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Plan du Site

Aux confins du livre, l’histoire de l’art

ou les magnifiques Pantagruel de Dali exposés à Désaignes

De belles oeuvres et une conception muséale travaillée en fonction de l’oeuvre et des locaux où elle s’expose et de pratiques sculpturales et picturales de Jordi Casals qui apparaissent comme autant de recherches, investigations, essais pour appréhender l’oeuvre multiforme du "maître" catalan et en construire une image personnelle.

Exposition moins "people", plus intimiste et investigatrice que celle de Boffres ; un regard plus approfondi qui confère un sens différent plus sobre et puissant, à de mêmes objets...

A voir. Et si vous avez vu celle de Boffres l’an passé, ne pas hésiter à écrire dans le Livre d’or, en quoi et pourquoi votre vision est différente cette année... Et dire si vous êtes d’accord pour que vos propos soient publiés. Une publication collective intéressante pourrait en émerger...


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Jacqueline Cimaz,
avec l’accord de Jordi Casals.





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Petites Envolées en pays de Vernoux


Un public nombreux pour cette manifestation à laquelle conviait l’O.T....


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Confort et beau cadre de la nouvelle salle Louis Nodon...

Rires nombreux suscités par le subtil maniement du langage des deux acteurs.





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1ères Petites Envolées en salle Louis Nodon


Un spectacle divertissant différemment apprécié suivant les âges.

Une salle fonctionnelle et agréable.


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où Nicole Bertholon offre Montparnasse et quelques réflexions

Pinacothèque de Paris : mai 2012-05-21

« Exposition Modigliani, Soutine et l’aventure de Montparnasse »

J’étais venue, bien sur, dans l’idée de voir une exposition de peintures, et ce fut effectivement le cas. Mais bien au-delà, j’ai apprécié la présentation qui permettait de comprendre la vie du milieu artistique pictural du premier tiers du 20ème siècle (principalement) et le rôle prépondérant des collectionneurs, des courtiers d’art et des mécènes qui ont permis aux artistes de « vivre » de leur art, au travers des engagements de productions qu’ils avaient vis-à-vis des amateurs d’art. La collection exposée est celle de Jonas Netter, collectionneur discret bien que passionné qui découvrit Modigliani, Soutine et probablement Utrillo. Jonas Netter achète sa première toile de Modigliani en 1915, présentée par Zborowski, polonais à la sensibilité artistique rayonnante. Jonas Netter est, lui, un commerçant d’origine alsacienne, excellent musicien, qui tombe amoureux des peintures de Modigliani. Il faut nommer aussi Paul Alexandre qui gravite dans le milieu artistique. Ces trois hommes vont permettre, selon des modalités différentes, à Modigliani puis à d’autres, de s’exprimer à travers leur art, en les soutenant dans leur démarche artistique, en les logeant, en passant des commandes pour lesquelles ils sont payés d’avance ou ont une rente mensuelle par contrats de plusieurs mois. Les rapports entre eux varient également entre artistes et commanditaires. Ce ne sont parfois que des contrats « commerciaux » dans lesquels l’artiste est en quelque sorte le débiteur de son « mécène », son obligé, au sens propre puisqu’il s’engage à fournir un certain nombre de toiles dans un temps et parfois sur des sujets donnés (Tiens, tiens, un petit clin d’œil au rôle de l’inspiration en peinture comme en poésie ?) Mais certains courriers publiés dans l’exposition témoignent aussi d’un respect, d’une estime, d’une réelle gratitude de l’artiste envers son « bienfaiteur », de la sollicitude et de l’admiration de ce dernier envers les artistes qu’il soutient au point de payer les dégâts qu’ils commettent sous l’emprise de l’alcool ou d’accès de désespoir frôlant la folie. On comprend mieux la complémentarité et la complexité des rôles et des sentiments qui tissent l’étoffe des liens unissant l’art et le commerce des œuvres d’art, l’émergence des galeries, des cotations... et parfois toute la subjectivité qui entre dans ce jeu dans lesquels les intérêts économiques et artistiques sont subtilement liés. Il reste que de Modigliani à Utrillo, de Soutine à Valadon, de Derain à Vlaminck, sans oublier Antchen, Ebiche, Hayden et Krémègne, c’est une plongée à en perdre le souffle dans les folles années des peintres de Montparnasse, et l’on ne peut que se réjouir du fait que Jonas Netter, pas assez fortuné pour s’offrir les toiles impressionnistes vers lesquelles sa sensibilité le portait, se soit laissé séduire sans retenue par les artistes dont les œuvres sont exposées dans une présentation qui leur redonne une présence vivante et palpable... sans toutefois, hélas, pouvoir les toucher !

Nicole Bertholon

NB. Un lien sur la Pinacothèque



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Voyage sur place


Nous étions plusieurs à assister au spectacle théâtral proposé par les Petites Envolées.

Théâtre des Ateliers d’Aix-en-Provence, Compagnie Les Nouveaux Nez de Bourg Saint Andéol. Texte et interprétation Alain Reynaud. Adaptation, mise en scène et interprétation Alain Simon.

Voyage en souvenir avec des mots datés et localisés qui transpirent l’essentiel d’une époque et d’un lieu précis. Une localisation et une datation qui, dans leur précision et leur authenticité, atteignent l’universel et où les non-dits évoqués témoignent aussi.

Arche sous immeube et crues du Rhône, aucun rapport ?

Souvenirs d’enfance qui structurent la pensée et la vie. Ces chemins de pensée personnels... L’empalement du père.

La vie

L’école d’époque, le solex et le bombardement de trop haut du pont sur le Rhône.

A savourer à Charmes, au Pouzin ou ailleurs, et peut-être revoir et réentendre.


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Une publication doit être faite. Le texte est beau, explicite et lourd de conotations.

