastanhas, des retrouvailles dévalant les pentes de l’enfance...


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L’annonce :

"mots et pratiques

autour de la châtaigne"...


Et recherches sur les

noms de lieux-dits,

fermes ou

hameaux de Boffres

à la demande de Simone Foray,

historienne...


Ni âtre éclairé, ni châtaignes pour cette rencontre patoisante automnale, mais du vécu qui remonte les gestes d’antan et prend le chemin des veillées où le lien social se tissait et s’entretenait autour du fruit séculaire.

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Chacun porte son sac de souvenirs, l’ouvre et l’allège volontiers d’histoires, faisant partager les similitudes de l’existence comme des retrouvailles dévalant les pentes de l’enfance.

Simone Foray, historienne, travaille actuellement sur les hameaux de Boffres, les répertorie et recherche l’origine de leur nom.

Venue avec une liste, elle nous propose d’essayer de retrouver leur racine. La participation des uns et des autres solutionne quelques dénominations, souvent liées au nom du propriétaire ou à sa fonction.

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Un exercice très intéressant et qui permet de découvrir des sources étonnantes.

Fatima Mana

NB. Plusieurs personnes, retenues par des obsèques, s’étaient excusées...





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La vendeima


Reprise des Rencontres "patois", comme convenu, le vendredi 26 septembre à 15h à la Bibliothèque.


Rencontre patoisante ce vendredi à la bibliothèque municipale de Saint Apollinaire de Rias

Pour leur rentrée, les patoisiens de l’association Les Rias, ont pressé le pas afin de retrouver le chemin de leur langue maternelle.

Georges Chazal remplit le panier de ses souvenirs avec des grappes de dictons truculents, de vendanges ardéchoises (thème de la rencontre).

Des lueurs nostalgiques se posent sur les paroles, sorties à l’occasion de cette halte mémorielle. Ce moment, vécu autour d’une saison, décline ses tons et les découpe dans la lumière automnale d’un retrouver d’autrefois.

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Dictons, phrases ou mots sont lancés en patois, alors chacun fait le tour de sa mémoire et la traduction jaillit, parfois spontanément comme une seconde peau toujours portée sur le dos.

Les automatismes glissent avec gourmandise leur linguisme enraciné. La prononciation claire ou balbutiante se traduit par des rires et le plaisir d’oraliser.

Entendre une appartenance, la vivre, la redécouvrir, la découvrir procure à ces rencontres le plaisir de partager un temps comme une identité retrouvée.

Fatima Mana





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Une nouvelle intéressante...


En réponse à notre lettre d’information hébdomadaire, nous avons reçu un message de Solange Ferrier :

(JPG) "Je signale à votre association, avec laquelle je viens de faire connaissance,l’existence de notre chorale occitane de la MJC de Portes lès Valence, nous avons aussi un atelier d’écriture et lecture occitanes.

Nous chanterons à Chabrillan le 21/09 à la fête pour mémoire de leur poète, et nous aurons un spectacle "contes et chants" le 27/09 à la salle cristal de Portes lès Valence, à la mémoire des 100 ans de Portes....

Les anciens portois venaient de l’Ardèche pour s’embaucher au PLM puis à la S.N.C.F. Les drômois avaient aussi leur patois, un peu différent mais si proche !...

Le 27/09 il y aura un conteur occitan qui fera aussi le spectacle : Roger Pasturel bien connu des occitans..."


Nous transmettons par le site ce message à toute personne intéressée. Nous en parlerons lors de notre rencontre du 26 septembre...

Il serait intéressant que certains puissent aller à la manifestation du 27.

Ne conviendrait-il pas également de prendre contact avec Solange Ferrier pour voir si la MJC de Portes peut nous offrir des ressources en ce qui concerne le passage à l’écrit ? Si éventuellement cette chorale peut se déplacer, et dans quelles conditions ?....


La réflexion est ouverte, et les propositions seront bienvenues...





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Lo cercaire



(JPG) Il y a quelques temps, un courriel succint d’Annie Campaner nous invitait à chercher "lo cercaire" pour naviguer en "patois"...

Une recherche très riche en effet qui montre qu’on retrouve ce même mot dans divers "patois" ou dialectes occitans, comme ici en Périgord...


