Les Rias
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Retour en Arles
Pour ceux qui y ont séjourné ou l’ont simplement traversé, Arles et sa lumière empilée sur ses pierres, son histoire séculaire et « ses photographies Internationales » sont un tout, depuis 41 ans, qui contribue à ce que la photo devienne et soit devenue art majeur. Aux portes de la Camargue, la ville fanfaronne avec son accent sous la perpétuité mistralienne. Façonnant son apparence sauvage et superficielle. On la soupçonnerait presque à dessein, d’avoir au fil des années travaillé ses caractéristiques pour devenir mondialement connue. Internationales, les « rencontres d’Arles » ont opté cette année pour « Du piquant et du lourd », titre au demeurant surprenant mais étayé, lorsque l’on s’enfile par les yeux grands ouverts dans l’éclectisme des sujets proposés et qui plus est dans un lieu étonnant tel que les ateliers SNCF au poids encore si présent du passé ; force est de constater qu’à chaque fois l’inattendu déboule. Reconfigurées et dédiées là à la jeune génération au travers du choix de la fondation Luma, les supports photographiés travaillent l’apparence de thématiques relevant du fictionnel, du concept, de l’instant individuel ou de paysages cultivant des voyages photographiques. Si parmi les différents processus créatifs présentés flotte parfois la perplexité dans le dédale de ces fameux ateliers, la notion d’exploration renvoie l’écho d’un art devenu majeur dans la création contemporaine. D’autres expositions s’emparent de la ville comme celle de Luke Fowler et Peter Hutton, présentées à l’Hôtel du Cloître qui narrent leurs sujets à travers des collages cinématographiques. Au retour nous faisons un arrêt à Saint-Rémy-de-Provence afin que nos Hollandais puissent marcher sur les traces de Van Gogh. Mais c’était sans compter sur la ponctualité, rigueur toute nouvelle sous le soleil du midi, puisqu’à quelques ridicules minutes près, le lieu se referme sur notre déception. Qu’à cela ne tienne, une signalétique à portée des oliviers et de leurs verts si particuliers confortent l’idée qu’il faudra récidiver. Déjà se faufile l’envie d’organiser un retour au pays d’adoption du peintre, d’y mêler un prolongement excursif camarguais au milieu de la sansouire, de la saladelle, des roubines, de la nidififaction [1] etc... Fatima Mana
Le parcours en images de Jacqueline Cimaz
Il fallait faire des choix ; a été fait celui du devenir par la rencontre avec l’oeuvre des artistes qui ont été en compétition pour le prix Découverte des Rencontres d’Arles 2010, soutenu par la Fondation Luma, et pour le prix Luma. Il l’a aussi été fait par les visites des expositions Fischli/Weiss et de Luke Fowler et Peter Hutton... Et puis le lieu - les ateliers SNCF, en cours de transformation pour devenir grand pôle de l’image et de la formation à l’image. Bref la cohérence de la "promenade" avec les Amis de la Fondation Luma. L’impasse donc, faute de disposer d’une dizaine de jours, sur de multiples visites de grande qualité, y compris aux ateliers SNCF... Mais ne vaut-il pas mieux prendre le temps de réfléchir à ce qu’on regarde, plutôt que de survoler trop rapidement de très nombreuses photos [2] ? C’était notre choix, fondé aussi sur le constat du fait que plus on connait et avance, et plus il faut du temps pour lire l’image, plus on découvre de nouvelles perspectives et détails, plus on se pose de questions - avant ou après balayage de ses propres références, et sans compter le besoin d’aller de l’image à la doc, de la doc à l’image, de noter éventuellement des réflexions...
Ce qui est livré ci-dessous ne représente donc pas des oeuvres mais un regard, comme croquis - souvent peu fidèle et trop rapide et à chaud - sur quelques oeuvres... De l’ordre du cahier de brouillon, du carnet personnel de notes, relevé d’associations d’idées, d’interrogations, d’annotations souvent enrichies par les échanges dans le petit groupe... De quoi susciter réflexions, réactions et échanges ?
Et puis il y avait cette place-temps revendiquée pour Van Gogh... Son oeuvre, les rapports entre raison et création, cette "lumière de Provence" qu’il a su rendre perceptible et faire exister en lui conférant une identité...
Fischli/Weiss. Des résonances - Escher, Dali, la BD... La subversion de planches botaniques par Dali, le retour cinématographique par un récent Alice sur Caroll. Jaberwocky, Magny... Un travail d’une rare densité. Puis ces interrogations sur l’incidence de la photo dans le réel et la vie... Revenir sur certaines journées sur l’image au Lux, épaissir une relecture de Rouillé...
Divers concepts - On Karawa revisité, la vidéo, le signe dans le paysage... Et puis ces oeuvres qui évoquent Barcelo - Barcelo et Nadj - tout en étant fort différentes. L’ordre des questions posées, relues par Glissant ? On pourrait aussi revenir sur un très intéressant travail sur la rupture - très différent de celui de Sophie Calle...
Le cadre, ces ateliers, ces rails, une vie figée ; ces répétitions comme ribambelles... Le regret de n’avoir pu voir la maquette de Franck Gehry. La joie d’un bébé qui à trois semaines aura côtoyé le rhinocéros rose... Ces médiations symboliques dont parle Vygotski...
Peter Hutton et Luke Fowler. Une évocation de Couturier. Mais surtout retour sur les années 60 dans le monde anglo-saxon. Des contenus qui parlent, des problèmes qui perdurent... Un beau travail fait à partir d’archives - très différent de celui de Stora. Où la fiction passe par le montage ? Archéologie de l’image ? Sinon inconscient collectif, références partagées structurées par l’image fixe et mobile...
Promenade en ville. A défaut de Van Gogh, les rues, les années 60, Des lambeaux beaux d’affiches alliant sur les compteurs Botero et Villeglé - et l’art abstrait. Une tonalité de la ville...
Les Baux ? Oui et non ! La quête des verts de Van Gogh, de rochers comme traits des oeuvres de sa dernière période... Mais ? Gehry/Van Gogh ? Gehry/Dubuffet ? Gehry/Gehry sûrement ; mais de "nouvelles lunettes" pour lire le paysage - ça oui.
Enfin, le parcours. Non signalé. Mais l’hospice, les oliviers, ces panneaux. Un parcours qui appellera un voyage spécifique - au printemps. Lieux repoduits par Van Gogh ? Lieux que nous lisons avec le regard de Van Gogh. Et dire, rappelle Carla, qu’il n’a vendu aucune oeuvre de son vivant - au plus troqué quelques toiles contre du pain... Et aujourd’hui ? Le marché de l’art ? Le statut de l’artiste ?
[1] sans oublier, les jours de non-vent, moustiques et autres arabis NDLR expérimentée [2] D’autant que pour certaines expositions il y a jusqu’au 19 septembre
Sortie en Arles du 27 août
Prévue depuis longtemps et s’inscrivant dans le cadre du projet « Mouvances » - et, plus précisément, de ce maillon qu’en fut le stage d’Arles 2009 dont la restitution vient d’être exposée, elle est axée sur les expositions Arles 2010, notamment celles organisées aux ateliers SNCF, près de l’emplacement dédié à l’Ecole Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles (formations niveau Bac + 5 ) et à d’autres pôles importants concernant l’image et l’Edition, le futur siège arlésien de la Fondation Luma dont la construction est confiée à Franck Gehry, l’architecte de la Fondation Guggenheim de Bilbao. [1] On devrait pouvoir y faire la promenade avec la Fondation Luma, une partie des promenades argentine, rock et argentique. D’autres expositions y seront accueillies après le 19 septembre (cf plan détaillé)
Ceci n’exclut évidemment pas un crochet en ville pour y voir une ou deux ou trois autres expositions - comme l’expo Luc Fowler/Peter Hutton.
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Par ailleurs, nos amis hollandais souhaitaient voir des œuvres de Van Gogh. Arles et Vincent Van Gogh. Nous n’avons pas trouvé d’exposition des œuvres de Van Gogh, mais une Fondation qui vit et expose divers peintres comme Combas. Par contre, il existe un circuit Van Gogh dans Arles dont le descriptif précis et le plan sont téléchargeables sur le Net .
Il est donc tout à fait possible de se scinder en deux ou trois sous-groupes pour des visites optionnelles en se donnant un ou des horaires et lieux de rendez-vous précis, et en échangeant les numéros de portables chargés...
Toutes les suggestions seront bienvenues. Départ de Vernoux à 7h45 précises devant le 18 avenue de Privas.
Un arrêt prévu à 9h à la sortie Montélimar sud où doit nous rejoindre Simone Foray.
Prévenir le plus tôt possible de la participation au voyage au 0475844725 ou 0687173688 ou 04755826019.
Jacqueline Cimaz
Arles est plus loin qu’Avignon, le départ doit donc être réellement à 8h précises.
[1] « On y trouvera le bâtiment de la Fondation Luma, l’Ecole Nationale Supérieure de la Photographie, le siège des Rencontres de la Photographie d’Arles, des locaux pour des résidences d’artiste, un studio de 200m2, des espaces d’exposition, les locaux de la maison d’édition Actes Sud, un musée des Cheminots, une gare, un cinéma, une halte-garderie, un restaurant panoramique, des hôtels et des résidences universitaires. » indique l’article déjà cité du CDRP d’Aix-Marseille.
Retour sur la villa Noailles
Des apports divers...