On se prend à rêver d’une publication augmentée, tantôt immersive dans l’époque et le lieu tantôt enrichie à contre-temps par voix, photos anciennes, rappels historiques... Dérive augmentée aussi comme appelée par ce pont Eiffel non bombardé avec ses lames à claire voie, qui se mettraient si facilement à onduler comme pelouse new-yorkaise.

Dérive augmentée par ce dit de clown livrant le sens à insinuer par l’auditeur dans ces espaces de silence posés comme couvercles entre les mots...

Comme livre d’art - numérique - à inventer...

Jacqueline Cimaz





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Quand Jacqueline Devylder


revient avec des tirages travaillés d’une gravure et l’idée d’une création nouvelle en deux plaques née en câle de Noirmoutiers...


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Une odeur de bois salé en bibliothèque qui renvoie au port d’Arles...

Ophelia Escriu





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Un monde impulsé par le monde


Pour Eliane, l’arrivée de son petit tour détourné au réel pressé d’un contour limité, démontre à travers le temps étriqué, l’importance de la pluie rebondissant sur le beau temps familier, le temps d’envelopper trois paroles d’une pause café.

C’est d’abord par le site qu’ils ont approché nos paysages et découvert le rythme déployé, alimentés d’un relaté à l’état naturel derrière la porte du virtuel.

Tomber en arrêt sur ce qui se fait dans les anfractuosités du local, réveille l’envie de s’en approcher afin de voir au plus près le monde proposé et c’est ainsi que de nouveaux résidents on passe au statut de nouvel adhérent.

L’idée de rendre l’exposition de Sébastien Camboulive visible d’un rendez-vous, prend de court le versant d’une plage horaire indéterminée déroutée via l’opportunité d’une visite privilégiée.

Découvrir dans ces conditions, le portrait numérique de l’ardèchois type, sculpté dans la matière première du visuel déroule et mobilise tout le long de cette création hors du commun (sic un visiteur) l’étonnement à perte de vue.

Plongé dans l’apparence déclinant ses portraits de l’un à l’autre, ressemblances traquées au détail près, la vidéo, autre perception du travail de l’artiste, synchronise l’émotion soulevée par le défilé de ces cent quarante deux portraits - un espace presque physique pulsé au son.


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Fatima Mana



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Le fer et la croix


le spectacle "son et lumière" aux Fonderies de La Voulte organisé par la MJC avec l’Art-Scène. Plus farce qu’épopée cette années pour l’approche des guerres de religion.

La dénonciation de pratiques qui, malheureusement, exitent toujours...

Et toujours cette belle implication de la population, toutes générations confondues.

Un succès bien préparé dans un très beau cadre...


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Christian Astor , il était une fois un jour...


Des nouvelles de Christian Astor qui s’expose cet été à La Galerie du bout du monde à Saint-Hippolyte-du-Fort
-  8 juillet/4 août : Guerre à la tristesse

-  5 août/2 septembre : Errance colorée

-  samedi 3 septembre projection du film "Il était une fois un jour" d’Estelle Rodier. Effacement des murs peints et démantèlement des installations... [1]

A voir.

Reprendre par le plateau la route du Gard...

Tous renseignements sur le site de la galerie


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Une très belle invitation...

Et occasions d’en reparler...

Et au fait, ces films d’Astor  ?

Jacqueline Cimaz

NB. Il y a quelques jours, nous évoquions pour Sébastian Camboulive, avec Jean-Pascal Dubost, un projet gardois de bientôt 17 ans !



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[1] Quel concept !



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Une réalité ouverte en grand sur la disponibilité

Ne pas savoir à l’avance la fragmentation du temps de la permanence, décomposée en activité, inscrit la notion de hasard dans une réalité ouverte en grand sur la disponibilité, l’imprévisible installant ses points d’ombre dans une sorte de présence stimulante afin d’y répondre.

A la précédente, Eliane enveloppait le temps de ses retrouvailles avec le traitement de texte, après l’immédiat de son arrivée installé dans le rituel d’un petit tour sur le site.

Pour support à son apprentissage, elle choisit un texte en patois, et c’est alors comme si elle recopiait les accents de son pays sur l’écran, secouant à voix haute son appartenance en l’accompagnant de chaudes couleurs.

Notre troubadour Breton en résidence vient imprimer sa présence à la permanence histoire de vérifier le monde inchangé aux marges du monde.

A peine entré, il prend des yeux l’immédiateté du réel inscrit sur l’instant, l’habite de familier, puis talonné par la curiosité, se dirige frondement vers le coin poésie, inscrivant sous ses pas une logique à sa traversée.

L’arrivée de Michèle, programmée pour plus d’efficacité, devient pilier d’un savoir à partager, confirmant l’une des particularité de la bibliothèque/PAPI, à savoir que son goût est moindre à le détenir sans le mettre à disposition pour l’acquérir.

Une sorte de passassion constamment renouvelée, étendue sur la connaissance permettant à chacun de réduire sensiblement son herméticité.

Fatima Mana


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Un plein d’images entassées sur le bas-côté de la journée


Flotte au dessus de nous, attaché aux heures de cette journée parisienne, un teaming serré accompagné de sa confrontation de RDV incontournables - TGV - musée du Quai Branly et horaires chamboulés en ce qui concerne la visite en pays Dogon avec guide - permutation du matin à l’après-midi annihilant subitement l’idée d’une flânerie de Paris, même si la Tour Eiffel trempe ses pieds à deux pas du quai.

Pour Sylvette Béraud-Williams, infusée au départ, une vague notion d’heure de départ fait craindre dès le départ un horaire si en retard qu’il finit par attendre.

