Les Rias
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Plan du Site

Vers l’émergence de nouveaux projets interrogeant les pratiques numériques

ou la RENCONTRE DROME-ARDECHE DES ACTEURS DE L’ART CONTEMPORAIN. Une réunion organisée par Arzel Marcinkowski et ayant pour objectifs de permettre aux acteurs de l’art contemporain de poursuivre l’intégration des enjeux et usages du numérique dans leurs projets artistiques et culturels, de poursuivre l’échange d’expériences et de favoriser l’émergence de projets numériques collectifs.


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Un intervenant fort intéressant, ouvrant des voies pour valoriser et développer la créativité numérique des diverses populations notamment des jeunes, se référant au travail réalisé avec Labourdette dans le cadre du festival Pocket Films, Emmanuel Vergès, Directeur de l’Office - agence coopérative d’ingénierie culturelle - et docteur en information/communication.


Contenu :
"En écho à la journée du 28 mai 2014 sur l’"art numérique", les départements de la Drôme et de l’Ardèche organisent une seconde rencontre sur les enjeux du numérique dans le montage des projets d’art contemporain."

Il s’est peu parlé des projets en cours, sinon, en ce qui concerne, Saint-Apollinaire-de-Rias, pour signaler l’importance avec la finalisation du Parcours d’art et de ses sept étapes, et celle du réel "enrichi par tous" rattaché à chaque étape [1], notre besoin d’analyser plus profondément encore les rapports entre créativité sociale [2] et création artistique ou démarche de patrimonialisation/créativité sociale/création artistique...

Quelques interrogations aussi sur des usages du Net qui pâtissent d’une formation générale insuffisante quant à la recherche documentaire [ce qui renvoie à une enquête du CREDOC montrant que la reproduction sociale pointée par Bourdieu est aussi présente dans le champ du numérique. A temps de navigation équivalent, les usages varient en fonction de la formation générale - scientifique et/ou artistique]

Et là, la démarche de Vergès est intéressante parce qu’elle part d’un repérage de pratiques spontanées de jeunes en groupe, détournant les outils pour inventer de nouveaux usages... Ce qui pose un problème élargi [L’évocation de la démarche de Rabhi n’est pas neutre] aux formateurs en EPN. Une démarche différente de celle des réponses reçues en réponse à nos concours vidéo :
-  mon territoire, j’aime/j’aime pas avec la vidéo des filles du collège ayant travaillé avec le CDI.

Ce que font ici, à distance deux jeunes filles de 5ème, passionnées par les "effets"- entre ressources des nouveaux appareils photo numériques et le relativement inaccessible hors période d’essai "Adobe After Effects" [existe-t-il un logiciel équivalent en version "libre ?]. EPN externé et libre dont l’existence ne s’est révélée qu’au fil du temps... [Une démarche totalement autonome donc, dont nous n’avons eu connaissance qu’ultérieurement...


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A été considéré comme "exemplaire" le partenariat entre Angle et Les Rias, dans le cadre d’un rapprochement (ici interdépartemental) de structures effectuant un énorme travail dans le domaine de l’art contemporain... Et de nouveaux liens se sont tissés...

Nous avons aussi souligné les atouts apportés par des instances comme le Syndicat mixte des Inforoutes avec le très riche exemple de la cartographie proposée du parcours d’art, enrichie dans le cadre d’une coopération exemplaire au fur et à mesure des avancées de notre propre travail...


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La rencontre a été complétée par une visite de l’exposition de la Galerie du Théâtre de Privas [déjà vue après le spectacle "Robot"] et un temps d’échange dans le cadre de l’animation du réseau des structures de Drôme et d’Ardèche. Une exposition intéressante avec un travail que nous avions vu au Centre Pompidou de Metz lors d’une précédente remise des labels Villes Internet. Et une vidéo ahurissante qui montre que nos gestes sur clavier, écran tactile ou autres outils numériques sont non seulement enregistrés mais, de plus, marchandisés - soumis à copright...La nécessité accrue d’une réflexion et d’un contrôle citoyen des pratiques et usages du numérique !


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Quand dans le cadre de l’internet des objets, votre table de cuisine vous renseignera sur la chaleur des plats (et enverra aussi vos échanges familiaux les plus personnels sur le Net ? Là Demain n’est pas loin !

Jacqueline Cimaz

NB. Etaient concernés les responsables de structures d’art contemporain, médiateurs... d’Ardèche et de Drôme. Des apports mutuels très riches, un réseau qui s’enrichit à chaque rencontre de nouvelles perspectives d’échanges...

PS. A été abordé en aparté, l’existence du nouveau lieu convivial, tiers lieu, espace de co-working de Villes-Internet à Marseille..."Très sympa" nous a dit Vergès qui connaissait bien la Friche de la Belle de mai (pas le temps de lui demander si les recherches musico-acoustiques s’y prolongeaient, mais il suffit sans doute d’aller sur le site...)



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[1] formule que nous préférons à "réel augmenté"

[2] cf les réponses du collège de Vernoux à notre 1er concours vidéo il y a quelques années, les réponses, plus récentes, à un concours portant sur un territoire futur, des jeunes du Repère "Gimpisation vernousaine" et "Vernoux 2212", d’autres jeunes du CDI...-> ] ). A noter qu’un randonneur/auteur est passé, à partir de ses écrits à la publication de blogs et à leur présentation publique à partir de la projection d’extraits. A noter également la perte de riches travaux des jeunes avec la disparition, sans que "gare" soit crié, du logiciel "Vuvox"

Réunion à la direction de la culture de l’Ardèche

des structures de diffusion des arts visuels en Ardèche, ce 25 mars, à l’initative d’Arzel Marcinkowski, chargé de mission arts visuels au Conseil Général de l’Ardèche.

La question posée était celle des mesures à prendre pour augmenter la visibilité des structures auprès des divers publics. Un travail conséquent et précis de Voguë.

Des propositions intéressantes du Conseil Général et une concertation bienvenue et appréciée.
La nécessité aussi de mieux utiliser Relief...


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Avant d’approfondir la question, un tour de table a été fait pour présenter les projets des structures.


Beaucoup de projets intéressants et complémentaires. La dimension nouvelle apportée à l’Artothèque par M.Huguet, éditeur - éditions d’art... [1]


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Pour Les Rias :

-  1. après le vernissage Sebastien Camboulive/Didier Tallagrand, la suite des expositions tout au long de l’année avec organisation éventuelles de nouvelles activités de médiation en fonction des opportunités et toujours en lien plus ou moins étroit avec le travail sur les écritures numériques qui se poursuit depuis des années...

-  2. le projet "mémoires de clandestinités" avec Pablo Garcia et Didier Tallagrand, et, à la jonction arts/sciences avec Delphine Forestier, doctorante, et Pierre Morelli, et les conférences de Jacques Walter et Brigitte Fleury... Sans compter bien sûr le texte de Jean Nicolas. Un projet qui a commencé par une première rencontre à Chomérac, chez Lynes Avezard, avec Pablo Garcia, Didier Tallagrand, Jacqueline Cimaz, Robert Combe... Une visite sur des lieux de mémoire - camp de "concentration" - c’était le terme employé nous dit Lynes - pour femmes, vieillards et enfants espagnols ayant fui les troupes franquistes et souvent goûté aux camps de la côte méditerranéenne. Une liste de personnes à voir qui s’allonge, avec les anciens mais aussi leurs conjoints et leurs enfants - avec lesquels s’abordera la question de la transmission...

Chomérac - lieu d’un camp que nous avons approché et que rien ne signale à la mémoire !

-  3. le travail de l’image qui se poursuit depuis des années en EPN, en liaison avec les formations numériques. En effet celles-ci ne sont pas seulement ni essentiellement techniques, mais concernent les usages et, notamment, la prospective. A noter la poursuite des ateliers d’écriture numérique (où s’allient écritures textuelles, créations icôniques et sonores... Des systèmes de systèmes à concevoir...) avec cette année, issue de la nécessité d’un travail d’appropriation de son image créée par Tallagrand à partir d’un masque choisi et réalisé, l’entrée dans son image projetée, en en captant des fragments sur son corps et marquant l’image murale par le travail des ombres portées... Un travail qui s’est élargi en "Danse avec les flux d’images projetés d’Internet", puis avec la transposition de l’image fixe filmée à la vidéo -d’Elicia, danse, non plus avec ton image fixe, mais avec ton image animée, vidéo de ta 1ère danse. A ce jour, deux chorégraphies similaires qui se juxtapposent mais devraient rapidement se répondre avec l’apparition d’une nouvelle chorégraphie introduite par la même personne ou par d’autres... Danse et technologie ? Une émission intéressante sur la V ; voir aussi Des vidéos à voir... Art et numérique. Des réponses qui posent de nouvelles questions "Nouvelle forme d’art" ? Emotion ?


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Une richesse extraordinaire - certes avec l’utilisation des seuls moyens du bord, augmentée toutefois les références artistiques connues... [2] Une démarche légitimée a posteriori par un travail professionnel de grande envergure réalisé à Paris, et montré il y a quelques jours sur la V, en avant 1ère avant présentation publique de la 1ère...

Mendy et Mylène avaient défriché une voie, labourée ensuite par Serena, suivie par Mathys et à laquelle Elicia, avec ses 11 ans, présente depuis longtemps, vient de donner profondeur et résonnance nouvelles.

Le droit fil d’une démarche nationale étayée par de gros investissements où le spectacle vivant utilise et questionne le numérique (et réciproquement, les ingénieurs découvrant les exigences et la rigueur du travail artistique), ce qui développe une créativité indispensable à la recherche scientifique et technique, et explique les très importants investissements financiers, engagés par des industriels...

Une histoire à suivre très bientôt dans les medias qui devrait accroître considérablement la lisibilité du très modeste travail engagé en EPN...

Sans opposition possible avec les processus de patrimonialisation ! On sait bien que ceux-ci sont divers, évoluent, at que la patrimonialisation a besoin, à chaque époque, pour avancer dans sa forme et son sens, de l’art contemporain...


Il ne s’en est pas tant dit en réunion, question de temps et puis large partage de connaissances en la matière de la part des participants...


-  Le 4ème point, simplement mentionné par Les Rias, a été celui du Réel augmenté - ou, mieux, "enrichi par tous" du parcours d’art.
Une question qui va se poser à tous les parcours d’art - d’Ardèche et d’ailleurs- où s’enrichissent mutuellement les oeuvres et les connaissances patrimonialisées. Encore faut-il là aussi dépasser la simple transmission écrite ou orale d’un récit pour penser à ses mises en forme et en scène fonctionnelles pour lecture lors d’une randonnée et retour plus approfondi ensuite au domicile ou en EPN ou au domicile et en EPN.


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Des projets divers et intéressants en chaque structure. Un projet à suivre à Lagorce avec une résidence d’Arrabal, à rapprocher d’ailleurs de "Le rêve", le spectacle parisien évoqué, où c’est le "Rhinocéros" d’Eugène Ionesco qui étaye le projet.


Un changement à l’Artothèque d’Annonay, où l’oeuvre de Tallagrand créée aux Rias, est exposée [3] Et peut-être au Japon où séjourne toujours Didier Tallagrand avec un petit groupe de ses étudiants ?

Le plaisir de revoir Bernard Mirabel de la Fabrique du Pont d’Aleyrac, Christian Bontzolakis, du Château du Pin, Mireille Cluzet, de la galerie d’art du Théâtre de Privas qui, à l’issue de la réunion, nous présentera la très intéressante exposition de Rubinstein, un artiste retenu par Jean-Luc Gherardt...

Un artiste dont l’oeuvre, pour Les Rias, est entrée en étroite résonnance avec La Jetée de Chris Marker... Son appréhension du temps, de son irréelle réversibilité, son utilisation de la paléonthologie, de la mémoire des os et de leur fécondité...


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L’idée d’une conférence de presse... De références à communiquer, de moyens à recompiler, de contacts... La nécessité de prévoir ses programmations à l’avance ce qui n’est pas toujours évident...


Mais l’apport des arts visuels est différent de celui d’évènements musicaux. Il ne s’agit pas d’un rassemblement massif un jour, mais d’une présence tout aussi importante à terme sinon plus, mais étalée dans le durée et où se croisent les différents publics...


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Le travail de réflexion/formation sur les médiations va reprendre. Formation à la médiation sur l’art contemporain.


La question va aussi se poser du numérique et des arts. Avec peut-être, un nouveau projet...

Voir d’ailleurs en ce domaine ce qu’il est possible de faire au niveau du 1%, notamment dans les établissements scolaires.


J.Cimaz

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[1] A ce sujet nous avons pu voir les oeuvres empruntées par le Repère - de belle qualité- et propices à la mise en place de riches activités de médiation...

[2] sans omettre - rien ne se fait sans travail et formation - en 3ème cycle, un certificat d’écriture théâtrale

[3] l’étant déjà au centre d’art contemporain de Sofia...

Vernissage Rias 2014


Ce vendredi soir était très attendu car ce n’était pas un mais deux artistes que les Rias recevaient aux Baraques ; en quelque sorte le point d’orgue d’une partition jouée à quatre mains. Sébastien Camboulive, Didier Tallagrand, présentaient au public l’aboutissement de projets conduits lors de leur résidence aux Rias, mais surtout, menés avec la participation de plusieurs membres des Rias, ce qui donnait à ce moment une tonalité particulière très loin des vernissages pour lesquels on se déplace en simple spectateur. Arzel Marcinkowski qui ne manque jamais de soutenir les projets artistiques des Rias nous faisait l’honneur de sa présence et pouvait ainsi échanger avec les artistes et les personnes présentes.


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La simultanéité de cette présentation pouvait dériver vers un déséquilibre, une ombre portée de l’un sur l’autre. Il n’en fut rien, et chacun fut écouté, interrogé, apprécié dans l’originalité de sa démarche et de sa production.

C’est dans la bibliothèque/EPN que nous attendait la projection du visage ardéchois de Sébastien Camboulive, fruit de la superposition de 142 portraits d’hommes et de femmes photographiés à St Apollinaire, Vernoux et les environs. Les yeux rivés sur le diaporama, on aurait pu croire, dans un premier temps, qu’il s’agissait d’un plan fixe. A chercher s’il y avait une dominante féminine ou masculine, on percevait graduellement les infimes variations de traits, de carnation, de regard qui entrainait le notre dans une sorte de fascination soutenue par le rythme des respirations amplifiées qui donnaient vie à la projection, un fondu-enchainé revenant en boucle, un boléro de Ravel visuel.

Revenus dans la grande salle, nous écoutions Sébastien, citadin avoué, découvrant un jour un champ de blé ondulant sous la caresse du vent, porté par ce mouvement, tentant de créer, de transposer, d’apprivoiser ce frémissement de la nature. Ses photos de la Dunière lui ont fourni le support d’une recherche à la fois esthétique et technique. Des souffles organisés de façon aléatoire soulèvent les centaines de petits carrés de papier découpés comme autant de pixels dans la photographie de la Dunière sous la lumière dansante du soleil au travers des feuillages : un triptyque subtil ou sensibilité et technique se conjuguent pour créer l’émotion.


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Puis Didier Tallagrand nous présenta ce que l’on serait tenté d’appeler l’Aventure des neuf familles. Certains participants avaient déjà choisi un avatar en participant à l’atelier théâtre avec Christian Bontzolakis et ce fut pour eux, au départ, un peu un prolongement de ce travail. Le choix d’un animal témoigne d’une résonnance particulière, en confectionner un masque derrière lequel on va à la fois se cacher et se confondre apporte une intensité qui entre dans le domaine artistique. La photo du masque en noir et blanc met en relief le mystère. La touche artistique se confirme et se renforce avec la mise en scène des personnages dans la continuité d’un panorama surpris à l’aube ou au crépuscule. Et ce n’est pas terminé puisque l’œuvre continue au travers des recherches de règles du jeu par les participants.



Quand Tallagrand expose aux Rias, sa démarche à la Chambre claire.. par cimaz  [1]




Didier nous projeta ensuite la trame d’une autre réalisation pluri-dimentionnelle : "la chambre claire".

Partir physiquement (avec youyou et rames !) d’un bassin de collecte des eaux à proximité de Marseille et remonter le plus loin possible, sur 200km environ, par le biais des conduites souterraines, des canaux aménagés, des portions de rivière jusqu’au lac de Serre-Ponçon, en faire un tracé cartographié comme un cadastre, mais aussi un déroulement photographique qui conjugue à la fois le temps et l’espace, l’aménager en introduisant des éléments fantastiques ou insolites pour en faire une fresque actuelle, une sorte de tapisserie de Bayeux immatérielle, voilà l’ouvrage présenté, une réalisation artistique mettant en jeu création et techniques.


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A l’issue de ces présentations chacun a pu s’exprimer et poser des questions aux artistes autour du verre de l’amitié qui prolongeait cette soirée à l’atmosphère attentive et chaleureuse. La participation active des habitants à ces projets n’est certainement pas étrangère à leur appropriation qui était palpable et vivante. Didier et Sébastien en impliquant directement les membres des Rias porteurs des projets ont permis à chacun de comprendre et partager avec bonheur leur approche artistique.

Nicole Bertholon





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[1] [cf la partie dédiée à cette résidence sur le site de la Chambre Claire .



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Le projet de Didier Tallagrand

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LE RÉCIT

Dans des temps très anciens, les habitants du village des Rias se réunissaient lors d’une joyeuse fête estivale.
Dissimulant leur visages derrière des masques d’animaux, ils s’incarnaient en de multiples avatars convoqués là afin de dénouer le désordre du monde. En premier lieu de leur monde à eux, décomposant et recomposant familles, terres, langues et religions. Lors d’une de ces manifestations hédonistes quelque chose se figea dans le mouvement de la fête. Ancrés dans leur pays, les habitants arrêtèrent la manifestation et chacun rentra chez soi.
Depuis, au sein de chaque maison, on joue à un jeu de cartes rappelant ces réjouissantes métamorphoses, dont les règles s’inventent dans l’interactivité des représentations animalières au fil de la frise des paysages.

LA RÉALITÉ

C’est un projet qui se développe à partir d’un récit, et qui va rejouer, représenter, ce récit en plusieurs mouvements :
Une rencontre festive, conviviale, pour la prise de vue photographique de chacun des participants affublé d’un masque d’animal de son choix. (les masques seront déjà fabriqués, images de têtes d’animaux contrecollés sur carton tenus sur un bâton, manipulés manuellement devant les visages).
Une opération d’inscrutation de l’image de ces personnages mythiques dans des photos de paysages panoramiques des alentours.
La réalisation d’un jeu de cartes des 7, 8, 9... familles, édités à quelques centaines d’exemplaires afin d’être donnés à chacun et aux autres, pour jouer et rejouer ce récit.