NB. Pour lever le relatif anonymat de l’information, Annie Campaner a accepté de se laisser photographier lors de "Place aux Livres".


Merci à elle, à tous ceux qui nous transmettent de telles informations, et bonne navigation !

Celle-ci étant, c’est évident, complémentaire de nos rencontres mensuelles aux Baraques (cf ci-dessous dans cette page)





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Fenaison


Un dossier très intéressant sur la fenaison, trouvé par Marceline Moulin sur wikisource. Qui le traduit en occitan d’ici ?





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La fèsta de l’estiu



L’annonce :

Dernière rencontre patois/Occitan avant les vacances...

où l’on parlera des Fêtes de l’été, coutumes, blagues et traditions...

-  Apporter ses récits, chansons, renseignements divers...


Ce vendredi 20 juin de 15 à 17h à la Bibliothèque Municipale...


La séance se clôturera avec le traditionnel goûter...


NB. A noter que dans le car pour Ambert et retour, il s’est beaucoup chanté, y compris - un peu - en patois - sous l’impulsion de Paulette Vignal, et avec un très bel apport de Sylvette et Malcolm Williams, que nous espérons avoir un jour, l’occasion d’enregistrer...

Et un rappel : Lous Bouteïrous seront présents aux Baraques le 21 septembre...

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Le "compte-rendu" de Fatima Mana :


Sous un soleil enfin estival, plus d’une vingtaine de personnes ont pris l’habitude sous leurs bras pour venir au rendez-vous mensuel patoisant.

Un simple petit tour de vécu et ça y est, voilà le geste ancien sorti des mémoires pour évoquer les étés d’avant - thème de la rencontre.

Une rétrospective fauche à la daille les savoir faire comme s’ils se vivaient là autour de la table recouverte de souvenirs.

Georges moissonne les mots patoisants, Hélène remue avec délectation ceux partis au fil du temps et ressortis pour l’occasion.

Paulette, Marcel et les autres fauchent le ciel de leur enfance, enfilent les images d’hier dans des paroles familières.

Les phrases s’andinent de traces sucrées indélébiles.

Le travail de la langue maternelle glane l’autrefois sous la chaleur estivale.

Un paysage sorti de sa terre paysanne ramasse des histoires où le temps se reposait sur une réalité pas si lointaine.

Puis le goûter dans la petite cour communale réchauffe les apartés, prolonge et s’attarde sur la rencontre.

Avant de partir, un rendez-vous est pris de l’autre côté de l’été pour vendanger la rentrée.


Fatima Mana
-  Photos : Jacqueline Cimaz et Fatima Mana

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NB. En fin de séance, quelques informations données par Jacqueline Cimaz suscitent échanges et propositions : ce qui se dit de la position de l’Académie française sur les langues régionales et qui va à l’encontre de ce temps vécu de richesse patrimoniale et linguistique, le "Compendi derisori dau desidèri" de Joan-Luc Sauvaigo (ED.Jorn), ou la belle initiative de poètes niçois bilingues qui comptent dans la poésie contemporaine, la venue de la littérature catalane à Chalencon, le 27 juillet, à l’initiative de Jacques François, une autre langue d’Oc à écouter et qui facilite l’accès au patois écrit, une langue qui revit pleinement après avoir survécu à l’interdiction franquiste, sans oublier, en septembre, la présence des Bouteirous aux Baraques, ces laboureurs d’une mémoire festive où les blagues, à la veillée, émoustillaient l’esprit critique et entretenaient le lien social...

Les propositions retenues montrent la maturation du groupe :
-  une petite publication à partir de ces mots de l’été, de leurs variantes et des pratiques sous-jacentes, [1] qui pourrait être initiée par un interview de Paulette Vignal par Fatima Mana, puis enrichie par tous les participants... (Resterait à résoudre le difficile problème d’une orthographe pertinente...)
-  la demande à faire à Jean-Pascal Dubost, lorsqu’il reviendra pour un week-end d’atelier d’écriture, de consacrer trois heures au groupe, pour l’aider, fort de la démarche de Fondrie et de Terreferme, à envisager un autre type d’écriture, de création, pour fouailler et faire vivre autrement ces mots d’autrefois...