Un groupe en déplacement, c’est la précarité d’un nombre, énième à chaque montée et descente du métro, sortie et rentrée d’une expo, susceptible soudain d’une trouée, d’où la conséquence d’une montée d’angoisse à peine le premier goinfré de citadins et la seconde dégorgeant son monde.

Dans le TGV de l’aller, chacun porte le petit jour dans le fond d’une nuit écourtée. Certains ont avec eux la vie ordinaire. Fanny recoiffe la chevelure du matin, juste à côté, Jacqueline traque la connection sur son ordi, d’autres avalent le paysage et sa déclinaison de verts printaniers.

Jacqueline Cimaz tente de démutiser le micro prêt à récolter les bruits de vie éparpillés dans l’habitacle, Fanny spontanéise un interview ajouté à la valeur ajustée au premier visage à portée. Le train tangue sous les voies du familier.

Entre grisaille et soleil, nos ardèchois parisiens débouchent sur la rumeur d’un rendez-vous manqué, faufilée discrètement sous la langue.

Le voyage en pays Dogon étant l’après-midi, nous nous enfilons dans la cité culturelle et ses collections. Un fleuve de mots en mouvement, projetés au sol, rampe sur la rampe nous conduisant aux collections.

« L’Orient des Femmes » de Christian Lacroix est une rétrospective costumière dialoguant avec un passé brodé de savoir-faire. La seconde exposition, "La fabrique de l’image", nous transporte autour du fleuve Congo, de l’Océanie, de l’Amérique et de leurs civilisations, dans tous les sens de la tradition.

Sous nos yeux, des espaces cloisonnés de surprise.

« Voyage en pays Dogon », Mali et Bandiagara aux falaises inaccessibles, protection naturelle intimement liée à son histoire. Palpitation séculaire des traditions traduite à l’expression artisanale à travers ses représentations ( statuts, masques). Principalement en bois sculptés, les objets implorent mains levées, la pluie d’un ciel asséché. Invocation à adapter aux circonstances actuelles.

Retour épuisé aspergeant son trop plein d’images, entre les bords flous de la fatigue, abandonnée sur la ville. Sont jetés à l’emporte pièce, les premiers souvenirs et les images entassées sur le bas côté de la journée.

Fatima Mana


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Photos Fatima Mana. Mise en images et site, J.Cimaz


On pourrait ajouter à l’article de Fatima, la joie de retrouver une fois de plus lors d’une sortie de ce type, nos amis parisiens. Le repas partagé avec Renée et Jean Nicolas que nous remercions de son organisation, le plaisir de revoir Alice Colanis...

Le réci tout simple aussi par Mme Nicolas de cette fuite juste à temps, la veille de la rafle du Vélodrome d’hiver...

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Rien qui sorte de l’ordinaire


Rien qui sorte de l’ordinaire pour ce temps constitué principalement de l’extérieur en visite, sans foudroyer d’inattendu les dispositions courantes d’une permanence. La précédente laissant la place à la suivante pour une continuité ou le début d’une nouvelle activité.

Elan spontané ou inachèvement rattrapé, circulent dans le mouvement, des trouées inspirées à la source des ressources de la bibliothèque/PAPI.

Si la veille, le bibliobus a déposé un empilement conséquent d’ouvrages, il s’agit d’installer l’ininstallé correspondant à des morceaux d’espace à remplir le long des étagères au prorata d’un alphabet nomenclaturisé, pas forcément adapté au vide précédemment laissé par les livres sélectionnés et restitués lors du passage du bibliobus.

Parfois l’on se retrouve avec une série de A, bousculant les B. Dualité ferraillant l’espace où le A d’en haut finit en bas, jouxtant le B qui se retrouve de l’autre côté. Auteurs et titres jonglent avec l’ordre espéré et le grand désordre inattendu jusqu’à l’intégration des cinq cents livres sur les étagères.

Autre temps remonté à l’endroit d’un temps marquant le temps écoulé, celui de la présentation au public du spectacle « Mouvances », et que nous devons lire à plusieurs voix le 20 mai à Roiffieux.

Se rapproprier tous les passages à la ligne d’un scénario oublié imprime sur notre mémoire désactivée, les signes d’un constat évident pour la réimprégner-apprendre...

Il n’y a que Mendy pour récupérer hier et en faire aujourd’hui. Afflue de partout la spontanéité, traduite dans ses grands yeux écarquillés par le plaisir de rejouer.

Quant aux autres, chacun récupère sa mémoire, en fait le tour, marche sur ses blancs laissés au fil de l’année écoulée et programme une autre répétition, repliée discrètement sous le constat avéré.

Fatima Mana


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Une langue à l’échelle du temps


Une pluie de mots arrose l’échelle du temps et plante le décor autour du zéro homo-sapiens, point d’appui d’un commencement imaginaire, début d’une épopée linguistique traversée de textes historiques.

A l’entame de la parole, murmures, borborygmes, onomatopées, touffes de sons imprégnés des pays conquis, un métissage de la langue frappé aux syllabes rencontrées voyage dans l’univers des mots.

D’un peu à peu débité crescendo, re commence le début incinéré dans l’ère étrusque.

Au banquet de la parole, trois comédiens de la Enième Compagnie, Sylviane Simonet, Jean-Philippe Salério et Rémi Rauzier goulayent le dictionnaire des mots, ripailles gargantuesques, pour une épopée de la langue en évolution constante.

Quant au texte et à la mise en scène de Claire Truchet, contemporaine et pétillante, épaulée d’un synopsis délayant la langue française à travers un imaginaire débordant, l’histoire de notre langue, revisitée avec humour est incontestablement une réussite.

Fatima Mana


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Salle comble pour "Un chacal, des chamots ? ". Très grande qualité de cette P’tite Envolée qui n’a rien de p’tit. Qualité du texte, de la mise scène et du jeu. Un régal.