UNE RÉALITÉ ENRICHIE

Le terme avatar trouve son origine en Inde, où il signifie descente et désigne les incarnations sous formes d"animaux des Dieux hindous. Dans cette mythologie, il s’agit d’une descente divine sur terre pour rétablir le désordre du monde. Depuis le film de James Cameron, et au delà, avatar s’emploie au sens figuré comme changement, transformation d’une personne ou d’une chose en son double virtuel.
Le jeu des 7 familles a été initié en France au milieu du XIXième siècle. Objet culturel très codifié c’est un jeu d’échange, d’interaction entre les joueurs, transgénérationnel il est un support de mémoire en mode humoristique.
La première définition du panorama est : vue sur un vaste paysage depuis une hauteur, mais il peut être aussi une succession d’images se présentant à la pensée comme une vision complète.
En clair, et à partir de ces définitions et rapide descriptions, il s’agit d’aller chercher une idée puis de la mettre en lumière en impliquant un récit et ses indices contextuels. Ici et nulle part ailleurs, de quelles manières les expériences de la vie réelle sont elles perçues à travers la médiation de la mémoire et du fantasme. Ou comment susciter les projections imaginaires, mémorielles, émotives du spectateur en l’impliquant dans celles-ci. Puis en redonnant à ce dernier les objets inventés par cette médiation, de façon à les partager dans un espace commun symbolique.


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Vision très partielle et rapide de ce que peut produire le jeu de carte, avec les inscrustations des personnages et de leur masque sur un panorama paysager.
images non-contractuelles


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Les masques seront fabriqués à partir d’un tirage numérique en noir et blanc contrecollé sur carton muni d’un manche pour les manipuler.
Animaux convoqués (env 40) Loup, renard, belette, sanglier, hibou, lynx, tigre, lion, éléphant, zèbre, chameau, merle, pie, corbeau, singecerf, aigle...
Taureau, vache, cheval, âne, cochon, oie, poule, coq, canard, chèvre, brebis, lapin, chat, chien....


[Mise en ligne de l’envoi PDF avec l’accord de Didier Tallagrand. Document de travail]




NB. le vendredi 21 à 18h nous avions prévu une réunion pour présentation des 2 projets finalistes reçus en réponse à l’appel à projet "Mon territoire j’l’transforme", discussion et choix ou compromis précisant qu’il serait bien que des jeunes du Repère et du collège soient présents. Mme Véronèse, documentaliste sera là

Nous avions également prévu de présenter à 18h45 le projet de Didier Tallagrand en projetant ces documents

Didier Tallagrand sera présent

et pourra expliquer, écouter, répondre aux questions...
Un calendrier devrait pouvoir être mis au point...

Si les participants du projet théâtre et éventuellement leurs parents pouvaient être là... Simple histoire d’avatar. N’est-ce pas la louve ?

cf. Restitution théâtre avec toute la doc

Que propose-t-on pour la Fête de la Science pour la présentation du réel enrichi du Parcours d’art le dimanche 13 octobre en début d’après-midi ? etc...
Un réel restructuré et métamorphosé après le travail avec Didier Tallagrand ? idem pour un retour un peu différent sur le travail théâtral effectué avec Christian Bontzolakis ? Tournage d’une vidéo ?

etc... etc... etc ...


cf aussi le blog Ecritures Numériques.





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Un travail qui prend sens et forme


quand les habitants offrent des branches ou aident Emmanuelle à en trouver sinon en choisir...

Un réseau symbolique se forme...


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Un travail en cours...


Une vidéo terminée dont la qualité plastique accompagne un contenu sobre, beau et dense, qui n’a rien de facile. Les écritures numériques y conjuguent images, sons et même du texte.

A ce sujet Emmanuelle collecte vos prénoms, ceux de vos parents et grands-parents, des fratries... Vous pouvez les envoyer par courriel ou au webmaster ou les écrire sur un papier et les mettre dans la boite aux lettres de la mairie...

J.Cimaz




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Emmanuelle Lauër

L’artiste retenue suite à notre appel à projet "Articulation réseaux numériques/local " et qui a déjà séjourné à Saint-Apollinaire-de -Rias et revient fin mai/début juin, nous a fait un premier envoi...

Simple, fort et intéressant...

On peut aussi suivre son travail sur facebook...


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Et puis, nous avons eu ce message :

" Les nids", installation de branchages au sol dans lesquels on trouve 5 nids un peu sur-dimensionnés et qui ont en leur centre un écran numérique dans lequel se joue en boucle une courte animation

Les nids représentent la vie, la fécondité, la naissance et la mort, l’abri, le giron, la nature sensuelle (dans son odeur, son image).

Chaque vidéo aborde un ou plusieurs de ces thèmes."


Des avis, commentaires ou questions ?


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D’autant que suite à des riches contacts avec Nathalie Véronèse, professeur-documentaliste responsable du CDI, et Laetitia Chevaillier, professeur-documentaliste qui y est rattachée, de riches contacts se sont noués, qui devraient déboucher sur de proches activités de médiation...


Jacqueline Cimaz




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Les Papillons verts à Clermont-Ferrand

Nous étions cinq dans une voiture pour aller au vernissage démultiplié de Vidéoformes et surtout, à celui des expositions de la Chapelle de l’Hôpital où exposait Sébastien Camboulive.

Plus beaux et denses encore qu’on ne l’attendait ces "Papillons verts". Le plus beau des frémissements de la Dunière, et ces éclats de lumière entre branches qui les accompagnent, cette lumière du soleil à travers les feuillages. Magnifique. Juste ce qu’il faut de bruit pour rappeler qu’on est dans la machinerie. Où la machine semble créer du vivant.

Cf le Calaméo avec photos et vidéos (une page d’icônes et liens en avant-dernière page)...

Camboulive ! Super trompe-l’oeil en 3D pour-de-vrai ?

Comme pour dire qu’un jour le "vrai" paysage sera encore moins vrai ? Remplacé par un montage ?

Négation d’une réalité effective ?



"Les Papillons verts" de Sébastien Camboulive 6... par f100001045203142


Et en même temps pérennité et présence de cette réalité par l’artifice et la création ? Une couche de réel dont l’identité s’accroche avec ténacité comme sourire de chat dans un arbre ?

Du " c’est vivant parce que ça bouge " des moins de trois ans, mâtiné du flou de frontières en réalité de ce qui, comme réticulaire, est réel autrement ?

Réalité du réticulaire identifiée comme autre par le mécanisme ? Un peu comme dans un Zwanikken ou un autre si ce n’est par plus anciennes cartes du Tendre  ?

Par delà ce lissé qui contient, beau et hermétique, discontinuité polie par la distance, le bouillonnement des questions ( de la compréhension de la machinerie (Ecoutez le "comment t’as fait ?" du jeune visiteur...) aux interrogations sur le temps, la durée, le devenir de la planète...

l’hermétisme distanciant de Camboulive fait jaillir les questions de chacun, de notre temps et notre lieu....

La densité d’une oeuvre ne se mesure-t-elle pas à la diversité des questions qu’elle suscite et au fait que, durablement, elle en suscite... Et si l’ambiguïté du sourire de la Joconde relevait d’un portrait générique ou du moins pluriel [1] ?

Jacqueline Cimaz

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[1] radiographiable ou non ; la superposition pouvant avoir lieu en esquisses papier ou même mentales...



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L’"Ardèche" exposée à Paris

Un petit groupe d’adhérents ou d’amis des Rias était présent au vernissage de l’exposition « Visages » Où Sébastien Camboulive, artiste contemporain utilisant la photo, présentait une part des réalisations du travail de deux résidences - celle faite au Rias en 2010 & ses suites, ou l’identité individuelle et l’identité collective... Et celle, ultérieure, de Lodève, « La Ronde », poussant plus loin la dématérialisation de l’individu comme pour n’en garder que précipité réticulaire...

Françoise Morin et son équipe, de la galerie Les Douches avaient conçu une très belle présentation avec clichés et encadrements de qualité...


L’Ardèche ? Oui et non. La vidéo de ce nom, clé de voûte de la compréhension n’était pas présentée...

L’énorme travail de Sébastien Camboulive artiste contemporain utilisant la photo et le numérique pour fouailler l’identité qui, en milieu rural comme en milieu urbain, se trouve mise en question par la planétarisation et l’urbanisation de la planète, accompagnée par un développement des TIC réduisant les distances et apportant à tous la richesse d’un réticulaire nourri des apports de chacun.

Richesse du réticulaire mais aussi danger pour l’identité individuelle et du territoire, comme l’ont ressenti certains ici en voyant l’intérieur de leur maison étalé sur Google Street. D’où une réponse, non pas par le GPS mais par l’herbier des "plantes d’ici", des Baraques - pas du Mézenc, et avec les noms en "patois" et mentions de leurs usages séculaires...

Peut-être par delà l’inquiétude concernant l’identité, une autre inquiétude... Que deviendraient ces plantes avec un réchauffement climatique ?


Un travail artistique de Camboulive, beau, lissé, mais dense des questions qui taraudent l’époque... Entre De la Tour pour le rural et Vinci pour les bouleversements scientifiques, culturels et sociaux ?

Un classicisme signifiant et à interroger de ce point de vue. D’autant que certains ont été trompés par la référence aux 142 portaits... Le grand visage générique de Camboulive n’est pas la somme des 142 visages exposés. C’est une des 142 constructions génériques exposées qu’il a choisie...





Un travail qui s’inscrivait dans un projet en cours [1] lequel projet n’en finit pas de s’approfondir et de se développer en nouvelles terres vierges ou réseaux inédits.

"Du recueil de mémoire à l’écriture transmedia" - avec l’étape de la patrimonialisation, celle, tuilée puis relativement autonome, de l’identité individuelle, celle, émergente, de la créativité sociale et culturelle et collective utilisant le numérique et détournant l’acceptation usuelle de "réel augmenté" pour en faire la création collective d’un nouveau territoire mixte et hétérogène, hybride entre sol où on a les pieds et réseaux qu’on crée, s’accapare et/ou irrigue, entre terroir et réticulaire, entre métropole en gestation et notre archipel de hameaux et fermes, entre urbain et campagne, urbanités agricoles, PNR et concentration des exploitations...


Et force est de constater que ce qu’on construit pas à pas et sans bien savoir, et avec quelques coups de colère quand la masse du "à comprendre" devient submersive, et bien, grosso modo, ça marche et ça avance et s’éclaircit. Une preuve bientôt par l’analyse qu’est entrain d’éffectuer Michel Cimaz des données INSEE...

Le rôle (imprévu ?) d’un Label Villes Internet qui, en rassurant permet de mieux affronter l’importance mesurée de ce qui reste à résoudre...


Digressions ? On aurait perdu le fil ?


Que nenni ! L’oeuvre de Camboulive se meut au coeur des questions d’aujourd’hui et y apporte de ces réponses artistiques qui font avancer la pensée.

-  On l’a vu avec l’identité individuelle - Visages.
-  Puis ce travail d’effacement de l’anecdotique - "La Ronde " - renforçant la densité de questions à peine perceptibles mais structurantes, d’une résidence à Lodève découverte à Paris. Comme interrogations du réticulaire qui émerge de cette sédimentation (l’opposé du carré blanc sur fond blanc de Malévitch ?)

Nous attendons avec impatience ces "Papillons verts" à découvrir à Clermont dans deux jours si la neige nous laisse passer. Ces "Papillons verts" nés de paysages d’ici, déconstruits, et reconstruits en numérique, et pourtant palpitants de réel vif, qui vont revenir ici, en locaux nouveaux et - pressentiment fait d’indices déjà têtus - qui devraient nous faire avancer dans l’appréhension de l’identité hybride d’un chez nous fait de trajets, de vie, de mémoires, de cartographie et de réseaux et de vie en amont, aval et in réseaux...

Un rôle irremplaçable de l’art pour la compréhension du monde...


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Ronde


Autres regards sur cette oeuvre à Paris ? Assez solide et autonome pour les intégrer et la distanciation d’avec le lieu de création ne peut être qu’enrichissante, source déjà d’une multiréférentialité toujours souhaitable.

Exposition enrichie par la qualité de l’aménagement de la galerie Les Douches, une belle réalisation, le travail de Françoise Morin et de son équipe...

Exposition "augmentée" aussi par les échanges avec le public - quelques adhérents ou amis des Rias que nous avons retrouvés avec un immense plaisir - Geneviève Cimaz, germaniste intéressée par les arts, professeur honoraire d’univeristé (Grand Palais) ayant fait sa thèse sur un sculpteur allemand, et dont le frère, Richard Martineau a justement était DRAC à Clermont-Ferrand avant de partir à Lille, Françoise et Patrick Maury- Patrick, poéte et sculpteur qui fut exposé aux Baraques pour les trente ans d’Obsidiane, un des responsables de Secousse, la revue électronique de poésie d’Obsidiane... Et qui, lui, évoquait aussi un ami DRAC du Cantal...

Non connu, ce sculpteur qui travaille le fer, que nous avons immédiatement rapproché de Bernar Venet. Dans le 1000 ! puisqu’il est exposé à Metz dans la même galerie que Bernar Venet et, de même, au centre Pompidou de Metz...

Des discussions très riches et plusieurs personnes qui nous ont remercié d’avoir "apporté des clés" à la lecture de l’exposition Camboulive, ce travail sur l’identité qui leur permettait de comprendre rétrospectivement pourquoi ce grand "portrait" qui n’en est pas un, comme chacun des petits, les avait "mis mal à l’aise"... Tous sont des constructions génériques taraudant l’identité à une époque où clônant, démultipliant, reproduisant en faisant varier, le numérique (et avant Warhol- des séries autres dès les années 60, le POP - et déjà, en 1984, quand 80 professeurs découvrant les réseaux du plan IPT en cantine pleine de fils, avaient déjà réagi avec force au clônage d’un écran de TO7-70 par un autre, par le biais du serveur - IBM ou Excelvision...)

La nécessité de redéfinir l’identité, d’aller lui chercher "un ailleurs" de l’apparence...

Et puis le plaisir de rencontrer Stéphane Couturier, dont nous avons exposé "Villa Noailles" aux Baraques - Stéphane Couturier qui poursuit son iimpossible projet de conserver la mémoire appelée à disparaître de lieux qui vont être rénovés c’est-à-dire trans-formés. Là aussi, la quête d’une identité niée, annihilée, mais aussi réssucitée par la transformation de lieux qui, autrement deviendraient friches ou ruines. Pérenniser par l’art qui la fouaille une identité pour autoriser sa finitude et permettre une re-naissance du lieu.


Sébastien Camboulive, lui continue à avancer dans une voie ouverte depuis longtemps... Un travail acharné, signifiant, tenace, abouti, sur des questions d’aujourd’hui et demain, et classique par ses exigences de qualité et son polissage.

Merci à lui pour ses apports...

J.Cimaz





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[1] aidé par la Région Rhône Alpes, le Département de l’Ardèche, diverses communes du Plateau, par Véolia Eau Environnement, et divers sponsors privés,

Exposition Adine, 2ème quinzaine


Un flux de visiteurs qui a diminué ; peut-être une information à renouveler d’autant que les commentaires sur le travail de cette jeune plasticienne, bien connue dans la région, sont on ne peut plus flatteurs.

Dipômée de l’école des Beaux Arts de Londres, Adine a du métier et un enthousiasme bien maîtrisé...

Ce jour encore, un visiteur est resté longtemps pour entrer dans les oeuvres, leur richesse et leur contemporanéité, questionner les signes et le fil qui court de l’une à l’autre...


Deux questions ou remarques émises :

-  l’importance d’avoir de jeunes artistes en milieu rural et la nécessité de faire ce qu’il faut pour qu’ils puissent y vivre - matériellement certes, mais aussi par la qualité des échanges indispensables à toute possibilité de création.

N’allons pas donner raison à ceux qui disent : "Des résidences d’artistes sur le Plateau ardéchois, vous n’y pensez pas !" [1]

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Une création d’Adine réalisée devant le groupe d’atelier


-  la chance pour les jeunes ruraux de pouvoir avoir ces contacts avec l’art...

L’art dont on sait que sa connaissance et sa fréquentation, celle de ses méthodes de travail, exigeantes en temps et travail personnel dans la concentration, sont indispensables à l’adaptation et la réussite dans le supérieur [2]


Bref et pour eux et pour nous, ne pas perdre la chance d’avoir de jeunes créateurs vivant sur ce plateau.

Montrer que là aussi on s’intéresse à leur questionnement, leurs investigations, essayer de les comprendre et de les suivre...

Quand on sait qu’à Sciences Po on organise des workshops avec des artistes et des poètes pour développer l’imagination et les capacités de création des étudiants...


Adine a proposé des ateliers très riches... Ne pas laisser filer la chance.

Il s’agit d’un travail de qualité...

Ophelia Escriu

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[1] Et pourtant nous venons d’avoir une nouvelle preuve de la reconnaissance de la qualité de ce qui s’y fait !

[2] quand le taux d’échec subit et massif d’excellents élèves en 1ère année de fac pose tant de problèmes



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L’exposition d’Adine Duval (1ère partie)


et annonce de la suite.

La voir et la revoir pour approndir le récit en images d’une exposition

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et un lien en dernière page pour accéder au livret des créations d’atelier... Un tiré à part sous calaméo.

J.Cimaz





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Vernissage exposition Adine Duval

Vernissage exposition Adine, le 16 juin 2012 au temple des Baraques.

Ce samedi 16 juin 2012, le temple accueillait l’exposition d’Adine, une vingtaine d’œuvres de formats et de techniques diverses sur papier.

(JPG) Jacqueline Cimaz a présenté Adine, installée et adoptée en Ardèche depuis quelques années, sa formation et son parcours artistique.

Elle a souligné, dans l’utilisation des couleurs et des graphismes, « l’impression de l’acharnement dans l’action, du vouloir s’inscrire dans ce monde pour le transformer ».

Puis c’est Adine elle-même qui a explicité son travail dans lequel elle introduit les collages des éléments trouvés sur place et traduit par des graphismes codés l’environnement sonore accompagnant ses réalisations.

Elle répond aux questions, commente ses œuvres, les situe dans leur contexte.

Alors que dire de plus si ce n’est pour donner un sentiment très personnel...

J’avais eu le plaisir de voir l’exposition d’Adine au Vernat il y a quelques années, et lorsque je monte l’escalier qui conduit à « la grange » j’ai sous les yeux une de ses réalisations que je ressens comme une bouffée de bien-être.

Oui, les œuvres d’Adine sont de celles dont je me dis que j’aimerais les avoir sous les yeux dans ma maison, les croiser du regard chaque jour.


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Ce n’est pas toujours le cas dans ce que l’on découvre en art. On peut apprécier la qualité, l’innovation, la force d’une production artistique et ne pas avoir envie de partager sa vie avec elle ! Ici, tout au contraire, qu’on la jauge de loin, séduit, par la charpente des graphismes structurants et la transparence de certaines plages colorées, ou que, s’approchant, on découvre les minutieux collages des éléments glanés sur place, les délicats et discrets graphismes, les ponctuations sonores, les éléments insolites qui vous semblent évidents, tout promet une relation quotidienne riche et agréable, à la fois familière et prometteuse de petites découvertes dans la relation qui s’établit entre l’œuvre et celui qui la regarde.

Oui, Adine et ses tableaux ont à la fois la grâce et la force qui les rendent attachants.

Nicole Bertholon

NB. Notre exposition n’est pas une exposition vente. Nous offrons gratuitement des ateliers d’écriture numérique s’appuyant sur le travail d’Adine.

Par contre, nous pouvons mettre en relation avec Adine toute personne souhaitant acquérir un tableau...



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"Dessins"


-  J.C. Le titre de l’expo ?

-  A.D. "Dessins !" C’est le plus simple, c’est le mieux...

-  J.C. Ce que vous allez exposer ?

-  A.D. Au départ des collages - "Village vert", "Village en fête"...

-  J.C. ?

