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Plan du Site

Culture numérique ? Pas seulement !

Certes le numérique est omniprésent, avec la photo numérique, avec les images numériques restituées après travail sous logiciel professionnel de traitement de l’image, avec la reliure et l’impression des livrets - intégré à l’ensemble des activités. Non exclusif mais intégré à des usages composites et complexes ouverts sur l’avenir...

Un fonctionnement de l’équipe des bénévoles de l’Espace Public Numérique et de la Bibliothèque, deux services publics communaux, qui répond aux besoins actuels d’un espace qui fluctue entre tiers-lieu et modeste co-working, et répond aux besoins des grands-parents des deux/cinq ans.

Proposer une activité de qualité et motiver de ces activités familiales dont on connait l’incidence sur la réussite scolaire, déjà au CP, avec ces utilisations par l’enfant non encore alphabétisé de l’adulte-secrétaire. Le pouvoir d’écrire avant de savoir-lire et le goûter au plaisir de l’écriture - par personne interposée... L’entrée dans l’écriture par ses usages, notamment fictionnels en évitant un utilitarisme dont on sait qu’il est générateur d’échec... [1]


Bref, ici, du tout simple : on voit les masques réalisés par de nombreuses personnes avec Didier Tallagrand en 2013. En général, les petits sont fascinés... En choisir un - un choix auquel ils consacrent parfois un temps étonnant pour leur âge - et se livrer pour adaptation à la situation - âge des enfants, et temps disponible... - à de douloureuses transgressions : détourer le masque et colorier au feutre au lieu de choisir une image, de scanner, d’utiliser un filtre...

Ensuite par contre, collage et détourage au scanner, collage d’une baguette, découpage au cutter ( par l’adulte, bien sûr... Puis rituel de la prise de photo appris de Tallagrand.)

De nouvelles transgressions pour l’incrustation sur panorama ! Des images choisies - comme cette photo du jardin de Paulette, jungle de fleurs, ou de la jungle des sumacs du Vernat aux découpures agressives et, pour une adorable et énergique petitoune de 2 ans - un âge où on n’est pas conformiste - et qui avait hésité entre zèbre et papillon - le fond du travail de l’image de Christophe sur projection de son zèbre...

Par contre une réaction de recul d’une petite de 2 ans, devant des pages avec images en négatif, comme s’il y avait perte brutale de son identité masquée... Hypothèse que semble bien valider la joie éprouvée en retrouvant cinq pages plus loin de belles et reposantes images incrustées de plus sur couleurs chatoyantes... [2]

Une belle occasion de re-mesurer l’importance des contenus proposés dans l’apprentissage de la lecture...

D’autant que si la France ne se situe pas bien dans le monde quant aux compétences numériques de la population, l’énorme retard constaté depuis longtemps en matière de lecture de l’image, ne semble pas en voie de résorption...

Bref, activité ludique et joyeuse, mais qui pointe aussi réussites, faiblesses ou difficultés de jeunes ou moins jeunes...

Nous reviendrons sur ce travail, avec des enfants stimulés déjà dans l’environnement familial, en abordant la grande question de la "littératie" [3]


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A ce sujet on nous dit parfois que nous employons des mots difficiles, ce qui est heureusement vrai. [4] A chaque rencontre du réseau des EPN Drôme-Ardèche" ou Rhône-Alpes, c’est une bonne dizaine de concepts nouveaux qui sont travaillés. Des mots précis pour analyser et dire les évolutions actuelles dans leur complexité, identifier les nuances, prendre en compte toutes les dimensions -techniques, cognitives, sociales, et aussi civiques et éthiques...

 [5] [6] [7]

En attendant, et pas seulement pour attendre, on peut utiliser ces ressources à des fins éducatives et citoyennes, prospectives, participatives, réfléchir aux nouveaux usages...[[Je voyais récemment des amis communiquer par Skype avec enfant et petits-enfants. Un régal. Quelles réflexions sur le rôle de ces pratiques sur la parentalité en cas de déplacements professionnels, de dissociations familiales, de recompositions ? Quelles études ? Quelles formations du public pour qu’elles soient à la portée de tous ?

Vous avez des questions ? Venez les partager avec nous ! Venez aussi vous régaler avec quelques travaux -déjà faits ou qui vont être effectués... Et ne pas hésiter à écrire sur les images et à nous envoyer vos productions ! Vous serez vous-mêmes étonnés de ce que vous êtes capables de faire...

Jacqueline Cimaz



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[1] cf publications Editions Sociales, CERM... et GFEN (Groupe Français d’Education Nouvelle), années 70, qu’on peut retrouver en certaines bibliothèques en France et à l’étranger - notamment au Portugal et sans doute au Brésil...

[2] identité et phase pré-oedipienne chez la petite fille (dans le cas d’une situation où l’enfant développe des capacités de lecture de l’image très étonnantes pour son âge) ?

[3] grossièrement une alphabétisation englobant la lecture et le traitement de données - informations et procédures numériques - comme il y a eu fin 19ème/début 20ème l’"alphabétisation" tout court - mais également leur évaluation -y compris citoyenne - et la conception de projets d’utilisation...

[4] La question étant de pouvoir les expliquer et partager

[5] Nous reviendrons d’ailleurs sur la "littératie", sur la disparition probable des ordinateurs actuels et l’arrivée qui est déjà là, de l’Internet des objets. Il faut vivre avec son temps, s’informer et se former pour être sujet et non objet passif des transformations en cours. C’est particulièrement indispensable pour enseignants, formateurs, animateurs et fait partie pour tous de la citoyenneté. C’est évidemment une priorité des missions de service public des EPN et Bibliothèques...

[6] Avez-vous pensé aux tables parlantes et enregistreuses qui concerveraient et transmettraient propos oraux, gestes et, pouquoi pas, vos empreintes digitales ?...

[7] Que diriez-vous si vous voyiez, projetée en Grande Surface ou ailleurs, une image numérico-thermique de vos ébats intimes ? Presque un parfum de scandale quand l’artiste Loris Gréaud a fait cette expérience lors de son exposition chez Lambert à Paris, il y a bientôt deux ans ! Pourtant on parle aujourd’hui, en France, d’utilisation de drônes pour activités de police... Embarquez une caméra infra-rouge dans le drône et à moins de vivre dans un épais bunker... Quand l’art permet, une fois de plus, d’anticiper dans la perception de l’évolution des pratiques !





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Initiative vidéo

Une intéressante initiative de jeunes sur laquelle nous reviendrons

Où s’associent vidéos et effets créatifs. (à suivre...)

Quand sur la lancée d’une résidence...

d’artiste, celle, en 2013, de Didier Tallagrand, naissent de nouvelles réalisations...

Où un jeune de 4 ans 2 mois, béant d’admiration devant les masques et intrigué par eux, est amené à en fabriquer un, suivant une procédure adaptée à son âge et au laps de temps disponible pour effectuer cette tâche. Et avec l’aide de l’équipe Bibliothèque et EPN.


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Un investissement important, une fierté d’avoir fait, et la découverte - non encore émoussée et marquante - de ses propres capacités de création avec médiation de l’adulte, en zone proximale de développement [1] [2], un concept étudié par Vygotski ... _

Pour suites à donner, variations sur un relatif plagiat...


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Un 16 pages que nous aimerions pouvoir publier avec un texte de J.le Tigre ou des fragments de textes liés à certaines images ou à l’ensemble, et retranscrit par un ou une adulte/"secrétaire", comme en section de moyens d’école maternelle en France.

Et puis n’importe qui peut écrire à partir de ce support... Deux essais pédagogiques pour préparer la suite du travail réalisés et mis en ligne, le texte d’Eliane Baud, optique bibliothèque, de l’image au récit, celui de Jacqueline Cimaz interrogeant plutôt les rapports entre écritures numérique et poétique...

Merci à J.le Tigre pour ce masque !




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[1] zone proximale de développement, zone de progression possible ouverte grâce à l’intervention d’une personne plus experte

[2] cf wikipedia ,

Partage d’un long et beau chemin de découverte

Une offre de Jean-Marie Mengin qui s’enrichit chaque jour avec la maîtrise du blog et la qualité d’images originales... Ce mixage de quotidien, descriptif, explicatif, qui entraîne le lecteur...

...par delà la peur imaginée d’un taureau, gestes contenus, précautions efficaces et confiance en organisateurs...

Partage d’un long et beau chemin de découverte


Et puis ces chefs-d’oeuvre romans qui émargent, ces noms d’un autre occitan, cette flore et cette faune et l’accès aux explications et découvertes, comme pour ce pic noir à tache rouge sur la tête qui abandonne sa "loge" en troncs de hêtres ou conifères, squattée y compris par le "Gariot à oeil d’or", un canard du nord de l’Europe !


Et bien sûr, l’évoqué pour chacun, suivant son expérience...

-  Burons et capitelles gardoises... Certes..

-  Domerie... et hôpital du pont-Saint-Esprit en Saint-Saturnin du Port... Et "cloche des perdus"

Cette cloche d’Aubrac "qui était actionnée durant de longues heures du jour et de la nuit en temps de neige et de brouillard pour ramener les voyageurs et pélerins égarés dans l’Aubrac"

Revient alors en mémoire le son lancinant de la corne de brume du port de La Rochelle, surgit l’image du clocher noir et blanc d’Ars-en-Ré indiquant le port en fond du Fier, outre Pertuis...


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S’imaginent a contrario ces pratiques d’autres siècles où des "Rétais", en côte sauvage, allumaient des feux sur la plage pour attirer les bateaux, les faire s’échouer et les piller... Quant à l’équipage ?

...

A chacun ses réminiscences, ces réminiscences qui par delà sa sobriété, évoquent la densité d’une écriture qui, en toute simplicité, cisèle des contenus de mémoire lourds de sens...

Et là encore, l’évocation de ce réalisme flamand du 17ème, de plus retrouvé en ce chemin... [1]

A suivre, lire et commenter, en utilisant les ressources du blog, support/outil très bien adapté par l’auteur à son mode de narration...

Et cette lecture en feuilleton, des plus intéressantes...

J.Cimaz


NB. A propos de la cloche des perdus

Ces apports de Vincent Cimaz, grand randonneur et formateur :

-  "Les clochers de tourmente" de la Lozère... [2]"Les marins ont leurs phares, les montagnards leurs clochers". Dès que la tourmente envahissait les hautes terres, les cloches se mettaient en action, de jour comme de nuit."

Et ce col des trois soeurs qui ne seraient pas les mêmes ? Trois jeunes buronnes parties danser... Et ce, en "Gandrieu et ses environs à pied, la Margeride en Gévaudan"

Il est vrai qu’à Bessans, en Haute-Savoie, au siècle passé, les jeunes filles, souliers sur le dos, contournaient le glacier par la vallée d’Avérole pour aller danser en Italie...

Où l’authenticité du propos de Jean-Louis Mengin fait jaillir mémoires et anecdotes parce qu’elle touche le réel de la vie des gens au cours de l’histoire, en milieu rural... _

[1] On pourrait aussi évoquer les dizaines d’heure passées par Picasso devant une toile pour y tracer un simple trait... La concision demande beaucoup de temps...

[2] in Chamina PR





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Un outil à manier avec beaucoup de précaution

mais qui peut être intéressant...

Des enseignements à en tirer pour la conception des diverses instances ; des modalités et conceptions de formation...

Un débat ouvert...

Un débat qui valide le choix d’aider les gens à tenter de franchir le pas de l’écriture et la publication, c’est-à-dire, de l’exposition et de l’offre de celle-ci.

Où on découvre aussi que d’immenses richesses sommeillent qui pourraient intéresser chacun et enrichir ces Biens Communs qui peuvent constituer un apport culturel pour tous...

J.Cimaz

Une exposition qui vient de loin et va loin...


Enracinée dans un travail de l’image à la source des formations, de découvertes, explorations et créations...

Des formations ?
Une part technique certes - savoir travailler l’image...
Mais éthique aussi - quelles transformations et pourquoi. Comprendre que l’image n’est pas une preuve, que l’image pourtant est souvent perçue comme expression de la vérité... Et qu’elle peut tuer...
Comme le photographe de l’enfant africain au vautour... Ces réflexions mortifères du type "Il ferait mieux, de lui donner à manger plutôt que de le photographier..."
On apprendra plus tard que l’enfant n’est pas mort, qu’au moment de la photo, sa vie n’était pas en danger. Qu’il y avait, comme toujours, mise en scène pour construire le sens cherché/voulu de la photo.
Pourtant, moins d’un an après, c’est le photographe qui s’est suicidé...

Puissance de l’image et nécessité d’une réflexion éthique et critique, de choix qui vont de la philosophie à la délinquance, du respect des Biens communs au droit commun.

Une dimension importante et primordiale des formations dans tous les EPN du monde...

Comme aussi le fait qu’on ne peut guère naviguer incognito sur Internet et qu’on y laisse des traces. A chacun de choisir celles qu’il veut laisser - en sachant qu’elles sont pérennes - et de vivre avec...

Bref une exposition de photos numériques qui, nécessairement, pose des questions de fond [1]


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Ou la question des preuves dans la recherche scientifique...
Quand le faux qui arrange à un moment peut entraîner des décennies de retard... [2]

Donc un travail de photos qui en tant que tel, n’est ni minime, ni annexe, mais outil et témoin d’apprentissages fondamentaux, souvent de longues recherches et de multiples essais. L’appareil photo numérique, un des premiers outils d’écriture qu’utilise aujourd’hui l’enfant...

Bref un gros travail en ce domaine à l’EPN de St-Apo. Même les B2i expérimentaux - il y a quelques années - se sont déroulés au travers de projets personnels fondés sur le travail de l’image...

Un gros retard dans l’école où il y a peu du moins, on en était souvent seulement à Barthes...


Dans ce contexte, l’intérêt majeur de la proposition par Villes-Internet de ce concours photos des 15 ans.

Une dimension à la fois populaire et fondamentale du numérique.
Un concours qui posait nécessairement l’écriture et le travail photographiques comme moyens d’appréhension du réel - d’un réel incluant les approches et usages locaux de l’Internet - outil et champ de connaissance et d’action. [3]

L’écriture photographique moyen de connaissance.

Moyen de connaissance et d’action en fonction de l’orientation de la recherche et des pratiques...


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A cet égard,un cadre donné par Villes-Internet [4] :

-  les panneaux à l’entrée des villes, une visibilité ou lisibilité importante, l’affirmation du choix d’une réflexion sur des outils nouveaux et puissants,leurs usages, leur maîtrise, l’orientation des usages [5]...

Et une personnalisation des représentations significatives comme ici, en mairie, ces panneaux proches du "Résister" de Marie Durand - comme pour dire que le numérique offre des voies pour la survie du rural - voies passant par scoops, fablabs, espaces de co-working pour professions nouvelles, qualifiées et qualifiantes, et développement de services liés aux besoins de ces populations... y compris de besoins culturels... scientifiques et artistiques...

Donc des panneaux qui sont aussi points d’interrogation [6]...

-  2 ème catégorie, les lieux... lieux d’un accès public diversifié où se côtoient et souvent s’intriquent des usages et projets personnels et des activités collectives... Des lieux dont l’agencement et l’occupation traduisent des choix de fond... Comme celui d’articuler usages personnels des réseaux sociaux et indispensables outils formateurs - non limités aux techniques mais questionnant les usages, existants ou potentiels...

La chance ici qu’offre une grande salle hyperconnectée... La projection publique à partir du Net, outil au service de la démocratie. De fabuleux apports comme, à partir des projections des cartes de Didier Tallagrand ou des Visages de l’Ardéchois d’ici, de Camboulive, la mise à portée du public de processus mêmes de la création artistique...



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La démocratisation culturelle par le Net ? Le Net, un fabuleux outil de démocratisation - comme cela se soulignait récemment à Lyon, devant un nombreux public. Démocratisation descendante "à la Malraux" dit-on souvent, mais aussi démocratisation ascendante -type écomusée- indispensable pour valoriser et faire connaître ce qui se fait sur le terrain, dans les EPN, en associations, ou portées par ces divers acteurs que constituent les "intermittents du spectacle" [7]

Les lieux étant importants, mais ne valant que par les usages qui s’y déploient.

Panneaux, lieux, acteurs... Acteurs bien sûr, aux origines et savoirs divers mais aussi aux objectifs différents.

Une bibliothécaire qui se forme non seulement aux nécessités des services de l’informatisation de la BDP mais aussi, plus largement, par la voie d’un B2i Adultes qui prend son temps, à d’autres utilisations et projets, irréductibles à la seule technique.
Une photo retenue par la sélection Villes-Internet, dans la série "acteurs", pour St-Apollinaire-de-Rias - "bibliothécaire préparant le B2i adultes"...

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Enfin, deux pour la série "Innovations" :

-  une que nous rapporterons à la patrimonialisation, quand un ancien résistant, nonagénaire, livre les détails, récits et doutes, d’une mémoire intacte et critique. Des écrits et récits oraux jalonnant le site, notamment au fil des repas partagés chaque année - repas des anciens ou Banquets républicains du 14 juillet...

Le symbole de ces apports de la population qui furent à l’origine de la création de l’association culturelle Les Rias, de la création d’une bibliothèque municipale, d’un P.A.P.I. et de celle d’un site Internet municipal, accueillant et offrant à tous les apports et productions de chacun. Un choix démocratique et avant-gardiste, une immense richesse quand se conjuguent dimensions informative et mémorielle. Si un doctorant était tenté par un travail sur ces matériaux... [8]


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Un prix spécial pour Elicia, un appareil photo numérique...


-  ce d’autant plus que dans la catégorie "innovation", la 2ème photo retenue par la sélection Villes-Internet, va beaucoup plus loin dans l’innovation car elle repose sur des recherches/créations en cours, s’appuyant en bonne part sur les apports des résidences d’artistes et des activités de médiation qui les accompagnent.

Au service de celles-ci, le vaste domaine des écritures numériques - textuelles (l’apport de Jean-Pascal Dubost [9] à revoir lorsque le livre écrit à partir du blog-brouillon de résidence, sera enfin publié, iconiques ( Astor, Raphoz,Diersé...), vidéographiques (Camboulive, Tallagrand), hybrides toujours, comme systèmes de systèmes composites. [10]

Accompagnant (et expliquant ?) le passage de la dominante "patrimonialisation" à la dominante "création", la notion de performance - avec les premiers orgues de bambou, l’installation/exposition Camboulive dans le Temple, la découverte de Julien Blaine à Privas, celle de Pennequin avec Dubost, et dans un tout autre registre, Aitken en Arles, Barcelo en Avignon, après Kiefer à Paris... Le vécu aussi d’un worshop avec P.Ménard, le travail sur Ghérasim Luca, importé d’un stage national dans le Gard, les photos des passants avec masques, au marché de Vernoux - orchestration/création Didier Tallagrand...etc


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Les trois photos les plus appréciées d’un public local averti. Au centre une photo de la série innovation/création, non envoyée, mais dont une autre version était retenue dans la sélection Villes Internet...



Une banalisation progressive de la performance, essentiellement en deux ou trois directions.

-  les créations publiques par les gens d’ici,
comme pour le printemps des poètes avec cette ubuesque présentation du taxi de Paulette enrichie de poèmes divers - de Victor Hugo à Tardieu en passant par Ghérasim Luca, vidéo à dominante sociologique (Marloff), mémoires de Paulette (le livre dans le livre)..., où le public et des passants (fort qualifiés) se sont improvisés acteurs/lecteurs...etc

-  les écritures que nous publions sous formes numériques diverses ("livres" numériques - parfois sonores, créations audios - rôle du groupe "patois" - images. Embouteillage actuel quant aux publications - multiformes. Gros travail des mois à venir...

Et les présentations publiques des réalisations. Gros succès de ces ateliers "d’écritures numériques" dont il faut limiter le nombre de participants...

Diversité croissante des formes de publications.
Une évaluation récente montre que plus de 1000 personnes différentes ont contribué, en quelques années, à ces créations. Un flux qui s’accélère, s’intensifie et se diversifie...

-  la photo retenue dans ce cadre par la sélection Villes Internet renvoyait à un travail de l’image très spécifique où l’acteur principal n’était pas le photographe - technicien- mais la photographiée. Comment et pourquoi ?
La faute à Tallagrand !

Une certaine difficulté pour les gens à entrer dans le jeu et dans leur image. Proposition de pédagogue de service : on projette en grand sur le mur.

Epoustouffffflant !

Quelqu’un passe devant - entre vidéoprojecteur et mur - par mégarde. Ombres portées mouvantes dans l’image et capture de l’image sur le corps et le visage... Un hasard qui va ensuite être systématiquement travaillé par le groupe (publication en gestation). Où Marie-Claude, empoignant son masque va s’attaquer avec un beau succès à cette étrange création d’ombres chinoises... On élargira, de l’image fixe à l’image mobile (cf la vidéo "puissance 2" d’Elicia - blog Ecritures Numériques), on substituera à ces images, des flux ininterrompus d’images du Net avec recherches individuelles ou de groupe, avec mise à profit des connaissances chorégraphiques de Mendy et Mylène, des recherches théâtrales d’Elicia, Serena et Mathys, et des autres.


Plan de l'expo (JPG)


Le plan de l’exposition



 [11]

Une créativité croissante de tous... Une réflexion qui s’approfondit...

A noter qu’il a été décidé d’offrir une grande photo à chacun des participants actifs à ce travail avec un prix spécial pour Elicia Malosse, pour la qualité de son travail, pour, aussi, son implication dans le difficile travail de définition de critères d’évaluation et d’indicateurs de réussite pour la sélection de photos à envoyer à Villes-Internet. [12]- [13]

On ne découvrira qu’après, le travail de danseurs avec techniciens et ingénieurs de Dassault. [14] On ne découvrira qu’après, de même, ces mesures récentes introduisant l’art contemporain au coeur des contenus en grandes écoles - HEC...- et universités... [15]


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Un travail en cours, à poursuivre... [16]...

J.Cimaz,
responsable EPN
et Eliane Baud, bibliothécaire, Viviane Bouquet, Bernard Calvet, Geneviève Greco, équipe biliothèque/EPN...
Ont contribué à la prise de photos pour envoi à Villes Internet : Amanda et Eliane Baud, Marcel Bélingard, Nicole Bertholon, Serena Careno, Mathys, Jacqueline Cimaz, Michel Cimaz, Mendy Deloche, Nicole Chazel, Alain Fluchaire, Christophe Gaillard, Marie-Claude Gaillard, Geneviève Greco, Elicia Malosse, Mylène Noyerie, Sima, Didier Tallagrand, Edith Vicat... Nos excuses à celles ou ceux que nous oublierions. Du début à la fin, un très beau travail d’équipe


Question subsidiaire pour faire avancer la réflexion : quand on parle de recompositions territoriales ne conviendrait-il de prendre en compte les bouleversements qu’amène la diffusion rapide du numérique sur l’ensemble des territoires avec pour corollaire l’organisation de services de proximités et autres aménagements ? La question est-elle de figer l’opposition "rural"/ "urbain" ou d’analyser et d’aménager leurs relations au travers de l’unification galopante des offres de services, recherches et formations qu’amène le numérique pour peu qu’on s’en empare ?
La fracture majeure ne vient-elle des liens tissés ou non, par lesquels on reçoit et envoie, c’est-à-dire de l’inscription de tout territoire au coeur d’un nombre chaque jour plus important de réseaux ? Où les instances territoriales ont un rôle et un sens essentiels en tant que plaques tournantes et aiguillages de réseaux où l’information circule de bas en haut, de haut en bas et en toutes transversalités ? Autre sujet de réflexion, la survie de tout territoire paraissant chaque jour plus liée aux interactions qu’il établit avec la planète ? Où la définition première du Net, moyen de communication des connaissances entre universités, reprendrait, avec, en outre, la question du stockage des données et métadonnées, une belle jeunesse... Un vaste sujet de réflexion et débat... Et quand se développeront les villes flottantes, et pas seulement entre Hong-Kong et Macao... Ré et Oléron artificielles au large d’une Rochelle hybride ? Certes l’Atlantique n’est pas la mer de Chine... Mais... D’autant qu’il y a péril en la demeure... Ne faut-il chercher pour trouver ?
Atlantide anticipatrice ?



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[1] comme jadis l’affaire Lyssenko... Trafiquer le réel au nom de ce qu’on croit être la bonne cause...

[2] cf Giordano Bruno et l’Inquisition, et le "Et pourtant elle tourne..." ( la terre) de Galilée.

[3] des usages qui, évidemment, peuvent être détournés à des fins personnelles et/ou frauduleuses. Maints exemples existent et la vigilance est de rigueur, un gros travail de formation des jeunes et moins jeunes, effectué à cet égard par Net Public...

[4] où, en soi, le seul fait de donner un cadre est essentiel

[5] et le travail conceptuel sous-jacent

[6] coups de pioche dans le terreau de l’histoire, dirait Duby...

[7] qui, souvent ne sont pas dans le "spectaculaire" au sens de Debord, mais dans la recherche et la création, torsadant l’ascendant et le descendant - sans négliger le questionnement des marges...

[8] Mieux encore que la publication dont on nous a plusieurs fois parlé...

[9] alliant écritures alphabétique, logographique et tabulaire...

[10] tapissés dirait Morin "de processus temporels

[11] Des résidences aux activités de médiation et création puis aux autres usages... A noter que pour respecter la cession des droits à Villes-Internet, nous avons, sauf erreur, présenté des photos de même série mais différentes de celles envoyées. Par contre copies des trois photos sélectionnées seront montrées au public.

[12] Une proposition unanime de l’équipe Bibliothèque/EPN, validée en CA des Rias ! Et nous n’étions pas au courant à ce moment de diverses avancées d’Elicia qui, à partir d’un rapport de voyage qu’elle nous a offert récemment, avec deux liens, s’est lancée dans une écriture numérique hypertextuelle... 7 livres en cours amenés !!!

[13] A noter aussi la réception d’une offre d’inscription au Fresnoy, au plus fort du travail sur les écritures corporelles...

[14] Légitimation et eau au moulin de ce qui nous intéresse beaucoup depuis quelques décennies - la question, épistémologique, ou s’apparentant à la théorie de la connaissance, des rapports entre création artistique et recherche scientifique...

[15] pour développement de la créativité et donc des possibilités d’apprentissage et innovation...

[16] Notre rêve, et peut-être une condition nécessaire : avoir, comme en salle de psychomotricité des écoles, ou de danse, un très grand miroir mobile qu’on puisse déplacer d’un vidéoprojecteur à l’autre pour que les acteurs (sujets donc des photos) puissent encore mieux régler leur capture et animation des flux d’images sur leurs corps et visages et les positionnements et déplacements des ombres portées.



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De rassurantes histoires de chats

ces quinze derniers jours en EPN... Et sympas ! [1]

Willemina a terminé la sienne, d’histoire-poème, après avoir créé un chat-jonquille, son 1er hybride numérique...





Doit lui succéder une histoire de piano... [2]


Elicia revenue après deux semaines de silence, et revenue avec un texte - à mettre en forme et publier...

Oui mais voilà, le format numérique de Calaméo, pour déboucher sur un tirage papier, mais pas seulement, appelle un nombre de pages qui soit un multiple de 4.

Comment faire ?

Une seule solution : étirer le texte pour arriver au multiple requis...

Et nous voilà dans l’obligation de grossir les titres et les non-titres, de "bidouiller" les mises en page...

Une petite porte entr’ouverte - entr’ouverte au Desing graphique... ça tâtonne mais répond aux exigences, que ce soit chez Willemina ou chez Elicia...


Des réalisations sympas...


Un premier pas... chez l’une, et l’autre...





Avant le second, la découverte d’exemples sur le Net, ne serait-ce qu’en suivant les travaux diffusés par le CNAP (Centre National des arts plastiques) et se prolongeant en explorations diverses, avec, pourquoi pas, détour par les concrétistes brésiliens...i Joan Brossa.

Et... Et... une redemande de samedis d’activités s’exprimant, pourquoi ne pas mêler "danse avec les projections du Net" et transformation du Design d’un de ses propres livres pour projection sur son propre corps et son visage ? Peut-être en intercalant un travail avec papiers colorés plus ou moins transparents - découpage-collage effectifs avant création numérique ?

Voilà qui tomberait à pic dans le travail en cours... En 2 puis en 3, puis en 4, puis en 5 dimensions ?


Un mini-débat philosophique en Bibliothèque-EPN, sur identité numérique, poids dans la notoriété et poids de celle-ci dans le capital culturel et social de chacun.

Une analyse probante à partir de données où s’avère le poids même de simples homonymes.

Et l’insight : le handicap que constitue la rupture dans la lignée -sur laquelle avaient travaillé des psychanalistes comme Lucien Bonafé et Tony Lainé ou d’autres, au sujet des migrations, du rapport migration/transmission, il y a quelques décennies - son poids chez ces "enfants de l’assistance" qui constituaient plus de la moitié des classes aux Baraques ou chez d’autres qui, pour des raisons conjoncturelles, vivent ou ont vécu des situations similaires.

Bourdieu a-t-il abordé dans la "Reproduction", la notoriété du nom comme élément décisif du capital social ? [3]

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[1] Et encore que le chat soit très ambivalent dans les contes populaires, notamment chinois...

[2] occasion d’ajouter la dimension "son" ?

[3] A rechercher. Nous n’avons pas trouver de réponse précise sur le net même s’il y a des éléments intéressants Si quelqu’un a des renseignements à ce sujet... Ne voilà-t-il pas, de plus, de quoi vous biaiser toute consultation numérique ? Alors que par ailleurs l’articulation réel/Virtuel, sciences et techniques, et arts, se resserrant, ouvre de très multiples en voies dans les domaines les plus divers .





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Ecran village




Avec le passage au numérique, le blog familier d’Ecran Village a fait place à un nouveau site.

Le consulter et l’utiliser







Ecran Village

Cinéma associatif en milieu rural, classé Art et Essai. Projections à Vernoux, Lamastre, Chalencon et Saint Jean Chambre. Adresse postale : Mairie - 07240 Vernoux en Vivarais Tél. / Fax : 04 75 58 06 24 Mail : ecran.village@yahoo.fr

TARIFS :
-  enfant (- de 12 ans) : 2,50€
-  adulte : 4,00€

Ecran Village est soutenu par le Centre National du Cinéma, le Conseil général de l’Ardèche et les communes de Boffres, Chalencon, Châteauneuf-de-Vernoux, Désaignes, Empurany, Gilhoc, Le Crestet, Lamastre, Nozières, Saint-Appolinaire-de-Rias, Saint-Barthélémy-Grozon, Saint-Basile, Saint-Jean-Chambre, Saint-Julien-le-Roux, Saint-Prix, Silhac, Vernoux-en-Vivarais.





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Printemps des poètes 2014

entre Fête de la poésie et Fête de l’Internet...


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Un évènement au cours d’un travail dans la durée


Un travail labellisé par le Printemps des poètes, un travail au long cours...


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Comme une performance...


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Un drôle d’itinéraire...

Un travail dans la durée - en deux temps :

1. S’approprier son image conçue par Didier Tallagrand, artiste en résidence pour un étrange jeu de neuf familles...

Se l’approprier non seulement en jouant aux cartes mais, plus profondément en l’inteceptant avec son corps et en marquant son image de Tallagrand par des ombres portées pilotées dans celle-ci...


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Et c’est fou comme ça plait et comme ça fonctionne...

Après photo et, éventuellement, variations sur photo...


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2. Jouer avec son corps debout ou au sol, seul ou en groupe avec des flux d’images projetées à partir d’Internet...

Parfois d’étonnants résultats et d’une grande qualité artistique...

D’autres fois des images plus documentaires...



La grande question, introduire le poème - souvent la poésie sonore, dans ces deux temps...


Et là il faudra du temps... Un travail à poursuivre, notamment avec les jeunes bien au-delà du temps du Printemps des poètes...


Avec les seniors, c’est autre chose qui s’est imposé : la présentation du taxi de Paulette. Co-voiturage, service, économie d’énergie, lien social... 15 ans avant que ce ne soit vraiment à l’ordre du jour pour tous !!!


La volonté de faire vivre cette petite publication numérique en y introduisant d’autres publications, notamment avec paysages sonores, de la vidéo, des textes - poème amateur traduisant l’émotion, ou poème de Victor Hugo aimé, soigneusement découpé et conservé, et lu et relu...

La poésie incrustée au coeur d’écritures et lectures numériques composites et complexes... De premiers pas, de cette façon, en ce domaine...


Une présentation publique prévue non pour montrer un travail abouti mais pour faire partager des pistes d’éexploration et inviter d’autres personnes à y participer...

Un cadeau que nous fait Paulette et que nous lui faisons pour ses 4 fois 20 ans...

4 fois 20 ans et toujours, si ce n’est de plus en plus, crétrice et innovante !

Un petit livre donc qui n’est pas vraiment livre de poésie... mais dont le réel -virtuel- s’augmente de poésie - de celles que phonothèques ou sonothèques mettent en valeur...


Après l’en passé, Gherasim Luca - que nous allons retrouver, (et même ugo Ball), cette année d’autres rencontres...


Alors,

Le taxi de Paulette... ou "Ruralité créatrice"


J.Cimaz





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Entre Idriss et Tallagrand


Mais i font quoi à l’EPN ?

I Z écoutent des chants berbères et un texte d’Idriss consacré par le chanteur - à travers sa mère - à la femme. [1]

Dans la vidéo, des femmes du public pleurent...

Très beau.

Il faudra des bafles en bibliothèque...


Ensuite, un jeune usager montre ses cahiers. Un poème de Maurice Carême...

Alors surgissent d’un rayon de la Bibliothèque, se répandant dans la salle, des poèmes ou fragments de poèmes d’enfants de CE2 et de CM2 (à l’époque), du Gard.

Des textes écoutés, appréciés...

Quand ces jeunes ont travaillé avec Jean-Pascal Dubost, Alain Serres, Jean François Manier et Jean-Pierre Siméon... Et Christian Astor...

 [2]



Se parle avenir. Des ambitions à faire grandir... Pour que réellement il puisse y avoir choix...
Ce travail indispensable de tout enseignant et/ou éducateur sur les niveaux d’aspiration...
-  
-  
-  

Et puis un temps de travail : coller, détourer, lisser les limites. Le petit chat est beau... Mais voilà que Mathys - qui ne l’a pas vécu - admire le travail de Didier Tallagrand et ses masques...
Alors...


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Alors, répondant avec enthousiasme à une consigne, il se met à écrire des devinettes - avec un niveau orthographique et de structuration du texte étonnant pour son âge. Ce passage de la narration à l’intrusion de l’auteur dans le texte... Caractéristique de la structure de certaines devinettes...



Le choix d’un masque et une devinette


"Il est long,
parfois il vit dans le désert,
Il a une longue queue"

Qui suis-je ?


"C’est le roi de la savane.
Il est plus féroce que le tigre."

Qui suis-je ?


"Il adore déchirer,
Il est mystérieux."

Qui suis-je ?


Envoyer vos réponses au Webmaster.

Attention : si vous voulez qu’on puisse vous répondre, ne pas oublier d’indiquer vos noms ou pseudos ou adresses e-mail dans le corps même du message...

Trois bonnes réponses ? Vous gagnez le droit de faire votre masque, d’être photographié avec, détouré et incrusté dans le paysage de votre choix...

Et dans tous les cas, d’écrire texte ou devinette à partir du masque de votre choix et de participer à une publication collective...

Dans la langue et l’écriture de votre choix,

et même avec un alphabet et/ou des idéogrammes non usuels, d’ailleurs, qui peut aussi être conçu et codifié à partir de photos de masques...

et, éventuellement de venir le lire et d’être enregistré...

J.Cimaz

NB. Bien entendu d’autres pratiques ont aussi leur place...


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Mais que regardent-ils donc ?


Et recherches et réflexions concernent d’abord les adultes. A souligner à cet égard, l’avancée que constitue "Îles aux faisans, Histoires visuelles de Geneviève Greco", en matière d’écriture visuelle - sur la lancée de la résidence de Didier Tallagrand et, plus particulièrement, de l’appréhension progressive de certaines de ses oeuvres comme "1BIS ÎLE DES FAISANS" et "QUE NUAGES !"...

(A suivre)

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[1] La femme ni P. ni couveuse.

[2] Une autre approche de la poésie qui rend difficilement compréhensible la mise à mal d’un "Printemps des poètes" dont la dimension institutionnelle favorisait une extension de pratiques parfois timides, certes, mais qui avaient au moins le mérite d’exister.

Ne pas oublier l’apport de la poésie aux peuples, son rôle dans la mise en forme de la mémoire et de la pensée et la transmission...

Le petitchatsouriantetrêveur de Mathys


Un petit nouveau qui atteint juste l’âge de raison mais apprend très vite !
Il faut dire que Mathys a été interpelé par les masques d’animaux réalisés en atelier/médiation avec Didier Tallagrand.

La dernière fois, photos du chat, pas si facile l’avoir de face...

Puis choix d’une photo, récupération sur l’ordi et durs débuts
de détourage...

Ce jour après laborieuses retrouvailles de l’imagesurquelleclé fin syncopée du détourage...

Puis choix du niveau de gris...

Puis découverte des filtres en passant le pauvre petit chat par coordonnées polaires et sphérisation puis en le récupérant pour le passer au filtre Tallagrand.
Comme quoi le pire peut être réversible !

De l’avis général, magnifique le petit chat ! Tendre et coquin ?


Mais après, LA GALERE !


Quand des mains inexpérimentées nous avaient fait un brouillamini pas possible avec les imprimantes !

Allumer l’ordinateur-pilote qui bien que vétuste marche toujours fort bien, se bonifiant comme bon vin quoiqu’en dise on ne sait quelle rumeur...

Faut-il trouver la trappe à clés USB !

Donc branchements refaits, matériel en marche, cartouches replacées... et j’en passe... Un petit chat vert pâle déprimé/déprimant !

Re-travail coopératif en jouant sur saturation et niveaux et ouf.

Impression ! Noire. Ouf ? Pas sûr, mêli mêlo des feuilles, chat à l’oreille coupée... Après tant de travail !

Suture papier discrète au scotch et départ en procession à l’agrandissement.

Emerveillement !


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Prochaine séance :
-  collage sur carton-plume et découpage au cutter.
-  délicat découpage des yeux ne coupant pas la tendresse et la profondeur du regard...
-  mise en place de la tige

-  Photo de Mathys masquéchat en lieu requis ou substitut à trouver en cas de pluie...

-  Sûr que Didier Tallagrand va regretter de ne pas connaître Mathys, mais il y aura sûrement des occasions...

Mathys est d’accord pour que, photos prises, son masque reste exposé dans la grande salle sur présentoir...

Certes pour le jeu des 9 familles c’est trop tard, pas pour l’exposition, ni pour une ou des publication(s) comportant tous montages et textes possibles...

Alors, une proposition à mûrir, en passant peut-être, au départ- par concrétistes brésiliens ou Joan Brossa et/ou tablettes amérindiennes avant de s’enrichir d’autres exemples venus d’Asie ou d’Afrique ou d’ailleurs...

La richesse de tous les peuples du monde à portée de Net !

Un passage aussi par un art contemporain fort de ses métissages et qui parait de nature à pouvoir, en bonne part, répondre aux foisonnantes questions que pose ce nouvel usager de l’EPN...

Jacqueline Cimaz


NB. En outre, le doigt mis sur les besoins d’équipement de l’EPN qui, l’an passé, en raison du provisoire des locaux, avait donné ses crédits 2012 à la Bibliothèque pour achat de livres - à charge de revanche... Rendez-vous sera pris aussi avec le SIVU pour maintenance et équipement...



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Identités numériques

Cartographie en cours. Un travail de longue haleine, avec tous...

IDENTITE NUMERIQUE ?
-  individuelle ou non, du territoire et de ses réseaux, abordée par les images, approfondie en résidences d’artistes et appréhendée comme moyen collectif de construction de ces représentations au plus près des évolutions du territoire...

De dures découvertes aussi. Le handicap priverait-il d’ombre portée ?


EN COURS ET IL FAUDRA UN PEU DE TEMPS ET ENCORE QUELQUES REUNIONS ET INTERVIEWS... [1]


Il y a aussi la richesse des apports des résidences d’artistes (cf Sébastien Camboulive -"l’Ardèche" et "Les papillons verts" (oeuvres exposées aux Baraques) Cf Didier Tallagrand, ses masques et étranges images qui vous articulent les réseaux d’aujourd’hui au tréfonds d’un mythique inconscient collectif ancré en divers archétypes, pour un simple jeu qui vous met tous en étrange bain de la complexité où se croisent vagues, ressacs et lames de fond. Etapes et réalisations jalonnant une démarche fouaillant et repoussant les limites entre médiation et création, pour l’implication de tous et la perception d’opacités inédites au sein des réseaux ? (Voir aux Baraques matière à réflexion)

Un travail préparé aussi par des années de travail poétique de la langue avec Jean-Pascal Dubost, et par ce travail théâtral & collectif des avatars avec Christian Bontzolakis, avant immersion/invitation à habiter ces réseaux imagés/projetés...


Et puis jouer à l’étrange jeu des 9 familles...


Un resserrement des rapports entre réseaux numériques et réseaux de relations de proximité... [2]


Et puis une interview sur propos entendus concernant les mutations d’un territoire local chaque jour plus cosmopolite, ouvert, chercheur, et, de ce fait, avant-gardiste...


Une cartographie indispensable à la structuration et mise en place du Réel enrichi par tous d’un parcours d’art déjà riche de sa signalétique...


Moyens de création sociale quand en locaux nouveaux s’intriquent dans la proximité et l’imaginaire, réseaux numériques et de vie.


De nouvelles références à se construire lors de la visite à Angle art-contemporain... Suivez les liens, vous comprendrez... Et inscrivez-vous pour le voyage du 29 août 2013...


Toujours EN COURS... [3]


Jacqueline Cimaz



[1] Sécurité sur le Net, identité.
-  Approfondissement de la connaissance des voies par lesquelles se construisent les diverses identités numériques, y compris pour des personnes qui ne vont pas sur le Net et du rôle des sites et blogs en ce domaine.
-  Une vigilance accrue de la part des usagers (« Ah ! Il y a toute ma famille sur Facebook ! « Parmi mes images sur 123 people, il y en a d’une homonyme. Pas grave, la source est facile à identifier... Comment agir sur le choix des images associées à mon nom pour construire moi-même mon identité numérique ? ... On envoie en mon nom des invitations à rejoindre tel réseau semi-professionnel où on a l’impression d’être vendu comme une marque de savonnette... Comment arrêter ça ?
-  Donc appropriation progressive par les usagers de moyens de contrôle et aussi d’action sur la construction de leur image numérique, y compris lorsqu’ils ne vont pas sur ordinateur !
-  Utilisations aussi d’excellents outils de la RTS recommandés par Net Public. A suivre...

[2] facilité sinon porté par l’occupation des nouveaux locaux et les activités et la vie qui s’y inventent...

[3] Heureusement !





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La volonté exploratrice d’Elicia

qui teste avec avidité les acquis des résidences, prend ses distances, remanie, amalgame, explore...





Et, une nouvelle fois, l’évidente exigence de la nécessité d’une approche artistique du numérique...

Des enjeux éducatifs, scientifiques, artistiques, prospectifs et sociétaux. Le rôle et la volonté des collectivités territoriales qui, en dépit des difficultés, choisissent la voie difficile du développement culturel de tous...

Tenter de faire que le numérique n’accroisse pas la fracture culturelle, ne durcisse pas la reproduction, [1] et/ou du moins qu’il permette une énorme avancée culturelle de tous...

C’est là que les résidences d’artistes, les interventions en fêtes de la science, prennent tout leur sens ; la découverte de pratiques dont l’usage est amplifié, diversifié, démultiplié par les pratiques engendrées sur le net...


J.Cimaz

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[1] au sens de Bourdieu... Ce sont les couches sociales les plus cultivées qui utilisent le plus Internet, et suivant les niveaux d’études, à temps de consultation équivalent, les usages diffèrent ; ce ne sont pas les mêmes sites qui sont consultés et/ou alimentent ou non un travail d’étude ou de recherche ou création. La nécessité scolaire et en EPN de permettre l’accès à des usages non familiers...



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Rencontres intéressantes

comme, récemment, à l’EPN, celle de Vanessa Chambard nouvelle jeune future habitante de la commune, aux hauts de Combier.

Et qui nous renvoie à Didier Tallagrand

Vanessa Chambard se définit, en tant qu’artiste, comme "photographe plasticienne"  [1]

Où l’on retrouve des masques ou déguisements, des problématiques récemment abordées avec Didier Tallagrand. Ce personnage masqué, habillé de vert, photographié dans des bois se reflétant dans une mare...Ou celui maquillé,coiffé, habillé en vache - "scène de pastoralisme"

Dire qu’il s’agit de préoccupations d’époque - époque taraudée de questions sur le devenir de la planète et de l’humanité... Sûr !

Convoquer" l’île des faisans",une oeuvre majeure de Didier Tallagrand où se troublent comme par l’humidité, des images de beaux paysages industriels actuels, vulnérabilisés, vieillis prématurément, comme dans certaine maladie dégénérative, rouillés, grippés ?, rendus plus dérisoires que menaçants... comme nains monstrueux de Vélazquez quand, circonscrits par insularité apatride, les "grands de ce monde" passaient, sur la Bidassoa, contrat échangeant les femmes...

Contrats ? Quels contrats appelés, dénoncés,
penser, construire, imposer ?

Philosophie des Lumières à poursuivre, creuser, révolution à achever... ou poursuivre... Comme l’a si bien montré Jean Nicolas (cf article dans Marianne [2], et travail en cours de publication d’une conférence offerte en 2007 aux Baraques et qui va être marquée par l’artiste... Et "spectacle" "Résistances" de 2006 Comment estampiller en l’ouvrant par l’art un - "à poursuivre"... (social, culturel, écologique - humain quoi...) ?

Convoquer pour imaginer, ces masques nôtres - procédure largement acquise de déconstruction/reconstruction en trompe-l’oeil causant... Près de 70 ! Et aussi, les photos de Didier Tallagrand et son travail artistique d’incrustation -rien d’innocent- où s’élaborent d’autres sens cherchant à égarer pour mieux faire chercher... Et le temps de chercher avec ce jeu de cartes des 9 "familles" qui ne peut que mettre du jeu dans la construction du réel-enrichi-par-tous du parcours d’art.

Jeu permettant de collectivement construire des enjeux...

Spéculaire se réfractant en rides d’eau non dévoyables...


Quand Vanessa Chambard nous renvoie à Didier Tallagrand, et à l’expo d’Astor en bout du monde, sur fond de questions de fond...

L’importance d’une problématique...

Et ça, c’est très intéressant...

Voie ouverte et travail à poursuivre...

Le rôle de l’art...

Jacqueline Cimaz

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[1] et non comme artiste utilisant la photo. Et pourtant quand on lit "Nature dénaturée/ Résidence Ecritures de lumière" (Editions ADN)....

[2] évoqué aussi à propos d’un film...



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Travaux de jeunes toujours d’actualité !

Après la venue de Pierre Ménard et le workshop Fête de la science 2011, revoir "Mylène 5" et "Fan de Combier (4)".

Du beau travail datant de fin 2011 - exploitation de la seconde venue de Pierre Ménard :


A revoir, ce beau travail de Mylène "" Ce qui reste d’un beau travail de collage animé - un logiciel retiré du marché sans crier gare (alors qu’on aurait pu convertir à temps en vidéo ! Le logiciel Vuvox avec le beau travail de Mylène n’existe plus. Tout un travail disparu. Voir s’il lui reste au moins des copies de ces belles images construites ? Une question de fond posée quant à la conservation du travail fait, aux traces mémorielles...


Et celui de Fanny idem

Un manque à gagner... Quand Paulette conserve ses poèmes d’école depuis des décennies...


J.Cimaz





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Trois nouveaux B2i ont franchi la ligne "départ"

et une bénéficiaire du Pass Numérique.

Il aura fallu un peu de temps après le réemménagement mais c’est parti !

Le 1er "livre numérique" de Sabine Tourtois est en ligne - avec photos un peu retravaillées par elle, classées, mises en page et des liens sur ses quatre toutes premières vidéos.


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Sandrine. Appréhension ? DETERMINATION ! Le choix du B2i à l’issue de projets personnels affirmés. Un grand départ !


Un travail qui de plus s’est avéré utile à la collectivité puisqu’il a pu s’insérer, sur le site, domaine mairie, à la suite du bel article de Nicole Chazel, 1ère adjointe... De nouvelles photos des Anciens, donc, un jalon aussi dans l’histoire de la commune...

Et un beau départ pour Sandrine qui nous prépare une autre surprise...

J.Cimaz




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La re-montée en puissance des activités

Outre les visites de groupes plus ou moins nombreux lors de réunions dans la grande salle, la remontée en puissance progressive des visites, emprunts et consultations...


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D’autant que quelques surprises attendent les visiteurs...

O.E.





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Des outils qui tombent à pic et ouvrent la voie à de nouvelles formations...


Ces écrans prêtés sur projet par le SIVU des Inforoutes de l’Ardèche et apportés par Daniel Suszwalak, directeur du SIVU. Apportés et déballés, avec Michel Cimaz, maire, juste avant que les routes ne soient totalement impraticables tant il s’est mis à neiger dru ce jour là...

Outils indispensables au travail théâtral d’investigation du numérique que nous menons avec Christian Bontzolakis, et à des expositions où l’art contemporain explore le numérique et/ou utilise des outils numériques [1]

Outil déjà utilisé...

Et, pour quelques temps, un service de plus, et inédit, offert par l’EPN...


-  pour les jeux vidéos, certes (va falloir s’équiper...)


-  pour des approches artistiques et scientifiques comme celle du musée virtuel de l’INSERM . (Merci à Michel Schlenker de nous l’avoir signalé) ou du diaporama sur le magnétisme, communiqué aussi par Michel Schlenker, et toujours à disposition du public, avec les revues -papier- du CEA et de l’INSERM auxquelles la bibliothèque est abonnée...

Sans oublier le livre numérique, reprenant et exploitant le Power Point sur la constitution d’une documentation scientifique (octobre 2012, Fête de la science)


-  Au niveau artistique guidage possible en musées d’art contemporain ou Fondations,, sites divers...) Où il pourrait s’aller voir l’exposition Barthélémy Toguo, "Talking to the moon".(ouverte jusqu’au 26 mai ). Sortie en co-voiturage ?


en poésie Poezibao..., y compris sonore (CIPM, ou Secousse, ,


Musique Acquaviva, , Aperghis ... ) et un immense cadeau de Frédéric, Henri Chopin


et Blaine , Heidsieck , Pennequin ... sans oublier Gherasim Lucas, un succès populaire renouvelé.

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Et, un peu à part, le catalan ne fait pas partie de l’occitan même s’il permet de le comprendre à l’écrit...

bien sûr Tapiès, Joan Brossa i les concrétistes brésiliens...

On peut naviguer seul, on peut aussi regarder en groupe sur moyen ou grand écran, et discuter après...

Nous rappelons que nous avons un rayon - de livres papier- de grande qualité de poésie contemporaine (fond propre).

Il y a eu des demandes pour un printemps des poètes actif et se penchant sur le son et la fabrication. Pour celle-ci, en cette année d’hommage à Neruda nous avons les photos de Macchu Picchu à disposition. Audacity toujours, modeste mais efficace... Quant aux bruitages...

Et puis beaucoup de références sonores avec les performances des Blaine, Heidsieck, Luca, Pennequin... Et autres à découvrir...

La musique aussi - Aperghis, Acquaviva...

A part, Chopin...

L’EPN à disposition - faire pour mieux s’approprier et montrer ensuite sur un ou deux grands écrans ? A voir... Une possibilité dont on remercie le SIVU...


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Formations

Un plus aussi en ce domaine, avec les possibilités d’alterner travail individuel et de groupe...


Nous avions reçu une offre d’une université (Clermont ? St-Etienne ?) pour des formations à distance à une époque où les locaux ne nous permettaient absolument pas de répondre à cette demande.

Les nouveaux locaux ont changé la donne en ce domaine.

Si vous êtes intéressés, avez des idées ou propositions, n’hésitez pas à nous contacter soit en venant à la Bibliothèque à partir de 17h30 le mardi, de 18h30 le jeudi et/ou en prenant rendez-vous au 0475844725 ou par courriel au webmaster. Si cette offre universitaire existe toujours, et qu’une ou plusieurs personnes soient intéressées, des projets pourraient se mettre en place pour démarrage à la rentrée 2013... Si vous avez des projets, à l’inverse, on peut se rapprocher d’une ou plusieurs universités...

Ce serait un beau service à offrir sur ce plateau et qui économiserait maints déplacements (même s’il est recommandé d’aller quelques fois sur le site réel - d’ailleurs, en général, les universités le demandent)... [2]


Bref, des tas de pistes, de possibilités que chacun peut ou non utiliser. Un outil en prêt qui, outre les usages initialement prévus, peut s’avérer fort utile au travail participatif et d’équipe...


J.Cimaz


NB. A noter une réflexion intéressante, pour ce plateau en archipel de fermes ou hameaux, sur les mobilités, signalée et étudiée par Chronos et qui renvoie à d’autres publications de Francesc Aragall i Clavé  [3].

Chronos, une découverte de Metz, grâce à la conférence-débat accompagnant la remise des labels : richesse des textes et parcours (fluides bien sûr). Du péri-urbain au HQAC ou Vers une politique culturelle du chantier, le plasticien comme acteur du projet urbain durable ? Analyse critique et participative d’une expérience innovante à Ivry-sur-Seine : la Haute Qualité Artistique et Culturelle (HQAC).

Relire ou parcourir Gurvitch ? Sinon ses cours, du moins "La vocation actuelle de la sociologie" (PUF 1965 - 1 ou 2 tome(s) ? ) à retrouver ? Histoire de renouer des liens ou jeter un pont de quelques décennies ?

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[1] Car l’"art numérique", on ne sait, et ce, de moins en moins, ce que c’est...

[2] sans doute un coût universitaire à évaluer - peut-être des aides à trouver... Pour l’EPN totale gratuité...

[3] un rapport avec Antoni Clave ?



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Macchu Picchu, Neruda et Printemps des poètes & fête de l’Internet et pourquoi pas ?


Une lettre de Jean-Pierre Siméon pour le Printemps des poètes, une visite sur le facebook d’Ophélia, un retour sur les photos de l’album numérique de Michel Cimaz


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et le texte à retrouver de Neruda évoquant Macchu Picchu, en version originale et quelques traductions et pourquoi pas, un travail multilingue de morceaux de voix ou autres sons  [1] (vents de l’Altiplano ou fabriqués ou... même un morceau d’aléatoire ? Et pourquoi pas ?)

Et pourquoi pas ?

Des voies originales pour un hommage à un grand poète qui fut toujours en phase avec son temps... [2]

Vos idées et autres propositions ?

En sachant que la réalisation obtenue serait - bien sûr- versée au Réel augmenté du trajet de parcours d’art sur lequel nous travaillons...

J.Cimaz 01/12/12



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[1] notamment p 9, 17, 21 -trio, 22 (re-sons), 25, 29, 30 et 31 (au lieu de se souvenir)

[2] Si ce la volonté d’organiser cette action s’affirmait, il va de soi que le projet serait ensuite élaboré en concertation avec tous et en fonction de critères précisés, puis présenté, discuté et voté en CA, comme nous le faisons pour toujours par tout projet que nous envoyons, accompagné des documents administratifs à y joindre. Il serait ensuite envoyé au printemps des poètes.

Lettre du Printemps des poètes

BUS 29

Du bus 29, en revenant de l’exposition Gréaud, quelque part entre Marais et gare de Lyon



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Paris, offre d’un fragment de balade nocturne en bus...


J.Cimaz


NB. Exposition Loris Gréaud chez Yvon Lanmbert, Paris, sur laquelle nous reviendrons...



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Réunion tripartite au CDI du collège de Vernoux

avec Mme Véronèse, documentaliste, et Colin Charvet, responsable du secteur "Enfance Jeunesse" du CIAS pour définir les modalités pratiques de nos appels à projet en gestation et présenter ceux-ci.


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Une réunion fructeuse...

Quelque retard dans la publication des appels à projets qui ont fait boule de neige pour cause de départ en vacances ensuite de plusieurs de nos partenaires institutionnels et artistiques.

Sauf imprévu, tout devrait pouvoir être finalisé en début de semaine et donc lancé publiquement.

Jacqueline Cimaz





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Dure attente où se faufile le devenir du monde...



-  Vie de la Bibliothèque - comme film au ralenti dans l’attente de la réinstallation/installation dans les locaux remis à neuf. Livres non triés, comme, à côté, ordinateurs non mis à jour.

Fiches qui semblent s’être re-mélangées - l’ordre alphabétique y perdant son latin- et livres à faire rentrer pour répondre aux légitimes réclamations de la Bibliothèque départementale de prêt alors que beaucoup de personnes attendent des jours meilleurs pour nous les rapporter.

Commandes disparues...

Bref la déprime de l’attente après le boom des vacanciers et les ateliers en marge d’expos. Bref il serait important que chacun ramène ses livres, d’ailleurs la bibliothécaire a commencé la rédaction d’un courrier aux personnes recensées.


Et l’EPN ? Pour celui-ci, heureusement il y a les publications, l’activité éditoriale - de réseaux inédits en possibilités de continuer les activités hors les murs, moyennant le poids des ordinateurs, de la doc et enrouleurs électriques à transporter...


La sagesse voudrait que le passage du bibliobus soit encore différé ne serait-ce que pour alléger le baptême du feu de la nouvelle bibliothécaire... [1]

A voir mais...

RAPPORTEZ-NOUS LES LIVRES ! (à lire sur l’air de "Pas d’portable à table..."

RAPPORTEZ-NOUS LES LIVRES !

RAPPORTEZ-NOUS LES LIVRES !


Nous rappelons la qualité de notre fond propre de poésie contemporaine.

Une lecture de la poésie contemporaine qui facilite l’appréhension du numérique [2]... Et puis ça communique, par le Net et ces petits livres numériques (et non numérisés [3]) qui se sont mis à fonctionner, avec les vidéos, les enregistrements audios - comme un nouveau réseau social partagé... D’ailleurs on aime de plus en plus sur Facebook et celui-ci, s’éloigne du personnel, pour se se professionnaliser et personnaliser le professionnel. Un nouveau style...


Enfin ces petits livres - forme-livre ou vidéo ou...- sont témoins, porteurs d’échanges, conservateurs et véhicules de ces mémoires ou documents ou réflexions qui contribuent à la création de ce virtuel augmentant le réel d’ici.

Peut-on en tourner les pages sur votre téléphone ? Question de fond s’il en est... La réponse est positive, bien sûr... Du moins pour le mien... L’important cependant, outre le débit, étant d’abord la question de la qualité des contenus élaborés et mis à disposition... C’est comme la kinect. Détourner son logiciel pour y introduire des images autres, des formes. Pourquoi pas ; mais encore ? Quel intérêt s’il faut rester scotché à l’écran pour interagir !

L’intéressant nous parait résider dans ce tiers médiateur entre moi et mon avatar que j’ai construit et que je pilote en interférence avec les autres qui pilotent le leur. -> donc entre nous et nos divers avatars ! Ce qui suppose une distance maximale à l’écran. Et si un jour , dans cet espace du groupe, des hologrammes nés de ce pilotage, ou mieux, créés, pouvaient intervenir... Quel bond pour le travail sur l’identité - de la kinect à Pina Bausch ou au bombardement de terre de Barcelo et Nadj en virtuel...(cf ce que Ménard disait des jeux vidéos et de leur emprunt à la narration, et sans doute aussi, de leurs apports en retour à celle-ci...)


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Désert Numérique a fait le choix courageux et important de tout montrer et permettre. Des matériaux divers pour la réflexion ; sur celle notamment portant sur les exigences scientifiques et artistiques. Entre le risque de voir une montagne accoucher d’une toute petite souris technologique et celui de ne pas explorer un domaine où une découverte aléatoire peut ouvrir la voie à un nouveau continent artistique, le choix n’est pas évident. Eviter dérapages biologisants ou extra-terrestrals sans décervelage surréaliste ou science-fiction [4], pour chercher de nouvelles voies artistiques aux confins de l’investigation et de la création... Le passage étroit entre l’accueil de tout et l’exigence d’une qualité artistique difficile à définir... Comme rassemblement nocturne de funambules...

Une très riche moisson à considérer comme amas d’objets d’étude, objet d’étude indéfini et en constante mutation...

Où, pulsation organisatrice, la projection nocturne par l’éditeur Bernard Dermineur d’extraits de poèmes comme battements de langue certifiés, authentifiés, dépassant les traductions, convoquant complexité et difficulté et qualité et pensée et posant nécessité de caps et raison construite... La légitimation à rebours de toute la qualité accumulée et de l’implication scolaire, mais aussi, en tant que telle, celle de recherches trop récentes et nouvelles pour une évaluation sans critères ni références constituées...

Merci à Désert Numérique pour sa densité, son sans peur, la richesse et la diversité de l’offert...

L’éclectisme où se frayer et construire un chemin, trier - provisoirement -s’il se peut- le bon grain de l’ivraie tout en sachant que le rebut d’aujourd’hui peut, dans quelqes années être repris comme vieux vêtement réhabilité et devenir a posteriori précurseur...

Le sont déjà sans doute ces musiques où en toute modestie, comme dimension pédagogique, les apports visiteurs sont intégrés à la création après traitement plus ou moins aléatoire s’apparentant à une chirurgie esthétique pré-programmée...


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Nous reviendrons sur Désert Numérique - richesse pionnière accumulée et droit à l’erreur sans lequel il ne peut y avoir création, et armature de la poésie et de sa culture...

Mais pourquoi diable le temps mou de la Bibliothèque et de l’EPN en entre-deux marécageux s’est-il laissé envahir ainsi par Désert Numérique, comme estran par marée montante d’équinoxe ?

Ophelia Escriu

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[1] sauf pour commande à honorer ...

[2] Du fait déjà du caractère tabulaire de la poésie articulant sans cesse l’axe syntagmatique - celui de la chaîne parlée- et l’axe paradigmatique - celui de la conotation, de ce qui est évoqué...

[3] au moins parce qu’ils étaient directement conçus pour l’écran...

[4] c’est-à-dire non intentionnels...



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D’Alain Delarbre et Maurice Reyne

ce "Vernoux que j’aime" que la population s’approprie avec plaisir....

Présentation salle sous la poste, à Vernoux, par Alain Delarbre, et plus de 70 personnes !

Bain d’une foule identifiée au marché avec Maurice Reyne. puis Maurice Reyne et Alain Delarbre... Où on se reconnait et se fait la bise, quelques décennies plus tard... Même si on ne s’est jamais vraiment perdu de vue.

Et la publication des images de la présentation de la publication. Une démarche presque "fractale" dirait Fanny. Un livre vivant et qui respire grâce aux beaux choix de présentation de Danielle Dentressangle, l’imprimeuse... Une vie très intéressante et féconde qui témoigne de l’authenticité des ces "souvenirs"...


Donc après la "Lettre ouverte" à Alain Delarbre, ce nouveau "calaméo" pour témoigner de "l’atmosphère" vernousaine et de l’étonnante vie de ce livre...

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Comme réponse à un besoin de mémoire et reconnaissance identitaire... La même fonction que l’herbier de saint-Apo ?


J.Cimaz



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Seconde réunion bi-départementale -économie et culture


Où d’emblée un certain embarras semble révéler quelques problèmes. Problèmes d’objectifs ? De statuts ?

Comme si la question était biaisée...

Qu’on veuille instaurer ou développer un secteur économique valorisant le culturel, offrant des services ficelés et plus ou moins sophistiqués aux touristes, et créer, dans le même mouvement des emplois dans ce secteur, rien à dire... [1]

Ce qui ne pose pas la question du tout ou rien, mais du quoi, pourquoi et comment et suivant quelle concertation avec les populations locales... [2]


Ou les objectifs culturels - de recherche, création, diffusion et formation sont premiers, et, c’est dans un second temps qu’on se pose la question économique - si elle se pose - de sites et transports à aménager, d’outils numériques de communication et diffusion et il convient alors de demander leur avis aux gens de culture comme d’ailleurs aux populations locales, ce qui parait légitime et utile...

Ou il y a court-circuitage, confusion, substitution et là cela ne va plus.

Un sentiment exprimé par de nombreux participants. Un besoin de clarification, de hiérarchisation des priorités qui s’est imposé.

D’autant que la confusion numérisé/numérique ramenait à des années en arrière, lourde de confusions cognitives, éducatives et pédagogiques, et de mise en difficulté des enseignants vis-à-vis des familles.


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L’étape exploratoire conduite par la Région Rhône-Alpes en faisant intervenir Benayoun avait ouvert un riche boulevard pour entrer dans la complexité du numérique et des questions soulevées. Les travaux d’un Frédéric Kaplan, de Marin Dacos, d’Hubert Guillaud et d’autres ont élargi la voie d’une réflexion collective.

Le groupe ne s’est pas opposé à une valorisation économique de ces avancées mais a exprimé son inquiétude devant le risque d’imposition d’une primauté touristico-économique qui au lieu de s’appuyer sur les recherches et objectifs des acteurs de ces différents secteurs [3] - y substituerait, sans autre forme de procès, ses propres objectifs touristico-économiques - comme dysneylandisation de la culture ou macdonaldisation de la gastronomie...

" Le numérique investit l’ensemble de la culture, modifie les usages " affirmait un tableau de la 1ère séance.

Investit-il la culture ou la bouleverse-t-il ? N’est-il pas entrain de faire émerger, dans un foisonnement d’interrogations, une nouvelle culture ? Nivelant les différences d’écriture du texte, de l’image et du son dans un contexte d’accélération inouie du renouvellement des connaissances mondiales, ne met-il pas au premier plan les problèmes de construction, composition, structuration, organisation constitutifs d’une nouvelle écriture composite et complexe ?

L’émergence d’un nouveau paradigme ne saurait se réduire à une simple extension quantitive...