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Claire Truche auteur du texte et du synosis et aussi metteur en scène de cette création de la Nième Compagnie souligne le travail effectué. Dix ans de travail, de concertation, de réflexion. Et un texte à éditer pour que les lecteurs puissent en profiter, revenir aussi sur ces courts-circuits linguistiques, ce jeu subtil entre connotation et dénotation. L’absence de redondances et la fluidité de ce texte dense, polysémique, appellent en effet sa lecture.


Sa lecture ? Une lecture qui fouille à chaque étape l’articulation diachronique /synchronique. Un travail remarquable des acteurs qui, par delà le "spectacle", offrent leur restitution d’années de labeur sur et dans la langue et la pensée, avec l’auteur-metteur en scène. Un texte poli comme galet de rivière par ce travail en équipe. Un texte à publier.

Comme ça ? Ouais... Mais...

Et pourquoi pas en utilisant toutes les ressources des écritures numériques qui permettraient de prendre du recul ou d’entrer dans la scène, d’articuler gros plans et visions distanciées, dialogues et songs-flash, démultiplieraient et tritureraient certaines expressions telles récitations d’Aperghis, ou chants de Péniche-Opéra, situeraient une marche à la Pina Bausch sur écran de poète numérique, comme Gherban, interrogeraient et animeraient l’acteur-dictionnaire...

Une telle densité appelle une publication à plus de quatre dimensions  [1]


Et puis il y a le théâtre de Privas et sa conception des Petites Envolées... Un passage en quelques années du spectaculaire séduisant à l’offre de la recherche et de la création. Une autre conception du public.

Quelque chose d’inestimable sur ce territoire. Merci à Dominique Lardenois et son équipe...

Jacqueline Cimaz





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[1] avec bien sûr des professionnels-chercheurs qui puissent aussi introduire l’interactivité et faire avancer la grammaire naissante de l’écrit numérique...

Les Douches


Expo arts plastiques et edition d’art...


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La galerie associative qui expose et édite Stéphane Couturier et Sébastien Camboulive.

La très intéressante exposition Brice Wrighton [1] en cours, les deux très beaux port-folios sur le Grand Palais [2] de Stéphane Couturier et un savoureux petit port-folio sur des polaroïds de Rodolf Hervé [3] Divers livres...

Des échanges fructueux avec Françoise Morin...


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Une galerie dont nous vous invitons à regarder fréquemment le site...

Jacqueline Cimaz



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[1] Visite virtuelle possible non pas de l’exposition mais du travail de cet artiste américain , un regard sur une certaine Amérique et ses habitants, entre Averton et Hopper, mais différent, tendre et sans concession, une démarche qui tire sa spécificité et son universalité d’un ancrage dans un lieu très précis où la voiture est à la fois moyen de déplacement et d’évasion - "et un statut" rappelle Fatima Mana.

[2] le premier dont on peut découvrir quelques pages sur le site de la galerie ; le second avec des faisceaux de lignes colorées évoquant certains Mondrian...

[3] dont on peut découvrir aussi quelques pages ...



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Une conteuse appréciée


auteur de "Contes et légendes d’Ardèche", paru en 05/2008 aux Editions de Borée, et actuellement épuisé.

Invitée par l’OT du pays de Vernoux dans la cadre des journées sur le patrimoine, et intervenant au soir d’une longue journée de travail du public, elle a su captiver son auditoire par la qualité de sa prestation et sa réactivité aux indices captés.

Une rare qualité d’écoute pour conter ou intervenir parfois à la limite du coq à l’âne.

Du patrimoine certes, mais vivant. Une lecture d’aujourd’hui, créatrice et innovante. Un petit aspect "rive gauche" qui n’est pas sans séduire, une mise en scène et un décor sobres et soignés.


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Catherine Caillaud venue pour des "CONTES ET LÉGENDES À L’OMBRE DU CHATAIGNIER"

"Pourquoi conter ? Pour éveiller, amuser, égratigner aussi. Je crois en mes histoires... Je sais que le monde peut naître du rêve d’une femme, qu’un homme peut refuser la facilité et risquer tout pour que surgissent l’amour et la vie.. On a tous le choix du coffre d’or ou de la quête périlleuse... je raconte ce que je suis, ce que je ne suis plus, ce que j’ai l’espoir de devenir..." écrit-elle sur son site." ou son blog qui suscite une bouffée de réminiscences alésiennes...

Une réussite, et peut-être une rencontre aux Rias pour veillée ou stage ? A voir...

Jacqueline Cimaz





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Lectures sous l’arbre 2010...


Après une journée où la lecture de Genêt par David Dumortier a été particulièrement appréciée, une rencontre avec François Boddaert interviewé par Jean-Baptiste Para.


Où l’annonce d’une formation en archéologie éclaire la démarche de Boddaert éditeur, et aussi son travail d’écriture, sa manière de manier la langue et les références - ces strates, sédiments, calcifications - son intérêt pour la traduction qui creuse, cerne, identifie, relie, court-circuite, crée, son appréhension d’oeuvres d’auteurs peu connus des siècles passés, coups de bêche dans le terreau de la langue et de la pensée, ses exigences...

Quelquechose qui s’apparente au travail de la terre de Barcelo et Nadj si bien approché par Glissant...


Il y a aussi la rencontre avec Venaille, sa densité, complexité, l’épaisseur soulignée de la langue.

Et puis Secousse. Le numérique... Numérique ? Bien sûr ! [1]


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Après le repas pique-nique convivial, la visite de l’expo Schneider - surprise du chemin effectué. Un très beau travail. Sobriété et densité des grandes œuvres mais aussi des peintures accompagnant les exemplaires de tête du « Où va se terrer la lumière ? » de Marie-Laure Zoos


Et puis des lectures - de Marie-Laure Zoos, de Menno Wigman flanqué de ses deux traducteurs, Pierre Gallissaires et Jan H.Mysjkin, auteur de la préface - un Français et un Hollandais, pour un travail bicéphale. Un trio apprécié. Un livre bilingue qui devrait l’être [2]


Jacqueline Cimaz

NB. Peut-être un ou deux aticles supplémentaires pour rendre compte de ces journées...