Et puis des groupes conséquents les deux derniers jours : visiteurs attardés ou joueurs de pétanque et accompagnateurs, le samedi, découverte des photos le dimanche par les très nombreux participants au culte. Des échanges lors d’un pot organisé par l’Eglise Réformée qui ont montré l’attachement à ce Temple et l’intérêt porté à sa vie, y compris à son ouverture dans le domaine culturel.
Exposition lieu d’échanges et apports. Le travail de Fanny lors de son stage mosaïque de la semaine avec Liliane Jay. Où le reflet devient partie intégrante de l’oeuvre comme dans certains cadres de Jordi Casals.
En guise de bilan, il convient de souligner l’intérêt spécifique pour le travail de Stéphane Couturier - des photos dont l’appréhension demande du temps. Et aussi, pour sa façon d’appréhender ce temps - rouille et autres traces, aplatissement de la perspective par ces prises de vue frontales qui exigent, pour ceux qui le veulent, la reconstruction des espaces, comme pour celle, patiente, de l’arrière-plan de la piscine. Refaire en sens inverse le chemin du travail d’abstractisation de Stéphane Couturier pour mieux le comprendre ? Mais le recul temporel ne nivelle-t-il pas ces profondeurs ? Et les reflets qui lient les photos, extérieur et intérieur, le mouvant, l’illusoire et le complexe ? Soulignent en creux l’absence omniprésente des propriétaires, concepteurs, familiers ? Et les ambigüités d’une démarche constructiviste mâtinée de spirituel dans l’art ? La rouille, les taches, les couleurs -subtilité des ocres, des gris... Mondrian, De Staël ou surtout Théo Van Doesburg
Richesse des traces, impressions et réflexions sur le livre d’or
Les derniers commentaires dans le livre d’or ont surtout relevé ce qui avait trait au temps : « Temps de partage, remise dans le temps, temps qui passe, temps « pace », liberté, découvertes, invention et renouveau, renouveau dans la tradition... » Mais aussi ce qui concernait le rapport entre l’exposition et le lieu. Un lieu spécifique, en effet, qui exige la qualité ; un lieu qui incite à la réflexion sur ce qui est exposé, sur l’art en général, mais aussi sur la manière dont l’art aborde le problème du temps - et questionne le réel.
Cette heure du jour sous un angle où le lieu semble marquer et interroger l’oeuvre...
Et ne retrouve-t-on pas avec la Villa Noailles et son histoire, ce débat récurrent entre matérialisation du spirituel [1] et abstractisation à partir du monde perçu ?
C’est de ce point de vue que le travail du stage d’Arles 2009 a intéressé. On peut y voir l’apprentissage de ce processus d’abstractisation, avec des contenus divers et mises en œuvre suivant des modalités différentes, chez cinq personnes - plus lisible bien sûr, avec des séries ou le parti pris de la géométrisation.
Jacqueline Cimaz
[1] cf Kandinsky et le spirituel dans l’art http://fr.wikipedia.org/wiki/Vassily_Kandinsky Joan Casals au Temple des Baraques, un réseau confirmé
Joan Casals est venu de Nice pour chercher les livres destinés à son père "L’énergie du cadre sculpté de Jordi Casals" publié par les Editions Les Rias [1]
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Joan Casals, qui avait été fortement interpelé par les oeuvres de Barcelo figurant sur le site des Rias (récente sortie en Avignon) en a bien sûr profité pour découvrir et apprécier l’exposition Couturier. Il a aussi pris le temps d’observer de très près les panneaux de chacun des stagiaires d’Arles. Un commentaire averti sur l’ensemble, dont une trace figure sur le livre d’or où il souligne la précision de tout ce travail... Jacqueline Cimaz
[1] un cadre était exposé lors de l’exposition Dali prêtée par Jordi Casals, collectionneur, galériste et artiste, qui, de plus, a fait don à l’association Les Rias du montant de toutes les ventes effectuées... D’une exposition à l’autre...
Dans la tranche du temps, une semaine pour une autre exposition, c’est à dire une courte respiration avant d’installer Stéphane Couturier dans les murs du temple des Baraques et d’y adjoindre une représentation du travail des stagiaires d’Arles. Stéphane Couturier, photographe, travaille la géométrie architecturale avant qu’elle disparaisse ou qu’elle ne soit réhabilitée. De ses fragments en décomposition, réverbération du temps omniprésent, il s’empare des lignes de frondaison, bouscule l’identité de la bâtisse et la modèle à son oeil d’artiste. Il devient maître d’oeuvre d’une réalité en permutation. Il métamorphose le statique séculaire, rapte la perception et la restitue sur des clichés, témoins d’une réappropriation artistique de la réalité devenue sa réalité visuelle.
Les photos d’Arles, bien sûr. Intérêts multiples de cette exposition. Mais les photos de Couturier ! Et toujours cette question : "Mais comment faites-vous pour qu’on vous prête ainsi des oeuvres d’une telle qualité, dans un petit village ?" Mystère entretenu... Une exposition à ne pas manquer. Un public nouveau et averti qui ne s’y est pas trompé et s’ajoute à un public habituel qui se forme très vite... (J.C).
En face, au large des épreuves de l’artiste, les stagiaires d’Arles [1] exposent leurs sélections [2]. [3] Modestement mais bien présent, un fidèle rendu de leurs travaux, pendant conclusif d’une semaine en totale immersion photographique. [4] Chaque nouvelle exposition entraîne une confrontation avec l’espace disponible où le plus souvent, les murs finissent par se rendre, élagués par la volonté d’offrir au public une installation digne de ce nom.
Une des photos de Couturier pose beaucoup de problèmes de lecture au public ! Avis contradictoires, discussions... Le besoin de situer ? La photo et le réel ? En tous cas, un enthousiasme unanime... (JC)
Le vernissage, langage éphémère où l’on peut s’approcher des oeuvres présentées a rassemblé plus d’une vingtaine de personnes, épelant parfois l’étonnement au passage des yeux posés sur les supports. Du 2 au 13 août, l’association « Les Rias » vous propose une histoire de regards. Pour cela, il suffit d’emprunter du temps à l’été. Fatima Mana NB. De plus, une visite des expositions des Rencontres Internationales de la photo -Arles 2010- aux ateliers SNCF, est prévue le 27 août. Nous verrons à cette occasion le projet de siège de la Fondation Luma en Arles, de Franck Gehry, l’architecte qui a conçu la Fondation Guggenheim de Bilbao et Bas Smet, paysagiste, oeuvrant avec Maja Hoffmann . Certains amis Hollandais souhaitent aussi voir "la maison de Van Gogh". Projet à l’étude avec éventuellement un temps de séparation en deux groupes. NDLR
[1] Jacqueline Cimaz, Michel Cimaz, Régine Froment, Fatima Mana, Aurélie Ranc. [2] Sélections choisies avec le responsable du stage, auxquelles s’ajoutent quelques autres photos retenues en fonction du lieu. [3] Stage fait en Arles en Août 2009 sous la direction de Jean-Luc Cormier, dans le cadre du projet "Mouvances", rendu possible par l’aide de la Région, du CDRA ValDAC, du Département de l’Ardèche, de Véolia Eau Environnement, des communes de Saint-Apollinaire-de-Rias, Châteauneuf de Vernoux, Saint-Basile, Saint-Jean-Chambre, Saint-Julien-le-Roux, Saint-Maurice en Chalencon et de nombreux autres sponsors privés. [4] Une remarque de Yan Mulder, "ancien habitué de la cantine de madame Péatier", soulignant au travers des travaux de Fatima Mana et Jacqueline Cimaz, le processus d’abstractisation : "Vous avez été bien dirigés dans ce stage", et de rappeler que la photographie n’est pas reproduction du réel, mais regard, interprétation et intervention sur celui-ci... NDLR
Villa Noailles
[1]
Huit grandes et belles photos ; de couleurs indicibles. Un bâtiment [2]dont la splendeur et le foisonnement d’antan suintent de murs qui attendent la réfection, d’autant plus denses et présents -même si invisibles- que l’abstractisation traduit l’attente ambigüe de la réfection. Souhaitée et crainte, cette réfection ? Certes histoire de temps ; mais à surfer sur les crêtes pétrifiées des temps, comme, lorsqu’en pied de digue le ressac stoppe un instant la vague...
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Immobilité de deux flux. Arrêt sur réseaux. Ephémère à fouailler... [3] Pour mieux connaître le travail de Stéphane Couturier, voir la présentation du 104 où il a récemment été en résidence "Stéphane Couturier aborde ses photographies comme un peintre ses toiles. L’utilisation de grands formats et l’écrasement de la perspective sont d’ailleurs caractéristiques de ses clichés"
L’autre côté du temple offrira modestement la restitution de la sélection des travaux des stagiaires 2009 des Rias en Arles.
Et puis dans les cartons à dessin...
Une nouvelle exposition au Temple des Baraques.
Vernissage ce lundi 2 août à 18h.
Ouverture ensuite tous les jours jusqu’au 13 août de 14h30 à 17h._
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Jacqueline Cimaz
[1] in "Revoir foto" . [2] En fait, une villa conçue par l’architecte Mallet-Stevens , [3] Ces photos de la Villa Noailles ont été publiées en portfolio par Ville Ouverte. ![]()
Fin de première phase résidente de Sébastien Camboulive
Quelques rappels utiles :C’est Jacqueline Cimaz qui a découvert Sébastien Camboulive au hasard d’une attente feuilleteuse de revue photo en gare de Lyon, il y a bientôt deux ans. Arrêt sur Spirales et ses dépliures d’un temps qui ne repasse que décalé et rompu, une de ces rencontres fortes qui, court-circuitant les échelles, plantent un jalon.