Il n’y a pas que les "usages" qui soient modifiés. La nature même des connaissances et pouvoirs l’ait aussi (cf ces paraplégiques qui par la pensée peuvent commander un ordinateur... Cf ces sons transmis dans le tronc des arbres et différents suivant l’essence de ces arbres, rendus audibles et interrogés par Pénone...).

Dans la "réalité augmentée", le changement d’échelle n’entraîne-t-il pas un changement qualitatif, un changement de nature ?

La prise en compte dans le même schéma des réseaux sociaux ne met-elle en jeu que la mobiblité spatiale ? Ne pose-t-elle pas plutôt la question de la place de l’humain, comme le dit, autrement, Alexia Fabre ?

Et les arts numériques, où sont-ils ? Ne seraient-ils éléments incontournables d’une indispensable démarche prospective ?

C’est sans doute l’absence de celle-ci qui a le plus pesé sur le groupe... Absence qu’aucun brainstorming, aussi bien conduit soit-il, ne peut remplacer...

Jacqueline Cimaz



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[1] Encore que les gardois se rappellent de l’exclamation de Gilbert Baumet, alors Président du Conseil Général du Gard : tant de millions de visiteurs et "ils ne paient pas un centime ! Vous vous rendez compte ! Le manque à gagner !". Il semble que des aménagements aient été faits qui n’ont pas convaincu la population locale. Je ne sais pas. Je ne suis plus jamais retournée au Pont du Gard où nous allions à peu près chaque année avec les jeunes...

[2] Il semble que là aussi les professionnels ou accompagnateurs culturels aient eu du mal à se situer, d’où l’inquiétude ambiante...

[3] lesquels tentent d’accompagner au mieux, en l’analysant, un passage complexe au numérique et à ses ressources encore en pleine recherche



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Préparation d’ateliers d’écriture numérique

En vue là du salon du livre 2012 de Beauchastel.

Et forts des publications et de l’édition numériques réalisées, avec l’implication de tous...

...Plus de 200 publications de toute taille et nature... Ou, quand la population pour fixer et transposer la mémoire reconstruite, se lance dans l’écriture numérique...


Matériel :
-  écran, vidéo-projecteur, cinq ordinateurs dont quatre pouvant être prêtés, mais pas neufs !
-  Deux ou trois micros, deux ou trois appareils photos.

Références à partager :
-  projection de quelques "livres" numériques - forme livre, y compris avec son, sous Calaméo, forme vidéo - vidéo dans texte ou texte dans vidéo...forme collage numérique ou forme blog, roman-photo...etc (cf vidéothèques et calaméothèque...

Et aussi bien sûr la sitographie "arts numériques" du Ministère de l’Education Nationale...(Un mois pour l’étudier ! Mais...)

Démarche :
-  Les gens feront leurs choix et peuvent par exemple aller faire quelques photos, recueillir quelques vidéos, quelques interviews (oralement ou par notes écrites), organiser des mises en scène (type "flashmob" par exemple - la "recette" de fabrication est sur le site de la Biennale...) Ils peuvent aussi travailler avec leurs téléphones portables - fonctions vidéo, photo, géolocalisation - à condition d’avoir les moyens matériels et logiciels de récupération sur ordi...

Ce pourrait être si cela intéresse - et sous réserve de modération par les responsables - la présentation de ce qui les a marqués dans le salon (comme pour la Biennale de Lyon 2011 !)

Mais cela pose nécessairement le problème des autorisations pour la photo, puisqu’après travail de l’image (on peut aussi choisir de flouter ou masquer les visages), du son, éventuellement de la vidéo, se posera le problème d’une écriture numérique qui articule et conjugue ces deivers apports pour produire du sens en respectant certaines règles de composition (ou orchestration) - notamment "ne pas illustrer", "éviter les redondances" (inutile de dire par le texte ce qui est dit par l’image" et vice versa... )

Une écriture numérique composite et complexe à laquelle appliquer les règles de l’écriture poétique ? Du moins ce qu’en rappelle Bernard Noel ?


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On en est loin. Juste à apprivoiser le complexe. Ce qui se fait en EPN (Espace Public Numérique, label Net Public), s’est fait il y a une dizaine d’années et plus en formation des professeurs en IUFM. Quelle que soit la population, les apports sont souvent très riches en ce qui concerne la médiation, inédits et inattendus. Reste le long travail de l’écriture passé le bouillonnement initial. On n’en est pas là. Faut-il déjà emprunter ce chemin en appréhendant peu à peu les exigences de sa connaissance...


Réussir à donner l’envie de le réemprunter ?

En un jour, avec seulement quatre appareils et quelques heures...Même en finalisant après l’atelier... A voir...


Si certains viennent avec images, sons, vidéos... préparés sur une clé pour découvrir les diverses possibilités de montage en fonction des objectifs et matériaux, on peut aussi y gagner en temps et profondeur...

Pour situer d’autres questions de fond liées à ce travail, ci-dessous, quelques liens utiles sur le site ou sur les blogs adjacents...

J.Cimaz


-  http://www.saint-apollinaire-de-rias.fr/rubrique.php3 ?id_rubrique=108
-  http://aulieudesesouvenir.blogspot.fr/2011/10/le-territoire-et-le-numerique.html
-  http://ecritnum.blogspot.fr/2012/05/ecriture-numerique.html
-  http://ecritnum.blogspot.fr/2012/01/retenu-par-la-patalgonne.html
-  http://ecritnum.blogspot.fr/2011/12/invitation-aller-lyon.html
-  http://ecritnum.blogspot.fr/2012/02/la-derivee-dun-colloque.html
-  http://desiteenvillei.blogspot.fr/2012/04/de-limpression-la-clarification.html




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Le "Vernoux que j’aime" d’Alain Delarbre

Nous reviendrons bientôt sur le "Vernoux que j’aime" de Maurice Reyne...

En guise de présentation, une lettre ouverte de l’éditeur à l’auteur...

Pourquoi au fil des mois s’est construit la volonté ambitieuse et chaque jour plus exigeante de voir aboutir ce livre...

La cohérence d’une démarche et la qualité d’une co-construction à voix multiples. L’énorme travail d’un auteur-architecte...


De la lettre ouverte à une salve de questions...


Et la réponse d’Alain Delarbre sur son écriture, de la difficulté de dire son enfance à la jubilation de la construction/composition numérique maîtrisée...


Enfin un appel à contribution du public, et l’affiche pour ce samedi 12...


Un présentoir mobile et communicable entre truculence de la démarche associative de patrimonialisation et recherche de l’identité bien spécifiée d’une époque.


Le lire pleine page grâce au petit carré gris... Prendre le temps de parcours des liens et de lecture des photos...


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Pour l’envoyer à vos amis, envoyez-leur ce lien...

J.C.




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Une réflexion collective

après un tour de table où nous présentons notre choix d’entrée systémique dans le numérique, articulant entrées par le

musée textile...

réseau...

Notion de hacker

Cinéma...introduire photos.... Arzel

Culture numérique usages créés par les gens...

Editeur...Amazone

Important

l’accès

Rien sans concertation...

gouvernance

Semainesaffairées en bib/PAPI/EPN

cette semaine...


Mardi Eliane réussit ouf ! - à récupérer TOUTES ses photos, dissiminées en divers lieux... Et, ENFIN, toutes réunies sur sa belle clé neuve et jaune et étincelante et la 1ère !

OUF ! Tout se cherche souvent mais rien ne se perd...

Elle commence donc à préparer ses choix et un appariement qui lui convienne, des textes et photos.

A discuter sûr ! Ce que dit l’écriture photographique, l’écriture textuelle doit-elle le redire ? ET VICE ET VERSA....

 ??????????????????????????????????????????????

ET VERSA ET VICE.....

 ??????????????????????????????????????????????

S’ECONOMISER !

...........

Puis Geneviève vérifie le contenu du sien ; il y a bien tout : un texte succint et des photos de deux origines diverses...

Aligner comme ça ?

Carte blanche à l’animatrice ? Sans "trop de fantaisie" quand même ? On va voir... Et puis ces chants d’oiseaux enregistrés...

Une page perso dédiée sur le site des Inforoutes, existant depuis 6 ans et dont nous ignorions l’existence !!!!

Le moyen de résoudre les problèmes de son avec VUVOX ?

Vague d’espoir - prudent quand même !!!


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Et pour cause, jeudi passé - impossible de connecter un portable pourtant habitué - aux temps des vacances du moins- ni wifi ni câble Ethernet n’en veulent...

Il faudra aller en mairie pour que notre usager puisse lire son courrier dès l’Ethernet branché...

Ce serait la livebox de la bib donc qui aurait des faiblesses ? A moins qu’elle ne supporte plus, venant d’un autre portable les alternances wifi ou câble et clé 3G+ (les réseaux téléphoniques ne passant pas en bibliothèque ce qui va poser en outre de sérieux problèmes pour d’autres applications )...

Bref le hasard se fait difficile et nous détourne de l’essentiel... Et pas même une photo prise...

Et puis, ce jeudi-ci, du jeune public - vacances... Sur les beaux grands ordis pour jouer, télécharger des jeux gratuits habituels...

La nécessité de télécharger la dernière version de flash player - de CCM et pas d’invité - le code ? Réfractaire le code !

Ce ne serait quand même pas un code qui empêcherait nos jeunes d’accéder à leurs jeux habituels ? D’ailleurs en temps ordinaire ça marche...

Demander à Fanny, experte en la matière ? Sinon reste le vétuste et le portable, qui, eux, marchent - mais pas vite...

Donc des problèmes à améliorer très rapidement - sans attendre un déménagement qu’on espère proche, d’autant que l’été c’est la ruée des vacanciers avec leurs ordis portables....

Bref à voir vite car quand le matériel personnel ou de la maison est plus porformant et moins tracassier l’intérêt de la visite s’amoindrit... Les apports ne sont plus convaincants, et des formations sans pratiques....

Heureusement qu’on peut faire découvrir sur le dernier petit portable/perso/ultrabook, après réussite de la connexion (mettre la clé puis l’enlever - après la wifi... une procédure se dessine...)
-  heureusement donc qu’on peut montrer de la dérive augmentée ! Et qu’on va sans doute pouvoir bientôt en créer ! Mais ouvrir l’appétit sans pouvoir donner à manger...

Des déboires qui pourraient venir de la longueur provisoire du fil téléphonique en locaux temporaires...

Restera la demande pour l’après-déménagement de connexion plus rapide et puissante et d’appareils adaptés pour ces nouveaux usages intégrant la vidéo et la dépassant... Les moyens de puissantes dérives et sans ces freins techniques ou administratifs qui paraissent d’une autre époque.

Donc ça allait bien, mais avec nos avancées dans de nouvelles pratiques, il faut plus et mieux... A étudier dans la concertation pour préparer un nouveau départ dans l’EPN rénové.

Sinon G. va nous dire "Vous voulez que je m’y mette ? Mais à chaque fois que je viens il y a des problèmes ; ça ne m’encourage pas !". Que n’a-t-elle connu les fils et mémoires enquillées du plan IPT. Mais elle a raison.

Donc nous allons faire vérifier la Livebox et peut-être la changer...

Préparer de meilleures performances pour plus d’usagers, des usagers plus exigeants et de nouveaux usages qui le sont encore plus...

Le temps n’est plus où on admirait ce qui arrivait au goutte à goutte durant le long chargement bégayant d’une un peu grosse vidéo...

Et comme la vidéo qui n’est plus visée en elle-même devient ingrédient d’un composite complexe...

Une dimension à ne pas négliger...

Tout EN SACHANT QUE BONNE PART DE NOS DEBOIRES tient certainement aux arrangemebts de fortune du provisoire...


G.G. est revenue ce jeudi et après avoir dompté l’imprimante, s’est approprié la procédure de création d’une boite courriel. Hourrah ! Et bienvenue au club des grand’mères branchées de Saint-Apollinaire ! Les amies n’ont qu’à bien se tenir !

O.Escriu




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Réunion bi-départementale au Pôle Numérique à Rovalparc


Un travail bi-départemental Ardèche-Drôme, sur le numérique et, dans ce cadre, un groupe de travail culture du SDTAN.


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Une réunion intéressante, la première de deux réunions pour développer la réflexion, créer des synergies et déboucher sur des mesures de nature à impulser un développement effectivement durable dans nos départements, au niveau de l’information et de la formation, de la culture et l’intelligence collective, du social, mais aussi de l’économique, ce qui était plutôt l’objectif de cette réunion bi-départementale...


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Quelques dérives personnelles en cours de réunion ou ce jour, en rédigeant...

La culture - un vaste champ d’application du numérique.

Certes !

certes ! Mais...

Mais aussi et sans doute surtout, une nouvelle culture - culture numérique où se brouillent les différences d’identités entre écrit, image et son au profit du composite et du complexe, une nouvelle écriture ou un nouveau langage, disons de nouvelles écritures intégrant écrit, images et sons et leur articulation ou orchestation signifiante. La poésie nous a appris que la forme fait sens (cf Meschonnic). Quelles formes inédites, innovantes - de ces formes composites et complexes se développant, s’articulant, de déployant, se concentrant, se divisant... dans la durée en fonction de compositions, d’algorithmes ou d’heuristiques complexes ?

Où l’unité n’est pas l’intrument, mais l’orchestre (ou la difficulté de l’Opéra) avec de l’hétérogène.

Si le numérique est bien l’amorce d’une nouvelle ère, après l’accès au langage puis à l’écriture, la réflexion ne se situe pas prioritairement dans l’irrigation et la transformation - du culturel par le numérique, mais dans l’appréhension de ce numérique qui émerge unifiant de vastes champs culturels jusque là distincts, mais créant sans doute de nouvelles différenciations irréductibles à celles dont les siècles passés ont été porteurs...

Par exemple, je viens de lire "les poupées de Rivesaltes" de Serge Pey sur la peinture de Joan Jordà (Ed Quiero) - exemplaire de tête, d’une matière, d’une texture, d’un pliage, avec ses marque-pages et ses fermoirs originaux et ultra-réalistes puisqu’il s’agit de balles.

La retirada, le bombardement de Figueres, l’assassinat de Lorca, l’énumération des camps, et leur dit par les poupées, l’émotion qui vous prend à la gorga...

Le catalan -la langue interdite, l’exil...

Et puis on pense "C’est expressioniste ! Jordà entre Art Brut et expressionisme... D’ailleurs Pey cite "le cri" de Munch (et Goya et Guernica)


L’opposé quoi de la démarche entreprise et réaffirmée dans son blog par Jean-Pascal Dubost... ????? Où il insiste sur le travail de la langue par le poète ?


Et pourtant, non, cette impression qu’il n’y a pas opposition, mais gués distincts, pour avancer, par le travail, dans de nouveaux continents ou archipels.

Itération, récursivité du texte de Pey, caractères de titres qui fleurent le concerétiste et le lisuel, numérotation des pages, datation évoquant Chris Marker et la Jetée...

Aucun "effet de style", aucune complaisance pour dire l’animalité imposée dans les camps [1]

Pensée en archipel...

Mais au fait, certaines toiles de Barcelo chez Yvon Lambert en Avignon il y a deux ans...

Une pensée en archipels -ce que souligne Glissant dans le livre sur Barcelo publié par Lambert et sur lequel nous avons travaillé ?

Une pensée en archipels qui caractèriserait les débuts de l’ère du numérique ?

Ecriture en archipel de Dubost avec ces blocs et attenances, caractères alphabétiques et logographiques, vocabulaire d’aujourd’hui ou du Moyen äge ou de la Renaissance, archipels de noeuds... Ecriture aussi par la mise en page qui orchestre, lie ou sépare....


Ecriture en archipel de Pey/Jorda avec texte et image, mise en page, alphabétique et logographique... et même l’objet tel quel dans le livre (balles, rondelles et marque-pages !)

Approches inédites, différentes de celles où l’écriture numérique se définissait par le cinétique (n’est-il dans les pages de Pey ?) et l’interactif...

Une démarche d’écriture nouvelle... Et donc de lecture/écoute/marche/découverte...


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Pour en revenir à cette réunion et aux problèmes posés - soulevés ou non - un très bel exemple de réalité (et non dérive) augmentée composite - et de ses apports pédagogiques - avec le château de Versailles..., un site et de multiples domaines, particulièrement pour l’aide à la préparation de la visite à disposition des enseignants. Voir le site, y passer du temps ; travailler sur l’espace pédagogique et, notamment celui des blogs où les enseignants sont invités à créer leurs blogs pédagogiques et où, qui plus est, on leur fournit des outils pour le faire. Ceci pouvant aussi permettre un travail à distance fructueux, comme avec ces enfants d’Ethiopie


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Une réunion intéressante qui permet de faire connaissance et de commencer à appréhender les problèmes. L’importance de passer à une étape de concrétisation de projets et l’importance, cela va de soi, du volet économique... Peut-être aurait-il été bon d’avoir trois séances de manière à intercaler un temps de réflexion sur les enjeux culturels, cognitifs et de civilisation, et donc de formation, de manière aussi à concevoir plus clairement les contenus et étapes d’un axe prospectif indispensable à l’approche économique elle-même.

Jacqueline Cimaz

NB. Et l’exemple de Versailles -s’il n’est pas trop lourd- à ajouter aux exemples à présenter ce samedi dans le cadre du 1er volet de notre fête de l’Internet

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[1] cf Adorno/Celan, ne pas écrire dans la langue des bourreaux ? Risquer de publier un livre qui sera ouvert par la main qui a tué la mère...



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La consistance du virtuel...


Du virtuel au réel ou réalité du virtuel...

Après les venues de Nanette Fert, la rencontre avec Vincent Grive...

Quand l’adhésion par internet, fondée sur la lecture du site et, de plus en plus, des blogs et autres espaces, finit - ici au bout de trois ans, par déboucher sur des échanges de vive voix et de proximité !

Comme concrétisation d’une complicité de longue date et d’autant plus solide qu’elle repose sur des intérêts et compréhensions partagés...

Jacqueline Cimaz


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Photo de J.Cimaz par Vincent Grive, de Vincent Grive par J.Cimaz....


Bien que la photo ne soit pas une preuve...

A noter que ce premier entretien où ont été évoqués les projets de création de services numériques culturels innovants et de création d’un lieu d’exposition et diffusion d’art numérique, a confirmé l’implicite.

Vinvent Grive aura-t-il le temps de réfléchir avec nous à ce projet (par e-mail cela va de soi) ?



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Aux marges des voeux municipaux 2012, la culture numérique


(JPG) Quand Pascal Bouit,

paysagiste et sculpteur,

qui, jusqu’ici, n’avait pas d’ordinateur, explique qu’il en achète un pour son travail...

Le besoin de modéliser ;

l’aide à la conception que représente la modélisation...

Voilà qui rejoint ce que nous évoquions récemment à propos du parcours d’art ; ne pas mettre des télés dehors en pleine campagne mais pouvoir faire porter les activités de médiation sur un travail numérique indispensable en amont et de qualité...

CAO... Conception assistée par ordinateur. Un outil dont il devient chaque jour plus difficile de se passer...





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Et quand le PAPI s’essaie


avant réouverture officielle...

Et tout ça pour des yeux rouges, improjetables un soir de réveillon !

Alors une réparation artisanale et impromptue sur le plus vétuste des postes avec la plus ancienne version de Photoshop Elements !

Quatre yeux à réparer, l’un après l’autre :
-  sélectionner rond - sur le bon calque
-  teinte/saturation pour éliminer le rouge
-  foncer le bleu

... et au suivant...

L’impétrant s’impatiente. Mais maintenant, c’est tout automatique...

Bin oui, fallait choisir un autre poste ou un autre logiciel...


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N’empêche, l’actualité l’a montré, qu’il est parfois bon de savoir mettre les mains efficacement dans le cambouis numérique pour le jour où le tout automatique lâche...

Et puis choisir ses outils en fonction des besoins...

La Roll’s Royce sur nos routes d’Ardèche ! Par contre la navigation en Google Street, les jours de neige et verglas... Super !

Bref, manque un coup d’aspirateur et chiffon, mais super le provisoire...

J.Cimaz





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Dubost, les autres et les concrétistes brésiliens

Richesse, inédit et réflexion pour cette 1ère restitution de résidence de J-P.Dubost. Des apprentissages dans la jubilation pour participants -de 9 à 75 ans. Où la continuité avec de précédents ateliers réside dans l’intérêt du Poète pour les formes et leur démontage/remontage/montage, et la rupture, dans la place de vidéo-poésies nécessaire à la découverte des recherches actuelles en matière d’écriture et lecture du texte, de l’image et du son et de leur composition. Pour élèves et étudiants de tous âges et garantie d’un ancrage à vie dans culture et mémoire. La poésie expérimentale pour comprendre le monde d’aujourd’hui.

Y former les enseignants à tous niveaux du système scolaire !


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Atelier d’écriture avec Jean Pascal Dubost des 5 et 6 nov. 2011

Pour participer à cet atelier tant attendu, il avait fallu braver les intempéries qui sévissaient sur la région depuis la veille, mêlant pluies diluviennes, bourrasques folles, éclairs tonitruants, coupures d’électricité, à tel point que la « lecture-rencontre » du vendredi avec Jean-Pascal a du être déprogrammée et reportée au samedi soir. Les participants étaient donc moins nombreux que d’habitude mais tout autant motivés.

Tout d’abord, Jean-Pascal nous proposa une séance de « Montage, démontage, remontage ». Suivant le principe selon lequel chacune de nos phrases est faite de mots qui « appartiennent » à tout le monde, nous partons de deux vers de Valérie Rouzeau :


« Je fais avec mes mots qui sont les mots des autres

Je vais avec les mots qui sont mes mots des autres »


dont nous sommes appelés à décliner les mots pour produire notre propre écrit. A l’issue de ce travail, chacun dit son texte qui s’enregistre sur l’ordinateur.


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En deuxième partie de matinée, nous travaillons sur « Comment n’écrire aucune phrase de ses livres ». Il s’agit d’écrire un poème avec des phrases prélevées autour de soi, (livres de la bibliothèque, internet, publications des Rias...) une sorte de jeu de copier/coller. Cela nous permet d’aborder la question : « la poésie est-elle inspiration ou travail ? » Les textes produits sont lus en fin de matinée avant la pause repas toujours fort appréciée.


En début d’après-midi, nous nous entraînons à conjuguer comme des verbes des noms de lieux ou de lieux-dits. Paulette vient à notre rescousse en faisant un inventaire complet du secteur qui nous permet d’écrire des textes variés selon les personnalités.

Puis nous terminons en beauté sur une variante alimentée par du vocabulaire emprunté au vocabulaire informatique, fourni ou non par Jean-Pascal. Là aussi les résultats sont réjouissants. Mendy, privée de la présence de Fanny en raison du mauvais temps, ne se laisse pas abattre et affiche ainsi que les autres membres du groupe sa satisfaction du travail accompli.


Samedi matin nous sommes un peu limités par le temps puisqu’il s’agit de ne pas faire manquer son train à notre poète repartant pour les brumes de la forêt de Brocéliande. Nous visionnons des séquences enregistrées de Sébastien Lespinasse et de Charles Pennequin. La proposition est de prendre des notes, écrire ce que l’on ressent au fur et à mesure du visionnement d’une vidéo d’une trentaine de minutes, pour pouvoir, à l’issue de cette séquence, sans temps pour retravailler, improviser oralement à partir de cette vidéo. C’est donc chacun à notre tour que nous nous exprimons dans cet exercice nouveau qu’est le « premier jet » à l’oral, « performances personnelles » auxquelles nous ne sommes pas habitués et que nous assumons courageusement. Comme toujours le temps nous a paru court et après un petit casse-croûte rapide, nous nous séparons, enrichis comme toujours des découvertes et des travaux de ce week-end.

Nicole Bertholon


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Contexte, étoffe et suite...


Une lecture-rencontre intéressante par la qualité du texte, et des signes, certes, et par le contenu des enregistrements audios intervenant comme songs...

Par contre une projection perturbée et perturbante du blog car il s’est avéré très difficile sinon impossible de faire correspondre textes lus par Jean-Pascal et textes publiés sur le blog. [1]


-  Surtout, un problème technique quasi impossible à résoudre avec nos moyens, un problème jailli d’un quiproquo de fond quant à la lecture/restitution ?

1. Le texte pouvait être restitué dans son état actuel - le plus abouti à ce jour - et qui correspond, semble-t-il, au blog - certaines fois, sinon toutes. Le Poéte en a lu la matrice - des pages imprimées, indiquant les dates des jours de résidence où il avait ramassé les matériaux pour écrire et/ou de prise de notes et mise en forme en vue de publication sur le blog. Un beau texte, d’une grande richesse et qui fait avancer la réflexion sur l’écriture - écriture numérique comprise. Du Dubost quoi. Communication en avant-première pour public favorisé.

2. Le texte pouvait ne pas être lu in extenso, mais accompagné de commentaires restituant le travail de résidence, dont l’inédit nait de la distinction de trois temps :

-  marches sur sentiers d’Ardèche et prises de notes et premier travail [2]

-  travail des notes en résidence et en Brocéliande, puis mise en forme sur blog [3]

-  retravail à venir croisant blog/brouillon et notes et peaufinant le texte pour publication écrite sur papier, ou déjà en cours, même si se continue la mise en blog [4]


Il semble bien qu’il s’agisse de deux temps nécessaires.

Et que cela puisse être, effectivement, dans la restitution définitive, pour la sortie du livre "papier" [5], qu’il soit plus important de revenir sur sa genèse, les conditions et spécificités de celle-ci...

Et puis si l’on reprend le schéma tiré du blog (lequel ajoute sa mise en forme au texte - ce qui n’est pas anecdotique, la forme fait sens ) on y lit, ainsi soulignée, l’importance du contexte, des prédécesseurs, de l’intelligence et des connaissances... (cf le message d’Ophelia Escriu à ce sujet. )

Les apports de ce samedi après-midi et dimanche matin qui ont actualisé ce contexte, ou d’autres, ne seraient-ils pas des références à partager avant toute lecture pour que chacun puisse donner un maximum de sens aux mots de Jean-Pascal ?  [6]

Ecouter Sébastien Lespinasse en son Pneuma Récital et le "pneumatique" de Jean-Pascal se met à vibrer même s’il ne se résout absolument pas au travail de Lespinasse ou d’un autre, parce qu’il est original, et, de plus écriture sur l’écriture, avec cette introduction, toujours, chez Dubost, dans la création, d’un recul, d’une dimension "méta" nourrie d’une savante et digérée réflexion épistémologique... [7]

Par ailleurs, ce travail sur blog n’est-il pas essentiel, par sa fonction et l’étude de celle-ci, dans le projet "Du recueil de mémoire à l’écriture transmedia" qui fonde, ici, sa raison d’être ? [8] Transmedia présent aussi dans un contexte où les vidéos de performances prennent une place croissante.

Au final

livre ou livre incluant un DVD avec vidéo ? vidéo

-  intégrant les enregistrements sonores et

-  le blog englobant lui-même

des notes/liens ou collages numériques pour poser contexte et références (les concrétistes brésiliens, Lespinasse, Pénnequin...) ?

ou autre organisation pensée par le poète ?


Le texte en blog est riche, la démarche est subodorée par ses lecteurs et re-lecteurs [9] et surtout la dimension poésie expérimentale, étayée pour les participants à l’atelier par la solidité des montages/démontages/remontages de formes plus classiques comme la balade, le sonnet ou le coq à l’âne, se montre d’une immense richesse.

Un week-end qui restera à vie comme borne ou médiation symbolique [10] dans la mémoire des participants.

Un blog à lire, relire et suivre, d’autant que le contexte évolue chaque jour, comme le dit le Poète, notamment au gré des nouvelles lectures et découvertes. Et si le contexte évolue, l’écriture aussi.

Merci à Jean-Pascal de nous faire bénéficier au pas à pas d’une recherche en écriture se faisant, d’ouvertures sur le contexte dont elle se nourrit, qu’elle transforme, dans son "filé de soi" pour créer un inédit toujours plus réfléchi.

Un partage et un don exceptionnels et rarissimes dans sa démarche et sa qualité.

Jacqueline Cimaz


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Michel Cimaz qui n’a découvert le travail de Lespinasse qu’après la Lecture-Rencontre avec Dubost, évoquait à propos de cette performance la démarche de certains chansonniers... Autres références, dans un autre domaine...

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[1] Parfois plusieurs posts pour un même texte, d’autres fois prises de notes de plusieurs jours dans un même message... Il aurait fallu un repérage précis des dates du blog (dates de publication sur le blog - non des jours d’écriture) sinon montage automatisé pilotable par le poète, pour qu’il y ait possibilité de synchronisation

[2] à situer dans le contexte...

[3] donc importance de la date de mise en ligne

[4] en ayant déjà répondu aux deux consignes retenues : substituer le "travail poétique" à la notion d’"inspiration" et travailler sur l’élément "air"

[5] pourquoi pas livre d’artiste ?

[6] La perception de la polysémie d’un mot suppose qu’on puisse en arrière-plan convoquer diverses références et occurrences.

[7] Et l’intérêt du blog "Rêverie au travail" n’est-il pas de livrer au pas à pas cette réflexion se construisant avant qu’elle ne soit lisse et fermée comme galet d’Eyrieux ? Un formidable outil de médiation et connaissance pour les lecteurs - et peut-être de travail pour son auteur...

[8] Là le Poète marche, inscrit des notes sur son carnet, les reprend, étoffe et met en forme / Ensuite, à partir de ces notes et de sa mémoire il re-rédige et met en forme pour le blog - du transmedia. Transmedia qu’il introduit jusque dans la typographie et qui passera dans le livre papier sous cette forme - ou, déjà sous cette forme...

[9] plus de 3000 lectures à ce jour et des pics de consultation à chaque publication ou citation nouvelle

[10] au sens de Vygotski



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Recette de PAPI


en réponse à la demande de Fatima Mana :

1. Aller sous Google MAP

2. Par tâtonnements prudents et lectures attentives, allez, par exemple, aux Baraques, par la D21.

3. Quand vous estimez être devant chez Paulette, grossissez, réajustez, grossissez, réajustez, grossissez, réajustez, grossissez, réajustez, grossissez, réajustez, grossissez, réajustez, grossissez, réajustez, grossissez, réajustez...

4. A un moment des photos apparaissent, si elles n’apparaissent pas, allez chercher le petit bonhomme à gauche, et là, elles apparaîtront, avec un outil comme disque aplati qui vous permet de changer de point de vue et de photos...

5. Donc, n’entrez pas chez Paulette - une fonctionnalité qui n’existe pas ( ou pas encore - du moins dans le domaine public...), maniez doucement l’outil en question, découvrez le jardin et grossissez, après l’avoir localisé, le panier de Paulette...

6. Vous pouvez faire la même chose pour voir votre maison ; vous n’aurez pas forcément de photos et, sûr, pas de jardin comme celui de Paulette...

7. Vous avez envie d’écrire ou de faire des cartes de vœux sur fond de carte géographique ? Choisissez la carte dont vous voulez faire image.

8. Avec votre majeur gauche, appuyez sur la touche "Maj" de votre clavier (celle que vous utilisez pour écrire une lettre en majuscule). Simultanément ou successivement, appuyez avec votre majeur droit sur la touche "imp ecr" (impression écran / système)

9. Allez ensuite sur un document -page blanche de préférence - sauf si vous voulez jouer des transparences - de votre logiciel préféré de traitement de l’image et faites coller.

10. Votre copie d’écran apparaît, à traiter comme toute image.

11. La mettre au format voulu, travailler comme vous souhaitez.

12. Vous pouvez y incruster texte et images. Pour les textes, deux possibilités :

12 a. Ecrire directement sur la carte (nouveau calque/calque texte/paramétrage habituel de l’écriture -police, taille, couleur, opacité...etc ) Il est recommandé de créer un nouveau calque pour chaque écriture si vous souhaitez écrire en plusieurs lieux...

12 b. Créer un nouveau fichier, écrire sur celui-ci, réglez couleurs de texte et de fond... Sélectionnez par exemple le rectangle comprenant l’écriture - ou le cercle, copiez "avec fusion", allez coller votre rectangle ou vous voulez sur la carte. Là l’écriture est image et ne peut être modifiée [1] ; par contre, la taille du rectangle ou du cercle ou du triangle...) peut être modifiée, sa position, sa transparence...etc Vous pouvez même, avec la baguette magique vous débarrasser du fond... [2]

13. Mettez autant d’écritures et/ou images que vous souhaitez ; utilisez les transparences, changements de taille, de direction, modifications des contrastes, saturations, niveaux etc... jusqu’à ce que l’oeuvre vous satisfasse...

14. Si vous voulez l’offrir à la planète, comme Bien Commun, vous pouvez créer un blog ou nous l’envoyer pour publication...

Rappel : en cas de problèmes, formations ou aides gratuites au PAPI/EPN de Saint-Apollinaire-de-Rias les mardi de 16 à 19h30 ou jeudi de 17h30 à 20h. [3]

Jacqueline Cimaz

Un exemple cf blog "Ecritures numériques" d’Ophelia Escriu.

NB. Raffinement : vous pouvez même pour des étiquettes texte aller utiliser des pages dédiées texte de Movie Maker, avec couleur, police, effets choisis... Retourner ensuite en 6 faire une copie d’écran de Movie Maker puis traiter comme image banale...

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[1] ou alors en mode image...

[2] Intérêt avancé de la transformation de l’écriture en image : possibilité d’utiliser plus facilement des filtres, par exemple "coordonnées polaires" pour avoir les effets graphiques divers...

[3] Un nouveau lieu sera trouvé, tout proche, pour la période des travaux.



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Patrimonialisons ensemble


avions-nous proposé pour cette journée du patrimoine, ou, patrimonialisons ensemble avec site(s) et blog(s)...

Diverses étapes prévues n’ont pu avoir lieu en raison des intempéries...

Néanmoins... Néanmoins un groupe de travail s’est constitué et a pu

1. découvrir l’espace communal de Saint-Apollinaire-de-Rias sur le site de Villes-Internet, avec les initiatives d’une année scolaire, les articles - et, surtout, les premières photos et vidéos et les liens sur nos site et blog.

2. retourner au site municipal bien connu de la plupart, et choisir de nouvelles vidéos (après ratification des premiers choix) à mettre sur le site...

Les choix ? Le "patois" bien sûr avec chansons de Pierre et Gégé mais aussi une simple discussion pour montrer que l’occitan est bien vivant, et la recherche du mot de Geogeo.

Le "repas des Anciens" 2011, extraits de chants où on retrouve moultes allusions aux faits historiques ayant marqué ici le 20ème siècle

Et puis cette vidéo de Michel Cimaz sur les travaux "au village" qui a, parait-il, fait le tour de la planète. On voit les travaux, on en entend le bruit, on voit les gens du village présents, on voit que les élus sont là et que, pour la satisfaction générale, ça négocie sur ce qui est négociable. Une belle tranche de vie, constructive et démocratique.

Et puis il y a ce qui constitue, sinon un modèle, du moins une référence commune et de qualité en matière de patrimonialisation - de patrimonialisation aboutissant sur intiative, étude, incidences économiques et sociales, aménagement durable du territoire. Pas par l’interview très intéressante de Mermet qui est sur notre site mais une marche triomphale comme au final de "Pierre et le loup" - une marche triomphale où passent sans sembler se douter de leur portée sociologique et historique, ces enfants de l’AOC - la première génération de l’AOC...

Un montage vidéo très apprécié - un projet de territoire réussi !


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A aller voir sur le site de Villes-Internet...

Pour ce faire,

-  aller sur le blog "De Site en Ville-I" au message du 11 septembre

-  cliquer sur le second lien "initiative annonçant la création de ce blog ci

- vous arrivez sur le site de Villes Internet à la bonne page

-  vous avez l’initiative "Création d’un blog dédié". Et, sous le titre, "Initiative publiée par Saint-Apollinaire-Rias-Inforoutes-Ardèche". Cliquez, sur "Saint-Apollinaire-de-Rias-Inforoutes-Ardèche" et

découvrez notre espace @@@@2011, nos adresses, les responsables communaux concernés,
-  les dernières initiatives,
-  l’accès à toutes si on le souhaite, puis Interactif, avec
-   Actu ou les articles publiés,
-   Evènements ou l’annonce de la Journée patrimoine
-   Media , avec, en ligne, pas exactement dans l’ordre mais à peu près, la totalité des vidéos retenues samedi :
-  quatre du patois, le repas des Anciens, les travaux à Saint-Apollinaire, puis quelques "créations" Créatif ou printemps des poètes et concours vidéo, et un autre livre patrimonialisant des ponts... Et bien sûr le défilé du Fin Gras du Mézenc.

En clôture, une interview de Michel Cimaz à Saint-Médard-en-Jalles pour la remise des quatre arobases.

Non écrit mais entendu très fort ce samedi aux Baraques, la remarque de Georges Chazal : "c’est bien que notre occitan soit sur le site national de Villes Internet !"


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Quand les 4 arobases 2011 s’envolent du gâteau d’Eliane...


L’orage trop proche a écourté la séance de travail.

Débrancher Live-Box, vidéoprojecteur et ordinateur portable.

Dommage ! Tout à fait. Mais à défaut de panneaux sur la route nous avons eu droit, à l’abri des trombes d’eau et de grêle en bibliothèque, à la cerise sur le gâteau.

La cerise sur le gâteau ? Non ! L’arobase sur le gâteau ! très bon, d’Eliane. Elle a fait fondre son chocolat et avec une petite cuiller, en plusieurs fois, a dessiné l’arobase...

La fête à l’arobase ! Impossible par contre pour cause d’orage de lire le beau texte de Fatima : une histoire d’amour entre un des arobases du panneau posé en bas de la montée des Baraques (en arrivant de Vernoux) et une des fleurs de Tournesol du jardin de Paulette, un peu plus haut... Mais bien sûr ce texte est lisible sur le site (le site n’offrant pas encore la dégustation des gâteaux... Dans quelques décennies peut-être ?)

Continuez à nous envoyer vos créations de la fête de l’arobase ! (Nous avons même demandé à Gégé et Geogeo un texte et une chanson... Faire voguer les 68 arobases ardéchoises 2011 sur les ondes de Radio des Boutières...)

Ophelia Escriu





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Travaux de livre


par une activité préparatoire le mardi où Eliane, après avoir visité le site et re-découvert sa messagerie, avec l’aide de Fatima, rassemble les matériaux pour une prochaine publication, et commence à les articuler...

Pendant ce temps, Marc affute ses outils de navigation.

Le jeudi il nous apporte plusieurs câbles Ethernet. Un beau cadeau de Patricia, que nous remercions. Un cadeau qui sera apprécié des vacanciers...


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Nouveaux travaux sur le livre, mais différents... Reprise des photos et de la composition des pages du livre d’Alain Delarbre et Maurice Reyne. Après des problèmes d’incompatibilité d’odinateurs, des problèmes d’incompatibilités logicielles ou de versions de logiciels... Sans compter la nécessaire amélioration des photos.

Un travail colossal d’Alain Delabre qui améliore, remplace, substitue en fonction de belles exigences quant à la qualité de l’image et de sa mise en page...

Jacqueline Cimaz





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Mardi en traitement de texte, jeudi en chasse aux images


Eliane continue à naviguer et à écrire ses souvenirs. Patrimonialisation avec aide éventuelle de Fatima...


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Le jeudi, travail d’Alain Delarbre et Jacqueline Cimaz sur un livre en gestation qui accumule les difficultés liées aux matériels, logiciels et autres systèmes d’exploitation.


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Des difficultés, mais des avancées. Temps nécessaire...

Pendant ce temps, Fatima découvre un livre envoyé à la bibliothèque...

Un très beau livre documentaire sur lequel nous reviendrons...

Jacqueline Cimaz





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Un très beau texte de Fatima Mana


en réponse à la demande d’O.E.


A peine le temps de saisir par les yeux, l’or suspendu à la portière du paysage, que sa rondeur arobasée s’envole, fouettée, déséquilibrée sous la puissance d’une bourrasque venteuse, et se retrouve, spire en l’air, nez à nez face au reflet.

Surpris, l’arobase s’appuie sur un zeste de lumière et s’accroche à la paroi éphémère. La toison d’or rit sous sa cape orpaillée, bercée doucement par la déclivité.

Tombé en arrêt sur la tête ensoleillée, penaud, contemple éveillé le rêve taillé dans sa réalité, le pose devant lui pour mieux l’observer.

Quelque idée griffonnée à la va vite et le voilà installé à l’ombre parasol, voile au vent. Droit devant, la route s’occupe de ses tournants. Yeux mis clos, l’arobase s’enroule sous l’édredon d’or.

En contre-bas, sa solitude remonte la départementale, arpente désolé les lettres qui l’abritaient sous le panneau de Saint-Apollinaire-de-Rias. Il s’attaque à l’image de ses quatre arobases, bien alignés en rang serré, où même fatigué, faire les cent pas pour éveiller un quelconque intérêt le tenait réveillé.

Il travaille le bitume, regret sous la dent.

C’est alors que l’impossible installe ses premiers contours dans les contreforts du lointain. L’arobase s’est endormi en pleine lumière.

A hauteur du panneau d’indication, il imagine que son tournesol saute de la portière et se glisse entre un trait-d’union et lui. Il sourit, enveloppé aussitôt des trois arobases, bercés soudain par d’étranges reflets.


A vos plumes, crayons, boîte à couture, pâte à crêpes...





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@@@@ Arobaseries aux Baraques @@@@

@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@

aroba, arobase, at...

Ils ou elles sont d’origine lointaine et mal connue... Une histoire - documentaire- sur Internet

A étudier d’ici samedi...


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D’ici samedi ?

Ben oui, la journée patrimoine où on va mettre en commun, partager notre patrimoine...

Grâce à des mesures et calculs précis, une maîtrise du travail du métal, la décision et le volontarisme de la jeunesse... @@@@ La relève quoi !@@@@ de premier(e)s arobases fleurissemnt à l’ancienne la montée des Baraques ! La descente et le village suivront... La Fête aux 4 arobases, kw@ !

Alors samedi, après les projections et avant le goûter, nous vous proposons d’apprivoiser ces êtres étranges en apportant vos créations :

-  arobases brodées, arobases masque, arobases en pain d’épice, arobases marque-pages, danse de l’arobase, arobase dessous de plat, siège arobase... Plus, la traduction d’arobase en patois, et si on ne trouve pas, on invente... de la robe au maillot de bain arobase à des histoires comme on en inventait aux Baraques... On peut aussi faire un dessin, un collage, une photo de la pancarte...


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Ecrire un petit livre, une BD sur son blog...

"Il était une fois aux Baraques un pauvre arobase qui s’ennuyait un peu sur sa belle pancarte. Un jour il vit, reflétée dans la vitre d’un tracteur vert qui descendait la pente, une magnifique fleur de tournesol rêvant dans le jardin de Paulette..."

Continuer... (et/ou modifier)...

Il peut aussi y avoir des jeux d’adresses, et vous pouvez participer à distance et nous envoyer...

O.E.





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Questions autour du site


Au sommaire de cette permanence hebdomadaire, une rétrospective spontanée séquence l’année écoulée, suivie de près par le constat qu’il se passe des choses dans notre ruralité, régulièrement engoncée au fond de l’idée, composée d’images figées par poignée à la parole rapportée. Lecteurs et internautes viennent renouveler l’air de rien, l’an dernier dans la douceur de l’été. On enfile actions et réalités par site interposé. Visibilité réactualisée chaque semaine à coups d’heures et de petits matins au travail. L’objectif étant que le lointain soit présent bien au-delà de la villégiature estivale. Dans l’immédiat, le tout et le rien pèle-mêle sont posés sur la conversation et n’en finissent pas de s’étonner des échos déroulés à la lisière de l’actualité. Reviennent fréquemment, les visites lointaines où par virtualité s’agglomère une saison criblée de cette lumière particulière qui remue ses racines et l’appartenance au pays. L’échange tranquille imprime à la permanence des points d’appui, doux repères pour les vifs de l’hiver.

Fatima Mana


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Echanges dans un chantier (image J.Cimaz)


Les uns sont venus pour l’été avant de repartir vivre l’automne, l’hiver et le printemps à Vernoux, à cinq kilomètres.

Voir sur le site leur contribution patrimonialisante, préciser la datation : ma mère est née, décédée en... Sur cette photo de classe des Baraques, elle devait avoir 12 ans - donc date de naissance + 12, une photo de 1922.

De chez eux, ils suivent de près le site...

De précieuses vérifications...

Des normands de la commune sont là, pour peu de temps - peu de "ponts" cette année pour voir famille et amis, alors un séjour réduit.

Des questions sur les travaux prévus, remarques sur les réalisations, le site qu’ils suivent de près. Tant de choses.

Un peu surpris que tout cela repose sur le seul bénévolat - tant de travail. Des questions sur choix, formation, expérience...

Le vécu commun de la programmation des années 80, des formations...

Contribuer ? Mais on n’est pas là ! Quoique c’est vrai qu’avec Internet on peut faire à distance...

Bien sûr le travail...

A voir ?

Jacqueline Cimaz



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Reprise maîtrisée


du travail au PAPI pour Eliane qui retrouve ses textes et s’engage dans le poursuite conséquente d’un travail de mise en mots et d’écriture, après bien sûr, prise de connaissance des dernières nouvelles du site...


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Quant à Amanda, elle met à profit ses connaissances en matière de navigation pour écouter Tina Arena, sa chanteuse préférée...


C’est ensuite l’arrivée d’une autre équipe. Echanges et organisation... Du sérieux et du dynamique...

J.Cimaz



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Perplexité bleue à Désert Numérique ?


Une vidéo transmise par Alexis Chazard


-  Voir aussi : http://youtu.be/ePsbys5gTMA et http://youtu.be/t2mcC_fZSfA avec de très belles images ou http://desertnumerique.incident.net/2011/

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Et puis, il y a aussi l’atelier bidouille et son blog

Et même un dectecteur de mouvement PIR module capteur pour Arduino / ARM / MCU / PIC !

Et puis, un remarquable travail sonore avec la Séance d’ écoute Label ArtKillArt.

ou La performance CAPTATIONS SONORES SUBAQUATIQUES de Sylvain Le Beux...


-  Quand le Monde Informatique cite Relaxnews ce 11 juillet pour annoncer la naissance d’un robot contrôlable depuis son smartphone ou sa tablette. [1]



-  Et que Jane McGonigal, 33 ans, chercheuse et game designer, va expliquer lors d’une rencontre RSLN à Issy-les-Moulineaux, comment les jeux vidéo en ligne permettent de produire de l’intelligence collective, " qui peut être mise au service du monde réel " au travers notamment de processus de "gamification"...


De nouvelles questions posées ?


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Que oui !


A suivre...

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[1] "Ce robot communique par Bluetooth avec un smartphone ou une tablette fonctionnant sous Android... Il se déplace et tourne la tête à 360 degrés, lance des alertes à la réception d’un appel, d’un SMS, de mise à jour de statuts sur les réseaux sociaux ou d’un niveau de batterie faible. Il se recharge très simplement, par USB, et dispose d’une autonomie de 4 heures en utilisation (et 48 heures en veille)."...



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Tenter de comprendre

L’après-midi se baigne tranquillement dans son premier quart, morcelé de rendez-vous pris au chevet d’une Live-box défaillante et de quelque ordinateur passé au crible de l’expérience.

A même l’arrivée de David Bernard d’Oncle Bill, rôde la certitude que les problèmes virtuellement rencontrés, paramétrage et autre incompatibilité seront résorbés dans le rien de temps qu’il faut pour les situer.

Culmine à sa façon l’échange, discuté au point de vue, remettant en place le part et d’autre d’idées débattues sur le pourtour des premières recherches expérimentales du cerveau.

Affairement d’argumentaire affleurant un sujet infiniment complexe. En route, quelques analyses enfoncées dans le cheminement de la réflexion laissent constat et impression de premier pas sur la lune.

A l’extérieur, l’orage joue à la marelle avec le ciel, se jette dans un va et vient menaçant, roule sa mauvaise humeur sur l’ambiant. Qu’importe !

L’échange à l’intérieur, sème ses interrogations sur le sujet du moment. Une affaire d’opinion qui prend le monde à témoin pour tenter de comprendre

Fatima Mana


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De l’enthousiasme à la perplexité au temps des cigales


L’organisation en ce début juillet d’une rencontre dans le Diois sur les Arts Numériques, répercutée par le réseau Formavia, paraissait des plus intéressantes.

Un enseignant des Beaux-Arts de Valence avec lequel le directeur de l’école nous avait proposé un partenariat y animait un atelier. Une occasion de plus de connaître son travail pour mieux appréhender et conduire la résidence.

Des ateliers aux descriptifs alléchants et l’originalité de celui auquel l’inscription, étant donnée la situation, nous avait paru prioritaire...

Puis l’organisation a paru moins dense et au final même les horaires d’atelier étaient devenus difficiles à trouver...

Peut-être parce que sur le dernier jour pesait déjà la fin de la manifestation ? Ce qui pouvait aussi expliquer que nous ne trouvions guère de traces de ces arts numériques d’autant plus attendus que nous avions vécu les journées régionales Rhône-Alpes de l’automne et quelques découvertes en janvier à Saint-Médard-en-Jalles ?


Par contre, nombre de passants munis de casques divers... L’espoir de comprendre avec la découverte de l’atelier d’Alexis Chazard où casques, écrans et courbes se côtoyaient.

L’objectif ? Mise en relation du tracé d’ondes électriques issues de divers lobes cérébraux durant une promenade dans le village avec les indications du GPS spécifiant le trajet et ses caractéristiques - résultats ultérieurement mis en valeur par la représentation du trajet sur Google Earth. Des renseignements intéressants pour l’urbaniste ou le sociologue ? Cela ne semblait pas être l’objet de l’étude...


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Après retour l’après-midi sans vécu d’atelier, nous découvrions le projet IBM de re-construction d’un cerveau à relativement brève échéance.

Orwell ? Ou d’utiles ressources annexes ?

La découverte, semble-t-il, qu’un état mental précèderait la prise de conscience de cet état ? Laps de temps ouvert à de possibles manipulations ? [1]

Mémoire revenue en tous cas des illusions de l’enseignement programmé avec les objectifs à la Mager, des illusions sur les pouvoirs des systèmes experts et des difficultés rencontrées en matière de transmission de l’expertise malgré le long travail mis en place de cogniticiens ?

Dangers et nécessité d’un large débat public, sans nul doute...


Une assez belle représentation sous Google Earth et de puissantes ressources du logiciel pour suivre les trajets...

Des questions, cependant, qui cheminent et, avec le recul, se font de plus en plus lancinantes.

L’expérience suisse de cerveau électronique, encore mal appréhendée [2] semble néanmoins relever d’un matériel très pointu et sophistiqué. Un lourd dispositif expérimental. Quel poids par rapport à ce matériel du petit matériel utilisé dans le village ? Validité ? Cadre expérimental si on est dans le scientifique ? Visée, orientations, présupposés et références si on est dans l’investigation artistique ?

Bref, il nous manquait peut-être deux jours d’ateliers pour y voir plus clair ? Des questions cependant auxquelles, à ce jour, les recherches sur site ne nous ont pas apporté de réponses, loin s’en faut...

Une réflexion, donc, à poursuivre...

Et toujours, depuis le débat Piaget/Wallon du milieu du 20ème siècle, si ce n’est les extrapolations antérieures d’un Gobineau, une vigilance certaine quant à l’importation de concepts biologiques dans le domaine de la psychologie...

Fécondité de la sérendipité sûrement mais sous réserve d’une analyse critique des conditions des transferts opérés et des effets de champ...

Jacqueline Cimaz

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[1] Et quand on montre un isomorphisme entre tracé d’ondes cérébrales humaines et animales - avec les possibilités de transfert évoquées par ailleurs... la porte ouverte à de pseudo-expérimentations médicales comme celles conduites par les nazis dans les camps d’extermination ? A l’opposé, la possibilité d’une commande cérébrale de prothèses permettant à un paralysé de retrouver une certaine mobilité ? A voir. En tous cas des outils puissants qui exigent connaissance, information, compréhension de la part du public et débat citoyen. Un débat auquel peuvent contribuer les approches artistiques...

[2] Ma voiture est "intelligente" ; elle sait dire à combien de km elle a eu une panne et laquelle ... De là à venir me servir le café ou lire dans mes pensées... Même si avec l’interconnexion des objets elle saura vite mettre en relation la forme du siège, les données de ma carte vitale sur mon squelette, la nature, la fréquence et l’amplitude de mes changements de posture...



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Saisie au temps et à l’envie

Saisie au temps et à l’envie, la perméabilité d’un acquis, coincé entre les jours de travail et la vie, a parfois l’aspect d’une éponge imbibée d’oubli dont l’apparence réduit à vue l’appris.

Contraire de ce que l’on pourrait imaginer, recommencement et autre déception avérée, notre internaute frappe son avancée chaotique d’une hilarité enveloppant d’air vivifiant l’alentour.

Retombées transmissibles foudroyant l’ordre ambiant.

Quelques dizaines de vidéos, envoyées dans le cadre du concours mis en place par l’association Les Rias et le CIAS sont nouées à l’attente du résultat final, passant par des annotations critériées et autres évaluations arrêtées afin de permettre au jury de sélectionner le support envoyé ( film/diaporama), la dernière ligne droite de l’attente est amorcée.

Des perceptions autour d’un thème « mon territoire : ce que j’aime, ce que j’aime pas », bruits du monde visualisés par APN (appareil photo numérique) ou portable interposé donne lieu à des créations qui débordent d’imagination.

Toutes ces actions mélangées à l’espace sont des petites parts contribuant à le faire vivre.

Fatima Mana


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Concours ? Ou prétexte

pour se mieux approprier les écritures numériques ?


Y réfléchir en découvrant la réalisation de Nicole Bertholon :


Mon coeur..........balance par LesRias

Une façon de contribuer et de se préparer à l’évaluation des vidéos reçues...

Une affaire à suivre...

Jacqueline Cimaz





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Au beau milieu de mai

« Te rends tu compte, les tilleuls sont déjà en fleurs ! » Réflexion posée sur la margelle d’une stupéfaction ravie semant autour d’elle sa toison estivale inondant la bibliothèque. Même absente, l’odeur particulière bourdonne d’été et se répand, tombée en arrêt au beau milieu de mai.

A la confluence de ce constat, le temps des cerises remue ses branches inclinées de surprise et chantourne la liberté.

Le dernier Pierre Ménard, calaméo oblige, pique à vif l’intérêt des supports utilisés ( diaporama et sons mélangés) éveillant l’idée d’aller y voir de plus près ce son intégré, impossible possible, jusque là inexprimé.

Se déploie tout devant, là-bas, une déclinaison musicale circulant de long en large ses futures compositions virtuelles sillonnant le plaisir de la découverte.

En attendant plus tard et sa présence à l’automne, dans le cadre de la fête de la science, débouchant sur de belles perspectives attaquant la surface virtuelle - se tenir, curiosité oblige, à l’affût de son blog.

Pendant des jours accumulés sur l’étude à rentrer d’Alain Sabatier ( en 1975 lors de sa parution, le PC n’était que balbutiement), l’histoire du plateau de Vernoux bouclée au mot à mot près laisse traînée de ci, de là des plaques-avant du temps où se détachent les bouts à bouts d’un travail presque achevé. La scanérisation iconographique et l’imprimerie avant sa sortie, restant l’ultime nécessité.


Fatima Mana


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Temps de canal où s’en cerise Clément ... (O.E.)





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Villes-Internet ? Y repiquer pourquoi ?


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Micro outil de patrimonialisation et bien compris comme tel...


Y repiquer pourquoi ?


Un palmarès est une reconnaissance et de reconnaissance chacun a besoin...

Au niveau local, ça valorise le travail effectué ou du moins certains pans de ce travail... C’est bon pour l’image de la bibliothèque, du village, des élus et du rural...

Certes...

Mais en pédago invétéré, on se méfie des palmarès. Morale d’USEPien : préférer la promotion de tous à la sélection d’élites...


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Regard perso, investigations du réel, par tous...


Et puis c’est un lourd travail et même si l’implication s’élargit - comme toujours ce sont les plus engagés qui avancent le plus vite. Tous progressent mais, au sein de l’avancée générale, les écarts entre les uns et les autres se creusent. On le sait, vieux casse-tête d’enseignant...

Alors, par delà le vouloir-faire plaisir au SIVU dont on sait le travail et le rôle et ses capacités de renouvellement ? Kwa d’assez fort pour se réengager dans cette galère ?


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Du livre numérique aux pages bruissantes au blog en passant par la vidéo, les avatars de la forme livre ? La pérennité et les diversifications de l’écriture et de la lecture, ça c’est sûr...


Sans doute une histoire d’échelle, de référentiel, de triangulation, d’espace structuré et de réel  [1]...

-  échelle : entre mon bureau, la bibliothèque et la planète cet espace qui essaie de dépasser la compilation, de cerner l’émergeant et le faire partager...

-  référentiel : ce riche pannel des pratiques entre technologies de pointe et bidouillage artisanal... A y chercher la diffusion et la production des connaissances par toujours, le travail et la sueur... et aussi l’intelligence. Et trouver par quelles voies un poète réticent se construit son inéluctable entrée -le plus longtemps possible retardée - dans l’air du numérique... Entrée ouverte par performances aux lisières des arts numériques ?

-  triangulation ? Villes Internet tiers médiateur ? A la fois réservoir de pratiques, construction d’ordres provisoires et modèle - ou plutôt offre de processus divers de modélisation...que modèle,


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Flash éphémère sur initiatives. ordre et articulations nées du travail et de la sueur de la pensée...


-  ce qui amène à l’espace structuré et réel...

Certains opposent virtuel et réel... C’est quoi le virtuel ? Graver des signes sur une tablette ? Faire acte de langage ? Photographier ? On sait bien qu’il s’agit d’un faire personnel, d’un regard construit et nourri de moultes médiations culturelles, et non pas d’une reproduction du réel... Quand le "virtuel" pilote des avions, envoie des bombes ou fait reculer la maladie... Et au fait, le réel c’est quoi ? le noumène kantien ? l’atome épicurien ? la flèche de Zénon ? les archétypes ?



Christelle Caille et le SIVU des Inforoutes de... l’Ardèche, l’interconnexion de réseaux locaux, de projets, départementaux, régionaux, nationaux, planétaires


En montrant ce que font les uns et les autres, les services - sophistiqués ou non - en mettant en relation les divers acteurs, Villes Internet nous plonge dans le réel d’ici (et d’ailleurs) à l’orée du 21ème siècle et de cette ère du numérique dont on ne sait pas grand chose si ce n’est que la numérisation va entraîner des bouleversements pour l’humanité beaucoup plus importants que ne l’a fait la découverte de l’écriture...

Et puis, depuis Leibniz qui a, semble-t-il, maîtrisé les connaissances de son époque, celles-ci nous échappent de plus en plus. La croissance des connaissances mondiales atteint des dimensions et vitesses de renouvellement difficilement concevables...


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Place accrue aux écritures transmedias ?


Par delà palmarès et classement, Villes-Internet offre une irremplaçable compilation des pratiques nouvelles et réelles dans "la vie de tous les jours", avec leur actualisation au jour le jour et diverses modalités de structuration de l’ensemble (qui ont évolué cette année et évoluent).

Et de tout ça on a vraiment besoin.

Jacqueline Cimaz



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[1] et donc de sciences et d’arts...



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Une mise à sac au large de l’histoire


Pour cette permanence, l’histoire s’est arrêtée au dixième siècle. Remontée dans le dédale de prénoms frappés d’étrangeté incluse dans leur sonorité. Elle se livre sous ses allures d’occitane au dictionnaire, marchant sur l’origine de sa langue.

Des morceaux de vie décortiqués à la loupe de Wikipédia et Google détissent les bandes momifiées, statufiées de légendes. Une mise à sac au large de l’histoire, siècle d’avant, d’après épluchés au grimoire enluminé de batailles sanguinaires.

Qu’il est loin le temps ou pour se connecter, une ribambelle de lettres et nombres, bric à brac de broc devaient être dûment rentrés. Mots à la main, signes cabalistiques encodées, fouler les fortifications sécurisées d’une impuissante rage.

Aujourd’hui, le câble Ethernet a dissous les noms d’oiseau, engloutis sous une facilité déconcertante et se connecter au ralliement universel n’est plus qu’un fil à brancher pour se relier au monde.

Remisée d’une semaine à l’autre aux escales du temps, l’action cartes postales est régulièrement aérée pour concrétiser un travail d’ensemble entre prises de vue des uns et appropriation d’un logiciel libre pour les autres s’apparentant au vide à franchir tant la navigation évolue dans une opacité constante.

Collée à la lente progression voulant s’emparer des deux côtés du support, face photo, pile coordonnées géographiques, le recto-verso renverse le vice et versa nous laissant pantois. L’affrontement infructueux glisse sur les heures le constat d’une prochaine fois nécessaire pour déloger l’obscur niché encore dans limites de l’incompréhension

Fatima Mana


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Un document à traduire, un poème en vers du temps de la fin de la révolte des Cathares. Vraisemblablement de l’occitan ? les deux mots qui arrêtent Claire de la Boissière dans son travail ne figurent pas dans le dictionnaire occitan/français trouvé sur Internet. L’un des deux par contre, existe en catalan. Puis on retrouve les deux en provençal avec des traductions qui complexifient le sens et laissent la traduction ouverte. Deux autres petits mots seront à vérifier pour précision contextuelle.

La découverte pour Claire d’une belle aide à la traduction sur le Net.

Jacqueline Cimaz





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Mon territoire, ce que j’aime/ce que j’aime pas


Film de 1 à 2 mn réalisé avec son téléphone ou son appareil photo.

Un concours qui rebondit, mais en s’ouvrant à tous, de 2 à 107 ans...

Un concours qui, avec le temps qu’il faudra va se décliner par tranches d’âge pour mieux développer l’intergénérationnel !

Une action à la préparation approfondie et partenariale, avec, outre l’équipe de la Bibliothèque/PAPI/Net Public de Saint-Apollinaire, Ville internet 4 arobases, le CIAS et son secteur Enfance/Jeunesse, Colin Charvet donc, Camille Staigre, Ecran Village, avec Moise Maigret et bien sûr l’apport des échanges et de la réflexion des artistes en résidence impliqués dans le projet " Du recueil de mémoire à l’écriture transmedia ", projet FIACRE des Rias - Sébastien Camboulive, Jean-Pascal Dubost et Alexis Chazard...


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Nous invitons les autres bibliothèques et CCM qui le souhaitent à défrîcher et avancer avec nous... Les TIC et réseaux sociaux de web2 nous permettent de travailler ensemble, même à distance...

Jacqueline Cimaz


NB. En biens communs, les outils relevés ou revisités et proposés par Colin Charvet :

-  site Net Public

-  site festival Pocketfilms

-  site de la Bibliothèque


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Quand les jeunes s’impliquent


dans un débat avec leurs parents, sur des questions qui les concernent et touchent à leur avenir.

Une initiative du collège Pierre Delarbre de Vernoux, bien préparée par une équipe enseignante qui avait tout fait pour que les jeunes puissent effectivement maîtriser au maximum le sujet et s’exprimer.

Côté administration, comme l’a indiqué le principal, M.Vinit, on avait aussi prévu des médiations avec la présence de Mme Para de l’Ecole des Parents et de M.Allaigre, sociologue, sachant distribuer et susciter la parole, notamment celle des adolescents.

Si des questions pratiques quant au temps opportun de consultation suivant l’âge et aux types d’utilisation sont d’abord posées et restent parfois récurrentes, celle des pratiques et modalités d’utilisation est omniprésente grâce aux vidéos réalisées par des élèves de 4ème avec l’aide de l’équipe enseignante et éducative.

L’appréhension d’une écriture transmedia permet en effet de se situer en acteurs dans cette ère du numérique qui n’en est qu’à ses débuts [1], et d’y entrer par un travail collaboratif.

Est-ce à dire que tout est gagné et qu’il n’y a pas de contradictions ?

Certainement pas !

Comme celle que renvoie dès le départ le rendu de la très riche enquête de l’UDAF, bien connue du CIAS.

Ainsi les jeunes voient dans l’Internet un outil de culture et de liberté, mais en même temps ils ne le considèrent pas comme un atout pour la maîtrise des contenus scolaires.

Double paradoxe quand on sait que l’Internet est né de la mise en relation de leurs travaux, recherches et documents, de la part d’universités américaines et que c’est effectivement un fabuleux outil de connaissances - à maîtriser, bien sûr ! Deux hypothèses explicatives : d’une part l’indéniable retard existant en France quant à l’utilisation scolaire de l’informatique et de l’Internet, bien certainement ; mais d’une autre, il semble aussi y avoir la prégnance d’une conception assez surannée des contenus scolaires retardant sur les pratiques enseignantes effectives... [2]


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Par ailleurs, ces débats devant se renouveler, il parait important de pouvoir y introduire une dimension prospective... Avec le déplacement des réseaux et des TIC vers les téléphones portables d’une part, vers les objets de l’autre, quelle sera la part d’autonomie et de maîtrise des usagers ?

Les enjeux sont considérables.

Et on ne peut que se féliciter du fait que cette démarche ait été amorcée et se poursuive ; une initiative du collège en prise sur l’actualité.


D’autre part, la conception et la réalisation vidéo de saynètes est un engagement important dans l’apprentissage de nouvelles écritures qui englobent l’écriture textuelle, iconique, sonore... mais sont beaucoup plus complexes et difficiles et demandent donc des apprentissages d’autant plus urgents qu’écriture et lecture sont liées.

Il s’agit de programmer ou lire la "programmation" d’objets composites complexes, c’est-à-dire, l’articulation ou tressage et mise en perspective, qui confère la cohérence et le sens à l’hétérogène [3]


Ceci, vu le niveau des apprentissages requis [4] ne peut se faire dans la seule sphère privée et demande des actions complémentaires du système éducatif, des Espaces Publics Numériques et des Bibliothèques...