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[1] Pas seulement outil pour l’impression et l’édition ? Le pas à faire vers l’inédit d’une écriture numérique et transmedia à l’antipode des jeux formels, qui permette de mieux fouailler textes et images, d’explorer et d’enrichir les épaisseurs d’une langue complexifiée ? Le numérique non pas pour une approche externe, périphérique, mais central, part intégrante de l’écriture ?


La poésie, comme la terre-mer de Barcelo n’est-elle pas lieu pour poser en y répondant ces questions sur une écriture numérique irréductible à la simple numérisation des livres ? Une écriture numérique qui contribue à la densité, l’épaisseur du texte, et, accessoirement prenne à rebours la disparition des langues dites minoritaires ? Un débat non prévu ni attendu et qui n’a pas eu lieu, mais un débat qu’appelle l’écriture de Boddaert et particulièrement son essai sur Venaille...

[2] Il s’agit bien sûr de "L’Affliction des copyrettes" publié par Cheyne Editeur ...



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Vent apaisé de bibliothèque


Une permanence qui débute par la visite du site où sont installées les orgues.

Tout le monde sait qu’à Combier, passe un vent de traverse par le travers d’un paysage magnifique, le fouette et le déshabille à son gré, brise la bise et s’engouffre dans les genets jusqu’à émacier l’atmosphère violée par un vent glacial.

C’est là que les orgues de Martine Diersé sont installées. Balayées par un vent fou, elles ont délivré des sons mélangés au ciel, évaporant dans la paix campagnarde leur mutisme envisagé un instant.

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Frigorifiés par la burle d’un autre temps, une halte café pose l’installation sur une discussion tranquille puis Martine Diersé, confrontée il y a peu aux aléas géographiques, n’hésite plus désormais à prendre un chemin de traverse pour rentrer.

Puis la permanence retrouve sa fonction d’origine, installée sagement entre les rayons de la connaissance et la chaleur du lieu qui distille une lumière particulière.

Fatima Mana




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Un don : en marge l’exception.

Régulièrement, la bibliothèque de Saint Apollinaire bénéficie de la générosité de ces lecteurs ou tout simplement de gens prêts à partager un acte que l’on nomme don.

Quel que soit le livre, il se livre ivre et libre de mots et entre résolument dans l’histoire de notre bibliothèque.

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Celui que Jordi Casals, peintre galériste à Monaco vient d’offrir à la structure municipale est une oeuvre livre, dédicacée sur le support d’une rareté mondiale, puisque c’est une première imprimée dans un livre en mousse.

Ce n’est pas la première fois que l’artiste se livre à la générosité du geste mais la particularité de ce livre d’art sont les mots et photos incrustés dans la matière qui les révèlent : imprimés- encastrés - ciselés esthétiquement au support ; l’oeuvre s’installe dans un espace idéal pour la respirer.

Fatima Mana





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De l’art à la permanence de jeudi.


La permanence de jeudi - scindée comme d’habitude en plusieurs activités qui se découpent, se recoupent et se rejoignent - a fait une halte sur les projets proposés en réponse à l’appel à projet « Mouvances », poursuivant ainsi la consultation populaire en sollicitant l’avis de ses lecteurs de passage.

Et quoi de mieux que d’approcher plusieurs opinions lisant chaque proposition mûrie à la belle idée de la consultation populaire.

Chaque dossier est soumis à une grille d’évaluation contenant la prise en compte de paramètres précis, comme par exemple les nuisances sonores ou la pérennité de l’oeuvre et sa polysémie.

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C’est ainsi que Régine et Jacqueline se sont consciencieusement prêtées à l’exercice comme d’autres l’ont déjà fait en amont où d’autres le feront en aval du temps lors des rencontres d’ateliers ou d’activités programmés, rassemblant les uns et les autres.

Ainsi tout le monde peut s’approprier la vision du futur sentier d’art et sentier faune - flore qui se met doucement en place et couvrira des kilomètres, proposant divers parcours au choix de ses capacités ou de ses envies.

Dans l’espace commun de la bibliothèque de Saint Apollinaire de Rias, ainsi vont et se font les choses, prenant la consistance d’une réalité qui se bâtit.

Fatima Mana





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Livre d’Arles


-  Elle rouvrira sa porte ce mardi après la fermeture de la semaine passée.

(JPG) Pour cette réouverture, accueil d’un nouveau livre, ou plutôt une revue, et, de plus, le 1er n° d’une nouvelle revue, annuelle, entièrement réalisée par les étudiants de l’Ecole Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles, éditée par l’Association des Etudiants de l’Ecole Nationale de la Photographie, « Work in Progress » (en français)

Un livre donc qui fait date et a valeur de collection.

Avec photos et articles, bien sûr...


Au fil des pages,

Anke Schuettler qui devrait parler à Aurélie Ranc

Anne Creusot qui me parle,

Nicolas Liucci-Goutnikov dont la démarche et les textes devraient interpeler Fatima Mana - ah l’urgence,

Pour Michel Cimaz, Sue-Elie Andrade Dé, bien sûr,

Et Pablo Guidali, cette "joie courte et démultipliée", qui parait émaner de la traque du détail par Régine Froment...


Mais peut-être en feront-ils une lecture autre, et qui sait si dans quelques jours...

Un livre-revue où chercher ce qui nait et émerge, et le regard varie...

Offert dès ce jour aux lecteurs.

Avec aussi tout ce sens du don fait.