-  A.D. "Quand je suis arrivée en Ardèche, je ne connaissais pas du tout le pays - l’Ardèche. Ou peu...

Donc à partir des maisons en pierres j’ai inventé un paysage onirique, décalé, de ce que m’évoquaient l’espace ardéchois, mon installation, ce que j’imaginais être l’Ardèche, ce territoire de verdure.


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Fragment d’un "dessin"d’Adine Duval (coll.particulière)


-  J.C. La dérive augmentée ?

-  A.D. A l’IUFM de Digne, en atelier, j’ai créé à partir du son, j’ai créé des sons...

J’ai transposé des sons en termes graphiques sur papier...


Un interview qui situe l’exposition d’Adine Duval dans le droit fil de notre projet de réel augmenté du parcours d’art...


Et qui fonde notre co-construction d’un projet d’ateliers dans l’exposition qui augmente celle-ci...


Exposition augmentée d’Adine Duval, plasticienne, au Temple des Baraques, du 16 juin au 16 juillet.


Vernissage le vendredi 15 juin à 18h.

Ouverture au public les samedi, dimanche, lundi de 15 à 18h et sur rendez-vous.

Seront notamment exposées les œuvres de découverte de l’Ardèche.

Ateliers numériques de 15h30 à 17h30 avec Adine Duval et/ou Jacqueline Cimaz :

-  augmentation sonore ou par collage d’images d’œuvres d’Adine.


Les productions des ateliers, au fur et à mesure, seront incorporées à l’exposition.

Finissage le 22 juillet à partir de 16h.

et publication de l’ensemble - avec images et sons, travail d’Adine et travail des ateliers, à envisager ultérieurement sous forme numérique et/ou papier.


Pour les ateliers (gratuits), inscription préalable en bibliothèque ou au 0475844725. Possibilité de venir avec son ordinateur portable ; par contre il n’y a pas d’accès à Internet au Temple.

Mais il y a possibilité d’utiliser en complément l’EPN les mardi et jeudi aux heures d’ouverture de la Bibliothèque ou sur rendez-vous.





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Les arbres sonores de Giuseppe Penone


Un exposition très intéressante à la Fabrique du pont d’Aleyrac à lire à la jointure de deux trajectoires :

-  celle de Giuseppe Penone connu depuis quelques décennies - à partir de l’Arte Povera... Exposé, notamment, à Barcelone, Nîmes et au centre Pompidou. Un parcours personnel, avec, sinon Barcelone [1], "Pièges de lumière", en 1997-1998, une très belle exposition au Carré d’art à Nîmes. Puis le Centre Pompidou en 2004.

-  celle d’un art contemporain explorant les ressources du numérique, recueillant, amplifiant, transformant les sons, comme on peut le découvrir à Désert Numérique, comme, surtout s’y confronte Scénoscome, comme on a pu l’entendre à l’automne au Lux...

Piège de lumière, piège à son et transposition/transformation du son...

Pénone croise avec ses moyens habituels, sa problématique propre, un courant de recherches contemporain, l’élargissant, le nourrissant et lui conférant une légitimité augmentée ? A moins que - de la poule et de l’oeuf...

On pourrait toutefois évoquer aussi des recherches musicales italiennes du XXème siècle, comme celle de Luigi Nonno [2]

Après les "pîèges de lumière", les sons se provoquent, s’émettent, s’insinuent et se transforment... Des choix, un guidage, une identité sonore et une identité graphique qui corsètent et maîtrisent l’aléatoire pour faire sens...

En tous cas, à entendre, et à voir... Ces graphismes comme celui du sureau, du genévrier, du châtaignier...


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Une exposition intéressante ; la visite d’Arzel Marcinkowski, chargé de mission arts visuels auprès du Conseil Général de l’Ardèche.


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Nouveaux espaces, et à l’étage un salle en phase avec le travail de Pénone


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Rencontre lors d’un vernissage où Les Rias étaient très largement représentée......


Une sortie associative de mai ?

Une telle qualité à notre porte... Pourquoi aller loin ?

Une belle voie d’entrée, aussi, dans les arts numériques...

A voir...

Jacqueline Cimaz





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[1] participation à vérifier...

[2] "la fabrica illuminata..."

Incursion rapide à la Galerie Les Douches

au coin de la rue des Marais...en marge d’un séjour parisien travailleur.

Les Douches ? Bien sûr ! Couturier et Camboulive. Couturier, dont les photos de la Villa Noailles ont été exposées aux Baraques, a son dernier port-folio sur le Grand-Palais exposé aux Douches. Magnifique...


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Autrement une exposition Jacqueline Salmon dont l’original des oeuvres est très beau. Une exposition Baldessari, Rodolph Hervé et l’exposition de très belles oeuvres d’un jeune homme de 80 ans, Fred Herzog... Un livre doit bientôt sortir ; il attendra le congrès des Maires même si entre les deux, l’exposition de restitution de la résidence de Couturier à Brasilia risque de susciter un aller-et-retour à Paris d’une journée...


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Mais, voir le programme de la galerie Les Douches

Jacqueline Cimaz





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Une époustouflante ressemblance




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Synthèse des propos et écrits recueillis, par Jacqueline Cimaz.


Le ressenti de Fatima Mana...


"Est-ce dû à la coulée du temps se déversant en courant sur les derniers jours de l’exposition Sébastien Camboulive, que le monde empoigne l’instant et s’attarde, dévidant ses interrogations à même les portraits de l’artiste ?

Le sans-dessus-dessous du trait pour trait, traqué sur chaque support, ressemble à s’y méprendre à la recherche d’une aiguille dans une botte de foin - face au constat étalé devant soi : l’identité spécifique de chacun n’a de particulier qu’une époustouflante ressemblance.

Cerner l’obscur déstabilise sous l’observation en fragment. Alors tâtonner dans les superpositions figées, s’accrocher au tangible fondant sous l’oeil rivé au support, tenter de voir ce qui ne se voit pas pour s’apercevoir que l’imperceptible métamorphose n’est visible que de la vidéo accompagnant l’exposition."



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Nouveau flux de visites, nouveau niveau de regard


pour l’exposition Camboulive.

Un public peu nombreux mais plus formé qui entre dans une réflexion d’autant plus nécessaire que la nôtre même évolue.

La perception de l’opposition continu/discontinu, née de l’observation des photos, se creuse avec la vidéo, renvoyant à une réflexion sur l’essence même du numérique et de sa prise en compte... y compris dans l’oeuvre de Camboulive.


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Observation et débat à poursuivre, en visite ou re-visite...

J.Cimaz





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Point d’étape sur le projet "Du recueil de mémoire à l’écriture transmedia".


"Des souvenirs passent par là

Comme des nuages poussés par le temps passant."

 [1]

-  Sébastien Camboulive poursuit son travail et les projets d’exposition sont maintenus : retour sur l’Ardéchois du plateau, le portrait générique en juin...

Présentation de l’installation nouvelle en marge de l’exposition Diersé.

La totalité du travail de Camboulive sera ensuite exposée à la galerie d’art contemporain du théâtre de Privas au cours de la saison 2011-2012.


-  Jean-Pascal Dubost, par monts et par vaux avec le Printemps des poètes. 1ère semaine de résidence imminente, du 11 au 16 avril. Rêveries au travail...

Comment entend-il procéder ? Une balade-poésie sur tronçons de sentier d’art en perspective ? Un atelier d’écriture prévu... Quelles autres rencontres avec les habitants, des scolaires ? ...A préparer pour les mois suivants ?


"... il n’est bon qu’à trousser gentil madrigal pour pecque mondaine, le mot "bicyclette", et à faire rime charmante, mais ni ça dit ni ça dira la grandeur de pédaler pour se dépasser et atteindre les hauteurs en soi-même et voilà, il a détourné les forces du vent, il arrive à la ferme, et descend du mot "vélo"." [2]


Préparez vos carnets de croquis, notes, vos appareils photos numériques avec fonction vidéo, vos téléphones portables, ou autres digital-voice-recorders... Tout ce qui permet de prendre des notes, capter - bien utilement quand l’endormissement aidant la rêverie s’hypnagogise... [3]


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De... à ?


-  Alexis Chazard : une journée d’étude interne à l’Ecole Régionale des Beaux-Arts de Valence, sur le sujet, le mardi 17 mai - document historique et écriture transmedia. Une délégation des Rias y participerait. Les référents théoriques ? Fluxus et George Maciunas... Où on retrouve Isou et Guy Debord si cher à Astor... [4]

Glissements sémantiques sussessifs et imperceptibles plutôt que lapsus car totalement légitimés a posteriori. Affaire de vidéo ? de paysages sonores ? De mimes ? Différences à traquer aux marges par l’image ? Tout cela mériterait débat et préparation. Mixage de voix/voies multiples ? [5]

Les 25 et 26 mai, Chazard viendra ici avec une quinzaine d’étudiants pour premières découvertes et premiers contacts... L’opération se poursuivra ensuite à la rentrée, d’autant qu’il semble que des transformations/regroupements des Ecoles des Beaux-Arts de Valence et Grenoble, en cours, créent quelques perturbations...

Donc un printemps beau et dense, un mois de mai très plein et encore, heureusement, quelques incertitudes...

Jacqueline Cimaz


NB. En profiter pour réfléchir à vos propres rêveries au travail, aux rencontres ou courts-circuits art/document historique et aux écritures numériques possibles... [6]

[1] "Le défait", Jean-Pascal Dubost Ed Champ Vallon - recueil mars 2010

[2] Idem

[3] ce qui se lit sur la feuille de notes quand l’écriture s’illibilise ... ou sur la route en traces de pneus sans freins...

[4] Et un article à relire ...

[5] cf quelques références nôtres ...

[6] cf comment Miro qui écartait les coulures dans la peinture comme aléatoires, s’est senti obligé d’y recourir pour parler des derniers garottés du franquisme, cf Picasso et Guernica, cf Semprun et l’écriture moyen de mettre à distance les horreurs du 20ème siècle et de pouvoir vivre avec, cf Celan et Ardoino et l’écriture dans la langue des bourreaux... la main qui ouvrira mon livre est peut-être celle qui a tué ma mère... Celan et Bachman... cf Resnais et les Ibakushas... cf Jeanne Gailhoustet et ses oeuvres reprenant les traces des têtes de condamnés à mort sur les murs des cellules de Frontevault...

Un glissement Camisard/Maquisard qui semble moins dur, car face au vécu commun de la persécution il y a celui, glorifié, des Résistances, civiles ou armées... Où l’on rejoint le mythe du petit Poucet ou de Kirikou... Ou l’intelligence triomphant du Mal, l’intelligence et la volonté, le "Résister" gravé de Marie Durand à la Tour de Constance - qu’on allait voir en voyage de noces il y a moins d’un siècle... Garder au prix de sa vie sa dignité et sa liberté de pensée...

COMMENT AVEC CES NOUVELLES ECRITURES DIRE TOUT CELA ET L’APPROFONDIR ?





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Appel à projet artistique

communiqué par Arzel Marcinkowski

"Une procédure « 1% artistique » est ouverte pour l’extension des Archives Départementales, à Privas, en application des articles 28 et 71 du Code des Marchés Publics.

... Il s’agit des murs aveugles disponibles au sein de la nouvelle salle de lecture, soit environ 20 mètres linéaires sur une hauteur de 1,50 mètres. Un rappel visuel peut être proposé sur le mur de la montée d’escalier.

...Intervention murale en deux dimensions. L’intervention devra s’inscrire dans une démarche d’écriture contemporaine et faire écho aux missions de conservation, de mémoire et de valorisation du patrimoine propres aux archives départementales. " ...

Texte intégral en téléchargement...

PDF - 18.8 ko
L’appel à projet



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L’appel à projet

Art3, Lux, Pina Bausch et Mondot


Des façades du temps d’avant font sa rue. Presser le pas derrière la nuit qui tombe, repères absents, aux prises avec la vieille ville, longer caniveaux et rues pavées, s’arrêter surpris d’être arrivé sur Art 3, lieu d’art contemporain : but de notre sortie.


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Intérêt d’une exposition qui souligne toutes les ambiguités de l’approche biologisante du monde


De l’entrée presque rien. Deux pas pour la traverser et faire de l’intime avec ses murs. Plongée de quelques marches sur une salle carrelée d’un blanc immaculé de boucher et les oeuvres de Jochen Lempert, photographe et biologiste de formation nourrissent les pans de mur.

S’en échappe un infinitésimal organique observé à l’oeil de l’artiste qui interroge un monde approché par sa formation. A travers l’exposition ONYCHOPHORA, le visiteur se retrouve au carrefour de la nature et de l’art.

A quelques jets de la vieille ville, ses boulevards tonitruants de vie. Direction le LUX, scène Nationale de Valence, salle de cinéma et lieu d’exposition.


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On connaissait ses créations. Une approche émouvante de Pina Bausch pédagogue. Une grande dame.


Première étape, le film sur Pina Bausch « Les rêves dansants - sur les pas de Pina Bausch », danseuse et chorégraphe Allemande travaillant avec l’anatomie du corps. Ce film documentaire de Anne Linsel et Rainer Hoffman révèle le processus de création de la chorégraphe, à travers un groupe de jeunes adolescents de 14 à 18 ans qui n’ont aucune expérience théâtrale. C’est avec une profonde tendresse qu’elle s’en approche, dissocie quelques uns du groupe, s’interroge, les interpelle, creuse leur capacité à les faire naître dans la connaissance de soi et le rapport aux autres. La pièce : KONTAKTHOF a plus de trente ans et dissèque la séduction et les codes sociaux, sujet de prédilection de la chorégraphe. Caricature, distance et dérision deviennent langage pour faire réfléchir.

Ce documentaire porte les traces vives d’une grande Dame de la danse disparue en juin 2009.


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XYZT. Adrien Mondot. aux confins de la science et de l’art.


Dans le même lieu, l’exposition d’Adrien Mondot, chercheur en informatique (XYZT) fait la part belle à l’anamorphose et l’algorithme. Cette création numérique explore l’interaction entre image - corps et optique. Art visuel, art plastique résultant du mouvement permanent dans l’art devenant un art en mouvement aux perspectives inattendues avec des procédés de transformation transformant la matière virtuelle en réalisme époustouflant.

Spatiale, poétique, esthétique, graphique : une conception nouvelle avec pour seul support l’informatique.

Un surréalisme expérimental des plus réussis.


Fatima Mana


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Nuit valentinoise...Et accumulations bavardes.


Rapprochement


Ricochent les similitudes de l’une à l’autre. Attitudes et regards scellés dans la libre pensée. D’elles insurrectives, retournent le monde pour transmettre ces parts d’elles étalées sur les murs de leur vie.

Danse et philosophie desserrent le corset du monde - l’aident à respirer.

Communiquer et transmettre leur savoir hors normes. Chorégraphie - corps à corps de la parole - nécessiter la poésie des mots quand la lumière s’absente du monde.

L’expression surplombe des capacités travaillées tous les jours à la volonté.

Exigeantes d’elles, s’attaquent à l’apparence, creusent l’invisible quitte à l’assécher jusqu’à sa transparence ; Brûlées vives au moyen-âge de l’outrecuidance d’oser sans renoncer.

Défont les idées reçues, les travaillent à leur propre idée, nouent le possible, se frayent un chemin dans l’action créative, fouillent les failles de chacun, positive ; valorisent l’imprenable pris dans leurs filets pour qu’il s’exprime.

Soif permanente du sens qui fait sens, s’approchent de ceux qui veulent s’approcher.

Dans l’embrasure du monde, elles sont le point d’appui d’une réflexion, une couleur de révolution pour mieux l’appréhender.

Demeure en elles, le don de soi naturel évoluant dans la banalité de ces choses exceptionnelles que nous côtoyons souvent sans les voir

Fatima Mana





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Retour 1 en Arles, Gehry, Hoffman et la maquette...


Lors de notre voyage d’août en Arles, nous voulions voir des expositions des Rencontres Internationales de la photo, le parcours Fondation Luma.

Nous voulions aussi voir la maquette de Franck Ghery, son projet de bâtiment pour la Fondation LUMA.

Une grosse frustation en découvrant que cette exposition était terminée.

Nous venons de trouver une conférence de Gehry, un jeune architecte de 81 ans, introduite par Maja Hoffman et avec des images. C’est long, mais c’est un régal !


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Nous l’offrons donc à ceux qui, avec nous, ont manqué cette expo

et aux autres...


FRANK O. GEHRY
envoyé par Pavillon-Arsenal. - Futurs lauréats du Sundance.

Nous retenons aussi quelques idées-forces de Maja Hoffman, concernant ces villes accumulées qu’on aime effectivement, les liens affirmés entre art contemporain, sciences et philosophie, sa définition de la Fondation avec la métaphore d’un archipel organique fonctionnant comme du vivant et non le lieu d’exposition d’oeuvres possédées... Son rêve d’une intelligence du XXIème siècle...

Et puis la découverte d’oeuvres de Franck Gehry que nous ne connaissions pas, son articulation technique/esthétique, prise en compte des fonctionnalités attendues et des spécificités du local...

Ses sources, ses recherches sur les matériaux et agencements...

Un plaisir !


S’asseoir confortablement, peut-être bloc-notes et crayon à la main et consacrer l’heure à la vidéo, aux paroles et aux images...

Et préparer ainsi notre voyage 2011 en Arlésie...


Jacqueline Cimaz





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Retour 2 en Arles et Avignon


avec la question posée par Jordi Casals exposant une sculpture hyperréaliste, le "Michael Jackson" de Jean-Baptiste Seckler.

Pour comprendre ce choix, nous avons rapproché cette oeuvre du Rhinocéros rose et vert du graphiste Michel Bouvet, rhinocéros emblème des Rencontres Photographiques d’Arles 2010, dupliqué en trois exemplaires, et bien sûr de l’Eléphant de bronze de 9m de haut et 6 tonnes, qui doit aussi être dupliqué, "totem pour rapprocher le public de l’art contemporain", de Miquel Barcelo.

De multiples questions posées par delà le bon ou mauvais "goût" ou la qualité intrinsèque de l’oeuvre.

Le Pop’Art et la duplication de l’objet dans une société de consommation qui produit en séries... Warhol...


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Quand il s’avère que la photo n’est pas reproduction du réel mais regard et interprétation (sinon outil ou matériaux pour artiste), la volonté par une utilisation du "réalisme photographique" tentant d’évacuer le regard de la photo, d’atteindre un réel inaccessible ? Encore que des Hopper ou Richter et bien d’autres, aient introduit tout autrechose...

On pourrait aussi évoquer l’influence de la BD, du dessin animé, flagrante ici.

Mais n’y a-t-il pas également, dans cette reconstruction mathématique, précise, de la personne dans l’espace [1] qui n’est plus là pour une fonction mémoire muséale, interrogations sur le clônage, les thérapies embryonnaires, la réalisation de robots qui avec les recherches actuelles sur la peau articielle sont de plus en plus capables d’assurer des fonctions humaines en ayant parfois l’apparence de l’humain ?

On parlait il y a peu de bioéthique dans le cadre de la Fête de la Science...

Quand, en matière de prospective, arts, sciences et techniques se conjuguent pour tenter d’anticiper ?

L’hyperréalisme pour retenir un niveau immédiat d’un réel qui se complexifie ou pour reprendre la belle expression de Thirion, "se dérobe" ?