Et là, il est important de convaincre les jeunes qui privilégient les usages privés, d’aller se former aussi là où il y a les compétences et une interaction sociale directe, de proximité, dans un cadre sensoriel et perceptif précis [5]

Les enjeux sont aussi citoyens et il faut les connaître le mieux possible pour pouvoir influer sur les choix qui seront faits - centralisme accru de la connaissance et de son pouvoir, ou développement de pratiques collaboratives dans des réseaux d’appropriation mais aussi de production de connaissances faisant toute leur place aux richesses de la proximité et du particulier ?

Jacqueline Cimaz

NB. La Bibliothèque Municipale de Saint-Apollinaire-de-Rias et l’association Les Rias souhaiteraient pouvoir faire venir Frédéric Kaplan pour une intervention à ce sujet dans le cadre de la Fête de la Science 2011.



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[1] dont on dit qu’elle représente pour l’humanité un bouleversement plus important que ce qu’a occasionné la découverte de l’écriture

[2] Lors de l’expérimentation "Media en quête d’identité", en 2009-2010, les jeunes qui avaient travaillé et découvert de nouvelles formes d’écritures et méta-écritures, avaient l’impression de ne pas avoir écrit ni travaillé parce que "c’était sur écran et non papier" (donc de l’ordre du jeu) -cf le résultat de ce travail sur le site de la Bibliothèque/PAPI municipale de Saint-Apollinaire-de-Rias et les premiers enseignements tirés...

[3] cf Anne Kawala .

[4] techniques mais surtout cognitifs - capacités d’analyse, d’évaluation, de synthèse...

[5] cf les travaux des Bastien à l’université d’Aix qui ont montré comment ce cadre sensoriel et perceptif jouait dans la construction des connaissances- y compris les plus abstraites - ce qui corroborait les travaux des cogniticiens pratiquant des entretiens d’explicitation pour connaître comment travaillaient les enseignants afin de transférer le maximum de procédures adéquates à la machine - affiner l’intelligence artificielle en essayant de transférer l’expertise...



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Numérique : nature et fonction culturelles ?


Une prolifération de bon aloi. C’est dans l’air du temps, ça avance. Les changements de pratiques sont en cours, et ça va vite... Prenez donc un billet de train sans Internet quand vous habitez le Plateau ardéchois ! Le livre numérique se répand, les usages des nouveaux téléphones aussi ; les salons du livre s’ouvrent au numérique. Quoi de plus beau dans le meilleur des mondes ? L’ombre du contrôle généralisé des correspondances, échanges, mouvements bancaires, déplacements, correspondances intimes... Certes ce n’est pas mince, et, de plus, une erreur arrive si vite. D’autres modes de vie où le privé ne disparait pas mais se redéfinit. Après tout l’éducation des enfants, jusqu’où relève-t-elle de la sphère privée ? N’y a-t-il pas, pour les parents, responsabilités sociales en la matière ? Des questions de civilisation sont posées qui appellent débat et réflexion...

Mais nous aimerions revenir sur deux points qui nous tiennent à cœur et sur lesquels on [1] travaille depuis deux ans.

Le premier concerne le livre. Les salons du livre font place au numérique. Oui. Mais ne pas confondre, il s’agit fréquemment de livres numérisés ou de livres imprimés avec extension numérique par puce ou QRcodes. Intéressant certes mais extérieur toujours à l’écriture numérique. Il y a aussi tous les éléments qui facilitent la lecture - navigation dans le livre, renvois automatiques, découverte des notes de certains autres lecteurs. C’est déjà appréciable au niveau du confort et de la qualité de la lecture, mais on est toujours à l’extérieur de l’acte d’écriture... dans la manipulation externe du texte...

Ce qui nous questionne et nous intéresse c’est la question de l’écriture et de sa lecture, mais d’une écriture numérique, pas du textuel numérisé, même s’il a sa place, pas du diaporama d’images même s’il a aussi sa place, comme la vidéo, pas du sonore incorporé comme prouesse externe, pas de l’image composite en « illustration ». Mais une écriture numérique composite qui intègre le texte, les mots, les images, les sons, non pas comme éléments juxtaposés ou simplement complémentaires ou même liés, mais comme ingrédients dont c’est l’articulation [2]qui fait sens... Une écriture non pas sommative, mais synthétique, complexe, nouvelle, créant cohérence et sens à partir du disparate... C’est sans doute ce que cherchent les workshops, l’écriture transmedia [3]...


(JPG) Une écriture numérique qui questionne, intéresse auteurs et plasticiens, se situe dans ce qu’on a coutume d’appeler des mouvements d’avant-garde.

Certes. Mais une écriture numérique dont l’approche aidée ne pose pas de questions à un public tout venant dans la mesure où elle constitue un excellent outil de patrimonialisation, alliant documentaire et fictionnel et permettant de dire de ses émotions sans les dire.

Un côté performatif - acte de langage, quel que soit celui-ci - qui s’avère un outil d’expression apprécié... [4]


Le second point renvoie au culturel. Quelqu’un nous a fait connaître sa désappropbation par rapport au compte-rendu vidéo du repas des anciens à Saint-Apollinaire. Cette vidéo ne serait pas « culturelle » mais « vulgaire ». Ne peut-on penser au contraire que le numérique instaure des circuits courts entre « culture populaire » et avant-garde qui apportent un éclairage intéressant aux processus de patrimonialisation et aux liens complexes entre patrimoine et création... Ce côté performatif notamment ? Une autre affaire à suivre [5]

Le pendant de ce changement de nature en cours du « processus de production et de diffusion de la connaissance érudite », souligné par Frédéric Kaplan dans « une réflexion autour du futur des "humanités digitales". Il y pointe des contradictions entre « le caractère universaliste de Google », par exemple, et le fait que "les savoirs érudits des humanités" soient "faits de particularisme".

Il relève l’apparition de « communautés de pratiques » agrégées autour de projets, de niches d’utilisation d’outils... Un "archipel" de pratiques émergentes, ascendantes, répondant aux spécificités de leur terrain et de leur étude... Equipe et autonomie au cœur d’enjeux culturels importants « modèle, décentralisé, coopératif et collégial » par rapport à l’étonnante re-centralisation apportée de fait pas les TIC ou la concentration des grands services ?

Une alternative encore ouverte... Nous sommes donc à un tournant culturel probablement décisif. "Un autre modèle, décentralisé, coopératif et collégial, est sans doute encore possible pour le développement des humanités au XXIe siècle. Un modèle finalement pas si loin de celui qu’a suivi l’humanisme à la Renaissance."

Jacqueline Cimaz



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[1] c’est-à-dire l’équipe de la bibliothèque, l’association...

[2] la "programmation"

[3] cf le travail de Pierre Ménard et Luc D’All Armelina aux Beaux-Arts de Valence, ou les Polygraphies et autres paysages sonores de Giney Ayme, ce qui a nous beaucoup intéressé chez Anne Kawala, une jeune poétesse issue de l’ERBA de Lyon.

[4] cf le livre-texte et le livre-sons d’Eliane Baud.

[5] D’autant que si vous écoutez/regardez bien la vidéo vous retrouvez toutes la valeurs d’ici -du respect des anciens à ne pas décevoir en quittant le pays, à l’attachement au terroir et aux résistances - le mythe de Mandrin - à la valorisation des activités paysannes...




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Paysages numériques de Giney Ayme


Une exposition à voir à Marseille. [1]

"Polygraphies" ou "paysages numériques" de Giney Aymes.


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-  "POLYGRAPHIES place le spectateur face à des glissements, fentes et fractures d’images, "

quelque chose qui résonne et s’est transformé depuis "Un chien andalou" [2] ou la cinéma NIC... ?

-  "Regard multiple vers un même sujet avec des couches qui se rencontrent."

cf l’approche de Glissant... ?

-  Pas de "nouveau paysage", projection de nos désirs et inspirations,

ce que nous avons appelé "paysages intérieurs" ?

-  "ici, c’est l’ AUTOUR : écran différé du paysage qui est à voir et à entendre."

Le travail de la semaine passée avec Michèle ?

-  "Les nouvelles technologies permettent la cohabitation sous un même scintillement de la mémoire du paysage pictural,liée aux entrelacements de son apparence chromatique et sonore. "

Non plus le tourner autour cubiste mais l’incrustation d’images successives enchevêtrées et de sons ? Exercuices d’école de ce printemps des poètes/Fête de l’Internet 2011 ?

Sans doute ça et plus. Faire l’impossible pour aller voir cette expo...

Jacqueline Cimaz





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[1] Du 5 au 28 avril 2011 : ART POSITION 36 rue d’Aubagne 13001 MARSEILLE

[2] l’oeil coupé de Bunuel

Quintessence du bruit ou patrimonialisation et paysage sonore


La quintessence du bruit

Avec pour seule matière le son à restituer en bruits traduisibles, l’idée étant de l’insérer dans un livre numérique, les internautes ont cherché puis déversé à perte d’écho un langage s’approchant du résultat souhaité.

Raconter les petits bruits de la vie écolière, thème du livre numérisé, et transformer l’audible en visible comme si on y était déconcerte quelque peu lorsque l’effet escompté rebondit puis s’écrase irrémédiablement sur les murs de la bibliothèque/PAPI.

Mais qu’à cela ne tienne, ce nouveau filon, l’enregistrement de sons avec pour support un logiciel/outil au potentiel étonnant, dispose de ressources toutes neuves ne demandant qu’à être creusées dans la veine inépuisable de l’apprentissage.

Fatima Mana



(JPG)






























Patrimonialisation et paysage sonore.

Souvenirs d’école primaire - quelque chose qui fait partie de ce que beaucoup ici choisissent de patrimonialiser...

Pourquoi ? Sans doute parce que pour des raisons culturelles et historiques on valorise ici le livre et l’écrit, sans doute parce que le travail scolaire reposait du travail à la ferme, et conférait une autre identité ou, pour maints enfants de l’assistance, tout simplement une identité, sans doute parce que les études offraient le seul moyen d’échapper à l’avenir de plus en plus incertain du travail agricole, sans doute parce que l’école était fenêtre culturelle ouverte sur le monde, l’histoire, la pensée, la connaissance... Sûrement parce qu’elle était lieu de socialisation structuré où l’accès à la culture, par delà les inégales aspirations familiales, était médiatisé par les rapports entre pairs...

Bref il n’est que de voir l’intérêt pour ces photos de classe anciennes, celles que nous avions exposées en 2003, celles de Vernoux récemment envoyées par "Nanette Fert", celles que vient de nous communiquer Henri Coste - classes des Baraques, dont l’une de 1922...




Infinis sons d’école d’Eliane par LesRias


Les mots racontent, mais il y a aussi de ces blessures d’enfance nées sans doute d’un vécu difficile mais qui ensuite ont marqué toute une vie - et qu’on ne peut dire...

Choisir de mettre en mots parties ce qu’on veut patrimonialiser mais de taire l’encore indicible...

Le site outil de patrimonialisation certes... Mais le printemps des poètes 2011 a mis au premier plan, ici, les paysages intérieurs faits d’images, reçues telles quelles ou toujours interrogées ou fabriquées..

Et puis Giney Aymes , Pierre Ménard  [1] nous proposent des paysages sonores.

Les sons d’école ? Entre bruits reconstruits (pour le puits, celui de l’eau de la bouteille versée dans la cuvette...), les paroles spontanées, en réponse à des questions ou émergeant d’un long processus d’explicitation... tout un travail en bibliothèque aussi sérieux que ludique qui permet d’accumuler les matériaux sonores, moyens aussi de dire sans dire entre caramels bleus et dureté des bruits de chaises et de pas ou répétittion d’un "et puis c’est tout..." qui dit que justement l’essentiel ne peut être dit... Comme la page du "Et je nagerai jusqu’à la page..." d’Elzabeth Bing...

Ensuite le travail d’Audacity à développer - Audacity qui servait il y a sept ou huit ans à la formation des professeurs d’école à l’IUFM de Privas, utilisé depuis de manière occasionnelle et auquel le coup de projecteur "Logiciel Libre" du SIVU confère une éternelle jeunesse... Alors à la Bibliothèque-PAPI de Saint-Apollinaire-de-Rias, entre redécouverte et coup de foudre, Audacity c’est parti... Nouvel outil qui par delà une banque de données de rires montre bien que patrimonialiser c’est construire...

Jacqueline Cimaz



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[1] sans revenir à "Pacific 231" d’Arthur Honegger (avant-garde presque nonagénaire !) ou à la "Fabricata illuminata" de Luiggi Nono ou aux récitations d’Aperghis ...



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Dans 50 ans rural/urbain ?

Ou les rapports ville-campagne dans cinquante ans. Une rubrique que nous avons décidé d’ouvrir suite à la réflexion de Villes Internet sur une évaluation spécifique du rural...


Quelques pistes ouvertes par Jacqueline Cimaz lors d’un échange à ce sujet avec des étudiants ardéchois, organisé par les CLD ValDAC et Drôme des Collines, et surtout dans son article sur le site de Villes-Internet.

"Entre prospective et Utopie, qui peut dire ce que seront dans un siècle les relations ville/campagne (Minivilles fortifiées isolées dans un désert hostile entre rural et friches industriels ? Campagnes isolats chics et protégés dans un urbain métropolisé et menaçant ? Mitage plus ou moins dense en métropoles composites ? Nouvelles hiérarchisations ? Emiettement et pixellisation des paysages ?...)

Des possibles ouverts dont on ne sait ce qu’ils deviendront. D’autres possibilités non verbalisables ou même non pressenties aujourd’hui, qui, certainement, émergeront plus tard ? ""


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D’où l’appel à imaginer, et déjà, là,

un texte de Fatima Mana.

Imaginez !


Dans cinquante ans, les villes feront campagnes dans la cité pour respirer. Fleurira la pâquerette sur le bitume et les trottoirs retailleront l’idée du béton sous la lune.

De nouveaux repères sortiront de terre réinventant des ciels ouverts traversés d’immeubles meublant le vide meuble.

Les arbres imprimeront leurs ombres à l’a-pic des murs, l’électricité n’aura plus d’interrupteur à surprendre les coins sombres.

Collé à l’univers des réseaux, reliant un monde à l’autre son monde sur la toile, la nécessité d’exister inventera l’espéranto virtuel pour rapprocher les bouts du monde et exister.

Sa traversée se fera au curseur, arpentant les avenue en 3D.

Au bord de l’avenir, les collines se déverseront sur les villes chlorophyllisées au carbone. Ronéotypée aussi la pierre retenue au passé.

La lumière néophylisée déversera ses cohortes de blancheurs congelées de cristaux pixélisés sur la cohue, déambulant ses pas pressés sur les épaules de petits matins frileux.

La planète s’ouvrira. S’engouffrer virtuellement dedans. La campagne se promènera le long des périphériques. Des paysages-mirages pousseront sur le papier peint de la chambre. Les étés de coquelicots toqueront aux portes des villes. La distance abolie épluchera l’orange du monde en quartiers réguliers.

Dans cinquante ans, le rural, toison tissulaire de l’univers se souviendra du progrès qui valait trois casseroles pour un peu d’électricité.

D’un lieu à l’autre, surgiront des métamorphoses accrochées aux géométries futuristes, labourant l’improbable pour y semer l’avenir.



Envoyez-nous vos contributions sur ce thème...





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19 mars, 15h, fête de l’Internet aux Baraques

D’abord à 15h, présentation sur grand écran des livres numériques réalisés en Bibliothèque-PAPI en 2011 :

(JPG) - approches d’écritures poétiques dans le cadre du Printemps des poètes (livres-vidéos ou livres numériques renvoyant à un livre-vidéo...),

Audition et vision de fragments du "Livre des visages" de Pierre Ménard.


-  patrimoine : quête du passé scolaire et familial, premières créations de débutantes...

Echanges sur les relations ainsi créées entre le texte, la photo, le diaporama, la vidéo, les diverses formes-livres...

Les réseaux entre les gens avec les commentaires et les échanges...


-  retour sur un ou deux livres vidéos du projet "Mouvances" dont le pionnier "Sur la Dunière et ponts et ponts"...

Et découverte de la vidéothèque et de la calaméothèque du site...


Goûter partagé...


Puis présentation des films ados s’ils arrivent à temps et d’une première sélection pour le Concours ou de films de jeunes ou moins jeunes adultes et d’enfants... [1]

Dans un second temps présentation des films du Festival Pocket films.


Jacqueline Cimaz



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[1] Ceci ne laisse donc que fort peu de temps au jury. Suivant le nombre de films terminés et présentés, une pré sélection sera effectuée. Les avis du public seront aussi recueillis. Une sélection plus approfondie tenant compte de l’avis des artistes membres du jury, sera ensuite effectuée.

Boostez le printemps des poètes


avec le numérique.

Le Printemps des poètes.

Rivages d’outre-mers, outre-mesures, métissages culturels.

Mon Bandiagara, celui de Griaule et celui de Barcelo, celui de Glissant [1], posé des Caraïbes, universalisé... [2]

Infinis paysages intérieurs. Mes images, mes mots, mes sons, ce que j’aime, qui m’interpelle et me fais "participer", sinon courir.

Printemps des poètes et Fête de l’Internet. Planète à tous et partout cette année.


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Montage de l’expo à l’OT




























Pêches à la traîne, de Polynésie ou de Ré, ou d’ailleurs et même aux Baraques - paysages de vitesse et d’embruns, de sel et qui colle... Même s’il y a surf et surf...


Semaine dense et riche en Bibliothèque où on passe sans effort, comme les vaches de là-bas, de Nouvelle-Zélande en Tahiti...

Outre mers, outre terres, archipels divers, outre temps aussi.

Mes observations, mes réminiscences, mes audaces, mes essais.

Paysages flous, paysages construits, fabriqués, déjantés, nourris de poésie, d’écriture, de partage et d’histoire. Paysages vectoriels, paysages mixtes, multiculturels, paysages qui parlent, connivencent, bruits et paroles du bistrot de Paulette, des veillées d’autrefois, bruit de la "Tempête de décembre", d’un Tsunami lointain, de rires proches, de ces paysages sonores personnels à chacun qui chuchotent, murmurent, éclatent ou fouaillent.

Oyez [3] et ré-oyez Pierre Ménard dans ce beau "livre des Visages" [4]

Et venez sans crainte vidéoRADIOpoésurer au¨PAPI !

Oublier les incertaines et fastidieuses recherches de "musiques-libres-de-droits", puisqu’on a tous le droit de se les faire ses musiques, sur mesure ou sans mesure, avec ou sans l’accordéon de Régine, les orgues de bambou ou l’occarina de Christian...

D’ailleurs Blaine à Privas l’an passé soufflait dans le même coquillage que les Polynésiens de Claude Simon.


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Séances des mardi et jeudi à la bib...




























Donc une semaine passée riche, dense et pleine en Bibliothèque,

-  avec ces livres numériques qui se terminent, comme celui d’Amanda peuplant les Baraques de ses visions à elle de "l’école de sa maman", jalonnée de puits, de ciel sombre et de route mouillée, mais où elle intervient, elle, avec cette route qui monte vers un autre îlot de sa connaissance,

-  pendant qu’une maman livrée à elle-même au milieu de tant de sollicitations, surfe dur sur des sites people qui n’ont pas grand chose à voir avec celui du lieu mais permettent de pénétrer en toute autonomie dans de nouveaux rouages de la navigation,

-  l’entrée des Gilles de Binche qui devraient devenir bientôt des familiers, échanges de livres et odeur de chocolat pastel, rivages du nord,

-  sans compter les corrections -qui repartent du PAPI- des devoirs - qui, eux, arrivent au PAPI - des étudiants belges d’un résident intermittent,

-  et puis ces adeptes de Facebook qui jouent avec passion, nous créent un compte -hé oui !- et nous expliquent le mode d’emploi et les précautions à prendre. Ces jeunes qui s’engagent dans notre concours pocket films mais veulent pour ce faire, leur territoire à elles, près de Castelnaudary,

-  et Moeraki , paysages-mots, mots-paysages, photos-paysages, paysages mouvants des légendes de Nouvelle Zélande convoquées par Régine...

-  et ces paysages insomniaques introduits par images péruviennes lourdes de civilisations lointaines en espace et en temps [5]...


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Claude Simon a captivé son auditoire pendant plus de deux heures.






























Et puis, samedi cette présentation par Claude Simon de ses paysages polynésiens, avec rostres et planches de poissons, intruments de musique, paysages, plus qu’expliqués, accompagnés avec passion. Où l’on retrouve les passes et le rythme des vagues de tous les océans, la danse, les villages, les moeurs et les croyances et ces cochons de là-bas qui ressemblent à s’y méprendre à ceux qu’on engraisse ici en décembre...

Où la poésie et le numérique convoquent le monde, l’ailleurs et l’ici, le passé et le présent, avec une sensibilité au beau, à l’émergent, et toujours à l’humain...

Une semaine qui va se renouveler au PAPI, à l’OT où les/ces "livres numériques" récents sont exposés


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et seront présentés mercredi, lors d’une brève projection et avant atelier, et à la Bibliothèque où une séance conviviale est prévue le samedi 19 qui sera nourrie d’outremer, de patois, de surfs en tous genres...


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La présentatuion de l’atelier dans la lettre d’information de l’OR de Vernoux















Et tous les livres numériques et toutes les séquences vidéos du patois et d’autres rencontres, et les premiers films, ne seront certainement pas épuisés avant le goûter.

Jacqueline Cimaz



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[1] Rappel : nous travaillons pour ce printemps des poètes sur le texte de Glissant "Dans cet archipel le monde", publié en français et en anglais dans le "Miquel Parcelo" des Editions Yvon Lambert

[2] Après avoir vu les expositions Barcelo en Avignon l’été passé, nous allons à Paris ce samedi 14 mai 2011 pour voir deux expositions au quai Branly - visite guidée - dont Les Dogons. Les inscriptions vont être closes pour bénéficier du tarif TGV le plus avantageux. Si des retardataires voulaient de joindre à nous, téléphoner de toute urgence au 0475844725 ou 0687173688

[3] un mot cotoyant les oeillets de poètes, à l’odeur de vent vert pâle sur la dune ...

[4] Nous avions déjà communiqué le message de Giney Ayme avec liens sur son blog... Giney Ayme qui sera à Montolieu le 19 mars...

[5] cf à cet égard le commentaire de Pierre Ménard sur la 1ère publication sous Daily Motion



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"Moreaki infinie" de Régine Froment


un bel hommage à l’écriture d’Edouard Glissant [1]

-  des paysages intérieurs imprégnés du temps et de la lumière de ces rivages ou autres paysages d’un très récent voyage en Nouvelle-Zélande.

Le livre-vidéo sous Daily Motion




"Moeraki infinie", hommage à Glissant de Régine... par LesRias

Lecture grand écran en cliquant sur le rectangle en bas à droite de l’image. Il n’y a pas - ou pas encore de son dans cette vidéo...



La version sous Calaméo est aussi en ligne...


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Ce travail peut se consulter à l’Office de Tourisme de Vernoux et y sera présenté au public le mercredi 16 de 15h à 16h [2] ou plus [3]

Un travail effectué dans le cadre de l’action "Défricheurs" à la jonction du Printemps des poètes et de la Fête de l’Internet 2011. Convergence-cohérence d’écritures numériques composites pour mieux lire le poète [4]

Une affaire à suivre et qui bien sûr se poursuivra au gré de chacun et du groupe, et au delà des dates officielles...


Seront également, non exposés sur les murs, mais présents à l’Office du Tourisme, d’autres livres numériques antérieurs à l’hiver 2011, mais ayant associé diverses formes d’écritures numériques dont la recherche d’un langage poétique cf notamment "La Dunière et ponts et ponts", de Marie des Ponts, le "Petit ru des près" Geneviève Greco, de Fanny Juston.

Le 19, à la Bibliothèque de Saint-Apollinaire, la présentation portera plus sur la patrimonialisation que sur la poésie, avec donc, des choix différents et la présentation de tous les livres réalisés...

Jacqueline Cimaz



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[1] un texte -"En cet archipel le monde", découvert en Avignon en juillet 2010 lors de la visite des trois expositions Barcelo. ce texte est publié en français et en anglais dans "Miquel Barcelo", Editions Yvon Lambert, Paris.

[2] et aux Baraques avec de tout autres projections, le samedi 19

[3] suivant le public, ateliers pour apprendre ou comprendre comment c’est fait. Diaporama, vidéo, livre numérique, mais aussi rapport texte/image, écritures numériques, travail de construction d’une cohérence à partir de diverses écritures numériques...

[4] Une lecture qui devrait s’enrichir encore en mai avec le 14, le voyage au quai Branly et la visite de l’exposition "Les Dogons". Bandiagara, un trait d’union fort entre Glissant et Barcelo... (Attention clôture des inscriptions permettant de bénéficier du tarif de groupe le plus avantageux pour le TGV ce lundi 14 matin. Coût estimé de la journée avec guide pour les visites qui reste légèrement inférieur aux 100€)



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Le livre d’Amanda

"L’école de ma maman"

-  prise de photos sur lieux choisis,
-  choix de la saturation au travers des ressources explorées et de l’appropriation de l’outil,
-  choix de l’animation des titres-légendes,
-  choix de couleurs vives comme pour le travail des fonds de titres sous Movie Maker,
-  écriture appliquée et maîtrisée sous Open Office,
-  réflexion poussée pour penser chaque légende titre...

Beaucoup d’application et, au cours de ce travail de reconstitution-appréhension du passé de sa mère, des apprentissages...

Et l’irruption de l’actuel et de l’auteur avec une route qui monte...

Get on line ? Un belle réussite pour une première confrontation avec un travail complexe.


Deux pages de l’album

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Et la maquette du livre

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A consulter sur Calaméo.

Beau travail de convalescence !

J.Cimaz



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Archipel d’images intérieures



Un premier essai, à partir de l’envoi d’Orphélia Escriu-i-Num’Llul, avec de nouveaux formats sons et vidéos, pour ce travail d’atelier d’écritures numériques, effectué dans le cadre du Printemps des poètes 2011. [1]

Continuité Glissant-Barcelo après les visites de l’été en Avignon, la belle écriture de Glissant, qui vient de nous quitter, sur Barcelo, la mer et sur son archipel - archipel intérieur où il convoque Bandiagara [2]...


Déjà la vidéo sous Daily Motion :






Pour la lire, cliquer sur le triangle en bas à gauche. Pour la lire plein écran cliquer ensuite sur le rectangle en bas à droite. Touche fonction "Ech" pour retourner à l’article.



Par contre, en dépit d’un énorme travail et de l’acquisition d’un convertisseur vidéo efficace, échec à ce jour quant à l’inclusion du son et de la vidéo sous Calaméo, ce qui enlève l’intérêt majeur de cette version "forme livre".


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Mais après tout celle-ci est-elle indispensable ? Il semble d’ailleurs que la vidéo réalisée à partir d’un diaporama - une autre forme livre après tout, soit de plus en plus plébicitée par le public...

A suivre...

Jacqueline Cimaz

NB. Deux autres récits en images d’infinis paysages - à partir d’autres échos de Glissant - sont en gestation : celui de Régine Froment avec d’énigmatiques boules et autres paysages de Nouvelle Zélande, celui de Nicole Bertholon - question de choix dans d’innombrables et très belles photos d’Islande...

Et si Mareva et Claude Simon à partir de la balade en Polynésie qu’ils présentent le 12, découvraient à leur tour le texte de Glissant ? Mais comme nous l’a montré Orphélia, point n’est besoin d’aller à l’autre bout du monde pour convoquer d’infinis paysages : juste quelques rêveries après lectures et relectures de Glissant et retourner à ses images et reteni celles qui parlent... Mais au fait Geneviève ? Tes infinis paysages d’Echiol et d’ailleurs ?

Le travail se poursuivra autant qu’il le faudra en bibliothèque-PAPI. Par ailleurs, nous commandons aux Editions Lambert, pour la bibliothèque, un autre "Miquel Barcelo", avec le texte de Glissant en français et en anglais, ce qui peut intéresser nos amis Hollandais...



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[1] Récit avec ses images intérieures d’O.Escriu-i-Num’Llul, à partir de citations de Glissant choisies par elle (" Dans cet archpel le monde ", texte in "Miquel Barcelo", un très beau livre publié par les Editions Yvon Lambert - lecture de ces citations par Michel Cimaz, arrangements, mise en diaporama et vidéo sous Movie Maker et envoi à Daily Motion par Jacqueline Cimaz.

[2] Là aussi une continuité puisqu’en mai nous allons voir Les Dogons au quai Branly... (Possibilité de bénéficier du prix de groupe TGV et/ou de la réduction pour le guide des deux expositions Dogons et Fabrique de l’image, y compris si vous nous rejoingez directement à Paris. Par contre s’inscrire impérativement avant le 13 mars)



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La réponse de Giney Ayme


Bonjour à vous ;

je vous propose un lien vers ma nouvelle exposition à Marseille qui concerne LE PAYSAGE et l’évocation des paysages à travers les passages sonores et visuels mémorisés. voici le lien vers mon blog : www.giney-ayme.fr [1]

Nous sommes allés sur ce blog - très intéressant - des liens à suivre, notamment vers Database... Et où on retouve Julien Blaine, Serge Pey...

Nous y reviendrons...

Un paysage sonore à attendre aussi.

Voilà qui donne densité à notre appréhension des paysages rencontrés en suivant Glissant...

Nous y reviendrons...

Merci à Giney Ayme pour cette réponse.


(JPG) D’autre part, je vais réaliser deux performances au centre d’art et de littérature LA COOPERATIVE à Montolieu (11170).

le 19 mars 2011.

Les deux performances sont également évoquées sur le ite : "MANU TENSIONS" écritures en extension avec Philippe BOISNARD et Hortense GAUTHIER, et "DIAGONALE" avec Florence PAZZOTTU.

Amitié et souvenir

merci pour la transmission.

Giney AYME

Le 19 mars nous avons une journée dense. Dommage car le voyage à Montolieu était tentant. Voir si nous avons la possibilité d’avoir un enregistrement ? EN ATTENDANT DE FAIRE VENIR GINEY AYME ?

Giney AYME

Artiste plasticien, vidéaste et performer. 1 rue Saint Mathieu 13002 Marseille 06 20 03 21 09 a.giney@free.fr

les créations et infos

www.giney-ayme.fr "Première diagonale" Page facebook (cliquer) Extraits vidéo de performances :

NB. Les passages en italique sont de Jacqueline Cimaz



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[1] lien difficilement accessible. Nous vous recommandons pour y accéder - ce à quoi il faut vraiment parvenir, de copier le lien et de le coller directement dans la barre d’adresses de votre navigateur : ça marche :

Quelques heures après sa mise en ligne,


"Archipels intérieurs ", récit en images d’Orphelia Escriu-i-Num’Llul, livrant ses paysages intérieurs - paysages dont le métissage même crée la cohérence, paysages suscités par quelques citations d’Eduardo Glissant [1], choisies par elle, lues par Michel Cimaz - arrangement de Jacqueline Cimaz- était plébiscité.


Une publication où pour la première fois la forme vidéo-livre prend le pas sur la forme livre-vidéo [2] Une publication pourtant bien modeste, mais qui, sitôt sortie, fait un tabac, et surtout des émules.

Notre appel à l’écriture a été reçu 5 sur 5.


Il faut dire que le texte de Glissant, entre Catalogne/Caraibes et Bandiagara est magnifique ! [3]

Plusieurs amis et/ou artistes viennent de nous faire savoir, quelques heures après la mise en ligne, qu’ils se lançaient dans l’opération...

Où par la qualité et le souffle de la langue de Glissant, sa densité latente, nourrie de siècles de souffrances, et de voyages pensés, par la richesse du triangle Glissant/Barcelo/Griaule distançant le triangle de la honte, les infinis paysages ou rivages du Printemps des poètes se chargent de sens...

Un temps fort aussi pour l’envol d’écritures numériques -textuelles, icôniques, sonores - créant cohérence, sens et densité comme montée du ressac à la croisée de la vague.


Donc nous rêvons d’une exposition virtuelle - dont la forme reste à définir- de ces objets numériques- variations-sur-le-texte-de-Glissant-pour-mieux-se-l’approprier.

 [4]

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Jacqueline Cimaz



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[1] extraites de "Dans cet archipel le monde", in "Miquel Barcelo", Editions Yvon Lambert, Paris

[2] si l’on peut dire !

[3] Un seul regret : "A quand la traduction en Catalan ?

[4] Si vous avez besoin de fortifiant pour vous lancer dans cette affaire, regardez donc le DVD Nadj/Barcelo ou dégustez Glissant ou les deux...

Et, si par hasard, vous avez dans vos lointains ancêtres un armateur nantais propriétaire de 10 nègres, nous vous invitons à revoir dans "L’esclave qui parlait aux oiseaux de Pinguilly (ED. Rue du Monde), le plan et les coupes de chargement des câles des bateaux négriers.



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Rush au PAPI

Couper directement par le projet abandonné sous le temps précédent, la finalité étant de l’assujettir à l’espace virtuel aménagé.

Se frayer sur la ligne de l’intention, ciel ouvert au front, une mise en cohérence déambulant régulièrement son incohérence sous un « sauver sous » détalant en sauve qui peut.

Déroute concentrée sous l’affront cernée de part en part par le défi d’y arriver.

Similitudes rencontrées lors du téléchargement d’une musique libre de droit. Même en utilisant la procédure proposée par You tube, enchaînant un long déroulé explicatif, constituant un scepticisme émergeant de plus en plus envahissant, nous décidons de le reporter sur un prochain confronté.

D’autres convergent tranquillement sur l’élément prépondérant d’une rencontre avec le public qui aura lieue le samedi 12 mars à 14H30, à la bibliothèque/PAPI de Saint-Apollinaire-de-Rias.

Claude Simon et Maréva travaillent le réel immédiat à travers un diaporama relatant leur séjour à Tahiti. L’île sera en résidence le temps d’un après-midi. A nos pieds, s’engouffreront des époutouflances marines longeant des plages immaculées.

D’autres occasions de voyager s’insèrent à la permanence, faisant le printemps du poète Glissant Mais c’était sans compter sur les perturbations accumulées sous des clefs USB oubliées.

C’est alors que Régine et Jacqueline déclarent chasse ouverte au dossier précédemment constitué d’une première sélection. Sue donc aux documents et autre disque dur fortifiés.

Fatima Mana


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Séance un peu perturbée par quelques erreurs et oublis, par le refus surtout d’un appareil de se connecter en wifi - ce qui n’arrive qu’une fois tous les deux ans. Et puis ces difficultés pour repérer les musiques libres de droit dont le besoin s’était subitement fait pressant. ! Le temps imparti au Printemps des poètes en a un peu souffert mais finalement de belles avancées ont eu lieu et les inconvénients sont devenus avantages. Ne pas montrer toutes les photos, ne pas "illustrer" le texte, mais construire un espace pour créer des échos entre mots et images, ces fameux paysages infinis si souvent intérieurs ou intériorisés ou projetés... Et puis les photos de Polynésie sont magnifiques, des paysages investis par les conteurs ; et là, il n’y a pas eu d’incompatibilité d’humeur entre le dit portable et le vidéoprojecteur... Une chance ! Un temps finalement riche et divers. Depuis, l’envoi d’Orphélia et la lecture libre de droits de Michel Cimaz, nous ont permis de rattraper le retard pris, même si Calaméo résiste toujours au son et à l’intégration de la vidéo... (J.Cimaz)












































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Au plein champ de l’activité

D’abord localiser, déplacer, enregistrer dans le tiroir du semainier pour la fois d’après. S’attaquer à la première photos, sélectionnée précédemment.

Bien en évidence sur l’écran, tailler formes, transparences et couleurs à l’aide d’un logiciel doté de possibilités surprenantes sous le savoir-faire. Mais éparpillées de non maîtriser, se glisse des endroits rebels, soulevant la surprise devant l’aléa rencontré, déstabilisant dangereusement la concentration du moment.

Sur l’écran, le support travaillé aux passages obligés évolue dans l’expression artistique.

A gauche de l’activité en cours, un autre paysage virtuel est attaqué avec la spontanéité du jeune débutant. Le front se fronce sous l’opération que l’on pensait s’approprier sans difficulté.

Mutisme momentané avant de rouspéter sur l’évidence et d’houspiller un ciel innocent.

S’appuyer sur les dernières données mémorisées au plein champ de l’action. Quelques graines se racinent et prennent vie sous le curseur. Piètres certes, prises dans un réel qui s’échappe en courant.

Mais l’inespéré pointe le bout de son nez et offre un nouveau rythme qui s’approche doucement de ce que l’on a voulu faire.

Fatima Mana


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Choix des photos, travail de la saturation - Amanda aime les couleurs. Découvertes et apprentissages rapides. Et puis la perspective d’être publiée pour l’ensemble de la planète... (JC)





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Anne Kawala à la Maison de la poésie de Nantes


-   Une jeune poétesse dont la démarche nous a d’emblée parlé en lisant la présentation de Frédéric Laé et de Jean-Pascal Dubost, Président de la Maison de la Poésie de Nantes.

Tellement parlé qu’on en a cherché un peu plus.

Déjà écrit 243 où on retrouve l’extrait de la préface de Patrick Beurard-Valdoye cité par Nantes :

" Fabriquer de la cohérence à partir de l’hétérogénéité, tant des propos que des outils, et du sens, dans un questionnement fond/forme permanent qui explore avec humour le mot comme matériau à trois dimensions, à travers ses phonèmes, ses graphies, ses sens variés. Réaliser un montage articulé de plusieurs poèmes puisant dans l’ensemble des pratiques de poésie contemporaines (sonore, visuelle, autofictionnelle, citationnelle...).


Trois pages de "F.aire L.a F.eui||e" consultables sous liseuse sur le site des Editions "Le clou dans le fer"  [1]


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"Fabriquer de la cohérence à partir de l’hétérogénéité", n’est-ce- pas le propre de la lecture et de l’écriture numériques ?

Une démarche modestement familière à la Bibliothèque PAPI municipale de Saint-Apollinaire-de-Rias...


Mais on lit "poésie visuelle"/"poésie sonore" et on tombe sur qui ? Mais sur Pierre Ménard bien sûr !!!


Et quand Patrick Beurard-Valdoye poursuit :

« ... L’intention est de sortir de l’impasse... D’échapper à des catégories que nous savons obsolètes. La notion de genre en particulier, telle qu’elle est pratiquée en librairie ou par les médias. Le « mauvais genre » consisterait justement à faire de tout, un genre. L’ambition est ici de fabriquer à partir de l’hétérogène. Et de fabriquer quoi ? sinon de la cohérence justement. Cette pratique use de techniques connues de l’art contemporain, la contrainte, le prélèvement, la kyrielle, une narration aux points de vue flottants, l’ironie, le jeu de mots, l’enchaînement de parties documentaires, la passion des noms propres, remparts aux lieux-communs. »

Le premier recueil d’Anne Kawala est un montage articulé de 115 poèmes vaguant dans l’ensemble des pratiques de poésie contemporaines (sonore, visuelle, autofictionnelle, citationnelle...) pour faire sourdre de l’hétérogénéité, tant des propos que des outils, du sens, et peut-être a contrario un portrait en creux, yeux rivés sur l’Altérité... En filigrane à l’échafaudage de textes pensés comme livres, Anne Kawala pratique la poésie visuelle (sous forme de cartons d’invitations, ou d’objets adressés) et la poésie sonore écrite pour des lectures / performances dans des cadres spécifiques, liés en particulier à des expositions d’art contemporain..."

Un recueil que nous allons commander, comme les autres livres évoqués. Un exemplaire de chacun sera bientôt disponible en prêt gratuit à la Bibliothèque.

Nous recommandons aussi la lecture du site d’Anne Kawala ex-élève de l’Ecole des Beaux-Arts de Lyon...

-  celle de la présentation de "Part & " publié par en mars 2011 chez Joca Seria.

-  celle des Editions "l’Attente" qui présentent "Le cow-boy et le poète", livre-CD, écrit en coopération avec Esther Salmona, et en instance de publication

Un nouvel apport significatif de la poésie à l’approche de l’écriture et de la lecture numériques.

Une affaire à suivre, bien sûr...

Jacqueline Cimaz



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[1] cf F.aire L.a F.eui||e (f.l.f.), Anne Kawala, Éditions Le Clou dans le fer, 2008.



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L’annonce du Printemps des poètes




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Partenariat Rias-PAPI pour avancée dans un travail innovant avec une mise en mouvement de poèmes-affiches qui apportent plus que du mouvement.


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Une affaire à suivre...

A noter aussi qu’avec "La balade en Polynésie" de Claude et Mareva Simon, les photos d’Islande de Nicole Bertholon et les photos de Nouvelle-Zélande de Régine Froment de beaux supports ou de belles stimulations sont offertes à l’imagination - sans compter bien sûr sur ces paysages intérieurs visuels ou sonores... [1]


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Jacqueline Cimaz



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[1] Le Pérou de Jacqueline Cimaz a déjà alimenté "L’insomnie pour prétexte" de Fatima Mana... sans oublier, plus ancien, le Vietnam, pays d’eau...



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Liens 2

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ou une Lettre d’information du SIVU des Inforoutes qui constitue un outil de travail dense et précis. Un essai plus que confirmé...





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Enrobée d’habitude oser de premiers pas


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Après avoir déversé quelques nouvelles sur l’entrée, enrobée d’habitude, intention et direction de l’activité formulée, focalisée essentiellement sur le virtuel, sujet-source stimulé par l’envie de découvrir et d’apprendre, l’écran à portée sitôt assiégé, offre l’équivalence d’un champ de ressources à glaner.

Morcelée aux à coups de l’inexpérience, la navigation tombe sous le coup d’une immense surface inexplorée, mobilisant parfois, à hauteur du déconcerté, la déroute imminente.

(JPG) De ce séjour bref de la complexité, extraire des éléments à partir de ce que l’on connaît, le site local par exemple.

Soudain, localiser le localisable et ce qu’il contient, l’apparition d’un monde connu à vue, modifie sensiblement la sensation première d’inabordable face à la vidéothèque : production de petits mondes instantanés saisis dans l’éclat de la parole et du geste.

Eclot alors, un enchaînement de curiosités qui pris dans le sujet, fait disparaître la notion d’inouï, la reformulant dans l’acte d’un acte d’une simplicité déconcertante, sitôt le curseur ouvrant « sans qu’on lui ai rien demandé » les vidéos.

D’autres internautes mêlent de nouveaux supports à l’activité commune, façonnant les abords du numérique par une démarche d’appropriation, en corrélation directe avec l’action en cours, proposée dans le cadre du Printemps des Poètes.

Armée d’un APN, l’une d’elles rapte de flashs les alentours immédiats de la bibliothèque/PAPI, l’idée étant de raconter les photos pour les installer dans un espace numérisé.

Impalpable mais identifiée comme une vague appréhension de ce que l’on ne sait pas encore, la jeune photographe saisit les premiers contours du hameau des Baraques.

A peine rentrée, ses photos se retrouvent sur plein écran. Et c’est peut-être là que s’opère la magie, lisible directement dans ses yeux.

Prochaine étape : mise en mots avant de rejoindre la calaméothèque.

Fatima Mana





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Apprendre et s’approprier


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C’est un simple lieu nourri à l’apparence singulière de l’exception ordinaire où il suffit d’une circonstance pour réinventer l’action et participer à un monde commun.

Apporté par Régine de son périple en Nouvelle-Zélande, photos et vidéos restituent des espaces qui parlent tout seuls, époustouflants et grandioses, surdimensionnés de beauté sauvage.

Insérés aux supports pixélisés, Glissant le poète et Barcelo l’artiste sont associés aux paysages lointains - des mots rivages devant les yeux pour apprendre à marcher sur le numériser.

Tapis dans l’étoffe de l’amitié, les liens fabriquent l’indissociable et projettent dans l’ambiant de petits soleils qui se répandent sur l’atmosphère chaleureuse.

D’autres récupèrent le travail précédent et le reprennent là où le temps l’avait laissé ; c’est l’intention de Michèle et Fatima qui toutes deux se ruent sur la première partie du diaporama, envisagée d’emblée simple d’ouverture.

Et voilà qu’une contrariété apparaît. Le temps de la cerner et de l’envoyer paître, des X couvrent toutes les photos précédemment sélectionnées en vue d’un diaporama assiégeant texte et images.

Cette consistance visuelle s’abreuve abondamment de notre déroute

L’intention initiale étant d’insérer créativement d’autres photos aux mots, les internautes partent à la recherche de toutes les possibilités de tordre le cou à la difficulté momentanée.

Accrochés à leur positionnement qui consiste à faire céder la consistance visuelle pour la rendre malléable et avancer, voilà que s’ouvrent provoquant un ravissement béat, l’accessibilité aux premières données travaillées précédemment.

Défilent entre des espacements ponctués de ruptures éphémères, le point d’appui et le résultat d’une mutualisation réussie.

Fatima Mana





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Get on line

Un message de Guy Pastre adressé au Réseau des Espaces Publics Numériques Rhône-Alpes dans lequel, depuis un certain temps, nous avons inscrit notre action.

Il cite la circulaire Get on line / Créatif.


« Dans moins de trois semaines, les réseaux européens de l’accès pour tous au numérique (regroupés au sein de "Telecentre Europe") lancent la semaine « Get Online » ("Passez en ligne").

Du 28 février au 5 mars 2011, les acteurs de l’accompagnement au numérique sont invités à proposer des activités, ateliers, initiatives visant particulièrement les personnes « hors-ligne » ou dont les pratiques sont encore rares.

Durant cette semaine, il s’agit à la fois de :

-  toucher de nouveaux publics et leur permettre de découvrir les usages du numérique mais aussi de
-  rendre visible, au niveau européen, la place que joue les lieux d’accompagnement de proximité dans le développement d’une « culture numérique pour tous ». Cette campagne se déroule à l’initiative du réseau « Telecentre Europe », réseau d’acteurs de l’accès pour tous au numérique.

En France, l’association Créatif coordonne la campagne nationale, en faisant le relais avec les différents réseaux territoriaux. Il vous reste le temps d’inscrire vos activités à l’agenda commun en cours d’élaboration ! Cela serait une contribution positive des réseaux à cet effort européen de "visibilité" des accompagnements de proximité si chaque réseau faisait la promotion d’au moins une activité s’adressant à des grands débutants ! L’enregistrement des actions est très rapide..

Pour participer comment faire ?

1. Intégrer une ou plusieurs activités déjà prévues dans la programmation de votre réseau/espace et la signaler au coordinateur national de la campagne (formulaire en ligne simple)"


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Nous venons de répondre à cette invitation en signalant donc que nous tentons de conjuguer, en permanence et depuis des années, lutte contre l’illectronisme et développement de la culture numérique, au travers, notamment, d’ateliers d’écriture numérique associant images, textes et sons. [1]

Ces ateliers se poursuivront normalement cette semaine là en passant toujours par le travail du texte, du texte/image, de l’image fixe et en mouvement, du livre électronique... Un travail dans lequel on peut entrer à plusieurs niveaux - relativement qualifié pour les habitués, notamment les titulaires du B2i Adultes, plus spécifique pour les Ados mais aussi élémentaire pour grands débutants, et, à la limite, sans même avoir à toucher un clavier, avec l’aide des Bibliothécaires.


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"2. Monter une ou plusieurs activités spécifiques et les signaler au coordinateur national de la campagne (formulaire en ligne simple)"


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Nous proposerons à ce titre, un travail spécifique de l’oral pouvant faire place à la création vocale et sonore, mais surtout au recueil de mémoire et de savoir-faire, de chansons d’autrefois, y compris en patois/occitan, à des recettes de cuisine, en passant par des conseils de couture, broderie, jardinage, de soins avec chou Kabu ou autre. Nous demanderons à chacun d’amener photos ou objets correspondant à ce qu’il souhaite dire.


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Voix, sons, photos... seront ensuite associés dans la programmation et la réalisation d’un ou plusieurs "objet(s)" numérique(s) cohérent(s) et adapté(s), avec la participation maximum possible des intéressés. Ces constructions numériques composites, plus ou moins complexes valorisant les apports de chacun, seront publiées et projetées...


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"Des outils de communication et d’organisation vous sont proposés en ligne.

Toutes les initiatives sont les bienvenues !

Pour participer à cette initiative, en savoir plus, s’en faire le relais, retrouvez l’ensemble des éléments sur le site internet de Créatif. http://www.creatif-public.net/article1264.html"


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Une invitation qui cadre avec nos pratiques.

Ecritures numériques au service d’activités et processus de patrimonialisation : du recueil de mémoire à la patrimonialisation -> lutte contre l’illectronisme ET développement de la culture numérique.

Ce choix fait avant même l’engagement dans l’expérimentation B2i, dont il avait fondé la démarche pédagogique - le choix qui nous parait le plus efficace sur le terrain.

La parole, les photos d’objets ou documents apportés, les photos que nous ferons, des mains ou du visage de la personne, la prise de photos par la personne, son écriture ou sa dictée à une autre personne sur traitement de texte, son travail de l’image ou ses indications à une autre personne pour le travail de l’image... Diverses modalités de participation à la programmation d’un objet numérique composite et personnel, associant diaporama et/ou video et/ou forme livre numérique avec liens internes et externes....etc -> passage d’une forme à l’autre, publication, projection sur grand écran, commentaires, enrichissements...

Les contenus : du documentaire au récit de vie, à l’animation ou la vidéopoésie...tout est ouvert...

Le public visé pour cette action : le public qui ne se connecte pas encore ou très peu... souvent âgé...

Les aides-ressources :

-  Fatima Mana, notamment pour la mise en mots,
-  Eventuellement, Marie des Ponts pour les diaporamas,
-  Occasionellement Régine et Michèle,
-  et moi-même, pour le travail de l’image, la programmation et la finalisation.

Et peut-être d’autres ?

Et si quelqu’un venait nous parler des réseaux sociaux


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A suivre...

Jacqueline Cimaz



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[1] ce qui explique les quatre arobases octroyées à la commune
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Un regard virtuellement néophyte

Qu’en sera-t-il demain de l’art contemporain et de son évolution, pris dans la vitesse de la lumière créative, avec des émergences aux antipodes de nos représentations artistiques ?

Nous avions la possibilité d’évoluer et d’y prendre part au gré de nos sensibilités.

Aujourd’hui, l’espace proposé Daniel Bougnoux, occupe physiquement la virtualité, transfigurant d’emblée la position d’observation et de contemplation qui nous plaçaient à l’extérieur de l’oeuvre tout en prenant part à sa critique.

La notion d’insaisissable et d’interactivité fusionnent soudain, constituant un espace spécifique appartenant certes à la technologie des travaux évoqués.... mais à portée, dans une relation participative et interactive d’échange entre le spectateur et l’objet artistique.

L’idée d’être acteur d’une exploration virtuelle où le support numérique à sa propre autonomie artificielle tout en proposant des pratiques interactives positionne le spectateur à l’intérieur d’une technologie complexe : espace réactif proposant une illusion virtuelle étrangement visuelle. LigthsContacts

Les installations interactives, mises en scène tactiles - sonore - lumineuses - etc..., changent incontestablement notre approche de l’art. Désormais, nous pouvons voyager à l’optique de manière virtuellement instantanée.

L’art multimédia est singulier, ressemblant à tous ces avant-gardistes qui l’ont fait et le font évoluer. La création numérique ne subira pas la longue marche évolutive de l’âge de pierre à nos jours.

Sa rapidité technologique est certes déconcertante, mais si l’on ne veut pas être déconnecté de ce qui constituera l’un des arts majeurs du futur, il faudra l’aborder avec l’idée qu’il subira des mutations révolutionnaires nous obligeant et nous stimulant à le penser et le voir autrement. RSLN

Fatima Mana


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Retrouver l’air initial




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Plusieurs internautes dont deux des quatre B2Istes diplômés du PAPI de Saint-Apollinaire, se sont installés à proximité de leur envie d’en découdre avec le virtuel et de retrouver l’air initial de l’apprentissage et du partage, enrobés de quiétude complice qui donne au vécu sa particularité.

Dans le cadre du printemps des poètes, plusieurs ateliers mobiliseront en partie les permanences à venir d’une mosaïque virtuelle.

La précédente avait déjà éparpillé dans l’atmosphère plusieurs éléments indispensables à l’entreprendre telle que la curiosité oblitérée d’entrée à la bonne humeur.

Pour travailler, nous avons besoin de mots et de Movie-Maker, logiciel gratuit. Pour la première nécessité, nous puisons dans le stock de poésie disponible, la seconde passe par l’enregistrement somme toute qu’une formalité tranquille à première vue, obtenue à la confluence de la nécessité et de la spécificité d’un outil, indispensable à l’élaboration d’un diaporama.

C’était sans compter sur des difficultés surgissant d’un horizon d’incompréhension. Mais l’entêtement a parfois du bon, tordant le cou du problème.

Délestée de toute appréhension nouée à la nouveauté, Michèle avance avec régularité sur le terrain virtuel, élagué à son savoir-faire.

L’oeil pédagogique cimazien jamais bien loin, la voilà qui batifole entre mots et images, insérés à sa cadence créative. S’interpose entre les éléments, prélève et applique des effets, habite et habille l’écran en un rien de temps. Ne restera plus que la musique à insérer dans une autre dimension.

Fatima Mana





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Concours Ados



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Règlement :

-  concours ouvert aux 12-18 ans.

-  2 films autour de la perception de votre territoire, l’un évoquera les aspects positifs que vous lui trouver, l’autre les aspects négatifs.

-  le jury sera sensible à l’authenticité du film et à la personnalisation de sa forme (du documentaire à l’animation en passant par la fiction, le composite, toutes les formes de création seront acceptées)

-  les films de 2mn ou plus ne pourront participer au concours. Si l’un des deux films fait 2mn ou plus, l’autre ne peut pas non plus participer au concours.

-  à apporter ou faire parvenir en Bibliothèque, aux Baraques, avant le 11 mars 20h, sur clé USB ou CD, avec nom(s), prénom(s), date(s) de naissance, adresse(s) du ou des auteur(s), N° tel, adresse courriel, autorisations réglementaires... et sous un format qui puisse s’ouvrir avec Quick Time Player [1]

-  la Bibliothèque recevra les copies le mardi de 16 à 19h30 et le jeudi de 17h30 à 20h.

-  formulaires téléchargeables sur le site Modèle d’autorisation parentale, modèles d’autorisation à l’exploitation d’un film relatifs au droit à l’image et aux droits musicaux) à reproduire, remplir et joindre au dossier.

A noter sur ce même site 2 fiches pédagogiques utiles -« Tourner un film avec un téléphone portable » et « comment utiliser un téléphone portable pour la vidéo », avec notamment les indications quant au paramétrage du téléphone et à l’utilisation d’une carte mémoire... Auxquelles on pourrait ajouter la fiche « Monter une vidéo »

On peut aussi trouver des exemples de petits films sur ce site comme sur Pocket Films


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-  aide possible en bibliothèque, aux Baraques, notamment sur le logiciel de montage Movie Maker.

-  Colin Charvet, Coordonnateur enfance jeunesse du CIAS du Pays de Vernoux est également disponible pour toute demande de précision ou d’aide tel : 04 75 58 03 12, courriel : jeunesse.cias@orange.fr

Jacqueline Cimaz / Bibliothécaire Référente Internet

NB. Le jury comportera des personnes qui connaissent bien le territoire et des artistes, professionnels de l’écriture photographique et cinématographique... (Ce qui avantage les participants de ce territoire, mais n’exclut pas ceux d’autres territoires...)





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[1] Les clés USB seront restituées dès enregistrement



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Et ça bidouille, et ce n’est qu’un début...

La vidéo et la dimension temps [1] dans le livre numérique/transmedia [2] ?


En perspective, un petit bonhomme de chemin riche d’éclats de rire et de digressions artistiques centrales...



-  Livres numériques ou trucs numériques à n dimensions intégrant texte, images, vidéos et plus... ?

-  Que peut-on faire avec ce qu’on sait faire ou peut apprendre et avec les outils dont on dispose ?

-  Explorer ces outils de traitement de textes, de l’image...
-  Diaporama et vidéo, son...
-  Vidéo et « livre » numérique...
-  Livre dans vidéo ? Cinéma d’animation ?
-  S’essayer à en faire en bibliothèque, avec son téléphone portable ou un appareil photo numérique...

Le plus simple peut-être : diversifier les variations sur un même ou presque-même texte et sur de mêmes ou presque mêmes images ?


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Cliquer sous l’image pour aller sur l’article et entendre.


Bref, explorer, bidouiller a gogo, puis s’interroger, confronter, reprendre, élaguer, densifier...

Au passage, découvrir Movie Maker, Audacity, Daily Motion, You Tube... ou Calaméo ou autres logiciels... Eventuellement se faire une fiche mode d’emploi pour chaque outil utilisé...


Et puis un moyen d’appréhender en profondeur le très beau texte d’Edouard Glissant sur Barcelo, une contribution au Printemps des poètes ?


Sérieusement ça pourrait s’appeler : Réécriture numérique à partir de petits livres ou autres documents existants (condenser le texte, animer textes et images...Mettre l’animation B dans l’animation A puis A dans B...)

Ou : Ecritures poétiques et numériques -> textes animés... Ou : Ecriture poétique et numérique : programmation d’un recueil complexe et dense avec liens internes et externes, boucles...

Ou ce que vous voulez... à partir de ce qu’on sait faire ou peut apprendre.

But : Printemps des poètes & Fête de l’Internet : présentation à l’OT, à Vernoux, le 16 mars sous forme exposition, projections et même projections croisées... éventuellement atelier.

Idem le 19 aux Baraques , en 1ère partie (15h).

En 2ème partie, SURPRISE !


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Quelques questions de fond peuvent se rencontrer en cours de route... comme...
-  Une revue numérique de poésie, c’est quoi ? Livre programmé de poésie numérisée ? Et l’oral ?
-  La poésie numérique c’est quoi ?
-  Un livre numérique, c’est quoi ?
-  Les caractères du poétique peuvent-ils permettre de mieux cerner ceux de l’écriture numérique ?
-  Les arts numériques, c’est quoi ?
-  Si je fais un livre avec une ou plusieurs vidéo(s) dedans ou une vidéo avec dedans un livre avec dedans une vidéo...etc ce sera quoi ?


Pas grave. On dispose d’une panoplie d’exemples ou données utiles pour le travail sur livre numérique/vidéo. Plus que ce dont on aura besoin.

Un pannel possible de références communes. .

-  Une revue numérique de poésie, Secousse d’Obsidiane, revue/livre numérique, programmée et, surtout, programmation d’une Collection

-  la Poésie numérique

Liens utiles dans cet article :
-  de Jean Clément
-  voir Publie-Net
-  et sur la lancée, le Scérén-CNDP
-  Gherban
-  Kac ou avec
-  Hélissen et « Passage d’Encres », une démarche de recherche

-  Les caractères du poétique Application parlante de cet outil au numérique ?

-  Un ou des « livre(s) » ? numérique(s) ? « Roman et cinéma », un travail collectif dans la durée, « Media en quête d’identité », travail avec deux classes de collège, plus récent surfant de Diaporama en Calaméo en passant par la vidéo, la copie d’écran, l’album numérique « L’insomnie pour prétexte, » un certain travail de programmation auquel il manque encore le son... ce qui ne saurait tarder...

-  Ne rien figer si l’on veut que la forme fasse sens, d’où « Quelle diversité ? » Quels outils pour diversifier ces écritures numériques


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-  Qu’entend-on par arts numériques ? Quels exemples ? Retour sur une journée régionale particulièrement riche . S’y arrêter sur la « dynamique des émotions » de Benayoun. Aller chercher des exemples d’activités et d’outils , d’interactivité , se reposer sur la synthèse offerte par le site du Cube , puis repartir en explorations dans la "Sitographie d’artistes numériques commentée", foisonnante publication du Ministère de l’Education Nationale, accessible par Google ...

Jacqueline Cimaz



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[1] le niveau 4 de Kaplan

[2] aux n> = 4 dimensions



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Fête de l’Internet 2011 : questions de réseaux


Le thème de la Fête de l’Internet 2011, ce sont d’abord les réseaux sociaux, les forums, de nouveaux modes d’échanges et sociabilité. Le thème du printemps des Poètes 2011, ce sont les rivages lointains de l’Outre-mer... Le point commun : un changement d’échelle, l’irruption planétaire... La taille de la terre certes, mais aussi le poids des échanges de proximité comme viennent une nouvelle fois de le mettre en lumière les récents évènements de Tunisie et d’Egypte. Au niveau de l’espace, cela parait très clair. Est-ce aussi clair en ce qui concerne le temps ?


Comment la question se pose-t-elle dans un village de 160 habitants du plateau de Vernoux ? Là, déjà, les échanges planétaires on connait. On en a eus avec Simon lors des années passées en Tahiti. Durant ce mois de janvier 2011, Régine et Pierre Froment, en Nouvelle Zélande, nous ont envoyé des photos de là-bas, puis les y ont regardées sur notre site, où nous les mettions chaque semaine... L’ici et le la-bas qu’une présence effective rend si proches.Il y a aussi ceux qui viennent l’été -ou toute l’année- avec ou sans leur portable pour consulter leur courrier au PAPI. La population "intermittente" du village utilise le site de Marseille, Lyon, Paris ou même d’Allemagne, de Belgique ou de Hollande... Les artistes qui ont travaillé ici, gardent le lien, comme Régine Raphoz - et ceux que notre travail intéresse depuis plusieurs années comme Marie Goussé. Il y a également ceux qui s’interrogent sur le devenir du livre, ses mutations, et qui suivent notre travail de quête d’information, de recherche-action et de médiation, avec un grand intérêt. Ceux qui essaient de se construire des repères en matière d’arts numériques...

Nous assurons des "formations" certes, certifiées par les B2i adultes, ou plutôt nous accompagnons les visteurs et habitués dans leur questionnement, leur prospection, leurs découvertes... D’ailleurs on sait bien qu’on n’apprend rien à personne ; on peut tout au plus créer des conditions et un environnement permettant d’apprendre à ceux qui le souhaitent. Et le groupe est souvent porteur... Le volet "artisanal" intéresse, le bidouillage, c’est-à-dire ce qui se fait au PAPI, de travail de l’image, programmation de "livres" numériques, approche, avec la vidéo et autres interactions, de nouvelles dimensions du livre...Chaque mardi et chaque jeudi, si l’état des routes le permet, certains viennent en effet faire, partager et découvrir en Bibliothèque-PAPI - jeunes et moins jeunes.


Une manière de faire reculer l’illectronisme - de la consultation aidée de Pôle Emploi ou de l’achat d’un billet de train à la réflexion sur les réseaux ou à la réalisation volontariste, à partir de ses souvenirs ou explorations, d’un diaporama ou film ou d’une "brochure" avec textes et images, sons et liens... On ne fait pas de "cours" au PAPI, mais on met en place une démarche pédagogique qui part des intérêts de chacun, du recueil de mémoire pour faire émerger et mettre en évidence un patrimoine et le rendre transmissible [1], au travers d’écritures numériques et transmedia débouchant sur vidéos ou "livres" numériques.


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Art numérique au Lux à Valence et un réseau des EPN de l’Ardèche aux échanges virtuels lestés par des rencontres réelles...


Mais les réseaux ? Force est de constater que, passé le temps de la découverte, les wikis n’ont plus guère été utilisés. Les courriels oui, le téléphone encore plus, la lecture mutuelle d’articles, de photos, de textes... Le plébiscite du travailler ensemble... Des réseaux réels noués par ces temps de travail en commun, réseaux avec ancrage local, ouverture et travail de mémoire, élargissement et meilleure connaissance de la proximité. Avec traces-projection imprimées et trace article-et photos- sur site. Réseau interconnecté avec celui qu’anime le SIVU des Inforoutes de l’Ardèche, dense, riche et ouvert, mais ponctué aussi de visages connus et de temps partagés [2]. Réseaux plus larges où nous participons avec lui, comme, au niveau régional, Formavia, avec là aussi des temps de rencontres et visages identifiés... Et il y a aussi le livre-réseau à plusieurs mains, comme Roman/Cinéma 2010... Où ce sont les liens qui font réseau.




Donc des réseaux calés sur des rencontres et/ou échanges effectifs. Autres réseaux sociaux ?

-  Twitter : des utilisations ponctuelles, notamment pour laisser des commentaires...

L’intérêt du bref et sans doute ses avantages ? Ses inconvénients aussi avec ces liens qui n’apparaissent plus ou ces vidéos devenues trous noirs. La construction de connaissances ne demande-t-elle pas la durée, la trace, la possibilité du contrôle ?

-  Nous avons interrogé des utilisateurs connus, réguliers et convaincus de Facebook.

B. 20 ans : " C’est un peu comme un message en direct avec des gens que tu peux rencontrer et que tu ne connaissais pas"... " Un peu comme un site simplifié où tu peux faire des rencontres, avoir des conversations simultanées. C’est ton coin où tu mets et montres ce que tu aimes, ce que tu veux faire partager aux gens... Des images. L’écriture ? Une écriture courte comme un SMS en plus direct, immediat. Du direct. Une webcam sans webcam"...

N. 55 ans ; "C’est immédiat, ouvert à tous. J’y mets cent photos, mes enfants, de divers coins de la planète, y accèdent immédiatement... Je communique comme ça avec toute la famille."

La confidentialité ?

B. : "c’est quand on ne sait pas s’en servir que tout le monde peut tout voir..."


Des interviews à poursuivre et essais à faire, sans nul doute. A suivre




Un autre réseau qui s’est constitué et imposé à nous, celui, chaque semaine, des "découvertes culturelles". Manifestations proches dans l’espace ou proches par les intérêts communs. Des courriels, et, notamment, des lettres d’information - réseau numérique, lettre de bibliothèques... qu’on archive et exploite lors des mises à jour -les fameuses découvertes culturelles hebdomadaires... Il y a aussi le réseau créé autour du site et de sa lettre d’information, torsadant, avec le courrier au webmaster, diverses échelles d’échanges...


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Travail d’image où on pense à ? Raysse ? Adami ? Monory ? Mais à qui donc et exposé où ?