Jacqueline Cimaz





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D’encouragements reçus à responsabilité accrue...

Quelques pistes à bâtons rompus pour un nécessaire débat...


Nous avons reçu après le message très chaleureux de Bertrand Calenge, Conservateur Général des Bibliothèques, de nouvelles félicitations et senti aussi des questions...

Pour certains, il y avait la Bibliothèque où on prête des livres - et puis, à part, ce P.A.P.I. (Point d’Accès Public à Internet) dont on ignorait la nature, un presque monstre qu’on avait du mal - parfois depuis des années- à considérer comme partie intégrante de cette Bibliothèque-devenue LAPI (lieu d’accès public à Internet). Et puis par Internet, le pire ne peut-il arriver, vol, racket, enlèvements... ? ça chez nous !

Mais on vieillit, les jeunes utilisent l’ordinateur. Pour contacter l’ANPE (devenue "Pôle emploi") ou les services, on a bien besoin d’Internet... Les Collectivités territoriales et les Services ne peuvent plus rien gérer sans l’internet... Les enfants et petits-enfants apprennent, montrent aux grands-parents, dont beaucoup s’y mettent plus ou moins... Et puis c’est un beau moyen de communication... se voir à distance, partager des visites communes, des débats, des échanges...

Alors, ce qu’on prenait pour on ne savait pas trop quoi, ce serait affaire de société, de civilisation ? Certainement pas sans pièges, ni dangers, c’est évident... Mais connaître pour réguler collectivement, et en tirer localement le meilleur profit possible au service de tous ?


Et voilà que de la Direction des Bibliothèques vient une reconnaissance qui conclut et pose une évolution.

-  L’apport des connaissances passe massivement par l’Internet qu’utilisent Centres de Recherches et Universités.
-  La bibliothèque pour rester Service doit se transformer, même si récits et romans ont toujours de beaux jours devant eux comme loisirs et pour certains partages culturels.
L’accès au savoir passe par des portails ou "guichets" comme celui de la Bibliothèque de Lyon auquel tout le monde peut poser une question et recevoir une réponse, ou mieux, les moyens de la construire, ou comme cet accès au portail de l’Administration Française avec accès à de nombreux textes officiels du Code des Impôts à Légifrance, sur le site municipal installé par le SIVU des Inforoutes de l’Ardèche...

La Bibliothèque, lieu de création de connaissances ? Dans un village de 160 habitants,qui plus est dans un Département sans université ni Centre d’Art Contemporain ?

C’est là que Bertrand Callenge préconise une création locale de savoirs, liée aux ressources et aux besoins des usagers locaux...

Pendant des années nous sommes intervenus dans les commissions culture de divers organismes pour qu’au lieu d’opposer une offre culturelle descendante - à la Malraux, la "grande culture" amenée au peuple, et une démarche culturelle ascendante - la prise en compte de chacun, du patrimoine immatériel et matériel, type "écomusée", on les conjugue...

Ne pas les opposer ni exclure l’une ou l’autre, mais les articuler en torsadant à tous les niveaux la culture de chacun et des groupes, et les apports d’artistes, scientifiques, professionnels engagés dans la recherche et la création contemporaines... Ce qui a fini par donner un sens au mot "Résidence", enrichissant pour la population mais aussi pour l’auteur ou l’artiste, le professionnel concerné...

La mayonnaise a pris et bien pris à Saint-Apollinaire, parfois contre vents et marées, parce que la perspective était claire, fondée sur des études, et renforcée par l’expérience collective. Le nombre et l’évolution de nos publications - à côté du site- en témoigne... L’itinéraire aussi de Fatima Mana...

Les apports de connaissances, ici, jaillissent des rencontres "Patois" [1], suintent des ateliers d’écriture [2], éclatent au grand jour aux orgues éoliennes, au Carrefour des Résistances, bientôt aux sources de la Dunière.

Tant de qualité pour du local, du modeste ? Et alors ? N’est-ce pas cette démarche, justement, qui compte ?

Et puis dans ce petit village on a accès à Remue-Net, à Poézibao, Gare Maritime, au Centre Pompidou, à une galerie vietnamienne qui fraie son propre itinéraire, à un foisonnement de blogs où chacun construit...

Ne pas opposer le papier au numérique, le livre à l’écran... L’un ne prend pas la place de l’autre mais ce sont de nouvelles pratiques [3] qui émergent...

Des réévaluations sont certainement indipensables...

Et il est un domaine, où le livre nous parait s’imposer et se développer : celui, à la fois, d’une publication de proximité - on met en forme, structure, dit, échange [4] [5]- et celui, connexe, du livre d’artiste... avec bien sûr des interférences entre lire et écrire, regarder et s’essayer à faire [6]

Ce livre qu’on surligne, annote, ou dont on marque les pages avec des bandes de papier, qu’on prête, qui circule, dont on sent l’odeur des pages - avant d’en lire un passage, cet objet-livre qui parle par le texte, sa polysémie, et celle de sa mise en forme, de sa typographie, de ses ou de son image(s)...

Dans ce contexte, l’expérimentation du B2i adultes [7] est un atout important.

Il ne s’agit pas de faire acquérir des techniques
-  mais de développer des pratiques polyvalentes, intégrant l’ordinateur et l’internet et permettant d’automatiser certaines tâches pour consacrer plus de temps à d’autres, souvent inédites...
-  et surtout de lier, relier, mettre en tableau, en relation...

La maîtrise de la lecture hypertextuelle, hypermédia n’est-elle pas actuellement celle qui mobilise le plus de compétences, dont l’apprentissage est le plus difficile et exigeant [8] ?

Et l’écriture hypertextuelle ou hypermédia [9], quelle manne pour l’approche du complexe, le développement, à tous âges, de capacités cognitives d’analyse, synthèse, évaluation, planification...