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[1] L’exploration des champs lexicaux et sémantiques ayant été particulièrement riche et organisée ce jour, conduite par George Chazal, Paulette Vignal, Franck Ranc, Marcel Gounon et les autres...



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Ouvrage recherché


Courriel reçu :


"Bonjour,

Je suis à la recherche, pour faire un cadeau à un Ardéchois vivant à Bruxelles, d’un dictionnaire d’expressions en patois.

Cela existe-t-il ? Dans ce cas, pourriez-vous me communiquer les coordonnées ?

Avec mes remerciements, recevez mes sincères salutations."



Nous allons communiquer les références que nous avons en matière de dictionnaires.

Cependant si quelqu’un peut proposer un ouvrage plus centré sur les expressions que sur les mots...


Avec nos remerciements...


NB. Répondre par courriel au webmaster. Merci.


Une première réponse, de Sylvette Béraud-Williams :

-  Fernande Maza-Pushpam : Les régionalismes de Mariac, Regard sur le français parlé à Pont-de-Fromentières, Ardèche,

publié par le Centre de dialectologie Université Stendhal, Grenoble 1992.





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Chantar lo Mai


(JPG) "La prochaine rencontre patois aura lieu à la Bibliothèque Municipale le vendredi 23 mai",

annoncions-nous.

"Le thème évoqué : "lo mes de Maï"...,

"Vequià, vequià lo mes de Maï o lo garçon chanta lo Mai"...

(avec des réserves quant à une orthographe qui diffère d’une source à l’autre )


"Il est souhaitable, disions-nous, que tous ceux qui le peuvent apportent documents et anecdotes..."


Ce qui fut fait ! La documentation tirée d’Internet n’a pas été utilisée tant étaient riches les apports oraux et papier - livres ou photocopies...

Et nous remerciions l’expéditrice de la belle photo qui a servi pour faire l’affiche..." - qui tient toujours à garder l’anonymat...


Merci en tous cas à Mmes et MM. Chazal et Anthouly pour leurs apports, mais aussi à Marcel Gounon, Alfred Juston, Franck Ranc, et les autres, et bien sûr à l’intestigatrice de tout cela, Paulette Vignal... Un régal aux dires de Raymonde Bouix qui n’était pas venue depuis des mois et a beaucoup apprécié cette rencontre...

Et des rires ! Que de rires ! Même si certains disaient "Mais après nous qu’en sera-t-il de cette langue ? Mes enfants la comprennent, mais ne la parlent pas..."


La rencontre a été fructueuse avec 22 participants ...

Un nombre doublé autour du goûter convivial, où de nouveaux participants avaient apporté des gâteaux, et avec les nouveaux venus, ceux qui étaient là pour la présentation du livre de Paulette Vignal. ( Mais certains ont dit qu’en juin, ils reviendraient - pour le patois...) (Prochaine séance le 20 juin, l’estiu...)


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L’écrit de Fatima Mana, un texte ému et émouvant :


Revoir patoisant

Les habitués arrivent cahiers et livres d’occitan sous le bras, d’autres viennent retrouver le plaisir d’une langue enfouie sous le temps de l’interdiction.

Certains ont pris soin de remonter dans leur mémoire afin d’y retrouver chants, anecdotes et histoires d’autrefois.

Georges Chazal relate la naissance d’un chant - souvent fabriqué à partir de la vie quotidienne d’un village ou d’un quartier. Celui que Madame Chazal entonne date de 1888 : " Le retour au pays ".

Une histoire d’Empurany, vécue, est évoquée ; les patoisiens attrapent des rires au passage de leurs souvenirs.

Les uns et les autres se rappellent :

La veille du 1er mai, des groupes spontanés se formaient, au bistrot autour d’un verre, ou au petit bonheur d’une rencontre. Le soir venu, les kilomètres parcourus à pied fendaient la campagne de sa jeunesse. Il fallait s’accrocher à la table avec le « clinton » ou la gnôle servis.

Le lendemain matin, des surprises accrochées au hasard de l’ivresse découvraient l’imagination en vadrouille. Là, la brouette du cantonnier se retrouvait miraculeusement sur un arbre, ailleurs c’était une cheminée que l’on avait bouchée.


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Le mois de mai c’était aussi le travail pénible des « tartuffles » ( pomme de terre) à planter.