Un débat ouvert.

Jacqueline Cimaz




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[1] d’une personne qui rêvait, semble-t-il, d’une immortalité par le clônage...

Hyperréaliste, baroque, classique, ou expressions actuelles d’un problème éternel ?




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En guise de contribution au débat ouvert sur l’hyperréalisme, de nouvelles pistes de recherche ?

-  Wikipedia situe l’hyperréalisme dans la continuité du Pop, et l’opposition à l’expressionisme abstrait...

-  Hyperrealisme et baroque ? Des convergences signalées sur d’autres sites

Avec cette influence de la science-fiction à laquelle Jordi Casals a souvent été sensible ?


-  On pourrait aussi évoquer Hopper et ses références picturales...

Dali aussi - entre hyperrealisme et baroque ? Ces montres molles... Classicisme et baroque ? Une question sur laquelle il s’est beaucoup écrit ?


Et puis il y a les questions d’échelles, d’agencements qui changent tout...


-  Pour aller plus loin et interroger l’écriture : un Mémoire présenté à la Faculté des études supérieures et postdoctorales en vue de l’obtention du grade de M.A. en littératures de langue française par Maude Labelle à Montréal : une esthétique hyperréaliste en littérature


« Le récit hyperréaliste, toujours conscient des moyens détournés de la représentation, expose le matériau qui le constitue. La première représentation que le récit intègre est donc celle de la fabrication de l’histoire. »

Un constat qu’on pourrait appliquer à l’art contemporain en général. Où l’exposé de ses démarches, procédures, processus de création tout en visant la remise en cause de la représentation s’inscrit dans celle-ci, d’où une « série de ruptures et de continuités ».


N’est-ce pas ce qui troublait le spectateur de la vidéo de Camboulive ? L’instanciation de la « fissure entre le réel et sa représentation »


« Que reste-t-il de ce constat d’impossible accès au réel sans les langages médiatiques ? Est-il encore possible de traverser l’écran ? Les romans jacobiens apportent un élément de réponse à ces questions dans le rapport au sensible qu’ils privilégient. »

Les cadres de Jordi Casals : un autre élément - crûment posé derrière un décoratif très ibérique, [1] avec le vide qu’ils enserrent [2]. Vide désespérant, si n’était l’ambigüe possibilité offerte à chacun d’y intégrer ce qu’il veut, ou peut - s’il le veut...


La présence du Michael Jackson « plus vrai que nature » pose l’artifice [3].

Accessibilité au réel [4] ?

« A vous de décider en faisant », répond Jordi Casals. Optimisme ? Réponse qui n’en est pas plus une que ne l’est le miroir de Gala ? [5]


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Extraits de photos faites au Lux de XYZT de Mondot. Une exposition à découvrir.


Un questionnement qui renvoie à l’art numérique, qui assume sa virtualité, mais, paradoxalement, introduit dans l’artifice même l’humain et sa représentation : les lettres et mots de Mondot [6], l’interactivité introduite dans l’image par la main qui touche l’image ou les silhouettes captées - interactivité à double sens dans le miroir. Avancée ou piège ? Arroseur arrosé ?

Une histoire sans fin ? Certes, mais...


L’introduction d’une « distance réflexive » qui explique l’apparente retenue actuelle d’écriture longue de Fatima Mana ?


Une distance réflexive que l’écriture numérique [7] laboure.

Un autre niveau d’irruption du réel dans les langages médiatiques ? L’escalier sans fin d’Escher ? Une vision composite et systémique qui conjugue les angles et resserre « l’évènement » ou le process, sans bien sût pouvoir annihiler « la fissure entre le réel et sa représentation ». ?

Maude Labelle, dans sa conclusion, cite Dominique Viart :

« Écrire le réel, ce n’est donc plus installer une “ histoire ” dans un cadre réaliste, mais aller directement vers cette matérialité même du monde qui témoigne de ce qu’il fut et devient. » Un document à lire et à faire parler. _



Par ailleurs, il y a l’INHA.

Une belle entrée par une vidéo sur Boltanski


Christian Boltanski / Thierry Dufrêne
envoyé par INHA-France. - Futurs lauréats du Sundance.


Un entretien entre Boltanski et Thierry Dufrêne, professeur à l’université Paris Ouest Nanterre La Défense [8]

Quelque chose qui au travers des sons de battements du coeur nous renvoie à ce qu’en disait Camboulive et à son travail avec des sons de respiration...

Des dits intéressants aussi sur la vérité, le mensonge, Moi et les Autres, photo de personnes de la famille ou de rites, questions aux divers âges, réalité...

Bref, une vidéo à voir et écouter, revoir et réécouter...

Beaucoup d’eau au moulin d’une réflexion sur l’"hypperrealisme"...

A poursuivre bien sûr...


Jacqueline Cimaz



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[1] comme "squelettes" mexicains

[2] dommage qu’ici ils aient souvent été remplis !

[3] comme clé ou rubrique d’aide ?

[4] au noumène ?

[5] A noter que, souvent, c’est un simple mitoir que Jordi Casals insère dans des cadres, pansés/pensés dans son atelier de la rivière, flux d’eau inaccessible.

[6] "XYZT", exposition actuelle au Lux à Valence

[7] au sens où nous l’entendons, c’est-à-dire utilisant les spécificités du numérique, y compris d’intégrations transmedias, d’interactivité...

[8] le mardi 30 septembre 2008, à l’INHA.



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Retour en Arles


Pour ceux qui y ont séjourné ou l’ont simplement traversé, Arles et sa lumière empilée sur ses pierres, son histoire séculaire et « ses photographies Internationales » sont un tout, depuis 41 ans, qui contribue à ce que la photo devienne et soit devenue art majeur.

Aux portes de la Camargue, la ville fanfaronne avec son accent sous la perpétuité mistralienne. Façonnant son apparence sauvage et superficielle. On la soupçonnerait presque à dessein, d’avoir au fil des années travaillé ses caractéristiques pour devenir mondialement connue.

Internationales, les « rencontres d’Arles » ont opté cette année pour « Du piquant et du lourd », titre au demeurant surprenant mais étayé, lorsque l’on s’enfile par les yeux grands ouverts dans l’éclectisme des sujets proposés et qui plus est dans un lieu étonnant tel que les ateliers SNCF au poids encore si présent du passé ; force est de constater qu’à chaque fois l’inattendu déboule.

Reconfigurées et dédiées là à la jeune génération au travers du choix de la fondation Luma, les supports photographiés travaillent l’apparence de thématiques relevant du fictionnel, du concept, de l’instant individuel ou de paysages cultivant des voyages photographiques.

Si parmi les différents processus créatifs présentés flotte parfois la perplexité dans le dédale de ces fameux ateliers, la notion d’exploration renvoie l’écho d’un art devenu majeur dans la création contemporaine.

D’autres expositions s’emparent de la ville comme celle de Luke Fowler et Peter Hutton, présentées à l’Hôtel du Cloître qui narrent leurs sujets à travers des collages cinématographiques.

Au retour nous faisons un arrêt à Saint-Rémy-de-Provence afin que nos Hollandais puissent marcher sur les traces de Van Gogh. Mais c’était sans compter sur la ponctualité, rigueur toute nouvelle sous le soleil du midi, puisqu’à quelques ridicules minutes près, le lieu se referme sur notre déception.

Qu’à cela ne tienne, une signalétique à portée des oliviers et de leurs verts si particuliers confortent l’idée qu’il faudra récidiver. Déjà se faufile l’envie d’organiser un retour au pays d’adoption du peintre, d’y mêler un prolongement excursif camarguais au milieu de la sansouire, de la saladelle, des roubines, de la nidififaction [1] etc...

Fatima Mana




Le parcours en images de Jacqueline Cimaz


Il fallait faire des choix ; a été fait celui du devenir par la rencontre avec l’oeuvre des artistes qui ont été en compétition pour le prix Découverte des Rencontres d’Arles 2010, soutenu par la Fondation Luma, et pour le prix Luma.

Il l’a aussi été fait par les visites des expositions Fischli/Weiss et de Luke Fowler et Peter Hutton...

Et puis le lieu - les ateliers SNCF, en cours de transformation pour devenir grand pôle de l’image et de la formation à l’image. Bref la cohérence de la "promenade" avec les Amis de la Fondation Luma.

L’impasse donc, faute de disposer d’une dizaine de jours, sur de multiples visites de grande qualité, y compris aux ateliers SNCF...

Mais ne vaut-il pas mieux prendre le temps de réfléchir à ce qu’on regarde, plutôt que de survoler trop rapidement de très nombreuses photos [2] ? C’était notre choix, fondé aussi sur le constat du fait que plus on connait et avance, et plus il faut du temps pour lire l’image, plus on découvre de nouvelles perspectives et détails, plus on se pose de questions - avant ou après balayage de ses propres références, et sans compter le besoin d’aller de l’image à la doc, de la doc à l’image, de noter éventuellement des réflexions...


Ce qui est livré ci-dessous ne représente donc pas des oeuvres mais un regard, comme croquis - souvent peu fidèle et trop rapide et à chaud - sur quelques oeuvres... De l’ordre du cahier de brouillon, du carnet personnel de notes, relevé d’associations d’idées, d’interrogations, d’annotations souvent enrichies par les échanges dans le petit groupe... De quoi susciter réflexions, réactions et échanges ?


Et puis il y avait cette place-temps revendiquée pour Van Gogh... Son oeuvre, les rapports entre raison et création, cette "lumière de Provence" qu’il a su rendre perceptible et faire exister en lui conférant une identité...




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Fischli/Weiss. Des résonances - Escher, Dali, la BD... La subversion de planches botaniques par Dali, le retour cinématographique par un récent Alice sur Caroll. Jaberwocky, Magny... Un travail d’une rare densité. Puis ces interrogations sur l’incidence de la photo dans le réel et la vie... Revenir sur certaines journées sur l’image au Lux, épaissir une relecture de Rouillé...


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Divers concepts - On Karawa revisité, la vidéo, le signe dans le paysage... Et puis ces oeuvres qui évoquent Barcelo - Barcelo et Nadj - tout en étant fort différentes. L’ordre des questions posées, relues par Glissant ? On pourrait aussi revenir sur un très intéressant travail sur la rupture - très différent de celui de Sophie Calle...


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Le cadre, ces ateliers, ces rails, une vie figée ; ces répétitions comme ribambelles... Le regret de n’avoir pu voir la maquette de Franck Gehry. La joie d’un bébé qui à trois semaines aura côtoyé le rhinocéros rose... Ces médiations symboliques dont parle Vygotski...


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Peter Hutton et Luke Fowler. Une évocation de Couturier. Mais surtout retour sur les années 60 dans le monde anglo-saxon. Des contenus qui parlent, des problèmes qui perdurent... Un beau travail fait à partir d’archives - très différent de celui de Stora. Où la fiction passe par le montage ? Archéologie de l’image ? Sinon inconscient collectif, références partagées structurées par l’image fixe et mobile...


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Promenade en ville. A défaut de Van Gogh, les rues, les années 60, Des lambeaux beaux d’affiches alliant sur les compteurs Botero et Villeglé - et l’art abstrait. Une tonalité de la ville...


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Les Baux ? Oui et non ! La quête des verts de Van Gogh, de rochers comme traits des oeuvres de sa dernière période... Mais ? Gehry/Van Gogh ? Gehry/Dubuffet ? Gehry/Gehry sûrement ; mais de "nouvelles lunettes" pour lire le paysage - ça oui.


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Enfin, le parcours. Non signalé. Mais l’hospice, les oliviers, ces panneaux. Un parcours qui appellera un voyage spécifique - au printemps. Lieux repoduits par Van Gogh ? Lieux que nous lisons avec le regard de Van Gogh. Et dire, rappelle Carla, qu’il n’a vendu aucune oeuvre de son vivant - au plus troqué quelques toiles contre du pain... Et aujourd’hui ? Le marché de l’art ? Le statut de l’artiste ?



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[1] sans oublier, les jours de non-vent, moustiques et autres arabis NDLR expérimentée

[2] D’autant que pour certaines expositions il y a jusqu’au 19 septembre



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Sortie en Arles du 27 août


Prévue depuis longtemps et s’inscrivant dans le cadre du projet « Mouvances » - et, plus précisément, de ce maillon qu’en fut le stage d’Arles 2009 dont la restitution vient d’être exposée, elle est axée sur les expositions Arles 2010, notamment celles organisées aux ateliers SNCF, près de l’emplacement dédié à l’Ecole Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles (formations niveau Bac + 5 ) et à d’autres pôles importants concernant l’image et l’Edition, le futur siège arlésien de la Fondation Luma dont la construction est confiée à Franck Gehry, l’architecte de la Fondation Guggenheim de Bilbao. [1]

On devrait pouvoir y faire la promenade avec la Fondation Luma, une partie des promenades argentine, rock et argentique. D’autres expositions y seront accueillies après le 19 septembre (cf plan détaillé)


Ceci n’exclut évidemment pas un crochet en ville pour y voir une ou deux ou trois autres expositions - comme l’expo Luc Fowler/Peter Hutton.


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Par ailleurs, nos amis hollandais souhaitaient voir des œuvres de Van Gogh. Arles et Vincent Van Gogh. Nous n’avons pas trouvé d’exposition des œuvres de Van Gogh, mais une Fondation qui vit et expose divers peintres comme Combas.

Par contre, il existe un circuit Van Gogh dans Arles dont le descriptif précis et le plan sont téléchargeables sur le Net . Il est donc tout à fait possible de se scinder en deux ou trois sous-groupes pour des visites optionnelles en se donnant un ou des horaires et lieux de rendez-vous précis, et en échangeant les numéros de portables chargés...


Toutes les suggestions seront bienvenues. Départ de Vernoux à 7h45 précises devant le 18 avenue de Privas. Un arrêt prévu à 9h à la sortie Montélimar sud où doit nous rejoindre Simone Foray.


Prévenir le plus tôt possible de la participation au voyage au 0475844725 ou 0687173688 ou 04755826019.


Jacqueline Cimaz


Arles est plus loin qu’Avignon, le départ doit donc être réellement à 8h précises.
-  Coût : entrées (fonction des choix de visites et du nombre de participants) + participation au co-voiturage ; + repas au restaurant ou tiré du sac suivant les choix individuels. A titre indicatif, coût de la journée en Avignon pour visites des expositions Barcelo : 38€ (entrées et voyage) +repas.

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[1] « On y trouvera le bâtiment de la Fondation Luma, l’Ecole Nationale Supérieure de la Photographie, le siège des Rencontres de la Photographie d’Arles, des locaux pour des résidences d’artiste, un studio de 200m2, des espaces d’exposition, les locaux de la maison d’édition Actes Sud, un musée des Cheminots, une gare, un cinéma, une halte-garderie, un restaurant panoramique, des hôtels et des résidences universitaires. » indique l’article déjà cité du CDRP d’Aix-Marseille.



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Retour sur la villa Noailles


L’exposition s’est terminée, avec de nouvelles visites ou re-visites.

Des apports divers...


Et puis des groupes conséquents les deux derniers jours : visiteurs attardés ou joueurs de pétanque et accompagnateurs, le samedi, découverte des photos le dimanche par les très nombreux participants au culte. Des échanges lors d’un pot organisé par l’Eglise Réformée qui ont montré l’attachement à ce Temple et l’intérêt porté à sa vie, y compris à son ouverture dans le domaine culturel.


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Exposition lieu d’échanges et apports. Le travail de Fanny lors de son stage mosaïque de la semaine avec Liliane Jay. Où le reflet devient partie intégrante de l’oeuvre comme dans certains cadres de Jordi Casals.


En guise de bilan, il convient de souligner l’intérêt spécifique pour le travail de Stéphane Couturier - des photos dont l’appréhension demande du temps.

Et aussi, pour sa façon d’appréhender ce temps - rouille et autres traces, aplatissement de la perspective par ces prises de vue frontales qui exigent, pour ceux qui le veulent, la reconstruction des espaces, comme pour celle, patiente, de l’arrière-plan de la piscine. Refaire en sens inverse le chemin du travail d’abstractisation de Stéphane Couturier pour mieux le comprendre ?

Mais le recul temporel ne nivelle-t-il pas ces profondeurs ? Et les reflets qui lient les photos, extérieur et intérieur, le mouvant, l’illusoire et le complexe ? Soulignent en creux l’absence omniprésente des propriétaires, concepteurs, familiers ? Et les ambigüités d’une démarche constructiviste mâtinée de spirituel dans l’art ?

La rouille, les taches, les couleurs -subtilité des ocres, des gris... Mondrian, De Staël ou surtout Théo Van Doesburg


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Richesse des traces, impressions et réflexions sur le livre d’or


Les derniers commentaires dans le livre d’or ont surtout relevé ce qui avait trait au temps : « Temps de partage, remise dans le temps, temps qui passe, temps « pace », liberté, découvertes, invention et renouveau, renouveau dans la tradition... »

Mais aussi ce qui concernait le rapport entre l’exposition et le lieu. Un lieu spécifique, en effet, qui exige la qualité ; un lieu qui incite à la réflexion sur ce qui est exposé, sur l’art en général, mais aussi sur la manière dont l’art aborde le problème du temps - et questionne le réel.


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Cette heure du jour sous un angle où le lieu semble marquer et interroger l’oeuvre...


Et ne retrouve-t-on pas avec la Villa Noailles et son histoire, ce débat récurrent entre matérialisation du spirituel [1] et abstractisation à partir du monde perçu ?


C’est de ce point de vue que le travail du stage d’Arles 2009 a intéressé.

On peut y voir l’apprentissage de ce processus d’abstractisation, avec des contenus divers et mises en œuvre suivant des modalités différentes, chez cinq personnes - plus lisible bien sûr, avec des séries ou le parti pris de la géométrisation.

Jacqueline Cimaz



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[1] cf Kandinsky et le spirituel dans l’art http://fr.wikipedia.org/wiki/Vassily_Kandinsky

Joan Casals au Temple des Baraques, un réseau confirmé


ou l’arrivée d’un motard bien connu à Saint-Apollinaire-de-Rias et Vernoux.

Joan Casals est venu de Nice pour chercher les livres destinés à son père "L’énergie du cadre sculpté de Jordi Casals" publié par les Editions Les Rias [1]


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Joan Casals, qui avait été fortement interpelé par les oeuvres de Barcelo figurant sur le site des Rias (récente sortie en Avignon) en a bien sûr profité pour découvrir et apprécier l’exposition Couturier.

Il a aussi pris le temps d’observer de très près les panneaux de chacun des stagiaires d’Arles.

Un commentaire averti sur l’ensemble, dont une trace figure sur le livre d’or où il souligne la précision de tout ce travail...

Jacqueline Cimaz



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[1] un cadre était exposé lors de l’exposition Dali prêtée par Jordi Casals, collectionneur, galériste et artiste, qui, de plus, a fait don à l’association Les Rias du montant de toutes les ventes effectuées...

D’une exposition à l’autre...


Dans la tranche du temps, une semaine pour une autre exposition, c’est à dire une courte respiration avant d’installer Stéphane Couturier dans les murs du temple des Baraques et d’y adjoindre une représentation du travail des stagiaires d’Arles.

Stéphane Couturier, photographe, travaille la géométrie architecturale avant qu’elle disparaisse ou qu’elle ne soit réhabilitée.