Camboulive à "L’arbre à feuilles", la librairie de Lamastre où il a pu installer son "studio" mobile.
De Spirales à LesDoucheslaGalerie il n’y a que le pas d’un temps à l’emploi bouleversé, d’une entrée quasi effractive, de la découverte savourée de livres en presque rapine et d’une intrusion affirmée et revendiquée. Et là, autre découverte forte : cette préface de Rouillé au Meltingpoint de Couturier, où il affirme qu’à notre époque de flux et réseaux, pluricentrée, la belle photo a quelque chose qui appartient au passé, la saisie et la transformation du réel nécessitant la fouge que permettent les utilisations de la photo comme outil et/ou matériau dans un projet qui l’intègre en la dépassant. Une thèse qui coule comme dialectique, sur laquelle l’équipe des B2istes a eu l’occasion de travailler avant d’aborder - au niveau de la pratique - l’image composite et le document hétérogène et composite.
Une résidence étanchée par ces marques dans le paysage, ce réseau départemental fédéré de contacts amicaux et échanges essentiels...
Aussi, lorsqu’on nous a proposé de monter un projet dans le cadre de l’Appel "Ecritures de Lumière", c’est tout naturellement que le C.A. des Rias a accepté la proposition de Françoise Morin, de Ville Ouverte [1], pour une résidence de Sébastien Camboulive. C’est tout naturellement aussi, parce qu’il s’agissait d’un choix informé et volontaire - un choix répondant à nos exigences de qualité artistique - qu’il a maintenu le choix de Camboulive face à une proposition D.R.A.C. de travailler avec un photographe du cru - dans le cadre donc de la "belle photo", et non du travail artistique utilisant la photo, que nous avions choisi ! Une distinction que nous avaient permis d’appréhender - non pas le stage - mais les expositions d’Arles 2009. Une distinction que devrait nous permettre d’approfondir le projet " De l’écriture numérique à l’écriture transmedia " et que cette première phase de présence achevée de Sébastien Camboulive fait mûrir dans le collectif, avec ses projets d’exploitation des matériaux mettant en scène "les" et non "le" portrait(s) résultant et ses imperceptibles variations burinées ensuite par la vidéo...
Une résidence nourrie de contacts avec les gens - l’association, et la population...
Et puis il y a aussi cette fouge prévue de l’imperceptible du paysage, non plus d’une apparente continuité temporelle mais de celle d’un espace coloré... Et puis tout l’inédit, l’irréversible qui, a posteriori parait couler de source, mais demande un travail authentique, dense et personnel, dans la durée... Une résidence qui par delà ses 136 portraits et ses photos de paysage, par ses projets esquissés, répond pleinement et comme il se doit, par de l’inédit, à nos objectifs. Jacqueline Cimaz
[1] L’association qui gère LesDoucheslaGalerie
Chair d’image à Fabras
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Avec l’humanité, la chaleur, les intérêts, pour l’art, la lecture, l’écriture, l’environnement, l’interêt pour l’Autre, la création - le numérique aussi, un fabuleux outil de communication, de partage et d’action... Par delà les traits du visage, les paroles, les gestes, la consistance, la densité, la vie. Jacqueline Cimaz
Un artiste en résidence.
Dès son arrivée, c’est à dire à l’heure de midi, comme lorsque les touristes viennent toucher les traces visibles à l’oeil nu de notre région, notre artiste débarque en terre étrangère. Pour l’accueillir, chacun a défait son pays, parlé de la profondeur de ses sillons, choisi des lumières pour le raconter. Jacqueline, Michel et Fatima remontent en vrac des paysages qui à eux seul parlent de l’Ardèche méconnue par l’artiste. Le trio raconte ses morceaux de ciel, cherche les racines qui s’égouttent lentement de l’endroit et qui ont fabriqué sa mémoire. Sébastien Camboulive, artiste photographe clermontois, écoute concentré, ne sachant pas encore à quelle sauce il sera mangé. ![]()
L’après-midi, nous le plongeons dans l’espace environnant, attaquons l’inventaire des lieux bordés de présences artistiques contemporaines, notamment le sentier d’art et le fameux Carrefour des Résistances qui défriche son histoire aux pied de ses totems, ou sa dernière installation à la source de la Dunière sur les hautes buttes du pays. Nous suivons sa déclivité jusqu’aux orgues en attendant que le ciel s’énerve et répande sa colère afin que bruissent leurs sons semblant venir de l’au-delà mais que nenni, devant l’étranger, elles restent désespérément muettes. Puis c’est la rencontre avec les gens du pays, se cognant parfois contre le projet de Sébastien Camboulive, qui photo à l’appui, explique son travail. Dans la douceur du soir qui tombe sa lumière sur la foisonnance végétale, nous remontons le cours de l’intention première, à savoir trouver des visages à photographier pour le projet de l’artiste qui provisionne les accords au gré de ses pas. Pour étayer sa démarche, la mairie de Saint Apollinaire de Rias a envoyé un courrier aux habitants afin que la présence du photographe ne soit pas pourfendue aux portes de l’étonnement par l’incompréhension. Fatima Mana
NB. Cet accueil en résidence a été possible grâce aux aides du Conseil Général de l’Ardèche, des municipalités de Saint-Apollinaire-de-Rias, de Châteauneuf-de-Vernoux, de Saint-Jean-Chambre, de Saint-Julien-le-Roux, de Saint-Maurice-en Chalencon, de Véolia-eau et de sponsors privés. Un dossier FIACRE a été constitué. La durée de la résidence sera évidemment fonction des aides reçues. Un point sera fait lors de l’exposition de restitution. Cette résidence s’inscrit dans un projet 2010-2011 plus global, incluant un partenariat avec Alexis Chazard de l’Ecole des Beaux-Arts de Valence,et une résidence de Jean-Pascal Dubost, auteur...
S’inscrire pour ce faire tirer le portrait
Présence de Sébastien Camboulive, artiste travaillant la photo, du 14 au 24 juin. Il recherche des personnes qui acceptent qu’on "leur tire le portrait" pour en faire un portrait unique, d’un habitant fictif, dans le cadre d’un travail sur l’identité. Téléphonez pour prendre contact au 0475844725 ou au 0475582609.
Au second jour, une idée plus précise : ![]()
Message de Sébastien Camboulive
Quelques extraits :
"En préparation de mon premier passage mi juin et pour réaliser cette série d’images de visages qui me tient à coeur, est-il possible d’envisager une série d’annonces au niveau local pour prévenir de cette action ?" Bien sûr cela parait tout à fait possible !
Nous demandons une rédaction et un dossier de presse à Sébastien Camboulive.
"Ces annonces pourraient indiquer que pour réaliser un portrait commun des villages environnants, le photographe Sébastien Camboulive en résidence aux Rias... propose tel rendez-vous entre telle heure et telle heure auxquels les populations sont invitées pour se faire tirer le portrait. Les visages ne seront pas reconnaissables car fondus dans un seul ensemble. J’imagine que le mieux pour recueillir la plus grande quantité d’images serait que je puisse m’installer dans des lieux de "fortes" concentrations / de passage : écoles, maisons de retraite, mairies, bibliothèques...
Nous avons déjà pensé aux marchés, avec leurs diverses strates de population (où on parlait "patois" jusqu’à 9h30, français jusqu’à 11h, hollandais ensuite...) Pour les scolaires il ne devrait pas y avoir de problèmes puisqu’aucune photographie individuelle ne sera exploitée...
Nous souhaiterions recevoir les avis et propositions rapidement ; Sébastien Camboulive sera ici pour dix jours -1er séjour- à partir du 14 juin.
Jacqueline Cimaz
Pour situer Sébastien Camboulive, extraits de son CV : Expositions (Personnelles & Collectives)
Bourses & Résidences
Catalogues & Publications
Sébastien Camboulive est représenté par
Les Douches - La Galerie, 5, rue Légouvé, F-75010 Paris, +33 146 071 084, www.lesdoucheslagalerie.com
Expos photos de l’été des Rias et
Le samedi 29 mai 2010 : manifestation en 4 temps. Clôture du projet « Mouvances », projet Arts Plastiques 2009, accompagné de diverses activités artistiques conçues comme activités de médiation (théâtre, écritures textuelles et photographiques...) ![]()
Christian Bontzolakis, scénariste, auteur et metteur en scène.
A l’intérieur du Temple, exposition d’imprimés de livres numériques, par ailleurs consultables sur ordinateur en bibliothèque, avec leurs liens, vidéos... Livres réalisés pour la plupart par des habitants du Plateau sur le thème de l’eau - ses mouvances, transformations et autres flux... Dédicaces possibles...
Résidence de Sébastien Camboulive, artiste utilisant la photo et la vidéo, 1er séjour du 14 au 24 juin.
![]() Montage d’extraits de la vidéo longue du projet Vidéoformes 2009, "l’éternité dans l’infini". Voir aussi les pages 98 à 101 du catalogue Vidéoformes 2008-2009 sous Calaméo
Exposition du 12 au 24 juillet, vernissage le vendredi 16 à 18h : Photos et gravures de Dali (Collection Jordi Casals), au Temple des Baraques... [2] [3] ![]()
Exposition du 2 au 13 août, vernissage le lundi 2 à 18h. Photos encadrées du porte-folio Villa Noailles de Stéphane Couturier, Editions "Ville ouverte"... + photos des stagiaires du stage d’Arles 2009.