Les présents vécurent un grand moment avec « la braille du trapu » de Paulette.

Pour clore l’atelier, un chant "Veiquià lo genti mèis de mai" fit le tour de la grande table.

Anonné, traduit, épelé collégialement... Les habitués de la langue eurent raison de son harmonie.

 [1]





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[1] note

Peisson d’abrial




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La rencontre prévue autour du "patois", langue maternelle de certains ou de leurs parents et grands-parents, du 18 avril à 15h, a eu lieu à la Bibliothèque, aux Baraques.


Pourtant des problèmes de santé, le mauvais temps et les vacances des petits-enfants, avaient conduit certains à s’excuser de ne pouvoir être présents, avec beaucoup de regrets.


Néanmoins, une quinzaine de personnes étaient là, défiant le temps pluvieux et venteux pour venir à la rencontre de la langue maternelle.

Lisette et Roland arrivent des Ollières et se mêlent avec simplicité et gentillesse à la bonne humeur.


Le thème de cette rencontre - le poisson d’avril et ses traditions, dictons, blagues et histoires - fait remonter allègrement le courant des souvenirs.

Textes lus et traduits partagent l’espace avec des chants patoisants.

Un tour de table évoque aussi le 1er mai et les mais, et fait la ronde aux histoires liées à cette coutume bien spécifique de notre région.

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Echanges de textes, de références, recherches sur les titres les plus pertinents de livres ou dictionnaires à proposer à l’achat ont associé le sérieux à une grande bonne humeur.

Quant à Marcel Gounon et Paulette Vignal, il se sont surpassés, les néophites ayant du mal à suivre, alors que certaines se régalaient.

Huguette Plantier a dit son émotion alors qu’elle a été bilingue jusqu’à son entrée à l’école...


La prochaine rencontre aura lieu le vendredi 23 mai à 15 H à la bibliothèque municipale et devrait porter essentiellement sur les mais..

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Comme d’habitude maintenant les mots seront un moyen d’évoquer et préciser des pratiques qui, avec ces mots, constituent notre patrimoine, et de les faire revivre...

De l’avis général, une rencontre enrichissante pour tous, patoisants ou non, un partage émouvant et convivial... suivi par le tradtionnel goûter...



Fatima Mana et Jacqueline Cimaz

NB. Nous vous renvoyons aussi aux émissions du jeudi fin d’après-midi, de RDB, avec Gégé et Jojo... Une richesse à faire vivre...

Par ailleurs, il est difficile à l’équipe, prise par la bibliothèque, de les suivre le jeudi soir. Si quelqu’un pouvait nous les enregistrer....

Avec nos remerciements.





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Patois et Printemps des Poètes


A cette grande occasion du Printemps des Poètes 2008, un beau texte en patois, d’actualité puisque voici le Printemps, "lo Cocut", extrait du recueil "Poésies Occitan" de Marie Norcen -1984- aimablement prêté à cette occasion par Gégé et Jojo de RDB...

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Patois ? Occitan bien sûr !


Vingt quatre personnes venues à l’atelier patoisant, du jamais vu !

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Ce vendredi 22 février de 15h à 17h, la bibliothèque municipale recevait sa nouvelle activité patoisante. Trois générations confondues, venues du plateau ou d’ailleurs, des nouveaux aux anciens, tous se présentèrent les uns après les autres attablés à la bonne humeur. Les « sio brolhaa » ou « sio brolhat »+ (lieu de naissance) localisèrent l’origine accompagnés d’une curiosité bon enfant.


Des chants autour du thème de « mar gras » propagèrent joyeusement leur mélodie dans l’atmosphère. Germaine et Georges Chazal et les autres, sortirent des mémoires les histoires d’autrefois qui firent bondir les rires, éclaboussant la petite salle communale. Germaine Chazal interpréta une belle chanson, "lo Carnava", trouvée et travaillée d’un Carnaval de la région de Perpignan...

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En effet, peu de pratiques locales relatives au Mardi Gras... Des différences suivant les lieux peut-être liées aussi à des différences de culture religieuse...


Mais les mots parlés ou chantés, en rapport ou non avec le Mar Gras, retrouvèrent avec plaisir la langue maternelle. Une petite vengeance vis-à-vis de l’interdit d’alors s’arrêtait surprise de sa liberté retrouvée en sortie de bouche.