De nouveaux réseaux qui se cherchent et évoluent, mais en gardant, semble-t-il, un ancrage territorial et thématique polarisé par les pratiques qui, d’année en année, se sont développées aux Baraques, au sein de la Bibliothèque/PAPI municipale... La vie d’ici a mis le site, témoin et outil, plate-forme d’échanges, de création d’informations et savoirs, au coeur de la toile, et même de la planète. Un élément structurant du territoire. Par delà la communication, appréciée lors de consultations publiques, partagées sur grand écran, où chacun se sent impliqué, l’intérêt est manifeste pour les savoir-faire qui permettent de communiquer différemment, de manière diversifiée, pour des apprentissages donc et leur partage.

Comme des lunettes pour mieux voir ce qui arrive. Un réseau qui ne fonctionne pas à vide mais se veut en prise sur un réel qui évolue très vite. Lunettes ou jumelles, pour voir les évolutions à venir, comme, c’est normal en bibliothèque, celles qui concernent le devenir du livre, ou l’arrivée des systèmes d’objets intelligents...

Jacqueline Cimaz



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[1] ce qu’on appelle "un processus de patrimonialisation"

[2] lors, notamment des réunions des animateurs d’EPN -Espaces Publics Numériques.



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Retours sur insomnie pour prétexte


Une publication numérique sous Calaméo faite à partir du diaporama réalisé [1] à partir d’un montage sous traitement de texte sauvé au format PDF, diaporama vidéotisé ensuite sous Daily Motion, ou

une publication numérique sous Daily Motion dont les pages textes du diaporama, figées, avec leurs effets, par copie d’écran, sont devenues les pages textes du livre sous Calaméo.

Bref du beau texte découpé de Fatima Mana aux images/photo(s) de Jacqueline Cimaz, quelque chose en ce temps où Printemps des poètes et Fête de l’Internet s’entremêlent comme filets d’eaux sur pente ridée de côte camargaise, pour explorer le devenir-aujourd’hui du livre, d’une forme à l’autre, et surtout pas figée.

Un effort non d’"illustration" mais de recherche de correspondances, de flux de sens et à double sens entre texte et image, certes.

Mais surtout, l’objectif, c’était la création d’un outil pédagogique pour lancer le travail en Bibliothèque-PAPI... [2]

Bref, on en était là !


Et puis un message de Daily Motion nous signalant un commentaire sur notre vidéo. Inhabituel ! C’est quoi ? C’est qui ? . Et où ça s’trouve ?


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Sous la vidéo ! Des avis, Favorables ! Puis un commentaire !


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qui bien sûr fait plaisir [3] "Heures Indues", c’est quoi ?


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Clic sur lien et Pierre Ménard ! et quantité de vidéos fort intéressantes...

Et puis ce terme, "vidéopoésie"... La succession du Poéme-image des années 70 du GFEN ? Un mot en tous cas dont la forme fait sens et qui colle à notre projet Printemps des poètes/Fête de l’Internet.


Et puis on lit et on trouve UN COMMENTAIRE DE GINEY AYME adressé par lui à Pierre Ménard.

Que monde est petit ! Et grand !


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Bien sûr on clique sur "Ayme" - flamenco, vidéo et ces Stations à voir absolument


A voir et entendre. Station 6, la musique qu’on aimerait avoir créée !


Un autre concept aussi pour projets torsadés [4] Printemps des poètes/Fête de l’Internet, celui de "vidéoperformance poétique" (de Giney Aymes).

Mais bien sûr, c’est évident, la transmediatisation de la forme livre et -pour revenir à un article qui, déjà, date un peu - la ré-entrée en force du sens dans une poésie numérique transmédiatisée ? Une poésie où la forme fait sens, rythmée, cyclique, dense et polysémique...

Un tel régal et des buts si concrets pour travail d’atelier, que nous venons de créer cette nouvelle rubrique du PAPI "vidéopoésure" en hommage à Marseille, à Ayme et à cette très belle exposition présentée en 1993 à la Vieille Charité "Poésure et peintrie".

Une rubrique prête à accueillir vos créations.


Recette pour ateliers :

-  reprendre son livre numérique ou celui du copain,
-  copier les textes et les condenser pour sertir le sens,
-  faire une copie écran des pages-images,
-  retravailler des photos ou images ou en introduire d’autres (mais en limitant le nombre - préférer trois images travaillées à dix "simplement belles" photos)
-  recomposer le tout sous traitement de texte
-  sauver au format PDF
-  faire éventuellement quelques enregistrements vidéos ou sons
-  faire un diaporama avec ces matériaux
-  vidéotiser ce diaporama

Si vous souhaitez poursuivre l’exploration de la forme-livre :

-  faire des copies d’écrans des pages textes avec effets diaporama.
-  les retravailler sous logiciel de traitement de l’image,
-  recomposer un ensemble pages textes/pages images (ou page images/textes, pages images/images),
-  introduire les liens hypertextes utiles,
-  sauver au format PDF. Vérifier la mise en page.Vérifier les liens, notamment vers la vidéo.
-  publier sous Calaméo en ajoutant éventuellement du son...


Bien sûr il est toujours possible, si on débute ou manque de temps, de faire, à deux, un juste quatre pages (vidéo et/ou Calaméo)...

Jacqueline Cimaz



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[1] sous Movie Maker

[2] Manque le son - musique libre de droit, surtout sons que nous aimerions créer.

[3] C’est vrai que plusieurs personnes expertes nous avaient dit que le travail de l’image sur le site avait certainement pesé dans l’attribution des Quatre Arobases, comme d’ailleurs la qualité littéraire de certains textes...




[4] au sens d’Ardoino

Une mise en ligne interactive

Voici quelques petites perles égarées d’une concentration, focalisée par un de ces travails en cours entouré de silence. Se pose alors, à la verticale de l’attentivité, de ces petites réflexions qui hors contexte, désépaississent le sens premier, le revêtant aussitôt de ces spontanéités d’où fusent une volée de rires.

E vient d’achever son livre numérique. JC lui propose de l’installer sur les étagères virtuelles de notre calaméothèque. E butte sur la dimension de mise en ligne et de monde entier, évaluée rapidement à la notion planétaire comme une mesure indéfinissable et s’en remet donc à l’envie d’apprendre et de découvrir.

De l’une à l’autre, entre les mots fragmentant l’instant, s’écoulent des résonnances retournées au fou-rire jaillissant.

-  E - textes et photos sur l’écran,  bon, je fais quoi là, j’arrête pas de cliquer !
-  JC - (balayant deux écrans) y a pas des choses qui descendent !
-  E - hé moi j’y suis pas, je l’ai toujours pas trouvé ! (le dossier évidemment)  appuyer dessus, une seule fois suffit ?  il est marrant lui !
-  JC - après il est redescendu tout seul
-  E - et pourtant, en vieillissant on s’arrange !  pourquoi il se met là ?
-  JC - il faut avoir l’index plus impératif,  la première page est pas belle ?
-  E - pourtant c’est vous qui l’avez faites !
-  JC - que vous êtes grosse ( en parlant du poids de l’image bien sûr !)  vous faites 200ko
-  E - merde, il est parti !
-  JC - lisez-moi le texte  continuez à tenir le machin bien enquillé
-  E - et bien alors, on en fait quoi de tout ça ?  c’est dans la langue française qu’il y a un S à ...  elle est un peu bizarre cette langue !
-  JC - avec ça, vous mettez le livre en bas  non - non - non, j’ai tout perdu
-  JC - non, je veux pas  je voulais le quitter  la souris m’a l’air fatiguée
-  (JC se retournant vers E) - quand il y a le sablier, tout est permis
-  E - connection en cours il dit !


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Entre temps, des Belges villégiateurs, habitués de la bibliothèque/PAPI, mêlent leur présence à l’action en cours et s’installent confortablement autour de l’écran, car bien évidemment, personne n’a entendu parler de calaméothèque. Qu’à cela ne tienne, le calaméo de E ne tarde pas à subir une navigation pédagogique toute cimazienne : on ne se refait pas n’est-ce pas !

Fatima Mana

c kwa krrive ?


Un message de Regards sur le numérique


Une double invitation à une rencontre avec Dominique Sciamma et à une rencontre avec Bernard Stiegler.


La date :

-  Mardi 8 février, 11:00 - 12:00 : Dominique Sciamma : Design : objets intelligents, objets vivants - saison 2.

-  Mardi 8 février,17:30 - 18:30 : Bernard Stiegler : De Twitter à Cinelab : technologies de la contribution et nouveaux espaces critiques


Dans un premier temps c’est bien sûr sur la rencontre avec Dominique Sciamma que nous nous sommes arrêtés.

Des renseignements donnés par RSLN :

...Sur cette question, vous pouvez lire notre enquête sur le design numérique, menée en quatre volets :

• C’est quoi, le design numérique ?

• Le « design de services » : quand le design veut permettre de mieux vivre ensemble

• Design numérique : le nouveau moyen de créer de la valeur ajoutée ?

• Comment devient-on designer numérique en France ?





Mots grapillés dans la conférence de D.Sciamma, image extraite d’une peinture de Jordi Casals.


Une problématique - ou un changement de paradigme ?

Dominique Sciamma :

« Apporter de l’intelligence à l’objet va profondément modifier l’expérience de l’homme, et transporter les enjeux numériques dans le monde réel. C’est tout l’enjeu du dialogue entre designers et développeurs, dont la qualité sera garante de celle de l’expérience finale des utilisateurs. »

« En 2011, alors que le corps devient manette, que l’oeil devient commande, les "natural user interfaces" définissent le nouvel horizon de l’interactivité. "

Emergeant, entre sciences humaines et technologie, qu’est-ce "que la recherche en design, et comment dialogue-t-elle avec la recherche en informatique ? »

Et l’auteur de l’article d’inviter le lecteur, pour se mettre en appétit, à lire l’intervention de Sciamma aux Techdays 2010.

Nous vous invitons à vous livrer à cette longue écoute en cherchant la vidéo à partir du site de RSLN , en l’activant, juste sous la phrase « Pour vous mettre en appétit, retrouvez son intervention aux Techdays 2010 ».


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Elle y est plus beaucoup plus rapidement accessible que sur son site d’origine. [1] et dans de meilleures conditions.


Pour une mise en appétit, c’en est une !


Des objets qui n’existent pas pour des usages à inventer.

L’appel à une pensée magique...

L’utopie moteur de... disait... ?


On vit avec le design numérique ce qu’on a vécu avec l’informatique dans les années 70...dit Sciamma.


Nous vous invitons à venir en parler avec nous en bibliothèque-PAPI [2] pour :

-  découverte ou redécouverte de la vidéo, avec arrêts pour débat ou débat à la fin suivant le cas. (Un exposé de fond et à la fin, des projets concrets d’étudiants qui donnent des références en ouvrant les possibles... En cours de parcours quelques évocations réjouissantes comme l’escalier qui s’ouvre devant vous et se referme après, la chaise qui, en relation avec votre carte vitale soutient et chauffe la vertèbre qui en a besoin, sans oublier le porte-manteau qui n’aime pas votre ami et refuse ses vêtements...)

-  Un peu trapu ? Peut-être ... Posant des problèmes de fond ? C’est sûr ! Demandant une vigilance citoyenne ? C’est certain, l’auteur le dit qui parle de la responsabilité du designer et de la nécessité d’anticiper les usages ou détournements qui pourraient se faire de ses inventions...

Passionnant ? Sûrement ! De la science-fiction à la vie de nos jeunes dans quelques années...

Et puis la découverte d’un contexte utile à une meilleure approche des arts numériques...

Jacqueline Cimaz

NB. Un regard à avoir aussi sur l’IRI, centre Pompidou



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[1] soit àdécouvrir bien sûr, après...




[2] Nous avions avancé la date du vendredi 4 mais plusieurs personnes intéressées n’étaient pas disponibles n’ayant pas été informées assez tôt. Nous proposons donc la possibilité de consultation-projection et échanges en bibliothèque aux heures normales d’ouverture,notamment le jeudi 10, d’organisation d’ateliers, puis de débat à une date, un jour, et suivant des modalités à définir ensremble.

SIVU des Inforoutes de l’Ardèche


La naissance d’une lettre d’information.

Tous nos compliments pour cette venue au monde.

Un outil important et qui traduit une évolution et une croissance intéressantes du SIVU, non seulement dans le domaine des équipements et techniques mais en celui de la médiation et de la réflexion sur la culture numérique.


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On pourrait ajouter le développement et la structuration du territoire avec ces 68 arobases et ces 30 communes impliquées... Ne sont citées que les quatre arobases mais sont aussi à prendre en compte les trois, deux et une arobases, et puis ceux qui font sans avoir répondu aux sollicitations des Inforoutes quant à l’appel à concours.


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De plus amples renseignements, images et vidéos sur le site du SIVU.

Le SIVU auquel nous renouvelons nos remerciements pour nous avoir fait connaître Villes-Internet. Une découverte de laquelle on apprend tous les jours.

Un SIVU aussi dont nous apprécions l’évolution de ces dernières années, l’ouverture croissante au culturel et au pédagogique...


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Le site du SIVU des Inforoutes de l’Ardèche.




Une précision en ce qui concerne Saint-Apollinaire-de-Rias. Nous nous sommes renseignés sur les critères d’évaluation - et comme nous l’indiquions les critères de taille des communes n’étaient pas discriminants.

Après analyse des données publiées,  [1]examen fin du palmarès de la page 15, des études de Villes-Internet (p 9,10,13), débat et réflexion, nous pensons que ce qui a été déterminant pour nous c’est le côté "recherche-action", de notre travail sur livre et écritures numériques, associant
-  un travail de niveau universitaire quant à la réflexion de fond avec partenaires ou correspondants de très haut-niveau engagés dans la recherche la plus actuelle sur des problèmes émergents qui sont lourds d’enjeux culturels, cognitifs, économiques et sociaux, [2]
-  une pédagogie du projet orientée par ces travaux, proposant des références de qualité et accessibles, et débouchant sur des activités articulant les intérêts et niveaux de chacun à des buts définis en commun et régulièrement réévalués,
-  une démarche d’évaluation-régulation dans nos divers ateliers en bibliothèque, milieux scolaires ou avec le public hors-les-murs,

ou plus simplement, la qualité pédagogique du travail de médiation - interculturel et intergénérationnel, et la fidélité à ce que nous avons fait inscrire dans la charte du CDRA il y a quelques années, et a aussi été revendiqué par le Parc des Monts d’Ardèche : ce que nous appelons "tenir les deux bouts", les exigences de qualité artistique, littéraire, scientifique... d’une part, et de l’autre, la prise en compte de la culture de chacun et de tous - ou torsader à tous les niveaux la démarche Malraux et celle des écomusées ...

Jacqueline Cimaz



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[1] un document à télécharger

[2] cf notamment la lettre d’information de Frédéric Kaplan, ses exemples sur le devenir machinique du livre...



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A petites touches discrètes


du recueil de mémoire en écriture numérique.

Quand la Bibliothèque est l’ancienne école...

Quelques photos pour cadrer l’émotion...

Et puis les mots qui se bousculent, ces phrases allusives. Parce qu’on sait bien.

Certains même si... la plupart d’ailleurs, n’allaient pas au collège. La classe-sas. L’aiguillage social, la sensation de gâchis qui faisait faire des bêtises.

Quête d’une reconnaissance quelque part ?

Pour manque d’enfants. Et parce que ?


L’inspectrice qui dans une école de campagne au fin fond du Lot-et-Garonne, au hasard d’une inspection, au tout début des années 50, sortit Inès Cagnati  [1] de l’oubli d’une classe de Fin d’Etudes pous la faire entrer directement en 5ème ou 4 ème au collège. Un presque conte de fées. Là il y avait bien sûr le boulet de la pauvreté, il n’y avait pas celui de l’Assistance Publique, mais celui du très dur traitement de l’immigration italienne... Apprendre pour comprendre. Apprendre pour venger ? Apprendre pour exister. Tout cela est bien loin. Et il y a eu depuis tant d’autres vagues d’immigration...


Donc ici, en bibliothèque, un reflux de mémoire, la prise de photos qui fixe et endigue, quelques phrases pour dire le pourquoi des photos et calfeutrer l’émotion ?

On a écrit sous word, travaillé les photos, soigné la mise en page dans le calme du PAPI.

Ecriture numérique ? Ben oui... Modeste certes, un début. Ecriture sobre aussi...


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Un petit livre de rien du tout ?


Sûrement pas ! Un petit livre dense qui pète de ces non-dits scolaires et sociaux banaux et bouleversants...


Comme ce Roger Cimaz placé à quatre ans dans les fermes pour qui l’école était lieu de repos, qui aimait lire, mais qui, quatre-vingt années plus tard envoyait encore sa fille à sa place à la bibliothèque pour lui sortir des livres. Qu’aurait-on pensé de lui si on l’avait vu là ?


Anecdotes ? Peut-être... Y penser toujours quand on interprète des résultats d’évaluation...


Mais où nous envoies-tu Eliane avec ton puits ?

Et au fait ? Le ou les sens de ce puits ?

Jacqueline Cimaz

NB. Depuis la publication de ce texte nous avons reçu une demande de renseignements (datation notamment), de la part des "Amis de la mémoire pédagogique" -> http://memoirepedagogique.free.fr/memoirepedagogiquefree/Accueil.html], association soutenue par l’IUFM et l’Université de Montpellier.


La suite, le paysage sonore


Enregistrements en bibliothèque, échanges... Et puis le montage...




Infinis sons d’école d’Eliane par LesRias


Bien écouter jusqu’à la fin...

Plus d’informations sur les modalités de travail en bibliothèque... cf le compte-rendu d’une séance de travail...


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[1] L’amie de la classe de philo à l’Ecole Normale de La Rochelle, l’amie des 17-18 ans, devenue romancière , une écriture sobre, retenue, lourde d’indicibles vécus...



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« D’ici 2015, un livre sur cinq ou six devrait se vendre au format numérique »


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Invité à un débat RSLN , [1] sur « le livre numérique c’est pour bientôt », Frédéric Kaplan prend position au sujet du «  devenir machinique du livre  » Une prise de position qu’il explicite dans son blog

-  Un livre qui en « devenant "application" sur l’écran d’une tablette, d’un ordinateur ou d’un téléphone... » intègre dans son programme la définition même de son interactivité.

Auteurs et éditeurs se muent en « ingénieurs-architectes », concevant, organisant les chemins de lecture que le lecteur pourra prendre, et régulant les parcours, spécifiant donc les types d’expériences de lecture offerts.

Le format Bookapp, proposé par Kaplan, est conçu comme un langage de programmation pour livres-machines. [2]

On peut voir des exemples de ces livres machines comme le catalogue Jaegger L’édition de luxe. [3]

Des pages avec menus déroulants [4], liens, formulaires, incluant texte, images et vidéos, composites et complexes , changeantes, riches d’allusions littéraires, où le noir et blanc se colorie discrètement de teintes chocolats-raffinés - la légende Reverso - le mélange d’époques d’innovations -femme aéropostale ?... et d’autres vidéos accessibles par liens extérieurs, par exemple vers your tube , la possibilité du choix de la langue, du Multi fenêtrage, de parcours d’articles brefs mais pas trop dans ces fenêtres - avec des liens discrets , de traductions, un graphisme et des couleurs sobres et puissants...

Puissance d’un livre, livre/site ou livre/sites, films... Ecriture numérique, transmedia, textuelle, plastique, dénotative, connotative...

Un exemple qui prospecte et oriente...

Livre-machine certes, mais machine comme machinistes au théâtre, non ? Mise en scène. Ne pas en rester au « catalogue », ni même à Barthes. L’extraordinaire complexité et richesse de la construction du sens.

Machine ? Les Temps modernes ? Luxe, calme et volupté ? "Emotion à l’ordre" ? Sens d’un choix publicitaire que fait entendre la Haute Couture ? Avedon, invité par Lacroix, Arles 2010 ?

De quoi, en tous cas, insuffler du sens à nos tout-petits et très modestes bidouillages en PAPI...

Jacqueline Cimaz

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[1] cf aussi, sur ce site des informations artistiques intéressantes, des éléménts d’informations sur le rôle du Net en Tunisie , sur des expériences littéraires où les contraintes de Twitter sont réutilisées comme consignes de l’Oulipo, ou sur des questions qui appelleraient un débat de fond avec les professionnels concernés, par exemple sur le développement du télétravail dans la fonction publique

[2] Les Bookapps sont des "livres-applications" , adaptés aux nouvelles interfaces de lecture

Un concept intéressant. Mais il semble que l’introduction de l’interactivité, soit le travail d’ingénieur-architecte, reste du domaine du vendeur-créateur et ne puisse être celle d’un acheteur-pionnier ce qui en limiterait considérablement l’intérêt ? N’y aurait-il pas option possible ?

[3] Mais ne peut-elle avoir ce rôle pionnier et créateur que joue la Haute Couture ?

[4] horizontaux et verticaux, une ressource que n’a pas notre modeste site !



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Une reconnaissance officielle


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Bordeaux oui ! Mais Saint Médard en Jalles... Et bien sachez que cette ville de 27000 âmes nous a ouvert ses portes pour la 12e remise des labels « ville-internet ».

Deux journées denses avec des conférences, ateliers, formations, démonstrations d’initiatives numériques, dans un espace où les structures labélisées ont pu exposer leurs actions au niveau local et partager l’actualité numérique en constante évolution.

St-Apollinaire de Rias - Bordeaux, plus de 700 km. De quoi recouvrir la distance d’une certaine curiosité même si en hiver, les régions traversées ont des nudités paysagères similaires.

GPS et coyote embarqués, Carcassonne, Toulouse, Montauban longent des souvenirs ou l’idée photographique que l’on s’en fait en s’appuyant sur un écho ou un reportage télévisé.

Dûment badgée, la délégation de Saint-Apollinaire rejoint les Inforoutes de l’Ardèche. Matériel installé, elle rentre dans l’échange et la prospection, découvre de nombreux stands - celui de l’association « grapholine » où sur écran, le simple acte de dessiner produit un son, autre exemple avec « média-cité » : centre de ressources pour les usages du multimédia. Diverses plateformes de ressources numériques solidaires sont proposées avec un panel d’activités dont le but est un accès équitable aux usages des nouvelles technologies

Un dénominateur commun circule entre les différentes collectivités et associations présentes qui proposent des espaces innovants, spécifiquement travaillés au numérique.

Le PAPI de Saint Apollinaire-de-Rias rencontre un franc succès avec son travail sur l’écriture et le livre numérique - Calaméo oblige !

Un langage immédiat s’installe au milieu des représentants, venus de la France entière et des Dom-Tom : « Le numérique en faveur d’un internet local et citoyen - fracture numérique et démocratie de l’Internet », des pistes et objectifs pédagogiques à créer ou poursuivre.

Si l’on remonte quelques saisons en arrière où le PAPI de St Apollinaire se déclinait au scepticisme ambiant, cette récompense nationale, et qui plus est à l’une des plus hautes distinctions : 4 arobases, (les cinq n’étant jamais remises à la première participation) souligne le travail visionnaire entrepris et l’inscrit dans une reconnaissance officielle.

Fatima Mana



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Une transmission précoce


grâce à ces nouvelles souris bien adaptées aux mains des dix-huit mois. Elles sont vite et bien prises et tenues - même si la latéralisation n’est pas fixée- et leur fonctionnement est très vite appréhendé : les promener sur les images de livres cartonnés. A la rencontre d’une image, par exemple de l’éléphant, l’animal est nommé, décrit... Déclencher par soi-même le texte oral ! Et les gestes s’affinent très vite ; une coordination occulo-audio-motirce qui progresse très vite...


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Une avancée discrète avec ce jeu accessible en supermarché, de l’Internet des objets ? Une préparation aussi des tout-petits à d’autres apprentissages. L’entrée d’emblée, dans la culture numérique...

Décidément, une acquisition à faire en Bibliothèque-PAPI...

A suivre...

Jacqueline Cimaz





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Rencontre de l’équipe Ecran Village-Bibliothèques


impliquées dans le week-end Roman-cinéma d’octobre 2010.


Temps de partage autour d’un buffet constitué par les uns et les autres...


D.Pirat présente ensuite la vidéo qu’il a tournée lors de ce week-end - au moins des passages, notamment sur l’intervention de Frédéric Pierrot, l’acteur de "Elle s’appelait Sarah" , [1] interviewé par François Quet, la lecture de M.Berthet. Une allusion aussi à la présentation du "livre numérique" sur le week-end Roman/cinéma 2009, de la Bibliothèque de Saint-Apollinaire-de-Rias.

Un temps aussi autour de "Les beignets de tomates vertes", un film réalisé par Jon Avnet dont la thématique rejoignait celle du week-end.


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Une soirée conviviale et fructueuse, et des rendez-vous pris - quelques que puissent être les difficultés d’hébergement en 2011...

La volonté unanime affirmée par tous de faire vivre Ecran Village au delà de ce que chacun veut considérer comme une crise de croissance.

Faire vivre Ecran Village : faire vivre la qualité et faire vivre la ruralité.

Ecran Village, un réseau rural exemplaire...

Jacqueline Cimaz




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[1] un film de Gilles Paquet-Brenner



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L’importance de la transmission familiale


Quand les petites filles ne reçoivent plus seulement poupées et dinettes pour Noel, mais un ordinateur ! Certes un ordinateur-jouet différent de celui de l’école. Mais le transfert est vite fait. Et puis la dimension ludique est importante.

Un ordinateur féminisé aux couleurs de poupée Barbie ou de petit poney ? Certes, mais un ordinateur qui, dès que les piles seront en place, marchera...

Et c’est le second, dans la progression pensée par les parents pour leur fille [1]...

Un cadeau remis par le papa dans un cadre lié symboliquement à son activité sociale.

Des fonctionnalités à découvrir, mais qui, très certainement, ont quelques relations avec le transmedia...

La forme ? Et alors, que sera celle de l’ordinateur dans cinq ans ?


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Des comportements des jeunes parents de nature à faire évoluer en profondeur les constats du rapport Donnat  ? [2] Des comportements que l’école, les crèches, les centres de loisirs... ne peuvent ignorer...


Quand on nous dit que la découverte de la numérisation représente un bouleversement plus important pour l’humanité que celui entrainé par la découverte de l’écriture... Un comportement des fabricants de jouets et des jeunes parents intéressant, à suivre et analyser, y compris dans sa complexité et ses éventuelles contradictions...

Une série de questions notamment qui prennent une nouvelle résonnance : quelles évolutions des relations entre travail et loisirs dans le contexte du numérique, entre arts/sciences et jeu, entre réception et création... ? Quelles nouvelles niches d’utilisation ? Et, bien sûr, quels choix citoyens ?

Et puis cette créativité des jeunes générations dans la transmission, ces réponses inédites et diverses, ces intérêts et capacités d’apprendre des enfants...

Jacqueline Cimaz



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[1] élève de grande section de maternelle !

[2] Rapport sur les pratiques culturelles des français à l’ère du numérique où il s’avère que les inégalités sociales dans l’accès à la culture seraient non seulement reproduites mais accentuées dans le domaine de la culture numérique - l’internaute le plus assidu se recrutant chez les plus de bac+5, les étudiants, les hommes plutôt que les femmes...



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Nouvelles du numérique

1. Des référents à partager :


1.1. Le réseau Formavia son site, ses articles

1.2. Divers comptes-rendus sur le site de la Bibliothèque-PAPI de Saint-Apollinaire-de-Rias.

1.3. Le diagramme de l’Homo Numericus Un outil intéressant mais un outil dont la datation n’est pas évidente, ce qui peut susciter quelques questions . Un outil en effet, dont la catégorie « culture artistique =cyberculture » parait quelque peu périmée : pas de lien sur l’approche heuristique (de l’information, des situations...), « créer avec l’ordinateur », mais la conception d’ensembles d’appareils du même ordre ou hétérogènes, avec des complémentarités d’usages inédites ?... « usage de l’ordinateur pour lire, regarder, écouter... » Ne demeure-t-on pas dans le passif ? Rien sur la nature de l’écriture numérique ou de l’orchestration d’écritures numériques - textuelles, iconiques, sonores, cinématographiques, interactives (y compris au niveau du sensoriel...) ?... et donc de leurs lectures. Ne reste-t-on pas dans un schéma encore très bureautique qu’il conviendrait d’actualiser ? La dimension prospective ? La place de la robotique dans la culture numérique ? Le rôle des arts et de la culture artistique (et scientifique) dans la prospection, l’anticipation ? Et les arts numériques ? Sont-ils réductibles à « créer avec l’ordinateur » ?


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Ne risque-t-on pas de former des formateurs incapables de former des jeunes qui entreront dans la vie active d’ici 10 ou 20 ans  ? Que seront les machines d’ici là ? Conditionner à des pratiques dont l’obsolescence arrive de plus en plus vite (cf les débats LSE ou Basic du début des années 80 ?...) ou développer des compétences permettant d’utiliser et d’anticiper les innovations, de les comprendre, s’y adapter, mieux, de pouvoir intervenir sur leur mise en place et même sur les grandes lignes de leur conception, dans un nécessaire débat citoyen ? Culture numérique et culture non-numérique, ou culture générale à l’ère du numérique, ou plus précisément, du 21ème siècle ? Une culture générale liée aux pratiques émergentes nées notamment avec la généralisation du téléphone portable... Quelles incidences sur la réception, l’émission, la création, les relations, les liens entre flux éphémères et banques de données, la construction des savoirs et savoir-faire, sur la personnalisation, l’hominisation ? De nouveaux champs ouverts et à ouvrir aux investigations scientifiques et artistiques...

1.4. C’est pour cela que nous avons apprécié le choix régional d’entrer en réflexion sur la culture numérique par les voies philosophique et artistique... A ce sujet, notre article, comme référent local et une synthèse d’après réunion Education Nationale/artistes numériques, qui constitue un outil intéressant, accessible par Google


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Culture d’ écrans


1.5. C’est pour cela que le projet du PAPI de la Bibliothèque Municipale de Saint-Apollinaire-de-Rias qui va être soumis à la prochaine AG de l’association gestionnaire, Les Rias, associera à la poursuite de la réalisation de petits livres numériques individuels conçus à partir des intérêts de chacun et de travaux de groupe pour des apprentissages précis, une découverte des arts numériques, un questionnement sur l’écriture numérique/programmation, déjà à partir d’une interrogation des spécificités de l’écriture numérique utilisant les critères du poétique - cf le travail effectué à partir de « Secousse » , revue numérique de poésie d’Obsidiane (et non pas revue de poésie numérique) et l’analyse du déroulé du projet artistique concomitant des Rias « Du recueil de mémoire à l’écriture transmedia », associant la poursuite du travail avec Sébastien Camboulive, un partenariat avec Alexis Chazard et ses étudiants de l’Ecole Régionale des Beaux-Arts de Valence et une résidence de Jean-Pascal Dubost.


Notre réponse, par modeste recherche-action à une demande régionale qui situe les enjeux :

"Ce que la Région construit aujourd’hui, c’est l’aménagement numérique de demain, l’infrastructure sociale du territoire rhônalpin. La formation est un enjeu capital, mais surtout structurant : il s’agit maintenant de jeter les bases de l’identité numérique de demain, de donner les clefs des enjeux à venir, sans attendre d’avoir encore creusé l’écart. Dans un monde en perpétuelle transformation, vos remarques sont essentielles pour avancer."

Un appel que nous reprenons volontiers : une participation souhaitée au débat que nous nous ferons un plaisir de relayer, qu’elle s’exprime par webmaster, courriel, ou autrement...

Jacqueline Cimaz



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Exposition/rencontre empêchée



-  30 cm de neige, ça se déblaie... en partie...
-  des restes de 10 ou 15 cm gelés par des -8° peuvent devenir pièges incontournables [1]

La preuve par l’image n’existe pas.

Ceci n’est donc évidemment pas une preuve par l’image...


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D’après les photos prises, plus tard, par Fatima Mana


Et quand la sagesse populaire sussure de tous côtés...

-  "Vous avez peut-être eu de la chance de ne pas pouvoir partir !"
-  "D’ailleurs l’Isère est en alerte orange ; la préfecture conseille de ne pas prendre la route sauf obligation incontournable..."

Nous ne savons pas à ce jour si la rencontre a été ou non maintenue, ou reportée...

Un thème - "arts et numérique" - particulièrement intéressant. Un cheval de Troie pour entrer dans la complexité de la culture numérique. Une justification - a posteriori - du choix fait dans notre PAPI pour l’approche - par l’image- de la formation B2i adultes.

C’est là que la visioconférence...

Jacqueline Cimaz



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[1] Hors station s’entend...



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Un projet qui se ramasse pour mieux s’exposer


Dans le cadre de la rencontre régionale du 3 décembre 2010, à Voreppe, du Réseau numérique Coraia, nous allons proposer un projet ou plutôt un ensemble cohérent.


"Du livre imprimé au livre programmé ou du recueil de mémoire à l’écriture transmedia."


Une présentation Bibliothèque/PAPI municipale (travail sur le numérique, B2i...) et Association Les Rias (Intégrée au réseau des structures de diffusion Arts Plastiques 07) pour un projet intergénérationnel et interculturel, ouvert à tous.

Ce projet global comporte en fait 3 phases ou sous-projets.

-  « Media en quête d’identité » Fête de la science 2010 : du livre imprimé au livre numérique (et non numérisé). Réalisation d’un livre numérique avec 2 classes de 6ème,

-  « Mouvances » projet arts plastiques et visuels sur l’eau, les flux et réseaux : création aux marges, avec la population, de petits livres numériques interactifs publiés sous Calaméo et réflexion sur l’écriture hétérogène et composite, et sa lecture
-  "Du recueil de mémoire à l’écriture transmedia" avec 3 résidences : Camboulive, artiste utilisant la photo et la vidéo, et les superpositions, Alexis Chazard et ses étudiants de l’école régionale des Beaux-Arts de Valence (début 2011), Jean-Pascal Dubost, auteur et président de la maison de le poésie de Nantes.(1er semestre 2011)

Ce projet doit déboucher sur des écritures numériques diverses.

Le travail en cours avec Camboulive a déjà été suivi par des ateliers de création par superposition de photos standardisées et transparentes sous Photoshop Elements (et interrogations sur l’identité et la communication). [1]

A noter également tout au long du projet, divers types d’ateliers d’écriture.


Un projet qui accompagne le passage en cours du livre imprimé au livre programmé dans un contexte qui évolue très rapidement et où on compare la numérisation à la découverte de l’écriture....


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Balade en téléphone portable


Un projet global qui demande du temps : en fait enchaînement de deux ou trois années de programmation-résidences à partir de la logique interne de développement du projet.


Un projet qui a impliqué de multiples partenariats : le CCSTI 07, la Région Rhône-Alpes, le CDRA-ValDAC, le Département de l’Ardèche, les municipalités de Saint-Apollinaire-de-Rias, Châteauneuf-de-Vernoux, Saint-Basile, Saint-Jean-Chambre, Saint-Julien-le-Roux, Saint-Maurice-en Chalencon. En amont nous avons aussi eu les aides du CNL et de la DRAC. A noter aussi l’aide de divers sponsors dont Véolia Eau-Environnement...

Un projet qui a déjà débouché sur des résultats tangibles : outre les installations plastiques qui ne concernent pas le volet présenté du projet, les réalisations (livres numériques...) et avant l’expérimentation B2i Adultes et ses certifications à partir d’un apprentissage essentiellement ancré dans le travail de l’image, des créations plastiques à partir d’outils ou matériaux photographiques et puis l’oeuvre de Sébastien Camboulive réalisée à partir de 142 photos.

Le développement de la culture numérique, de nouvelles compétences en matière de formes de lecture et d’écriture toujours plus complexes.

Un projet qui répond à des enjeux.

Quand on analyse la synthèse du rapport Donnat il paraît évident que l’entrée par les arts et la culture est cohérente avec la volonté de réduire ou du moins de ne pas aggraver ces disparités culturelles dont il s’avère que le numérique les reproduit s’il ne les creuse pas..


Alors la réflexion et la participation sont ouvertes.

Jacqueline Cimaz

NB. La fiche-projet avec liens, est téléchargeable ci-dessous au format PDF.



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[1] Il devrait aussi soutenir des investigations scientifiques de notre projet Sciences 2010, sur la biodiversité, avec une interrogation des familles de fleurs du Mézenc...



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Fiche-projet

Notes de lecture d’un billet et de ses liens


ce billet ? La Feuille , le blog d’Hubert Guillaud, [1] sur le Monde - La Feuille du 14/10/10


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«  L’industrialisation accélérée dans laquelle nous conduit le numérique n’apporte pas que des externalités positives.  » souligne Hubert Guilhaud qui s’inquiète quant aux évolutions possibles du rôle de l’auteur, de sa reconnaissance et des ressources que l’Internet peut apporter dans la communication auteur/lecteurs...

« Comme le clament Thierry Crouzet et François Bon, mon meilleur livre est mon site. » [2] écrit Guilhaud qui s’appuie sur l’analyse de la « grogne » des auteurs de BD - exemple qui permet d’insister sur la différence numérisé/numérique, « les solutions militantes et impliquantes qui créent des contenus via des écrans pour qu’ils soient lus sur des écrans, avec une personnalisation toujours plus forte de la relation entre le lecteur et l’œuvre » relevant de ce dernier.


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le numérique en effet, n’est pas seulement outil de diffusion et de communication anonyme, transparent, mais « matière même de la création ». Nous préciserions : dans les contenus, la transmission elle-même, son interactivité et la gestion de celle-ci.  [3]

Quelle serait la place des investigations, de la recherche et de la création avec une production industrialisée qui morcellerait le travail, opacifierait les procédures, évacuerait les processus [4], et s’avèrerait extrêmement onéreuse ?

Guilhaud note que le numérique « aussi peut conduire à une édition sans éditeurs, à un formatage généralisé des contenus, à une industrialisation jusqu’au-boutiste, même des formes innovantes... »


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Il termine cependant par une note d’espoir :

« Heureusement, il y a une chose qui ne semble pas industrialisable. C’est la relation entre l’auteur et le lecteur. Et c’est certainement sur elle que repose la réponse à l’industrialisation des contenus numériques à venir. »

Nous ajouterions "l’intervention citoyenne sur les choix industriels", qui suppose les conditions et les moyens de cette intervention, c’est-à-dire la formation, une formation non seulement technique mais aussi culturelle et l’organisation de débats, de consultations de proximité sur les lieux de travail et de vie... [5]

Un billet très intéressant qui appelle à la réflexion...

Jacqueline Cimaz


NB. Les citations mises en exergue sont extraites des liens d’Hubert Guillaud. Liens actifs des images aux sites cotrrespondants



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[1] Rédacteur en chef d’InternetActu.net

[2] souligné par nous.

[3] Voilà qui renvoie au triptyque d’Aziosmanoff - langage/programmation/artisanat ?

[4] et le repérage de ces choix heuristiques qui intéressent le lecteur ou le spectateur

[5] ou des journées comme celle de Charbonnière...



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Quelles nouvelles pratiques ?


Une journée dans le cadre de la concertation régionale : "Le numérique : nouvelle donne, nouvelle politique culturelle ?"


Le numérique en débat


Organisée par la Région Rhône Alpes, cette journée de concertation sur le thème de la culture numérique avait pour objectif de recueillir avis et propositions des acteurs du numérique tels que les EPN et assimilés.

Le thème de cette rencontre « Numériques et nouvelles pratiques culturelles » a permis de redéfinir les utilisations numériques, leurs impacts et leur développement.

De nombreux acteurs étaient présents pour répondre aux nouveaux questionnements liés aux pratiques numériques. Une occasion de mieux les appréhender ainsi que leurs répercussions artistiques, culturelles, économiques, sociales etc..

Cette rencontre a permis de dresser un état des lieux et de valoriser démarches et expériences artistiques autour du numérique.

Plusieurs concertations sont d’ores et déjà programmées. La prochaine aura lieu à St Etienne le mardi 30 novembre, le thème en sera « Le bouleversement des modèles économiques de la culture ».

Cependant un bémol concerne l’accessibilité d’une mise à disposition participative dans cet espace de réflexion ouvert, proposé par la Région. Pour les Ardéchois, le Conseil Régional et son itinéraire se révèle toujours aussi problématique, confirmé par les bouchons, récurrents à certaines heures aux portes de Lyon et d’une pluie battante semant sur le parcours, une visibilité si réduite quelle frôlait la dangerosité, abandonnant derrière elle, l’impression d’une route à jamais éloignée de la sérénité.

Fatima Mana


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Pratiques artistiques et culturelles nouvelles à l’ère du numérique...


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Après l’ouverture du Président Queyranne abordant la délicate question de la gratuité, le Directeur de la DRAC situait l’offre de dispositifs et projets de celle-ci, rappelait les enjeux économiques et culturels, dont ceux de la diffusion culturelle. M. Saez, directeur de l’Observatoire des politiques culturelles évoquait le vécu en direct d’une révolution qui recompose, modifie, transforme, réagence, refonde... Il utilisait diverses métaphores pour dire l’ampleur des bouleversements actuels, les comparant à la naissance de l’imprimerie, du chemin de fer... Internet depuis 1994 s’est ouvert au grand public : 1 milliard ½ d’usagers - plus de 50% de la population en Europe et en France. Une vitesse de transmission inédite. Une bataille à mener : la lutte contre la fracture numérique relevant d’un sujet de droits essentiel...

-  > quelle gouvernance aux différentes échelles dont les échelles territoriales ? Une concertation transversale est indispensable. On ne peut pas enfermer le débat dans les seuls secteurs artistiques et culturels. Il faut voir ce qui s’invente sur le terrain, sur quelle économie cela repose... Le besoin existe aussi d’aborder enjeux esthétiques. D’où le choix de fabriquer des réseaux et récolter des points de vue...


Une pleinière situant les enjeux dont nous avons apprécié les diverses interventions et le choix délibéré d’une entrée par la philosophie et les arts visuels.


-  La philosophie : Daniel Bougnoux, philosophe, professeur à l’université de Grenoble, situé en philosophe de la Mediologie. Quelle culture le numérique fait-il advenir ?
-  Il évoque Borgès et Babel, la bibliothèque qui contient tous les livres.

Le monde numérique pose la question de l’extravagance ou de la dépression. Même si l’écriture a été une 1ère forme de mise à distance, d’objectivation, de refroidissement du message, faisant place à la raison, s’opposant ainsi à la parole... Cependant le livre a toutes ses chances dans la culture numérique : moins c’est sensoriel et plus c’est ouvert à la raison, or le livre est îlot d’ordre symbolique. L’Ecole est espace-temps fermé... Qui dit culture prescrit la clôture, l’ascétisme. La presse est ce qui presse ce qui passe. Chacun traite l’information. La religion n’est pas morte de l’invention du livre. Sous chaque écran, il y a une imprimante... Les représentations du politique ont été bousculées par la Démocratie participative. Il y a crise de la représentation...

Dans ce contexte, le numérique apparait comme "nouveau". Pourtant l’écriture ne s’expliquerait pas sans alphabet. Mais l’analyse de la chaîne parlée puis son découpage en bits est une étape nouvelle. L’écriture numérique est la plus grande mutation de l’humanité . Il y a une "Critique de la raison numérique" à faire. Internet n’est pas la clé de la démocratisation mais un outil démocratique... On constate la perte de leur forme pour les livres sur Internet. Le lecteur hybride, caviarde... Il y a mise à niveau démocratique entre émetteur et récepteur . Remanier, remodeler pour aller vers l’individu sujet, plus sujet (Cf différé d’Homère, Shakespeare... qui nous atteint juste). Le journalisme est un métamétier qui hiérarchise...

La pertinence apparait aujourd’hui comme supérieure à la vérité.

L’Ordre du livre comprend aussi lettres, courriels... Des traces, cartes d’identité, habitudes... qui expliquent la publicité ciblée avec cet intérêt des émetteurs pour la connaissance de la "trace" de chacun. Ceci peut receler quantité de dangers. [1] Mais la Raison vient de la mise en tournoi de l’info ; ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain, il faut saluer la bouffée d’air apportée par les changements numériques, avec les hybridations. Faire avec.

Etre un sujet, sujet cubiste selon nos réseaux...



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-  Les arts : Maurice Benayoun, artiste, co-fondateur et directeur de CITU/Paragraphe, Paris VIII : "création artistique et révolution numérique : l’art après la technologie."

Un carottage à faire dans l’appropriation du numérique (cf l’OPEN ART...) On parle souvent d’art après la techno [2] comme si la techno était déjà passée (comme fit l’électricité sur les ateliers peinture éclairés à la bougie...) Les indigènes aux USA ont très vite été élimités. Les indigènes de l’Internet ont été confrontés à la nécessité d’une survie vis-à-vis de l’impasse de l’électromagnétisme (Cf bombes atomiques qui annihilaient toute communication.) Avec Internet, si un chemin n’est plus possible, un autre peut être emprunté. A partir de là : démocratie directe ou système de surveillance le plus rigide qui soit ?


Un parcours personnel, dit-il, du plus traditionnel à la video, puis l’image de synthèse. Renaissance, révolution puis « mode »... On parle de révolution car on a tous subi le tsunami numérique. Y a t-il uniformisation ? Qu’est-ce qui différencie ? Nature des vérités, vérités scientifiques ? Créer la différence quand les postures sont similaires : un travail de la virtualité, pas du virtuel - condition de la plasticité du monde - forme et plasticité. Introduire la forme. L’image n’existe plus que pour me parler, n’est pas là pour toujours. Les systèmes de représentation savent à qui ils s’adressent [3]. Donc dans la virtualité, se pose la question du dialogue [4] Effort à faire pour la rencontre. Diverses occurences de la fonction phatique... Circulation entre livre et ce qui se dit dans le tunnel... [5] Palimpseste... (cf expérience du regard sur l’œuvre et de l’ensemble de la planète qui pouvait le voir au même moment sur Internet).

De l’immersion à la fusion : fiction dans la réalité. Où la fiction introduit des indices de décodage dans la réalité présentée - comme l’œil pris quand il regardait dans la boite (cf caverne de Platon). Travail sur le regard et la mémoire rétinienne conservée. Des moments, des regards, identités converties en fash-codes qui deviennent matière de la ville code-barres. Puis décodebarriser les codes barres. Travaux cités sur la mécanique des émotions. Carte de la peur. De reliques en objets marchands, cours des émotions du monde. Flux des émotions à acheter sur flux numérique... Design comportemental des champs émotionnels.  [6]

Beaucoup de perspectives ouvertes, esquissées, à comprendre, à découvrir. Un éclairage en retour aussi sur des travaux évoqués....

Bref, même si tout n’est pas appréhendé, une extraordinaire découverte et la mesure des champs ouverts... La possibilité offerte par le Net de se documenter, d’approfondir...

Une matinée d’une extrême richesse...


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Atelier 2 , artistes


Anne-Cecile Worms, journaliste, présidente de Musiques et Culture Digitales (MCD), Joris Mathieu, metteur en scène, directeur artistique de la Compagnie Haut et Court, Lyon, Igor Deschamps, fondateur de Metalab, pôle de créativité numérique, Lyon, Florent Aziosmanoff, auteur et producteur d’arts numériques, directeur de la création au Cube, Issy-les-Moulineaux, auteur de Living Art,. l’art numérique CNRS Editions, 2010.

Joris Mathieu, parle du numérique dans la machinerie, les accessoires et le spectacle théâtral à partir d’une œuvre de Volodine.

Igor Deschamps, Metalab. Recherche et production, économie et diffusion, et animation culturelle. Etude de préfiguration. Le réseau Arts numériques se met en place. ADN, création autour d’un 1er festival numérique à Lyon.

Florent Aziosmanoff, le problème d’aujourd’hui, numérisation de tout, partout, tout est numérique... Pourquoi un domaine plus légitime pour la réflexion ? Numérisation de tout comme électrification de tout... Papier ou e-phone, toujours du texte, ne change pas grand chose à la création, mais oui à sa vie, change les pratiques de médiation... Ex de la Joconde connue plus par ses images que par la vue de l’original... Quelque chose d’énorme va se passer au niveau de la médiation.

La création. Medium de la pratique de l’acte artistique : formulation d’un discours jusqu’à le rendre transmissible, langage plastique ou formel, artisanat pour fabriquer. On a un artisanat, des discours mais pas le langage d’une expression artistique qui serait exclusivement numérique... Une distinction discours / langage / artisanat qui, appliquée au livre, nous conduit à rapprocher ce "langage" de la notion de "programmation" avancée par Kaplan... Quand ce langage est créé, il sert à tous.

Retour sur une biographie liée à l’histoire du numérique : en 88 fondation d’art 3000 à Nice. Question ouverte quant au numérique... micro-informatique, 3D, synthèse, nouveautés se chassant les unes les autres... Trouver un angle qui soit stucturant pour l’ensemble. D’abord outils, expos du trottoir à Tokyo. Le journal Nov’Art ouvre des portes, permet de formaliser. Conférences, Etats généraux de l’écriture interactive. Il a fini par comprendre, auprès de gens comme Michel Bret, la spécificité du numérique : le programme. Capacité de réaliser des objets qui deviennent autonomes. Puis le Living art. Création d’une nouvelle forme artistique. [7] Living art avec "Corps complices" de Catherine Langlade. Image qui réagit à la gestuelle du spectateur. Dispositifs porteurs de certaines valeurs, une création qui s’ouvre aux spectateurs - SMS envoyés par spectateurs. Dans le Site, diffusion, médiation, création. Formaliser le langage...

Le site Internet du Cube


Un atelier intéressant, des projections inédites [8] et des discussions intéressantes. Là aussi, l’envie d’en savoir plus dans les domaines abordés ou esquissés...

Jacqueline Cimaz

NB. Des découvertes ultérieures sur sites qui prolongent une journée trop importante pour ne pas être sans lendemains...





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[1] Puisqu’il y a "excarnation" par les technologies de ce qui était incarné. Là c’est l’identité qui s’externalise. Cf Wiki...

[2] cf l’article essentiel sinon fondateur, Benayoun écrit :
-  " La matière symbolique s’est fluidifiée, elle a augmenté sa plasticité même s’il devient de plus en plus difficile de lui faire garder la forme qu’on tenterait de lui imposer. Le processus prend le pas sur la trace, le tracking (pistage, capture) sur l’empreinte...." ... ou encore :
-  " L’immatérialité est loin d’être la sublimation de la pensée humaine, car a contrario, c’est parfois la projection de la pensée sur la matière qui donne cette intensité singulière, et que l’on s’attachera à (re)trouver. La réification du flux, de la pensée en action peut devenir une forme extrême de son affirmation, comme elle l’a été par le passé, mais en conscience, comme un choix assumé d’arrêter le temps pour pointer l’empreinte...."

[3] ex : la spectacularité prenant en compte le retour du public

[4] ex « Faire l’amour » et « faire la guerre », les deux extrêmes du dialogue.

[5] "Le Tunnel sous l’Atlantique permet, dans un espace génératif temps réel, de se rencontrer en creusant dans la mémoire collective des deux pays. La musique interactive spatialisée, l’analyse comportementale, le profiling dynamique, la gestion dynamique de la base de données tri-dimensionnelle et informationnelle, l’insertion de la vidéo temps réel dans la réalité virtuelle partagée font de cette installation de 1995 un objet expérimental atypique. L’utilisation d’agents intelligents dans des espaces 3D dynamiques immersifs devient une signature que Maurice Benayoun développe avec une pièce importante World Skin, un safari photo au pays de la guerre (Golden Nica de l’Art interactif Ars Electronica 1998). Équipés d’appareils photo les spectateurs visitent le pays de la guerre dans une salle de réalité virtuelle (CAVE). Leur prise de vues contribue symboliquement à effacer la mémoire douloureuse. Par l’exploitation de la notion de situation que permet travailler les environnements immersifs, les oeuvres dépassent le stade de la démonstration technologique pour introduire de véritables questionnements. Plus récemment, comme une conséquence de son exploration des environnements virtuels, Maurice Benayoun définit le champ de ce qu’il appelle la Fusion Critique, où la fiction se mêle à la réalité non pour augmenter l’illusion mais pour la rendre plus lisible." (Sources : Wikipédia) " écrit Corinne Bourdenet dans sa synthèse de la réunion des interlocuteurs TICE Arts Plastiques - février 2009 - "Sitographie d’artistes numériques commentée", une publication du Ministère de l’Education Nationale, accessible par Google

Un document téléchargeable à l’appréhension duquel la Bibliothèque de St-Apollinaire pourrait consacrer quelques week-ends de travail ou une série de rencontres PAPI. Une richesse inouïe. Un article dont la lecture souligne s’il en était besoin, la qualité des choix de présentation effectués par les organisateurs de cette rencontre régionale...

[6] cf fauteuil comme animal de compagnie.

[7] Le livre

[8] comme celle, non retrouvée, (Shangaï ?) où on a l’impression de voir l’abstractisation du dragon chinois devenant enseigne lumineuse, sur fond d’hommage à la Pina Bausch de "Hongkong" en cour d’Honneur du Palais des Pape...



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Notes pour préparation de la journée du 4


La région Rhône-Alpes organise une série de journées de concertation sur la thème de la Culture et du numérique. « Le numérique, nouvelle donne, nouvelle politique régionale. »

Le 04/10/10 : Quelles nouvelles pratiques ?

Les Rias et la Bibliothèque -PAPI de Saint-Apollinaire-de-Rias seront présents le 4 octobre à Charbonnières. Nous participerons aux ateliers 2 et 3. Notre contribution à l’Atelier 1 : « Les publics et les populations » pour répondre à la demande de Guy Pastre.


-  Quel est l’impact du numérique sur les pratiques artistiques et culturelles ?

-  Il y a l’outil apporté pour traitement du texte et de l’image, les outils de tirage, de duplication, de retouches avec le trio scanner/logiciel de traitement de l’image/imprimante. Il y a de même les outils pour le son, la vidéo... Là le rapport reste externe au service d’un projet artistique n’impliquant pas directement le numérique.

-  Il y a de même les outils de communication permettant un travail collaboratif en ligne entre artistes, avec par exemple, les pratiques de run-book : un auteur écrit, un plasticien répond... ou l’inverse...

-  Il y a les outils de communication avec les informations sur les expositions, recherches, les images notamment vidéos qui donnent une idée plus précise de ce qui est proposé même si vous ne pouvez vous déplacer, qui permettent aussi de préparer les visites (cf Kiefer au Grand Palais), d’affiner les choix (ex pour choisir les expos photos d’Arles qu’on souhaite voir en une seule journée...), d’avoir une idée et la mesure de ce que vous ne pouvez voir (festival d’Avignon ou de Berlin...)

-  Il y a aussi un remplacement d’outils débouchant sur une modification des pratiques, par exemple avec l’appareil photo numérique. On n’a plus à épargner la pellicule, on peut recadrer, retoucher, travailler sur l’ordinateur. On peut superposer les images.

Des pratiques nouvelles intégrées aussi à l’argentique par Clergue par exemple (Montmajour Rencontres d’ Arles 2009).

Ceci a également des incidences sur le rapport texte/image qui n’est plus extérieur (« l’illustration » ou la « légende », mais intrinsèque...).

Et puis il y a la multiplication des formes livres, le livre numérique (et non numérisé) avec ses liens, l’image fixe, le son, la vidéo intégrée ou même le livre dans le livre...


Donc des potentialités inouïes, mais un frein culturel qui demeure comme l’a montré le rapport Donnat sur les pratiques culturelles des français à l’ère du numérique : les plus grands utilisateurs de l’Internet sont les plus grands lecteurs, les spectateurs les plus assidus du théâtre, de l’opéra, de la danse, les plus grands visiteurs d’expositions et galeries... et ont une formation initiale supérieure à Bac+5. Le numérique maintient au augmente la hiérarchisation culturelle mise en lumi-re par Bourdieu dans la seconde moitié du 20ème siècle.

Il nous semble qu’une fracture essentielle se situe au niveau de l’image et des références culturelles permettant sa lecture... (cf livre numérique des élèves de 6ème dans le projet "Media en quête d’identité")

D’où une question fondamentale : comment aborder le numérique ? Et une réponse qui privilégie l’approche culturelle pourvoyeuse de sens et non une approche techniciste qui enferme dans des conditionnements, ne facilite pas les transferts et ne préparent pas à des changements techniques inéluctables et fréquents...


Et puis il y a l’art numérique - de la vidéo au travail pictural sur les fractales, les bouleversements introduits dans les procédés photographiques et cinématographiques... et ceux qu’on peut attendre à partir du jour où hologrammes, transmedia et numérique se rejoindront dans un usage courant de qualité...



-  Comment l’internet redéfinit-il les pratiques amateurs ?

-  par les outils et l’ouverture en théorie, reste la hiérarchisation culturelle ? Une exception peut-être ce qui nait et se développe avec le téléphone portable... Mais là aussi l’accompagnement culturel est essentiel dans les quartiers... (Rôle notamment des MJC)


-  Pratiques culturelles traditionnelles et pratiques numériques se substituent-elles ? Se complètent-elles ?

-  Les deux ? On pourrait ajouter qu’elles s’influencent mutuellement - complexification de l’écriture textuelle (cf Venaille) - la « poésie numérique », les performances d’un Blaine...


-  Comment prendre en compte le développement de la culture d’écran sur la population et singulièrement sur les populations les plus jeunes ?

-  Les DS et autres jeux ? Des études et mises en commun comme lors des journées sur l’image au Lux, par le travail artistique, la vidéo, la danse (le corps dans les jeux vidéos...).

-  Par un travail de l’image à l’école - informatique et artistique, par l’initiation à l’écriture et la lecture hypertextuelles et transmedia... A quand des workshops à l’école ? Un gros retard pris et peut-être l’explication recherchée du recul des pratiques de lecture, parce qu’on laisse en friche tout un pan de la lecture et de l’écriture, qui justement requiert des apprentissages complexes et difficiles... ?


-  Quelles médiations nouvelles sont à imaginer à l’heure de l’internet et des TIC ?

-  Effort scolaire, périscolaire, des bibliothèques, centres de loisirs, universités (cf le laboratoire Paragraphe...)


-  L’internet permet-il de mobiliser de nouveaux publics, d’initier de nouvelles pratiques ? En quoi peut-il être un nouvel espace pour stimuler la participation des habitants à la vie artistique et culturelle ? ...

-  Si son usage s’intègre à la vie sociale et culturelle... Voir comment les jeunes s’emparent de nouveaux réseaux sociaux... Voir aussi les contenus de ceux-ci, en regard notamment de la fracture culturelle qui perdure...


-  Pour ceux qui ne seraient pas disponibles ce jour-là, je vous invite à nous transmettre vos contributions et témoignages sur des actions qui pourraient illustrer cette thématique.

Nous ne serons pas dans cet atelier parce que nous pensons avoir plus à apprendre dans les ateliers 2 et 3, et que nous comptons sur la qualité du compte-rendu.

Nos contributions ? voir les initiatives sur le site de Villes-Internet et sur notre site abordable à partir du guide récemment mis en ligne.




Atelier 2, les artistes :

-  ce qui nous intéresse plus particulièrement : « Quels bouleversements les technologies numériques introduisent-elles dans le rapport qui s’instaure entre l’art, les technologies et la science ? »

Un rapport qui n’est pas nouveau (cf. Vinci, cf. le Bauhaus, cf Barcelo, Nadj et la video, cf Nam June Paik, cf Julien Blaine à Privas, cf les journées sur l’image du Lux, le travail de Camboulive, les wokshops aux Beaux-Arts de Valence, notre projet 2010-2011... ) Une question à approfondir...



Atelier 3, les professionnels et les institutions :

-  le développement de nouvelles compétences, notamment en matière d’écriture et de lecture... écriture et lecture incluant le numérique et le transmedias et les intégrant... Quelles compétences ? Quelques recherches universitaires sur les nouveaux apprentissages requis ? Quelles incidences sur les programmes scolaires, les pratiques de lecture publiques ? Co-production et réseaux - nature ? modalités - formations ?



Donc plus de questions que de réponses dans ces notes rapides.

Jacqueline Cimaz





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A vous de lire


et de s’interroger : les petits "livres numériques" ou plutôt les tirages papiers des livres numériques ont eu beaucoup de succès.

D’abord parce que les photos étaient belles, que la neige et l’eau parlent et que ces petits livrets ressemblaient fort à des livres ou cahiers ordinaires...

Ensuite cependant, beaucoup de questions : "la différence elle est dans ce lien"... souvent la seule différence. Quand on est sur l’ordi et qu’on clique, on arrive sur le site... Fanny dixit.

Et puis il y en trois où on a d’autres liens ; quoi ?

Du son, un poème ? L’Ophelia de Rimbaud dit par une actrice, un cadeau de Télérama au Printemps des poètes ; ça c’est chouette, vous tournez les pages et entendez le poème... Juste une trace, quelques lignes dans l’imprimé qui ne font pas partie du texte d’ensemble et soulignent le manque.

A voir sur l’ordi, à découvrir de chez soi ou en Bibliothèque. Idem pour les vidéos - une avec le son de l’eau de la source de la Dunière - deux autres sur une même page c’est plus complexe.

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Et l’envie de s’y frotter pour découvrir, aller plus loin.

-  Fatima à Régine : "Faut qu’on s’y remette au livre sur les journées roman/cinéma et t’as vu - y mettre autre chose..."
-  Eliane, apprenant en plus que le B2i Adultes venait d’être officialisé, généralisé : je n’ai pas pu venir depuis quelques temps, mais là je vais pouvoir revenir, faut que je m’y remette"
-  Marie-Claude à Jacqueline : quand on va en faire, nous des petits livres ?
-  Très bientôt ; pour les photos vous savez faire. Quant au texte ? Il y aura des dessins, des mots, mais aussi des enregistrements -vidéos et audios. Promis, juste le temps d’apprendre à maîtriser les formats audios et vidéos direment inscriptibles dans Calaméo. Juste le temps d’apprendre quoi.
-  Christophe : et oui, il faut le temps...
-  Jacqueline : Et oui, moi aussi, le temps d’apprendre...
-  Quant à Michèle, elle attend patiemment son temps pour la découverte - demandée depuis longtemps - du maniement de Calaméo...
-  Mais au fait, Geneviève ?
-  Quant à Nicole C, elle découvre qu’il faut du temps pour concevoir la maquette, éditer, et qu’il y a encore une bonne file d’attente avant de transformer en livres images fixes ou mobiles données et textes... Une vraie file d’attente quoi ! Et puis, quand même, c’est mieux de faire ensemble...

On est plus dans le "A vous d’écrire !" que dans le "A vous de lire !". L’un facilitant l’autre. Si tout ça est bien modeste, une prise de conscience des bouleversements en cours - bien moins énormes qu’on pouvait le penser - on est presque rassuré... Mais une mesure peu à peu de l’hétérogène et de l’irréversible... A suivre, accompagner doucement - en pesant au besoin -et il y en a bien besoin- sur les choix à faire...

Tout ceci n’a pas empêché Mendy et Fanny de dédicacer. Une première pour elles.





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On rattrape même les jours fériés à la Bibliothèque de Saint-Apo !


C’est que Fanny avait décidé de faire son livre numérique. Et que quand elle a décidé quelque chose.

Même si vous êtes surbookée, vous n’allez tout de même résister à une telle détermination, programmée, projetée, structurée !

Effectivement on est vite subjugué par les qualités d’organisation.

Des photos choisies, de l’appareil photo numérique offert à Noël. Le choix est pensé, réfléchi, des simulations sont faites ; on réajuste.

C’est la perfection qui est visée.

Donc, de l’eau - et mouvance, le passage à l’état solide... Et puis mouvances aussi, de ces vagues de neige...

On trie et range les photos ; au passage on les améliore. Accentuer les contrastes avec le calque de réglage des niveaux, mais éviter les couleurs criardes qui ne feraient pas neige avec "teintes/saturation". Ces bleus et cyans à remettre à leur place.

En même temps on numérote.

Après près de 4 heures de travail intense, Fanny consent avec regret à arrêter. Elle emporte un petit portable pour pouvoir écrire chez elle des "légendes" numérotées pour les photos.

Quand elle reviendra les porter, elle aura rajouté deux photos dans le livre ; et ce que n’avait fait à ce jour aucun adulte, elle a préparé les images et textes pour 1ère et 4ème de couverture.

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Elle a ses exigences Fanny, comme si elle visait un label qualité ; et elle ne consent qu’avec peine à déléguer le travail de mise en page avec insertion des images, la conversion en PDF puis sous Calaméo - parce qu’elle redescend dans la vallée. Mais la prochaine fois, n’en doutons pas, elle ira jusqu’au bout...

Alors comme ça, accessoirement, on parle d’avenir, de Claire Schlenker et d’orientation des filles vers les écoles d’ingénieur...

Mais elle a le temps Fanny. La prochaine fois, elle fera -promis- seule la mise en page, les conversions et même l’introduction d’au moins un lien hypertexte sous Calaméo, et qui sait, peut-être d’une petite musique en MP3.


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En attendant, le livre est là, et bien lisible . Il suffit d’un clic...


Ou vue rapide par un seul coup d’oeil malicieux ?

Un pas de géant pour une entrée récente dans la culture numérique.

Si elle n’est pas sousalimentée l’an prochain, le collège -la 6ème, ce sera un régal.

Et si de plus, quelque démarche artistique vient introduire un peu de surprise dans cette conquête très décidée du numérique... Poésure et peintrie ? Numérition et créatique ?...

Et un plaisir pour bibliothécaire...

Merci Fanny !


Ah oui, et autre chose : on a parlé des autorisations pour les photos. Fanny est allée d’elle-même et seule, voir chacun pour demander les autorisations, même pour un numéro de tracteur -ce qui est parfait...

Et accessoirement, quand on se dit que ce monde va mal, c’est très réconfortant de pouvoir se dire, mais ces jeunes avec leurs qualités, leurs capacités d’apprentissage, création et leur détermination, on peut leur faire confiance !


Jacqueline Cimaz





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Culture numérique pour tous en Rhône Alpes


un groupe de travail - au sein du Réseau Formavia - qui fait suite à celui du B2i.