![]() La présentation de Villa Noailles dans le Moniteur
Exposition au temple des Baraques du 29 octobre au 7 novembre. Vernissage le samedi 30 à 15h. Créations de Sébastien Camboulive lors de sa résidence + réalisations du groupe qui aura travaillé avec lui.
Projection du film de Laura Monnier à la grange du Vernat + découverte d’œuvres de Collections privées. Date à déterminer en novembre. [4]
Projet "Résonnances" : date à préciser - installation vraisemblablement en octobre.
Jacqueline Cimaz
[1] telles que prévues ce 23 avril... [2] Les modalités éventuelles d’ouverture du 14 juillet seront précisées ultérieurement... [3] Toutes les expositions sont ouvertes tous les après-midis de 15 à 17h sauf en octobre-novembre (14h30-16h30 à cause de la lumière et sur rendez-vous pris au 0475844725 ou 0687173688 ou 0475580957. [4] Des projections partielles, différenciées pourront avoir lieu lors de visites ou manifestations sur le sentier d’art donc sur des groupes, des arbres, des totems, les murs du Temple, de l’église, d’une grange... Tous renseignements utiles en temps voulu sur le site... Stéphane Couturier au Vernat
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De passage entre Paris, où il vit, et Avignon où il sera en résidence pendant le festival pour photographier le Palais des Papes - hormis escapades arlésiennes - Stéphane Couturier, s’est arrêté au Vernat, le temps de présenter son porte-folio sur la villa Noailles, de faire un peu plus ample connaissance et d’aborder d’éventuels projets, comme, déjà, une présentation publique, en bibliothèque, du porte-folio. Des photos vues à la Galerie , à Paris, rue Legouvé, la galerie "Les Douches la galerie que gère l’association Ville Ouverte. ![]()
Des photos denses et belles qui convoquent des références picturales - de Mondrian à De Staël en passant par Malévitch - puis parlent seules de cette villa Noailles d’avant réfection où les murs suintent Man Ray et tant d’autres.
La piscine, le plafond, les carrelages, les murs, les miroirs, une porte, un radiateur. Bref, du banal ? Du banal ? Pas vraiment, du chargé d’une histoire très particulière et personnelle d’artistes, de mécènes, de mécènes-artistes, d’avant-garde de la première moitié du XXème siècle qui, invisible, sature composition et couleur. Des couleurs douces et fortes, des compositions qui parlent, parfaites. A voir et revoir... Stéphane Couturier, lui, insiste sur les détails, les fers, jointures, et leur importance. Sens mis en scène d’un apparent réel soigneusement construit - une construction moins apparente que dans "MELTING POINT" [1], qui tire sa force de sa rigueur comme si la géomètrie enserrait les foisonnements d’une époque pour les conserver, sinon en une impossible synthèse du moins par un regard, arrêt vibrant sur image, figeant et rassemblant l’investigation personnelle. Jacqueline Cimaz
![]() Site de Stéphane Couturier Un site à voir, bien classé, où divers parcours peuvent cependant émerger. ![]()
[1] cf Usine Toyota n°15, Valenciennes, 2005
Cadeau de départ
Une vie d’expérience.
Une histoire de plusieurs histoires ou est-ce l’inverse ! The Man I Love est un champ d’expérience cinématographique nous dit son réalisateur Christophe Perton. Balayé en permanence par des images expérimentales où le possible est poussé « à bout de souffle ». Cadrage, travelling, plongée, contre plongée, que sais-je encore, sont travaillés à l’épuré au plus près d’une épure visuelle, contemporaine à souhait. Le réalisateur/scénariste a joué sur le temps compté. 12 jours et 12 nuits de soudainement vides avec une troupe - celle du CDN - et une ville -Valence - pour les remplir. Si dès les premiers mouvements, nous pensions le texte poétique plus présent, la voix off progressive s’écoule chaude sur l’écran jusqu’à l’apparition des premiers éléments fouettés au hasard du vent. Et si l’on parlait de ces musiques solidaires et de leur rythme qui halète, colle à l’image, la cloue sur l’émotion, l’accompagne comme une seconde peau, la soutient, creuse les séquences de mystère. De ces vies isolées dans leur monde au restaurant, de cet homme traversé au passé, de ces ouvrages et rues enfermés dans l’oeil du possible, quête et courses folles sous la lumière de la cité... C’est un film à part, part d’un impossible réalisé. Fatima Mana
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Un film qui, pour moi, a convoqué Bunuel et Varda. Des photos magnifiques comme celles où on voit, de plus en plus haut, s’éloigner en bas, la cathédrale... Un film dense, polysémique, ambigu - cette scène du départ de la famille arménienne entre exode et nouveau départ et lourde de tous les exodes... toutes les atrocités du XXème siècle... Positiver les ruptures subies... réitérées ? Un film à voir et revoir, chargé de symboles et signes à explorer... La densité du regard sur les autres, un public ? Cette scène du restaurant entre réel et projection, comme relecture actuelle de dessins de Grosz, au début du 20ème siècle. Et celle de l’escalade des murs de la maison, presque trop fugitive... Revisité à la française, le prémonitoire de l’expressionisme allemand ? Et cette sensation d’insolite que crée la reconnaissance d’acteurs maintes fois cotoyés au théâtre ? La familiarité avec une vieille ville revisitée... et redimensionnée. L’ambiguité de la course poursuite dans la Poudrière, sans allusion à Caroll. Et une utilisation de ressources numériques - ces transparences et incrustations - très discrète, assujettie au sens ? Trop ou pas assez ou juste ce qu’il faut pour susciter une lecture créatrice du spectateur ? Un film moins violent que certaines pièces vues au Bel Image, mises en scène par Perton ; comme si la prégnance et la beauté de la vieille ville offraient un point d’ancrage... Un film à revoir comme l’ont été "Le conformiste" de Bertolucci et "Les plages d’Agnès" de Varda pour y interroger la rencontre entre la vague puissante de l’image et le ressac du sens. L’"Orphée" de Cocteau et la traversée du miroir, aussi... Pabst. Le jeune Brecht. Mais à chacun sa lecture du film, ce qui en situe d’emblée la qualité. La clôture d’une époque avec ce départ de Perton et l’inquiétude qui taraude. La recherche à tout prix de l’audimat ne tue-t-elle pas une recherche et une création indispensables à toute avancée artistique ? Comme si se brouillaient les rapports entre art et histoire... Creux de vague ?
Alors que les discours n’ont guère été applaudis, le film, lui, l’a été, longuement et intensément... The Man I Love... Humanisme du 21ème siècle...
Jacqueline Cimaz
Choses lues par Julia Bonaccorsi
qui nous envoie pour publication un texte qu’elle a écrit suite à sa visite de l’exposition Fleischer à la BNF
Une exposition à voir... et un beau texte Allez voir la vidéo citée... En guise de conclusion, une phrase de Julia qui nous renvoie à notre projet Science, "Media en quête d’identité", entre hypothèse, rêve et prémonition... "Les iconographies à venir de la lecture sur écran seront peut-être le lieu d’une réinvention de la représentation du corps du lecteur : c’est alors par-dessus son épaule qu’on aura envie de regarder."
Du numérique à l’optique et spirale ? Jordi Casals et le Packaging de luxe
Nous avons demandé à Jordi Casals ce qu’il pensait du livre « numérique » :
Nous avons montré sur l’éctan du portable d’ Ici là (la revue de Pierre Ménard sur Publie-Net), montré et fait entendre. Là une révélation et de nouvelles questions... L’émergence du fossé entre simple numérisation et création numérique, un fossé à creuser... Jordi Casals, plus que jamais fou de Dali, disposant d’une collection affinée d’œuvres rares et belles et d’une grande qualité, cherche toujours à intégrer les nouveautés du design dans une peinture pseudo-figurative, clin d’œil vitreux au Modern Style, pour y interroger le caractère éphémère de l’inédit, et un certain irrationalisme. ![]() Le récent salon du Packaging de luxe [1] qui s’est tenu à Monaco, dont il était invité d’honneur au stand de Cellutec a allié avec bonheur avancées technologiques et emprunts artistiques pour des créations nouvelles, comme l’impression et l’écriture sur mousse. Comme pour dire qu’à côté du papier ou de l’écran, il y a d’autres matières-supports possibles... Et résistant au numérique, l’optique de ces hologrammes que Jordi Casals intègre à ses peintures... [2]
Des créations en peinture et sculptures... "Ces technologies n’existaient pas. Il y a moins de dix ans qu’elles ont commencé à faire leur apparition. Ça va évoluer, ça va tellement vite. Au début les apprivoiser, puis les fixer avant leur disparition. C’est ma démarche. La création par ordinateur c’est pas mon truc..." ![]()
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Jordi Casals collectionne les nouvelles matières des nouveaux emballages et tente de les incorporer à des créations artistiques qu’elles font évoluer. Histoire d’exploiter ces nouveaux matériaux. Une recherche qui, au fil des ans, prend forme et sens... Une belle façon aussi en s’en riant et le posant comme objet d’art, d’interroger ce brouillage culturel "porosité" évoquée par le rapport sur les pratiques culturelles des français à l’ère du numérique... Le brouillage ou "la porosité" érigé en ready-made ? Jacqueline Cimaz NB. Sur les hologrammes et leur fabrication, nous avons trouvé un site et nous en avons trouvé un assez bien rendu sur Internet, sue le site de l’Université de Saint-Etienne figure 6 [1] « le packaging c’est ce qui fait vendre le produit ». « Mon premier livre sur Dali, Draegger l’a fait avec pour partenaire la plus vieille imprimerie d’Europe. Même les boites pour tubes de dentifrice utilisent les hologrammes pour attirer le client. .. » [2] Quelque chose sur quoi nous reviendrons par ailleurs, avec l’offre d’un livre dédicacé sur mousse à la Bibliothèque... Livre et mobilier réalisés avec et grâce à l’industrie Cellutec...Et la sensualité soulignée de l’écriture sur mousse... [3] Ah voir ! Et le Bahaüss ? NDLR
Stéphane Couturier des Douches à Niterôi (Brésil)
Photographie : une belle photo - photo d’une rue de Vélizy, de Stéphane Couturier dont l’exposition aux Douches La Galerie à Paris se poursuit jusqu’au 28/11. ![]() Une présentation dont nous avons déjà parlé des portfolios sur la Villa Noailles et Renault Billancourt [II] que les éditions Ville Ouverte viennent de publier. (cf article en rubrique "Arts visuels" ) Interroger et fixer le temps qui s’achève d’une utilisation publique avant désaffectation et transformation. Et une invitation à une exposition au Brésil, toukours liée à la ville et l’architecture. Braisilia/ Le Hâvre, constructions de l’après-guerre, d’une même époque, Niemeyer/Perret et les photos... ![]()
Carton d’invitation téléchargeable à un format lisible... J.Cimaz
Exposition de qualité
Un travail exigeant et qualifié qui fouaille les cartes et mémoires extérieures et intérieures. L’Ecosse de Polanski revisitée par l’Alice de Lewis Caroll, des couleurs de bord de mer, moultes références culturelles qui surgissent tant le travail est dense et polysémique... ![]()
Des photos qui avec les reflets du soir et des lumières et la distance de ce haut accrochage biaisent les oeuvres... Bientôt une autre exposition et sans doute une interview avec cette question évidente : et le livre d’artiste ? Une jeune plasticienne dont on reparlera... Jacqueline Cimaz NB. Et toutes nos félicitations au relais des Arts pour la qualité de ce choix...