(JPG) Et quel silence quand Georges Chazal entonna "las braias", texte à afficher en version originale et comme "Eloge du pantalon" pour le Printemps des Poètes...

La fin de l’atelier vit son goûter traditionnel préparé par les "pâtissières Riassoises" - Nicole, Geneviève et Paulette, et accompagné par quelques boissons apportées par d’autres...


Fatima Mana et Jacqueline Cimaz


NB. Le prochain rendez vous a été fixé au vendredi 18 avril à 15h, avec deux consignes :

* rechercher et amener des histoires de poisson d’avril - ("peisson d’abril"), d’autrefois ou d’aujourd’hui - une tradition bien ancrée ici, ce poisson d’avril...

* il y a quelques décennies on chantait les mai - "chantar lo Mai" : rechercher aussi et apporter des souvenirs, des photos, des chansons, liées à cette pratique encore vivante... Une façon aussi peut-être de les revoir ou apprendre ensemble... pour quelque manifestation de mai ? ...

-  Germaine et Georges Chazal avaient apporté un CD de chansons collectées et interprétées par Germaine Chazal pour faire écouter deux chansons sélectionnées - un CD d’une richesse inouïe. De très beaux chants, un patrimoine inestimable...

-   Alice Jarjat a montré un livre de Charles Galtier, "l’erbo de la routo", bilingue provençal/français, dédicacé, imprimé en 1953 (poèmes à écouter de cet auteur...),

-  Jacqueline Cimaz a fait écouter quelques enregistrements trouvés sur Internet - (liens à partir du site des Rias)... D’autres personnes avaient recherché dans leurs têtes, textes et souvenirs à communiquer. Une mise en commun riche et conviviale...

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-  Par ailleurs nous avons appris que deux nouvelles habituées du groupe viennent d’acheter des dictionnaires occitan/français, (alors qu’une autre utilise ceux de l’Internet )... d’ici ou d’ailleurs

PS. Pour écouter RDB, et notamment l’émission en "patois" du jeudi, de "Gégé" et "Jojo", références utiles : longueur d’onde RDB, 104.6 Lamastre), 90 (Arlebosc), 91 (Les Ollières, Portes), 101.3 (Chalencon...), 88.3, et pour toute la planète RDB.fm.com


NB. Si le nombre de participants augmentait encore -ce que nous souhaitons et qui serait bon signe pour la vie de cette langue - une autre organisation serait mise en place, dans une salle plus grande, avec alternance de temps collectifs et de temps en groupe, et, éventuellement, utilisation d’un écran et vidéo-projecteur...





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"Anem festar Mar Gras"




(JPG) Rencontre conviviale le vendredi 22 février de 15 à 17h à la Bibliothèque Municipale de Saint-Apollinaire...

Rencontre autour du patois et des coutumes : fêtait-on ou non Carnaval ? Si oui, comment ? Où ?

Les mots des fêtes, la musique des mots et quelques textes à découvrir...

Et les simples échanges en patois ou même en fançais,

sur la vie d’autrefois,

un retour fort et émouvant,

toujours, sur ce patrimoine local...


(JPG)

Sans oublier la

joie des retrouvailles, et le goûter partagé...




Quelques sites rencontrés autour des recherches :

http://www.marraire.com/Textes/Texte16.php

http://www.marraire.com/Textes/Texte18.php

http://www.marraire.com/Chants/Chants5.php

http://www.freinet.org/cvc/classes/cpf/article.php3 ?id_article=160

http://www.recits-occitan.com/occitan.html





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Chalende, patrimoine et émotion


(JPG) Un petit air d’autrefois s’était invité

à l’après-midi patoisante,

organisée par les Rias

ce vendredi 21 décembre

afin de fêter comme il se doit

« Chalende ».


Anciens ou nostalgiques du patois

apportèrent le plaisir des retrouvailles,

disposés à passer un bon moment autour de lui.


Les présents goullaillèrent de plaisir

la langue maternelle,

sucrant les souvenirs au rythme du hier des uns et des autres.


Les mots bondissaient, généreux, évoquant l’anecdote ou la tradition.


(JPG) Parfois,

l’émotion

se retenait au temps disparu.