Et qui a le mérite de poser des questions essentielles, ce qui peut se découvrir sur la partie publique du site de Formavia

"Quotidiennement, nous sommes confrontés à des situations marquées par l’introduction de l’informatique et de l’Internet."

et à un illectronisme, ajouterions-nous, qui constitue chaque jour davantage un handicap social et cognitif majeur.

Impossibilité de réaliser des opérations de la vie courante, d’accéder à des informations essentielles, aux services, mais surtout non accès à des conduites de recherches, à des pratiques sociales, y compris de loisirs, tout à fait nouvelles, non accès à des formes de pensée relationnelles et systémiques qui transforment en profondeur l’accès aux connaissances, les relations sociales, les modalités d’action...

Un illectronime qui met très vite à l’écart de la vie sociale...

-  ce qui fonde la définition européenne de la "compétence numérique", "comme une des compétences clefs qu’un individu doit posséder aujourd’hui. Ainsi, comprendre l’utilité des nouveaux outils du numérique, en avoir un usage sûr et critique que ce soit au travail ou dans ses loisirs, sont des enjeux incontournables pour tous."

Nous préciserions "comprendre le système complexe que constituent ces divers outils et appréhender, par delà la découverte de chacun d’entre eux, les systèmes, complexes et nouveaux que constituent leur ensemble et leurs relations, les transformations qu’ils induisent dans les rapports aux autres et au monde [1] ..."

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L’article de Formavia liste ensuite un certain nombre de questions tout à fait pertinentes et importantes.

Il nous semble par contre utile de rappeler que la formation à acquérir ne saurait se réduire à une somme de savoir-faire correspondant à des objectifs à la Magger.

La question du sens et de la globalité, des réseaux et flux, parait primordiale.

Quelle intégration des outils, quels usages, en fonction des projets, besoins, activités ?

Face à un problème, à quels outils de résolution peut-on recourir ? Quelle familiarité avec ces outils permettant de les intégrer à la construction d’heuristiques ? Quel espace pour des choix personnels ?

Quelle maîtrise - et pas seulement technique- pour que ces outils aident à cette construction d’heuristiques, aux nécessaires régulations ?

Quelle interchangeabilité des outils ? Quels choix pour l’entrée dans la culture numérique ? Et, notamment, quelle place faite à l’image, à sa lecture, à celle des ensembles d’images ?

Quels pièges aussi, de l’utilitarisme dans la démarche de formation ?

Bien sûr qu’il faut savoir utiliser un traitement de textes et un tableur, que la prise de mauvaises habitudes peut constituer un handicap...

Mais on se rend compte que c’est d’abord l’appréhension du sens qui suscite l’intérêt, qui motive l’apprentissage, un sens au carrefour de pratiques, des loisirs personnels, des jeux vidéos, des démarches à accomplir et de la simulation de pilotage, de l’utilisation des nanotechnologies pour guérir ou opérer, d’outils ou matériaux pour l’écriture transmedia, les activités de création et recherche...


Vaste champ pour la réflexion...

Si vous êtes déjà inscrits sur le réseau social FormaVia, il suffit de rejoindre le groupe "Culture numérique pour tous en Rhône Alpes", sinon, suivez la démarche indiquée sur le site...

Au plaisir de vous lire !

Jacqueline Cimaz




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[1] changement de paradigme, interrogeraient les chercheurs ?

Question à Formavia ...


Intéressant Formavia ! Du solide, du constructif !

L’impression toutefois d’être un peu aux marges,

tout en sachant que c’est souvent des marges que viennent les questions qui font avancer...

A voir...

Formavia, avec sa richesse, un réseau social pour nous ? Un nouveau paragraphe à intégrer à nos annonces culturelles ?

Le descriptif du réseau formavia -groupe B2i Adultes, C2i, culture numérique"..." [1] indique :

« Il existe 1001 façons et 1001 raisons d’apprendre tout au long de la vie. Apprendre à apprendre forme le terreau des formations de demain ."

Et l’auteur innove en demandant à chacun :

« ET vous qu’avez-vous appris aujourd’hui ? Et si chacun racontait son expérience et ses usages des TIC ! en formation, nous pourrions croiser nos savoirs. Tout cela est métaphore. Pourtant l’innovation est un mouvement perpétuel qui demande à s’acclimater à la vie réelle. »

A partir de là des questions intéressantes concernant la formation, le contenu et la nature de la formation et des propositions de pistes de travail... Où l’on parle de compétences... de Biens communs...

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Nous, dans notre Bibliothèque, avons abordé la notion de Biens Communs en les entendant comme "Biens à offrir", gratuits :

-  œuvres artistiques de sentier d’art,
-  texte choisi ou écrit,
-  créations personnelles mises à disposition de tous, avec la création très simple, pour impliquer chacun, de petits livres numériques incluant images et textes, puis images, textes et liens puis photos, textes, liens et vidéos...


-  D’où notre intérêt pour l’écriture transmedia, une écriture inédite incluant du texte, des images, des sons, des vidéos...

Ce, avec une double visée,

-   l’approche de la création artistique comme moyen de comprendre le monde et d’agir sur lui. Un projet envisagé avec l’école des Beaux-Arts de Valence, des liens avec le Lux et la participation à ses journées sur l’image, l’accueil en résidence par l’association culturelle qui gère la Bibliothèque et son PAPi de photographes et/ou vidéastes en formation - de plasticiens et de poètes...

-  une réflexion sur les compétences à former pour la maîtrise d’écritures -et lectures- complexes devant prendre en considération et « torsader » la maîtrise d’écritures hétérogènes pour développer une forme d’écriture qui à partir du composite crée une unité inédite, irréductible aux formes d’écriture qui la composent.

Ce savoir-écrire s’il ne crée pas forcément d’œuvre d’art, parait néanmoins constituer un passage obligé pour l’apprentissage de la lecture des « textes » ou produits transmedia.

C’est, semble-t-il, le domaine que nous aimerions travailler aux confins de l’artistique, du technique et du cognitif...

Vos avis ?

Jacqueline Cimaz




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[1] - du presque sur mesure

Troisième attestation

remise depuis la visite surprise de M.AZELIE, du GRETA Vivarais-Provence, venu apporter les quatre certifications...

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Une validation qui suscite de nouvelles motivations

J.Cimaz





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Les certifications


Visite inattendue en début d’après-midi, ce jeudi 8 avril 2010.

Bernard AZELIE, Directeur du GRETA Vivarais-Provence, Pôle Laprade [1] à AUBENAS, était venu nous remettre en mains propres les précieuses certifications et nous rendre les Mémoires.

Après un passage en mairie, la Bibliothèque n’ouvrant le jeudi qu’à 17h30, il est arrivé sans problèmes au Vernat. D’où des échanges dans un cadre informel qui ont permis un retour sur les procédures et formations.

La délivrance des certifications n’a rien eu d’une simple formalité.

Les Mémoires des stagiaires (avec CD adjoints) ont été soigneusement étudiés et jugés très intéressants. le Président du GRETA, avant signature, les a lui-même examinés.


Ceci parait tout à fait normal et rassurant. En l’absence d’"examen" ou contrôle continu, il paraissait impossible que l’Education Nationale puisse délivrer une certification sans autre forme de procès.

C’est pourquoi nous avions attaché une importance capitale à la réalisation de ces mémoires [2], en fin de formation, à partir des traces et d’une ré-évaluation du travail préalablement effectué. Quelques apports méthodologiques, le choix d’un plan correspondant aux grands chapitres du référentiel. En annexes, des exemples de réalisations personnelles et le référentiel utilisé comme fiche critériée [3], pour l’évaluation des acquis.

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Plusieurs séances en groupe, et du travail personnel hors bibliothèque, ce qui n’a pas empêché que les dits mémoires qui, pourtant, intègrent des traces de travaux de groupe, soient très différents les uns des autres, montrant la forte personnalisation de l’implication de chacune.

Une preuve aussi pour tout lecteur averti de l’authenticité de ces mémoires et d’une formation d’adultes oeuvrant - différemment- dans un territoire bien identifié. C’est sans doute pour cela que les quatre participantes à l’expérimentation ont reçu la validation de leur travail.

Nous remercions M.Azélie, ses collègues et le Président du GRETA pour l’exigence dont ils ont fait preuve. Un professionnalisme et une qualité de l’Education Nationale qui confortent le bien-fondé du choix fait du recours à la voie interne - Education Nationale - pour demander, à partir de l’évaluation des mémoires, les certifications annoncées. Nous remercions également les services ministériels et académiques qui ont permis l’évaluation institutionnelle du travail fait, débouchant sur les certifications.

Nous souhaitons que des solutions similaires puissent être trouvées pour les personnes ayant participé en tant que formées à l’expérimentation "B2i Adultes". La réflexion parait en outre à poursuivre, notamment sur la conception d’une formation qui facilite les transferts et l’engagement, tout au long de la vie, dans de nouvelles formations...


Les quatre mémoires sont consultables en Bibliothèque.

A noter que les échanges ont aussi permis d’aborder la question de la validation de formations de proximité à venir, à partir du cas d’une personne qui vient très régulièrement se former 1h chaque mardi.

Nous allons bientôt pouvoir étudier le référentiel avec elle, orienter ainsi les choix de formation et réalisations complémentaires.

Dans un 3ème temps, pourraient être envisagées l’évaluation à partir du référentiel-fiche critériée [4] et la réalisation du mémoire.

Jacqueline Cimaz






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Le "ressenti" de Fatima Mana, bibliothécaire, auteur et B2iste :


Une reconnaissance à l’ère numérique

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Remis en main propre par le responsable du GRETA, se reconnaît l’instant de l’expérience menée à son terme, indissociablement liée à Jacqueline Cimaz, qui, pendant 8 mois, nous a accompagnées avec enthousiasme dans la traversée d’un référentiel expérimental avec une disponibilité permanente.

Sa détermination à désencombrer les strates administratives, pour que les instances concernées évaluent le référentiel proposé comme vif du sujet et considèrent la réflexion et les acquis des défricheuses, officialisant ainsi une parole donnée...

L’importance de cette certification révise les dimensions géographiques relatives à la distance avec l’idée que l’on se fait de la ruralité puisque les quatre B2Ites diplômées sont apparemment les premières de l’hexagone [5] à recevoir leur certification.

Ce sont très certainement les différences et niveaux de chacune des candidates et les compétences pédagogiques de Jacqueline Cimaz qui ont su détacher et utiliser, tout au long de cette formation, l’opportunité, la transformant en chance d’accéder à cette certification pour adultes.

De l’élément incontournable, tel que le partage du savoir-faire, échange permanent installé dans la proximité, transformant en noyau dur le groupe créé, c’est la notion du faire ensemble qui émerge.

Pour deux des B2Istes diplômées, le Brevet Informatique et Internet leur a été remis sans délai par Jacqueline Cimaz, officialisant, avec une émotion discrète et le poids du symbole dans l’éphémère geste, un instant dense pour une reconnaissance enfin certifiée, au milieu de nos châtaigniers, représentants d’un pays régulièrement noyé d’emblée dans la notion vague d’une profonde ruralité inaccessible au progrès.

Par la volonté d’une seule personne s’est infiltrée une autre réalité où la fracture numérique réduite solidairement a coupé court aux idées reçues ouvrant grande la voie à d’autres internautes.





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[1] Bâtiment, Industrie, Santé Social, Tertiaire, Restauration/Tourisme, Compétences Générales, V.A.E. et Bilan de Compétences.

[2] dont il était écrit sur Formavia qu’ils serviraient à la validation.

[3] parfois même déclinée en indicateurs de réussite pour mieux apprécier le niveau de maîtrise d’une compétence

[4] suivant une démarche facilitée : étude de conception après examen des quatre mémoires des expérimentatrices 2008-2009, confection du mémoire s’appuyant sur les critères de réalisation dégagés...

[5] ou du moins de la Région - ou parmi les premières... NDLR




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Revenus, repartis, recommandés et autres recoupements


Les dossiers (mémoires et CD) après échanges téléphoniques avec M.Azélie, responsable du GRETA, sont repartis pour étude par l’équipe.

Nous sommes à disposition de celle-ci pour tout renseignement complémentaire...

La fin d’un long périple ?

Ces dossiers avaient été expédiés début mai 2009 !


A noter que depuis nos B2istes ont continué à agir et se former...

L’une est une secrétaire des plus expertes qui nous fait profiter de ses fiches et d’une terminologie précise. L’autre a fait d’impressionnants progrès en se situant en aide-formatrice au collège, à la Bibliothèque, et même avec le Tableur [1]. Une toute nouvelle aisance. Une troisième concilie travail professionnel, poursuite des apprentissages et usages divers au gré des urgences. Quant à la quatrième, elle continue en silence à composer images et textes et construire les diaporamas...

Toutes ont aussi considérablement précisé leur représentation du livre numérique (et non numérisé !)
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A noter la présence assidue et l’impressionnante rapidité d’apprentissage d’une cinquième personne qui aimerait bien que le B2i Adultes soit généralisé pour pouvoir obetnir cette certification...


Une nouvelle fournée, hors expérimentation ? Une généralisation ?


L’intérêt et le besoin sont créés. Une généralisation qui répondrait à la situation d’urgence qui se renforce et s’approfondit et que vont accentuer la montée de nouvelles générations et l’arrivée du très Haut Débit...


Et puis l’image...


Et cette petite phrase des documents du Lux annonçant "(e)mergences", en mars, à Valence :

"Les technologies numériques sont des technologies d’écriture.[...] Grâce à elles, jamais les hommes n’ont possédé autant de possibilités d’étendre les savoirs et leurs capacités d’agir ; jamais nous n’avons disposé d’autant de moyens pour satisfaire notre volonté de connaître et de comprendre."

Jacqueline Cimaz





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[1] Qui l’eût dit !

B2i mais oui !


Les dossiers avec "Mémoires" et CD viennent enfin de nous revenir.

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Merci à Sarah Labelle.

Dès la rentrée nous les portons au GRETA...

Un grand moment...

Jacqueline Cimaz





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La spontanéité au travail.


Voici comment peut se dérouler une formation dans l’EPN de Saint Apollinaire de Rias.

L’intention est là, entière puis sporadiquement rattrapée par un désordre de rires jaillissant sous la réflexion spontanée.

-  "C’est lui (l’ordinateur) qui a décidé comme ça !"
-  "Il a mis des majuscules sans que je lui demande !"

Embrouillé un instant, le silence léger récupère la concentration nécessaire à tout apprentissage. Posée sur le front de l’internaute appliquée, les données emmagasinées sont testées dans la curiosité invisible, attenante à l’envie d’apprendre quand tout à coup s’ébranlent d’autres rires écroulés sous les mots prononcés, sortis au premier degré de l’étonnement.

-  "Regarde, je viens de recommencer, t’as vu !"
-  "Ma main est dans ma poche"
-  "Tu vois c’est pas moi !"


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Devant la justification cartésienne de Jacqueline, les sons perturbateurs s’enfoncent rapidement dans l’oubli.

Un autre travail rejoint le temps imparti à la permanence. Il prend la suite ou se mélange aux activités en cours. Deux approches pour la demande d’un patoisant concernant nos archives photographiques et des photos prêtées gentiment par Paulette offrant ainsi un pannel plus conséquent. Repérer celles qui correspondent au profil recherché à savoir des photos d’un autre temps, pas si lointain, où le travail rythmait les saisons.

La première solution consiste à scanner les images, les enregistrer dans un dossier avant de les envoyer. La seconde évolue autour d’une logique de débutant, à savoir photographier la photo, la réduire par civisme puis l’envoyer.


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Photos récupérées de la "tuaille" du cochon. Où on retrouve Marcel Gounon, Jean Valla, Danton Eygrier, Hervé Vignal, Alain et Maurice Bouit,


Pour cela, il suffit de s’en aller sur l’activité, la confiance récupérée, localiser puis appliquer les procédures enfouies dans une mémoire qui regimbe dès qu’elle est sollicitée.

Chaque ordinateur a sa propre fenêtre ouvrant sur un paysage particulier avec des signes cabalistiques parfois si bien intégrés à son propre univers que les discerner au milieu d’un fouillis dense nargue l’impossible. Un va-et-vient concentré enregistre sur clef USB : itinéraire paraissant le moins risqué.

Il ne restera plus qu’à les envoyer à l’intéressé, mais ça c’est une autre histoire.

Fatima Mana





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L’internet pour vous... partout !


Le thème annoncé de la Fête de l’Internet 2010 : L’internet pour vous... partout !


Ou "Comment accéder aux Biens Communs et les alimenter ? de partout et pour tous" ?, ajouterions-nous...


"L’internet pour vous... partout ! : c’est le thème de la Fête de l’Internet 2010 qui se déroulera du 20 au 28 mars 2010 dans toute la France.

" Accès Wifi, Téléphones mobiles, consoles de jeux, les possibilités d’accès à l’Internet se multiplient. Le développement de l’offre de services numériques permet une diversification des usages : collaboratifs, sociaux, nomades, dans tous les domaines...

Comme chaque année depuis 12 ans, les acteurs de l’Internet, partout dans les territoires, sont invités à se mobiliser pour présenter leurs initiatives et favoriser la diffusion la plus large des services accessibles depuis les ordinateurs ou les terminaux portables."

Tous ceux qui peuvent et/ou veulent présenter leurs modalités d’accès à l’Internet sont invités à participer à cette semaine du 20 au 28, et à prendre préalablement contact avec nous pour l’annonce, la préparation éventuelle de documents.

Nous avons des contenus à faire découvrir mais chacun peut en proposer.

Par ailleurs cette semaine étant la semaine "sans pesticides", nous proposons une visite de sites dédiés à ce sujet ou de contributions reçues, un soir, avec projection sur grand écran et débat.





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B2i Adultes : Une réponse du Ministre de l’Education Nationale à Jacqueline Cimaz


Une solution qui résoud le problème pour nos quatre ardéchoises et pour des personnes qui seraient éventuellement dans le même cas dans l’Académie de Grenoble.

Une bonne nouvelle.

Il ne nous reste plus qu’à demander à Sarah Labelle de nous renvoyer les dossiers originaux et à prendre contact avec le GRETA.

La lettre du Ministre de l’Education nationale.


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Jacqueline Cimaz





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En parcourant LaFeuille


-  les livres qui respirent... . Agrable à voir et moins anodin qu’il n’y parait...


-  Des liseuses sociales ?


-  Google au défi des auteurs ou une affaire ni noire ni blanche où tout serait beaucoup plus complexe qu’il n’y parait ? Ce qui ne peut que renforcer notre demande d’études, de recherches et de débat citoyen...


-  « Ecrire à la main est une technologie qui est devenue trop lente pour nos temps et nos esprits », explique Anne Trubek dans le magazine Miller-McCune. Via le New York Times.

"La technologie nous permet d’aller plus vite, non pas parce que nous voulons que tout aille plus vite dans notre âge qui se veut toujours à la pointe de la technologie, mais pour la raison inverse : nous voulons plus de temps pour réfléchir. »

Est-ce si faux que cela ? N’y retrouve-t-on pas le rôle de l’automatisation dans l’apprentissage dégageant le temps et la disponibilité psychologique nécessaires à la réflexion et la compréhension, et pas seulement pour la lecture et la résolution de problèmes ?


Et bien sûr, d’actualité, le débat sur le rapport « Création et Internet » ... déjà cité





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PIM

Délégation aux usages de l’Internet. PASSEPORT INTERNET ET MULTIMEDIA ou (PIM).

Un REFERENTIEL qui parait proche de celui du B2i adultes - un peu moins poussé par rapport à notre travail dans le domaine de l’image et du document composite...





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Biens communs pour la Fête de l’Internet


Un bel éloge de ce tout qu’est Internet
-  on rencontre autrui,

-  on est proche de gens qui sont loin... Un bel éloge de la gratuité ...

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Le mouvement des Biens Communs : L’Art pour la Conscience propose aux Auteurs du Monde porteurs de messages pour la planète ainsi qu’à ceux qui les diffusent de participer à ce grand « rendez-vous du donner et recevoir » cher à Senghor, en donnant une ou plusieurs œuvres dans le patrimoine universel des Biens Communs.

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Envoyez des textes, des images, des vidéos...


La Fête de l’Internet aura lieu du 20 au 28 mars.

D’ores et déjà, dans le prolongement de nos vœux, nous vous invitons à réfléchir à ce que vous pouvez apporter, de près ou de loin pour enrichir nos biens communs.


Une belle invitation d’Edgar Morin, une vidéo à écouter et voir sur le site de la Fête de l’Internet



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Poétique de la civilisation :

-  avril à Fès : Un forum où « Les biens communs de notre humanité » seront déclinés sous forme d’échanges d’idées, d’expressions poétiques, artistiques et musicales. Cette année la poésie en est l’invitée d’honneur.

-  en mai à Rio, séminaire des 7 voies pour la planète à l’occasion de la journée mondiale de la société de l’information.

Une plateforme dédiée à la reliance des expressions créatives favorisant, le développement de la personne humaine, à la fois psychologique, créatif, éthique et social, sera prochainement en ligne (janvier 2010) sur le site lavoixdunet.org ...

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Culture du partage et le partage de la culture.

voilà qui nous renvoie à la culture de la démocratie participative et au rôle de celle-ci, dans la culture

Pour cette Fête de l’Internet, les acteurs publics et associatifs de l’Internet sont invités à organiser des rencontres, portes-ouvertes, animations pour présenter au public cet outil à usages multiples.

« L’Internet, pour quoi faire ? »

A faire découvrir dans tous les domaines de la vie quotidienne : loisirs, relations familiales et sociales, démarches administratives, projets individuels ou collectifs.

Internet, c’est aussi un instrument au service de l’insertion sociale et de l’emploi, de l’éducation et de la culture, de la démocratie, du développement durable.





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Métamorphoses des images et robotique, la découverte de cette fin d’année


A l’abri de la pluie.

A l’extérieur, le vent fouette violemment la pluie, la morcelle de gouttes à gouttes énormes, par intermittence affolée, retournée, elle s’affale en petites flaques sur l’asphalte.

Au beau milieu de cette cohésion inondée, protégée par la confusion climatique, la permanence.

Fanny est arrivée à l’instant de découvrir Photoshop Elements et sa kyrielle de possibilités. Si auparavant, elle avait eu quelques conversations avec l’ordinateur, rarement ne s’en était approchée d’aussi près.

Taillée dans la spontanéité de l’enfance, sa curiosité s’attaque d’emblée à la substance numérique. Elle sélectionne l’image à travailler, en l’occurrence une poule [1], la fait passer par des mutations qui feraient frémir un généticien mais font rire ses yeux.

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Un tout petit temps pour l’appréhension et la voilà déjà qui stratifie les calques, travaille au lasso son veau (seconde image sélectionnée).

A l’heure où il est presque l’heure de réveillonner, d’un ton qui questionne une interrogation, Fanny pose son envie de continuer sur le visage de Jacqueline : et si on faisait une carte de Noël ?

Comme si baignée dans l’océan virtuel, ne voulait plus en sortir.

Et puis il y a le temps remonté et installé sur tout à l’heure où François, happé par le dilemme de Jacqueline découvre la tortue Jeulin [2].

De fil en fil, le robot est retors. Le monde met la main à sa patte, décortique sa machinerie complexe, emprunte le dédale de la logique.

Certaines manipulations suscitent des réflexions : ça c’est des pinces !

Le voile opaque de l’insoluble disparaît soudain dans la solution proposée par François :

-  Il n’y a qu’à demander à Jacky !

Ainsi de rencontre en connaissance, simplement autour d’un objet, se tisse du lien social.

Fatima Mana




Découverte !


En cherchant où et comment commander une batterie pour la tortue Jeulin, [3] arrivée sur la page d’un forum de collectionneurs d’ordinateurs anciens, un message de "DudeKiller" du 10 Sep 2009 où vous pouvez voir fonctionner une tortue identique à la nôtre (vidéo).

Tout à fait passionnant et l’espoir de voir se régler des problèmes techniques que nous n’aurions pas le temps de résoudre nous-mêmes...

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Quand on sait que beaucoup d’enfants qui auraient été en difficulté à l’école se sont intéressés au scolaire dans les années 80 par le biais de la robotique [4], et plus particulièrement aux mathématiques et aux sciences [5], cette introduction en Bibliothèque de la tortue Jeulin, certes un peu vétuste, mais qui a le mérite d’ouvrir une dimension historique [6] et un espace épistémologique [7] nous parait constituer une aubaine et une chance pour notre jeune public [8]

Jacqueline Cimaz



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[1] Les trois images sélectionnées par Fanny sont des photos d’animaux de la ferme de Guy Delarbre, prises par Donovan Leterrier

[2] remontée et confiée par Dominique Wojylac. Il manque une batterie mais cela devrait marcher. A voir si les broches des ordinateurs actuels acceptent celle du lecteur de carte Jeulin - déjà du travail de lecture documentaire à faire




[3] N° série de la tortue 01991

[4] et on pourrait ajouter "nombre de garçons -notamment- nés au 4ème trimestre de l’année civile"

[5] y compris les filles (quand Claire Schlenker nous a montré qu’à cet égard les différences culturelles liées au sexe - et à la différenciation sexuelle de l’éducation des enfants - ont la vie dure...cf "une fête de la science sous le signe de la parité" , Fête de la science 2008 aux Baraques, le descriptif.,Les Sciences font la différence, c’est quoi ? C’est pour qui ? Est-ce que ça me concerne ?, Mini Fête des Sciences à Saint-Apollinaire...)

[6] Histoire des sciences et techniques de la Tortue Jeulin à la table traçante, au livre numérique et à l’Internet des objets...

[7] La réflexion sur l’intelligence artificielle...

[8] et pour la lecture documentaire, nous avons les "manuels" : il y en a des pages... à simplement mettre en forme et reproduire...



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Réponse ouverte à quelques nouvelles questions sur le « B2i Adultes ».


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Sarah Labelle, Maître de Conférences en Sciences de l’Information et de la Communication à Paris 13 était chargée de l’expérimentation B2i Adultes en Rhône-Alpes, et parle ci-dessus de ceux qui ont accepté de se former au B2i Adultes dans le cadre de l’expérimentation, de donner des avis sur celle-ci, et auxquels on avait promis que s’ils allaient jusqu’au bout de l’expérimentation et du travail demandé, ils recevraient, après remise d’un mémoire, la certification "B2i Adultes".

« Ayant participé à l’ensemble des réunions organisées par le ministère, je peux vous confirmer que le ministère s’était engagé sur la distribution d’un certificat pour les bénéficiaires des formations. » nous a-t-elle dit.

Une donnée répercutée par les responsables de l’expérimentation dans de nombreuses régions, des attentes créées donc, et la nécessité - qui parait incontournable - d’honorer la parole donnée.

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Le public de la Bibliothèque de Saint-Apollinaire-de-Rias, était surtout un public de militants associatifs bénévoles, soucieux de se former à des outils utiles à leur pratique associative et de mieux appréhender la culture numérique, mais certains en attendaient, aussi, un bénéfice professionnel ou pour l’emploi. Dans d’autres EPN -Espaces Publics Numériques- les besoins étaient plus pointus et vitaux pour l’insertion ou la réinsertion sociale.

Néanmoins, chacune des « B2istes » Ardéchoises a effectué un gros effort de mise en cohérence, de complément de ses connaissances pour atteindre le niveau requis de la validation et élaboré un Mémoire - se situant de fait entre référentiel illustré et arbre de connaissances - dont la confection a demandé à chacune un gros travail.


Le décret créant le B2i Adultes n’est pas sorti. Pourtant, il parait indispensable de trouver une solution.

A cet égard, diverses possibilités ont été évoquées - de la validation par certaines universités à la délivrance d’un B2i Formation Continue par des GRETA ce qui pourrait être une solution ?

Pour qui ? Les éventuels nouveaux certifiés ? Ceux qui, par leur travail, ont construit les bases de l’expérimentation ?

Un moindre mal, une possibilité ? A voir, car il y a quand même des différences sensibles entre le B2i Adultes sur lequel portait l’expérimentation et le B2i FC GRETA.

-  les publics auxquels ils s’adressent, même s’ils ont une partie commune ne sont pas les mêmes : population tout-venant plus ou moins touchée par la fracture numérique et l’illectronisme dans un cas, personnes en formation dans l’autre donc ni le même âge, ni la même expérience professionnelle, ni les mêmes intérêts,

-  en conséquence, les contenus appréhendés - même s’ils ont une partie commune- ne se recouvrent pas : découverte plus généraliste et culturelle dans un cas, plus centrés sur les progiciels, la bureautique et autres utilitaires professionnels dans l’autre.

-  le risque en fusionnant les deux approches de laisser pour compte la partie de la population qui est encore la plus touchée par la fracture numérique, et pour laquelle la voie Appareil Photo numérique/sauvegarde, tri puis travail des images est la voie privilégie d’entrée dans la culture numérique... Cf les conclusions du rapport Donnat sur « les pratiques culturelles des Français à l’ère du numérique » ... [1]

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Donc il faudrait effectivement s’en tenir à la validation de modules correspondant à ceux du référentiel qui a servi de norme pour formés et formateurs...

Par ailleurs, il avait bien été dit aussi que le B2i Adultes, pour la phase expérimentation, serait délivré sur dossier et qu’il n’y aurait pas, pour les personnes concernées, à aller présenter leur mémoire devant un jury. [2]




En outre, avec le recul, pour les formations à venir, nous aurions deux autres items à proposer pour le référentiel :

-  l’un qui puisse valider - avec un peu de recul, et en fonction de modalités à définir - l’engagement effectif dans un certain travail numérique et la volonté d’une poursuite du développement par chacun de sa propre culture numérique. [3]

-  l’autre qui puisse prendre en compte la conscience de l’ouverture, de la diversité - d’un champ de la culture numérique, vaste - de l’usage des progiciels aux protocoles scientifiques ou à la recherche documentaire, en passant par la création poétique ou plastique complexe...

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En conclusion, on a avancé, mais il reste encore du chemin à parcourir, d’abord en ce qui concerne la certification des apprentissages liés à l’expérience première, ensuite, peut-être pour mieux définir la culture numérique à appréhender...

Jacqueline Cimaz


NB. Pour ma part, je suis prête à faire une attestation à chacune :

« Jacqueline Cimaz, Bibliothécaire référente-Internet bénévole depuis 4 ans à la Bibliothèque Municipale de Saint-Apollinaire-de-Rias, atteste que Madame ...................................................... a participé à l’expérimentation B2i Adultes lancée par le Ministère de l’Education Nationale, de novembre 2008 à mai 2009. Pour ce faire, elle s’est formée, s’est auto-évaluée, a effectué un important travail en petit groupe en Bibliothèque et, personnellement, à son domicile.

Inspectrice honoraire de l’Education Nationale -IEN, puis IA-IPR- ayant été chargée du suivi du dossier TICE dans deux départements, et de la formation initiale et continue des professeurs, y compris, les dernières années, quant à la mise en place des apprentissages transversaux que validait le B2i, à la démarche et aux modalités de certification, je peux établir en mettant en relation le référentiel et ses réalisations que Madame .......................................... avait atteint en mai 2009 un niveau de compétence et culture numériques supérieur à celui du B2i-écoles, ce que traduit le Mémoire élaboré et transmis fin mai à Sarah Labelle pour le Ministère de l’Education Nationale et à Dominique Wojylac pour le SIVU des Inforoutes de l’Ardèche.

Je peux aussi attester qu’elle a, depuis, continué à utiliser les TIC, à se former lors de divers stages et manifestations organisées par la Bibliothèque dans le cadre du projet Fête de la Science 2009, « Media en quête d’identité » portant sur le livre numérique. »


NB. Un trajet d’une année dont les traces sont consultables sur le site Internet de la Bibliothèque - notamment, mais non exclusivement, sur « PAPI/Formation pour le B2i » - et sur «  Bibliothèque / Sciences »  [4] (cf aussi Blog spécifique )



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[1] On nous a toujours dit que le niveau du B2i Adultes était grosso modo identique à celui du B2i écoles.. nous l’avons situé dans les faits, entre B2i Ecoles et B2i Collège . C’est déjà beaucoup avec des populations qui souvent ont été fort peu scolarisées, et n’ont eu parfois aucun contact professionnel avec les TIC. Par ailleurs, lors de nos interventions en milieu scolaire ou de la venue de jeunes en bibliothèque l’importance des disparités face aux apprentissages suivant l’âge, le niveau scolaire et le vécu professionnel est apparue, manifeste...

[2] Cela étant, si nécessaire, je veux bien prendre les quatre dossiers et expliciter à partir de là les compétences acquises.

[3] N’est-ce pas l’essentiel vis-à-vis des finalités assignées au B2i Adultes ?

[4] pour « Media en quête d’identité » qui a engendré des acquisitions relevant du B2i Lycée .



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Réunion du réseau Formavia du 15/12/09

à Charbonnières.

Jacqueline Cimaz devait y présenter l’expérimentation B2i Adultes conduite par la Bibliothèque Municipale de Saint-Apollinaire-de-Rias (dernier trimestre 2008-1er semestre 2009.)

Elle rappelait les antécédents :

-  son propre travail professionnel en tant qu’Inspectrice de l’Education Nationale puis qu’Inspectrice d’Académie-Inspectrice Pédagogique Régionale, sur les Technologies de l’Information à l’école [1]

-  la mise en place évidente de formations en bibliothèque à la suite d’abord de réponses à des demandes et notamment celles de l’équipe proche des bibliothécaires bénévoles. Une nécessité qui s’est imposée et approfondie avec le développement de la culture numérique.

Des pratiques diverses.

La proposition faite par le SIVU des Inforoutes de l’Ardèche de participer à l’expérimenatation B2i Adultes a donc parlé tout de suite à l’équipe : un terrain connu, les besoins - avec l’évidente fracture numérique, un "illectronisme" important dans la population rurale et des vélléités d’apprentissage qui ne pouvaient que gagner à se structurer en fonction de contenus et démarches précisés et d’un cadre temporel relativement explicite.

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Le référentiel travaillé par Y.Royer a donc été distribué pour référence et mémoire, puis mis provisoirement au fond d’un tiroir au profit d’activités intéressant le groupe en fonction de besoins personnels ou professionnels mais surtout associatifs.

Le travail de l’image et la réflexion sur l’image et la photo ont été le dénominateur commun et le point de départ - d’arrivée temporaire aussi puisqu’une exposition des réalisations - de la photo numérique à la création sous Photoshop Elements a été organisée ultérieurement au carrefour des items renvoyant d’une part à la réalisation demandée de documents composites et d’autre part au fait que l’Association Les Rias, gestionnaire de la Bibliothèque soit reconnue comme l’une des quelques structures de diffusion des arts plastiques du département.

Et puis certaine avait besoin de faire une affiche pour une activité en bibliothèque, une autre de menus de fête, une troisième de cartes de voeux et d’un diaporama...

De nombreuses compétences techniques ont été acquises au travers de ces activités et du travail collaboratif en ligne de l’association qui conduisait à l’utilisation de divers progiciels, au maiement de tableaux, à l’envoi d’hyperliens...

En dernière phase seulement, on est revenu avec beaucoup d’honnêteté au référentiel, cherchant souvent des réponses sur le Net puis s’exerçant à domicile, travaillant en groupe.

La confection/rédaction des mémoires a été l’occasion de re-structurer, organiser, compléter.

Une étape parfois ingrate mais instructive et formatrice et acceptée avec sérieux puisque c’était une exigence normale pour la certification...


Il y avait eu aussi un épiphénomène ponctuel très riche : la participation, avec d’autres, à la fête de l’Internet 2009 où chacun montrait et commentait ses usages du Net...


Mais la clôture des dossiers laissait un vide d’où l’engagement dans le projet "Media en quête d’identité" qui venait de démarrer dans la cadre de la Fête de la Science.

Pour un groupe qui s’intéresse au livre, une certaine crainte vis-à-vis du livre numérique mais aussi et surtout le besoin de comprendre, d’y voir plus clair...

D’où l’engagement dans la recherche, la quête de renseignements et de références, d’opinions, puis dans l’action, avec, notamment, la création de livres numériques qui ne soient pas seulement des livres numérisés mais interactifs, intégrant diverses ressources du numérique pour "voir" en faisant réfléchir ensemble, à partir de l’expérience...

De nouveaux apprentissages pour les B2istes lors de formations, de réalisations, et à travers la réflexion - non plus tant sur l’arrivée du "livre" numérique que sur l’intérêt de la forme-livre dans le numérique par rapport au blog, au site, au diaporama... à la vidéo...


Pratiques, apprentissages et approfondissement de la réflexion à partir de l’expérience, des formations et des débats avec des professionnels. Richesse de l’intervention finale en milieu scolaire qui permet synthèse, prise de recul et appréhension de la manière dont les jeunes -"nés avec les TIC"- envisagent ces questions...




Dans ce contexte la question de la certification prend un résonnance particulière

A cet égard, à signaler l’intérêt du film sur la formation au Cypiée.

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Formation au Cypiée




Pour Saint-Apollinaire, le problème se pose différemment :

-  d’abord, justement, parce que n’étant pas essentiellement utilitaire, la non réception de la certfication parait plus non-sens que manque à gagner.

Non sens et un non respect de la parole donnée - un comportement auquel ces couches sociales ne sont pas habituées.

-  et puis il y a la dévalorisation entraînée de la formation quand une certification a toujours valeur identitaire... ce qui apparaissait dans un témoignage vidéo diffusé à Charbonnières.

-  la dévalorisation d’une culture numérique dont l’importance est pourtant proclamée, et particulièrement affichée avec le changement de nom et statut de ce qui fut la direction du livre et de la lecture.

-  la dévalorisation surtout du B2i aux yeux de la population et surtout des jeunes, des scolaires et de leur famille quand les corps d’inspection et autres formateurs essaient au contraire de le promouvoir.


Quelque chose qui choque d’autant plus qu’on a conscience de l’appartenance à une certaine culture numérique dont le rapport Donnat a montré qu’elle était liée à une hiérarchisation culturelle et sociale...

S’il était confirmé, il y aurait effectivement de l’inconcevable dans ce non-respect de l’annonce faite et d’une parole donnée réitérée.

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Un extrait du site de Formavia, un site à suivre...


Il y a eu des réactions dans la quasi totalité des départements, véhiculées par courriel.

C’est pourquoi aussi, Jacqueline Cimaz a écrit au Ministre de l’Education Nationale, avec copie au Rectorat et à l’Inspection Académique de l’Ardèche, une voie administrative et institutionnelle normale.

A ce jour, force est de constater qu’elle n’a pas eu de réponse à ce courrier et qu’un peu partout, en France, dans les EPN, l’Education Nationale est très sévèrement jugée.



Des explications, par contre, et deux types de réponses, sont véhiculées par le biais du réseau :

-  d’abord le fait que la non suite donnée serait dûe au départ d’une personne du Ministère, ce qui parait difficilement concevable,

-  ensuite le fait qu’il faille attendre un décret qui légitime l’existence d’un B2i Adultes après quoi il serait possible de trouver des certificateurs institutionnels pour les nouveaux B2istes et les anciens.(à voir dans trois mois)

-  enfin la mise en place d’une certification délivrée par l’université de Limoges...

Et puis il y a les attestations distribuées par les formateurs eux-mêmes...


Dans le cas de l’Ardèche une telle attestation va être délivrée. La réflexion sur sa rédaction est en cours et devrait aboutir dans la semaine.

En même temps il sera demandé à Sarah Labelle, notre interlocutrice officielle pour Rhône-Alpes auprès du Ministère, et qui a les mémoires des Ardéchoises de s’adresser déjà à l’université de Limoges pour une première forme de certification, en attendant celle que le MEN devrait pouvoir faire délivrer après sortie du décret instituant le B2i Adultes.


En outre les personnes concernées ont envisagé d’envoyer des courriers individuels à Sarah Labelle et au Ministère, courriers qui devraient ajouter au poids d’un dossier qui fait d’autant plus problème que l’importance de la culture numérique et du bouleversement actuellement induit par l’arrivée du numérique, est chaque jour plus manifeste et proclamée.



Après une première partie consacrée au B2i et à la culture numérique, l’après-midi s’est poursuivi par la présentation du port-folio, un outil inspiré des arbres de connaissances, qui peut avantageusement remplacer les CV, mais peut aussi et surtout être un puissant outil d’auto-formation dans la mesure où son élaboration continue induit une démarche d’auto-évaluation et régulation de ses propres compétences.

Une belle manière aussi d’intégrer les acquis de la formation continue, de la formation tout au long de la vie...

Nous en reparlerons d’autant qu’une de nos B2istes a été d’emblée séduite par un concept dans lequel elle est entrée de plein pied...



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[1] pendant des décennies, dans deux départements : équipement des écoles, formation initiale et continue des enseignants, sur le terrain et en IUFM, participation à divers groupes de recherches universitaires concernant notamment la lecture et l’écriture numériques, la complexité croissante des compétences à former chez les apprenants, y compris par rapport à des besoins qui n’existaient pas encore, la question aussi de "l’enseignement" ou du moins du transfert de l’expertise... Et, bien sûr la formation des enseignants chargés de former les élèves aux compétences validées par le B2i au travers d’activités diverses et finalisées et puis de délivrer la certification B3i ecole avant l’entrée au Collège et la préparation du B2i Collège...



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D’ici là n°4


(JPG) la revue de Pierre Ménard

est sortie sur Publie-Net.

Un régal.

La composition, les couleurs - ce noir et blanc et l’âge de la mémoire - le carnet quotidien, et les récurrences et ces formes et ces boucles.

Une densité à plusieurs niveaux, et l’épaisseur de la complexité, la musique, calme, sereine d’avant les bouleversements...


On peut voir et entendre les 26 premières pages, gratuitement, sur Liseuse, sur le site de Publie-Net,

ou si on est inscrit,télécharger l’ensemble, le lire et écouter intégralement sur écran ou l’imprimer.


A noter également qu’en cherchant d’"ici là", on trouve Josse, une écriture égale à elle-même qui se fiche du support ?

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Y revenir, des lectures qui pourraient susciter un débar sur le wiki ?





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Où le temps se fragmente.


Découpé en thèmes : diaporama et livre numérique, le temps a tourné sur un monde numérisé ; avec la volonté de poursuivre et achever ou avancer les actions programmées pour la fête de la science.

Pourquoi chaque contrariété virtuelle, favorise-t-elle moults sentiments d’irritabilité et d’impuissance devant l’avancée tranquille, d’un seul coup perturbée ?

Chercher, situer, sous les traits des visages dubitatifs, le problème et l’enrayer pour continuer ; Débusqué avec une facilité déconcertante par JC, formée aux formations formatrices.... Les projets se poursuivent avec l’humilité de ceux qui doutent et s’attendent à retrouver sur le chemin traversé, des travers qui empêchent d’aller.

Et voilà que leur donnent raison l’apparition soudaine d’un bug qui bugue allégrement sur chaque fonction. Des touches contrariées qui rentrent dans un mutisme-mur impossible à franchir. Tout ça parce que le temps n’a pas pris le temps d’une défragmentation.

Quant à l’autre thème entrepris, il sélectionne, enregistre son et photos, diaporamatise tranquillement.

Lecteurs courants ou de longtemps, apportent du dehors leur passage. Aller et venues remuent doucement le temps du cocon familier.

Fatima Mana


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Du mardi au jeudi une défragmention a modéré les lenteurs

Dialogue virtualisé.

Voici un écho de ce qui se vit, renvoyé par des activités concentrées sur les écrans où des sons ricochets, martelés d’intonations, rires tranchés qui coupent de leur voix spontanées un silence qui n’existe pas.

R - c’est foutu si on fait un cadre qui élimine ? J - là-un peu plus haut - plus - plus - plus ! R - hou-là ! - là je peux lâcher ! J - Et bé on triche ! R à F - c’est plus rapide - dommage que tu sois pas là ! J - c’est prudent d’enregistrer parce que si je fais quelque chose de réversible... R - ah ! Pourquoi cela me supprime le Liseur ? J - hé ben on recommence ! R - pour l’opacité c’est combien ? J - on tâtonne !

Dès son arrivée, une internaute assidue confie à l’air ambiant : « Si je n’y arrive pas cette fois si- c’est fini- j’arrête tout ! » Mais la voilà qui s’installe bien décidée à tordre le cou au travail entrepris et à sa récalcitrance virtualisée.

Dans un premier temps, pister l’enregistrement précédent, râteler l’écran à la recherche de ce qui n’a pas été enregistré, tartiner un amoncellement de rires sur l’erreur constatée et recommencer.

M - bon, ça je sais ! aucun problème, depuis le temps...  le problème c’est le son qui est trop long J - y a qu’à temporiser ! M - qué za quo qué temporiser ? J - supprimer... on pose le curseur là ça fait trente secondes ! M - on met la musique où ? Ou tout une procédure pour insérer la musique au diaporama. Et c’est sans s’en apercevoir que le diaporama caracole sur sa réussite imagée.

Fatima Mana




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Semaine du 2 au 9 novembre

A partir des courriels de LaFeuille, nous avons relevé :

- Dans LaFeuille du 2/11, nous avons relevé, pour alimenter la discussion :

« La plupart des gens qui réfléchissent au livre électronique sont focalisés sur la recréation de livres imprimés au format électronique, de tablettes qu’on remplit de fichiers téléchargeables et d’appareils qui ressemblent à des livres. C’est un peu comme braquer une caméra sur une pièce de théâtre et en conclure que c’est là l’essence de cinéma ! »

« Chez O’Reilly, nous avons essayé de nous focaliser non pas sur la forme des livres, mais sur ce qu’ils permettent d’accomplir pour les lecteurs. » Et cette réponse est différente pour chaque éditeur, rappelle Tim O’Reilly.

A lire intégralement dans son contexte...



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Un livre que nous allons commander.

"Décidément, le livre imprimé n’est qu’une plateforme pour mettre en rapport auteur et lecteurs, et son ombre numérique n’a pour but que de décupler ce rapprochement." (LaFeuille, le 4/11)




A signaler, également le 4/11, un paragraphe sur la BD :

"De la BD numérique au numérique... Publié dans Non classé par hguillaud le 4/11/2009 6:45 | 1 commentaire

Aldus a raison. Lisez la dernière série de billets de Sébastien Naeco sur la BD numérique - et notamment l’avis de Joseh Béhé - et dépassez la BD pour vous posez la question de comment adapter nos histoires - que ce soit des BD, des romans, des essais... "

avec de nombreux liens comme celui-ci






Sur Formavia, B2i Adultes, la disparition dans la synthèse d’un type de public concerné, celui justement de la Bibliothèque municipale de Saint-Apollinaire-de-Rias : des militants associatifs -notamment bibliothécaires bénévoles - actifs professionnellement ou retraitée pour l’une - qui ont voulu se former et découvrir par intérêt et pour être plus efficaces dans leur activité.






La lettre d’information de la bibliothèque de Lyon :

-  Cycle des grands écrans du numérique : "Scénoscome"
-  Nouvelles technologies au travail, entre promesses et réalités
-  La vitrine de l’Artothèque : préfiguration du Musée des Montagnes Une conception muséale très intéressante...
-  Novembre des canuts

Et les ateliers numériques qui font place au film documentaire, au son et au roman-photo, entre autres activités...





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Dur dur diaporama en cette fin octobre estivale...


Les contrariétés d’un copier/coller.


Il y a parfois des choses qui arrivent sans aucune explication pour les justifier. Elles approchent par à coup, n’appartenant à rien, s’installent d’autorité, défaisant même l’idée que l’on puisse continuer en passant par dessus le dilemme soudain apparu.

Impossible de franchir l’étape suivante sans défaire le nœud serré de l’incompréhension et pourtant recoudre l’espoir en transférant le principe entier de l’analyse sur l’impact d’une réalité caractérielle.

Certes, quelque chose se passe, surtout éviter le constat sous les yeux irrités d’asséner à la moindre illusion, la contrariété d’un clic intempestif.

Alors laisser faire sans pour autant renoncer. Le caresser de mille subterfuges- le leurrer- le tromper- mais qui ?- l’ordinateur bien sûr !

Dans le même lieu, un autre travail se virtualise d’un faire ensemble qui se vit dans la convivialité et confirme l’adage qui dit « qu’à plusieurs... » pour faire un diaporama présenté lors de la castagnade annuelle qui aura lieu le 11 novembre à la salle municipale de Saint Apollinaire de Rias..

Les idées sont là, toutes bien rangées et prêtes à se confronter à nos capacités.

Le thème est une rétrospective visuelle de notre voyage en avril de cette année à Salins de Giraud, une des étapes du projet « Mouvances ».

Dans un premier temps, il s’agit de procéder à une sélection photographique : extraire les photos des dossiers enregistrés pour leur donner une parole qui remonte le temps en la coupant à l’allure du voyage faisant cercle autour de Beauduc- de la digue à la mer.

Donc, puiser dans les contenus photographiés par les un et les autres, en extraire une esthétique, procéder à son enregistrement : la prochaine étape étant de construire photo après photo un ensemble cohérent, soutenu par une musique temporisant nos images.

Enfin, c’est le résultat que nous aimerions faire partager !

Fatima Mana

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Jeudi studieux.


Si nous savons qu’à chaque permanence sont incontournables des rituels comme le branchement des ordinateurs ou le classement des derniers livres rendus ; l’inattendu pointe quelquefois le bout de son nez même dans l’acte programmé.

Pour exemple, le diaporama entrepris mardi par des internautes qui réalisent avec moult rires que les images sélectionnées n’ont pas été enregistrées au bon endroit.

Heureusement une part de chance ou une intention manquée les ont installées sur le disque dur de l’ordinateur utilisé.

Se frayer un passage dans le dédale des fenêtres qui s’ouvrent et se ferment au moindre clic, appliquer des inter-titres aux thèmes imagés alignés en rangs serrés, c’est comme une piste que l’on découvre à coup de coupe-coupe ; sans décaler, bousculer, bouger la chronologie choisie tenant parfois de la surprise.

Cela dit, nous avançons dans la bonne direction puisque à la prochaine permanence sera insérée la musique.

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Adèle quand à elle, virtualise en virtuose, comme si elle se baignait dans une mer tranquille. Son clic navigue dans une recherche inter active.

Jacqueline parle du numérique à ses 12 ans et des modules mis en place pour les scolaires à l’occasion de la fête de la science.

L’adolescente absorbe les mots dans une disposition qui n’appartient qu’à la jeunesse, avec l’aisance de ceux qui ne doutent pas et déambulent spontanément sur un nouveau monde : peut-être des similitudes avec nos découvreurs de terres lointaines !

Fatima Mana





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Nouvelles de flux, semaine d’avant le 2 novembre...


Une nouvelle rubrique créée : "Nouvelles de flux"

une sélection parmi les informations reçues de la semaine de celles qui nous paraissent les plus en phase avec nos intérêts et ceux de nos lecteurs...


Bibliothèques

-  Bertrand Calenge : carnet de notes du Jeudi 29 octobre 2009

"Excentrer la bibliothèque : l’invention de la proximité", du grain à moudre pour la réflexion...

"... parler d’une proximité qui déplace les services de la bibliothèque - collections comprises - au plus près de la population dans son cadre d’activités familiales, professionnelles ou sociales, sans nécessairement vouloir que ce cadre intègre le lieu bibliothèque voire s’y déplace ?

Cette hypothèse de proximité réellement nouvelle n’augure pas de la disparition de la bibliothèque-lieu, essentielle comme espace d’information critique et espace social public (si rare aujourd’hui !), mais pose la question de la bibliothèque vivante sur le territoire de la population qu’elle sert, au-delà des services offerts dans un lieu à cette population"

..."organiser la bibliothèque en fonction de la proximité et pas seulement vouloir y ramener des visiteurs, s’investir au-dehors de la bibliothèque pour la seule satisfaction des besoins rencontrés, sans s’imaginer destination ultime de ces besoins"...

"On remarquera que les exemples que je cite ne partent pas nécessairement du préalable d’un dépôt organisé de documents à l’extérieur, mais un déplacement des compétences et des échanges. Est-ce une illusion ? Est-ce aberrant ? Connaissez-vous des exemples concrets “présentiels” ?

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Un texte de Valérie Rouzeau sur le blog de Saint-Sauveur-de-Montagut




A propos de proximité...

Nous signalions le Blog de la Bibliothèque de Saint-Sauveur-de-Montagut

Proche, pas proche ? Tout dépend de la saison et des moyens de communication sur nos petites routes ardéchoises - pas bien loin en km, pas bien loin en été avec une bonne voiture (Orange dit "20km, 20 mn") , mais quand même... Et en janvier ou février, alors... Par contre de blog à blog, c’est une autre forme de proximité qui s’instaure - complémentaire...

Un article intéressant sur le bruit des scolaires...

Matin Brun et autre propositions bibliographiques qui nous ont amenés à leur indiquer les Editions "Vents d’ailleurs"...

Voici la présentation que nous en envoie la Bibliothécaire responsable du Bmog, Evelyne Marchand :

"Le blog de la bibliothèque de Saint-Sauveur-de-Montagut, crée à l’occasion de la Fête de l’Internet en mars 2009, est un lieu d’archivage des bifurcations culturelles de l’équipe. Les articles les plus anciens sont des "sitothèques", sélections de sites pour enfants, de sites sur la bande-dessinée, sur les littératures et sur l’Ardèche.

Par la suite, l’équipe a travaillé à des sélections hebdomadaires de romans, qui sont disponibles sur le blog. Dorénavant nous y publions de courtes réactions (+ liens) sur des sujets divers : le bruit en bibliothèque, immigration et exclusion aujourd’hui, etc. Le blog permet enfin de conserver la mémoire des évènements : une exposition, une lecture publique, des pancartes neuves, etc."

Mais nous avions déjà repéré le dossier sur Valérie Rouzeau et sa résidence à Pantin, et d’autres dossiers... et le blog du Musée des musiques du Yucatan

Un blog à explorer...

Pistes virtuelles pour un réseau bien réel ?

Et pistes d’autant plus intéressantes quand l’enquête sur les pratiques culturelles des Français de 2008, d’Olivier Donnat" [1] montre qu’en matière d’héritage et de reproduction, le passage au numérique n’a en rien modifié la validité des concepts de Bourdieu. _



Numérique




« Lundi 26 octobre 2009 - Mardi 27 octobre 2009 »

Qu’est-ce qu’un livre aujourd’hui ? Par Pierre Ménard le mardi 27 octobre 2009, 14:14 - PIERRE MENARD - Lien permanent

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Martigues. photo Pierre Ménard (Liminaire 23/10/09)

"Journée d’études organisée conjointement par le groupe ABF PACA et la Médiathèque de Martigues : « Numériser, pour quels services aux publics ? »...

...J’ai participé à la table-ronde : « Qu’est-ce qu’un livre aujourd’hui ? »...

Qu’est-ce qu’un livre aujourd’hui ?

Notes de lecture sur l’écriture de demain "


Un diaporama à lire, la performance que constitue cette synthèse égrenée en brèves (bien sûr !) notes de lecture... Et en plus c’est beau... et accessible...




D’autres nouvelles, à partir LaFeuille, sur les librairies...

Nous avons ainsi trouvé à Martigues - où était il y a peu Pierre Ménard - une librairie répertoriée numérique. Nous avons fait une visite -virtuelle- de son site : librairie agréable qui associe vente de livres imprimés et numéri + (-sés ? plutôt / -ques ? en vend bien d’édités par Publie-net)

Vente de proximité géographique - de proximités autres comme ce rayon poésie où seul "Terreferme" apparait actuellement inaccessible. Epuisé ? La notion n’y est pas. Les mêmes difficultés que celles que nous avons à joindre l’éditeur ?

Bref il y a de fortes chances que notre équipe programme en décembre un petit voyage à Martigues pour aller voir cette librairie et éventuellement rencontrer l’équipe. Contact est pris.

En plus, la mer, le voyage... et Martigues...


Et comme il faut avoir les pieds aussi sur terre, nous avons regardé du côté de la FNAC. 40000 livrels vendus ("Livrels" : un nouveau mot après "postcarder"...) 40000 livrels et plus de 10000 "readers" (= "liseurs") Sony...

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Poésie


Lundi 26 octobre 2009 Par Pierre Ménard le lundi 26 octobre 2009, 21:00 - JOURNAL - Lien permanent

"THE SEA IS A GOOD PLACE

"Les choses ne sont jamais ce qu’elles paraissent et les lieux communs ont tôt fait de s’inverser et d’imploser, comme pris dans un incontrôlable mouvement.

... Non pas à voir avec nos désirs, mais à nos volontés. Quoi dire en premier, approcher sans se risquer...

... L’impression d’une grande évidence, comme d’un discours spontané ou improvisé, et en même temps d’une grande complexité. L’ensemble, souvent à la limite du trop-plein, aussi improbable que concret, curieux sentiment de remettre sans cesse en jeu nos convictions les plus intimes. Beaucoup diront qu’ils ne comprennent pas. Ce n’est pas grave. C’est la simple obsession qui coïncide avec le bonheur."


Jeudi 29 octobre 2009 Par Pierre Ménard le jeudi 29 octobre 2009, 14:45 - JOURNAL - Lien permanent

A LITTLE DEATH AROUND THE EYES

"C’est la forme qu’on aime seulement, et la forme vient seulement à l’existence quand la chose naît. La forme d’une ville comme un livre ouvert. Point de départ et d’arrivée, ans l’épaisseur que leur donne la présence active, visible et lisible du passé."

"D’autres mots viennent ouvrir les lieux inconnus où j’entre jusqu’à la nuit."




En guise de conclusion - provisoire bien sûr...


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Un des textes du diaporama "Qu’est-ce qu’un livre aujourd’hui ?" de Pierre Ménard, texte d’un des auteurs dont le nom est cité à la fin...


Jacqueline Cimaz





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[1] "Les Pratiques culturelles des Français à l’ère du numérique, Enquête 2008." sous la Direction d’Olivier Donnat,ED. La Découverte.

B2i, enfin la certification ?

pour celles qui ont fait la formation ?

Pas si vite, mais au moins, il s’en reparle...

Dans un courrier du 13 octobre, le ministère de l’Education Nationale préciserait que c’est l’administration centrale qui délivrera l’attestation en attendant que d’autres modalités soient mises en place dans un cadre qui ne serait plus expérimental...

"Durant l’expérimentation, les organismes expérimentateurs souhaitant faire délivrer une attestation doivent donc faire parvenir un rapport d’expérimentation contenant a minima les informations suivantes :

-  La description du dispositif mis en place : contexte, accueil des candidats/présentation du B2iA, positionnement, formation, évaluation, accompagnement suivi, outils éventuellement mis en place...
-  Le public concerné ;
-  Les conditions d’évaluation. Qui sont les évaluateurs (quelles qualifications pour évaluer...)...
-  Les difficultés rencontrées ;
-  Les points positifs, les axes de progrès du texte et du document d’appui ;
-  Le ou les éventuel(s) partenariat(s) ;
-  La copie des dossiers de validation des candidats ;
-  Un tableau indiquant la liste des personnes proposées à la certification. Il précisera leur nom, prénom, date et lieu de naissance, statut (salarié, jeune, demandeur d’emploi, senior...), contexte d’évaluation (libre, en formation, en situation professionnelle). "

En principe, nous avons remis tous ces documents en temps voulu à Sarah Labelle.

Il n’y aurait plus qu’à attendre ?

A noter que depuis juin, nos quatre finalistes ont fait de nouveaux apprentissages, ne serait-ce que dans le cadre du projet "Media en quête d’identité" où elles se sont lancées dans la quête des moyens d’introduire de l’interactivité dans un texte numérisé...

Jacqueline Cimaz





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Ecriture interactive et collaborative


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Dominique Wojylac,

intervenant du SIVU des Inforoutes de l’Ardèche

sera présent

le mardi 18 novembre pour

une information sur les programmes permettant l’interactivité

et une formation, à

l’« Ecriture interactive et collaborative »,

en Bibliothèque, de 14h30 à 16h30.

Un programme accessible et qui devrait intéresser...

Inscriptions indispensables, de préférence par courriel au webmaster avec demande de confirmation de lecture...





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LN Livre numérique


Collaborativement, les pages se remplissent peu à peu.

Du relativement statique à ce jour, même si certaines textes et certaines images commencent à apporter leur richesse. La mise en forme interactive n’interviendra que beaucoup plus tard.

Importance de poursuivre la réflexion sur le fond -l’"adaptation" cinématographique...

"Adaptation", re-création ou transposition, dans un langage different ? Ce qui peut rejoindre la question qui se situe au coeur de nos interrogations sur l’écriture et la lecture numériques, oelles de la spécificité d’un support qui n’est jamais neutre.

Ce qu’affirmait Jean-Pascal Dubost il y a quelques mois, ce que va démontrer Julia Bonaccorsi le 14 novembre, en insistant de plus, semble-t-il, pour les rapports écran/papier, sur le fait que la transposition elle-même, dans un sens ou dans l’autre, apporte toujours quelque chose de nouveau aux deux...

Le livre au film, le film au livre, le numérique à l’imprimé, l’imprimé au numérique... La poésie aux arts visuels et les arts visuels à la poésie... Une langue à une autre et l’autre à l’une... Où on pourrait convoquer Celan... Ou les évolutions des traductions d’un même texte (cf "Los dos abuelos" de Nicolas Guillèn")...

Rien d’équivalent là dedans sinon que l’adaptation est toujours re-création à partir du support, du contexte, de l’histoire, du point de vue... Et que toute création réelle fait avancer la réflexion et l’expérience et aborder différemment les situations nouvelles...

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Etat provisoire de la page 1.

Une première page provisoire...


Un débat à poursuivre, écrire, non pour publier un chef-d’oeuvre achevé mais plutôt pour capitaliser les apports d’une réflexion collective à un moment donné, et qui sera toujours à enrichir...

La possibilité aussi d’une rectification continue, des commentaires, des échanges, de ces liens qui réévaluent le pensée analogique, pour peu qu’ils soient eux-mêmes soumis à critique... N’est-ce pas un atout du numérique ?


Bref quand il semblera que la matière soit suffisante et le besoin de communication pressant, l’équipe autmatisera le sommaire, créera les liens utiles -et pas plus, intégrera les notes et autres commentaires les plus féconds et cherchera le meilleur moyen de diffusion de l’objet créé (DVD, blog ?...)


Chacun est convié à participer à cette démarche qui s’accompagnera à tout moment, d’une réflexion sur l’écriture et la lecture numériques, sur les pratiques installées ou émergentes...

Pour l’équipe, J.Cimaz





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Une particularité bâtie avec les uns et autres.


C’était comme un jeudi commun vécu dans la commune, familièrement familier avec ses lecteurs et internautes, internautes/lecteurs venus ou revenus en coup de vent poser du temps.

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Echarpe de soie au cou, souvenir en soi pour tenir éloignée la grippe agrippée au grippal fièvreux, fébrile, frileux de Jacqueline [1] ; résolument résolue à la dissoudre, sourde, ourdissement ourdi jusqu’à l’oublier dans un coin.

Gisèle et René, passagers de passage, passent et poussent le conversation à l’intérieur des habitudes. Le dehors rentre dedans et converse de concert, consulte, adhère, réadhère à l’atmosphère.

Présence proche du lien lié au lieu, qui fabrique, construit, édifie et bâtit sa spécificité.

Michèle paramètre, mètre, maîtrise, métrage le grammage, autre version de papier versatile, versifiée au mot près, virtualisée pour une imprimante contrariée qui se défend, défie, fait défiler des pages refusées, à l’abrupt d’un acharnement soudain charmé sous le front qui fait front. Front plissé, front rivé affronté frontalement, l’imprimante apostrophée au millimètre près à la volonté d’y arriver imprime enfin !

Presque juxtaposées, à côté, à bordée d’ordinateurs, Régine et Fatima affichent sur l’écran, les cinq affiches des films livres pour en faire une affiche sous photoshop. Incontournable inconnu méconnu, reconnu au fil de fonctions fonctionalisées au rythme d’une réappropriation réappropriée au petit bonheur retrouvé.

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Passage obligé d’un calque à claquer, d’un filtre qui filtre les données et s’infiltre insidieusement à l’emplacement du dessous installé en dessus du dessous, aléatoirement dû à l’aléa d’un clic.

Détourer le tour et ses contours, entouré de rires semés à la volée, cernés au gré d’un résultat résultant d’une résultante parfois de hasard, en tous les cas une certitude provenant du faire ensemble portée d’une semaine à l’autre, chaque fois différente mais bien présente.

Fatima Mana



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[1] Il s’agit d’un simple rhume saisonnier, rassurez-vous ! Pas de grippe-hache... ni de virus dans l’ordi. NDLR



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Il n’y a qu’à cet endroit... Un projet en réseau...


La Bibliothèque travaille sur le livre numérique - et non simplement numérisé - un média en quête d’identité - dans le cadre de la Fête de la Science 2009.

Un projet d’une brûlante actualité dans un contexte qui évolue à très grande vitesse...

Un projet qui vise à susciter, à partir de réalisations et d’exemples concrets, la réflexion sur les atouts, les dangers, bref les enjeux de cette numérisation ; un projet qui veut contribuer au développement d’une indispensable intervention citoyenne en la matière...

Et un projet qui concerne particulièrement les Bibliothécaires, y compris bénévoles...


D’où cette nouvelle formation du mardi où le travail de conception du document a pris le pas sur les apports techniques, ceux-ci, interactifs ou non, étant abordés en temps utile pour répondre aux besoins [1].

Le temps de la découverte, et pas la technique pour la technique, mais la technique pour répondre à des besoins, mieux dire ce qu’on veut dire...


Le contenu ? Le "thème" ?


Nous avons tout naturellement choisi de répondre à l’offre d’Ecran Village pour un travail partenarial autour de 5 livres adaptés au cinéma, par la lecture et la diffusion des livres concernés, bien sûr, avant de découvrir les films et de réflechir sur l’adaptation,

mais aussi par la collecte, mise en forme et communication des renseignements, avis, recherches, sous forme d’un livre numérique interactif, et, si possible, créatif.