Il est regrettable qu’une partie de la population n’ait pas encore accès à ces ressources... Et il y a là un véritable défi pour l’Education Populaire...

Le projet d’une bibliothèque de village, élargie et enrichie par son site, ne serait-il pas de développer, en s’ancrant dans le local, les diverses formes de lecture et d’écriture [10], papier ou écran, les unes et les autres se fécondant mutuellement, et de susciter, par des voies diverses [11], la création de connaissances, utiles, "éveilleuses" et structurantes, meilleur moyen sans doute d’impulser l’appropriation de connaissances ?


Jacqueline Cimaz
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[1] Où les livres, dictionnaires et autres vieux manuels circulent, comme les pages soigneusement recopiées ou écrites à la main...

[2] idem, y compris pour les livres épuisés, nombreux en poésie où les tirages sont limités

[3] ce que le CNDP appelait de "nouvelles niches d’utilisation

[4] le récit inducteur de mémoire

[5] les publications associatives sont de très très loin les livres les plus lus, ce qui n’exclut pas les recheches de textes ou documents auxquelles elles conduisent

[6] ce qui modifie le regard

[7] Brevet Informatique et Internet, certification scolaire, qui existe depuis des années aux niveaux CM2 et 3ème, bientôt complété par un C2i au niveau BTS, et serait donc proposé à une population adulte non scolarisée, parfois âgée

[8] ce qui nous renvoie à la lecture "tabulaire" de la poésie ?

[9] la conception de liens

[10] écrire apprend à lire

[11] dont le travail documentaire



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Quand les experts nous encouragent...


Nous avons reçu un message de Bertrand Calenge, Conservateur général des Bibliothèques, responsable de la communication interne et de l’évaluation à la Bibliothèque municipale de Lyon, coordinateur de groupe de recherche bibliothéconomique Poldoc, créateur de l’Institut de formation des bibliothèques, auteur de plusieurs livres... cf les réponses accessibles lorsque vous lancer votre moteur de recherche sur "bertrand calenge"

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Nous avons cliqué sur le lien et découvert une page avec un article, "Un portail pour chaque bibliothèque", que nous vous invitons à lire...

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Le 5 ème paragraphe concerne Saint-Apollinaire-de-Rias, sa bibliothèque municipale, son site, et l’association...

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Un avis d’expert qui nous encourage, des questions ouvertes, intéressantes et stimulantes.


"Qu’est-ce qu’on attend d’un portail ?"

-  des ressources techniques sophistiquées, une administration dématérialisée des prêts ? Une hasardeuse béquille électronique ?

- "ou un lieu de vie et de savoir à la dimension de la collectivité servie ?"

Nous préciserions de sa richesse, de son patrimoine humain, de ses savoir-faire, de potentialités qui ne demandent qu’à se réaliser...

Bertrand Calenge poursuit :

" Ou un espace, modeste souvent et ambitieux parfois, à la mesure des services qu’inconsciemment la population servie "sent" devoir attendre de chaque institution bibliothèque particulière ?"

La reconnaissance de la spécificité des territoires, l’ambition de la qualité, avec ces résidences de poètes et d’artistes qui font naître au fil des rencontres, lectures ou autres ateliers, de nouveaux besoins, sans doute plus ou moins latents, et offrent en tous cas à chacun la possibilité de se construire des outils d’investigation, de structuration et d’expression, les voyages-découvertes, d’où on ramène toujours des livres et des connaissances fortement contextualisées, des références partagées...


Les réussites personnelles qui font découvrir des potentialités, comme en témoigne l’essor de nos "éditions"...

"Jamais je ne serai capable d’écrire..." Et pourtant...

"C’est cette dame qui a écrit ça ? Je n’aurais pas cru en la voyant, c’est bien écrit..."

" Moi je n’ai rien à dire..."

"Un livre, moi, tu crois ?"


(JPG) Et à partir de

"Bertrand Calenge",

en suivant les liens

qui nous intéressaient le plus,

nous avons fait des

découvertes intéressantes...

notamment dans des mémoires d’étudiants...


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Un mémoire de Marie Germain écrit sous la direction d’Elizabeth Noël, Conservateur des bibliothèques à l’Enssib, que nous venons d’imprimer et de lire - un peu vite - mais en prenant le temps de quelques surlignages et annotations (sur lesquelles nous reviendrons)...

Un mémoire qui nous permet de mieux appréhender nos propres pratiques, les niches d’utilisation par le public, de la Bibliothèque-LAPI, de les re-situer et interroger à un moment où l’histoire et le contexte font que les nouvelles technologies "bouleversent en profondeur l’univers des bibliothèques", que se développent de "nouvelles pratiques culturelles et intellectuelles en réseau" [1] et des logiques de flux [2], et que ces bibliothèques qui ont toujours contribué à la transmission des savoirs, de la bibliothèque de classe, ou la BCD d’école à la BNF en passant par la bibliothèque de village, amorcent un re-positionnement "vers la production de connaissance..." sous diverses formes...


Bref un apport stimulant, et, s’il en était besoin, un regain d’intérêt pour la vie en bibliothèque ou autour d’elle... [3]

Le débat est ouvert ! Ecrivez-nous...

Et profitez-en pour découvrir le portail de la Bibliothèque Municipale de Lyon...

Y préparer une visite d’une journée ? Pour y découvrir les livres d’artiste ou la collection de photos, notamment contemporaines ?


Jacqueline Cimaz






Et déjà, le texte de Fatima Mana :

Réponse à M.Bertrand Calenge

Que la petite bibliothèque municipale de Saint Apollinaire de Rias soit citée dans votre carnet de notes, témoignant ainsi de l’intérêt porté à l’une de ses activités ravit les deux bibliothécaires qui l’animent.