La présence de

Mme et M.Chazal,

par ailleurs bien connus

pour leur travail à R.D.B.,

fut très appréciée.


(JPG) Attachés à la langue comme beaucoup de ceux d’ici...

Avec truculence, nostalgie ou tendresse,

leurs paroles chaleureuses

traversèrent les couleurs de la mémoire partagée,

la déliant tout doucement.


Fatima Mana


NB. Les Rias avaient fait quelques provisions, certaines avaient confectionné des gâteaux ou autres gourmandises, dont des bugnes...

Un goûter apprécié...

Et un après-midi qui a eu un tel écho que plusieurs personnes nous ont déjà fait savoir qu’elles se joindraient à nous pour la prochaine rencontre, en février !





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La chalende !



(JPG) Elle a été fêtée comme il se doit

ce 21 décembre

à 15h

à la Bibliothèque

par l’activité patoisante des Rias.


COMPTE-RENDU ET IMAGES CI-DESSUS.


L’annonce :

" Impliquant largement le local - chacun veut le patois d’ici , ce jour là nous recevrons dans le cadre de l’atelier patois deux invités surprise...

Les présents partageront avec beaucoup de plaisir une langue dont des générations se souviennent...

Une belle revanche face à l’interdiction d’autrefois de pratiquer cette langue - sa langue maternelle.

L’atelier comme chaque fois se terminera par un petit goûter. _

Fatima Mana

Apporter tous documents utiles, photos des gens et objets d’autrefois - des recettes aussi, des chants - et puis des idées et projets..."


PB. Nous recherchons une personne susceptible de nous aider à écrire le "patois" (si possible orthographes locale et classique)...

PS. Présence de la Chalende sur Internet : nous avons sélectionné quelques sites :

-  http://www.myrdhin.com/fetes/decembre/12nuits/

-  http://litterature01.chez-alice.fr/NoelsBressans/Noels-bressans.html

-  http://www.ecomusee-savoie.com/index.php ?option=com_content&task=view&id=38&Itemid=131

-  http://asso.univ-lyon2.fr/ara/IMAGES/Lettres/ARA47.pdf

-  http://www.zictrad.free.fr/Provence/Cours/Analyses/cambo/analyse-cambo.htm

-  http://aetas.alloforum.com/sujet-9104-3156-1.html

-  http://henrysuter.ch/glossaires/patoisC0.html

-  http://www.geneanet.org/onomastique/index.php3 ?nom=Noel



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Reprise du Patois et projets...



Réunion pour la reprise du patois ce vendredi 16 novembre à la bibliothèque municipale.




Plusieurs propositions sont offertes à la discussion, patoisée dans la bonne humeur autour de la table.


-  Orienter vers le parler local, une demande très forte...

Pratiquer un patois d’ici, entre nous ; avec des gens qui le maîtrisent parfaitement à l’oral comme Paulette. Et enregistrer pour conserver ce patrimoine linguistique et culturel - (enregistrement vidéo, caméra fixe)

-  Travailler la langue à chaque séance autour d’un thème annoncé à l’avance pour que chacun puisse y réfléchir, amener éventuellement des documents...

-  Se servir des moyens à notre disposition : émission RDB (demande d’un enregistrement effectuée)...

-  Discuter puis enregistrer et passer à l’écrit (besoin d’une personne compétente en ce domaine)

-  orienter et élaborer ce travail de la langue et de la mémoire par la préparation d’un film à réaliser avec le concours de Virginie Martinez.


(JPG) L’émission hebdomadaire de "Gégé et Jojo" sur RDB le jeudi soir, entièrement patoisante, est très populaire. ( Nous devrions avoir rapidement l’enregistrement de l’une d’elle.)

Ce support peut être utilisé lors de l’atelier suivant, pour écoute, discussion, apports...

Il est proposé d’inviter Gégé et Jojo le 8 décembre s’ils sont disponibles pour animer une partie du second temps de l’après midi finalisant le 7/7/7.


L’invitation peut être renouvelée pour l’atelier du 21 décembre, 14h30 à la Bibliothèque, où le groupe propose de :

-  fêter la Chalende (avec recettes et produits apportés par chacun),

-  en impliquant largement le local.