La pendule arrêtée de Stéphane Couturier
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Sont actuellement exposées là les deux séries de planches des portfolios juste sortis de Stéphane Couturier : "Billancourt II" ![]()
et "Villa Noailles".
Stéphane Couturier traque le temps dans les mutations de bâtiments, notamment industriels, et tente de figer une étape avant l’irrémédiable du friche ou de la restauration... Une autre approche que celle où les superpositions lui permettent d’appréhender mouvement et flux - sans doute complémentaire... ![]()
Là, il convoque les arts plastiques - Mondrian, Duport et d’autres - notamment sur ces murs de la Villa Noailles où l’immobilité atteint une rare densité. Un très beau travail, fort et plastique... Une exposition à voir et revoir...
J.Cimaz NB. Métro Jacques Bonsergent, près de la République
On répare même les appareils photos Chute de l’appareil dans un encombrement à la sortie du métro Saint-Paul... Ne s’allume plus... Et là, du Marais à la Bastille puis presque à la République, les passants vous guident. Ils connaissent un endroit Boulevard Beaumarchais où on répare... A vrai dire, un réseau de réparateurs, spécialisés semble-t-il, et qui de l’un à l’autre, vous envoient au bon endroit en fonction de votre appareil [1]... Voilà qui rappelle les réparateurs de poupées berlinois d’il y a quelques décennies... Du précieux à savoir. C’est moins cher que d’acheter un nouvel appareil et puis celui-là on le connait, on en a apprivoisé les réglages, un outil qu’on aime, avec lequel on a son histoire... ![]() Comme nous a dit notre réparateur : "On est encore quelques uns en France, notamment à Paris..." Du bon à savoir... [2]
Jacqueline Cimaz
[1] Il y en a aussi pour l’argentique, et puis suivant le type de panne...
[2] Une question qu’on nous avait posée... Donc si votre vendeur n’assure pas le service après vente, ou que vous êtes en déplacement, puisqu’il existe des réparateurs, il suffit de chercher sur Internet le plus proche de son domicile ou les modalités d’envoi de l’appareil en fonction des références de celui-ci... Voyage à Arles
Départ de Vernoux, à 7h au parking d’Intermarché... Inscriptions indispensables au 0475844725 ou en Bibliothèque.
Menu :
une visite au Centre d’Arles Willy Ronis ?, ou Nan Goldin ? ou autre ? une ou deux visites aux ateliers SNCF (dont la salle 17), ou Duane Michals ou Brian Griffin ou Thomas Florschuetz ? repas-rendez-vous au restaurant puis visite de l’exposition Clergue à l’abbaye de Montmajour.
Parallèlement, prise de photos, le matin, lecture sur ordinateur, en fin de repas, commentaires et orientations pour les prises de photos de l’après-midi. Et la suite à Saint-Apollinaire - aux Baraques, en Bibliothèque...
Accrochage virtuel
S’interroger sur des photos, en rapport plus ou moins étroit avec Mouvances... Beaucoup veulent aussi participer au stage par photos interposées... Une toute petite sélection...
Un platane des places de Provence vu par Fatima Mana,
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l’eau du bain, et les transparences et reflets de la baignoire, de Geneviève Greco, ![]()
et toujours d’elle, un photo retour de Provence, lumière intérieure qui appelle un stravail spécifique... ![]()
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Transparences et brillances, de café o the à calques et filtres...
l’équipe est venue plus tôt, pour préparer, avant ouverture, la lecture Chalencon...
Des visites, une centaine, où l’effet de surprise s’est déclenché dès l’entrée de la salle d’exposition, voilà de quoi récidiver, ne serait-ce que pour entretenir la part d’étonnement et de plaisir installée sur les visages venus.
Quand l’atelier numérique interpèle le public...
D’un côté, le mur virtuel : un concentré d’attraits qui s’est parcouru à chaque fois avec beaucoup d’intérêt. Le zigzag du milieu, support de luminaires, flottille de bois, attirait les regards qui écoutaient interloqués la matière utilisée.
Ce b2i pourvoyeur d’images sui vont réfléchir....
Des armatures revêtues en sachets de thé, renvoyant sous le dardé de la lumière artificielle l’imprégnation végétale, aux tableaux travaillés à la parole créative, ce fut un tout harmonieux qui paisiblement retroussait le plaisir des yeux.
des images qui font parler...
Pour l’association « Les Rias », une exposition est un temps, un support sur lequel les rencontres fabriquent curiosité et intérêt.
De belles réalisations...
Mathieu et Magali, d’un élan participatif, nous ont prêté leur jeunesse créative, le temps d’interpeller, de susciter sous les fronts curieux, solidaires de l’action ou simplement en villégiature, des attachent passagères autour d’une résonance commune.
la plus jeune visiteuse...
Une semaine, un instant, déjà en chemin sur d’autres projets qui rassemblent.
Suggestions de Lauris pour Arles
"En lisant votre brochure et les activités toujours aussi denses de votre association j’ai repéré une visite des expos des rencontres d’Arles. Nous y avons passé deux journées et avons vraiment vu des choses magnifiques. Je vous conseille vivement les expos de W.Ronis, d’Attila Durak sur les différentes populations de la Turquie orientale (superbe !), de Giorgia Fiorio sur le don et de Duane Michals."
Un programme pour les visites prévues lors de la sortie à Arles de fin août, et avant, pour les participants au stage photos. Une motivation pour étudier ou revoir le planning.
Magali, Mathieu et les bé2istes s’exposent
Exposition ouverte tous les jours sauf mardi, de 14h30 à 17h jusqu’au samedi 25 inclus.
Des visiteurs étonnés par la qualité et l’évolution de ce travail amateur - et pour ceux qui connaissaient - par le travail effectué et son renouvellement... Des sacs à la Haute Couture, c’est pour quand, de nouvelles investigations ? Et puis ce travail des transparences... et superpositions... Ou encore ces bois flottés utilisés pour s’aventurer de la lampe-sculpture à la sculpture-lampe ou sculpture tout court ? La main-courante du fonctionnel sera-t-elle lâchée ? Une exposition riche de ses réalisations, riche de ses avancées, riche de ses potentialités...
A la croisée de l’artisanat et du numérique, le récit de Fatima Mana
A la croisée de l’artisanat et du numérique, l’effervescence fait le tour de l’espace disponible, s’en empare, le fend au gré de son imagination pour monter l’exposition. Des similitudes au cirque dressent le chapiteau créatif, l’emboîtent et l’agencent à la recherche du plus bel effet. Opposent, ignorent, répudient, s’approprient l’horizon invisible des pièces à installer. Pour que tout soit prêt à temps, les mouvements brassent et arrondissent l’air efficacement. Le vernissage imminent joue fébrilement avec le temps indompté qui file vers l’arrivée des premiers conviés. Alimentés par le fur et à mesure des objets installés, chacun trouve sa place dans une évidence esthétique. Pour les tableaux, c’est plus facile : l’alignement par le haut ou par le bas s’amuse à deviner la portée de regard. Jacqueline sur l’un des murs treille du temple, mâte les alignements, positionne les tirages, place les productions B2istes au large de la logique. Un calme singulier prend du recul, installe les extraits sur sa partition. Ce sont des morceaux choisis qui s’imbriquent lentement dans l’après midi. Quelle idée saugrenue, des sachets de thé pour réhabiliter l’objet ou de café pour les créer ! Du papier de soie imprégné à la matière du hasard, stratifier sa transparence, la retenir aux armatures des lampes qui rassurent en repoussant les bords de la nuit. Mathieu Courtial travaille le papier, le désaltère à la colle des slogans, l’abat sur la peau du jour, contre l’abat-jour, fabrique sa lumière. Sa compagne Magali Ruiz, détourne l’ombre des mots d’autrefois encrée aux rotatives séculaires pour les peindre et les coucher sur la toile. Recouverts d’une douce pellicule de soie, ils se fondent et se mêlent au temps, empreintes d’une autre mémoire retrouvée. Une trentaine de personnes sont venues au seuil de la curiosité. Jacqueline Cimaz, présidente de l’association « Les Rias », dans sa présentation, rappelle le cadre de cette exposition : « Nos adhérents s’exposent ». Impliqués dans la recherche créative, ils nous font découvrir et partager leur passion. Mathieu expose son travail par une démonstration suivant les étapes d’une fabrication soumise à une chronologie préparatoire mais qui lors de sa réalisation s’amuse avec l’aléatoire. Le monde s’agglutine autour de ses paroles, pose des questions. C’est un va-et-vient oral qui se répand autour de nos deux démonstratrices en herbe que sont Fanny Juston et son amie. Elles dessinent avec application les directives artisanales sur des structures encore silencieuses de création.