De ses fragments en décomposition, réverbération du temps omniprésent, il s’empare des lignes de frondaison, bouscule l’identité de la bâtisse et la modèle à son oeil d’artiste. Il devient maître d’oeuvre d’une réalité en permutation.

Il métamorphose le statique séculaire, rapte la perception et la restitue sur des clichés, témoins d’une réappropriation artistique de la réalité devenue sa réalité visuelle.


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Les photos d’Arles, bien sûr. Intérêts multiples de cette exposition. Mais les photos de Couturier ! Et toujours cette question : "Mais comment faites-vous pour qu’on vous prête ainsi des oeuvres d’une telle qualité, dans un petit village ?" Mystère entretenu... Une exposition à ne pas manquer. Un public nouveau et averti qui ne s’y est pas trompé et s’ajoute à un public habituel qui se forme très vite... (J.C).




En face, au large des épreuves de l’artiste, les stagiaires d’Arles [1] exposent leurs sélections [2]. [3]

Modestement mais bien présent, un fidèle rendu de leurs travaux, pendant conclusif d’une semaine en totale immersion photographique. [4]

Chaque nouvelle exposition entraîne une confrontation avec l’espace disponible où le plus souvent, les murs finissent par se rendre, élagués par la volonté d’offrir au public une installation digne de ce nom.


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Une des photos de Couturier pose beaucoup de problèmes de lecture au public ! Avis contradictoires, discussions... Le besoin de situer ? La photo et le réel ? En tous cas, un enthousiasme unanime... (JC)




Le vernissage, langage éphémère où l’on peut s’approcher des oeuvres présentées a rassemblé plus d’une vingtaine de personnes, épelant parfois l’étonnement au passage des yeux posés sur les supports.

Du 2 au 13 août, l’association « Les Rias » vous propose une histoire de regards. Pour cela, il suffit d’emprunter du temps à l’été.

Fatima Mana

NB. De plus, une visite des expositions des Rencontres Internationales de la photo -Arles 2010- aux ateliers SNCF, est prévue le 27 août. Nous verrons à cette occasion le projet de siège de la Fondation Luma en Arles, de Franck Gehry, l’architecte qui a conçu la Fondation Guggenheim de Bilbao et Bas Smet, paysagiste, oeuvrant avec Maja Hoffmann . Certains amis Hollandais souhaitent aussi voir "la maison de Van Gogh". Projet à l’étude avec éventuellement un temps de séparation en deux groupes. NDLR



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[1] Jacqueline Cimaz, Michel Cimaz, Régine Froment, Fatima Mana, Aurélie Ranc.

[2] Sélections choisies avec le responsable du stage, auxquelles s’ajoutent quelques autres photos retenues en fonction du lieu.

[3] Stage fait en Arles en Août 2009 sous la direction de Jean-Luc Cormier, dans le cadre du projet "Mouvances", rendu possible par l’aide de la Région, du CDRA ValDAC, du Département de l’Ardèche, de Véolia Eau Environnement, des communes de Saint-Apollinaire-de-Rias, Châteauneuf de Vernoux, Saint-Basile, Saint-Jean-Chambre, Saint-Julien-le-Roux, Saint-Maurice en Chalencon et de nombreux autres sponsors privés.

[4] Une remarque de Yan Mulder, "ancien habitué de la cantine de madame Péatier", soulignant au travers des travaux de Fatima Mana et Jacqueline Cimaz, le processus d’abstractisation : "Vous avez été bien dirigés dans ce stage", et de rappeler que la photographie n’est pas reproduction du réel, mais regard, interprétation et intervention sur celui-ci... NDLR



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Villa Noailles


de Stéphane Couturier.


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 [1]




Huit grandes et belles photos ; de couleurs indicibles.

Un bâtiment [2]dont la splendeur et le foisonnement d’antan suintent de murs qui attendent la réfection, d’autant plus denses et présents -même si invisibles- que l’abstractisation traduit l’attente ambigüe de la réfection.

Souhaitée et crainte, cette réfection ?

Certes histoire de temps ; mais à surfer sur les crêtes pétrifiées des temps, comme, lorsqu’en pied de digue le ressac stoppe un instant la vague...


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Immobilité de deux flux. Arrêt sur réseaux. Ephémère à fouailler... [3]

Pour mieux connaître le travail de Stéphane Couturier, voir la présentation du 104 où il a récemment été en résidence

"Stéphane Couturier aborde ses photographies comme un peintre ses toiles. L’utilisation de grands formats et l’écrasement de la perspective sont d’ailleurs caractéristiques de ses clichés"




L’autre côté du temple offrira modestement la restitution de la sélection des travaux des stagiaires 2009 des Rias en Arles.


Et puis dans les cartons à dessin...


Une nouvelle exposition au Temple des Baraques.


Vernissage ce lundi 2 août à 18h.


Ouverture ensuite tous les jours jusqu’au 13 août de 14h30 à 17h._


Jacqueline Cimaz



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[1] in "Revoir foto" .

[2] En fait, une villa conçue par l’architecte Mallet-Stevens ,

[3] Ces photos de la Villa Noailles ont été publiées en portfolio par Ville Ouverte.

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Fin de première phase résidente de Sébastien Camboulive


Quelques rappels utiles :

C’est Jacqueline Cimaz qui a découvert Sébastien Camboulive au hasard d’une attente feuilleteuse de revue photo en gare de Lyon, il y a bientôt deux ans.

Arrêt sur Spirales et ses dépliures d’un temps qui ne repasse que décalé et rompu, une de ces rencontres fortes qui, court-circuitant les échelles, plantent un jalon.

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Camboulive à "L’arbre à feuilles", la librairie de Lamastre où il a pu installer son "studio" mobile.


De Spirales à LesDoucheslaGalerie il n’y a que le pas d’un temps à l’emploi bouleversé, d’une entrée quasi effractive, de la découverte savourée de livres en presque rapine et d’une intrusion affirmée et revendiquée.

Et là, autre découverte forte : cette préface de Rouillé au Meltingpoint de Couturier, où il affirme qu’à notre époque de flux et réseaux, pluricentrée, la belle photo a quelque chose qui appartient au passé, la saisie et la transformation du réel nécessitant la fouge que permettent les utilisations de la photo comme outil et/ou matériau dans un projet qui l’intègre en la dépassant.

Une thèse qui coule comme dialectique, sur laquelle l’équipe des B2istes a eu l’occasion de travailler avant d’aborder - au niveau de la pratique - l’image composite et le document hétérogène et composite.

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Une résidence étanchée par ces marques dans le paysage, ce réseau départemental fédéré de contacts amicaux et échanges essentiels...


Aussi, lorsqu’on nous a proposé de monter un projet dans le cadre de l’Appel "Ecritures de Lumière", c’est tout naturellement que le C.A. des Rias a accepté la proposition de Françoise Morin, de Ville Ouverte [1], pour une résidence de Sébastien Camboulive.

C’est tout naturellement aussi, parce qu’il s’agissait d’un choix informé et volontaire - un choix répondant à nos exigences de qualité artistique - qu’il a maintenu le choix de Camboulive face à une proposition D.R.A.C. de travailler avec un photographe du cru - dans le cadre donc de la "belle photo", et non du travail artistique utilisant la photo, que nous avions choisi !

Une distinction que nous avaient permis d’appréhender - non pas le stage - mais les expositions d’Arles 2009.

Une distinction que devrait nous permettre d’approfondir le projet " De l’écriture numérique à l’écriture transmedia " et que cette première phase de présence achevée de Sébastien Camboulive fait mûrir dans le collectif, avec ses projets d’exploitation des matériaux mettant en scène "les" et non "le" portrait(s) résultant et ses imperceptibles variations burinées ensuite par la vidéo...

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Une résidence nourrie de contacts avec les gens - l’association, et la population...


Et puis il y a aussi cette fouge prévue de l’imperceptible du paysage, non plus d’une apparente continuité temporelle mais de celle d’un espace coloré...

Et puis tout l’inédit, l’irréversible qui, a posteriori parait couler de source, mais demande un travail authentique, dense et personnel, dans la durée...

Une résidence qui par delà ses 136 portraits et ses photos de paysage, par ses projets esquissés, répond pleinement et comme il se doit, par de l’inédit, à nos objectifs.

Jacqueline Cimaz





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[1] L’association qui gère LesDoucheslaGalerie



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Chair d’image à Fabras


Une journée fructueuse en contacts et riche pour la construction d’un habitant/habitué du plateau mûri dans la durée.

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Avec l’humanité, la chaleur, les intérêts, pour l’art, la lecture, l’écriture, l’environnement, l’interêt pour l’Autre, la création - le numérique aussi, un fabuleux outil de communication, de partage et d’action...

Par delà les traits du visage, les paroles, les gestes, la consistance, la densité, la vie.

Jacqueline Cimaz





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Un artiste en résidence.


Dès son arrivée, c’est à dire à l’heure de midi, comme lorsque les touristes viennent toucher les traces visibles à l’oeil nu de notre région, notre artiste débarque en terre étrangère.

Pour l’accueillir, chacun a défait son pays, parlé de la profondeur de ses sillons, choisi des lumières pour le raconter.

Jacqueline, Michel et Fatima remontent en vrac des paysages qui à eux seul parlent de l’Ardèche méconnue par l’artiste. Le trio raconte ses morceaux de ciel, cherche les racines qui s’égouttent lentement de l’endroit et qui ont fabriqué sa mémoire.

Sébastien Camboulive, artiste photographe clermontois, écoute concentré, ne sachant pas encore à quelle sauce il sera mangé.

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L’après-midi, nous le plongeons dans l’espace environnant, attaquons l’inventaire des lieux bordés de présences artistiques contemporaines, notamment le sentier d’art et le fameux Carrefour des Résistances qui défriche son histoire aux pied de ses totems, ou sa dernière installation à la source de la Dunière sur les hautes buttes du pays. Nous suivons sa déclivité jusqu’aux orgues en attendant que le ciel s’énerve et répande sa colère afin que bruissent leurs sons semblant venir de l’au-delà mais que nenni, devant l’étranger, elles restent désespérément muettes.

Puis c’est la rencontre avec les gens du pays, se cognant parfois contre le projet de Sébastien Camboulive, qui photo à l’appui, explique son travail.

Dans la douceur du soir qui tombe sa lumière sur la foisonnance végétale, nous remontons le cours de l’intention première, à savoir trouver des visages à photographier pour le projet de l’artiste qui provisionne les accords au gré de ses pas.

Pour étayer sa démarche, la mairie de Saint Apollinaire de Rias a envoyé un courrier aux habitants afin que la présence du photographe ne soit pas pourfendue aux portes de l’étonnement par l’incompréhension.

Fatima Mana


NB. Cet accueil en résidence a été possible grâce aux aides du Conseil Général de l’Ardèche, des municipalités de Saint-Apollinaire-de-Rias, de Châteauneuf-de-Vernoux, de Saint-Jean-Chambre, de Saint-Julien-le-Roux, de Saint-Maurice-en Chalencon, de Véolia-eau et de sponsors privés. Un dossier FIACRE a été constitué. La durée de la résidence sera évidemment fonction des aides reçues. Un point sera fait lors de l’exposition de restitution.

Cette résidence s’inscrit dans un projet 2010-2011 plus global, incluant un partenariat avec Alexis Chazard de l’Ecole des Beaux-Arts de Valence,et une résidence de Jean-Pascal Dubost, auteur...





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S’inscrire pour ce faire tirer le portrait


Présence de Sébastien Camboulive, artiste travaillant la photo, du 14 au 24 juin.

Il recherche des personnes qui acceptent qu’on "leur tire le portrait" pour en faire un portrait unique, d’un habitant fictif, dans le cadre d’un travail sur l’identité.

Téléphonez pour prendre contact au 0475844725 ou au 0475582609.


Au second jour, une idée plus précise :

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Message de Sébastien Camboulive


Quelques extraits :

-  important pour la presse et les radios :

"En préparation de mon premier passage mi juin et pour réaliser cette série d’images de visages qui me tient à coeur, est-il possible d’envisager une série d’annonces au niveau local pour prévenir de cette action ?"

Bien sûr cela parait tout à fait possible ! Nous demandons une rédaction et un dossier de presse à Sébastien Camboulive.


"Ces annonces pourraient indiquer que pour réaliser un portrait commun des villages environnants, le photographe Sébastien Camboulive en résidence aux Rias... propose

tel rendez-vous entre telle heure et telle heure auxquels les populations sont invitées pour se faire tirer le portrait.

Les visages ne seront pas reconnaissables car fondus dans un seul ensemble. J’imagine que le mieux pour recueillir la plus grande quantité d’images serait que je puisse m’installer dans des lieux de "fortes" concentrations / de passage : écoles, maisons de retraite, mairies, bibliothèques...




(JPG) Sébastien Camboulive, dans ses recherches/créations sur l’identité a fait un portrait du professeur (femme ou homme, blanc ou noir, jeune ou ùoins jeune...) de l’IUFM de Clermont-Ferrand, à partir de 137 photos. La résultante montre une dominante féminine, jeune, brune... Un flou qui, pour beaucoup, évoque la renaissance italienne...

Nous avons déjà pensé aux marchés, avec leurs diverses strates de population (où on parlait "patois" jusqu’à 9h30, français jusqu’à 11h, hollandais ensuite...)

Pour les scolaires il ne devrait pas y avoir de problèmes puisqu’aucune photographie individuelle ne sera exploitée...


Nous souhaiterions recevoir les avis et propositions rapidement ; Sébastien Camboulive sera ici pour dix jours -1er séjour- à partir du 14 juin.


Jacqueline Cimaz


NB. Nous répondre par courriel au webmaster ou à lesrias.association@orange.fr ou en appelant au 0475844725.


Pour situer Sébastien Camboulive, extraits de son CV :

Expositions (Personnelles & Collectives)
-  1999 Moulin du Roc - Scène Nationale, Niort (C)
-  2000 Le Pilori, Niort (C)
-  2003 ZAC Paris-Rive-Gauche, Musée Thomas Henry,
-  Mois de la Photographie de Cherbourg-Octeville (C) 2006 Sans_titre_4,
-  Galerie De Visu, Marseille (C)
-  La limite pluie-Neige, Contretype, Bruxelles (Belgique) (P)
-  La limite pluie-Neige, Biennale Septembre de la Photographie, Lyon (C)
-  CO2, Bruxelles à lʼinfini, Centre Culturel International, Cracovie (Pologne) (C)
-  2007 CO2, Bruxelles à lʼinfini, Centre Wallonie-Bruxelles, Paris (C)
-  Cymbalaria Muralis, Dompierre-sur-Besbre (P)
-  CO2, Bruxelles à lʼinfini, Museu de Arte Brasileira da FAAP, Sao Paulo (Brésil) (C)
-  2008 Spirales, Musée dʼArt et Archéologie, la Sellerie, Aurillac (P)
-  La limite pluie-Neige, Biennale de la photographie et de la ville, Sedan (C)
-  CO2, Bruxelles à lʼinfini, Museul National de Arta Contemporana, Bucarest (Roumanie) (C)
-  Marseille & la limite pluie-neige, Lʼart est ouvert, Sarlat-la Canéda (C)
-  La limite pluie-neige, Photaumnales 2008, Beauvais (C)
-  Spirales, Chapelle de lʼOratoire, Clermont-Ferrand (P)
-  Spirales, Galerie Les Douches, Paris (P)
-  2009 Cymbalaria Muralis, IUFM Auvergne (P)
-  Lʼéternité dans lʼinfini (à échelle réduite, en accéléré et en couleur) prototype I + Fade to graze, Vidéoformes 2009, Clermont-Ferrand (C)
-  2010 Destination Europe Trapani, Bourse du Travail, Rencontres Internationales de la Photographie, Arles (C)
-  Spirales, Encontros da Imagem, Braga (P)

Bourses & Résidences
-  1999 Rencontres Photographiques Européennes, Niort (R)
-  2004 Lademoen KunstnerVerksteder, Trondheim (Norvège) (R)
-  Atelier De Visu, Marseille (R)
-  Bourse dʼaide à la création, Mairie de Paris 2005 Espace Contretype, Bruxelles (Belgique) (R)
-  Bourse de la Communauté française de Belgique (Ministère de la Culture et de la Communication)
-  2006 Bourse dʼaide à la création, DRAC Auvergne La Résidence, Dompierre-sur-Besbre (R)
-  2008 Institut Français de Bratislava (Slovaquie) (B)
-  Vidéoformes, Clermont-Ferrand (R)
-  Ecritures de Lumières, CNDP, Auvergne (R)
-  Lauréat programme Artist In Residence Ambassade de France, Inde (R)
-  2009 Institut Français des Pays-Bas, Maison Descartes (R)
-  Bourse dʼaide à la création, DRAC Auvergne

Catalogues & Publications
-  2006 Des corps dans la ville, Lyon Septembre de la photographie, édition Filigranes (C)
-  Bruksela do nieskonczonosci, Centre Culturel International, Cracovie (C)
-  2007 La limite pluie-neige, carnet de résidence, éditions Contretype, Bruxelles (P)
-  CO2, Bruxelles à lʼinfini, Centre Wallonie-Bruxelles, Paris (C)
-  2008 Lʼart est ouvert, ADDC Dordogne (C)
-  Urbi et Orbi, La ville étrangère, Biennale de la Photographie et de la Ville, Sedan (C)
-  2009 Vidéoformes 09, Clermont-Ferrand (C)

Sébastien Camboulive est représenté par Les Douches - La Galerie, 5, rue Légouvé, F-75010 Paris, +33 146 071 084, www.lesdoucheslagalerie.com


NB. Restitution prévue à Toussaint. ’La durée et la densité de la Résidence dépendront des aides obtenues. Il va de soi que les sponsors seront bien accueillis...





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Expos photos de l’été des Rias et


autres manifestations importantes prévues pour l’été 2010  [1]


Le samedi 29 mai 2010 : manifestation en 4 temps.

Clôture du projet « Mouvances », projet Arts Plastiques 2009, accompagné de diverses activités artistiques conçues comme activités de médiation (théâtre, écritures textuelles et photographiques...)

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-  15h Temple des Baraques : spectacle théâtral avec 11 acteurs âgés de 8 à 85 ans, ayant travaillé à partir de leurs apports avec

Christian Bontzolakis, scénariste, auteur et metteur en scène.

-  16h30 : présentation de « Mouvances », la stèle de Martine Diersé, plasticienne et céramiste, installée aux Mottes, à la source de la Dunière,

-  17h15 : présentation des orgues de terre, de feu et d’air, installation de Martine Diersé, à Combier.

-  18h : évocation du Sentier d’Art, constitué à ce jour par le Carrefour des Résistances, Mouvances et ces Orgues de terre, feu et air, et verre de l’amitié, devant le Temple des Baraques.

A l’intérieur du Temple, exposition d’imprimés de livres numériques, par ailleurs consultables sur ordinateur en bibliothèque, avec leurs liens, vidéos... Livres réalisés pour la plupart par des habitants du Plateau sur le thème de l’eau - ses mouvances, transformations et autres flux... Dédicaces possibles...




Résidence de Sébastien Camboulive, artiste utilisant la photo et la vidéo, 1er séjour du 14 au 24 juin.