Une réalisation en cours, qui demandera du temps, à présenter au public et enrichir de nouveaux apports le week-end des 3 et 4 octobre, mais à poursuivre ultérieurement, au moins jusqu’aux ateliers et débats de la semaine de la science, en passant par la journée de travail avec Pierre Ménard...




Un échange avec deux membres de l’équipe d’Ecran Village, autour de l’ordinateur, et des multiples premières réalisations, leur a permis de mieux appréhender un projet inédit, et encore complexe en l’état actuel de la diffusion des connaissances en matière de numérisé, numérisation, numérique et création...


Jacqueline Cimaz

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Le récit de la formation du mardi, côté vécu, et de la rencontre du jeudi, par Fatima Mana


Il n’y a qu’à cet endroit...

Rien n’est jamais pareil aux permanences de la bibliothèque de Saint Apollinaire-de-Rias !

D’une semaine à l’autre, d’un temps au suivant, à travers la consolidation d’une formation internautique intégrant de l’interactivité sur un projet, la vie se vit sur des pluriels partagés, tricotant une ambiance singulière au fil du temps.

C’est une nouvelle approche qui est apostrophée, totalement immergée dans le projet support, proposé à écran village, en réponse à son appel, pour son week-end cinéma.

C’est une promenade sur la barre d’outils ou plutôt un dédale ouverts aux vents de l’hésitation, des consignes que l’on suit parfois en épelant sa mémoire sur les acquis enfouis, c’est un ensemble de dispositions qui s’apprêtent à retrouver et graffiter le terrain vague de l’informatique.

A l’instant du copié/collé inséré à l’endroit élu, souffle coupé, tout disparaît de l’écran où rien ne se passe. L’étonnement surgit et se balance en riant sur les visages déconcertés par l’intempestif résultat.

Comment faire rentrer le résumé du film et son affiche ou la photo de la couverture d’un livre et son texte dans un espace coupé au cordeau virtuel ou courbé sous la contrainte des lignes du tableau ?

Jacqueline démultiplie ses compétences de formatrice au plus près des appels au secours de chacun. Pendant ce temps, Michèle fonce à travers la végétation virtuelle, utilisant les consignes données avec l’aisance d’une grande habituée.

Plus au nord, un clavier court après ses lettres, hésitant parfois sur une touche.

Sous le préau écolier, criblé d’impacts frondeurs, c’est une récréation qui fait naître toutes les syllabes du savoir avec la même respiration.


Projet en réseau.

Alors qu’en cette fin d’après midi le soleil badigeonne d’un ultime élan frondeur la façade de la petite bibliothèque communale, cernée de tous les côtés par la flamboyance automnale, Danielle et Camille, représentantes de l’association Ecran village, viennent rencontrer les bibliothécaires de Saint-Apollinaire-de-Rias et leur projet autour du média, présenté lors de l’action « livres et cinéma ». Il s’agit de l’insérer dans l’espace et le temps : toute une programmation !

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Emmêlée dans l’écheveau du faire ensemble, l’action portée par Ecran village offre aux bibliothèques du canton, l’opportunité de participer à une action commune.

En amont, depuis quelques temps déjà, la bibliothèque de Saint-Apollinaire a choisi le chemin du livre numérique et travaille autour de ce thème pour la fête de la science.

Au travers de formations ponctuelles, la bibliothèque s’est associée à l’action d’écran village et dessine un livre numérisé à partir des cinq livres proposés ayant fait chacun l’objet d’un film. Couvertures et affiches ouvrent un espace aux idées virtuelles et l’occasion de participer et de construire une première.

Une belle manière de réduire la distance géographique, dans ce partenariat certes ponctuel mais qui ne nécessitera que la volonté de le reconduire.

Des contre-temps rattrapent le temps, éboulé sous d’autres occupations. Régine abandonne sa journée de travail et pénètre dans la bibliothèque avec l’impression de ne pas pouvoir l’arrêter tant elle fut dense ; mais suivie de près par les visages amis qui l’accueillent, déstabilisée, sa traversée s’enfuit tout à coup dehors.

L’internaute marche d’un bon pas, essuie l’espace qui paraissait épais. Des signes s’entrechoquent et se mélangent à l’envie d’avancer pour retrouver ce goût incomparable de l’apprendre dès qu’elle s’installe devant l’écran.

Et la voilà qui crapahute entre livres couvertures et films affiches qui font leur cinéma en s’enfilant dans le brouhaha numérique. L’affiche est martelée, accrochée à son texte, encadrée, délimitée puis déborde dans un vis à vis numérique.

Les présences découpent tranquillement les activités de leur choix et taillent les images d’un monde à part.



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[1] d’où ce passage par la création de tableaux, l’insertion d’images -et non leur copie- avant de retrouver le sommaire à rendre interactif, et les liens à insérer ou notes et commentaires à introduire...



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L’endroit devenu lieu.


Aux deux extrémités de la permanence de ce mardi, le périmètre et l’espace de la bibliothèque communale se sont rapprochés pour former un cocon douillet et éloigner ainsi, la pluie par intermittence si drue et colérique, qu’elle ramassait tout le ciel en le vidant d’un éventuel projet d’ensoleillement.

Dès la porte ouverte, l’univers pour apprendre prend ses quartiers virtuels. Là, un îlot installe les conditions adéquates, parfois contraintes mais surtout plaisir de découvrir et d’avancer dans le dédale encore impraticable la semaine dernière.

Pas un cil ne bouge tant la concentration imbibe le regard rivé sur l’apprentissage.

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Aujourd’hui, c’est poétiquement que le traitement de texte est abordé, justifié à chaque vers ; en gros, en gras, polissé à la police, rivé à la frappe incertaine qui aligne, balbutie, écrit.

Dans l’air, le rythme des habitudes burine et cisèle doucement l’appartenance.

Fatima Mana





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L’essence même de la création ou le livre dans tous ses états.


Observer l’évolution presque journalière d’un monde interactif qui banalise les valeurs séculaires du livre (matière et relation), pour lui offrir une autre surface moins hermétique et ludique, en utilisant les nouvelles modes de correspondances virtuelles, est une richesse, un filon qui provoque la sensation d’un puits sans fond.

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Quant les délices du numérique se conjuguent avec la préparation du tiramisou pour comédiens

Ce sont des champs proposés, à perte de création qui construisent de nouvelles données d’accès au livre.

Voir comment se fabrique un texte tout en découvrant les possibilités de le personnaliser avec de nouveaux procédés, noués ou posés entre les phrases sous forme d’hyperliens ou tous autres moyens permettant d’accéder à une zone interactive et ainsi l’argumenter, l’étayer, se l’approprier, le traduire différemment sur l’écran ?

Ces technologies au service de l’usager sont des moyens de liberté ouverts à l’exploration et la création, démystifiant le regard jeté à l’auteur sacralisé qui en faisait un être à part.

Convaincue depuis longtemps par l’interêt de ces nouvelles formes de communication, la Bibliothèque de Saint Apollinaire de Rias confirme l’impression d’avoir pris le train en marche au bon moment, confortée par l’importance des bouleversements en cours.

Lors de la permanence de ce jeudi, c’est l’espace même du lieu qui se virtualise, entraînant la participation des présents à l’élaboration d’un article pour le site. Les terminologies sont testées via des blogs comme celui de Pierre Ménard. On traque le Trackback...La découverte se prend au jeu et ainsi appréhende et se construit un nouveau monde.

Fatima Mana





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Une réalité parmi tant d’autres


-  Est-ce la polyvalence de son lieu qui lui donne et entretient ce petit plus essentiel, bâtisseur de lien social ?

-  Peut-être découle-t-il simplement du croisement de ses activités !

En tous les cas, nichée dans le prolongement d’une montée typiquement ardéchoise, la bibliothèque municipale de Saint Apollinaire de Rias suscite et vit le côtoiement chaleureux tracé sur les visages en visite et bat la mesure d’un lieu devenu entité communale.

Fatima Mana


Une permanence studieuse

Hormis un rapide passage emprunteur,

1h30 d’apprentissage, un cours «  comme à l’école  » a-t-elle dit, pour une débutante qui découvre l’ordinateur et ses différentes parties, la numérisation, les langages et mémoires, le traitement de texte... et d’abord, le clavier - la fonction des touches - avec la ferme volonté d’aboutir et une autonomie qui commence à poindre, tout doucement et très vite à la fois - en 90 minutes.

Michèle qui retravaille, n’a pu venir. Qu’importe ! Les réponses souhaitées quant à l’introduction d’un commentaire sous Open Office étaient là pour l’essentiel, passant par une distinction à faire entre « Introduire une note en bas de page » et « Introduire une note » qui relègue le Commentaire en tout à fait accessoire puisque la note peut être modifiée... Ce qui se transmet par courriel... pour un travail personnel qui se poursuit.

Restera le mystère de la persistance de l’impossibilité d’activer la rubrique «  commentaire  » dans le menu, même de la dernière édition d’Open Office.

Le temps devrait en venir à bout...

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Régine est là par contre, dès la sortie du travail, pour poursuivre l’appropriation de cet espace d’interactivité sous Open Office dont, à terme, la plupart des résultats peuvent se conserver, automatisés sous PDF. De rares questions pour éviter les pertes de temps, ça avance bien et fonctionne.

Poursuite programmée mardi prochain.

Un apprentissage donc qui s’est à la fois personnalisé et approfondi.

Passée la grande peur du premier contact, le travail habituel dans l’univers parfois très affairé mais toujours chaleureux de la Bibliothèque, permet l’appropriation et la conquête progressive de nouveaux pouvoirs.

La prochaine séance structurée en groupe devrait permettre, pour certains, le réinvestissement et l’approfondissement des acquis sur un nouveau document à construire, dans le cadre du partenariat inter-bibliothèques avec Ecran Village.

A d’autres elle devrait offrir la possibilité de se réengager tout doucement dans un processus d’apprentissage qui ne peut qu’aboutir sur un savoir-faire intéressant et utile et auquel les permanences offrent le temps et l’individualisation nécessaires.

Ce jour, la tenue dans les locaux d’une réunion théâtre permet à Régine de jouer les prolongations avant de rejoindre la réunion... Une souplesse appréciée... Et aussi de nouveaux apports pour la Bibliothèque puisque Colin Charvet, venu pour le théâtre, va d’abord apporter un « commentaire » des plus intéressants sur l’article du site paru la veille, sous forme d’interview, dans le cadre du projet sur le livre numérique.

Un commentaire, des références Internet - et de livres imprimés - sur la « lecture d’écran »...(déjà sur le site) ...]


De l’eau au moulin du "chapeau" de Fatima Mana à cet article.

Et cette dernière manifestation bibliothèque hors les murs - pas le port de 18 livres, ça c’est banal, comme d’entendre un réjouissant "J’en ai pour trois jours !" , non, mais d’abord un courriel d’un de nos jeunes adhérents, vacancier intermittent, qui nous disait les difficultés rencontrées pour se connecter à l’Internet avec sa clé Everywhere que brouillait la foultitude des réseaux wifi de l’immeuble niçois.

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Puisqu’il faut des explications... Une icône wifi en authentiques moustaches de Myrtille, le chat de Manon (l’auteure des photos), Pour Joan et Fatima et en hommage à Lewis Caroll...


Une réponse courriel non lue et pour cause - impossible d’accéder... Alors ce coup de fil et ce dépannage à distance : identifier la touche wifi, pas des moustaches de chat sur un piquet, là, mais un triangle, puis trouver la touche Fn et pas f et n, sans doute en bas à gauche du clavier... Wifi désactivée, l’Everywhere fonctionne, accès réussi et efficace nous dit-on. Ce que confirme un peu plus tard un message triomphant et presque étonné...

Comme quoi...

Jacqueline Cimaz

NB 1. Pour le compte-rendu de la réunion théâtre, aller à Rias « Son, jeu, théâtre » ...

NB 2. La séance de travail du 22 septembre aura donc lieu entre nous, pour consolidation par le réinvestissement, production d’un nouveau document et ré-engagement éventuel ou engagement nouveau dans ce travail pour ceux ou celles qui le souhaitent.

Par contre, début octobre, à une date à confirmer, une séance sur la programmation, non destinée à former des programmeurs mais à mieux faire percevoir les possibilités d’interactivité nouvelles offertes par la programmation devrait avoir lieu avec Dominique Wojylac, des Inforoutes de l’Ardèche...

Par ailleurs il est évident que la poursuite de cette découverte sera proposée en bibliothèque au rythme de chacun et sous des formes personnalisées et adaptées à la vie de la Bibliothèque.



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Numérisation : une approche nouvelle.


Après-midi fructueuse le 25, quand, passé le sommaire lié, on créée des liens de toutes sortes et tous azimuths... Comparaison qui renforce les évidences quant à l’intérêt de l’imprimé, à celui des liens mais surtout à leur choix, limité et pertinent, mais aussi les exigences quant à la mise au point des textes publiés.

Des commentaires qui font rêver l’équipe

-  un plus dans le travail collaboratif




Dans le cadre de notre projet science 2009 concernant le multi/média, et plus précisément, le livre numérique, une seconde action de formation a eu lieu ce mardi 25 août, à la bibliothèque de Saint Apollinaire de Rias.

Il s’agissait de structurer un document et d’y créer une certaine interactivité, sous Open Office Writer, afin de découvrir les techniques, les choix, les ressources et les inconvénients éventuels d’une publication numérisée.

« Fabriquer un style, pour automatiser un sommaire interactif, insérer des hyperliens internes et externes à partir ou vers du texte ou de l’image, des notes, des commentaires »... dans un champ de mots, les nouer au sens, corroborer l’explication, rentrer dans l’intimité du texte, s’approprier sa distance en y insérant un point d’appui pour l’entendre peut-être autrement ; tels furent les objectifs de cette formation.

Ils furent atteints plus ou moins aisément par des internautes curieux d’apprendre. Cette formation a permis de mettre en actes une procédure révélant d’autres possibilités et suscité un nouveau regard quant à la réalisation créative d’un document.

Un certain nombre d’actions effectuées ou procédures appliquées son transférables à d’autres types de documents.

Une autre séance sera nécessaire pour affiner la formalisation de ces procédures.

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Photos F.Mana et J.Cimaz. La photo centrale est une photo de Fatima Mana, faite bien sûr depuis le stage d’Arles...


A la fin des travaux, Clémence arrive...

Clémence et « les Dames » : c’est ainsi qu’elle nomme les bibliothécaires nous dit sa maman Un sourire aussi grand que son plaisir badigeonne le visage de l’enfance dès l’entrée du lieu, repère et rencontre adiboutesque.

Parce que même si on a déménagé, la nécessité des habitudes solidement ancrées s’invite. Et c’est à pas conquis, histoire de constater que rien n’a changé, que la petite fille dirige la musique de ses yeux en direction de l’écran qui l’attend dans son monde.

Fatima Mana et Jacqueline Cimaz





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Formation et auto-formation entre nous le 25


Après-midi de formation et d’auto-formation le 25, entre nous,

à partir des apports de Christelle Caille en juillet ,

et à partir d’une préparation effectuée par Jacqueline Cimaz, Bibliothécaire-référente Internet ->

Aide à la demande et aboutissement prévu pour chacun quant à la réalisation d’une effective publication numérique interactive, à partir de documents proposé par la référente-Internet de la Bibliothèque ou apportés par chacun...

Mise en perspective de ce 3ème projet de notre Bibliothèque.


Grandes lignes de la préparation :


Texte brut « Portraits » ("0Portraits par Fatima") regroupant « La maison Péatier » et d’autres portraits de Fatima Mana. [1]

On pourrait en préparer une édition papier.

Il s’agit là d’en faire, à titre d’exercice, une brochure interactive sous Open office writer Version 3.1.

Après on pourra se demander ce que ça apporte, notamment par rapport au même texte de "La maison Péatier", simplement numérisé sur le site.


La démarche :

1. Créer un style, numéroter, créer un sommaire automatique avec liens hypertextes.

2. Insertion de liens internes, externes, de texte à texte, de texte à image, d’image à texte, d’image à image...

(utilisation du texte proposé et du site municipal)

3. Insertion de notes liées en bas de page...

4. Insertion d’un commentaire identifié dans le texte...

5. Gestion des modifications pour re-travail sur son propre texte ou travail en équipe sur un même texte.


Mise en commun des réalisations, comparaison des ressources du texte imprimé, du texte simplement numérisé, du texte interactif sous Open office writer avec ses diverses versions figées en PDF (figées en conservant leur interactivité).

Jacqueline Cimaz

NB. Il est demandé aux personnes qui souhaiteraient se joindre à nous de se faire connaître au 0475844725, le nombre d’appareils étant limité mais la possibilité existant de faire deux séances...




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[1] version Open office writer 3.1.

C kwa ké structuré ?


Le ressenti de Fatima Mana, puis l’approche, plus technique, de Jacqueline Cimaz :


Une nouvelle planète.

On avait jamais vu ça à la bibliothèque de Saint-Apollinaire-de-Rias : 9, puis 10, puis 13 ordinateurs courent sur les tables, les couvrent d’un réseau de fils à la similitude des lignes du RER qui foisonnent dans le ventre parisien.

C’est un avant-poste virtuel, une base logistique, une armada internautique qui prend pied dans l’espace municipal.

L’intitulé de ce premier temps de formation, mis en place dans le cadre de la fête de la science 2009 était : Création d’un document PDF structuré à partir d’un logiciel de traitement de texte - ex : Open office.org, le but étant de créer un document inter-actif.

Christelle Caille, formatrice du SIVU des inforoutes de l’Ardèche, accompagne dans un paysage virtuel notre sensation d’un premier pas dans la constellation Open Office, à quelques similitudes près, du premier pas de l’homme sur la lune.

L’avancée, dans ce dédale informatique fait enfin émerger notre vision commune du ebook inter-actif en travaillant le lien hyper-texte qui pour nous, doit inviter et s’ouvrir sur une participation virtuelle.

La particularité du lieu communal et qui en fait toute sa richesse est la porte ouverte en permanence sur ses activités constituées. C’est donc tout naturellement qu’un groupe en villégiature vient se connecter à la ruche effervescente.

Clémence quant à elle, intègre l’univers virtuel, le pose dans ses yeux. Il a la forme d’un pays familier ; elle le parcourt au milieu du monde studieux et rentre doucement dans le bonheur des choses simples qui fabriquent l’appartenance.

Fatima Mana




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Formation au PDF structuré pour aide au projet "Media en quête d’identité".


Pourquoi ce choix, résultant d’une négociation et d’un partenariat avec le SIVU des Inforoutes ?

Le fameux "e-book", ou livre numérique... Mais au fait numérique ou simplement numérisé ?

Numérisé : du texte écrit, figé-inaccessible sur l’écran au format PDF ? Ce qui se développe à vitesse exponentielle mais qui, mis à part les fonctions de conservation et communication rapide, nous parait relativement stérile puisque n’offrant ni l’intérêt du livre imprimé ni ces ressources spécifiques, actuelles et à venir, que, justement, le numérique peut offrir et développer.


Aussi, il s’agissait là, en fait, d’animer ce PDF, en y construidant -ou plutôt introduisant, car c’est sous le traitement de texte qu’on construit - un sommaire interactif, riche de liens internes... et, dans le texte, des liens internes et externes...

A voir...

Et quand on a vu, à la fin, nos b2istes patentées, fans de liens, s’en sont données à cœur joie, découvrant l’automatisation de l’élaboration du sommaire, et la standardisation des liens entre celui-ci et les diverses parties [1], les noms d’"ancres" et "repères" dans ce contexte d’Open Office Writer pour désigner ce qu’elles utilisaient à coup de simples sélections, et, du coup, la possibilité de faire des liens sur ou à partir d’images, un acquis des plus intéressants de cette formation.

C’est là qu’il aurait été bon d’explorer, de créer... Mais l’heure...


Pourquoi aborder si tard le cœur de notre demande ?

D’abord, tout simplement parce qu’OPEN Office Writer dont il fallait se servir, et sans doute aussi Word, demandent tout un traitement préalable du texte à mettre en "styles", bref à formater, pour que les commandes automatiques puissent ensuite s’exécuter correctement. Comme on prépare un mariage ou une opération - des techniques à découvrir et automatiser pour qu’elles deviennent transparentes...


En amont ?

En amont le choix d’Open Office, sympathique et évident, un logiciel libre... Un choix auquel on adhère, bien sûr...

Le problème, c’est qu’on avait amené des portables de l’un ou de l’autre, avec pour certains, Open Office, avec pour d’autres toutes les versions possibles et imaginables de word, et sous word 2003 ou même 95 ou XP ou Vista, si bien que nombre d’entre eux, même du SIVU, ne reconnaissaient pas les clés préparées avec Open Office Writer, le texte exemple et l’indispensable petit outil joint...

Par ailleurs, dans la mesure où nous publions les écrits, des livres réalisés par nous, et où les problèmes de compatibilité vous démolissent une mise en page incluant des images sur plus de 100 pages et surtout de 150 ou 200, en un seul clic, entrainant des pertes de temps considérables, il nous a bien fallu standardiser.

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Là, des présents ont découvert ces problèmes de compatibilité, et d’autres, avec la nécessité de télécharger Open Office Writer (là aussi, pour les postes qui l’avaient, plusieurs versions...), un outil et un texte exemple.

Un téléchargement qui n’aurait sans doute pas poser les mêmes problèmes dans un Centre multi media au matériel homogène, avec plusieurs accès à l’ADSL...

Mais en petite bibliothèque rurale, où il faut faire avec le manque de place, d’espaces de circulation, l’hétérogénéité des matériels, des appareils, des systèmes d’exploitation [2], des logiciels, des pratiques et du public...

Des contraintes, des difficultés... mais aussi une sacrée richesse... Ne pas identifier l’informatique à un seul type de traitement sur un seul type d’appareil...

Cependant avec 13 appareils allumés, dont la presque moitié connectés... la répatittion égalitaire de sa puissance de téléchargement par notre brave Live-Box pro - [3], a eu pour effet des records de lenteur qui évoquaient pour quelques uns l’ère d’avant, bien loin avant l’ADSL...

Des problèmes techniques, certes instructifs [4] mais qui ont réduit à la portion congrue ce temps où chacun se régalait à pouvoir enfin mettre des liens dans un contexte particularisé par la présence d’un sommaire chèrement structuré... [5]

Le passage -esquissé ensuite- au PDF, a bien confirmé que l’interactivité était dans le traitement de texte et non dans le PDF qui ne faisait que reproduire le résultat final, sans interactivité autre que de faire fonctionner ce qui avait été pré-programmé...


Il va falloir que chacun fasse maintenant, sous traitement de texte de son choix, son propre texte avec sommaire structuré, et liens multiples, écrit pour l’occasion ou repris d’un texte relativement court existant dans nos publications...

Réfléchir ensuite aux ressources et limites...

Ce pourrait être le travail, entre nous, de la formation prévue fin août, pour laquelle il ne parait pas souhaitable d’introduire un autre thème.

Ensuite la priorité sera d’aborder la programmation au service de l’interactivité...


Donc des enseignements riches à tirer de cette formation et de la maîtrise qu’a Christelle Caille d’Open Office Writer, dont elle joue comme d’un orgue, mais la nécessité de digérer, d’expérimenter, de créer en fonction des objectifs de notre projet...

Jacqueline Cimaz



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[1] le retour de la partie au sommaire ne devant pas poser problème...

[2] ah Urunbu - qui parait néanmoins s’être bien amélioré et Linux qui devient plus transparent sur les mini-portables...

[3] d’autant que des usagers étaient venus à la Bibliothèque avec leurs ordinateurs pour se connecter, eux aussi, en Wifi et surfer, et qu’on ne pouvait trop les faire attendre

[4] et qui rappelaient, eux, en beaucoup moins graves, et toutes proportions gardées, l’introduction des nanoréseaux dans les établissements scolaires ou des réseaux de nano-réseaux pour les formations... à 80, fils au sol et mémoires enquillées, du plan IPT, avant les joies et l’efficacité brutalement interrompue de la robotique à l’école... Bref les années 80...

[5] d’autant que si la découverte de la constellation OPEN OFFICE WRITER n’était pas l’objectif, elle a nénmoins constitué une belle entrée dans des démarches procédurales, nouvelles pour la plupart - entrée qui peut préparer à la découverte prévue de la programmation...



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B2i prolongé, jeudi studieux...


avec la constitution de dossiers supplémentaires...

En effet si un a été envoyé à Paris, pour le Ministère de l’Education Nationale, un doit être remis à Dominique Wojylac, pour le SIVU des Inforoutes de l’Ardèche et un autre doit rester à la Bibliothèque pour archivage, témoignage et référence éventuelle utile à de nouveaux postulants à un B2i Adultes qui ne serait plus expérimental...

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Régine imprimant et classant ...

Donc quatre mémoires et quatre CD, des mémoires découverts il y a une semaine par Chrisitian Prost, étonné par leur volume et la qualité des productions de chacun, notamment au niveau du traitement et travail de l’image, d’images composites...


La constitution ou finition d’un dossier supplémentaire est parfois source -sinon d’anxiété du moins de regret, lorsqu’on s’aperçoit, par exemple, que diverses réalisations ont été oubliées dans le Mémoire, ou, même, que les plus belles productions plastiques, les plus travaillées, ont été oubliées non seulement dans le Mémoire mais aussi dans le CD...


A noter une autre forme de prolongation : la présentation en A3 de certaines réalisations, en complément ou en marges de la prochaine exposition de Mathieu Courtial, Magali Ruiz et Florian Veydarier au Temple des Baraques...


Jacqueline Cimaz


Un B2i prolongé et un contexte actif...

Un jeudi studieux.


Trier, répertorier, recomposer, crouler, éparpiller, classer les composants d’un exemplaire B2I destiné au SIVU des Inforoutes : un soliloque oral et gestuel pour Régine témoigne de sa concentration.

Quelques résidus de la formation excavés du souvenir récent, grappillent le calme ambiant et le cerne de fébrilité.

Geneviève vient chercher un des nombreux tirages d’ « Entre silence et oubli » afin d’en sélectionner des passages pour une lecture à haute voix lors de sa présentation au public le 10 juillet.

Jacqueline, une ébauche de petit journal trimestriel en main, propose une critique constructive avant envoi. Alors s’agglutine autour de l’exemplaire le monde présent, détaillant, épluchant, traquant la faute de frappe ou l’erreur.

Sur ce faire studieux et plaisant, se mire la dimension du faire ensemble.

Michèle entre deux courants d’air, absente sa journée l’instant d’une halte.

Les uns et les autres emmêlent leur voix, la plongent bien serrée dans la convivialité. Alors le temps traverse tranquillement la bibliothèque municipale qui en est toute imprégnée.


Fatima Mana



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Une synthèse fidèle, documentée et attendue...


Faisant partie des quatre centres régionaux ayant mené à terme l’expérimentation pour le B2i-Adultes en Rhône-Alpes, un en Isère,le Cypiée un dans la Loire, le CLIP de la Talaudière, un dans le Rhône, Objectif Formation, et nous -donc, en Ardèche, la Bibliothèque municipale-LAPI de Saint-Apollinaire-de-Rias,  [1] nous avons reçu la synthèse rédigée par Sarah Labelle, sur le B2i Adultes, Expérimentation en Région Rhône-Alpes" :


-  les points clefs, où nous avons apprécié la mention -entre autres - comme "Difficultés rencontrées" de la "technicité du référentiel qui n’ancre pas la pratique du numérique dans un contexte... mais dans une maîtrise de la machine" et la priorité accordée dans les préconisations à la "Facilitation de la généralisation" et à ce que nous avons perçu comme l’invitation à certain recentrage du référentiel pour qu’il fasse un peu moins de place à la technique au profit du développement des pratiques de lecture/écriture en ligne. Ces pratiques demandent en effet des compétences spécifiques, nouvelles, et des apprentissages complexes qu’il nous parait d’autant plus important de prendre en compte que le livre numérique et/ou numérisé commence à bouleverser les pratiques de lecture, que les grandes bibliothèques comme la BNF s’interrogent sur leurs politiques de numérisation, que le CNL s’intéresse aux procédures de numérisation, qu’on consulte les éditeurs....(cf la présentation de Gallica par l’ARALD à Lyon le 17...)

-  la description du contexte de l’expérimentation, avec les enjeux, le rôle des EPN...

-  les discussions ouvertes autour du B2i Adultes, où l’auteur rappelle la nécessité de nourrir et d’entretenir la démocratie ascendante, propose :"La formation au B2i Adultes" pourrait avoir l’mbition de permettre une meilleure appréhension de l’information et de son contexte de production, une meilleure compréhension du média." et insiste sur la nécessité d’une formation pédagogique des animateurs.

-  le dispositif de formation avec une description des divers publics impliqués.

-  un bilan mitigé, avec un cadre propice à la réflexion de fond mais de nombreuses questions posées quant à l’accompagnement, aux attentes et aux difficultés de développement.

Une synthèse dense, riche et nuancée"


Et qui plus est, notre site cité sur Formavia ...

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"Pour avoir une belle idée de ce que peut devenir une formation au B2i Adultes, rendez-vous sur le site de la Bibliothèque de Saint-Apollinaire-de-Rias qui narre sur un ton mi-amusé, mi-sérieux l’expérimentation. Celle-ci est l’occasion de rencontres avec le media, avec des histoires, avec des personnes. Elle est aussi l’occasion de créer et les photos et les textes sont là pour notre plaisir !"


Jacqueline Cimaz





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[1] à voir également les sites de la Maison de Grigny , de la cyberbase de Bron , de RaticeLoire ..._


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Poésie numérique


Le N°33 de "passage d’encres" est arrivé...

-  Coordination et maquette : Alexandes Gherban & Louis-Michel de Vaulchier.
-  Artiste invité : Philippe Castelin.
-  Questions & théories : Séminaire "poésie numérique" ; Philippe Bootz, Serge Bouchardon, Evelyne Broudoux, Jean Clément, Luc Dall’Armellina, L.-M. de Vaulchier, A.Gherban, Tibor Papp, Alexandra Saemmer, Antoine Schmitt.
-  Interventions : Philippe Boisnard, Francis Edeline.


Le texte se présente sous forme de questions-réponses, par exemple :

-   En deux mots, la poésie numérique c’est quoi ? Parmi les 9 réponses, dont l’ensemble restitue la complexité de la question, nous avons retenu celle d’Alexandre Gherban : "C’est la poésie qui utilise l’ordinateur pour créer des œuvres de poésie spécifiquement ; des œuvres de poésie que l’on ne peut pas créer par d’autres moyens."


Philippe Bootz, lui, distingue plusieurs sortes de poésie numérique, qu’il classe en deux grandes catégories :

-  la poésie numérique, variante du poème imprimé, utilisant des ressources de l’ordinateur, mais limitée à ce qui se voit à sa lecture...

-  la poésie numérique traitant des questions inédites en poésie, relatives, non plus au texte, mais aux relations à ce texte [1]. Une poésie du dispositif, dont participent l’activité de lecture et les réactions du lecteur... Une poésie qui "s’inscrit en faux contre la société de l’information et questionne la fonction de la lecture dans cette société"... notamment en posant la question de la réception culturelle de l’œuvre...


En effet, une donnée culturelle et non technique, liée à l’imaginaire et évoluant dans le temps, peut être une "propriété spécifique" de l’ordinateur...

Quant à la poésie, c’est un "art sémiotique total", englobant tout ce qui se réfère au signe dans ses quatre dimensions -syntaxique, sémantique, pragmatique, esthétique...

Beaucoup d’autres questions sont posées, de multiples réponses s’articulent, se complètent, se précisent...

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Bref une revue - certes difficile à lire - mais qui aborde de manière approfondie, documentée et inédite des questions émergentes aujourd’hui quant à l’écriture et la lecture.


Un numéro 33 de la revue sera intégré ce jour au rayon poésie de la Bibliothèque municipale, à disposition du public, et notamment des lycéens et étudiants, des enseignants...

L’équipe est aussi à la disposition des lecteurs pour aborder l’entrée dans cette revue imagée par des fragments d’écran et particularisée par une lecture horizontale, transversale sur deux pages...


D’autant qu’à la fin, à la page 150, figure une liste de sites à consulter. Leur découverte en bibliothèque, les mardi et jeudi, avec l’aide éventuelle de l’équipe, peut constituer une bonne voie d’accès à la revue...


Des contenus dont l’approche parait indispensable, comme le suggérait Jean-Pascal Dubost, pour aborder la question du livre numérique, irréductible, sous peine d’appauvrissement culturel considérable, au livre numérisé...


Jacqueline Cimaz


NB. Pour les bibliothèques ou particuliers qui voudraient se procurer ne N° de passage d’encres, "la poésie numérique", le commander à la revue, 16 rue de Paris F-93230 Romainville- 20€.



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[1] comme la problématique de l’écriture, de la lecture, de la place de la langue naturelle dans un système non linguistique qui inclut notamment le programme...



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Et si le contextuel était essentiel ?


Et pas seulement complémentaire ?


Notre Bibliothèque-LAPI répond (gratuitement et bénévolement) à la demande en matière de formation :

-  aide à la recherche documentaire,
-  éventuellement, à l’utilisation de sites spécifiques (ANPE, carte lycéens, renseignements sur formations scolaires et professionnelles...)
-  mise à niveau avant achat d’un portable puis lors de la phase de découverte et d’appropriation...

Mais force est de constater que les quatre personnes qui sont allées jusqu’au bout dans cette expérimentation B2i n’utilisaient pas tant les ressources de la Bibliothèque pour de l’utilitaire que pour un projet personnel, gratuit, éventuellement lié à leur vie professionnelle mais surtout à un engagement personnel, curieux et créatif, dans la vie associative, culturelle et sociale...

L’expérimentation B2i offrait une orientation, des possibilités de mise en réseau puis de structurations, appréciées dans ce cadre. Le plaisir de chercher, défricher, d’innover, de découvrir, portait les inéluctables efforts à effectuer.




Si l’on reprend les catégories :


1. « les personnes en réinsertion professionnelle et sociale et/ou les publics éloignés culturellement » :

Certaines ont bien utilisé la bibliothèque-LAPI, (modeste) centre multi-media ; aucune n’a pu dégager le temps de s’investir dans le B2i (emploi retrouvé, et/ou manque de disponibilité psychologique pour s’investir dans des apprentissages dans la durée)


2. Publics aux « usages familiaux » - intergénérationnels - ou pour le suivi de la scolarité à l’école et au collège...

Là aussi, on vient montrer ou chercher, mais de manière relativement ponctuelle.


Notre expérience nous amène à dégager une troisième catégorie, qui peut interférer partiellement avec les deux premières mais semble avoir une toute autre identité : plutôt des personnes qui ont déjà des intérêts culturels et une certaine disponibilité psychologique, éventuellement interpellées par l’investissement de leurs « jeunes » dans les TIC et qui, si nécessaire, surmontent une éventuelle répulsion pour la machine, en trouvant et construisant du sens dans les pratiques mises en œuvre, sens et découvertes de ressources et connaissances nouvelles, de nouveaux pouvoirs... On pourrait l’appeler :

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3. Publics curieux de découvrir, avec les TIC, de nouvelles pratiques culturelles d’investigation, communication et création susceptibles d’enrichir leur vie personnelle, associative et la part la plus gratifiante de leur vie professionnelle.


Est-ce à dire qu’on est complètement à côté des objectifs initiaux ? Qu’une fois encore on donne le plus à ce qui en ont le moins besoin (comme pour toute innovation pédagogique ?)

Oui sûrement...

Mais même si les écarts se creusent, on constate déjà des formations en cascades spontanées, sous la forme de l’aide apportée à d’autres dans cette Bibliothèque-LAPI où coexistent divers publics...

Il y a un réinvestissement culturel et social bénéfique pour tous, même si on peut douter que ces autres personnes -hors cadre expérimental - aillent rencontrer un jury ou faire un dossier pour obtenir une cerfitication B2i adultes...

Le désir d’apprendre se manifeste souvent par l’achat d’un ordinateur et le travail de la photo... Ou même par l’utilisation des appareils du PAPI pour se voir et se montrer sur le site local.


C’est sans doute ceux qui en avaient le moins besoin qui auront la certification B2i, mais celle-ci semble devoir constituer pour eux un point d’appui, sécurisant et important, pour le déploiement dans leur vie associative et sociale d’une démarche active et efficace d’usages multiformes des TIC utile à un public auquel ils sont encore étrangers...

Ainsi, très récemment, trois personnes du groupe des quatre s’improvisaient formatrices en matière de travail de l’image, pour expliquer à une autre personne ce qu’elles faisaient, le sens de leur activité et son efficacité, lui ouvrant des perspectives insoupçonnées... Le reflet d’une implication, certes, mais un beau travail de la motivation (ou de l’"orientation" de l’activité)...


Le fait que l’EPN soit une Bibliothèque - gérée par une association culturelle, constitue certainement une variable non négligeable, loin s’en faut. (Ne serait-ce que par une programmation dans la durée... Ainsi, le projet d’interrogation du « livre dit numérique » va relayer l’expérimentation, parallèlement au chantier « cartes postales » mis en route par le groupe...)


La réduction de la fracture numérique, en effet, constitue-t-elle un problème technique ou d’abord un problème culturel et de sens ?

Jamais le PAPI et ses apprentissages n’ont été un isolat coupé de la vie de la Bibliothèque, de la vie associative et culturelle (ce lien entre randonnée et numérique via l’image et le site Internet, entre écriture, frappe et mise en forme, site ou publication, entre lecture orale à un public, enregistrement sonore ou vidéo et projection...)


Ce sont ces réseaux, cette vie, ce travail collaboratif, ces complémentarités qui ont donné du sens et le punch nécessaire pour affronter des apprentissages (et un vocabulaire !) parfois rébarbatifs et ardus...


Le « référentiel » (ou son existence) était connu, chacune -et deux ou trois autres- l’avaient depuis le début. Il n’a été utilisé que pour l’évaluation finale - évaluation formative, sinon formatrice, puisque là, à ce stade, les apprentissages techniques ont été acceptés pour la maîtrise totale par chacune du niveau 1.


Une expérimentation qui peut aider à y voir plus clair sur les apports possibles et bénévoles d’une Bibliothèque-LAPI ...


Mais la généralisation aux EPN ?


Si elle parait difficile dans un utilitarisme aléatoire, peut-on envisager que ces EPN coopèrent avec les associations locales ?

A ce sujet, certaines expériences intéressantes n’avaient-elles pas eu lieu, souvent en soirée, lors de la mise en place du plan IPT ?


Jacqueline Cimaz





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Où l’absence se travaille à l’efficacité


Une bibliothécaire vient de poser, en milieu de matinée, le cordeau du temps sur une des priorités de sa journée : finir de couvrir les livres neufs. Ils attendaient que d’autres travaux se libèrent d’activités moins bousculées.

Retrouvé en début d’après midi, l’étang d’ouvrages miroite sa transparence, irise sa surface de petits remous empilés, prêts à partir à la rencontre du lecteur.


Dès 16 heures, la troupe LAPIste débarque sur son terrain favori, en preux conquistadores. Elle couvre le terrain, déterminée à avancer :

concrétiser, maîtriser un des nombreux apprentissage d’une formation à peine achevée et s’essayer, sans la protection pédagogique et douillette, à une certaine autonomie.

La marche d’approche s’escarpe de quelques difficultés sur le trajet de l’option choisie : faire des cartes postales.

Un premier travail de tri s’opère dans la forêt dense, enregistrée sur l’ordinateur de Fatima.

Jacqueline vous dira que ce n’est qu’une question de tiroirs et de chaussettes, encore faut-il situer, au milieu d’un amas - non ! d’un fouillis indescriptible, les dossiers où sont censées se trouver les photos !

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Marceline et Michèle attaquent par le front de la logique, leur recherche photographique. Le terrain à parcourir est parfois si pentu de dossiers empierrés, qu’elles s’égarent dans un dédale d’incohérence, traversé sporadiquement par leurs rires.

Régine, sur un autre ordinateur, s’adonne aux paroles d’images typiquement ardèchoises. Elle taille des murs de pierres, se concentre sur le feuillage obstrué du temps.

Nos trois internautes croisent leur savoir et l’essuie à la particularité du faire ensemble.

Peu à peu, la carte postale prend forme de ses propres formes. Il y a même un essai d’écriture qui fraye sur la photo ses lettres, presque par magie. Bien sûr ! elles sortent à l’imprimante l’évidence d’un à recommencer.

Mais qu’à cela ne tienne, jeudi est tout près.


Fatima Mana





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Numérique ou numérisé ? Media en quête d’identité.

Une identité que forgeront aussi les utilisations des usagers...

Quel livre numérique et pas seulement numérisé ? Quelle écriture hypertextuelle, quelles interfaces pour quelles lectures ? Quels apprentissages requis et quelles incidences sur la vie d’une bibliothèque rurale et quel rôle de celle-ci ? Lire, expérimenter, débattre pour mieux appréhender.






"La poésie numérique commence quand l’informatique n’est plus seulement un support, mais un nouveau moyen de création, quand les poètes se font programmeurs et que leurs œuvres sont créées pour être reçues par des lecteurs par le truchement du numérique."

écrit Jean Clément du laboratoire Paragraphe, de l’université Paris-VIII]. [1]




Le livre dit « numérique », en fait souvent simple livre numérisé au format PDF, le « e-book », déferle sur le marché, notamment dans les pays anglo-saxons - avec ses avantages et ses inconvénients.

Les bibliothèques numériques se multiplient (niveaux planétaire -Unesco- européen...).

Quelles niches d’utilisation se dessinent-elles actuellement ?


En France l’arrivée semble plus lente et plus diversifiée, enrichie par des recherches sur les interfaces (cf Publie-Net ), ou des démarches artistiques intéressantes comme celle du CIPM , d’Incidences , celles citées dans " La poésie numérique", le N°33 de la revue Passage d’encres, où apparaissent de nouveaux livres-objets numériques [2]. [3],



Donc une 1ère série de questions : quelles spécificités et apports du livre numérique ?

-  avec une 2ème série de questions qui interfèrent : quelles niches d’utilisation émergentes pour chacun de ces objets ?

-  et la 3ème : quelles incidences sur les pratiques en Bibliothèque, notamment rurale ? Ou comment mieux appréhender un phénomène complexe et inéluctable pour être plus efficace ?




Existent-ils des livres numériques aux ressources interactives, intégrant des liens intéressants [4] ? Et si oui, y en a-t-il de diverses sortes répondant à des objectifs et usages différents ?



Quelles productions poétiques numériques ? Où l’interactivité fait partie de l’écriture poétique [5] ? Et littéraires ou documentaires ? Quel intérêt ? Quel rapport entre aléatoire et création ?

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Poésie numérique. Fragments d’écrans des sites cités dans les notes


Comment sont-elles faites, ces productions ? Avec quels langages ? Quel est le plus maniable -PDF interactif, html, X-html... ?



Et surtout - question nodale - dans chaque cas, quelle écriture hypertextuelle et hypermédia ?



Quelles niches d’utilisation de ces productions suivant les contenus, modalités ou publics ?

Quelles incidences - déjà perceptibles ou à prévoir - sur le fonctionnement des lieux de lecture publics ?




Quelles compétences requises pour la lecture hypertextuelle et hypermédia ?

Quels apprentissages [6] ?

Quelle approche de la complexité, du systémique, de la multiréférentialité dans un champ de pratiques et création relativement inédit et dont on peut attendre des incidences significatives sur la vie quotidiennne ?

Quels apports envisageables vis-à-vis de publics divers ?






Pour aborder ces questions, nous envisageons

-  d’abord un travail d’investigation, de repérage, de classification, conceptualisation...

A articuler avec des éclairages théoriques au niveau de l’écriture hypertextuelle d’une part, des apprentissages requis pour sa lecture d’autre part...


Et, par ailleurs,
-  des ateliers de création articulant des approches informatique, technique, mais aussi littéraire, artistique. Amateures bien sûr... Mais facilitant approche multiréférentielle et travail d’équipe pluridisciplinaire, dans un domaine qui, de plus, est d’actualité et comporte nécessairement une visée prospective.


Enfin,
-  les incidences pratiques de cette recherche-action au niveau des prestations à apporter à un public qui risque d’être très vite confronté à des bouleversements importants concernant le livre et les pratiques de lecture.
-  Quelles aides apporter à un public hétérogène et sous quelles formes ?


Et puis,

Lecture/écriture hypertextuelle à portée de clic...

Quels nouveaux atouts pour la valorisation du patrimoine humain local ?

N’y a-t-il pas là une ressource extraordinaire pour le milieu rural, de l’accès à la Bibliothèque mondiale de l’UNESCO à la création contemporaine en passant par des formes spécifiques d’échanges comme la veillée d’hiver autour du livre numérique projeté, discuté, à annoter pour échanges de proximité ou très lointains ?

Un projet modeste pour sensibiliser le public local, puis, forts de cet ancrage, de sa fraicheur [7], sa créativité, élargir réflexion et échanges -prospectifs et heuristiques - sur le territoire et le Net ?

Un projet à mener avec le SIVU des Inforoutes qui, par delà ses indispensables apports techniques, reste symbole porteur de la promotion de l’Ardèche dans la culture numérique et avec lequel, dans des cadres divers, les projets déroulés ont toujours été fructueux...

Jacqueline Cimaz


NB. Nous venons de recevoir le n°33 « la poésie numérique, de la revue Passage d’Encres, dont Jean-Pascal Dubost nous a dit le plus grand bien... Trois exemplaires sont en circulation dont un disponible à la Bibliothèque... [8]



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[1] (article déjà cité sur ce site .

[2] On pourrait citer Alexandre Gherban, sa poésie interactive , avec cette page ou celle-ci ou encore celle-là , lire Donguy , ou aller voir Kac, y compris à Minneapolis ...

[3] cf un article d’Hélissen sur la revue « passage d’encres », publié par Florence Trocmé

[4] un peu comme des notes ou des "illustrations" ou autre chose ?

[5] Cf Charlotte Valade parlant de Bootz : « Ce qui intéresse Bootz dans sa démarche artistique, ce n’est pas l’objet littéraire visible sur écran, mais l’idée de gérer tout le processus électronique qui se trouve derrière, l’écriture informatique en tant que telle. De sorte que même la lecture soit contrôlée par l’auteur, qui intègre ainsi le public au cœur de son dispositif. Pour lui, la partie "invisible ou illisible" qui vient se nicher dans les programmes fait elle-même partie de l’œuvre. (Souligné par nous  ? Qualité [[ cf les interrogations de Jean Clément , Maître de Conférence, responsable de l’équipe de recherche "Ecritures et Hypermédiations Numériques", laboratoire Paragraphe , université Paris-VIII, dans REPÈRES, "La poésie numérique existe-t-elle ?"

"La poésie numérique pose plus de questions qu’elle n’apporte de réponses. Elle interroge la littérature, elle interroge nos conceptions de la poésie, elle ouvre de nouvelles voies."

[6] cf recherches de Patrick Mendelsohn , professeur des Universités, directeur de l’IUFM de Grenoble (Université Joseph Fourier)

[7] cf travail pour l’expérimentation B2i Adultes .

[8] Nous en reparlerons dès lecture



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Clôture des dossiers


ce mardi avec une séance qui s’est prolongée...

Dossiers terminés :

-  dossier papier avec un référentiel plus ou moins renseigné mais qui présente toujours un bilan exact des compétences techniques acquises,

et beaucoup d’images qui montrent les productions mais aussi l’ambiance de travail et les méandres des apprentissages...

-  dossier CD qui apporte quelques renseignements techniques complémentaires, notamment au niveau du travail de l’image... (+ éventuellement, diaporama, fichiers sons ou Excel...)

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Un témoignage aussi quant à l’importance du travail de l’image dans cette expérimentation et l’ouverture sur une poursuite du travail avec le diaporama -Movie Maker et le son, Powerpoint puis la vidéo et Daily Motion...


Une synthèse aussi de l’animatrice, sur laquelle nous reviendrons, une synthèse qui critique le référentiel, propose d’autres contenus et du sens...


Le dossier complet partira donc pour Paris ce vendredi 22 mai.





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Conclusions d’un apprentissage


L’expérimentation du B2I adulte, proposée par le SIVU des Inforoutes, n’aurait pu traverser les 6 mois - rythmés par les permanences de la Bibliothèque/LAPI - d’appropriation nécessaire aux apprentissages du référentiel proposé, relativement complexe pour l’internaute lambda, sans le langage pédagogique et les compétences distillées tout au long de cette formation par Jacqueline Cimaz qui l’a transformée en opportunité.

Des apprentissages, impulsés par un projet personnel- engagement qui cible des lacunes pour les transformer en possibilités de découvrir et d’apprendre.

Ces outils proposés, aux formulations parfois complexes, mais qui une fois décryptées et appliquées, ne sont plus que procédures à respecter, ont évolué, provoquant un intérêt croissant pour le numérique.

Ces nouvelles pratiques de sensibilisation à la culture numérique offertes, incontournables des apprentissages de recherche et d’appropriation, stimulées par des conditions pédagogiques plus que favorables, permettent incontestablement une autre approche du virtuel qui ne demande qu’à évoluer.


Fatima Mana






Sur le conseil de Dominique Wojylac, chargé de formation au SIVU des Inforoutes de l’Ardèche, nous avons envoyé un message à Mme Sarah Labelle, universitaire, chargée au niveau national par le Ministère de l’Education Nationale, de l’expérimentation B2i Adultes.


En effet, notre Bibliothèque municipale, point d’accès public à Internet, avait répondu favorablement, il y a quelques mois, à l’appel à projet du SIVU des Inforoutes.

Contribuer à l’expérimentation d’un contenu et de modalités de mise en œuvre et permettre ainsi à des personnes de recevoir une certification officielle attestant du travail accompli et des apprentissages effectués, nous avait paru tout à fait intéressant.


Nous avions donc fait part de notre engagement en indiquant - ce qui relève de notre démarche habituelle et a été fait - que le suivi des réalisations serait visible, ouvert à toute proposition, sur notre site Internet. [1]

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Cela a manifestement intéressé. Nous dépassons les 89000 visites sur le site et nous avons eu cette année des pics de consultation significatifs au moment de la fête de l’Internet à laquelle, entre autres, les quatre personnes qui ont pu pousser le travail jusqu’au bout, ont participé. [2]


La mise en place d’un B2I Adultes susceptible de réduire la fracture numérique et l’illectronisme dans ces tranches d’âge qui n’ont guère eu de contacts scolaires ou professionnels avec l’ordinateur paraissait donc importante.  [3]


Là chacun a travaillé pendant des mois suivant ses projets, intérêts et besoins - en fonction des préconisations transmises par D.Wojylac quant au choix d’une pédagogie du projet [4], en fonction aussi de ceux de l’association gestionnaire, association culturelle travaillant surtout dans les domaines de la poésie, des arts plastiques et visuels et du spectacle vivant, et visant à conjuguer objectifs quant à l’exigence de qualité littéraire, artistique, scientifique et implication de la population dans toutes ses composantes (population rurale et rurbaine).

Depuis deux, trois mois, chacun a pris le référentiel téléchargé sur le site de Formavia pour faire une auto-évaluation de ses acquis avant mise en commun dans le groupe et discussion.

L’outil a permis ce bilan mais aussi l’appropriation d’un vocabulaire, la mise en relation et réseau des connaissances acquises et, le cas échéant, ces apprentissages complémentaires réclamés avec beaucoup de sérieux et d’honnêteté par les participantes.

Les dossiers constitués [5] paraissent intéressants à cet égard.


Mais le groupe se posait des questions :

-  quant au fait qu’il faille envoyer séparément les dossiers alors que travail d’équipe et pédagogie du projet sont liés, [6]

-  quant à la date d’envoi de ces dossiers et leur destination...

Enfin l’urgence de la clôture et d’un bilan [7] était là, d’autant plus qu’un nouveau projet [8] s’imposait, suscité par une arrivée relativement massive du livre numérisé qui semble repousser à la périphérie la question de l’écriture en particulier, et de la création numérique en général. [9]


Suite à notre message, Sarah Labelle nous a appelées - un long entretien, après lecture attentive de tous les articles en bout des liens des Lettres d’information citées.

Notre travail l’intéresse - et ce journal du site - et elle va s’en servir pour le rapport au Ministère...

C’est pourquoi nous bouclons les 4 dossiers à envoyer avec brochure papier et CD ce 19 mai, pour envoi à Paris. [10]

Les mémoires avec CD et lettre individuelle, seront accompagnés d’un courrier de l’animatrice, expliquant la démarche et le travail d’équipe (lequel sera pris en compte comme composante intéressante de la formation pour chacune, nous a dit Sarah Labelle, dans le rapport pour le Ministère et dans une note de synthèse qu’elle joindra à chacun des dossiers personnels).

La démarche mise en œuvre était la bonne [11]

Ainsi nos modalités de travail correspondraient exactement aux préconisations de l’article 4 d’un texte européen qui associe ce B2i Adultes à l’usage des TICE dans les loisirs, la communication et le travail...


Pour nous, cette formation, ou cette aide à l’apprentissage, car l’apprentissage est toujours personnel, s’est nourrie des apports de trois domaines intriqués - la bibliothèque [12], l’association [13], la vie locale [14].


Le gros paquet comprenant les quatre dossiers individuels et le bilan d’ensemble partira d’ici deux ou trois jours.

Chacune recevra ensuite un courrier de l’Education Nationale directement à son domicile...


Mais de plus, il devrait y avoir d’autres types de prolongements - concernant les modalités d’aide à l’acquisition du B2i adultes - dans un cadre non expérimental - par d’autres personnes qui le souhaiteraient l’an prochain, mais aussi avec notre projet sur le livre numérique, un « Media en quête d’identité » (et de niches d’utilisation) ...

Sarah Labelle joint des universitaires amis à elle et spécialistes du livre numérique... [15]


Notre nouveau projet concerne en effet ce qui risque d’être un bouleversement culturel et social majeur dans les prochaines années, et demande donc expérimentation, réflexion et débat... de la part des Internautes, des lecteurs et de tous...


Jacqueline Cimaz



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[1] il peut se voir rapidement en suivant les liens proposés dans quelques Rias-Infos, lettres d’information des :

-  4, 11 et 24 novembre,
-  2, 11 et 19 février,
-  10 mars,
-  4 avril,
-  7 et 12 mai

dont l’historique suit l’évolution du travail...

-  Débuts expérimentation B2i http://www.saint-apollinaire-de-rias.fr/rubrique.php3 ?id_rubrique=84#a-768
-  Un abord du référentiel http://www.saint-apollinaire-de-rias.fr/rubrique.php3 ?id_rubrique=84#a-860
-  Rébarbatif le B2i ? http://www.saint-apollinaire-de-rias.fr/rubrique.php3 ?id_rubrique=84#a-872
-  L’interview de Marc Zanoni http://www.saint-apollinaire-de-rias.fr/rubrique.php3 ?id_rubrique=84#a-877
-  Fête de l’Internet 2009 http://www.saint-apollinaire-de-rias.fr/rubrique.php3 ?id_rubrique=70#a-943 et http://www.saint-apollinaire-de-rias.fr/rubrique.php3 ?id_rubrique=70#a-944
-  projet Bibliothèque 2009 http://www.saint-apollinaire-de-rias.fr/rubrique.php3 ?id_rubrique=106#a-981 et http://www.saint-apollinaire-de-rias.fr/rubrique.php3 ?id_rubrique=108#a-999 et bien d’autres...

[2] Une expérimentation d’autant plus intéressante quand la Bibliothécaire référente Internet a été pendant des décennies, professionnellement, responsable des TICE en tant qu’IEN puis IA-IPR dans deux départements, chargée donc de l’équipement des écoles, de la formation des professeurs d’école, de la mise en place du B2i CM2/6ème... avec l’aide de l’équipe académique

[3] Avec les professeurs, il s’était déjà beaucoup travaillé, il y a quelques années, sur la réalisation de documents composites alliant création d’écrits, d’images, de sons et informatique.

[4] pédagogie du projet, montage de projet, ce sur quoi ou à quoi, la Bibliothécaire référente Internet avait jadis formé des étudiants en cours d’emploi à l’Université de Montpellier, avec R.Giorgi - et chacun sait combien, en formant les autres, on apprend...

[5] qui ne peuvent refléter la totalité d’un travail souvent poursuivi « à la maison », parfois avec les enfants adolescents...

[6] mais des dossiers individuels ont été faits par chacun

[7] même si les apprentissages continuent... Et un nouveau projet s’appuie toujours sur le bilan du projet précédent...

[8] que nous inscrivons dans le cadre de la Fête de la Science 2009

[9] et donc aussi celle du nécessaire apprentissage de l’écriture hypertextuelle et hypermédia...

[10] Il reste encore des apprentissages à faire, bien sûr ( à tous les niveaux, il y en a toujours à faire), mais il faut savoir arrêter un dossier ce qui n’empêche évidemment pas de continuer à découvrir...

[11] Mais c’est parce que les propositions transmises par D.Wojylac nous allaient qu’on a choisi de participer à l’expérimentation.

[12] le livre, la lecture et le livre d’artiste... et bien sûr, notre modeste pôle multimédia

[13] ateliers d’écriture, ateliers livre d’artistes, travail en arts plastiques et visuels...

[14] qui a fourni des besoins de réalisations concrètes, précises, utiles comme affiches, tableaux divers, dépliant nécessaire...

[15] Nous essayons aussi de nous rapprocher du laboratoire Paragraphe à Paris Vlll.



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Livre NUMERIQUE ? Echanges avec Jean-Pascal Dubost. Et ça interpelle !


Echanges à bâtons rompus, entre Jacqueline Cimaz et Jean-Pascal Dubost, au sujet de notre projet concernant le livre numérique [1]...


J.C : la plupart des ebooks, à ce jour, ne sont que livres numérisés au format P.D.F.


J-P.D : oui, il y a quelque chose comme ça, j’ai refusé à François Bon (eh oui, il y a des auteurs qui refusent d’être publiés...) la publication numérique d’un texte mien envoyé à lui pour sa collection "Déplacement" au Seuil, pour un support papier donc, parce que c’était un texte conçu pour un support papier. L’eussé-je destiné à une publication électronique, je l’aurais peut-être conçu autrement.


J.C. Conçu autrement ?


J-P.D : Peu de choses me semblent intrinsèquement électroniques, peu de textes conçus par rapport à ce médium. Sauf du côté de la poésie numérique, qui elle réalise à destination de l’écran. Ce qui m’effraie dans le projet publie.net de François Bon, c’est la masse de publications, et j’ai trop peur d’être noyé, étouffé.

Ce que je peux y apprécier en revanche, c’est son côté mémoire, archive. Quand des textes épuisés font ici leur réapparition, ça, oui, j’approuve.

Je reste attaché à l’objet livre, outre à l’objet et les sensations qu’il procure à la vue, au toucher, à l’odorat (l’odeur du papier, de l’encre) (la publication électronique tue les sensations), mais aussi à la lecture intérieure qu’il procure, au retrait qu’il permet or que pas l’électronique, qui n’est, selon moi, qu’extérieure, et difficilement mémorisable (on retient mieux, il me semble, un texte imprimé qu’un texte sur écran).


J.C. Nous ne pensions pas opposer l’un à l’autre. Livre papier et livre numérique sont différents et compémentaires.

Le problème c’est que le livre numérique arrive, massivement, avec certains avantages de rapidité, de coût. Nous faisons l’hypothèse que des niches d’utilisation spécifiques vont apparaître, c’est pourquoi nous avons intitulé notre projet "Un media en quête d’identitié".

Et comme nous ne voyons guère d’intérêt du côté de la simple publication en PDF nous avons pensé que l’intéressant de ce nouvel objet à créer - livre numérique et non livre numérisé - devait nécessairement passer par des utilisations innovantes de l’hypertextualité et des liens hypermedias.

Qu’en pensez-vous ? Ce qui supposerait un nouvel apprentissage de la lecture, plus qu’un simple apprentissage d’une nouvelle forme de lecture, non ?


J-P.D : Ce que j’en pense. Livre numérique et livre numérisé ne renvoient pas à la même chose, évidemment. Je suggère d’aller lire le dossier publié par la revue Passage d’Encre n°33 intitulé "Poésie : numérique" où plusieurs poètes numériques exposent leur point de vue sur la question et leur méthode de travail, c’est passionnant.

Je ne suis pas poète numérique ni spécialiste, et préfère ne pas m’aventurer sur cette pente. Ca m’intéresse comme possibilité de langage, j’en suis curieux. Peut-être suis-je, comme d’autres, préhistorique, avec mon goût pour le papier et le travail sur la page, mais quoi, la publication sur papier a cinq cents ans d’âge, se renouvelle constamment quoi qu’on en dise, résiste au temps, le numérique n’est-il pas amené intrinsèquement à disparaître et à être supplanté par d’autres technologies. C’est aussi, côté création, des relations au temps qui s’opposent.




Des échanges très intéressants pour notre projet et qui confortent en bonne part nos premières hypothèses :


-  la distinction à faire entre livre numérisé (livre papier publié au format PDF) et livre numérique (conçu pour le numérique avec toutes les richesses de celui-ci au niveau de l’interactivité et des liens [2] et donc la nécessité d’une réflexion de fond sur l’écriture numérique - hypertextuelle et hypermédias et non simple numérisation... [3]

-  l’idée sans doute pas que le numérique soit appelé à disparaître rapidement, mais sûrement à évoluer, se transformer...

-  les rapports et résistances au temps, aux temps plutôt ? A voir...

-  ce qui intéresse dans le numérique c’est justement la rapidité des mises en relations, les flux, les réseaux, les concomitances... L’approche systémique, l’articulation, la contradiction, le parallélisme ou l’intrication de temps différents - et d’espaces différents, cette mouvance quoi, [4] cette petite pensée ou exploration de la mouvance, notre projet de cette année en Arts Plastiques « Mouvances » [5]

-  l’idée que le virtuel fait partie du réel, est du réel... [6]



De ces premiers échanges trois pôles semblent se dégager dans notre projet ou du moins dégager beaucoup de questions :

-  une approche plus technique, informatique [7] pour comprendre ce qu’est l’écriture numérique et pouvoir mieux la lire, de ce point de vue,

-  une approche par les sciences humaines, sciences de l’éducation, de l’écriture hypertextuelle, hypermedias, ce qu’elle est en tant qu’écriture, avec les liens et parcours internes, les limites, fermetures et ouvertures du micro-monde que constitue un livre numérique... Et, les apprentissages indispensables à lecture d’un livre numérique (qui à ce jour n’existerait guère que dans les champs artistiques et littéraires ?)

-  une approche plus artistique et littéraire - et bien sûr après maintes recherches sur la poésie numérique (sans oublier Incidences et le Cipm) nous commandons ce n°33 de Passages d’encre et continuons la visite des Artothèques... [8]


NB. Nous avons trouvé des études qui paraissent très intéressantes dans le réseau CDDP, CRDP, CNDP... Bientôt des propositions de liens...


Et pour finir, une citation pour réflechir, qui condense les questions :


"La poésie numérique commence quand l’informatique n’est plus seulement un support, mais un nouveau moyen de création, quand les poètes se font programmeurs et que leurs œuvres sont créées pour être reçues par des lecteurs par le truchement du numérique."

Jean Clément, laboratoire Paragraphe, université Paris-VIII in Themadoc du CNDP





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[1] par courriels comme il se doit...

[2] cf la collection Le point sur le i d’Incidences...

[3] L’écriture hypertextuelle et hypermédias moyen d’exploration et maîtrise de la complexité, de création ?

[4] cf la préface d’André Rouiller au livre de photos de Couturier « Meltingpoint », le rapprochement entre l’évolution des arts visuels et le passage d’un monde monocentré à un monde de flux...

[5] avec les flux d’eau et sel de la source de la Dunière à la mer et retour, mais aussi moultes autres transformations - ombres, reflets, sédimentation, érosion, ondes, sillage, ressac, décomposition, agrégation, défluvation...

[6] Sans aborder le pouvoir des simulations et autres programmes, le simple souvenir d’un soir d’été de 1954 où l’audition à la radio de la diction d’un de ses poèmes par Isidore Isou, fenêtres ouvertes, amenait un chien, puis d’autres, puis tous les chiens de Saint-Martin-de-Ré à aboyer à la mort...

[7] classique

[8] Aller aussi voir l’exposition Varda à Sète, et réinterroger les relations poésie/mathématiques... de Lautréamont à ... ? en passant par ... ? Escher ?.... les brins d’une guirlande éternelle ? (cf "Gödel, Escher, Bach : les brins d’une guirlande éternelle" de Douglas Hofstadter (1979) Prix Pulitzer.)

Et ça brasse et dépasse ce qui était demandé...


C’était "au moins du composite avec trois sortes de données" On veut faire plus ; pour les unes c’est Movie Maker compris et un diaporama refait seules, chacune pour soi, à la maison.

Pour l’autre c’est Excel revisité, la réalisation et l’intégration de graphiques.

Pour Fatima, la pochette du CD, et jeudi, la mise à profit d’un temps plus calme et de la disponinilité d’une imprimante pour presque finir l’impression d’un document papier à relier...

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Et la vie continue en biliothèque avec aussi la lecture sur place, le choix de livres en famille... sans compter la préparation des livres pour le Bibliobus...

Et Sylvette qui ramène quatre premiers chapitres relus et re-corrigés...

Et bien sûr Clémence forte du rythme de ses découvertes...


(JPG) Et puis il y a ce projet de réflexion sur le livre numérique qui plait, interpelle ou fait réviser, renvoie notamment aux divers types de lecture et à la spécificité des compétences requises.

Lecture et écriture hypertextuelles, quelle épaisseur de liens, nombre de noeuds, boucles ou systèmes ouverts ? Quels apprentissages ? Comment s’y retrouver ?

Illectronisme ou niveaux divers de lecture ?

Dans six mois tout cela sera évident et les questions se seront déplacées...

Dire qu’il y a peu on s’interrogeait juste sur les arborescences...

C’est rassurant aussi de penser qu’on n’aura pas à subir sans avoir réfléchi avant.

Les acquisitions s’accélèrent et l’appétence pour les apprentissages.