Découverte en images
Une salle partagée en trois bandes. Au centre, le zig-zag des objets lampes ou sculptures-lampes, de Mathieu Courtial... Quelques tableaux-collages de Magali Ruiz... Au fond, ces sacs -solides, beaux, en emballages récupérés, tout près de devenir robes à bretelles, ou autrechose comme des abats-jours sont devenus chapeaux,sur la tête de Geneviève ou celle de Fanny, ou, mieux, empilés, sculptures... ![]() A gauche, contre le mur, les tableaux de Magali, avec deux toiles-vitrail...
A droite c’est l’espace des B2istes, avec tableau explicatif, panneaux synthèses et cartons à dessin en compléments...
Et puis bien sûr, dans le renfoncement, la table de littérature des Editions les Rias, avec, un dernier-né notoire, le livre de Sylvette Béraud-Williams, "Entre silence et oubli, mémoires d’un quotidien rural bouleversé".
Dans le renfoncement de droite et sur un banc l’atelier-démonstration, bien utilisé par deux jeunes visiteuses qui sont reparties avec leurs abat-jours et les savoir-faire acquis, notamment en matière de récupération des sachets de thé usagés, devenus matériaux plastiques... ![]()
Les visiteurs explorent, scrutent, supputent, s’exclament et posent beaucoup de questions. Certains n’hésitent pas à toucher ou essayer... ![]()
![]() Les échanges se poursuivent, avec des précisions demandées... Et puis les conversations vont bon train, en fonction des intérêts, du plaisir aussi de se rencontrer quand on ne se connaissait que par les écrits... ![]() Mathieu explique ; ou retient des réponses à des questions inédites comme celles concernant ce beau travail des superpositions et transparences... Une réponse de professionnel de l’éducation, mais sur le plan artistique ? ![]() Un temps laissé à la réflexion pour un interview prévu le 25... Bien sûr il y a la référence au papier à cigarettes d’Astor... Mais encore ? Un pont avec "Mouvances" ? Un rapport avec ces calques ou filtres superposés de divers entretiens ou témoignages évoquant de mêmes faits dans le livre de Sylvette ? Bien sûr, on n’est pas dans l’univoque... L’utilisation créatrice/investigatrice des filtres et calques de Photoshop (ou Photoshop Elements ? Ce qui nous conduit tout naturellement à l’espace numérique du couloir des B2istes...
Le B2i, C kwa ? Réponse en image ci-dessous, c’est plus simple... Et puis sur le site de la Bibliothèque et de sa dimension PAPI (en fait EPN maintenant "Bibliothèque municipale Espace public numérique"), il y a tout -ou presque- sur le B2i... Comme sur le projet concernant le livre numérique, "Media en quête d’identité"... Donc, le panneau : ![]() Un aperçu de productions, un peu déformé - sinon ce ne serait même plus la peine de venir voir, et les détails et nuances ont leur importance... ![]() Et puis le travail numérique de l’image a aussi une dimension citoyenne, montrant vraiment qu’il faut se méfier de l’image, qu’ elle n’est pas la réalité, qu’on en fait qu’on veut et peut la reproduire à l’infini... Les B2istes ont privilégié des approches artistiques et fonctionnelles, intégrant leur expérience de la photo... Des travaux très divers à partir de mêmes points de départ, ce qu’ont apprécié les visiteurs qui ont regardé ce qui était exposé mais aussi le contenu des cartons à dessin... ![]()
Bref, un ensemble qui représente un travail authentique et significatif...
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Jacqueline Cimaz
_ Seules les machines rient ... C KWA ?
C rin, C tout, ça bouge, ça trompette lingette hygiène, ça grince, ça éclaire, ça ombre, ça forge, ça claireobscure... etcœtera... Ni film de Dali, ni Tinguely, ni bec de Zanikken, ni mobile de Messager, ni de La Tour, pas campagne, ni Permeke, plutôt entre alchimie cornue, Duchamp et travaux playsmobils ?
Rien de tout ça ! fabrikdelabeslot tout simplement, quand les trompettes bullent , voyons, c’est évident !
Ni homme ni femme dans le tableau, mais au spectateur-acteur d’actionner, lingette prudente, actionner, souffler, ouvrir, fermer...créer du mouvement ? Surtout du son, récupéré, transformé, de l’ouverture de portes au son différé, modulé... "fabrica illuminata" ? non... acttitude acttitude, pas g. d’atmosphère, acttitude... acttitudes sonores, sonores et visuelles...
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fabrildelabeslot, Fabrice Beslot...un-ancien-élève-des-Beaux-Arts-de-Valence, grand performanceur qui a su retourner le public... Un jeune artiste vivant en Ardèche... Art populaire, petit air de foire, techno parle... Farfelu ? Décapant ? Où la dérision tend un voile pudique sur une société industrielle dépassée, critiquée et regrettée, et toujours là, bien sûr, quelque part ?
Et puis, vous achetez le CD, et de retour chez vous, vous l’écoutez... Et là vous pensez d’abord - Nonno ? Et oui Nonno ? Honegger et Pacific 231 - à un moment... Aperghis et ses récitations ? La marche de Colette Magny ou sa lecture de Lewis Caroll ? Bien sûr que non ! Fabrice Beslot... Ces bruits d’eau quand même... Dubuffet ?
Ces références dont on a besoin pour baliser une approche... Et Isidore Isou ? Les lettres ? Elles-alphabet ?
Un hasard cette exposition à la galerie en même temps que cette pièce ?
Une exposition qui plait, même si sans clé elle peut surprendre...
Une oeuvre artistique composite, mais un composite qui correspond à ce qu’on sort de l’ordinateur et se lit comme un réseau de liens... Une oeuvre très intéressante... Et l’invitation faite par les membres des Rias qui les ont vues, à aller vois la pièce Elles-Alphabet et l’exposition à la galerie du Théâtre, à y visionner les vidéos, à y écouter, si possible, le CD, et à profiter des rendez-vous et performances de mars et avril... Qu’on aime ou pas et quels que soient les outils d’approche, un temps fort pour la compréhension de l’art contemporain aujourd’hui et demain...
Jacqueline Cimaz
Aux marges du Congrès...
Expositions bien sûr, un choix orienté par le projet "Mouvances", ça va de soi... Mais ? Mais à part celle de Bonnefoi à Beaubourg, pas ce qui était prévu, le fil suivi de découvertes imprévues...
Hasard en hall de gare : un Hors série 7, réponses PHOTO [1], « carte blanche à Raymond Depardon » accroche [2]. Mais la découverte en page 133 ce sont ces séries contemporaines de Sébastien Camboulive, 36 ans... Quelque chose qui parle immédiatement, comme les compositions de Catherine Poncin exposées il y a deux ans à la galerie Filles du Calvaire. Ces « bandes » notamment qui tirent leur force de la douceur des couleurs, superpositions et autres transparences, ces « Spirales » qui embobinent [3] les temps des foules et des murs [4]... Et puis cette affirmation qui conforte : « Je ne valorise pas plus telle ou telle manière de faire, l’important étant le résultat final et la cohérence des images entre elles. J’utilise les outils à notre disposition (dont l’informatique) pour réaliser des images photographiques. Il me semble certain que bientôt on ne se posera plus la question des techniques de création et que ces nouvelles technologies seront intégrées entièrement dans le processus de fabrication des images. Les notions de vérité, de moments réels, de documents prennent, devront prendre de nouvelles acceptations. »
A partir de là, trouée dans le Congrès, métro Bonsergent, rue Legouvé, Galerie Les Douches, anciens Bains Douches... Un certain acharnement nécessaire pour trouver, entrer et visiter - panne d’électricité, travaux, personne... Juste un regard qui va finalement durer trois heures [5] ![]()
Spirales, conforme à ce qui était attendu, un diptyque remarquable, de très belles œuvres, fortes, lancinantes malgré [6] la géométrie qui contient, structure ou met en valeur comme chez certains Malévitch ou Tapiès...
Derrière un tableau, une table, sous des amas de papier bulle, des livres, difficilement accessibles pendant ces quelques heures de travaux...