Les cartons d’invitation préciseront bien qu’il s’agira de patois (entre gens do paï), c’est-à-dire du patois d’ici.


Par ailleurs, il est proposé que le livre de recettes autour de la châtaigne qui doit être publié, soit bilingue.

Si l’idée est retenue, les ateliers suivants consacreront un temps à la traduction orale mais aussi écrite, de ces recettes.


D’autres supports afin de mieux appréhender la langue sont proposés : mettre au point, enregistrer puis écrire, jouer et filmer des sketchs patoisants.

Deux idées de scénario déjà disponibles : - l’équipée vers RDB dans la neige, - M...ou.

Ils seraient présentés lors d’une après-midi festive au premier ou deuxième trimestre 2008.






Beaucoup d’idées donc, de projets, une grosse implication des participants ...

Rien n’est fermé et toutes idées et propositions seront bienvenues...

Par ailleurs si Louise Ferrer pouvait être disponible, il semble tout à fait possible d’articuler ce programme et ses cours, fort appréciés et complémentaires...





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Dernière séance de l’année scolaire...


Mais nous rappelons la venue des Bousteïros le 21 juillet...

(JPG) Pour cette dernière séance, travail sur des comptines - "cinc sous la vacha" ..., recensement de celles d’ici, puis lecture et traduction d’un fragment de légende "la bestia qu’avia set testas", bien sûr en repérant là aussi les variantes...

L’interdiction scolaire de la pratique du patois a aussi été rappelée par les nouveaux venus, avec ses conséquences, l’apprentissage du français bien sûr, mais aussi l’appauvrissement culturel entraîné par la perte de la langue maternelle...

Un goûter partagé a clos la séance, avec un rappel de "Siem de la clasa" puisque Marcelline avait amené le bouquet de la classe 1966 à Désaignes et une photo des classards...

Et Marcel Gounon confirmait l’apport de M. de Saint-Jean :

Siem de la clasa,

d’aquel que pasa

nou n’en foutem pas mau

dau metier

siem de la clasa.

(JPG)


" Les conscrits -c’est-à-dire les garçons qui avaient 20 ans- passaient le conseil de révision avant d’aller faire leur service militaire.

Et, selon la formule consacrée,"bon pour le service, bon pour les filles" !

Avant leur départ pour la caserne et leur régiment,ils allaient dans les rues du village sonnant du clairon, jouant du tambour et drapeau en tête porter un bouquet aux filles de la commune nées la même année. C’étaient leurs conscrites ou classardes. Elles leur offraient à boire et à manger.

Dans mon village, cette tradition s’est terminée en 1973 avec les classes 73 et 74 réunies.

Une classe correspond à 20 ans."

Marceline Moulin


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Siem de la classa...



(JPG) Lecture d’un texte et traduction,

précision du vocabulaire, du sens de mots-outils, des temps... d’expressions ou mots particulièrement savoureux

"le vespre, a la bruna, apres la farandola..."

Un travail très sérieux, enrichi par le récit et la confrontation des pratiques - pour ceux qui les ont connues...

L’ouverture offerte par cette période pour ceux qui n’avaient jamais quitté le pays... sa la valeur initiatique, aussi ...

Et même, une interprétation dans la joie de la chanson "Siem de la clasa"...

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Un travail régulier

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En cette fin novembre, une séance riche et dense, permettant -toujours à partir d’un texte- une confrontation instructive des mots et tournures, des coutumes, des pratiques d’approche de cette langue...






En ce qui concerne la venue de Marc Nouailles, il a paru dommage de le recevoir dans une salle exiguë et décision a été prise de différer pour un meilleur accueil.





En conséquence, la prochaine séance de « patois » aura lieu le vendredi 8 décembre (et non le samedi 9) de 14h30 à 16h30.






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Reprise des ateliers pour 2006-2007

(JPG)

Le premier atelier a eu lieu le samedi 30 septembre.




Après le travail

-  lecture,

-  traduction,

-  discussion,

-  sans compter les repérages sur la carte affichée,

quelques rires et bavardages

puis un goûter partagé...









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Des rencontres mensuelles

Atelier avec Louise Ferrer, membre de l’Institut d’Etudes Occitanes de l’Ardèche et de "Parlarem".


(JPG)

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