Et quand on voit cette ruche où quelquefois on ne sait plus où donner de la tête, on a vraiment l’impression que la vitesse d’apprentissage ne caractérise pas uniquement la petite Enfance...


Jacqueline Cimaz






Et ça brasse


Un ciel de feuilles, des lignes sillons, creuset d’un apprentissage étalé sur les tables.

En vrac-trac, l’instant de devenir dossiers, tentures de nos acquis.

Ensevelis sous le temps de la formation, nomenclature, reflet d’une saison passée, reprisée aux petits regrets, égarés d’impacts chaleureux. Un tout qui se faufile dans l’atmosphère studieuse. Reliefs tendres amidonnés de frais.

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Michèie redécouvre graphique, statistique et pourcentage, colonnes visitées du site des Rias. Fleurissent des chiffres qui craquent et dansent sur l’écran.

Régine vient de rentrer, rampe sur sa fatigue, mais la perspective de vacances au ras du jour la laisse sur le côté de l’après.

La voilà qui s’attelle à la présentation de son dossier B2I. D’abord de clé en clé, pister ses dossier au champ du virtuel arboré.

Des mots, des rires, prennent leur quartier et partagent l’ambiance de ces petits riens qui deviennent un tout où s’ébruite la paix.

Le ballet incessant de Jacqueline, torsadé au va et vient de ses pas, dentelle le tissu de son savoir et le tisse à la patience ; Plissures et croisures aux points de ces apprentissages qui font grandir la chance d’avoir pu bénéficier de sa générosité.

Ce soir Clémence vient tranquillement cueillir ses repères. Un instant, le silence s’arrête de se prendre au sérieux, défriche un morceau de lumière et le pose doucement sur son visage.


Fatima Mana





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Un projet qui intéresse


Suite à la publication de notre dossier sur le site, nous avons reçu divers messages dont nous publions quelques uns susceptibles de fournir de nouvelles références au lecteur.




-  De Martine Bermond, Editions FOL Ardèche


« Bravo pour votre dossier

Ecrire avec Internet , éditer avec Internet, Lire avec Internet ? "

C’est un sujet qui m’intéresse particulièrement. FOL de l’Ardèche Boulevard de la Chaumette 07002 PRIVAS Site




-  D’Edith Pourchaire de Jaujac :


Bonjour, après lecture de votre article sur le livre numérique, je vous fais parvenir cet info. Vous l’avez peut-être dèjà reçue... A bientôt, Edith.


La possibilité de découvrir Fûdoéditions à l’occasion de la sortie d’un livre numérique « pour préserver mes amis les arbres »... MADE

Il s’agit d’un livre de Livre numérique de 130 pages couleurs, donc avec nombre d’images, téléchargeable au format PDF 5,5 € TTC . Un certain nombre de pages sont consultables sur écran.


Le « ressenti » » de Fatima Mana : « Petits commentaires numériques »

« Mes amis les arbres » : un livre paysage qui installe une nouvelle distance photographique au naturel. Travaillé au numérique, son contenu change l’approche du regard et le met d’emblée en parallèle avec le texte.

Une impression d’être plus prêt du sujet ."


D’autres livres de ces Editions sont également accessibles et des vidéos où divers artistes pratiquant le Land-Art expliquent leur démarche... Un site à explorer.

Les enseignements à en tirer pour nos interrogations sur le livre numérique : le lien encore ici entre livre numérique et travail artistique, le versant écologique du choix du livre numérique ?

Fufoéditions infos :  : LA RELATION DE L’HOMME AVEC LA NATURE AU TRAVERS DE LA PHOTOGRAPHIE, DES TRAVAUX D’ARTISTES ET DES ALTERNATIVES.


Des liens intéressants à partir de ce site sur

Un site d’artiste , où l’on évoque Sophie Calle...

Le Land Art ...

mais ce n’est plus la problématique du livre numérique...




-  De Rue des Promenades, jeune maison d’édition multi-supports, où on pense que le numérique ne change pas la vie sur le principal...

Un nouvel argument, cependant, au dossier du numérique : la possibilité de se prêter les livres tout en gardant son exemplaire  [1]




-  Nous avons aussi reçu ces jours-ci, de Giney Aymes, d’Incidences :


Des renseignements sur l’ ACTUALITE INCIDENCES, et ses publications, non pas en téléchargement, là, mais en DVD - label "Le point sur le i"

(arts visuels - vidéopoésie - performances - actions poétiques)

Petite Edition de création particulièrement intéressante (cf la sortie de "Performances Akenaton", qui retrace vingt années d’install’actions

Un travail que nous connaissons bien, et d’une grande qualité quel que soit le support.

Et la question DVD et livre numérique ?




Un intérêt certain, des débuts diversifiés, mais le besoin renforcé d’engager une réflexion de fond sur le livre numérique, dans le sens abordé par Publie-Net dont l’équipe souligne la rapidité d’évolution de la situation, son caractère inédit et ce besoin de réflexion.

La volonté donc de donner suite à notre projet dont le montage est en cours...


Jacqueline Cimaz



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[1] mais toujours un argument extrinsèque

Une fin annoncée.


Tout au long de cette permanence hebdomadaire, se peaufine la dernière ligne droite du B2I. Les prétendantes à la certification ont rempli avec application les questions du référentiel.

La concentration s’accompagne d’une atmosphère sporadiquement monacale. Au dessus de la surface studieuse et tranquille, volent des mouches silencieuses. Lister, classer en dossiers et sous-dossiers l’océan d’acquis, parfois brouillé dans la mémoire par l’éloignement de l’apprentissage, permet de réviser et de se réapproprier les données.

Martelée à l’étonnement d’un terme annoncé, la fin de cette formation expérimentale s’enfonce dans les ultimes nécessités à revisiter.

Cette proposition du SIVU des Inforoutes reste indissociable des compétences prodiguées tout au long de la formation par Jacqueline Cimaz et son savoir buriné au plaisir de faire découvrir et d’apprendre.

Une chance, averse opportune qui a su fabriquer un paysage sous les abat-jours de la connaissance, avec son évolution, froissée aux rythmes des acquis de chacun, dans le bruit familier du partage.

(JPG)


Le vent d’autres découvertes s’engouffre déjà sous la porte du lieu-dit communal pour la préparation de la fête de la science 2009 et l’approche du e-book et du runbook. Un virage virtuel à négocier dans la curiosité.

Michèle et sa volonté de découdre les dernières strates du référentiel, vient d’abandonner sa journée sur le dossier du temps et rejoint décidée, les reflets concentrés sur « la touche de raccourci ». Un assaut de questions/réponses se faufile dans l’itinéraire balisé de ces chicanes, appréhendées au bord de l’oser.

Finalement, en observant la route prise, on ne peut que sourire devant le résultat aux reliefs collectifs.


Avec elle arrive l’enfance accompagnée d’un soleil derrière son entrée, qui provoque des sourires : c’est Clémence.

Adibou est installé sur l’ordi. Une buée de plaisir prend son visage tout entier.

Stupéfiants sont les progrès. La main potelée clique et reclique sur l’objet à déplacer. La voilà réclamant Jacqueline d’une voix impérieuse avec l’impatience de ses trois ans qui attend pour découvrir un autre jeu.

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Le jeudi, une autre face du B2I est attaquée. Sa marche d’approche est l’enregistrement sur CD de toutes les données acquises.

La paroi lisse du disque devant le grimpeur à la recherche de prises (dossiers), regard rivé sur les apprentissages à y graver, schistes durs de glacier, recherche des dossiers sur l’a-pic virtuel.

Avancer sur la voie nord du référentiel. Le soleil de Néro est à l’oblique, reste à nouer la corde au mousqueton pour imprimer.

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Arrivée au sommet : le diaporama est abordé et franchit les derniers mètres, étonnamment infranchissables il n’y a que quelques mois de là.


Fatima Mana




Paroles d’images


-  Atmosphère studieuse et diverse de la première planche, où Clémence a envie d’imiter ces dames qui bé2isent, se jette à corps perdu dans un environnement tentant où se profilent des apprentissages pas très faciles. Mais chacun est là pour l’aider...

Même si chacun vaque...

-  Fatima prépare la venue du Bibliobus et assure le prêt.
-  Jacqueline cherche les images et documents oubliés des dossiers B2i.
-  Clémence a encore besoin de passeurs rassurants.

-  Quant à Michèle, elle regarde et écoute l’enregistrement vidéo de la lecture publique organisée par l’OT, le film de Michel Cimaz : retrouver sa voix et les voix, les intonations... Pas toujours évident - un bon moment de découverte et d’évaluation qui devrait permettre à chacun de faire encore mieux la prochaine fois...


La seconde planche, le bond amorcé dans les apprentissages et l’autonomie tantôt revendiquée tantôt rejetée : le corps à corps avec un environnement complexe.

-  Cette souris trop grosse et lourde et dure à déplacer et cliquer et les deux ensembles !
-  cette correspondance inexpliquée entre les déplacements de cette souris sur la table horizontale et celui du curseur sur l’écran vertical ! Et le pouvoir de ces clics maladroits qui transforment l’écran ?
-  et qui sont même capables de mettre en route cette machine qui imprime bruyamment comptines et coloriages et semblent demander des choses à l’écran - ce qui cache le jeu !

-  Et puis ces façons de dire oui ou non avec cet impossible clic, un pouce dans un sens ou dans l’autre et ces têtes qui remuent tantôt de haut en bas, tantôt d’un côté ou de l’autre...

Tout cela est d’abord très dérangeant - puis commence à s’apprivoiser à une vitesse déconcertante !

Les progrès de Clémence...


3ème planche : là ce sont les dames qui s’éclatent ! qui s’éclatent avec les transitions de Movie Maker - après s’en être fait tout un monde...

C’est vrai que c’est sympa ces images qui explosent en petits cubes...

Mais quand même elles ne viennent pas de fêter leurs trois ans, elles !


Pour Clémence, Jacqueline Cimaz.


NB. La belle image au milieu de la 3ème planche c’est l’image faite par Fatima pour la 1ère de couverture de son référentiel B2i commenté - et c’est une première...

Dans trois ans et un peu plus, apprendre à sa petite fille ?

Une dimension à ne pas sousestimer de ce B2i Adultes : éviter la fracture numérique certes, et créer du lien intergénérationnel dans les familles...





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Ecrire avec Internet , éditer avec Internet, Lire avec Internet ?


Un projet modeste qui n’en est qu’à ses tout-débuts...

Un projet en gestation...



-  « Le livre sur ordinateur ! Jamais ! C’est une absurdité ! J’ai besoin de voir, sentir, toucher, lire au lit... »
-  « On entre dans une nouvelle ère, tout se numérise, le papier c’est déjà fini dans maintes administrations... Faut vivre avec son temps »

Pour ou contre, opinions tranchées, conversations de comptoir !

Où on passe à côté du complexe, de l’essentiel ?... dont les évolutions des Bibliothèques, grosses ou petites, pour qu’elles soient toujours mieux au service du public et des livres - dans leur diversité...


Un contexte planétaire...


Il parait important d’abord de situer le problème dans son contexte et d’en mesurer l’ampleur .

Si vous tapez « Bibliothèque numérique » sous Google,

vous avez - au 25 avril 2009, 305000 résultats

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Vous découvrez ainsi que Google a 11 partenaires dont 9 universités américaines... (28 à ce jour ? Sa bibliothèque en ligne avec des livres numérisés propose titre et la consultation de pages... Ensuite il faut payer pour accéder au contenu global du livre...

Nous avons fait une recherche pour retrouver le « Talysina » dont la publication par les PUF de Lille fut à l’origine de nombreuses recherches et de profondes modifications dans les conceptions et pratiques de l’évaluation. Il est intéressant de retrouver le titre exact, la table des matières, la préface et nombre de pages consultables du livre On trouve même une liste de librairies et bibliothèques et bibliothèques près de chez soi où il est disponible...


Le phénomène est d’ampleur, d’actualité et d’ampleur croissante.

Une Bibliothèque numérique mondiale (BNM) vient d’être lancée par l’UNESCO et 32 partenaires.

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Elle suscite beaucoup d’intérêt dans divers continents - comme au Sénégal où l’on voit un moyen de valoriser les diverses cultures (site en 7 langues à ce jour, « manuscrits, cartes, livres rares, films, enregistrements sonores, illustrations et photographies avec un accès libre et gratuit » ...) et d’ « augmenter la quantité et la diversité des contenus culturels sur Internet, à fournir des matériels aux éducateurs, aux élèves et au grand public, mais aussi à réduire la fracture numérique au sein et entre les pays »

Pour faire un essai, nous avons cherché le Pérou pour lequel 14 documents sont proposés et admiré une photo d’une Danse funèbre, Carnaval, Pérou...

La BBC Afrique insiste sur le fait que « la bibliothèque numérique mondiale contribuera à la compréhension des cultures » avec ce site «  donnant l’accès libre à des manuscrits, des livres, des films et des cartes rares issus des bibliothèques de différents pays du monde ... »

L’annonce est aussi faite par le « Journal du gratuit , « Ce site Web étonnant vous offre désormais une panoplie unique de manuscrits, de cartes, de livres rares, de films, d’enregistrements sonores, d’illustrations et de photographies. L’accès à toutes ces ressources est tout à fait libre et gratuit »

Un outil sûrement très insuffisant, à développer, mais un outil perçu comme important pour une démocratisation planétaire de la culture...


Donc, la bibliothèque numérique « (ou en ligne ou électronique) » comme indique à ce jour Wikipedia « ensemble d’écrits numérisés et accessibles à distance (en particulier via Internet) », ce « nouveau mode de diffusion et de conservation présente de nombreux avantages en termes de durée et de qualité de conservation, de communication... »

« Mais, ajoute l’auteur de l’article, on peut aussi s’inquiéter des risques de perte d’un support papier original. »

Wikipedia fait alors la différence entre :

-  la mise « en ligne des images numérisées des pages des livres originaux (Gallica en est un exemple) »
-  la mise en ligne du seul texte, du « texte lui-même (comme le Projet Gutenberg). »

Et l’article souligne : « Mettre en ligne le livre au format texte demande du travail supplémentaire, mais permet de réduire le volume du fichier et autorise les recherches, les reformatages, les corrections, etc. »

Google, la Bibliothèque Nationale de France, la Bibliothèque Européenne ont amorcé le passage du mode image au mode texte par l’OCR - logiciel de reconnaissance du texte scanné.


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Publie-Net propose divers modes suivant qu’il s’agisse d’image, de son ou de texte. Une démarche de recherche qui nous parait très intéressante...

« Comment évoluer vers des objets réellement liés à l’outil numérique, incluant du son, des port-folios images, du texte dynamique ? (Voir notre revue D’Ici là, initiée par Pierre Ménard" - avec, l’exemple, sur ce site, de la vidéo « L’écrit/l’écran » [1]

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Ne sont-ce là des pistes pour ouvrir l’imagination et des voies à une spécificité du livre numérique ?




PREAMBULE ...


Quelques pistes pour la réflexion

-  L’histoire des sciences et des techniques montre la disparition totale ou quasi-totale de certains usages (cf les utilisations du parchemin...), mais elle montre aussi, pour nombre de pratiques et d’outils, la création de nouvelles niches d’utilisation plus complémentaires qu’exclusives (utilisations de l’ordinateur dans les arts plastiques et visuels par exemple... de la calculette et du calcul des opérations... du tableur et de la calculette, de l’appareil photo et de la fonction photo du téléphone portable... du vélo ou du barbecue pour les loisirs...)

Un « livre » numérique doit-il être simple numérisation du livre papier, transmissible sous format PDF (ce qui est très utile pour maintes études, notamment la consultation des thèses) ?



C’est parce que nous n’avons pas les réponses ni même sans doute toutes les questions, parce que nous aimons le texte littéraire et le livre d’artiste, et aussi l’outil-ordinateur, ses logiciels et ses périphériques, que nous avons eu envie de poser ce problème, avec l’intime conviction que cet objet livre numérique qui a sa place si non une place exclusive, devait être différent du livre papier, inscrit dans une logique de flux, comme les informations sur Internet, ce qu’a confirmé depuis la découverte du runbook, mais avec un rapport spécifique au temps, à l’espace et à la durée, différent de ces fichiers .pps, parfois très beaux, qui circulent en abondance avec les messages ou d’un film-DVD, ne serait-ce que pour la place faite au texte, à la diversité des modalités de parcours et consultation, aux possibilités d’annoter...


Pour mieux appréhender les ressources naissantes du livre numérique, nous avons cherché à repérer des initiatives intéressantes et innovantes...


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D’ici là, revue en ligne.

Côté littérature, nous avons tout naturellement suivi le passage de Remue-net et sa lettre clé à Publie-Net (Cette liseuse qu’après tout je peux projeter sur le mur de la chambre pour lire au lit !)

De cette rencontre, nous avons retenu :
-  le coût du livre, un premier facteur de démocratisation culturelle,
-  la mise à la disposition du public de la création entrain de se faire, diverse et vivante sans le long filtre de l’édition papier, un second et formidable facteur de démocratisation culturelle, en interaction bien sûr avec les apports de l’édition [2], de la « petite » édition...
-  les interrogations actuelles citées ci-dessus...

Et déjà, cette mise en ligne du re-travail du texte par son auteur, ces pratiques nouvelles d’annotation qui, pour les surligneurs invétérés, apportent en plus l’échange, si on le souhaite, avec d’autres, à partir de ses annotations, et de celles d’autres qui auront bien voulu les laisser en ligne... Des possibilités d’apports culturels fabuleux... Pouvoir de n’importe où sur cette planète et pour n’importe qui dialoguer avec un lecteur-auteur ! Etre aussi invité ainsi à écrire, réfléchir, communiquer...


Côté information, l’impression ou la projection du texte PDF paut convenir, surtout si c’est du PDF qui accepte les annotations... La réalisation de livres où les notes ouvrent les ressources interactives parait aussi une possibilité des plus intéressantes...


Mais l’image ? Du site de l’ADRA, association des artothèques, nous avons suivi Eric Watier et son provoquant « Il n’y a pas d’images rares » et nous sommes arrivés sur le runbook ce livre d’artistes et d’écrivains en devenir, qui se construit au rythme des échanges de courriels... Clos en fin de mois sur le site « Runbook - Art book in progress » [3] il peut être téléchargé gratuitement. Des textes et images très intéressants, de qualité pour ceux que nous avons lus.

Là, en plus des facteurs de démocratisation que sont la gratuité et l’accès à la recherche et la création entrain de se faire, nous avons relevé :

- la durée et l’interactivité dans l’écriture ou l’insertion des textes et images, une nouvelle étape et une nouvelle dimension dans le « entrain de se faire »...

Nous restons à l’affût d’autres expériences et des évolutions - voir ce qui se fait, suivre des évolutions qui devraient être très rapides...

Mais il n’est qu’à découvrir l’expérience de la BNF avec l’opération "Ecrire la ville

et ses ateliers d’écriture

pour mesurer la rapidité et l’échelle des avancées.

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LE PROJET...

SON AMONT

Rien de tel aussi pour mieux appréhender problèmes et ressources que d’essayer de faire... D’où s’essayer, dans le cadre de la Bibliothèque Municipale et de son PAPI-Pôle multimedia, en partenariat avec l’association Les Rias et son secteur Edition, en utilisant nos textes et images disponibles, et pourquoi pas même de nos livres édités papier, ou en en produisant d’autres, à créer quelques livres numériques de type divers ?

-  Mettre un livre en ligne sur notre site, on sait faire [4] cela parait aussi tout à fait réalisable.

Mais concevoir un livre numérique original qui ne soit pas simple transposition du livre papier ?

Cela demande à la fois réflexion, innovation au niveau de la conception de cet objet et compétences techniques.

Nous savons - depuis lecture du Monde2 n°209 du 16 février, complément au n°19616 du Monde - que des livres numériques offrant des possibilités de traduction dans une ou plusieurs langues existent. C’est une piste intéressante.

LE PROBLEME

La piste qui semble nous intéresser le plus aujourd’hui [5] est celle d’une utilisation raisonnée et modérée de liens hypertextes ou hypermedias dans un livre numérique -pourquoi ou pour quoi, quelle quantité, quelle profondeur - quelle place dans un rapport texte/image (fixe ou mobile), nécessairement nouveau, un "univers" nouveau ?

Quelle spécificité par rapport au livre papier mais aussi par rapport au diaporama et à la vidéo ?

Et question subsidiaire : peut-il être intéressant d’introduire une brève lecture orale à un moment dans le livre numérique [6] ?

Si oui, avec quels logiciels ? Comment ? Des questions qui torsadent le sens et la technique...

LA DEMARCHE

En cohérence avec le choix des Rias de croiser l’ascendant et le descendant, d’articuler réalisation pratique et réflexion de fond, travail en équipe et intervention de professionnels, nous aimerions que puisse

1. s’établir un partenariat - quatre ateliers par exemple, d’ici l’automne avec les Inforoutes de l’Ardèche, relayés par des échanges de courriels, pour résolution de problèmes techniques - logiciels, d’hébergement, d’accessibilité... mais aussi pour réflexion de fond - maintes Bibliothèques du département ayant été équipées pour devenir points d’accès public à Internet et étant donc aussi confrontées à la nouvelle dimension que donne à ce PAPI l’arrivée du e-livre, un PAPI qui ne peut plus être considéré comme simple prestataire de services - externe à la Bibliothèque pour tout ce qui n’est pas recherche documentaire [7].

Donc d’abord cerner ce livre numérique, ces usages qui se dessinent, ses ressources et ses pièges éventuels - et là il faut en lire et s’essayer à en faire, c’est l’objet de ce projet...

-  des échanges parallèlement avec les équipes de Publie-Net et du Runbook. Tout cela permettant la constitution d’une équipe dont la réflexion puisse s’appuyer sur des découvertes, des réalisations évaluées, critiquées pour nourrir l’approche théorique, un modeste niveau d’expertise...


2. qui débouche sur la préparation et l’animation par cette équipe d’une semaine de Fête de la Science du 16 au 22 novembre, centrée sur le livre numérique, nouvel objet multi-media et ses utilisations, à la Bibliothèque, avec des projections sur grand écran pour information, des ateliers de pratique, une exposition, une bibliographie et, en point d’orgue un débat public avec des représentants de Publie-Net, Paysages, des Inforoutes de l’Ardèche et éventuellement d’une grande Bibliothèque ayant engagé une réflexion et des expériences sur ces problèmes.


LE MONTAGE FINANCIER

-  la Bibliothèque Municipale, en accord avec la commune met son matériel à disposition,
-  l’équipe, son travail bénévole et les formations personnelles.

Resterait à pouvoir payer les interventions et déplacements des professionnels des Inforoutes, éventuellement d’une personne de Publie-Net et d’Ici là et d’une du Runbook, d’un Bibliothécaire spécialisé.

Nous demandons avis, devis et aide, [8].


Nous prévoyons dans tous les cas, dans le cadre de la Bibliothèque, une semaine de sensibilisation, d’information pour faire appréhender l’importance de changements en cours et la nécessité de la réflexion sur ces bouleversements et sur les nouvelles pratiques émergentes. Mais le concours de professionnels parait indispensable...

Notre projet est donc un projet multi-thèmes puisqu’il relève à la fois de la technologie et des sciences humaines, de l’épistémologie, de sciences et d’arts...


Jacqueline Cimaz






Argumentation virtualisée



Est-ce la peur d’une mémoire qui s’en va comme feuille s’envole

ou bien entretenue différemment,

qui a -priorise le monde virtuel ?

Est-ce l’appréhension de l’outil numérique

qui dépose sincèrement convaincu

et dispose nostalgique les arguments suivants :

-  « Rien ne pourra remplacer le livre papier, de son volume entre les mains, tourné à la patience du temps, de son odeur, de son bruit rythmé sur la page, de son format multiplicité, du grammage de son papier - grains de peau, graines de mots. »

-  « Déjà, au siècle des Lumières, lorsqu’est arrivée la photo,

une révolution en marche prédisait la disparition pure et simple de la peinture.

On a peint différemment - c’est tout -

et l’accès à l’art s’est démocratisé. »


Que de nostalgie profonde, amarrée à l’ancre de l’encre sympathique !

Et pourtant si l’on remonte le temps !

Au 20e siècle, l’ère industrielle combattait l’obscurantisme : train, électricité, téléphone, etc...

Des inventions confrontées régulièrement au scepticisme.


Bien sûr, appréhender cette immensité virtuelle

mais l’appréhender avec sa propre sensibilité et

s’engouffrer dans ces flux continus du numérique pour ne pas rater son évolution,

déclinée dans une rapidité déconcertante.

Peut être un bémol,

l’impression de ne pas avoir le choix,

d’être emporté malgré soi.


Un choix impliquant le développement de l’à-venir.


Fatima Mana





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[1] "L’écrit / L’écran est le résultat d’un atelier de création dirigé par Matthieu Mével, avec Pierre Ménard et Cédric Gaul Berrard, qui a eu lieu à l’ESIEA (École Supérieure d’Ingénierie Informatique Automatique) à Ivry-sur-Seine, du 19 et au janvier 2009.

"D’ici là", une revue particulièrement riche et intéressante, un numéro 2 à télécharger - où on retrouve Giney Ayme d’"Incidences"

À la suite d’une conférence de Matthieu Mével et Pierre Ménard : "L’écrit / L’écran " (L’écriture à l’ère du numérique), chaque étudiant fut invité à lire la page 48 d’un ouvrage littéraire, à intervenir graphiquement dessus par caviardage puis à l’associer à une œuvre cinématographique en y associant des sous-titres pour réaliser ce qu’on appelle un Mashup."

[2] qui a d’autres objectifs, différents - car la lecture du livre différé, mûri, décanté, poli, est aussi nécessaire, les deux modalités de lecture étant complémentaires, pour un même livre ou pour des livres différents.

[3] http://despaysages.fr/runbook.html

[4] cf « La Maison Péatier » de Fatima Mana, la brochure sur la Résistance des collégiens de Lamastre, la conférence de Jean Nicolas, la présentation d’un livre de Fatima Mana par Jean-Pascal Dubost, ou les poèmes de Jean-Gabriel Cosculluella, le texte de François Boddaert.... En enregistrer un au format PDF et le mettre en téléchargement sur le site,

[5] En considérant comme acquis réalisables - mais à découvrir au niveau des techniques - la Liseuse, le partage des annotations, la traduction...

[6] Comme le Song chez Brecht ?

[7] Une suite, après fête de la science et dans d’autres domaines pourrait s’intéresser à des pratiques de diffusion et d’implication du public. Par exemple, le vidéo-projecteur et le grand écran aidant, quelles présentations d’e-livres, de ces quelques pages consultables avant téléchargement, qui peuvent faire que le public choisisse lui-même, et dans l’immédiat, le roman du terroir qu’il veut télécharger pour lecture sur écran ou pour impression papier et emprunt ? Une démarche similaire peut intéresser les écoles - la BCD- ou une classe, ou le CDI du collège...Si l’on prend l’exemple du Prix-Ado, si les albums étaient numérisés - par pages avec images - comme dans les « runbooks » une telle séance - non pas à la place mais en complément de ce qui s’est fait - aurait pu être des plus fructueuses...

[8] notamment dans le cadre de la Fête de la Science



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Traque des dernières lignes du référentiel pour dossiers B2I.



Le pourquoi d’une question soulevée inopinément est résumé avec l’impossibilité d’installer un nouveau matériel, en l’occurrence une clé USB, apportée par Régine.

Elle devient mystère et l’entretient, malgré une recherche intense balayant de nombreuses possibilités. [1]


Des B2istes déterminées continuent leur progression.

L’espace est profondément studieux.

Tout va bien ! L’avancée régulière est concrétisée par la page suivante tournée.

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Arrivée à la question : « identifier et organiser les informations », une recherche de la différence entre adresse URL et adresse IP soulève des interrogations dignes d’un crime à élucider. Parce qu’en effet une envie de lui tordre le cou sourd dans nos veines.


Retrouvailles avec le lien hyper texte et ses récalcitrances. En partant d’une rubrique du site riassois exemple concret, l’application est plus aisée.


Puis c’est l’enfance habituelle qui vient se rouler dans l’herbe tendre des histoires.

Vite un oeil jeté sur le monde présent. Il est à sa place avec un bonbon et sa disponibilité à raconter.


Fatima Mana


Quelques précisions sur le dossier B2i

Il comprendra pour chacun :

Une chemise avec

-  une fiche de présentation, récapitulative des divers types d’activités effectuées et la liste des documents transmis.

-  le référentiel commenté, annoté, personnalisé, concernant ses propres compétences et, éventuellement des précisions quant au degré de maîtrise, mais aussi, à l’occasion, des remarques sur le référentiel lui-même...

-  des exemples de réalisation (affiche, carte de voeux, texte mis en page, tableau réalisé avec le tableur, photo numérique, lettre, outil didactique, document scanné, message avec lien hypertexte, article fait pour le site Internet... dont nécessairement un ou plusieurs document(s) composite(s) associant au moins deux types de contenus : image et texte, feuille de calcul et graphique, texte, feuille de calcul, graphique, texte, image et son...- le document pouvant être réalisé avec un traitement de texte, une ou plusieurs feuille(s) de calcul, être un diaporama, une vidéo, une page web, un message diversement chargé... - des liens hypertextes doivent être intégrés à ce document même ou à un autre...)

-  des articles - texte et images - du site montrant des prestations effectuées en Bibliothèque (aide à la découverte d’un logiciel pour de jeunes enfants, aide apportée à des adultes cherchant des renseignements ou utilisant un service, enregistrement avec le micro d’interviews, chansons, récits dans le cadre d’un recueil de mémoire, constitution d’une documentation internet pour un sujet donné, réalisation sous word ou autre logiciel de la maquette d’un livre, présentation publique d’un site Internet et de ses utilisations, ou d’un secteur de recherches lors de la Fête de l’Internet...)

Un CD avec

-  la version numérisée de ces réalisations, un document avec liens hypertexte pour déboucher sur les pages utiles, les images et sons travaillés, des documents composites avec texte, images, sons produits ou enregistrés -telles les documentations sonores pour le patois/l’Occitan avec liens sur les sites correspondants... ou de petits diaporamas...

Poursuite du travail de mise en forme les mardi 28 et jeudi 30 avril, les mardi 5 et 12 mai, le jeudi 7 mai. Par contre la Bibliothèque ne pourra être ouverte le jeudi 14 mai. Nous proposons de l’ouvrir le mercredi 13 dès 16h de manière à pouvoir y terminer la gravure de tous les CD (prendre rendez-vous pour échelonner les temps de travail de manière à optimiser l’utilisation du matériel)


Jacqueline Cimaz


NB. Chacun a la matière nécessaire, reste à la retrouver, la classer, l’organiser, la présenter dans une documentation papier et sur un CD qui sera lui-même un docuement composite...



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[1] Le seul ordinateur qui la reconnait refuse de lire le fichier word 2007 qui contient le référentiel annoté et personnalisé !

Un dossier du Monde 2 au titre qui nous a interpellés


"Livre numérique Gadget ou révolution" ?

Où l’on apprend que le livre sur écran est préféré par des étudiants anglais - ce qui ne surprend pas dans la mesure où, là, le livre est d’abord outil de travail ?


(JPG) Où l’on découvre

-  la diversité des appareils électroniques pour lire...

-  de nouvelles utilisations : la maniabilité, lire dans le métro, la possibilité d’avoir une traduction immédiate...

-  l’importance déjà prise par le e-book dans les pays anglo-saxons...


Un dossier à lire (Le Monde 2 n°209, supplément qui ne peut être vendu séparément au Monde n°19616 du samedi 16 février)...


Un dossier dans lequel l’absence de Publie-net nous a surpris, comme celle du runbook, et qui nous a un peu laissé sur notre faim en matière de réflexion sur de nouvelles niches d’utilisations - spécifiques [1] - à inventer... (Mais un dossier qui, précieusement mis dans la pile des "à lire", et juste atteint, a déjà deux mois, ce qui est vieux en un domaine qui évolue chaque jour...)


Jacqueline Cimaz



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[1] si la possibilité de traduction existe, tout un domaine ou un ensemble de domaines, à penser, doivent bien pouvoir s’approfondir, de manière pertinente et mesurée, par le truchement des liens hypertextes



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Camargue invitée, rires participativement tranchés.


Des cinq présentes, certaines y étaient, d’autres pas.

Mais les dizaines de photos prises lors du voyage ont servi de support à une rétrospective visuelle, mêlant joyeusement le monde à son vécu.

Sourdait le plaisir de cette traversée, ciselée au partage des regards, rivés sur le défilé des planches de photos.


Après cette séance voyageuse, un temps plus théorique est proposé par Jacqueline.


Les acquis du B2I, liés aux rythmes de chacun sont récapitulés.

Cela permet de se réapproprier certaines procédures, survolées ou peu assimilées.

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Michèle, consciencieuse, ne savait pas que le référentiel du B2I était disponible sur le site et pouvait être ainsi téléchargé. Alors, à portée d’un exemplaire papier, la patience au bout de ses doigts rapides, notre internaute le tape entièrement et avale les colonnes du formulaire stoïquement.

Un exercice qui fait toute notre admiration !


De ci, de là, se grappillent les informations.


Autour de la table, les niveaux acquis sont des paliers où se repose, en espalier, la suite des apprentissages à maîtriser, doucement polis à la compréhension.


Nous arrivons septiques au « lien hyper-texte ». A tour de rôle, le groupe des cinq s’y mesure.


Cinq apports différents, cinq regards partageant la même source de connaissance, cinq avancées qui cheminent dans les méandres de l’apprentissage.


Et cela suffit pour que le temps se mêle aux rires, tisse une complicité qui court à perdre haleine dans les herbes hautes de la découverte...




Clémence pousse la porte et jette sa présence dans la petite bibliothèque. Des flocons printaniers s’éparpillent et prennent l’espace.

Petit ours brun, un banc, une tortue coussin, au passage un bonbon (avec l’accord de la maman) et le monde se met en route pour une autre lumière.


Fatima Mana


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Le jeudi, pour diversifier ce document composite évoqué par le référentiel, on introduit le son, avec Audacity, en travaillant l’enregistrement du poème "Camargue" pour Fatima Mana (sa voix ce sont ces dents de scie au milieu de la planche) et d’une page de ses mémoires de la guerre pour Simone Foray. Ensuite ce son, retaillé, est intégré à un fichier texte comprenant déjà une image.

Comme le lien hypertexte, quelque chose de finalement très simple... Et, en prime, la magie de l’enregistrement de la voix...


L’après-B2i est ensuite évoqué... Movie Maker -pour film ou diaporama- et Power Point, sont déjà au futur menu, demandés. Le projet de concevoir des e-books ou run-books ou rias-books... se précise : à la fois nouveaux objets composites à créer et moyens d’investigation de nouvelles pratiques qui commencent à modifier le fonctionnement des Bibliothèques...

Un projet se concrétise dans le cadre de la Fête de la Science 2009 pour lequel un partenariat avec le SIVU des Inforoutes est sollicité...


Le livre papier est aussi bien présent avec l’incontestable élargissement des choix de Clémence qui incluent maintenant divers albums, et l’injonction de Simone Foray : lire pour sauver Salin de Giraud ?


Jacqueline Cimaz





Une imperceptible différence.


l’apprentissage participatif alimente la belle idée du collectif, avec simplement un logiciel « ODA CITY » pour travailler le son « WAV » et permettre de fabriquer « un objet composite ». De là à l’étrange objet non identifié...

Simone et Fatima sont là avec leur voix, Jacqueline avec son savoir faire (source inépuisable) et Régine aux commandes de l’outil Virtuel.

Et puis, c’est comme la partie de carte à la Pagnol : On épelle au coeur du texte, on coupe les bruits intempestifs, on tranche les rires.

Bref, la Provence est là, bruisse de complicité et le Mistral tourne la tête des oliviers !


Fatima Mana





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D’un lieu, venir et grandir.


Et si l’on reparlait de Clémence et de ses pas encore trois ans devant l’ordinateur !

De l’ébahissement à la magie dans son regard et déjà une main potelée d’enfance qui clique et reclique sur la souris pour établir la relation souris/écran.

Prendre une couleur, la poser sur le personnage, tenter de comprendre le mécanisme où bondit à chaque fois la surprise.

Au large du soir, baigné d’une douce lumière, il y a de l’étonnement à perte d’yeux et les choses se passent, sans hâte sous le ciel de la petite bibliothèque communale.

Et puis Clémence repart en nous laissant un de ses petits cadeaux, qui se fabrique au quotidien du grandir.


Sur un autre ordi, se tient pour l’une la poursuite, pour l’autre, le commencement, et ses appréhensions, installés dans les brumes du B2I et de son référentiel en gestation.

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Lentement, se défait la peur de ne pas y arriver. Les mots noyés dans la question s’écoutent tellement mieux après l’explication !

Plus limpides, ils se faufilent, l’un pas après l’autre dans le plaisir d’apprendre ; et réaliser en tournant la page que l’on avance, laisse un petit goût de bonheur simple qui vaut la peine d’enjamber l’oser. .

Alors sans savoir pourquoi, mais si ! le brouillard se dissipe et abandonne derrière lui, une de ces fraîcheurs qui donnent au langage du B2I l’envie de continuer.


Une permanence à la petite bibliothèque de Saint Apollinaire, c’est comme un paysage avec des lumières différentes à chacune de ses traversées.

Du jamais pareil et pourtant une dimension qui rassure parce qu’elle est devenue familière.

C’est une empreinte nouvelle, puisée au bord de la margelle d’un savoir à disposition.


Régine arrive, délace sa journée, vient poursuivre les apprentissages à la fontaine de la connaissance. Alors le filet de mots devient pluie d’été.


Ainsi va et se vit, presque à le toucher, ce partage expérimental offert par le SIVU des inforoutes et qui offre à chacun, l’expérience d’une richesse insoupçonnée, qui devient opportunité.


Fatima Mana





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Sous un ciel quiet :


Le silence fait sa place, débarrasse l’espace pour mieux se concentrer et s’asseoir, par petits laps indispensables à l’assimilation de nouvelles données afin d’avancer sur le chemin du B2I.

A pas discrets, le lecteur file vers une conversation disponible. Un couloir virtuel s’installe entre les activités.

Là sur la droite, pagination et tableau, parfois retords, travaillent doucement à se défaire de leur herméticité. Lentement, ils se libèrent d’une procédure qui ne demandait qu’à se révéler.

Mise à mort de l’a priori appréhendé, et voilà que le stagiaire court vers d’autres acquisitions. Parfois fantasques, elles se découvrent sous le rire quand se mêle le plaisir d’apprendre. Il n’y a plus qu’à rentrer dans le silence et s’exercer.

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Michelle, sur un autre ordi, récapitule les acquis pour le B2I. Les formulations listées s’enchevêtrent sporadiquement d’interrogations, mais Jacqueline est là pour désembrouiller leur équation.

Toutes deux ciblent un apprentissage encore non résolu et les voilà dans l’impression qui s’impressionne de tant de possibilités.

Mille solutions offertes, incrustées à leur curiosité se dévoilent et l’avancée ne se rend même plus compte de la traversée et de son chemin parcouru.

Une sorte d’interchangibilité se retrouve dans la deuxième permanence hebdomadaire, vécue autour du B2I.


Avec d’autres confrontés, ceux de

Régine

et Fatima : déclinant, déchiffrant, récapitulant, mesurant l’inconnaissance encore à mâter.

Puis il y a ce chemin de croix, coché sur le questionnaire. Traces de savoir des deux internautes en herbe qui font briller dans leurs yeux l’espoir d’y arriver.

Et le temps passe et pousse tranquillement la quiétude invisible, dans l’envie de connaissances qui se découvrent et s’apprennent à l’ombre de l’intelligence.

Fatima Mana





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L’offre d’un tableau utile...


"Comme promis, voici une liste non exhaustive de touches de raccourci",

nous écrit Michèle Dormont,

en nous joignant le document présenté ici en image et téléchargeable sous Word...

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Un outil intéressant surtout quand on l’a automatisé comme Michèle...

Mais pour automatiser il faut pratiquer...


Un outil que nous mettons bien évidemment à disposition des lecteurs...




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Tableau des raccourcis

TICE, l’urgence à penser, dialogue avec Marc Zanoni


Inspecteur de l’Education Nationale et responsable des TICE à un niveau départemental...


Il y a quelques jours, nous recevions un message de Marc Zanoni,qui félicitait Jacqueline Cimaz pour l’engagement de la Bibliothèque-LAPI de Saint-Apollinaire-de-Rias dans l’expérimentation B2i-Adultes avec le SIVU des Inforoutes de l’Ardèche :


-  "Bravo pour cette nouvelle mission. J’ai eu plaisir à te voir en action sur ces photos...

... et bravo pour ce site qui continue à m’enrichir."


De là à l’idée d’un interview ou d’une suite de questions utiles à ume meilleure connaissance du contexte...


- Quelles sont les orientations actuelles de l’Education Nationale ?


- Actuellement, je vois deux grandes orientations majeures au sein de l’EN :

-  le passage des TICE au TUIC,

-  et l’incitation à de nouveaux usages via le développement du partenariat privilégié entre quelques grands fabricants ou éditeurs et le ministère.

Le passage des TICE au TUIC, les techniques usuelles de l’information et de la communication qui constituent le quatrième pilier du socle commun des connaissances et des compétences, témoigne de la volonté de l’EN de banaliser l’usage de l’informatique. Il s’agit toujours de dédramatiser la relation à l’outil en développant le principe de l’informatique outil, un outil au service de... _


(JPG) - Le B2i à l’école et au collège où en est-on ?


- L’acquisition obligatoire du B2i collège pour obtenir le diplôme national du brevet depuis l’an dernier, et son corollaire, l’obtention du B2i école pour tout élève entrant au collège expriment cette volonté, inscrite dans les indicateurs de performance. En Ardèche, environ 55 % des élèves des écoles publiques entrent en sixième avec un B2i validé.


- Les perspectives d’évolution ?


- Le second volet qui devrait trouver un nouvel écho après le discours du premier ministre sur le plan de relance (Il annonce 50 millions pour 5000 écoles rurales afin de les doter d’un équipement numérique interactif en plus des 100 cyberbases), est l’entrée par l’équipement. Classes mobiles (ordinateurs portables sur chariot), tableaux blancs interactifs de nouvelle génération, plus légers, plus intuitifs (on utilise les doigts pour le piloter), plus interactifs (les élèves disposent de télécommande pour répondre), intégrant un vidéoprojecteur à focale courte devraient apparaître dans les départements. Dans le même temps, on incite à l’usage des baladeurs mp3, on développe les parcours de formation en ligne (pairform@nce) pour les enseignants, on promeut de nouvelles ressources cofinancées par l’EN (encyclopédie universalis junior, par exemple).


- Quelle évaluation de l’intérêt pédagogique des TICE et de l’incidence de leur développement sur la réussite scolaire ?


- La question de la réussite scolaire en lien avec les TUIC, et plus encore les enjeux de l’apprentissage restent singulièrement absents du champ de la réflexion pédagogique.

En effet, l’informatique et l’accès à Internet ne doivent pas simplement être considérés comme des outils mais me paraissent constituer une nouvelle façon de penser le monde, de penser l’acquisition de connaissances, et de penser le rapport à l’écrit.

Livres interactifs, liens hypertexte, on parle aussi d’hyperliens, la multiplication de l’interactivité et de la collaboration en ligne, la contraction des temps d’accès à l’information et de communication exigent que nos enseignants disposent explicitement des repères pour aider les élèves à construire leur chemin, plutôt que d’en rester au seul usage de l’outil et laisser le reste au hasard des rencontres ou de la guidance familiale.


- Et les rapports entre les TICE et le livre ? Le livre en ligne ? La démarche de Publie-net ?


Dans cette perspective, la démarche de Publie-net et ses liseuses électroniques, ses feuilletoirs où l’on peut (pourra ?), à côté du texte, commenter, annoter, accéder à des commentaires d’autres lecteurs, à d’autres ressources, nous montrent que quelques uns ont engagé cette réflexion. On n’en est déjà plus à posséder une version pdf d’un ouvrage mais à l’inscrire dans un réseau ; on n’en est déjà plus au stade individuel mais à un stade collectif puisque les bibliothèques, les centres culturels peuvent désormais s’abonner à publie-net et offrir cette entrée à leurs lecteurs.


L’urgence est donc bien à penser, à réfléchir aux nouvelles approches en matière de construction des savoirs, à trouver les espaces pour suspendre notre course à l’agir et échanger pour gagner en lucidité et en clairvoyance.




Merci à Marc Zanoni pour ces informations, ces apports à la réflexion et cette invitation à l’approfondir...






Trois domaines nous intéressent particulièrement :


-  celui des compétences à former ou développer pour la lecture hypertextuelle ou de l’hyperlien, beaucoup plus difficile que la lecture linéaire puisqu’elle exige lecture complexe des textes et des images, et des relations entre textes et images, leur évaluation et des activités de planification qui résultent de cette évaluation...

Des activités comme la conception de documents composites par exemple image et poème, ou article journalistique avec images, puis leur mise sur site ou blog avec liens entre ces divers documents, entre des documents et des sources d’information externes... sont réalisables en bibliothèque avec des adultes et devraient être formatrices...

Ce volet est-il assez pris en compte dans un référentiel B2i Adultes qui, dans son état actuel, semble lister essentiellement des compétences techniques ?


-  celui du travail collaboratif en réseau(x) , à densifier, diversifier et élargir... (idem, interroger sa traduction dans les référentiels proposés ?)...


-  celui des rapports complexes et à double sens entre le livre et le numérique...


La contribution des Bibliothèques-LAPI à l’expérimentation ne pourrait-elle alors résider dans la rédaction de quelques documents d’accompagnement pour certains points des référentiels ?


Jacqueline Cimaz





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Rébarbatif le B2i ? Que nenni !


Création Kaléidoscopique


Un pur plaisir que cette rencontre du mouvant photographique ! C’est ce sentiment qui habite les participantes au moment du partir.

Pénétrer dans la connaissance, à petits pas feuilleter son sens- Ombres et lumières écrites en photos où la photo devient mot.

Pour cette première, Jacqueline Cimaz nous offre un cours magistral. Des livres d’artistes-photographes accompagnent son langage pédagogique.

D’André Rouillé et Stéphane Couturier à Catherine Poncin, les impressions visuelles s’en donnent à coeur joie. Tenter de comprendre la démarche photographique avec des mots autrement dits, qui forment, déplient et écrivent l’image.


Bizarrement une impatience de se confronter à l’écran s’empare des stagiaires et une envie d’aller y voir de plus près. Bien loin, à des années lumières de maîtriser ce merveilleux outil.

Trois écrans à disposition et nous voilà parties à la conquête du nouveau monde de l’image. Embarquées sur sa caravelle. La traversée surfe au milieu d’un savoir infini, mais ça, nous l’ignorons encore.

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Pour notre première étape, Jacqueline a sélectionné une série de photos, identiques sur les trois ordinateurs. Choisir celles qui seront notre bâton de marche sur le chemin escarpé de l’apprentissage en les sélectionnant, n’est pas une mince affaire.

Comme par miracle, apparaît sur l’angle gauche de l’écran, un tableau de bord avec des signes cabalistiques étranges. Cette batterie d’ustensiles va nous permettre d’écrire un texte photographique.

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Acquérir et maîtriser le passage obligé d’une fonction avant de disposer de ses possibles entraînent rouspétances et rires.

Puis, doucement, s’installent et s’irisent devant nos yeux, les mots d’une terre inconnue. S’attarde alors un sentiment flou mais si plaisant pour ce nouveau langage que d’emblée nous arrêtons un rendez-vous.

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Une prochaine fois pour nous permettre encore de découvrir et grandir.


Fatima Mana






Rires, intérêt et travail...


Il faut dire que dix minutes d’exposé puis de consultation d’une sélection de livres ont suffi à chacun et au groupe pour partir sur des références et options communes :

-  la belle photo, on aime, on connait...

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-  écrire avec des images : collage papier [1] , on connait aussi...

-  les juxtapositions de photos, les appariements, les superpositions pour produire du mouvement, du flou, créer du sens, ça, ça intéresse...

-  et un projet plastique...


-  Poncin [2]Couturier [3] et Camboulive [4] notamment, sont plébiscités...

Il est évident pour chacun qu’on s’engage dans un atelier de création plastique, avec l’outil ordinateur et que l’utilisation de celui-ci, par sa puissance et ses ressources va nécessairement avoir des incidences sur le processus même de création :

-  écrire avec des images numérisées et en utilisant toutes les ressources du numérique - collage, mais aussi transparences (incrustations), réduction, agrandissement, utilisation comme motif, utilisation des calques et filtres... ça c’est nouveau et ça tente... ça tente - mais pas pour les performances techniques, même si on s’extasie sur les déformations ou inversions découvertes, les ressources de l’outil... - ça tente pour créer, créer du sens...

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D’où l’impatience pour rejoindre son appareil et un cheminement qui en deux heures conduit de l’exploration relativement aléatoire à une réalisation de plus en plus construite, puis déclinée...

L’utilisation de motifs sera vue également au hasard des cheminements.

Un petit temps aussi pour apprendre, en réponse à la question posée par une des participantes, et ce qui est tout à fait différent - à intégrer un lien hypertexte sous traitement de texte...


Bref une séance très riche, des horaires très débordés, des participants motivés à qui la documentation a parlé, une saine émulation, parfois une aide mutuelle, et en dépit [5] d’orientations et consignes pécises, de références communes, de la mise à disposition des mêmes matériaux photos sur chaque poste, une très grande diversité dans les productions...

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Préparer le B2i dans ces conditions ? Un vrai régal...

Et puis, a posteriori, après échanges avec celles qui y sont allées, le projet d’aller voir ou revoir "Les plages d’Agnès", d’en faire une lecture plastique et d’ y repérer le travail numérique...

Jacqueline Cimaz



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[1] il faudra réserver un livre de Schwitters à la BDP...

[2] Catherine Poncin, cf bibliographie proposée,

[3] Stéphane Couturier, idem,

[4] idem,

[5] en dépit ou "grâce à"... _


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B2i et Mouvances


Certification B2i adultes à titre expérimental...
-  Une opportunité intéressante, une valorisation des efforts effectués...
-  La préconisation aussi d’une démarche pédagogique qui parle : pas de technique pour la technique mais des apprentissages inscrits dans un projet personnel qui leur donne du sens.
-   Après on se confronte au référentiel et on complète éventuellement ses apprentissages...


Plusieurs personnes ont déjà réalisé des projets personnels. [1]

Là, pour répondre à des demandes, et parce que c’est un domaine qui intéresse, nous proposons le travail de l’image - pour deux séances (ou plus si demande), un cadre s’inscrivant dans le projet "Mouvances" pour des essais individuels de création utilisant la photographie comme "matériau artistique"...

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Déroulement :
-  découverte de photos et images,
-  échanges sur quelques pistes de réflexion (1/2 h maximum), puis
-  travail individuel de l’image sur ordinateur.(1h1/2)




Détail, références et préparation pour "Mouvoir l’image" :

1. Des références communes au groupe à construire :

1.1. Mise en circulation de quelques livres pour y découvrir des photos sélectionnées : [2]

Discussion -> les degrés de l’écriture photographique... -> « Entre document et expression » (cf A.Rouillé

1.2. Découverte d’autres photos ou oeuvres complexes utilisant le matériau photo. [3]

Discussion -> les degrés de l’écriture photographique... -> de « l’art des photographes » à « la photographie des artistes » (cf A.Rouillé)

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2. Une approche théorique incontournable :

André Rouillé : la photographie (Folio essais Inédit)  [4]


Discussion -> les degrés de l’écriture photographique... la « photographie-matériau » de l’art contemporain, abordée à partir des photos et images observées et du résumé de quelques citations d’André Rouillé (Cf [5]


3. Travaux pratiques : mise en œuvre d’un projet personnel de création d’image(s) composite(s) dans le cadre du projet « Mouvances »

-  A partir d’un corpus de photos diverses proposées ou apportées, s’essayer à une écriture personnelle avec le matériau photographique, directement sur l’écran....Possibilité de prendre soi-même des photos avec l’APN de la bibliothèque.




NB. Les incontournables apprentissages techniques seront donc portés par un projet artistique.

En fin de cette séance ou d’une autre, possibilité de s’auto-évaluer avec le référentiel B2i.

-  Planches : les photos qui seront proposées comme matériaux... ( à transformer, découper, assembler...)





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[1] Et il est toujours possible de choisir d’écrire une nouvelle avec le traitement de textes, de faire ses comptes avec le tableur...

[2] - Des sources à l’embouchure, Dordogne, le sentiment des origines (la part des anges éditeur) photographies de Jean-Luc Chapin (Carnet de voyage Eric Bonneau, textes et poèmes de Stéphanie Benson, Pierre Bergounioux, Bernard Lesfargues, Paul Placet, Joël Vernet, François Augieras, Jean-Louis Murat, Agrippa d’Aubigné, Fénelon, La Boétie, Montaigne)

- Garonne en pays toulousain (la part des anges éditions.) photographies de Jean-Luc Aribaud, Aline Boudet, François Canard et Valéry Lorenzo (Textes de Michel Baglin, Pascal Dessaint, Pierre le Coz et Alem Surre-Garcia, Poèmes de Claude Nougaro, Jean-Luc Parent et Serge Pey,. Poèmes anciens en français et occitan de Fernand Barrue et Henri Espieux, Chanson d’un certain Nadaud )

- De Hure à Cordouan, Garonne en pays girondin (la part des anges éditions) photographies de Jean-Louis Burc, Jean-Luc Chapin et Jean-Bernard Fabre (Textes de Jacques Abeille, Dominique Pénide et Michel Serres. Poèmes de Marc Blanchet, Hölderlin, Bernard Manciet et Noir Désir. Découvertes poésie Rome Deguergue et Marie-Pierre Rassat )

- De Castets en Dorthe à Sète, camal des deux mers (la part des anges éditions. Collection Mémoire(s) de l’eau, dirigée par M-.C Moreau) photographies de Jean-Louis Burc (Textes de Jacques Abeille, Cédric Demangeot, Pierre Le Coz et Yves Rouquette. Texte français-occitan de Alem Surre Garcia, Poème de Pierre Corneille et Charles Cros, texte en occitan de Clarac et Henric Dayde)

-  De la mer à la Venise verte, Marais Poitevin (la part des anges éditeur. Collection Mémoire(s) de l’eau, dirigée par M-.C Moreau) photographies de Jean-Luc Chapin (Carnet de route Eric Bonneau, Poèmes de Marc Desombre, Ariane Dreyfus, Joseph Julien Guglielmi, Légende et conte de Françoise Rachmuhl, Françoise Richard, texte de Charles Soubeyran, et Marguerite de Navarre, Marcel Chabot, Georges L.Godeau, Jacques Nanteuil, Ernest Perochon, André Daniel Savary)

-  Des estuaires (la part des anges éditeur. Collection Mémoire(s) de l’eau, dirigée par M-.C Moreau) photographies de Wilfried Guyot, graphisme Eric Chabrely, Road poem Bernard Bretonnière (Bacs de Loire, Bacs de Gironde)

[3] - Un mur, un trou, un visage (ouvrage accompagnant l’exposition de la collection de Madeleine Millot-Durrenberger, Maison d’Art Bernard Anthonioz, Nogent 2007. Editions FNAFP/In Extremis. Conception et réalisation graphique Pauline Pierson.
-  Catherine Poncin : Vertiges. Préface de Nourredine Saadi (Filigranes Editions)
-  Rodolf Hervé : Fulgurance (Diffusion/Edition Ville Ouverte . Avant-propos de Stéphane Couturier)
-  Melting Point de Stéphane Couturier (TransphotographicPress/ville ouverte) avec une introduction d’André Rouillé...
-  Sébastien Camboulive : la limite pluie-neige (Carnets de Résidences #4 Editions Contretype)
-  > Feuilles et briques et Spirales...
-  Du champ des hommes, territoires Catherine Poncin (Concours numérique Christophe Galatry, préface de Emmanuel Hermange (Filigranes Editions, Ville de Bobigny)

[4] André Rouillé est maître de conférences à l’université Paris VIII (UFR art, esthétique et philosophie). Il dirige le site Internet paris-art.com consacré à l’art contemporain à Paris.

[5] « Régie par les principes de la thermodynamique, la photographie convenait à la société industrielle moderne ; elle répond difficilement aux besoins d’une société informationnelle fondée sur les réseaux numériques. On précisera à cet égard que la mal nommée « photographie numérique » n’est en aucun cas une déclinaison numérique de la photographie. Une rupture radicale les sépare : leur différence n’est pas de degré mais de nature. » (La photographie, introduction)


« La perspective qui a été la forme symbolique d’un monde monocentré, aux hiérarchies simples et fortes, aux frontières nettes et fixes, est devenue inadéquate pour figurer les réalités d’aujourd’hui. C’est à cette situation qu’il faut esthétiquement répondre pour produite une image pertinente...

... Autant elle (la photographie) savait, hier, enregistrer une réalité des choses ; autant elle est démunie face à la réalité en fusion d’aujourd’hui, celle d’un monde dont les valeurs, les matières, les protocoles se fluidifient et se décomposent.

Il faut donc débrider la fixité photographique, la fluidifier, abolir son armature perspectiviste, pour la mettre en mesure d’accueillir (et non plus saisir), la matière et les formes en fusion d’un monde mouvant, en devenir. » (introduction à Melting Point)

Accueillir ou s’approprier, interroger, transformer... ?



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Exploration d’un référentiel ou le B2i au coeur de la Bibliothèque...


Régine et Jacqueline sont assises côte à côte, devant leurs portables, Wifi en chauffe... Aujourd’hui, pas de création d’affiche ! On fait le point.


Tout d’abord,

récapituler,

évaluer les savoirs informatiques.


Jacqueline et Régine s’y collent, curiosité pour l’une, pédagogie jamais bien loin pour l’autre.

Une liste comprenant 5 modules décline sa litanie d’acquis nécessaires pour l’accession au B2I.

Parfois sous l’énoncé, un « que ’z’aquo que la via ! »  [1] fuse de la bouche de Régine. Alors Jacqueline s’attarde sur l’explication correspondant à l’étonnement justifié d’une prose hermétique.

Cela paraît facile après compréhension.


Toutes deux épluchent les niveaux à atteindre.

Des paliers -

qui se montrent rébarbatifs rien qu’avec leur dénomination.

Et l’on entend « ça, je saurai jamais faire ! »

Complexité démontée, toutes deux repartent sur la liste.

La certification dévoile peu à peu ses possibles. Des « ça je sais !" allègent déjà l’apprentissage en chemin.


Fatima Mana


(JPG) A l’issue de cette séance, Régine constate qu’il lui manque un apprentissage dans ce domaine : le savoir-faire pour graver un CD.

Par ailleurs, se pose aussi la question de réduire une image surtout lorsqu’on ne dispose pas de Photoshop ou Photoshop Elements et de sa merveilleuse fonction "Enregistrer pour le Web"...




Jeudi Régine revient avec des CD réinscriptibles.

Un essai sur chaque portable...

XP et Open Office : aucun problème. Aussitôt le CD inséré, il s’active, Néro apparait -seul. Ensuite tout est d’une grande simplicité... Photos et autres travaux personnels sont copiés.

Sur le portable de Jacqueline, par contre, Vista commence par refuser le CD, demandant un long et antique formatage. Changement de marque de CD. Là Windows part seul et très vite... Ce serait enfantin s’il n’allait copier des fichiers dont la copie n’était pas demandée...


Une différence d’environnement, de logiciels, de procédures, finalement très utile à l’appréhension de l’"environnement informatique", d’autant que Vista, par contre, accepte sans problème de lire le CD gravé sous XP.

Procédures revues, notées, mémorisées, maîtrisées ...




Et puis il y a le problème posé par la pratique quasi quotidienne de l’envoi de photos, et donc de leur réduction.

D’abord, on revoit Photoshop Elements et la palette des ressources d’"enregistrer pour le Web"...

Puis on essaie une autre procédure :

-  sélectionner l’image,
-  faire un clic droit,
-  sélectionner "Envoyer vers",
-  choisir "Dossier compressé"...

Il n’y a plus qu’à se rappeler ensuite du tiroir de la commode dans lequel on a mis le dossier compressé pour pouvoir l’envoyer en pièce jointe... [2]


Il y a aussi bien sûr une autre procédure, celle qui est déjà sur ce site

Mais là - une photo - un message... !

Il est recommandé de grouper les pièces jointes pour pouvoir les envoyer par lots... ne serait-ce, comme cela a été proposé qu’en s’envoyant le message à soi-même...


Bref, exploration, essais, découvertes, mise en forme et maîtrise de procédures se succèdent...


Un domaine 1 évalué et acquis, appréhendé sans douleur au travers de tâches choisies...


Une expérience à poursuivre avec le Domaine 2 et d’autres candidat(e)s à l’évaluation...



Un accord aussi, dans le cadre de l’expérimentation pour le report à un B2i Adultes niveau 2 de certaines compétences - comme ce qui concerne la création et l’utilisation des points de restauration et renvoie souvent à des problèmes qui requièrent l’intervention d’un professionnel...

(Histoire à suivre)

Mais d’abord venir avec son projet, se faire plaisir en créant image ou texte ou images et textes...

On évaluera - APRES...




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[1] orthographe non garantie, expression non trouvée dans les dictionnaires dont nous disposons

[2] ce qui peut prendre un certain temps...

Et rire avec Internet ?


Collecte d’images en marge de l’AG ou d’ateliers récents.

Car il y a des rires plus anciens... On rit depuis longtemps aux Rias...

Peut-être de plus en plus effectivement...

On manque de temps aussi

-  pour chercher des photos notamment -

au fond des disques durs...

mais on prend le temps d’en rire.


De plus, il faut rire !


C’est le thème du printemps des poètes.

Donc du rire des plus sérieux et officiels...

Des rires spontanés aux rires réfléchis...


Ne vous en faites pas, tout le monde est capable de rire.

Rire c’est s’exprimer et intervenir. Ce stage a toute sa place dans notre projet "Vivre et survivre"... Rire fait du bien...

Nous vous invitons donc à venir apprendre à rire avec nous le 7 février

avec Carlos Lojo, comédien et metteur en scène, actuellement en résidence à Berlin, mais bien connu à Saint-Apollinaire et sur le Plateau...

Pour la mise en bouche, de premières images - pas terribles...

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Mais envoyez-nous vos éclats de rire... Nous les publierons.



NB. Et n’oubliez pas de vous inscrire pour ce premier stage de rires le 7 février de 14h30 à 17h30 aux Baraques (second stage prévu le 7 mars)...

Le stage est gratuit, tous sont acceptés - dans la limite des places disponibles (les inscriptions seront retenues par ordre d’arrivée...)





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Ben oui ! Ados...


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D’abord, Régine Froment a présenté le projet "Prix-ado"

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à partir de l’affiche

issue de la réflexion collective au PAPI,

de premières recherches coopératives qui s’y sont effectuées

avant travail plus expert

qu’elles ont fécondé...




Dans ce cadre on peut aider les jeunes qui le souhaitent à mettre en forme la présentation de leur avis, en élaborant une publication (élaboration numérique d’une publication à tirer papier ou à enregistrer sur CD, ou à mettre en ligne sur site...)



Les compétences des jeunes en matière de numérique, de lecture du numérique, de l’image - même composite - [1] ont été soulignées, récemment montrées avec le jeu pourtant proposé là sur support papier, aux marges du loto...



Et puis, il y a eu aussi dans la riche nébuleuse du projet Mouvances, cet appel à photos, images, faites avec Appareil Photo Numérique [2], ou avec son téléphone portable - photos ou vidéos où tout ce qui est ombre, reflet, flux, mouvances ... intéresse [3]...

Le 1er rendez-vous a lieu ce 6 février à 13h au Collège Pierre Delarbre à Vernoux...



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[1] domaine où on a vu qu’il y a encore des progrès à faire... Ce qui n’est pas étonnant, le composite renvoie aux flux et autres mouvances

[2] un est en prêt gratuit à la Bibliothèque de Saint-Apo

[3] Un domaine où avec leur téléphone portable les jeunes sont experts - une évidence pour ce qui ont pu assister à une présentation de telles réalisations au Lux ou à la Poudrière



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Adolescents ?


Notre bibliothèque-LAPI a été fréquentée par 6 personnes en moyenne par jour d’ouverture en 2008, personnes qui y passent rapidement pour emprunt de livres ou y restent une ou plusieurs heures pour travailler sur ordinateur, lire sur place, discuter, travailler...

Ces 6 personnes - d’après les statistiques portant sur l’ensemble de l’année 2008 - ce sont 3 retraités (dont une ne vient que pour l’emprunt), 2 actifs, 1 enfant.
-  3+2+1=6 donc 0,2 adolescent... [1]

Pourtant il y en a quelques uns sur la commune. Certes ceux-ci sont internes au Cheylard ou à Tournon pour les lycéens, à Grenoble, Lyon ou même plus loin pour les étudiants... Quant aux jeunes actifs, ils sont peu disponibles travaillant souvent dans la vallée... Et on ne voit pas les jeunes dans la précarité qui, pourtant, sont, parait-il, nombreux...

La plupart des jeunes scolarisés ont un ordinateur et l’accès à l’internet chez eux ou chez un copain...

Pour les livres, ils ont accès au CDI ou aux bibliothèques universitaires...

Mais quand même, pendant les vacances ?


Nous avons vu au loto combien un jeu sur l’image, proposé papier mais exploitant les ressources de notre site et du numérique, pouvait mobiliser les jeunes, adolescents et jeunes adultes...

Il y a là des pistes à développer...

Proposer des activités susceptibles d’intéresser des jeunes ayant un niveau au moins égal à celui des B2i CM2 et 3ème ?


Le seul domaine où nous puissions, compte-tenu des ressources de l’équipe, avoir une offre susceptible d’intéresser est celui du travail de l’image -fixe...

Celui de l’écriture aussi, et sans doute du livre d’artiste...