D’abord les « Carnets de Résidences #4 », « La limite pluie-neige » de Sébastien Camboulive, Editions Contretype avec une présentation de Danielle Leenaerts, universitaire à Bruxelles... ![]()
Ensuite d’autres livres difficilement extirpés puis trouvés, bien rangés, dans un bureau-douche où la plupart sont en vente, « Les douches- la Galerie" étant diffuseur et éditeur - Editions Ville Ouverte
Et une présentation très intéressante d’André Rouillé : « La perspective, qui a été la forme symbolique d’un monde monocentré, aux hiérarchies simples et fortes, aux frontières nettes et fixes, est devenue inadéquate pour figurer les réalités d’aujourd’hui. » Réalité qui est « devenue une réalité de flux, en mouvement et transformation continue. » « Pour rendre compte de cette situation, la photographie, à force de décrire et d’adhérer aux choses est devenue impuissante, inadaptée »... « démunie face à la réalité en fusion d’aujourd’hui, celle d’un monde dont les valeurs, les matières, les protocoles se fluidifient et se décomposent. Il faut donc débrider la fixité photographique... » ... cela revient à faire dériver la photographie hors d’elle-même »... D’où la pertinence du travail de Stéphane Couturier, de ses images, non documentaires, mais qui peuvent « nous faire éprouver esthétiquement, en un point névralgique du monde, quelques unes des forces qui sont entrain de l’animer. » ![]()
Un texte à lire, clair et pédagogique, qui donne des clés au public et devrait être dans toutes les bibliothèques... Un texte qui à côté des images montrées contribuera nécessairement au travail du projet « Mouvances » et à la préparation des visites à Arles lors des Rencontres Photographiques 2009 puis du stage prévu en Arles et de ses restitutions en Ardèche...
D’autres livres, édités et/ou diffusés par la galerie des Douches seront proposés en consultation à la Bibliothèque lors de week-ends de travail :
« A la fois hallucinatoire, surréalisante et conceptuelle, cette œuvre m’apparaît prémonitoire de l’ensemble des problématiques de la photographie contemporaine. » Un très beau travail de l’image Polaroïd, avant l’arrivée du numérique...
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Là encore on évoque un « agencement », une « multiplicité », des « matières diversement formées », des « dates » et « vitesses très différentes », « lignes d’articulation et de segmentation », « lignes de fuite », « strates », « territorialités », mais aussi « mouvements de déterritorialisation et de déstratification » termes extraits de « Mille plateaux » (1980), de Deleuze et Guattari, extraits et cités dans sa préface par Régis Durand. Une mise en scène des photographies en triptyques qui interroge le lecteur, le sens et les sens...
Et dire la qualité des très grands livres d’artistes de Stéphane Couturier (le « Grand Palais » et Billancourt »), consultables à la Galerie Les Douches.
NB. L’exposition « Spirales » est visible jusqu’au 20 décembre. Nous recommandons à nos adhérents habitants intermittents Ardèche/Région parisienne d’aller la voir et de découvrir les publications éditées ou diffusées par Ville Ouverte, puis de nous faire part des réflexions suscitées pour le projet « Mouvances ». Par ailleurs, si quelqu’un connaît André Rouillé ou peut nous communiquer ses coordonnées, il pourrait être bon de l’inviter aux Baraques pour une journée de travail, s’il se déplace...
Christian Bonnefoi, « L’apparition du visible », exposition à Beaubourg.
Certains de nos adhérents et amis avaient vu l’exposition Bonnefoi organisée par Axel Hémery en 1996 à Alès, au Musée Pierre-André Benoît. Une très belle exposition, un travail qui avait interpelé des envers et autres transparences. ![]()
On retrouve à Beaubourg certaines des œuvres exposées à Alès et on en découvre beaucoup d’autres, notamment le remarquable travail des papiers de soie des années 2000, et l’expérimentation de quelques autres matériaux et outils.
Un travail exigeant, d’une très grande qualité. Un catalogue publié par Gallimard et qui sera également en consultation aux Baraques lors de week-ends ou journées de travail...
Enfin à signaler la rétrospective, spécial 30 ans avec un nouvel accrochage d’une part significative des Collections du Centre Pompidou.
Visite rapide qui permet révision ou découverte de l’histoire de l’art de la fin du 19ème siècle au début du 21ème.
A part Bustamante, Man Ray, Bellmer... peu d’œuvres photographiques, mais un fond très riche, des re-découvertes ou découvertes fort intéressantes. A noter un remarquable Matta où l’on retrouve les densités, flux, transparences, précédemment évoquées... Brauner, ses ajouts sinon ses strates, De Staël, ses lumières ... A voir, mais prévoir cette seule visite et y consacrer au moins trois heures...
Poésie et théâtre ou l’"Opéra de Maldoror"
Sans doute quelques inégalités, avec l’extraordinaire temps des "beaux comme", la qualité générale des sons, de la gestuelle, un rendu de « la folle » dont le réalisme relatif atténue un peu la violence du texte, malgré les interventions du récitant, mais, dans l’ensemble, un spectacle remarquable, un travail musical de très grande qualité... Des acteurs qui se coltinent au texte [10] ce qui n’est pas toujours le cas dans ce genre de spectacle. Un « Opéra de Maldoror » qui se joue jusqu’au 19 décembre - à voir [11]
[1] 33, rue du Cel Pierre Avia, 75754 Paris Cedex 15 [2] c’était prévu ! [3] dans tous les sens du terme [4] Cymbalaria Muralis [5] sur place, et se prolonge... [6] ou à cause de... [7] Transphotographic Press /Ville Ouverte [8] édition réalisée à l’initiative et avec le soutien de la FNAGP, conception et réalisation Pauline Pierson. Exposition encore visible et jusqu’au 31 janvier à Huarte en Espagne. [9] Isidore Ducasse, connu sous le pseudonyme "Comte de Lautréamont", auteur des Chants de Maldoror et de Poésies, grand mathématicien, mort à 24 ans, en 1870, pendant le siège de Paris, considéré comme le père du Surréalisme, avec sa phrase - magnifiquement interprétée dans le spectacle - « beau comme la rencontre fortuite sur une table de dissection d’une machine à coudre et d’un parapluie, à la Péniche Opéra ou plutôt, Péniche Adélaïde (métro Jaurès). [10] un texte extrêmement violent, une dimension prémonitoire [11] NB. Si on ne connait pas la violence des textes de Lautréamont, il peut être prudent de se renseigner avant, ne serait-ce que sur le blog indiqué...
De blancs et d’ombres
dans une sélection très subjective effectuée parmi des photos de ses sculptures envoyées à notre demande par Patrick Maury...
![]() de gauche à droite et de bas en haut :
quelques détails, pour y traquer, y explorer, toujours dans la même photo, et avec le numérique revendiqué, les blancs et leurs variations et les ombres... sans épuiser et de loin, les ressources de cette oeuvre et de sa photo... Des ombres et blancs qui doivent varier avec l’heure, le temps, la luminosité...
Matière à élargir,approfondir et partager la réflexion
qui conduira à l’appel à projet...
Bribes flottées, naufragées pour "Mouvances"...
Bruno Grégoire, poète d’Obsidiane, a lu cinq de ses poèmes, extrait de "L’usure l’étoile", - un très beau livre publié chez Obsidiane et malheureusement épuisé - pour constitution de réservoirs de mots personnels, lors de l’atelier d’écriture du samedi 11 octobre. De ces mots sont nés une dizaine de textes. Sont-ce les mots de Bruno Grégoire ? Est-ce la prégnance du projet "Mouvances" sur quelques uns des participants ? Sans doute les deux... Toujours est-il que plusieurs textes écrits en atelier résonnaient avec "Mouvances", d’où, pour stimuler l’envie d’écrire -et de lire- cette mise en patchwork... [1]
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NB. Les vers qui ne sont pas en italique sont extraits des poèmes de Bruno Grégoire lus en début d’atelier...
[1] l’anti-cadavre exquis puisqu’il tente de tisser des fils de sens...
Mouvances, premières images Suite à notre appel à texte et images, quelques premiers documents reçus, relus ou conçus...
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Il ne s’agit pas, de modèles, ni d’oeuvres artistiques abouties... Ce sont souvent des montages d’extraits d’images... Juste des recherches amateures mises en valeur et lancées dans le pot commun comme on se jette à l’eau pour inciter aux envois... Le travail démarre, il devrait se poursuivre pendant de longs mois, se nourrir du stage à Arles avec Meyer [1] et de la transmission démultipliée de ses apports avant exposition collective... La Bibliothèque-LAPI est à la disposition de tous ceux qui veulent apprendre à travailler l’image avec Photoshop Elements ou s’exercer [2]... Par ailleurs, la mise en commun des envois, la lecture d’un détail ou le rapprochement de deux images peuvent être instructifs pour tous...
[1] où nous allons apprendre à faire des photos floues, maîtriser le flou, l’utiliser comme un langage... [2] gratuitement
Mouvances, un contact professionnel... Avec l’envoi de Dominic Thirion, ![]()
le lien sur un site à visiter ... Et un lien de ce site, qui évolue, vers celui des Rias.
Deux expositions ouvertes à proximité le 1er week-end de mai
"On vit le pays qu’on voit", Gérard DEPRALON fouaille et reconstruit par le trait ce pays des Boutières. Une belle exposition organisée par le Parc naturel régional des Monts d’Ardèche et la Fabrique du pont d’Aleyrac... ![]()
Ce qu’on voit et ce qu’on sait ?
Et à quelques kilomètres de là, Marion BARRAS à Flaviac, à l’Art de Rien, une toute jeune artiste, qui, elle, réunit, juxtapose, coupe, insère les objets et les images, pour toujours finir par l’image, des images qui interrogent le temps, l’époque, les rencontres, les échelles, les ouvertures et fermetures et même le mouton noir...