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Montage d’extraits de la vidéo longue du projet Vidéoformes 2009, "l’éternité dans l’infini". Voir aussi les pages 98 à 101 du catalogue Vidéoformes 2008-2009 sous Calaméo




Exposition du 12 au 24 juillet, vernissage le vendredi 16 à 18h : Photos et gravures de Dali (Collection Jordi Casals), au Temple des Baraques... [2] [3]

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Exposition du 2 au 13 août, vernissage le lundi 2 à 18h. Photos encadrées du porte-folio Villa Noailles de Stéphane Couturier, Editions "Ville ouverte"... + photos des stagiaires du stage d’Arles 2009.

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La présentation de Villa Noailles dans le Moniteur




Exposition au temple des Baraques du 29 octobre au 7 novembre. Vernissage le samedi 30 à 15h. Créations de Sébastien Camboulive lors de sa résidence + réalisations du groupe qui aura travaillé avec lui.






Projection du film de Laura Monnier à la grange du Vernat + découverte d’œuvres de Collections privées.

Date à déterminer en novembre. [4]




Projet "Résonnances" : date à préciser - installation vraisemblablement en octobre.


Jacqueline Cimaz



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[1] telles que prévues ce 23 avril...

[2] Les modalités éventuelles d’ouverture du 14 juillet seront précisées ultérieurement...

[3] Toutes les expositions sont ouvertes tous les après-midis de 15 à 17h sauf en octobre-novembre (14h30-16h30 à cause de la lumière et sur rendez-vous pris au 0475844725 ou 0687173688 ou 0475580957.

[4] Des projections partielles, différenciées pourront avoir lieu lors de visites ou manifestations sur le sentier d’art donc sur des groupes, des arbres, des totems, les murs du Temple, de l’église, d’une grange... Tous renseignements utiles en temps voulu sur le site...

Stéphane Couturier au Vernat




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De passage entre Paris, où il vit, et Avignon où il sera en résidence pendant le festival pour photographier le Palais des Papes - hormis escapades arlésiennes - Stéphane Couturier, s’est arrêté au Vernat, le temps de présenter son porte-folio sur la villa Noailles, de faire un peu plus ample connaissance et d’aborder d’éventuels projets, comme, déjà, une présentation publique, en bibliothèque, du porte-folio.

Des photos vues à la Galerie , à Paris, rue Legouvé, la galerie "Les Douches la galerie que gère l’association Ville Ouverte.

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Des photos denses et belles qui convoquent des références picturales - de Mondrian à De Staël en passant par Malévitch - puis parlent seules de cette villa Noailles d’avant réfection où les murs suintent Man Ray et tant d’autres.


Stéphane Couturier à Saint-Apollinaire-de-Rias

La piscine, le plafond, les carrelages, les murs, les miroirs, une porte, un radiateur. Bref, du banal ? Du banal ? Pas vraiment, du chargé d’une histoire très particulière et personnelle d’artistes, de mécènes, de mécènes-artistes, d’avant-garde de la première moitié du XXème siècle qui, invisible, sature composition et couleur.

Des couleurs douces et fortes, des compositions qui parlent, parfaites.

A voir et revoir...

Stéphane Couturier, lui, insiste sur les détails, les fers, jointures, et leur importance. Sens mis en scène d’un apparent réel soigneusement construit - une construction moins apparente que dans "MELTING POINT" [1], qui tire sa force de sa rigueur comme si la géomètrie enserrait les foisonnements d’une époque pour les conserver, sinon en une impossible synthèse du moins par un regard, arrêt vibrant sur image, figeant et rassemblant l’investigation personnelle.

Jacqueline Cimaz


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Site de Stéphane Couturier Un site à voir, bien classé, où divers parcours peuvent cependant émerger.

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[1] cf Usine Toyota n°15, Valenciennes, 2005



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Cadeau de départ


Une vie d’expérience.


Une histoire de plusieurs histoires ou est-ce l’inverse !

The Man I Love est un champ d’expérience cinématographique nous dit son réalisateur Christophe Perton.

Balayé en permanence par des images expérimentales où le possible est poussé « à bout de souffle ». Cadrage, travelling, plongée, contre plongée, que sais-je encore, sont travaillés à l’épuré au plus près d’une épure visuelle, contemporaine à souhait.

Le réalisateur/scénariste a joué sur le temps compté. 12 jours et 12 nuits de soudainement vides avec une troupe - celle du CDN - et une ville -Valence - pour les remplir.

Si dès les premiers mouvements, nous pensions le texte poétique plus présent, la voix off progressive s’écoule chaude sur l’écran jusqu’à l’apparition des premiers éléments fouettés au hasard du vent.

Et si l’on parlait de ces musiques solidaires et de leur rythme qui halète, colle à l’image, la cloue sur l’émotion, l’accompagne comme une seconde peau, la soutient, creuse les séquences de mystère.

De ces vies isolées dans leur monde au restaurant, de cet homme traversé au passé, de ces ouvrages et rues enfermés dans l’oeil du possible, quête et courses folles sous la lumière de la cité...

C’est un film à part, part d’un impossible réalisé.

Fatima Mana


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Un film qui, pour moi, a convoqué Bunuel et Varda.

Des photos magnifiques comme celles où on voit, de plus en plus haut, s’éloigner en bas, la cathédrale...

Un film dense, polysémique, ambigu - cette scène du départ de la famille arménienne entre exode et nouveau départ et lourde de tous les exodes... toutes les atrocités du XXème siècle... Positiver les ruptures subies... réitérées ?

Un film à voir et revoir, chargé de symboles et signes à explorer...

La densité du regard sur les autres, un public ? Cette scène du restaurant entre réel et projection, comme relecture actuelle de dessins de Grosz, au début du 20ème siècle.

Et celle de l’escalade des murs de la maison, presque trop fugitive...

Revisité à la française, le prémonitoire de l’expressionisme allemand ?

Et cette sensation d’insolite que crée la reconnaissance d’acteurs maintes fois cotoyés au théâtre ? La familiarité avec une vieille ville revisitée... et redimensionnée.

L’ambiguité de la course poursuite dans la Poudrière, sans allusion à Caroll.

Et une utilisation de ressources numériques - ces transparences et incrustations - très discrète, assujettie au sens ? Trop ou pas assez ou juste ce qu’il faut pour susciter une lecture créatrice du spectateur ?

Un film moins violent que certaines pièces vues au Bel Image, mises en scène par Perton ; comme si la prégnance et la beauté de la vieille ville offraient un point d’ancrage...

Un film à revoir comme l’ont été "Le conformiste" de Bertolucci et "Les plages d’Agnès" de Varda pour y interroger la rencontre entre la vague puissante de l’image et le ressac du sens.

L’"Orphée" de Cocteau et la traversée du miroir, aussi... Pabst. Le jeune Brecht.

Mais à chacun sa lecture du film, ce qui en situe d’emblée la qualité. La clôture d’une époque avec ce départ de Perton et l’inquiétude qui taraude.

La recherche à tout prix de l’audimat ne tue-t-elle pas une recherche et une création indispensables à toute avancée artistique ?

Comme si se brouillaient les rapports entre art et histoire... Creux de vague ?


Alors que les discours n’ont guère été applaudis, le film, lui, l’a été, longuement et intensément...

The Man I Love...

Humanisme du 21ème siècle...


Jacqueline Cimaz





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Choses lues par Julia Bonaccorsi


qui nous envoie pour publication un texte qu’elle a écrit suite à sa visite de l’exposition Fleischer à la BNF

-   « Choses lues, choses vues » - "une exposition spectacle d’Alain Fleischer"

Une exposition à voir... et un beau texte

Allez voir la vidéo citée...

En guise de conclusion, une phrase de Julia qui nous renvoie à notre projet Science, "Media en quête d’identité", entre hypothèse, rêve et prémonition...

"Les iconographies à venir de la lecture sur écran seront peut-être le lieu d’une réinvention de la représentation du corps du lecteur : c’est alors par-dessus son épaule qu’on aura envie de regarder."





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Du numérique à l’optique et spirale ? Jordi Casals et le Packaging de luxe


Nous avons demandé à Jordi Casals ce qu’il pensait du livre « numérique » :

-  Il y a des bouquins pour la vulgarisation que je mettrais (sur un site). Le bouquin de Dali, jamais je ne leur donnerai les droits car là il faut garder le côté rare et sacré du livre au même titre que les livres de bibliophilie. La vulgarisation tue la rareté...

Nous avons montré sur l’éctan du portable d’ Ici là (la revue de Pierre Ménard sur Publie-Net), montré et fait entendre. Là une révélation et de nouvelles questions...

L’émergence du fossé entre simple numérisation et création numérique, un fossé à creuser...

Jordi Casals, plus que jamais fou de Dali, disposant d’une collection affinée d’œuvres rares et belles et d’une grande qualité, cherche toujours à intégrer les nouveautés du design dans une peinture pseudo-figurative, clin d’œil vitreux au Modern Style, pour y interroger le caractère éphémère de l’inédit, et un certain irrationalisme.

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Le récent salon du Packaging de luxe [1] qui s’est tenu à Monaco, dont il était invité d’honneur au stand de Cellutec a allié avec bonheur avancées technologiques et emprunts artistiques pour des créations nouvelles, comme l’impression et l’écriture sur mousse. Comme pour dire qu’à côté du papier ou de l’écran, il y a d’autres matières-supports possibles... Et résistant au numérique, l’optique de ces hologrammes que Jordi Casals intègre à ses peintures... [2]

-  Décliner les dernières technologies des créateurs de la grande consommation - l’industrie du packaging de luxe, et leur donner un caractère intemporel en les déclinant en œuvres d’art...

Des créations en peinture et sculptures... "Ces technologies n’existaient pas. Il y a moins de dix ans qu’elles ont commencé à faire leur apparition. Ça va évoluer, ça va tellement vite. Au début les apprivoiser, puis les fixer avant leur disparition. C’est ma démarche. La création par ordinateur c’est pas mon truc..."

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-  Par exemple -et il en montre, il y a maintenant des photos sur chocolat, l’œuvre de vrais créateurs... C’est la première fois que sur un salon ils ont mélangé l’art et l’industrie [3] Allez voir le site du Packaging de luxe, une première en 2009 !

-  Le nouveau ça a été l’impression sur mousse - innovation Cellutec. On a créé l’évènement avec ce salon. Ecrire au stylo bille sur la mousse c’est un régal...

-  Le numérique ? Les hologrammes dans le numérique à voir ? Si tu peux poser la question...

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Jordi Casals collectionne les nouvelles matières des nouveaux emballages et tente de les incorporer à des créations artistiques qu’elles font évoluer. Histoire d’exploiter ces nouveaux matériaux. Une recherche qui, au fil des ans, prend forme et sens...

Une belle façon aussi en s’en riant et le posant comme objet d’art, d’interroger ce brouillage culturel "porosité" évoquée par le rapport sur les pratiques culturelles des français à l’ère du numérique... Le brouillage ou "la porosité" érigé en ready-made  ?

Jacqueline Cimaz

NB. Sur les hologrammes et leur fabrication, nous avons trouvé un site et nous en avons trouvé un assez bien rendu sur Internet, sue le site de l’Université de Saint-Etienne figure 6

[1] «  le packaging c’est ce qui fait vendre le produit ». « Mon premier livre sur Dali, Draegger l’a fait avec pour partenaire la plus vieille imprimerie d’Europe. Même les boites pour tubes de dentifrice utilisent les hologrammes pour attirer le client. .. »

[2] Quelque chose sur quoi nous reviendrons par ailleurs, avec l’offre d’un livre dédicacé sur mousse à la Bibliothèque... Livre et mobilier réalisés avec et grâce à l’industrie Cellutec...Et la sensualité soulignée de l’écriture sur mousse...

[3] Ah voir ! Et le Bahaüss ? NDLR



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Stéphane Couturier des Douches à Niterôi (Brésil)


Photographie : une belle photo - photo d’une rue de Vélizy, de Stéphane Couturier dont l’exposition aux Douches La Galerie à Paris se poursuit jusqu’au 28/11.

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Une présentation dont nous avons déjà parlé des portfolios sur la Villa Noailles et Renault Billancourt [II] que les éditions Ville Ouverte viennent de publier. (cf article en rubrique "Arts visuels" )

Interroger et fixer le temps qui s’achève d’une utilisation publique avant désaffectation et transformation.

Et une invitation à une exposition au Brésil, toukours liée à la ville et l’architecture. Braisilia/ Le Hâvre, constructions de l’après-guerre, d’une même époque, Niemeyer/Perret et les photos...

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Carton d’invitation téléchargeable à un format lisible...

J.Cimaz



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Couturier exposé au Brésil avec d’autres photographes de l’architecture

Exposition de qualité


à Vernoux avec les collages insulaires d’Adine Duval au Relais des Arts.

Un travail exigeant et qualifié qui fouaille les cartes et mémoires extérieures et intérieures.

L’Ecosse de Polanski revisitée par l’Alice de Lewis Caroll, des couleurs de bord de mer, moultes références culturelles qui surgissent tant le travail est dense et polysémique...

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Des photos qui avec les reflets du soir et des lumières et la distance de ce haut accrochage biaisent les oeuvres...

Bientôt une autre exposition et sans doute une interview avec cette question évidente : et le livre d’artiste ?

Une jeune plasticienne dont on reparlera...

Jacqueline Cimaz

NB. Et toutes nos félicitations au relais des Arts pour la qualité de ce choix...





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La pendule arrêtée de Stéphane Couturier


Une exposition à voir, rue Legouvé, à Paris, à la Galerie Les Douches-la Galerie, une galerie associative et une maison d’édition associative "Ville Ouverte" .

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Sont actuellement exposées là les deux séries de planches des portfolios juste sortis de Stéphane Couturier : "Billancourt II"

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et "Villa Noailles".


Stéphane Couturier traque le temps dans les mutations de bâtiments, notamment industriels, et tente de figer une étape avant l’irrémédiable du friche ou de la restauration...

Une autre approche que celle où les superpositions lui permettent d’appréhender mouvement et flux - sans doute complémentaire...

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Là, il convoque les arts plastiques - Mondrian, Duport et d’autres - notamment sur ces murs de la Villa Noailles où l’immobilité atteint une rare densité.

Un très beau travail, fort et plastique...

Une exposition à voir et revoir...


J.Cimaz

NB. Métro Jacques Bonsergent, près de la République





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On répare même les appareils photos

Chute de l’appareil dans un encombrement à la sortie du métro Saint-Paul... Ne s’allume plus...

Et là, du Marais à la Bastille puis presque à la République, les passants vous guident.

Ils connaissent un endroit Boulevard Beaumarchais où on répare...

A vrai dire, un réseau de réparateurs, spécialisés semble-t-il, et qui de l’un à l’autre, vous envoient au bon endroit en fonction de votre appareil [1]...

Voilà qui rappelle les réparateurs de poupées berlinois d’il y a quelques décennies...

Du précieux à savoir. C’est moins cher que d’acheter un nouvel appareil et puis celui-là on le connait, on en a apprivoisé les réglages, un outil qu’on aime, avec lequel on a son histoire...

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Comme nous a dit notre réparateur :

"On est encore quelques uns en France, notamment à Paris..."

Du bon à savoir... [2]


Jacqueline Cimaz



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[1] Il y en a aussi pour l’argentique, et puis suivant le type de panne...




[2] Une question qu’on nous avait posée... Donc si votre vendeur n’assure pas le service après vente, ou que vous êtes en déplacement, puisqu’il existe des réparateurs, il suffit de chercher sur Internet le plus proche de son domicile ou les modalités d’envoi de l’appareil en fonction des références de celui-ci...

Voyage à Arles


du samedi 29 août.

Départ de Vernoux, à 7h au parking d’Intermarché...

Inscriptions indispensables au 0475844725 ou en Bibliothèque.


Menu :

-  Préparation de la visite en Arles du 29 :

une visite au Centre d’Arles Willy Ronis ?, ou Nan Goldin ? ou autre ?

une ou deux visites aux ateliers SNCF (dont la salle 17), ou Duane Michals ou Brian Griffin ou Thomas Florschuetz ?

repas-rendez-vous au restaurant puis visite de l’exposition Clergue à l’abbaye de Montmajour.


Parallèlement, prise de photos, le matin, lecture sur ordinateur, en fin de repas,

commentaires et orientations pour les prises de photos de l’après-midi.

Et la suite à Saint-Apollinaire - aux Baraques, en Bibliothèque...




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Accrochage virtuel


S’interroger sur des photos, en rapport plus ou moins étroit avec Mouvances...

Beaucoup veulent aussi participer au stage par photos interposées...

Une toute petite sélection...


Un platane des places de Provence vu par Fatima Mana,

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Et de l’eau canalisée, toujours en Provence...

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l’eau du bain, et les transparences et reflets de la baignoire, de Geneviève Greco,

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et toujours d’elle, un photo retour de Provence, lumière intérieure qui appelle un stravail spécifique...

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et pour finir, cette photo du site des fonderies de La Voulte, où s’est encore tenu un spectacle de qualité réalisé avec la population

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un site et des spectateurs que Manon regarde avec son appareil...

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Transparences et brillances, de café o the à calques et filtres...


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l’équipe est venue plus tôt, pour préparer, avant ouverture, la lecture Chalencon...


Des visites, une centaine, où l’effet de surprise s’est déclenché dès l’entrée de la salle d’exposition, voilà de quoi récidiver, ne serait-ce que pour entretenir la part d’étonnement et de plaisir installée sur les visages venus.

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Quand l’atelier numérique interpèle le public...


D’un côté, le mur virtuel : un concentré d’attraits qui s’est parcouru à chaque fois avec beaucoup d’intérêt.

Le zigzag du milieu, support de luminaires, flottille de bois, attirait les regards qui écoutaient interloqués la matière utilisée.

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Ce b2i pourvoyeur d’images sui vont réfléchir....


Des armatures revêtues en sachets de thé, renvoyant sous le dardé de la lumière artificielle l’imprégnation végétale, aux tableaux travaillés à la parole créative, ce fut un tout harmonieux qui paisiblement retroussait le plaisir des yeux.

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des images qui font parler...


Pour l’association « Les Rias », une exposition est un temps, un support sur lequel les rencontres fabriquent curiosité et intérêt.

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De belles réalisations...


Mathieu et Magali, d’un élan participatif, nous ont prêté leur jeunesse créative, le temps d’interpeller, de susciter sous les fronts curieux, solidaires de l’action ou simplement en villégiature, des attachent passagères autour d’une résonance commune.

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la plus jeune visiteuse...


Une semaine, un instant, déjà en chemin sur d’autres projets qui rassemblent.

Fatima Mana_




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Suggestions de Lauris pour Arles


Frédéric Mouriès, auteur d’"Oscar", du "Consul de Hong-Kong", de l’Essai, oublié aux Rias "Des archives au roman", nous a envoyé un courriel dans lesquel il précise :

"En lisant votre brochure et les activités toujours aussi denses de votre association j’ai repéré une visite des expos des rencontres d’Arles.

Nous y avons passé deux journées et avons vraiment vu des choses magnifiques.

Je vous conseille vivement les expos de W.Ronis, d’Attila Durak sur les différentes populations de la Turquie orientale (superbe !), de Giorgia Fiorio sur le don et de Duane Michals."


Un programme pour les visites prévues lors de la sortie à Arles de fin août, et avant, pour les participants au stage photos. Une motivation pour étudier ou revoir le planning.





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Magali, Mathieu et les bé2istes s’exposent


au Temple des Baraques...