C’est un problème qui nous préoccupe et auquel nous réfléchissons...




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Quand Régine Froment a proposé de venir au PAPI pour faire une affiche -ce serait la seconde fois - aucun problème, et un plaisir de travailler avec elle...

Suite des apprentissages ordinaires du travail de l’image...


Quand elle nous a dit que cette affiche c’était pour un travail avec des ados, un comité de lecture... on a pensé, "voilà qui est intéressant..."


Et puis quand elle a demandé à Colin Charvet, coordonnateur enfance/jeunesse du CIAS du Canton de Vernoux de nous envoyer les premières de couverture comme matériaux pour l’affiche, quand elle nous a dit qu’il allait venir, qu’un travail partenarial s’engageait suite à la saisie d’une offre de DDJS [2]...

Alors on s’est demandé d’une part ce qu’on pouvait apporter à ce projet, d’autre part s’il pouvait nous aider à faire que la Bibliothèque-LAPI puisse rendre un service aux ados...


Nous devrions avoir bientôt des textes de Régine et/ou Colin précisant le projet.


Nous savons déjà, suite à la séance de la semaine passée que 10 titres d’albums pour jeunes sont proposés par un Comité de lecture, à des collégiens chargés d’en sélectionner un. Il s’agit de donner les informations sur cette opération et d’inciter à la participation. C’est l’objectif de l’affiche...

Ce projet bénéficierait aussi du partenariat du CIAS signataire d’un Contrat Enfance-Jeunesse...


Dans l’état actuel de nos informations, il nous parait que :

-  nous pouvons aider de jeunes membres du Comité de Lecture de la commune ou des environs à travailler, en leur offrant lieu, outils et s’ils le souhaitent, aide méthodologique pour la réalisation du document de présentation,

-  nous pouvons offrir à tous un lieu et une aide pour l’élaboration et la publication de leur rapport, sous forme écrite ou numérique ou écrite et numérique (travail de l’image, tableaux de critères, graphiques s’ils le souhaitent... réalisation d’un diaporama, d’un CD...),

et même, si le besoin s’en faisait sentir, sur le fond, méthodologie pour élaboration des critères, repérage de champs sémantiques ou lexicaux, analyse de contenus, évaluation, éventuellement traitement statistique...



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[1] A noter que le nombre de jeunes enfants et d’actifs s’est accru en fin d’année

[2] Direction Départementale de la Jeunesse et des Sports

Recette du diaporama-gigogne...


Jacqueline Bégaud nous a envoyé de beaux diaporamas qu’elle a entièrement réalisés à partir de ses propres photos, et quelques photos.

(JPG) Le premier diaporama reçu est cadeau d’une grand-mère à son arrière-petit-fils...

La particularité de ce diaporama réalisé sous PowerPoint : une image fixe dans laquelle trône en bonne place un poste de télévision. Et, sur l’écran Kenzo (cf image ci-contre) que vous voyez grandir d’image en image...

Car la spécificité de ce diaporama c’est qu’il faut cliquer sur la télé et qu’il n’y a que les écrans dans l’image avec les photos successives de Kenzo, qui changent...

Belle performance technique !


Nous avons donc demander à Jacqueline comment elle avait fait.

Voici sa « recette » pour créer et faire fonctionner un diaporama gigogne...

(JPG)


Suivez la recette et faites-nous parvenir un essai...


C’est aussi quelque chose qu’on peut tenter de faire à la Bibliothèque-LAPI...




Les autres diaporamas sont souvenirs de voyages très récents à Malte et en Bretagne.

Quelques photos sont en ligne ...

Les diaporamas, enregistrés sur CD, seront intégrés, avec l’autorisation de Jacqueline Bégaud, à un fond de documents numériques consultables en Bibliothèque-LAPI.





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Utilisations non ludiques


(JPG) Comme celle qu’en fait Michaël, sans emploi depuis peu et qui cherche - de préférence - un emploi de chauffeur-livreur, mais est prêt, avec son baccalauréat, à prendre n’importe quel autre travail, y compris saisonnier en station...


Où l’on apprend qu’à 25 ans on est déjà trop vieux pour avoir les moyens d’effectuer certains stages...


Et où on découvre avec Mickaël en parcourant régions et départements, la rareté des offres d’emplois !


Quel gâchis !


Et une question subsidiaire, ce B2i adultes dont nous allons mettre en place l’obtention à titre expérimental peut-il avoir un poids réel pour la recherche d’emploi ?





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B2i adultes, on avance...


On y voit plus clair !

Une longue conversation téléphonique au PAPI cette semaine avec Dominique Wojylak, responsable de l’opération pour le SIVU des Inforoutes de l’Ardèche, la consultation rapide du site indiqué, des outils proposés...

Du solide pour avancer.

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Page d’accueil, sommaire des outils et de la mallette de l’animateur...


De quoi faire peur ? Que nenni !

Ces outils sont essentiellement pour l’équipe (et pour les curieux).


Des nouvelles rassurantes en effet

-  Un niveau du même ordre que celui du B2i des CM2... Quand même !


-  Le résultat non pas de "cours" mais d’apprentissages effectués au travers de la réalisation d’un ou plusieurs projets personnels (par exemple, faire une affiche, avec textes et images ou un tableau pour ses frais de déplacement ou un carton pour se présenter avec son CV, ou une invitation, ou un journal pour son village, faire une page web sous spip avec texte et images...) Une démarche pédagogique des plus pertinentes, donc.


Ceci nous convient d’autant plus que c’est ainsi que nous travaillons au P.A.P.I.

Un peu les messieurs et mesdames Jourdain du B2i adultes quoi ?... [1]


Quant aux divers outils de références ou suivi proposés, ils peuvent s’adapter...


Les certifications seraient délivrées en juin, sur dossier...

Toutes les personnes qui se sont formées au P.A.P.I. ou y sont en cours de formation, sont donc invitées à venir découvrir le référentiel et les autres outils, à évaluer leurs compétences acquises, cerner éventuellement quelques compléments à acquérir ...


Prendre contact avec Jacqueline Cimaz en Bibliothèque, au 0475580957 aux heures d’ouverture (16h-19h30 le mardi, 17h30-20h le jeudi sauf modifications indiquées dans les Brèves (page d’accueuil des sites)comme pour ce mois de novembre).

NB. La gratuité des formations est, bien sûr, maintenue, par contre les capacités d’accueil sont limitées...



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[1] Ce qui peut aussi s’expliquer par le fait que la référente-internet, bénévole de la petite bibliothèque municipale, s’est occupée pendant des décennies, à titre professionnel, d’informatique à l’école - mise en place, fonctionnement pédagogique, formation des enseignants...- pour le Gard d’abord (la belle époque des nano-réseaux, de la robotique à l’école ! et des réunions d’équipe à Montpellier), et aussi, il y a quelques années, de la mise en place du B2i (CM2), particulièrement pour le département de l’Ardèche (avec le guichet unique, de nouveaux réseaux et outils, les réunions à Grenoble et les formations à Lyon)... Ce qui fait que cette notion de B2i adultes et la proposition du SIVU des Inforoutes de l’Ardèche nous aient de suite parlé... Une opportunité aussi pour ceux que cela intéresse...



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B2i et vacances, évolutions des pratiques...


Recensement des pratiques relevées pendant ces vacances :

Très jeune public :
-  choisir et se faire lire des livres et souvent les mêmes, retrouver et développer des rituels comme avec les regards au travers de pages découpées, et participer à la lecture-rébus,
-  dessiner toujours et utiliser les gommettes pour le graphisme...
-  communiquer, mieux connaître les divers membres de l’équipe...

Jeune public :
-  dessin, apport de ses jeux pour y jouer en bibliothèque -jeux de société compris,
-  consultation de livres et lecture élective ou en diagonale,
-  écriture et demande de publication ou réédition,
-  découverte de CD du Bibliobus et appropriation (logiciel de dessin notamment),
-  utilisation raisonnée de l’APN (appareil photo numérique), chargement des photos sur l’ordinateur et amorce d’une lecture critique de l’image...
-  recherche de son image sur le site et utilisation accompagnée des liens hypertextes ou hypermedias [1]

Adultes :
-  recherches dans les livres documentaires, notamment sur l’histoire de villages connus, l’image, la poésie, d’où une nouvelle inscription à la bibliothèque...
-  lecture critique de photos et du site municipal,
-  nouveaux apprentissages - traitement de texte, fonctionnement de la messagerie, navigation sur site, et au travers de ces activités, appréhension progessive des notions de "menu déroulant" sous diverses formes, d’"icônes" et de divers types de noeuds et de flux au sein des réseaux, de liens hypertextes et hypermedias [2]...
-  retour sur des apprentissages d’il y a quelques mois pour les rafraichir et compléter (travail de l’image notamment)...

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Synthèse :

Des pratiques qui, globalement, se diversifient mais en même temps s’unifient avec une meilleure complémentarité entre les approches papier et numériques...

Des échanges inter-générationnels inédits et en plein développement, comme la dimension bibliothèque lieu de consultation, de pratiques culturelles, [3] d’expériences et de communication...


Enfin, il est manifeste que l’annonce de l’obtention possible d’un B2i adultes stimule une poursuite et/ou une reprise plus systématique des apprentissages... [4]

J.Cimaz


NB. Changement exceptionnel des dates d’ouverture de la bibliothèque en novembre :

-  Les ouvertures des mardi 18 et 25 novembre sont avancées aux lundi 17 et 24, mêmes horaires (16 à 19h30)
-  L’ouverture du jeudi 27 est reportée au vendredi 28, même horaire (17h30-20h)




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[1] Ce qui demande de nouvelles compétences en lecture et peut certainement en développer pour peu que des conditions d’apprentissage adéquates soient mises en place... Cf à cet égard le texte de 2001 de Jean-François Rouet, chercheur CNRS, Université de Poitiers, "Cognition et technologies d’Apprentissage.".

[2] idem note 1

[3] A quand une artothèque, pour mieux faire découvrir que la lecture d’une oeuvre plastique exige apprentissage, références et travail ? A quand la mise à disposition pour consultation de livres d’artistes permettant à chacun d’approfondir la lecture du texte, celle de l’image et de leurs relations dans le livre ?...

[4] La généralisation de celui-ci posera le problème de la formation des animateurs - formation technique et disciplinaire certes - mais également formation pédagogique. Elle appellera aussi le développement d’une réflexion et sans doute d’expérimentations dans les diverses niches d’utilisation, avec les divers publics, de la médiathèque aux Bibliothèques-Lapi...



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B2I adultes - Brevet informatique et Internet ?


Le B2I est connu : les écoliers obtiennent cette certification à l’issue du CM2, les collégiens, en 3ème, le C2I se met en place au niveau BTS. Là il s’agit d’une certification nouvelle pour des adultes n’ayant pas eu de formation scolaire à l’informatique et l’Internet. Délivrée par l’Education nationale, elle serait semble-t-il préparée dans les centres multimedia et éventuellement les Bibliothèques lieu d’accès public à Internet.


La proposition d’expérimentation du B2i adultes dans un ou deux centres multimédias ardéchois est prolongée jusqu’en juin 2009, ce qui permet de l’élargir...

Une nouvelle qui nous intéresse...

Ne serait-ce que parce que nous y voyons une façon de faire reculer une nouvelle forme d’illettrisme...


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Nous invitons tous ceux qui ont utilisé le P.A.P.I. pour se former à prendre contact avec nous pour demander cette certification, dans cette phase expérimentale...


L’expérimentation vise essentiellement à éclaircir trois points : le référentiel de compétences, l’évaluation et la certification, c’est-à-dire la reconnaissance officielle de la qualification acquise...


Des questions sont récurrentes dans les divers messages ou textes de recherches : la formation des animateurs, le référentiel, la mallette pédagogique de l’animateur, l’évaluation, la certification, le recensement des divers publics susceptibles d’être intéressés par le parcours B2i Adultes [1]...

- le "parcours" B2i Adultes

il est proposé que le rythme des séances du parcours soit resserré sur un temps court (deux à trois semaines), l’objectif du B2i Adultes étant à la fois une sensibilisation à la culture numérique, et une appropriation afin que les personnes sachent se repérer dans un environnement informatique complexe. Il s’agit de leur donner des clefs pour maîtriser leurs démarches en ligne -communication, administration... - et pour être à même de comprendre le dispositif qu’ils utilisent.  [2]

- Les outils : sont évoqués le référentiel, le test de positionnement, le carnet de bord de l’animateur,le livret de formation [3], les ressources pédagogiques, le prototype de diplôme...


Ce qui concerne le plus directement des usagers :


quelques têtes de chapitre d’un référentiel en construction :

-  1 : Environnement informatique [4]
-  2 : Attitude citoyenne [5]
-  3 : Traitement et Production [6]
-  4 : Recherche de l’information  [7]
-  5 : Communication  [8]

Ces extraits de divers textes pour une certification en gestation peuvent paraître complexes. En fait ils recoupent ce que nombre de personnes venues un temps au P.A.P.I., y ont effectué.

Nous proposons à ces personnes de venir rencontrer l’équipe, de s’appuyer sur le référentiel en cours d’élaboration pour mesurer leurs propres acquis, d’envisager éventuellement, si cela leur parait nécessaire, quelques compléments de formation...

Elles devraient ainsi pouvoir bénéficier d’une certification qui, quelle qu’en soit l’utilisation, s’avère valorisante...

Jacqueline Cimaz, Bibliothécaire référente Internet



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[1] personnes en réinsertion professionnelle et sociale (Le B2i Adultes peut permettre à ces publics de reprendre le goût d’apprendre, de se re-socialiser. Il s’agit de leur permettre de reprendre pied par rapport à une situation complexe en leur redonnant confiance. Le passage par un lieu comme les EPN les conduit à s’inscrire dans une nouvelle dynamique : la dimension informelle, le suivi personnalisé sont des atouts qui permettent la construction d’une relation de confiance avec ?), les publics éloignés culturellement et dans leur appartenance citoyenne (demandeurs d’asile, personnes en cours d’alphabétisation, les personnes en situation d’handicap et toute personne se situant en marge de l’accès aux droits et à la vie citoyenne (que ce soit pour des raisons culturelles, économiques ou de connaissances). Le B2i Adultes peut permettre la création de référents culturels, le maintien d’un lien avec le pays. La pratique de la communication informatisée peut permettre à ces populations de mieux gérer leur relation au monde, au déficit que leur situation peut créer, les publics en recherche de communication, des retraités qui cherchent à se rapprocher de leurs petits-enfants non seulement par l’usage des médias informatisés, mais encore par l’acquisition d’un certificat de la même famille que celui des petits-enfants. Il s’agit de valoriser la personne âgée et de constituer un socle commun de référents aux grands-parents et aux enfants. Cela permet de densifier le lien intergénérationnel, ce qui concerne aussi les parents.

[2] Le parcours contient 40 heures accompagnées pour un très grand débutant. Sur ce total, il est conseillé que 2O heures soient consacrées à de la formation formelle suivant des modules (dont un certain nombre est suggéré dans les plans de formation développés). Des travaux pratiques sont encadrés et un certain nombre d’exercices est prévu afin que les animateurs puissent évaluer progressivement le niveau d’appropriation par la personne suivie.

[3] outil de suivi par le(s) formateur(s) de l’évaluation continue des candidats au B2i Adultes, en vue le cas échéant de faciliter la certification par le jury constitué.

[4] - Connaître le vocabulaire spécifique et maîtriser les éléments matériels et logiciels de base
-  Gérer et organiser les fichiers, identifier leurs propriétés et caractéristiques
-  Organiser, personnaliser et gérer un environnement informatique
-  Se connecter et s’identifier sur différents types de réseau

[5]
-  Connaître les règles d’usage : et les dangers liés aux réseaux et aux échanges de données
-  Connaître les droits et obligations relatifs à l’utilisation de l’informatique et d’Internet
-  Protéger les informations concernant sa personne et ses données

[6] Objectif : Réaliser un document numérique
-  Concevoir un document : objectif, démarche, choix de l’outil
-  Mettre en oeuvre les fonctionnalités de base d’outils permettant le traitement de textes, de nombres, d’images et de sons
-  Réaliser un document composite
-  Diffuser un document

[7] Objectif : Construire une démarche de recherche et évaluer l’information
-  Consulter de l’information à partir de différents supports
-  Concevoir une démarche adaptée à l’objectif de recherche d’information et la mettre en œuvre
-  Évaluer la qualité et la pertinence de l’information
-  Identifier et organiser les informations

[8] Objectif : Communiquer, échanger, collaborer en réseau
-  Utiliser un outil de communication adapté aux besoins
-  Échanger des documents numériques
-  Collaborer en réseau



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Deux portables pour trois regards


Ainsi se vit l’apprentissage de « Photoshop » [1] au LAPI(lieu d’accès public internet), le jeudi.

Comme support pour ce travail spécifique, une affiche destinée à la bibliothèque municipale de Vernoux, dans le cadre d’une animation prévue autour du livre pour les O/3 ans.

Où l’on part à la rencontre d’une langue des signes. De l’étonnement devant ses possibilités au plaisir d’apprendre cet outil extraordinaire.

De la surprise à l’émerveillement pour les découvreuses, où chacune oralise son mot à dire et se surprend à tenter de s’approprier les mille et un méandres de la procédure.

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Jacqueline tord tons et mouvances du texte, se promenant avec aisance sur son savoir faire, Régine soulève l’intérêt sous chaque strate révélée par la manipulation, Fatima suit le curseur, soutenant l’apprentissage collégial.

Un petit temps privilégié pour grandir ses connaissances dans le cocon du partage.


Fatima Mana





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[1] Elements

Procédure pour réduire et envoyer des photos


L’envoi de photos très lourdes bloquent les messageries, même avec l’ADSL. Pour mettre une photo sur un site une petite résolution suffit.

Voici donc, ci-dessous, la procédure indiquée par Fatima Mana.


Pour avoir des photos moins lourdes mais de meilleure résolution qu’avec cette procédure, on peut utiliser la fonction "Enregistrer pour le web" de Photoshop Elements et réduire les poids manuellement, comme on veut. Une photo de 700ko maximum est, avec cette fonction, d’excellente résolution. Le logiciel est utilisable au LAPi aux heures d’ouverture de la Bibliothèque...


La procédure de réduction maximale qui convient dans la plupart des cas (photos de 50à 80ko) :


-  Sélectionner le fichier photo.
-  Ne pas l’ouvrir.
-  Procéder à un clic droit sur la souris.
-  Ouverture d’un menu déroulant.
-  Cliquer sur « envoyer vers » (clic gauche)
-  Cliquer sur destinataire (clic gauche)
-  En haut de l’écran, un tableau apparaît
-  Choisir réduire le format
-  Cliquer sur OK (clic gauche)
-  Le message est prêt à être envoyé avec la photo
-  Il ne reste plus qu’à entrer l’adresse du destinataire et à envoyer.

Fatima Mana





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Application et habitudes...


-   Application extrême ce jeudi au LAPI municipal

Régine arrive, un thème d’apprentissage dans la poche.

Elle veut comprendre et maîtriser le tableur, une des ressources puissantes de l’ordinateur.

Il ne lui aura fallu que le tour d’un petit temps pour s’approprier ce logiciel si particulier. En 2 heures, elle est à la lisière de l’autonomie. Ne lui reste alors plus que la pratique régulière qui lui permettra de l’intégrer peu à peu

Fatima Mana

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Nb. les tableurs sont des outils importants pour le traitement de données et opérations numériques. Un vrai régal pour qui sait s’en servir - un outil qui donne un pouvoir puisqu’il permet de réaliser très facilement des simulations, offrant donc des aides appréciables à la prise de décision...

La maîtrise du tableur par tous est un enjeu important pour la démocratisation des connaissances et savoir-faire...

Nous rappelons que les formations au PAPI sont totalement gratuites.




-   Même lieu, autres pratiques...

Bénédicte, la maman, gare sa voiture dans l’ancienne cour d’école, et voilà Clémence - 2 ans et demi qui d’un pas décidé se dirige vers la porte et entre dans la bibliothèque.

Elle s’arrête un instant, observe les présences, repère les genoux familiers puis court, son visage plein de rires en direction des Albums pour enfants.

Revient, livre en main, installe le plaisir de l’histoire dans ses yeux.

La magie de l’enfance est là, sous chaque mot lu.


Fatima Mana





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Une séance participative, citoyenne et conviviale...



Alors qu’aucune formation de groupe n’était prévue, une participation significative ce 14 août, diversifiée tant au niveau des pratiques qu’à celui des âges...

Le seul point commun de ces visites : l’implication et la volonté d’être acteur de ses apprentissages...


C’est d’abord, Donovan Leterrier qui présente le site de son collège, où il entre en 4ème, le collège Bernard de Ventadour, à Privas. Il nous a fait découvrir ses propres réalisations et celles des autres - son statut de rédacteur... Une belle réussite du CDI et de l’établissement...


Ensuite, changeant d’ordinateur pour laisser la place à Régine, il poursuit des recherches bibliographiques pour proposer des achats de livres - à partir d’un livre qu’il a beaucoup aimé « les chevaliers d’Emeraude » et qui -entre autres lectures- le conduit à un projet personnel d’écriture...

Et comme écrire ne va pas, pour lui, sans intégrer l’image au livre, une recherche de dragons sur Internet...


Qui conduit inévitablement à un travail de l’image - à la transformation d’une de ces images sous Photoshop Elements : zones et couleurs, utilisation de l’image comme motif à l’intérieur d’elle-même... (d’où de nouvelles explorations du logiciel et la découverte de nouvelles fonctionnalités)

Un travail créateur...

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Donovan a aussi écrit quelques lignes sur le Carrefour des Résistances - lignes dont il a tiré un avis - synthétique- pour le Livre d’Or...

Bref : recherche et choix documentaires, proposition argumentée, assortie de toutes les références nécessaires - et mise du site dans les Favoris... travail du texte et de l’image, présentation orale d’un site avec guidage pour la navigation : des activités diverses, riches et formatrices...

Et de nouvelles acquisitions quant à la maîtrise des appareils...



Régine, devait, elle, continuer son exploration du traitement de textes. Mais pour cela il faut avoir saisi un texte...

De fil en aiguille, le choix s’étant porté sur l’écriture d’un texte portant sur le Carrefour des Résistances, et formulé sous forme d’interview, le contenu a totalement pris le pas sur la technique... cf arts plastiques... Un très beau texte repris pour le Livre d’Or et qui sera intégré à la plaquette...


Moment de regroupement général sur la lancée pour examiner des photos de Camargue avec, apparemment des cairns sur des piquets... S’agit-il réellement de cairns ? Si oui, quelles fonctionnalités ? Bornage ? Marque d’un passage ? Autre ?

Fatima formule la demande d’identification d’une photo mystérieuse. C’est Donovan qui trouve la réponse, et même le nom exact de la pratique sportive correspondante...



Arrivée ensuite d’une nouvelle habitante de la commune qui vient d’apprendre qu’on pouvait se former gratuitement à l’informatique, et qui découvre, que vu le nombre d’appareils, il faut mieux prendre rendez-vous..., mais qui découvre aussi les livres, les activités culturelles, la convivialité des échanges, s’inscrit à la bibliothèque et nous montre sur Internet un livre de jeunesse écrit et illustré par son fils, "Clément Chabert", auteur et illustrateur de livres de jeunesse... [1] A ajouter bien sûr à la liste des commandes, avec pourquoi pas, un projet de séance de dédicace ? De nombreux échanges, très riches et divers... La découverte aussi, pour elle, du site communal et de ses différents domaines...

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Quand Clémence - lectrice assidue qui entre en maternelle à la rentrée - pénètre dans la salle, elle va directement chercher un livre puis grimpe sur les genoux de Fatima - laquelle, anticipant, a vite pris la place requise - pour se faire lire l’histoire, très attentive, tout en ne perdant pas une miette de ce qui se passe ailleurs, comme elle le montre ensuite à sa maman venue changer les livres... maman avec laquelle on a à peine le temps d’évoquer le futur changement de Live Box (et pas même le temps de faire une photo ! ...)


Des ressources et un maillage au plus près des gens, leur implication, la découverte, en actes du traitement de l’écriture et des images, des richesses, limites et contraintes des apports informationnels et procéduraux...


Une soirée riche et bien remplie, qui aura des prolongements et, surtout, des pratiques diverses, participatives et créatrices, une maitrise qui, pour tous, s’enrichit, et un bel antidote à cette « bêtise médiatique » dont parle Pierre Jourde :

« La bêtise médiatique n’est pas un épiphénomène. Elle conduit une guerre d’anéantissement contre la culture. Il y a beaucoup de combats à mener. Mais, si l’industrie médiatique gagne sa guerre contre l’esprit, tous seront perdus. » [2] « La machine à abrutir » (in le Monde Diplomatique, août 2008)]]


De quoi aussi mieux résister aux pièges de l’informatique « en nuages » [3] ?


Comme dans d’autres domaines, il parait certain que l’éducation - scolaire ou populaire - la formation, sont là encore, les passages obligés de l’autonomie...




NB. Dans un autre domaine, la bibliothèque dispose du N° Hors série août-septembre de Marianne-L’Histoire comportant deux articles de Jean Nicolas sur la rébellion, au 18ème siècle, et au 21ème... Consultation et travail sur place possibles en bibliothèque.



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[1] Editions De La Martinière, Delagrave : « le jour où les moutons décidèrent d’agir » (2005), » une faim de loup » (2001)

[2] « Pierre Jourde [[Professeur à l’Université Grenoble-III(Stendhal)

[3] « A l’ère de l’ « informatique en nuages » » (Hervé Le Crosnier, chercheur à l’Université de Caen), N° déjà cité du Monde Diplomatique



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Les outils de l’écriture...


Le traitement de texte est devenu un outil incontournable de l’écriture...

Va-et-vient- entre les brouillons papier et mises en forme numérique, impressions, ratures et nouvelles saisies, couper-coller, insertions, suppressions...

Avec la mise en place de repères pour s’y retrouver...

Et les adaptations à faire, quand la compatibilité entre Word et Open Office Writer n’est pas totale...

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Un beau champ d’apprentissages et ré-apprentissages, avec exploration systématique des menus...

Ici avec Régine Froment et Jacqueline Cimaz





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Internet, informatique, livre, culture, appréhensions, explorations et apports lycéens...


Choix d’un système d’exploitation, orientation universitaire après Bac S et débouchés, rencontrer Michel et Claire Schlenker, Fête de la Science, réseau, conception de sites, création plastique, rôle de l’ordinateur outil dans la création plastique, qualité des rayons des Editeurs de poésie contemporaine, Dubost, "Fondrie" et "Vers à vif", livres d’artiste, théâtre et théâtre à Berlin, Piscator, Brecht et Wegel, danse, coût des formations, des transports, précarité...

Des discussions et pratiques fertilisées par les explorations et apports lycéens en cette période de vacances...


Des envies, des projets, des projections et aussitôt les révisions à la baisse - à défaut l’enseignement... - les incertitudes de l’avenir et le poids présent de la conscience des difficultés à venir, le temps volé à l’atelier, des petits boulots...

De nouvelles niches d’utilisation du PAPI, de nouvelles pratiques et réflexions, du coq à l’âne à la synthèse, une pensée qui met en relation, questionne, interprète... les pieds sur terre...


Avec la présence obsédante des difficultés pressenties ou déjà vécues...

Le risque des projets avortés, des renoncements, des potentialités gâchées, quelqu’un parlait de Mozarts assassinés... le manque à gagner pour la société, l’humanité...

Le fil ténu, tendu par le nouveau projet des Rias - l’association gestionnaire : au moins dire, travailler ensemble, écrire, interpréter, avoir des moyens d’expression et accessibles... Une opportunité dont lycéens, étudiants, artistes... seront dans les premiers à s’emparer...


Le coût de l’essence ou du gas-oil, les ruses pour moins en dépenser, le nombre de tours, les obstacles au co-voiturage. Un projet simple, réaliste, faisable si le temps des petits boulots le permet : le co-voiturage pour aller à Cheyne, aux Lectures sous l’Arbre...




Bibliothèque lieu d’accès public à l’Internet - où le public de l’accès introduit la vie, les préoccupations et les craintes, où l’Internet conduit aussi aux livres, où le culturel fédère, aide, oriente et ramène à l’écriture et au livre...

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Le film de ces quelques séances

Au départ, un projet des plus utilitaires : créer une boite aux lettres pour offrir une adresse e-mail et apprendre au propriétaire, présent, à l’utiliser.


Mais pendant qu’on se présente et présente son magnifique ordinateur portable, la propriétaire potentielle découvre le site, la navigation avec l’aide de Fatima Mana.

Il n’y aura pas le temps cette fois, de travailler le fonctionnement de la messagerie...


Une maîtrise réelle de l’informatique et le pouvoir éprouvé que donne ce savoir...

... La découverte aussi des limites du matériel et de la situation, d’un incontournable prosaïque, et de la résistance obstinée d’une boîte...


Un imbroglio de causes et d’effets, de causalités circulaires, un système dont on ne trouve plus l’entrée ni la sortie, à tel point qu’il faudra encore le plan expérimental de test du matériel, du réparateur, en seconde visite, pour essayer de s’y retrouver


Mais dans l’attente, une fenêtre où s’engouffrer pour faire passer sa passion : Linux-Ubuntu...

Un bel exposé -écrans à l’appui- sur l’organisation du système d’exploitation, la démonstration de ses fonctionnalités - outils logiciels et ressources...Et ce héron au fin graphisme, ce bureau tournant, encore magique...

-  Utiliser une partition de son disque dur pour faire un essai ? Prévoir un nouveau portable dédié à Linux ? A voir... Une réflexion collective sera nécessaire dans les mois qui viennent...


Entre temps, on est passé à une autre utilisation : la présentation du site, en cours de création, d’une sculptrice, Sylvie Chaveyriat. Une conception de site très intéréssante d’une part, et d’autre part, la découverte d’un réel travail artistique dans la durée... Un atelier à voir...

Sur le vif, une discussion sur le rôle de l’ordinateur - outil dans un processus complexe de création plastique, comme le font Christian Astor ou Annet Perrin et bien d’autres...

-  D’Astor au rayon poésie, livre d’artiste, il n’y a qu’un pas vite franchi... On consulte, compulse...

Les lycéennes s’approchent, parlent de leur expérience théâtrale, révèlent leur connaissance de l’histoire du théâtre...


La prise de conscience pour les bibliothécaires d’un manque en ce domaine (Ni Brecht, ni Ghelderode, ni Stanislawski, ni...ni...ni...)


Les lycéennes évoquent aussi le côut des formations - aspirations, réalités et cotte mal taillée...


Le projet des Rias en la matière revient : pas de formation mais un module, un projet finalisé par une restitution publique. Les Garanties ? Gratuité, qualité artistique - recherche contemporaine - et implication des participants... Qui... ? Qui, aussi, à terme vont donc écrire la pièce mise au point, avec les indications de mise en scène - et qui sera publiée...

- A noter qu’aucun livre n’a été emporté... cette fois ci du moins... Pourtant le livre était omniprésent...





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De jeunes utilisateurs du PAPI



en période de vacances...

Excusez-nous, ils sont en bibliothèque !





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Formatrices en formation...


Formation à SPIP au CDDP pour Jacqueline Cimaz et Fatima Mana, à l’initiative de la FOL de l’Ardèche...


Objectif : apprendre à se servir de SPIP et de ses ressources pour le travail d’équipe afin de gérer des pages dédiées sur le serveur de la FOL.

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Un magnifique outil coopératif à disposition, dès que les inévitables problèmes techniques seront résolus.


Problèmes annexes : l’évolution des versions de SPIP, à découvrir, le fait que la notre soit antérieure à la plus ancienne des versions réactualisables, d’où le non accès à un certain nombre de fonctionalités.

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L’intérêt par contre de pouvoir avoir des images ou planches de taille nettement supérieure à celles qu’imposent les dernières versions de SPIP, sans compter quelques autres ressources vraisemblables liées à des améliorations bricolées de notre logiciel.


Reste qu’un apprentissage, coûteux en temps, et expériences, demeure nécessaire pour apprendre à passer d’une version à l’autre, d’un site à l’autre, pour concevoir des utilisations inédites, fonctionnelles et efficaces.


Nul doute qu’avec l’aide de la webmatrice de la FOL, les solutions se dessinent assez vite, pour créer de nouvelles ressources...





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Monde et temps convoqués par une rencontre imprévue, dense et chaleureuse...


avec René et Gisèle Chave...


"Ensemble, échangeons le monde ", un débat en actes dans un tout petit village ardéchois...


Lors d’une première visite, après quelques questions techniques sur les ressources du PAPI et de l’ADSL, René Chave parle du site associatif tenu par ses enfants.

La découverte s’impose. Moteur de recherche. Planète couleurs.

C’est bon.


Petit attroupement pour explorer...


Et là d’un coup, on y est : le monde, divers, coloré...



La seconde visite permet une meilleure appréhension du planétaire et une meilleure connaissance du local.


(JPG) Evelyne Basset est en effet arrière petite-fille des familles Gounon et Grousson, parente de Colette Bélingard, du Fraysse, à Saint-Apollinaire-de-Rias.

Mme et M.Chave ont d’ailleurs fait don à la bibliothèque, il y a deux ans, du livre "Les délices de l’Extrême", un livre d’Alain Basset écrit lors de séjours au Japon...


Evelyne, Alain et Olivier Basset "parcourent le monde en famille pour s’imprégner de son humanité et en ramener les instants lumineux..." comme lors du voyage au Brésil que vous pouvez découvrir...

"Pays des inégalités extrëmes, le pays est explosif et la négritude demeure un facteur de discrimination et de pauvreté. Un voyage au Brésil vous donne au quotidien une leçon de vie et vous emporte dans un tourbillon fraternel où ressurgit le plus beau de la nature humaine."


La communauté de destin et de communication à l’échelon de le planète chère à Edgar Morin dont on va rechercher le texte sur le site de la Fête de l’Internet pour le lire, l’imprimer et le distribuer...


Et puis, là, aussi, avec ce Brésil, des Favelas aux Sans Terre, la famille à Saint-Etienne, le Japon, l’évocation de Macao, le tourisme équitable, le Fraysse et son calabert, la bibliothèque, le livre sur le Japon dans le rayon "Documentaires", la quête des mots de Fatima, qu’ils ont connue toute petite - une enfant sage... un exemple de la manière dont ces maillons virtuels effacent les distances, torsadent les temps, permettant à la fois communication, meilleure connaissance de la planète et relations non virtuelles et de proximité.

L’intrusion, simple et évidente dans ce petit village, d’un de ces "systèmes tapissés de processus temporels" qui permettent d’appréhender la complexité...

Les temps des générations passées au Fraysse, de trois générations d’une famille qui explorent site, films et textes, le temps du dernier week-end passé au Fraysse, le rythme des temps en bibliothèque, des rencontres et de leur nouvelle densité acquise, le temps de vie du PAPI, le temps d’accès aux sites et de chargement des dossiers PDF et vidéo, le temps de regarder page par page les belles photos du livre sur le Japon, d’évoquer à partir d’une Geisha, l’exposition d’il y a X années de "Tendance floue" au Cailar, et des Rencontres d’Arles, la rupture dans le temps d’un incendie qui a brûlé les livres de Morin et les autres, le temps de ce partage et de photos, et de ce fichu APN (appareil photo numérique) qui fait du flou intempestif et irrémédiable si on ne respecte pas ses exigences temporelles, le temps de rapprocher ces voyages solidaires et équitables du débat du CLD (Conseil local de développement) sur l’ESS (Economie Solidaire et Sociale) en octobre au Temple des Barraques...


Mais surtout ce temps où le virtuel - partie intégrante du réel - et les relations planétaires fécondent les relations locales...


NB. C’est la première fois qu’au P.A.P.I. un petit groupe met directement un texte - évolutif- sur le site en l’élaborant collectivement...


Merci à René et Gisèle Chave... et leurs enfants...


Merci aussi aux organisateurs de la Fête de l’Internet, d’y avoir, cette année, convoquer la philosophie...


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Nous vous invitons à suivre et télécharger les débats de la Fête de l’Internet du samedi 17 mai. et à visionner sur ce site "L’appel au don d’Edgar Morin pour les Biens Communs de cette Manifestation".

Il y a le meilleur et le pire sur Internet...

Mais c’est une ouverture formidable à la communication...

Etre proche de gens qui sont loin...

Un moyen de développer compréhension et respect...





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Participer aux débats ouverts pour la Fête de l’Internet 2008




du 13 au 18 mai 2008.


Fête de l'internet 2008


Le point d’Accès Public de la Bibliothèque Municipale de Saint-Apollinaire-de-Rias qui vient de dépasser les 45000 visites, sera ouvert au public comme chaque semaine le mardi de 16 à 19h30 et jeudi de 17h30 à 20h.




L’équipe sera comme toujours à la disposition du public,

mais


accordera la priorité au débat sur cette communauté de destin et de communication à l’échelle de la planète dont parle Edgar Morin,

-  Notamment en ce qui concerne la culture et l’accès à la connaissance...


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Facilités seront données à la participation en ligne aux débats sur le site de la Fête de l’Internet...



les débats :

-  1- Vers un nouvel écosystème de l’économie de la culture et de l’accès à la connaissance,

-  2- Les enjeux de l’identité numérique : identité numérique, notoriété et réputation.

-  3. Éco-citoyenneté et internet


Deux extraits du texte d’Edgar Morin :


-  "L’Internet ne fait pas que porter en lui la complexité humaine. Il est dans un sens en avance sur l’humanité. Nous sommes dans un essor majeur l’ère planétaire... Elle n’a pas encore réalisé la communauté d’institutions et de gouvernance que nécessite sa communauté de destin. Trop peu d’humains ont conscience de cette communauté de destin. Seul Internet constitue la première fondation planétaire où le tout de l’humanité est virtuellement présent en chaque internaute singulier et qui permet à l’humanité d’avoir son premier système de communication commun."

...

-  "Notre intention n’est pas d’aller dans le sens d’une moralisation par réglementation et prohibition, mais bien d’encourager, stimuler, favoriser tout ce qui peut développer les meilleures potentialités humaines et les compréhensions mutuelles."

-  A lire intégralement sur le site...

NB. Vous pouvez aussi nous envoyer des contributions...





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Exposer, faire circuler, échanger...


Poèmes exposés, lus, publications présentées, rayonnages mis en valeur... Consultation de sa messagerie... Recherche d’un titre sur Internet...

Où la bibliothèque et le L.A.P.I. s’interprénètrent, se conjuguent de plus en plus, et se complètent... (Lieu d’Accès Public à Internet et non plus "Point", ce qui traduit mieux la diffusion des utilisations, leurs correspondances et leurs complémentarités)...

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Ainsi ce jour, une pratique non encore répertoriée :

-  le suivi du travail de ses étudiants par un universitaire belge résidant à temps partiel à Saint-Apollinaire - via sa messagerie personnelle...


Ce qui n’empêche pas la visite de la bibliothèque, l’inscription et l’emprunt, la découverte de l’importance des dépôts, de la qualité de certains rayons... Ou la recherche sur l’ordinateur et l’impression du formulaire de consultation du public sur le choix de livres à acheter, pour une famille qui ne l’avait pas reçu...


NB. Nous reviendrons à l’occasion des 40000 visites du site sur la transformation officielle du P.A.P.I. en L.A.P.I.





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Un passage époustoufflant


celui de Donovan, nouvel inscrit, 13 ans...

Séduit par la planche des chats d’Olivia, il ouvre Photoshop, s’accapare des filtres et calques, explore sans peur, et nous fait même découvrir en moins d’une 1/2 heure, une fonctionnalité que nous ignorions !

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Muni de l’appareil photo numérique du PAPI, il va, le lendemain, faire de belles photos de vaches et de poules, revient deux jours après les utiliser pour essayer, tester les ressources de Photoshop et commencer, de lui-même, à réduire les effets spectaculaires pour donner la primauté au sens et à la densité !

Ne pas faire confiance aux jeunes ? Vous croyez ?





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Mettre en forme pour valoriser...


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les textes ou des extraits de textes en gestation, intéressants et instructifs, comme ce que nous a communiqué Nicole Bertholon :

« Vaches jaspées, au museau court, toujours bruineux .......

Valeuses et falaises crayeuses ....... »

Mettre sous forme de documents propres et lisibles pour remettre aux commerçants intéressés par le Printemps des Poètes et par l’utilisation de poèmes ou montages de textes pour l’animation des vitrines... Des commerçants qui insistent non seulement sur leur rôle économique mais aussi sur leur rôle social - offrir des échanges, des contacts, de l’écoute - et culturel qui va beaucoup plus loin que la simple circulation des nouvelles et idées ou la présentation de nouveaux produits...

(JPG) Un gros travail de préparation en amont pour valoriser la bonne centaine de textes reçus ou confiés...

Toutes les bonnes volontés sont requises ces mardi à partir de 16h et mercredi à partir de 14h30, en bibliothèque,

pour taper, scanner, calligraphier des textes ou extraits, écrits ou choisis et transmis, et les intégrer à des panneaux ou "mobiles" à concevoir...


(JPG) A noter que de

-  premiers textes nous ont été confiés par Georges Chazal, alias "Jojo",

-  deux recueils de Marie Norcen d’un très grand intérêt,

-  l’un en français,

-  l’autre en occitan (cf extraits joints...)

-  il nous a également communiqué le texte "Mas braias", dont un extrait figure en rubrique "Parlarem"...





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Concours du PAPI au Printemps des Poètes


(JPG) De multiples utilisations :

-  de la simple rencontre avec les auteurs qui viennent voir les textes

ou se documenter,

-  des discussions sur la mise en page,

logiciel à l’appui,

à la frappe...


Quant aux jeunes enfants,

intérêt confirmé pour la Récré des Poètes,

un logiciel où la rencontre des textes côtoie les dessins, coloriages, ou autres approches interactives...





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Travail de l’image pour les cartes de voeux et le site...


(JPG) Travail intense au P.A.P.I....


Apprentissage de l’utilisation de Photoshop Elements -


et du travail de l’image -


au travers de la réalisation de ses cartes de Noël...


Un coup d’essai particulièrement réussi !


Venez vous aussi faire vos cartes ! (Prise de rendez-vous très souhaitable au 0475844725 ; prestation gratuite comme toutes celles du PAPI)




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Vous pouvez même :


-  travailler les photos et arranger la peinture des murs etc...


-  déplacer et superposer les images,


-  modifier les tailles et les proportions...


-et si vous le souhaitez : mettre votre travail sur le site





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Photos de jardins parfois plus fleuries que potagères...



(JPG) Six participants finalement

dont deux ont vraiment fait un travail approfondi sur l’année :

-  Magali Ruiz avec le suivi de son jardin à Charmes. Un jardin entretenu par elle et Mathieu Courtial dans la tradition des jardins ouvriers.

Des photos des quatre saisons puisque Magali avait précédé la demande de la BDP en photographiant son jardin l’hiver...

-  Geneviève Greco qui a suivi

les jardins de deux de ses amies sur Vernoux

et celui de Paulette Vignal aux Baraques...

Pour la circonstance elle a aussi écrit un poème, joint à l’envoi avec le texte de Fatima Mana, retoiletté par l’auteur pour l’occasion...





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NB. Le CD est envoyé à la B.D.P.. Un exemplaire est à la disposition du public en bibliothèque...





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Ecrire avec Internet ?




Et pourquoi pas ?

Des usages nouveaux à interroger, et un débat intéressant proposé en février par remue.net - à Paris....

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Des échos à attendre sur le site de remue.net, et déjà,

trois adresses à explorer :

-  celle de François Bon,

-  celle d’Hubert Guillaud

-  et celle d’André Gunthert

Et, à partir de chacun de ces sites ou blogs, de nouveaux liens...


Nous sommes ouverts à toute proposition... A envoyer aux webmastrices...


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Confirmation d’un nouvel usage...



Les jeunes viennent souvent au PAPI avec des demandes très précises, pointues et ponctuelles. Quand ils ont la réponse, ils ne reviennent plus, sauf si nouveau problème...

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Cette pratique commence à se généraliser dans d’autres classes d’âge. Avant d’acheter un appareil fixe ou portable, on vient au PAPI avec des demandes très précises sur la maintenance, la gravure de CD, le traitement minimum de l’image et de sa réduction pour envoi en pièce jointe ou insertion dans un texte...

Et à l’occasion on découvre le site...

Une informatisation qui se développe très vite, de nouvelles modalités de communication et l’essor du travail ccopératif en ligne...


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Participation croissante à l’opération photos de Jardins



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Chaque jour

de nouveaux participants...

Pour tous les nouveaux

il sera difficile

d’avoir des photos de printemps...

Mais peu importe,

l’intéressant n’est-il pas dans ces regards partagés sur les jardins ?

Et dans les nouveaux regards sur les jardins ?

A consulter sur les jardins, le site de la DRAC Rhône-Alpes. _

Devant l’afflux de participants, le Conseil Général et la BDP ont été conduits à préciser les modalités de participation.

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Circulaire à consulter et fiche d’inscription à emporter sont disponibles en mairie et en bibliothèque...

Pour ceux qui préfèrent télécharger, fiche d’inscription téléchargeable ci-dessous.

A vos jardins...


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fiche d’inscription

Exploration photographique des potagers


Michel Cimaz, maire de la commune, nous a fait part d’un courrier très récemment reçu du Conseil Général et signé par Mme Nelly Vingtdeux, Directrice de la BDP, appelant les maires à envoyer des photos des plus beaux ou typiques jardins potagers de leur commune.

Photos représentant :
-  des vues d’ensemble du jardin,
-  ou des gros plans sur fruits, légumes...
-  ou sur l’aménagement (cabanes de jardin, outils...)

Les prises de vue seront échelonnées sur l’année pour illustrer printemps, été, automne, et seront de préférence envoyées sous format numérique.

(JPG) Les photos seront déposées aux Archives Départementales où elles pourront faire l’objet d’une exposition sur les jardins de l’Ardèche -témoignant de la diversité des cultures ardéchoises.

Une sélection devrait même pouvoir figurer dans le catalogue à publier par la BDP de ses ouvrages sur le jardin potager (histoire du jardin potager, art et manière de jardiner, production potagère, représentations de ce jardin dans la littérature...)

Nous appelons la population à participer massivement à ce projet qui concerne tous et chacun et la mémoire (cf le ramassage récemment évoqué des doryphores...)

Le P.A.P.I. :

-  met son appareil photo numérique à la disposition de tous (service gratuit, nécessité de s’inscrire)

-  Adobe Photoshop Elements (aides et même formations gratuites)pour classer ces photos ou les retoucher

-  Enfin il est toujours possible d’aller se documenter sur Internet...


Cette activité -qui n’est pas un concours- doit être un moyen appréciable de développer échanges et recherches documentaires, le travail d’équipe et la vie dans et autour de la bibliothèque.







Suite à cette annonce, nous avons déjà reçu, non pas une photo mais un texte de Fatima Mana - une incitation à l’écriture...

Depuis que le Lupin joue à l’allée, Artaban devenu ; ses fleurs agrippent la tige de leur bleu méridional. En rangs serrés, conquérants ; prétendent défier l’équilibre sous la poussée du mistral. De colère, regimbent leurs épis dépités.

Touchent parfois le sol à la limite de la cassure mais une flexibilité revêche remet leur hauteur ébrouée en place. Les petites cimes se recoiffent puis dodelinent et s’ensommeillent sous l’été.

Du seuil de la maison, juste après le tilleul couvant la table de son ombre jalouse, ils font le paon et obligent à marcher sur la sente alignée.

L’entrée du jardin s’arc boute, prise d’assaut par un pied de roses grimpantes jaunes si tourmenté de voler l’espace accordé par des fils armés le forçant à retenir sa fougue que ses boutons varicelle foisonnent jusqu’à se pendre dans le vide. Alors contrariés, ils accordent aux regards leurs fleurs ouvertes, veloutées d’éphémère. Posée sur les jours patients, la foisonnante floraison laissera échapper à regret ses parfums suaves et prendra d’assaut les fenêtres ouvertes afin d’y répandre son envoûtement.

Une petite troupe de plantes aromatiques canalise la bordure située le long du devant de la cour. Le thym et le serpolet attaqués par des bourdons ronfleurs ; les intrus épouillent les petites fleurs blanches et violettes qui débarrassées de leur lourd pollen se laissent enfin aller et hochent la tête de contentement.

Contre la façade de pierre granitique, une glycine séculaire s’accroche aux interstices du temps. Avec indulgence, affronte en habituée ses inconstances. Son mauve timide court en grappes serrées le long d’une ligne tressée, étend sur elle sa raison d’exister où un bourdonnement lancinant l’habite dès le tôt matinal.



De chaque côté allé, des lignes s’enjambent et dansent le quadrille sous l’oeil du jardinier attentionné traquant les herbes mauvaises ; du possible au grandir. Des carrés écossés juxtaposent leurs dégradés verts et tapissent en différence salades et radis.

Tomates, aubergines grimpent sans complexe le long de tuteurs avachis croulant les fruits despotes, leurs rondeurs charnues agenouillent les rameaux fragiles et révérencent la terre. Déchus de hauteur, ils couvrent de rage puérile leur pied mère et revendiquent la place disponible titillant la frontière des autres déjà installés.

L’aubergine attend amante son soleil et lustre patiente sa peau lisse. L’ovaline de ses formes guette le feu du jour. Sa couleur, tache incongrue porte sur son dos avec témérité sa différence.

La tomate bi sexuée d’ignorer encore si son fruit se légume guinche le poids de ses soeurs d’à côté. Une petite jupe sombre étoilée liée d’un brin velu tout frêle se garde de la tomber. Des dégradés mûrissent son écarlate sous l’astre chaleureux. Quelques gouttes transpirent le long de sa joue.

Le charnel convoite ses rougeurs alors s’évade maladroite sous le couvert d’une feuille pour donner le temps au croître jusqu’à en oublier l’attente délicieuse de la bouche gourmande.

Dans le carré de terre ombre devant elles, alignées au cordeau les salades déshabillent minutieusement leur vert d’eau. Par deux, les feuilles fragiles s’ébrouent au sortir du sol puis se peignent de lumière, accompagnant le devenir, elles superposent des côtes craquantes et ramassent le coeur ému puis l’agglutinent doucement en boule afin de ne pas perdre leur tête.

Le radis scelle sa chrysalide le long de fils blancs, dans le ventre de la terre commence curieux son voyage initiatique. En surface, de maigres feuilles balancent sous le vent de doux verts et les alignent. Au ras du sol, ils entassent leurs dentelles puis les enchevêtrent de solidité. Les doigts de leurs racines s’allongent irrités et tordent leur colère, en rougissent de moitié leur peau sur des revendications d’espaces appropriés. Régulièrement mouillés ils se profondent, une place étroite se pousse alors et leur accorde de croire qu’ils l’ont bien méritée.

En ordre de bataille, les fanes rassemblent leurs tons à se confondre d’avec les carottes carottés sur le rang tout près d’à côté. Sans complexe, à ras du sol elles y entassent leur mêlure. Elles utilisent quelques rangs où les lignes s’horizonent d’un bout à l’autre du jardin. En surface, les tignasses mélangent leurs fils sombres et se filassent.

L’orange de leurs radicelles se tait timide mais dès l’intérieur parvenu palpite au fond de l’abri tout chaud. Plusieurs se défient, admirent leurs grosseurs qui se grandissent d’ego jusqu’à la cueillette déroutée du temps.

Extraites du sol ; la traversée les déboussole et abandonne un emplacement béant de vide, alors les autres en appellent à la terre afin de cacher leur nudité si fragile.



Une grande allée centrale prétentieuse de revêtu bitumé porte le pas au fond du jardin.

Là, sous les bras d’un énorme marronnier, la cabane de planches garde ses outils et surveille jalousement ses chaises longues des siestes d’après-midi où s’adonnent des repos flétris de fatigue engrillonnée d’été.

Recouverte pour plus de sa moitié par l’ombre tranquille de l’arbre centenaire, une quiète atmosphère lèche son intérieur.

Le dos de l’humble habitat côté sud s’arrondit sous les assauts dardés de la saison. Ses planches disjointes tracent des traits de lumière et se mélangent à l’ombre du dedans.

Un vent timoré se glisse au travers et en berce ses rais.

Les grappes végétales blanches s’invitent jusque sur le seuil et imprègnent de leur parfum la terre battue. Une totale sérénité s’adonne au prélassement.

La petite fontaine du devant, appuyée sur le côté droit de la porte clapote ses dernières gouttes dans l’arrosoir installé sous sa gargouille et ronronne.

Une confusion bon enfant mêle tous les bruits chuchotant et les dégouline sur le havre de paix où la douceur gracieuse son temps.

La cabane se tendresse de couleurs bleues et vertes. Des ombres revêches l’ont érodée par endroit. Mouillés d’intempéries régulièrement ses pastels se retiennent au bois désespéré. Supputant de leur disparition proche, les planches à nu affrontent et essuient les aléas du temps.

Retroussent leur chemise mouillée, refusent de perdre pied en les empêchant de pénétrer.

Elles espèrent une percée de ciel trouant largement sa couverture aux rayons dardés, séchant leur humidité en larmes.

Le silence entendra d’infimes craquelures ronronner de contentement.



Sur un petit espace dallé et disjoint d’herbes tenaces, installée devant le seuil ; une table ronde ajoure ses fleurs en une grande rosace trouée sur tout son périmètre. Les pieds croisent leurs jambes tordues et bataillent ferme avec la stabilité.

Quatre chaises pliantes accompagnent les heures assoiffées sous l’ombre enmarronnée. Alors les dimanches assis sur le temps se reposent et sirotent une orangeade.

Dès l’intérieur de la cabane pénétré, des frissons s’emparent des peaux ambrées et les parcourent entièrement. La fraîcheur sortie subrepticement de sa pénombre jalousement gardée déverse sur les entrées intempestives une cascade de contrastes à faire fuir les rougeurs suées.

La porte ouverte sème sa lumière au devant d’elle et la jette sur un grand morceau de terre battue. Le reste de la pièce ramasse son ombre, la conserve en défiant l’intrus dans des coins inatteignables où se dissimule une constante humidité.

Les yeux, après un laps éblouis s’habituent au désaccord tempéré, relèvent les étagères révélées ; croulantes d’outils.

Alignés sagement sur toute la longueur d’un côté de l’abri, bêche, râteau, binette, serpette et tant d’autres attendent l’utilité au fil du travail saisonnier.

Les manches de certains patinées par les mains, érodés de labeur luisent sur toute leur longueur. A des endroits manifestes, le bois s’est accaparé avec patience de leurs gestes y creusant les empreintes du temps.

L’indispensable brouette ramasse toutes les vicissitudes végétales qui deviennent des choses inutiles, compostées en amas fertile, elles entretiendront la perfection alignée au cordeau de la patience.

Sous les mains vaillantes veillant avec constance au bien être maraîcher, l’assaut des herbes sauvages revendique canaille un petit coin de paradis



Dès septembre, la robe végétale dessine des mordorés sur tout le jardin sauf sur les rangs de poireaux où un vert d’algue défend jalousement ses profondeurs. Au milieu de leur ventre, le blanc virginal se garde bien d’ouvrir les yeux sur le dehors. L’alchimie de lumière s’en emparerait et la tendresse disparaîtrait confondue au vulgaire de la première peau.

Un peu plus loin, les bras tentacules de la citrouille tapissent le sol. De leurs rives partent des plages immenses de feuilles, duvetées d’un vert triste ayant oublié de sourire sous la dernière pluie, couvant maternelles des fleurs boutonnées allongées tout contre elles. Dans un premier temps ces dernières se reposent avant d’éclore en prétention royale.

Courge ou potiron en devenir, une excroissance fragile s’asseoit sur les jours et s’envolume. Sa peau s’ouvre en quartiers d’orange chacun convoite la place du voisin puis ensembles s’égosillent d’en ramasser la plus grosse rondeur. A maturité fera rarement le tour de rêve.

Squatters, ils sont les derniers à sortir du jardin, leur solitude attendrit la présence attentive du maraîcher penchée sur eux.

Par endroit, la terre déjà nue cicatrise sa peau avant de rentrer dans l’hiver. Un bataillon d’herbes sauvage regagne du terrain mais la bêche vigilante les mord de ses dents d’acier

Argileuses, les mottes retournées s’agrippent à l’outil et l’alourdissent de mécontentement. Enfoncées par un pied saboté, le sol crisse et se larme sous les coup de buttoir réguliers tranchant l’air de son rythme et cassant le silence. Le carré retourné sèche ses draps au soleil. Un petit rayon de début d’automne darde des regrets sur l’épaule du jardinier. Son chapeau de paille couvre encore quelques ombres faméliques mais c’est plutôt l’habitude qui se pose sur sa tête.

Hâté par la saison amusée à courir tout son temps dans l’été, un poirier en espalier tire un trait droit dans l’espace. Ses branches entortillées sur des fils s’empêchent de grandir et pourtant il revendique lui aussi des bouts de liberté où pendent ses fruits. Oblongues et sans aucune protection sous le feuillage prétentieux, les poires traquées par le soleil brûlant pigmentent des jaunes satinés sur leur peau. Le petit arbre a bien essayé de changer la direction de la fatalité mais ses jambes tordues contrariaient tout le voir possible.

Mâté, il s’abandonne à la main douce cueillant sa fragilité.

Alors des lèvres se couchent sur la peau mordue, la bouche gourmande envahit de milliers de grains doux cachés dans la chair sucrée recueille au fond de son palais le suc divin. Un incomparable plaisir l’habite longtemps.



L’hiver arrive tranquillement, sûr de son pas y installe des signes avant-coureurs. L’époque n’est pas appréciée mais un mal nécessaire. Il commence à nettoyer son extérieur, se débarrasse des derniers végétaux récalcitrants. Regarde leur colère infantile les ayant fait parfois pousser de guingois tant ils désiraient une rapide ascension.

Ceux-ci ne veulent pas forcément retourner en arrière, l’été les a épuisés en quête de fertilité constante. Aujourd’hui ils en restent exsangues.

Une gelée blanche, téméraire pour le tôt de la saison brûle de sa froidure les brins fous qui espéraient encore conquérir quelques talus.

Une déclinaison de tons mal lavés attriste la terre. De ci, de là ; quelques mèches inconscientes revendiquent encore un peu de verdure mais la prétention souillée par des pluies de plus en plus soutenues bave d’indifférence.

L’air vif désormais entoure l’atmosphère de son écharpe.

Certains matins s’enfument de petits tas de rameaux élagués où des restes de vies coupées au sécateur veillent à ce que rien ne dépasse de l’été perdu.

Des fanes séchées entassent leurs brisures fragiles et bruissent l’envie de ne pas mourir sous les panaches de fumée âcre.

Des volutes prennent à témoin leur passage éphémère en rejoignant le ciel.

Les visages familiers du jardin, les uns après les autres abandonnent leur place favorite.

Rabougris, se décomposent avant de retrouver la planète endormie.





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Un portable tout neuf !


L’augmentation du public et la diversification des utilisations ont conduit à l’achat d’un nouvel appareil, à la disposition du public lors des heures d’ouverture de la bibliothèque et du P.AP.I..

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Ce portable est aussi dédié à quelques tâches précises, y compris hors les murs...

Son arrivée a été bien accueillie, et l’essentiel des réglages et autres créations de fichiers est effectué




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Une découverte toujours passionnante


Celle de l’Internet...


-  La recherche de renseignements administratifs sur Logifrance, auquel le site mairie permet d’accéder : par exemple, un problème de société - avantages comparés du mariage et du PACS pour le conjoint survivant... Ce n’est pas toujours évident...

-  Etes-vous sur le réseau ? Chercher le moteur de recherches et tapez vos nom et prénom, peut-être en plus le nom du village ? Et ceux d’autres personnes de votre entourage ? Et le village lui-même ? Les renseignements sont-ils exacts ? Peut-on se préparer à les compléter sur les sites interactifs ?

Ce qui pose des questions de fond et montre l’importance d’être informé...

-  Et le site de l’association ? Les photos de la rôtie de châtaignes ? On y est déjà !

Décidément des outils puissants et intéressants mais la nécessité d’un contrôle des usagers...

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Et les possibilités de communiquer avec les enfants et petits-enfants ?

Ecrire un texte avec le traitement de texte, prendre une photo avec l’appareil photo numérique, la transférer dans l’ordinateur, l’ouvrir et l’insérer dans le texte...

Retourner sur Internet et chercher un annuaire puis un numéro de téléphone ; appeler pour avoir l’adresse électronique, se rebrancher et re-connecter, ouvrir la messagerie, préparer le message, y joindre le texte avec photo, envoyer...

Quel marathon, mais que de ressources !

La conviction qu’il faut s’y mettre, et que ce sera mieux si c’est l’affaire de tous...


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Travail sur un film le 26 octobre

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Recherches des photos du spectacle sur le site et précision du montage...




Une approche collective et poussée...




Et dont la lecture sous toutes ses formes sort toujours bénéficiaire !










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Formations/Informations collectives

Elles figurent généralement sur le petit journal trimestriel mais peuvent aussi se mettre en place à la demande en cours de trimestre.

La procédure :

Bibliothèque communale : Point d’Accès Public à Internet.

1. Temps de libre accès (s’inscrire et voir règlement intérieur en bibliothèque)

2. Formations à l’utilisation d’Internet : 2.1. Temps de présentation collective sur grand écran (à la demande, le jeudi de 18h à 19h ou 19h30)

Un cycle a eu lieu de 16 mars au 22 juin 2006 : la messagerie électronique, la recherche documentaire sur Internet , l’ouverture, le traitement et l’envoi d’images simples, le maniement des pièces jointes, la réception et l’utilisation de diaporamas, la réalisation et l’envoi de diaporamas, la réception et l’envoi des feuilles de calcul & graphiques

2.2. Travaux individuels entre ces séances, mardi et jeudi, dans la mesure des places disponibles, inscriptions indispensables...


Depuis septembre, la formation s’est adaptée à la demande, au coup par coup et sans problèmes.

La totale gratuité des formations est maintenue.

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Formations passées et/ou en cours

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Plusieurs séances de présentation collectives ont eu lieu, plus ou moins suivies -ou précédées- par des formations individuelles ou en tout petit groupe.

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Conception

La commune et les Rias ont choisi la gratuité, l’ouverture à tous, en conjuguant exigences de qualité et implication la plus large possible, en évitant toute formation technique qui serait coupée de la pratique, des besoins, d’usages inédits, innovants...


-  D’où des modalités de travail « éclatées », en divers lieux, différentes, avec des degrés d’autonomie divers évoluant au rythme des apprentissages et des intérêts de chacun et des groupes...

-  Et l’idée, que renforce la pratique, qu’à tous âges, quelle que soit sa formation initiale, quand l’offre est de qualité, chacun, à partir de ses préoccupations et avec des cheminements personnels et différenciés, est capable de s’approprier ces technologies d’aujourd’hui, pour mieux faire ce qu’il souhaite faire, en utilisant les possibilités découvertes.

Ceci est manifeste dans le domaine de l’écriture, et peut-être entrain de naître avec le patois.

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-  Différemment il y a eu les orgues et le travail en cours sur Vaussèche.

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-  Cela montre aussi la nécessité de liens très forts entre le PAPI et les autres commissions des Rias.

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Un projet déjà trop étroit ?

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-   N’ est-ce pas Fatima qui venant de publier et rééditer son premier et très beau livre, alors que le second est déjà bien avancé, disait qu’elle est entrée en écriture pour apprendre à manier le traitement de textes ? Alors que les professionnels conseillent la recherche d’un éditeur national, ne serait-ce pas plutôt l’inverse ?

-  Projets :

-  de l’écriture à l’édition, au traitement de l’image et du son vers les activités d’édition, de réalisation multimedia, ils sont divers,

-  avec l’objectif de toujours mieux conjuguer exigences de qualité et implication de la population,

-  ces technologies contemporaines n’étant jamais un but en soi mais des outils divers et puissants dont de multiples utilisations sont encore à découvrir pour mieux réaliser les projets de chacun,

-  des outils qu’il faut permettre à tous de s’approprier...

Multi-media

Les appareils ainsi qu’un vidéoprojecteur personnel sont utilisés lors de diverses manifestations, initiatives, expositions, soit dans la salle, soit dans un autre lieu comme le Temple.


-   Quelques exemples :

-  projection d’une B.D. lors de la nuit BD, du D.V.D. réalisé par André Aziosmanoff, avec un comédien, Alain Delarbre et les acteurs de l’association pour l’exposition « Histoire d’un coup d’Etat raconté par ses affiches et vu de Silhac », de diaporamas réalisé par Alain Delarbre à partir de photos anciennes de Vernoux, projetés lors du Printemps des Poètes ou pour l’exposition des photos de Camargue, de dessins et pages de BD lors de la présentation par Arnü West de sa BD sur la seconde guerre mondiale,

(JPG) - du CD du Musée Départemental de la Résistance et de la Déportation, présenté par Jean-Louis Issartel, du DVD des lycéens du Cheylard sur Auschwitz, de ce site...

Un pôle

la notion de « pôle » renvoie bien à une attractivité large et diversifiée : dans la commune, le canton ou les cantons limitrophes, résidents permanents ou temporaires, pour des utilisations différentes dans leurs contenus et dans leurs modalités, du spectateur, passif ou actif, à l’utilisateur autonome ou au créateur. (JPG)


-   utilisations/informations/formations :

(JPG)

-  les logiciels les plus découverts et/ou utilisés, en dehors de ceux permettant la gestion des appareils et périphériques, ont été le traitement de textes, Photoshop Elements pour scanner ou retoucher ou transformer l’image, à moindre degré, Audacity pour enregistrer et travailler la voix, et les logiciels servant à la réalisation de diaporamas (de Powerpoint à Movie Maker, en passant par My Album)

-  A leur sujet les modalités de découverte ont été fort différentes ; séances ponctuelles d’information/formation, simples réponses à des demandes au cours d’utilisations répétées, formations plus lourdes dans la durée, mais toujours liées à la réalisation d’une tâche, même si quelques temps de synthèse ont parfois été organisés.


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