Située dans un contexte géographique spécifique ( milieu rural - Ardèche touristique - résidences secondaires...), la structure municipale, dotée d’un portail web vit au plus près des gens en favorisant les relations au travers de liens - pérennes - ou ponctuels avec ses habitants.

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L’association Les Rias (241 adhérents /160 habitants) participe activement à l’animation de la Bibliothèque-LAPI [4] en tissant autour d’elle des activités qui visent à la fois la qualité scientifique, littéraire et artistique et l’implication des gens.


Elle met à disposition des outils, invitant la population à participer (Lors des ateliers d’écriture qui se vivent en bibliothèque ou lors de la venue du bibliobus avec le choix des ouvrages qui se fait avec elle - L’invitation aussi à proposer des titres de livres en vue de leur achat suite à la dotation municipale).

Partager un même lieu au coeur du rural en fait une spécificité positive qui tisse et entremêle ses animations à l’inter-générationnel.

En se donnant les moyens d’impliquer, d’accompagner et de servir la collectivité, la petite bibliothèque municipale est devenue au fil du temps, un repère indispensable et indissociable de la vie communale - et du Plateau.


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[1] cf notre réflexion sur l’"intellectuel collectif" , notamment au sein du CLD ValDAC et, plus, précisément, de sa commission Démocratie Participative...

[2] cf en arts visuels la citation récemment relevée d’André Rouillé .

[3] Et comme nous l’avons fait dans d’autres domaines, l’offre renouvelée d’un terrain d’expérimentation à tout doctorant potentiel y compris sur des non-corrélations apparentes et qui nous interrogent entre analphabétisme et illectronisme...

[4] Lieu d’Accès Public à Internet


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L’accueil de Jacques Brémond et celui de Christian Astor



A la rencontre d’un artisan des mots

Ce mercredi 14 mai les Rias sont partis à la rencontre d’un glaneur de matières végétales et minérales - l’imprimeur, poète et éditeur Jacques Brémond - poursuivant ainsi leur promenade autour du livre entamée en début d’année.

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Au fond de l’impasse, une bâtisse quelconque qui dès l’entrée happe la curiosité du visiteur déjà parti à la découverte d’un métier fait de choix et d’interprétations.

Des machines séculaires et magistrales, des rouages hermétiques qui sédimentent et stratent les couches d’un savoir-faire artisanal où Jacques Brémond épelle ses lettres, les invente au creuset de son imagination, les trace, les burine, les allonge parfois sur la matière du hasard.

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L’imprimeur offre un voir autrement, aménage dans un écrin des mots martelés, typographiés, ciselés au singulier leur donnant une dimension unique.

Le défricheur d’espace gazonne,marginalise et satine un texte lui apportant l’exceptionnel et la rareté d’un tirage de tête.

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L’éditeur ouvre la patience du temps avec ses lettres plombées insérées dans l’étau froid du métal. Il nous offre un aperçu de son métier en déroulant des gestes Gutembéristes accrochés à la notion du bel ouvrage.

Un moment privilégié.

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Un autre regard désormais voyagera sur les pages tournées où chaque mot serti devient couleur.

Fatima Mana
-   photos Jacqueline Cimaz, Régine Froment, Fatima Mana





A la rencontre d’une oeuvre livre.

L’après-midi, l’équipée Riassoise retrouve Christian Astor à Alès dans la structure d’ARTOPI. Une association qui promeut et diffuse les arts plastiques.

Le peintre est sur le pas de porte et patiente - coutumier du quart d’heure Ardèchois - à l’ombre du faubourg de son soleil. Soudain un large sourire se détache du visage méridional. Il vient de reconnaître les châtaigneraies de ses escapades.

La curiosité sous le bras, nous pénétrons dans la première salle où dès l’entrée, les murs s’accaparent les productions sorties de ces ateliers, ou de ceux de peintres soutenus par l’association.

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L’accent de Christian Astor cigale les origines de ses rides de l’eau, oeuvre livre. Un pan de mur aligne quelques pages sagement allongées aux regards inquisiteurs.

Solidaire d’une expression, l’horizontalité gicle l’imprégnation d’une enfance jamais saturée où les odeurs étendent leurs souvenirs sublimés par le temps.

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Le peintre estompe, gratte, gouache, tache, couche l’émotion sur la toile, détache le monde qui lui appartient, l’expose et le parle avec ses couleurs.

Sa peinture est révolte mais n’a pas de style préconçu ni d’appartenance formelle. En Artopi-Utopie elle est devenue parole des sans-voix.

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Plongée dans le quotidien, elle quête sa lumière.

Ce petit temps attardé autour du peintre et de sa voix chaude puisant sur la palette de sa vérité des couleurs vives et libres qui expliquent sa démarche, abandonne sur le partir les nombreuses traces d’un moment privilégié.


Fatima Mana
-   photos Jacqueline Cimaz, Régine Froment, Fatima Mana





Une journée dense et riche :

-  trois heures chez Jacques Brémond qui sont passées très vite, un accueil chaleureux, le plaisir de la découverte sur les lieux mêmes de la réalisation - une alchimie complexe...

-  un repas sympathique à Remoulins, à proximité des remparts...

-  une découverte amicale d’Artopi où on met le doigt sur les inévitables contradictions entre les approches sociale et artistique. Un travail de qualité, structuré...

Et puis le livre d’Astor - à couper le souffle... Et l’évolution des "stagiaires"...


Après ces apports, un temps de détente touristique avec la découverte de Goudargues après la traversée de l’Aiguillon, de la forêt de la Valbonne et de la Chartreuse, puis de la Cathédrale, l’Hospice et le Pont-Saint-Esprit, et même des vestiges dans un Rhône bas, du vieux port de Saint-Saturnin...

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De l’avis général, une excellente journée...





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