Exposition ouverte tous les jours sauf mardi, de 14h30 à 17h jusqu’au samedi 25 inclus.

Des visiteurs étonnés par la qualité et l’évolution de ce travail amateur - et pour ceux qui connaissaient - par le travail effectué et son renouvellement...

Des sacs à la Haute Couture, c’est pour quand, de nouvelles investigations ?

Et puis ce travail des transparences... et superpositions...

Ou encore ces bois flottés utilisés pour s’aventurer de la lampe-sculpture à la sculpture-lampe ou sculpture tout court ?

La main-courante du fonctionnel sera-t-elle lâchée ?

Une exposition riche de ses réalisations, riche de ses avancées, riche de ses potentialités...




A la croisée de l’artisanat et du numérique, le récit de Fatima Mana


A la croisée de l’artisanat et du numérique, l’effervescence fait le tour de l’espace disponible, s’en empare, le fend au gré de son imagination pour monter l’exposition.

Des similitudes au cirque dressent le chapiteau créatif, l’emboîtent et l’agencent à la recherche du plus bel effet. Opposent, ignorent, répudient, s’approprient l’horizon invisible des pièces à installer.

Pour que tout soit prêt à temps, les mouvements brassent et arrondissent l’air efficacement.

Le vernissage imminent joue fébrilement avec le temps indompté qui file vers l’arrivée des premiers conviés.

Alimentés par le fur et à mesure des objets installés, chacun trouve sa place dans une évidence esthétique. Pour les tableaux, c’est plus facile : l’alignement par le haut ou par le bas s’amuse à deviner la portée de regard.

Jacqueline sur l’un des murs treille du temple, mâte les alignements, positionne les tirages, place les productions B2istes au large de la logique. Un calme singulier prend du recul, installe les extraits sur sa partition. Ce sont des morceaux choisis qui s’imbriquent lentement dans l’après midi.

Quelle idée saugrenue, des sachets de thé pour réhabiliter l’objet ou de café pour les créer ! Du papier de soie imprégné à la matière du hasard, stratifier sa transparence, la retenir aux armatures des lampes qui rassurent en repoussant les bords de la nuit.

Mathieu Courtial travaille le papier, le désaltère à la colle des slogans, l’abat sur la peau du jour, contre l’abat-jour, fabrique sa lumière.

Sa compagne Magali Ruiz, détourne l’ombre des mots d’autrefois encrée aux rotatives séculaires pour les peindre et les coucher sur la toile. Recouverts d’une douce pellicule de soie, ils se fondent et se mêlent au temps, empreintes d’une autre mémoire retrouvée.

Une trentaine de personnes sont venues au seuil de la curiosité. Jacqueline Cimaz, présidente de l’association « Les Rias », dans sa présentation, rappelle le cadre de cette exposition : « Nos adhérents s’exposent ». Impliqués dans la recherche créative, ils nous font découvrir et partager leur passion.

Mathieu expose son travail par une démonstration suivant les étapes d’une fabrication soumise à une chronologie préparatoire mais qui lors de sa réalisation s’amuse avec l’aléatoire.

Le monde s’agglutine autour de ses paroles, pose des questions. C’est un va-et-vient oral qui se répand autour de nos deux démonstratrices en herbe que sont Fanny Juston et son amie. Elles dessinent avec application les directives artisanales sur des structures encore silencieuses de création.




Découverte en images


-  Commencer par l’organisation de l’exposition ?

Une salle partagée en trois bandes.

Au centre, le zig-zag des objets lampes ou sculptures-lampes, de Mathieu Courtial... Quelques tableaux-collages de Magali Ruiz... Au fond, ces sacs -solides, beaux, en emballages récupérés, tout près de devenir robes à bretelles, ou autrechose comme des abats-jours sont devenus chapeaux,sur la tête de Geneviève ou celle de Fanny, ou, mieux, empilés, sculptures...

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A gauche, contre le mur, les tableaux de Magali, avec deux toiles-vitrail...

A droite c’est l’espace des B2istes, avec tableau explicatif, panneaux synthèses et cartons à dessin en compléments...


Et puis bien sûr, dans le renfoncement, la table de littérature des Editions les Rias, avec, un dernier-né notoire, le livre de Sylvette Béraud-Williams, "Entre silence et oubli, mémoires d’un quotidien rural bouleversé".



Dans le renfoncement de droite et sur un banc l’atelier-démonstration, bien utilisé par deux jeunes visiteuses qui sont reparties avec leurs abat-jours et les savoir-faire acquis, notamment en matière de récupération des sachets de thé usagés, devenus matériaux plastiques...

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Les visiteurs explorent, scrutent, supputent, s’exclament et posent beaucoup de questions. Certains n’hésitent pas à toucher ou essayer...

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Ensuite, Mathieu Courtial explique son travail et celui de Magali à un groupe qui grandit peu à peu, très intéressé...

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Les échanges se poursuivent, avec des précisions demandées... Et puis les conversations vont bon train, en fonction des intérêts, du plaisir aussi de se rencontrer quand on ne se connaissait que par les écrits...

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Mathieu explique ; ou retient des réponses à des questions inédites comme celles concernant ce beau travail des superpositions et transparences... Une réponse de professionnel de l’éducation, mais sur le plan artistique ?

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Un temps laissé à la réflexion pour un interview prévu le 25... Bien sûr il y a la référence au papier à cigarettes d’Astor... Mais encore ? Un pont avec "Mouvances" ?

Un rapport avec ces calques ou filtres superposés de divers entretiens ou témoignages évoquant de mêmes faits dans le livre de Sylvette ? Bien sûr, on n’est pas dans l’univoque... L’utilisation créatrice/investigatrice des filtres et calques de Photoshop (ou Photoshop Elements ?

Ce qui nous conduit tout naturellement à l’espace numérique du couloir des B2istes...


Le B2i, C kwa ?

Réponse en image ci-dessous, c’est plus simple... Et puis sur le site de la Bibliothèque et de sa dimension PAPI (en fait EPN maintenant "Bibliothèque municipale Espace public numérique"), il y a tout -ou presque- sur le B2i... Comme sur le projet concernant le livre numérique, "Media en quête d’identité"...

Donc, le panneau :

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Un aperçu de productions, un peu déformé - sinon ce ne serait même plus la peine de venir voir, et les détails et nuances ont leur importance...

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Et puis le travail numérique de l’image a aussi une dimension citoyenne, montrant vraiment qu’il faut se méfier de l’image, qu’ elle n’est pas la réalité, qu’on en fait qu’on veut et peut la reproduire à l’infini...

Les B2istes ont privilégié des approches artistiques et fonctionnelles, intégrant leur expérience de la photo... Des travaux très divers à partir de mêmes points de départ, ce qu’ont apprécié les visiteurs qui ont regardé ce qui était exposé mais aussi le contenu des cartons à dessin...

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Bref, un ensemble qui représente un travail authentique et significatif... _

Jacqueline Cimaz







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Seules les machines rient ... C KWA ?


C rin, C tout, ça bouge, ça trompette lingette hygiène, ça grince, ça éclaire, ça ombre, ça forge, ça claireobscure... etcœtera...

Ni film de Dali, ni Tinguely, ni bec de Zanikken, ni mobile de Messager, ni de La Tour, pas campagne, ni Permeke, plutôt entre alchimie cornue, Duchamp et travaux playsmobils ?


Rien de tout ça ! fabrikdelabeslot tout simplement, quand les trompettes bullent , voyons, c’est évident !


Ni homme ni femme dans le tableau, mais au spectateur-acteur d’actionner, lingette prudente, actionner, souffler, ouvrir, fermer...créer du mouvement ? Surtout du son, récupéré, transformé, de l’ouverture de portes au son différé, modulé...

"fabrica illuminata" ? non...

acttitude acttitude, pas g. d’atmosphère, acttitude...

acttitudes sonores, sonores et visuelles...


-  Côté arts visuels, c’est beau, ça intrigue, intéresse le visiteur...

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fabrildelabeslot, Fabrice Beslot...

un-ancien-élève-des-Beaux-Arts-de-Valence, grand performanceur qui a su retourner le public... Un jeune artiste vivant en Ardèche...

Art populaire, petit air de foire, techno parle...

Farfelu ? Décapant ? Où la dérision tend un voile pudique sur une société industrielle dépassée, critiquée et regrettée, et toujours là, bien sûr, quelque part ?



Et puis, vous achetez le CD, et de retour chez vous, vous l’écoutez...

Et là vous pensez d’abord - Nonno ? Et oui Nonno ? Honegger et Pacific 231 - à un moment... Aperghis et ses récitations ? La marche de Colette Magny ou sa lecture de Lewis Caroll ?

Bien sûr que non ! Fabrice Beslot...

Ces bruits d’eau quand même... Dubuffet ?


Ces références dont on a besoin pour baliser une approche... Et Isidore Isou ? Les lettres ? Elles-alphabet ?


Un hasard cette exposition à la galerie en même temps que cette pièce ?


Une exposition qui plait, même si sans clé elle peut surprendre...


Une oeuvre artistique composite, mais un composite qui correspond à ce qu’on sort de l’ordinateur et se lit comme un réseau de liens...

Une oeuvre très intéressante...

Et l’invitation faite par les membres des Rias qui les ont vues, à aller vois la pièce Elles-Alphabet et l’exposition à la galerie du Théâtre, à y visionner les vidéos, à y écouter, si possible, le CD, et à profiter des rendez-vous et performances de mars et avril...

Qu’on aime ou pas et quels que soient les outils d’approche, un temps fort pour la compréhension de l’art contemporain aujourd’hui et demain...


Jacqueline Cimaz





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Aux marges du Congrès...


Expositions bien sûr, un choix orienté par le projet "Mouvances", ça va de soi... Mais ? Mais à part celle de Bonnefoi à Beaubourg, pas ce qui était prévu, le fil suivi de découvertes imprévues...


Hasard en hall de gare : un Hors série 7, réponses PHOTO [1], « carte blanche à Raymond Depardon » accroche [2]. Mais la découverte en page 133 ce sont ces séries contemporaines de Sébastien Camboulive, 36 ans...

Quelque chose qui parle immédiatement, comme les compositions de Catherine Poncin exposées il y a deux ans à la galerie Filles du Calvaire.

Ces « bandes » notamment qui tirent leur force de la douceur des couleurs, superpositions et autres transparences, ces « Spirales » qui embobinent [3] les temps des foules et des murs [4]...

Et puis cette affirmation qui conforte :

« Je ne valorise pas plus telle ou telle manière de faire, l’important étant le résultat final et la cohérence des images entre elles. J’utilise les outils à notre disposition (dont l’informatique) pour réaliser des images photographiques. Il me semble certain que bientôt on ne se posera plus la question des techniques de création et que ces nouvelles technologies seront intégrées entièrement dans le processus de fabrication des images. Les notions de vérité, de moments réels, de documents prennent, devront prendre de nouvelles acceptations. »


A partir de là, trouée dans le Congrès, métro Bonsergent, rue Legouvé, Galerie Les Douches, anciens Bains Douches... Un certain acharnement nécessaire pour trouver, entrer et visiter - panne d’électricité, travaux, personne...

Juste un regard qui va finalement durer trois heures [5]

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Spirales, conforme à ce qui était attendu, un diptyque remarquable, de très belles œuvres, fortes, lancinantes malgré [6] la géométrie qui contient, structure ou met en valeur comme chez certains Malévitch ou Tapiès...


Derrière un tableau, une table, sous des amas de papier bulle, des livres, difficilement accessibles pendant ces quelques heures de travaux...


D’abord les « Carnets de Résidences #4 », «  La limite pluie-neige » de Sébastien Camboulive, Editions Contretype avec une présentation de Danielle Leenaerts, universitaire à Bruxelles...

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Ensuite d’autres livres difficilement extirpés puis trouvés, bien rangés, dans un bureau-douche où la plupart sont en vente, « Les douches- la Galerie" étant diffuseur et éditeur - Editions Ville Ouverte

-  "Melting Point" de Stéphane Couturier [7], une série de « vingt grandes photographies consacrées à l’usine de montage des automobiles Toyota à Valenciennes » très belles et qui bien que le processus de création soit fort différent ne sont pas sans évoquer certaines des grandes photos de Dali photographe, de la collection Jordi Casals.

Et une présentation très intéressante d’André Rouillé :

« La perspective, qui a été la forme symbolique d’un monde monocentré, aux hiérarchies simples et fortes, aux frontières nettes et fixes, est devenue inadéquate pour figurer les réalités d’aujourd’hui. »

Réalité qui est « devenue une réalité de flux, en mouvement et transformation continue. »

« Pour rendre compte de cette situation, la photographie, à force de décrire et d’adhérer aux choses est devenue impuissante, inadaptée »... « démunie face à la réalité en fusion d’aujourd’hui, celle d’un monde dont les valeurs, les matières, les protocoles se fluidifient et se décomposent.

Il faut donc débrider la fixité photographique... » ... cela revient à faire dériver la photographie hors d’elle-même »...

D’où la pertinence du travail de Stéphane Couturier, de ses images, non documentaires, mais qui peuvent « nous faire éprouver esthétiquement, en un point névralgique du monde, quelques unes des forces qui sont entrain de l’animer. »

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Un texte à lire, clair et pédagogique, qui donne des clés au public et devrait être dans toutes les bibliothèques...

Un texte qui à côté des images montrées contribuera nécessairement au travail du projet « Mouvances » et à la préparation des visites à Arles lors des Rencontres Photographiques 2009 puis du stage prévu en Arles et de ses restitutions en Ardèche...



D’autres livres, édités et/ou diffusés par la galerie des Douches seront proposés en consultation à la Bibliothèque lors de week-ends de travail :

-  « Fulgurance » de Rodolf Hervé, avec un avant-propos de Stéphane Couturier

« A la fois hallucinatoire, surréalisante et conceptuelle, cette œuvre m’apparaît prémonitoire de l’ensemble des problématiques de la photographie contemporaine. »

Un très beau travail de l’image Polaroïd, avant l’arrivée du numérique...


-  « Un mur, un trou, un visage », ouvrage accompagnant l’exposition de la collection de Madeleine Millot-Durrenberger [8]

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Là encore on évoque un « agencement », une « multiplicité », des « matières diversement formées », des « dates » et « vitesses très différentes », « lignes d’articulation et de segmentation », « lignes de fuite », « strates », « territorialités », mais aussi « mouvements de déterritorialisation et de déstratification » termes extraits de « Mille plateaux » (1980), de Deleuze et Guattari, extraits et cités dans sa préface par Régis Durand.

Une mise en scène des photographies en triptyques qui interroge le lecteur, le sens et les sens...


-  On pourrait également citer « Territoires » et « Les cours du 11ème », édités par Archipress.



Et dire la qualité des très grands livres d’artistes de Stéphane Couturier (le « Grand Palais » et Billancourt »), consultables à la Galerie Les Douches.




NB. L’exposition « Spirales » est visible jusqu’au 20 décembre. Nous recommandons à nos adhérents habitants intermittents Ardèche/Région parisienne d’aller la voir et de découvrir les publications éditées ou diffusées par Ville Ouverte, puis de nous faire part des réflexions suscitées pour le projet « Mouvances ». Par ailleurs, si quelqu’un connaît André Rouillé ou peut nous communiquer ses coordonnées, il pourrait être bon de l’inviter aux Baraques pour une journée de travail, s’il se déplace...






Christian Bonnefoi, « L’apparition du visible »,

exposition à Beaubourg.


Certains de nos adhérents et amis avaient vu l’exposition Bonnefoi organisée par Axel Hémery en 1996 à Alès, au Musée Pierre-André Benoît. Une très belle exposition, un travail qui avait interpelé des envers et autres transparences.

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On retrouve à Beaubourg certaines des œuvres exposées à Alès et on en découvre beaucoup d’autres, notamment le remarquable travail des papiers de soie des années 2000, et l’expérimentation de quelques autres matériaux et outils.


Un travail exigeant, d’une très grande qualité. Un catalogue publié par Gallimard et qui sera également en consultation aux Baraques lors de week-ends ou journées de travail...






Enfin à signaler la rétrospective, spécial 30 ans avec un nouvel accrochage d’une part significative des Collections du Centre Pompidou.


Visite rapide qui permet révision ou découverte de l’histoire de l’art de la fin du 19ème siècle au début du 21ème.


A part Bustamante, Man Ray, Bellmer... peu d’œuvres photographiques, mais un fond très riche, des re-découvertes ou découvertes fort intéressantes.

A noter un remarquable Matta où l’on retrouve les densités, flux, transparences, précédemment évoquées... Brauner, ses ajouts sinon ses strates, De Staël, ses lumières ...

A voir, mais prévoir cette seule visite et y consacrer au moins trois heures...









Poésie et théâtre ou l’"Opéra de Maldoror"


(JPG) Dans un tout autre domaine, aux confins de la poésie, du théâtre et de l’Opéra, sur un terrain d’autant plus brûlant qu’il impose toujours une lecture de la poésie, nous sommes allés voir, l’ « Opéra de Maldoror », une adaptation d’extraits des Chants de Maldoror, de Lautréamont [9]


Sans doute quelques inégalités, avec l’extraordinaire temps des "beaux comme", la qualité générale des sons, de la gestuelle, un rendu de « la folle » dont le réalisme relatif atténue un peu la violence du texte, malgré les interventions du récitant, mais, dans l’ensemble, un spectacle remarquable, un travail musical de très grande qualité... Des acteurs qui se coltinent au texte [10] ce qui n’est pas toujours le cas dans ce genre de spectacle. Un « Opéra de Maldoror » qui se joue jusqu’au 19 décembre - à voir [11]



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[1] 33, rue du Cel Pierre Avia, 75754 Paris Cedex 15

[2] c’était prévu !

[3] dans tous les sens du terme

[4] Cymbalaria Muralis

[5] sur place, et se prolonge...

[6] ou à cause de...

[7] Transphotographic Press /Ville Ouverte

[8] édition réalisée à l’initiative et avec le soutien de la FNAGP, conception et réalisation Pauline Pierson. Exposition encore visible et jusqu’au 31 janvier à Huarte en Espagne.

[9] Isidore Ducasse, connu sous le pseudonyme "Comte de Lautréamont", auteur des Chants de Maldoror et de Poésies, grand mathématicien, mort à 24 ans, en 1870, pendant le siège de Paris, considéré comme le père du Surréalisme, avec sa phrase - magnifiquement interprétée dans le spectacle - « beau comme la rencontre fortuite sur une table de dissection d’une machine à coudre et d’un parapluie, à la Péniche Opéra ou plutôt, Péniche Adélaïde (métro Jaurès).

[10] un texte extrêmement violent, une dimension prémonitoire

[11] NB. Si on ne connait pas la violence des textes de Lautréamont, il peut être prudent de se renseigner avant, ne serait-ce que sur le blog indiqué...



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De blancs et d’ombres


dans une sélection très subjective effectuée parmi des photos de ses sculptures envoyées à notre demande par Patrick Maury...

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de gauche à droite et de bas en haut :

-  Blessure, Christ du vieux passage, Les membres,

-  Polyphème, Reine de la nuit, Plomb 12


(JPG) Les membres,

quelques détails,

pour y traquer,

y explorer,

toujours dans la même photo,

et avec le numérique revendiqué,

les blancs

et leurs variations

et les ombres...

sans épuiser et de loin,

les ressources de cette oeuvre

et de sa photo...

Des ombres et blancs

qui doivent varier avec

l’heure,

le temps,

la luminosité...


Matière à élargir,approfondir et partager la réflexion qui conduira à l’appel à projet...





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Bribes flottées, naufragées pour "Mouvances"...


Bruno Grégoire, poète d’Obsidiane, a lu cinq de ses poèmes, extrait de "L’usure l’étoile", - un très beau livre publié chez Obsidiane et malheureusement épuisé - pour constitution de réservoirs de mots personnels, lors de l’atelier d’écriture du samedi 11 octobre.

De ces mots sont nés une dizaine de textes.

Sont-ce les mots de Bruno Grégoire ? Est-ce la prégnance du projet "Mouvances" sur quelques uns des participants ? Sans doute les deux...

Toujours est-il que plusieurs textes écrits en atelier résonnaient avec "Mouvances", d’où, pour stimuler l’envie d’écrire -et de lire- cette mise en patchwork... [1]


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NB. Les vers qui ne sont pas en italique sont extraits des poèmes de Bruno Grégoire lus en début d’atelier...

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[1] l’anti-cadavre exquis puisqu’il tente de tisser des fils de sens...




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Mouvances, premières images

Suite à notre appel à texte et images, quelques premiers documents reçus, relus ou conçus...


-  "Traces", le texte de Fatima Mana, sur une image de Jacqueline Cimaz,

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-  "De banc et croix, ombres sur mur roman" de Nicole Chazel,

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-  "Ombres, lumière, air, eau et alignements" ou d’Italie en Normandie", de Nicole Bertholon,

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-  "Reflets, jeux d’eau et oreille" de Jacqueline Cimaz...

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Il ne s’agit pas, de modèles, ni d’oeuvres artistiques abouties...

Ce sont souvent des montages d’extraits d’images...

Juste des recherches amateures mises en valeur et lancées dans le pot commun comme on se jette à l’eau pour inciter aux envois...

Le travail démarre, il devrait se poursuivre pendant de longs mois, se nourrir du stage à Arles avec Meyer [1] et de la transmission démultipliée de ses apports avant exposition collective...

La Bibliothèque-LAPI est à la disposition de tous ceux qui veulent apprendre à travailler l’image avec Photoshop Elements ou s’exercer [2]...

Par ailleurs, la mise en commun des envois, la lecture d’un détail ou le rapprochement de deux images peuvent être instructifs pour tous...



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[1] où nous allons apprendre à faire des photos floues, maîtriser le flou, l’utiliser comme un langage...

[2] gratuitement



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Mouvances, un contact professionnel...

Avec l’envoi de Dominic Thirion,

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le lien sur un site à visiter ...

Et un lien de ce site, qui évolue, vers celui des Rias.





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Deux expositions ouvertes à proximité le 1er week-end de mai



"On vit le pays qu’on voit", Gérard DEPRALON fouaille et reconstruit par le trait ce pays des Boutières. Une belle exposition organisée par le Parc naturel régional des Monts d’Ardèche et la Fabrique du pont d’Aleyrac...

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Ce qu’on voit et ce qu’on sait ?




Et à quelques kilomètres de là, Marion BARRAS à Flaviac, à l’Art de Rien, une toute jeune artiste, qui, elle, réunit, juxtapose, coupe, insère les objets et les images, pour toujours finir par l’image, des images qui interrogent le temps, l’époque, les rencontres, les échelles, les ouvertures et fermetures et même le mouton noir...


Un beau travail d’une très jeune artiste qui se coltine à la complexité de notre monde...


Et quand elle dit faire partie d’un collectif qui veut exposer dans les lieux de travail, les usines, et associer les gens qui travaillent là à la conception et la réalisation de l’exposition...


Une question artistique et politique (au sens large du terme), récurrente depuis le début du 20ème siècle, et une question qui, à chaque fois qu’elle se pose fait avancer les pratiques et réflexions sous des formes toujours inédites...

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L’art pour appréhender et comprendre le monde, apprivoiser l’indicible et pouvoir vivre avec, comme disait Semprun au retour de Buckenwald, l’art pour, aussi, agir sur le monde...


Picasso, devant Guernica, répondant à l’officier allemand qui lui demandait "C’est vous qui avez fait ça ?", "non c’est vous !"


Un travail très prometteur, à suivre... Un travail de qualité et courageux, une démarche pleine d’espoir, en prise sur un réel qui a besoin d’Utopie pour avancer...


Des images à voir et interroger...




A noter également, dans les coulisses de la galerie, les beaux livres créés par Aurélie RANC revisitant la poésie, avec ces photos de peinture aux formats insolites jouant des textures et nuances de couleur...


Jacqueline Cimaz

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L’art de rien ou une rencontre

Plasticiens, sculpteurs, peintres, photographes ont présenté leur travail lors d’un vernissage à la galerie « L’art de rien » de Flaviac : nous y étions.


La qualité des pièces exposées, principalement le travail de photos et de livres d’art fabriqueurs d’images ou de pages sur des instants de vie...

Les fermetures éclairs de Marion Barras qui ouvrent le temps sur la foule où s’écartent pour entrevoir et figer un paysage désespérément Tchernobyléen.

Le face à face d’un visage à s’étonner de virtuel.


Du bel ouvrage chez Aurélie Ranc qui joue avec la matière, superpose, colle, étale son imagination au fil des pages ou dans l’espace d’un tableau disponible à son art.


Fatima Mana

(Photos Jacqueline Cimaz et Fatima Mana)




(JPG) L’image ci-contre n’est pas une photo de Marion Barras,

mais le détournement de ce que nous avons perçu comme "le mouton noir", posé au milieu d’un vrai troupeau, magnifique sur les terrasses, au pont d’Aleyrac...

Une façon de réinterroger les conceptions du patrimoine

et de son traitement touristique,
-  une façon aussi d’induire l’idée que l’art est moyen privilégié de faire vivre ce patrimoine...





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Menton : un Dali inédit au Musée...




Beaucoup de visiteurs qui viennent et reviennent, fascinés par la qualité de nombre des pièces présentées : documents d’époque, valeurs historiques, une présentation qui met en évidence leur contextualisation, la référentialisation et l’auto-référentialisation...

Des documents artistiques d’une immense qualité montrant le travail, la réflexion, la recherche, l’interrogation de techniques diverses, l’exploration de réseaux...

Un ensemble et des pièces qui modifient la représentation habituelle de l’oeuvre de Dali, même si on connait le musée de Figueras.

C’est d’ailleurs la réflexion de plusieurs visiteurs : "Je n’aimais pas Dali, mais là c’est différent, c’est tout autre chose"...

Beaucoup d’inédit en effet qui surprend une représentation fondée sur la commercialisation de tant de lithos...


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Où on découvre aussi Dali photographe, Dali cinéaste, Dali échangeant avec d’autres artistes et intellectuels du XX siècle...

La série "Mémoires du Surréalisme" est d’une immense richesse et "Surréalisme Gastronomie" renvoie à une autre approche de ce que traite actuellement le Musée du Quai Branly avec "l’aristocrate et ses cannibales"...

La présence d’un poste de télévision montrant en boucle des films inédits des années 50 de Joseph Forêt constitue un apport continu, dense et émouvant - avec notamment la fabrication par Dali d’une brouette, en réponse aux ready-made de Duchamp...


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Il y a aussi la présentation à la presse des fameux bronzes qui feront la couverture de l’Apocalyse de Forêt, livre qui, par ailleurs, passe pour le plus cher du monde...

Il est difficile d’évoquer une telle richesse - ces pièces rares et authentiques regroupées avec passion et métier par Jordi Casals. Tout cela demanderait plusieurs visites, plusieurs salles aussi et un important travail muséal...

La collection André Breton a été dispersée...

A quand un Musée du Surréalisme en France ?


NB. Une exposition à voir jusqu’au 28 février...


Et si vous allez à Menton,vous pouvez voir un autre Catalan à Nice, Jaume Plensa, au MAMAC, et bien sûr le fond de ce musée, très intéressant...


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Image et arts contemporains, une autre mondialisation...




Biennale des images du monde - Photoquai « le monde regarde le monde »

Une exposition du Musée du quai Branly...



« Photoquai, biennale des images de notre monde, se veut un questionnement sur l’autre et son image, et ce questionnement est l’un des fondements du musée du quai Branly »

Jean-Louis Pivin


(JPG) Une exposition à voir, de plus accessible, gratuite et photographiable - sur le quai en face du quai Branly et la Passerelle Debilly...



Des choix intéressants :

-  « image » et non « photo » ce qui suppose des interventions de toutes sortes utilisant aussi des procédés numériques et/ou le collage dans le processus de création,

« C’est en cela que Photoquai s’inscrit, non pas dans le paysage des manifestations photographiques mais bien dans celui de l’image. La définition même de l’image et des critères pour la choisir a participé à la définition de Photoquai. Les choix ne sont plus l’œuvre d’une seule personne mais d’une multitude... selon des critères qui ne sont plus ceux du représentant d’un seul continent, mais bien de cet ensemble de personnes venant de toutes les régions du monde... »

Jean-Louis Pivin


-  la rupture avec ce qu’on a appelé "l’ethnocentrisme" puisque ces images du monde émanent des différents pays du monde, de photographes de ces pays, un regard autre...

(JPG) « Né du refus d’une conception aristocratique des savoirs instaurant une hiérarchie des peuples et des arts, le musée récuse l’idée que le terme d’art extra-européen désigne un état primitif ou « premier » de la création artistique. Il souhaite célébrer aussi la vitalité de la production contemporaine dans les pays d’origine de ses collections »

Stéphane Martin

Un choix prometteur :

« On ne peut que souhaiter à terme une expression polyphonique de l’image, débarrassée des critères d’une histoire purement occidentale de l’art »

Jean-Louis Pivin


-  une démocratisation avec l’ouverture à ces utilisations du numérique longtemps considérées comme mineures ou cantonnées à l’infographie... Alors que des pratiques développées à partir des fonctions du téléphone portable fusent de toute la planète...

« Partir des formes les plus populaires, de ces milliards d’images fixes ou vivantes, graphiques ou réelles, prises à chaque seconde et diffusées sur le Net, dans un cadre de sélection ouvert, est l’amorce d’un retournement culturel du regard. »

Jean-Louis Pivin

(JPG) Et Pivin souligne le rôle intégrateur de l’art contemporain...

« Enfin, nous souhaitons approfondir la piste du cinéma, de la vidéo ; du film court au détournement des images de caméra de surveillance, du diaporama au photogramme retravaillé. Les images en mouvement dites expérimentales constituent une approche esthétique et technique dont il est intéressant de témoigner. L’équipe de programmation s’enrichira de regards venus de ces horizons. Ce dialogue n’est pas simplement de son temps, il repose sur la complémentarité, exclusive dans certains pays, des deux approches, l’une remplaçant parfois l’autre, la télévision, Internet ou le cinéma ayant rejailli dans d’autres manières, pour le monde...de regarder le monde. »

Hélène Cerutti


-  une innovation et la réponse à un besoin aussi car il semble qu’en France il y ait eu un certain retard pour l’acceptation de ces utilisations du numérique dans la création de l’image (hors publicité et vidéo...) (alors qu’il y a deux ans un travail intéressant de jeunes artistes berlinois avait été présenté dans le cadre du mois de la photo à Paris...)



Jacqueline Cimaz (texte et images)


NB. Toutes ces citations sont extraites de « Photoquai - Biennale des images du monde - le monde regarde le monde », publié par le musée du quai Branly (octobre 2007, 35€). A lire, diffuser, discuter. Une publication en prise sur les recherches actuelles dans le monde, qui intéresse artistes et public et devrait être dans les bibliothèques...


PS. En complémentarité, contre-point à Photoquai, on ne peut évoquer la Diaspora, exposition-installations qui accompagne "Bénin, cinq siècles d’art royal"... Après la contextualisation, l’historicité... (cf page des annonces culturelles). Deux expositions fort intéressantes pour une réflexion sur l’Eloge de l’Autre...





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Montage du film du 7 7 7




(JPG) Le premier montage de la vidéo du 7 7 7, réalisé par Virginie Martinez,

a été visionné par la commission le mercredi 5 septembre à 15h à la Grange du Vernat.


Une présentation très intéressante qui rend bien l’atmosphère de la soirée, l’évocation des chants d’esclaves...

Des surimpressions et transparences qui soulignent les strates de mémoire et leur sédimentation...

La traque de tous les signes d’implication participative et leur mise en valeur...



(JPG) Le groupe propose toutefois que la place faite au chant soit encore réduite - au profit des animations de l’après-midi.

A cet effet, divers fichiers de photos sont visionnés et un choix est effectué pour inclusion dans la vidéo...

Un travail original et qui, de plus, peut être intéressant au niveau recherche- une recherche pour laquelle la commission a beaucoup apprécié les compétences et créations de Virginie Martinez...


Une nouvelle réunion doit avoir lieu dès réalisation du nouveau montage, le mercredi 24 octobre à 15h à la Grange du Vernat, lors de laquelle il y aura nécessairement réflexion sur titres et générique...


La réunion de Bureau qui suivait celle de la commission a permis d’évoquer la suite à donner -prévue- du 777.


NB. Renée Heerkens, invitée, n’était pas présente à cette réunion...




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Vidéo du 7 7 7




Le groupe vidéo a visionné les rushs du 7 7 7 pour définir avec Virginie Martinez les orientations d’un pré-montage.

Comme toujours, les prises de vue de Virginie sont excellentes et traquent la mise en oeuvre de la démocratie participative...

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Le plan de travail a été précisé. Il a été décidé :

-  d’élargir ce qui touche aux animations, d’y inclure quelques unes des photos prises,

-  de montrer essentiellement dans la seconde partie ce qui concerne la participation du public, sur fond bien sûr de flashs montrant la qualité du concert,

-  de garder un maximum d’images nocturnes de l’après-concert, très belles...

Virginie a été incitée à poursuivre sa réflexion et ses initiatives personnelles, et à ce sujet, la répétition des "pas de Paulette" dans son DVD Résistances été évoquée (Mettre ses pas dans ceux de l’autre, une des formes de l’implication participative...)

Suite du travail :

-  Réunion du groupe avec Renée Heerkens et la commission chant pour visionner le pré-montage...

-  Nouvelle réunion du groupe de travail pour affiner encore le découpage, préparer les commentaires écrits ou oraux, les titres...

-  Ultime réunion pour mise au point finale à laquelle seront également invités Renée Heerkens et les membres de la commission chant...





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« L’imagination, outil d’investigation historique », débat avec Bernard Stora, auteur et réalisateur du film « Le Grand Charles ».

De l’avis de quelques personnes ayant assisté en 2006 à la présentation et la projection en avant-première, au CRAC, à Valence du film « Le Grand Charles », ce débat a été totalement inédit.

Ont été retenus dans les avis recueillis :
-  la richesse des explications de Stora, approfondies et étayées par le commentaire d’extraits choisis, sur ces passages de la réalité à la fiction qui tout en donnant un point de vue personnel, ne trahissent pas l’histoire,
-  l’implication du public, le nombre, la qualité, l’authenticité, des questions et remarques,
-  le nombre de participants - une cinquantaine de personnes pour un débat de ce niveau et en milieu rural isolé et défavorisé !
-  les conditions de projection et le montage technique qui ont permis d’éviter tout temps mort.


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Marges et coulisses...


Quelques mots ont d’abord été dits par Jacqueline Cimaz, au nom des Rias, pour accueillir et présenter Stora, auteur et réalisateur d’une bonne trentaine de films pour la télévision ou le cinéma, « producteur d’histoire » dans le « Grand Charles », pour situer son intervention par rapport aux objectifs de l’association - valeurs de résistance et enjeux de l’image aujourd’hui, « personnage historique » et participation de tous et chacun, importance de la mémoire et de la réflexion sur l’histoire pour la citoyenneté et la démocratie... (texte téléchargeable ci-dessous)

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Stora situe d’abord son film, sa démarche - mélanger documents et fiction, une petite « tricherie » avec l’histoire pouvant parfois servir le sens, sa visée - une réflexion sur la politique et les moyens de la politique, dont l’utilisation de l’image, de la télévision- puis le personnage de De Gaulle, parti en 46, revenu en juin 58 ; il campe le contexte - « Drôle de guerre » et Front Populaire - et le fait que De Gaulle n’ait jamais pensé que la défaite puisse être favorable aux Français... sur fond d’images bouleversantes de l’exode...

La mise en place du complot met en évidence les règles de fonctionnement de la clandestinité, la vacuité et la polysémie de discours qui permettent à chacun d’entendre ce qu’il veut et les choix stratégiques, dont les évènements peuvent limiter l’amplitude... Comment aussi destin personnel et besoins de l’époque sont intimement mêlés...

Des précisions sont apportées sur le tournage -scène dramatique sans les moyens techniques de la dramaturgie...

Le choix est explicité de montrer la traversée du désert et de s’arrêter avant le Coup d’Etat de 1958.

Extraits du film et commentaires se succèdent : les choix de mise en scène, le besoin de voir les lieux pour nourrir l’imagination, et comment l’imagination sert l’histoire...

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Un public impliqué...


Les questions du public conduisent à des précisions, exemples, y compris de pistes non retenues : d’interrogations sur les relations des personnages avec la télévision - De Gaulle mais aussi Pétain, les sources documentaires, au choix de l’acteur en passant par l’attitude figée de De Gaulle dans une scène expliquée non par la désapprobation mais par le sens de la hiérarchie, ce qui découle d’une lecture attentive des Mémoires, ou le sort d’interviews prévus de Guy Mollet après la maladresse du premier de ceux-ci... ou encore le comportement de De Gaulle vis-à-vis de Soustelle, la vraisemblance de certaine phrase vis-à-vis des "Pieds Noirs"...

Le va-et-vient entre imagination et interrogation des documents se précise ainsi montrant comment l’imagination est moyen de connaissance mais aussi combien l’imagination a besoin d’être alimentée et combien cette nourriture doit être de qualité, du document d’archives à l’écoute de témoignages contemporains ou différés dans le temps...

L’histoire est abordée dans toute sa complexité et sa densité, avec un grand respect pour tous ses acteurs quels qu’ils soient, et le rappel des précautions à prendre...

Un débat d’une extraordinaire richesse, très apprécié de tous les participants.

Pour ceux-ci, dont bon nombre prenaient des notes et pour ceux qui n’ont pu venir, une publication sera faite après transcription de l’enregistrement d’André Aziosmanoff et relecture par Bernard Stora.

NB. Ci-dessous, téléchargeables, l’intoduction au débat des Rias et un compte-rendu de Nicole Bertholon portant sur le contenu des commentaires et des extraits projetés, un fil rouge très utile...

Introduction des Rias
Au fil du film

Vidéo

Orgues éoliennes

Première approche son/image par vent du Nord


Arts visuels

Si le travail du diaporama s’élargit progressivement, celui de la vidéo n’en est encore qu’à ses tout-débuts. Par contre, nombre d’adhérents travaillent maintenant la photo, de la prise de vue à l’impression, en passant par la retouche...

Plusieurs sorties "collecte de photos" ont eu lieu.

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Travail de l’image

Outre la retouche photo, le travail de l’image, créée, choisie et toujours transformée se développe aussi

Images

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