Un beau travail d’une très jeune artiste qui se coltine à la complexité de notre monde...
Et quand elle dit faire partie d’un collectif qui veut exposer dans les lieux de travail, les usines, et associer les gens qui travaillent là à la conception et la réalisation de l’exposition...
Une question artistique et politique (au sens large du terme), récurrente depuis le début du 20ème siècle, et une question qui, à chaque fois qu’elle se pose fait avancer les pratiques et réflexions sous des formes toujours inédites... ![]()
L’art pour appréhender et comprendre le monde, apprivoiser l’indicible et pouvoir vivre avec, comme disait Semprun au retour de Buckenwald, l’art pour, aussi, agir sur le monde...
Picasso, devant Guernica, répondant à l’officier allemand qui lui demandait "C’est vous qui avez fait ça ?", "non c’est vous !"
Un travail très prometteur, à suivre... Un travail de qualité et courageux, une démarche pleine d’espoir, en prise sur un réel qui a besoin d’Utopie pour avancer...
Des images à voir et interroger...
A noter également, dans les coulisses de la galerie, les beaux livres créés par Aurélie RANC revisitant la poésie, avec ces photos de peinture aux formats insolites jouant des textures et nuances de couleur...
Jacqueline Cimaz
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L’art de rien ou une rencontrePlasticiens, sculpteurs, peintres, photographes ont présenté leur travail lors d’un vernissage à la galerie « L’art de rien » de Flaviac : nous y étions.
La qualité des pièces exposées, principalement le travail de photos et de livres d’art fabriqueurs d’images ou de pages sur des instants de vie... Les fermetures éclairs de Marion Barras qui ouvrent le temps sur la foule où s’écartent pour entrevoir et figer un paysage désespérément Tchernobyléen. Le face à face d’un visage à s’étonner de virtuel.
Du bel ouvrage chez Aurélie Ranc qui joue avec la matière, superpose, colle, étale son imagination au fil des pages ou dans l’espace d’un tableau disponible à son art.
Fatima Mana (Photos Jacqueline Cimaz et Fatima Mana)
mais le détournement de ce que nous avons perçu comme "le mouton noir", posé au milieu d’un vrai troupeau, magnifique sur les terrasses, au pont d’Aleyrac... Une façon de réinterroger les conceptions du patrimoine et de son traitement touristique,
Menton : un Dali inédit au Musée...
Beaucoup de visiteurs qui viennent et reviennent, fascinés par la qualité de nombre des pièces présentées : documents d’époque, valeurs historiques, une présentation qui met en évidence leur contextualisation, la référentialisation et l’auto-référentialisation... Des documents artistiques d’une immense qualité montrant le travail, la réflexion, la recherche, l’interrogation de techniques diverses, l’exploration de réseaux... Un ensemble et des pièces qui modifient la représentation habituelle de l’oeuvre de Dali, même si on connait le musée de Figueras. C’est d’ailleurs la réflexion de plusieurs visiteurs : "Je n’aimais pas Dali, mais là c’est différent, c’est tout autre chose"... Beaucoup d’inédit en effet qui surprend une représentation fondée sur la commercialisation de tant de lithos...
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Où on découvre aussi Dali photographe, Dali cinéaste, Dali échangeant avec d’autres artistes et intellectuels du XX siècle... La série "Mémoires du Surréalisme" est d’une immense richesse et "Surréalisme Gastronomie" renvoie à une autre approche de ce que traite actuellement le Musée du Quai Branly avec "l’aristocrate et ses cannibales"... La présence d’un poste de télévision montrant en boucle des films inédits des années 50 de Joseph Forêt constitue un apport continu, dense et émouvant - avec notamment la fabrication par Dali d’une brouette, en réponse aux ready-made de Duchamp...
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Il y a aussi la présentation à la presse des fameux bronzes qui feront la couverture de l’Apocalyse de Forêt, livre qui, par ailleurs, passe pour le plus cher du monde... Il est difficile d’évoquer une telle richesse - ces pièces rares et authentiques regroupées avec passion et métier par Jordi Casals. Tout cela demanderait plusieurs visites, plusieurs salles aussi et un important travail muséal... La collection André Breton a été dispersée... A quand un Musée du Surréalisme en France ?
NB. Une exposition à voir jusqu’au 28 février...
Et si vous allez à Menton,vous pouvez voir un autre Catalan à Nice, Jaume Plensa, au MAMAC, et bien sûr le fond de ce musée, très intéressant...
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Image et arts contemporains, une autre mondialisation...
Biennale des images du monde - Photoquai « le monde regarde le monde »Une exposition du Musée du quai Branly...
« Photoquai, biennale des images de notre monde, se veut un questionnement sur l’autre et son image, et ce questionnement est l’un des fondements du musée du quai Branly » Jean-Louis Pivin
Des choix intéressants :
« C’est en cela que Photoquai s’inscrit, non pas dans le paysage des manifestations photographiques mais bien dans celui de l’image. La définition même de l’image et des critères pour la choisir a participé à la définition de Photoquai. Les choix ne sont plus l’œuvre d’une seule personne mais d’une multitude... selon des critères qui ne sont plus ceux du représentant d’un seul continent, mais bien de cet ensemble de personnes venant de toutes les régions du monde... » Jean-Louis Pivin
Stéphane Martin
Un choix prometteur : « On ne peut que souhaiter à terme une expression polyphonique de l’image, débarrassée des critères d’une histoire purement occidentale de l’art » Jean-Louis Pivin
« Partir des formes les plus populaires, de ces milliards d’images fixes ou vivantes, graphiques ou réelles, prises à chaque seconde et diffusées sur le Net, dans un cadre de sélection ouvert, est l’amorce d’un retournement culturel du regard. » Jean-Louis Pivin
« Enfin, nous souhaitons approfondir la piste du cinéma, de la vidéo ; du film court au détournement des images de caméra de surveillance, du diaporama au photogramme retravaillé. Les images en mouvement dites expérimentales constituent une approche esthétique et technique dont il est intéressant de témoigner. L’équipe de programmation s’enrichira de regards venus de ces horizons. Ce dialogue n’est pas simplement de son temps, il repose sur la complémentarité, exclusive dans certains pays, des deux approches, l’une remplaçant parfois l’autre, la télévision, Internet ou le cinéma ayant rejailli dans d’autres manières, pour le monde...de regarder le monde. » Hélène Cerutti
Jacqueline Cimaz (texte et images)
NB. Toutes ces citations sont extraites de « Photoquai - Biennale des images du monde - le monde regarde le monde », publié par le musée du quai Branly (octobre 2007, 35€). A lire, diffuser, discuter. Une publication en prise sur les recherches actuelles dans le monde, qui intéresse artistes et public et devrait être dans les bibliothèques...
PS. En complémentarité, contre-point à Photoquai, on ne peut évoquer la Diaspora, exposition-installations qui accompagne "Bénin, cinq siècles d’art royal"... Après la contextualisation, l’historicité... (cf page des annonces culturelles). Deux expositions fort intéressantes pour une réflexion sur l’Eloge de l’Autre...
Montage du film du 7 7 7
a été visionné par la commission le mercredi 5 septembre à 15h à la Grange du Vernat.
Une présentation très intéressante qui rend bien l’atmosphère de la soirée, l’évocation des chants d’esclaves... Des surimpressions et transparences qui soulignent les strates de mémoire et leur sédimentation... La traque de tous les signes d’implication participative et leur mise en valeur...
A cet effet, divers fichiers de photos sont visionnés et un choix est effectué pour inclusion dans la vidéo... Un travail original et qui, de plus, peut être intéressant au niveau recherche- une recherche pour laquelle la commission a beaucoup apprécié les compétences et créations de Virginie Martinez...
Une nouvelle réunion doit avoir lieu dès réalisation du nouveau montage, le mercredi 24 octobre à 15h à la Grange du Vernat, lors de laquelle il y aura nécessairement réflexion sur titres et générique...
La réunion de Bureau qui suivait celle de la commission a permis d’évoquer la suite à donner -prévue- du 777.
NB. Renée Heerkens, invitée, n’était pas présente à cette réunion...
Vidéo du 7 7 7
Le groupe vidéo a visionné les rushs du 7 7 7 pour définir avec Virginie Martinez les orientations d’un pré-montage. Comme toujours, les prises de vue de Virginie sont excellentes et traquent la mise en oeuvre de la démocratie participative...
Le plan de travail a été précisé. Il a été décidé :
Virginie a été incitée à poursuivre sa réflexion et ses initiatives personnelles, et à ce sujet, la répétition des "pas de Paulette" dans son DVD Résistances été évoquée (Mettre ses pas dans ceux de l’autre, une des formes de l’implication participative...) Suite du travail :
« L’imagination, outil d’investigation historique », débat avec Bernard Stora, auteur et réalisateur du film « Le Grand Charles ». De l’avis de quelques personnes ayant assisté en 2006 à la présentation et la projection en avant-première, au CRAC, à Valence du film « Le Grand Charles », ce débat a été totalement inédit. Ont été retenus dans les avis recueillis :
Marges et coulisses...
Quelques mots ont d’abord été dits par Jacqueline Cimaz, au nom des Rias, pour accueillir et présenter Stora, auteur et réalisateur d’une bonne trentaine de films pour la télévision ou le cinéma, « producteur d’histoire » dans le « Grand Charles », pour situer son intervention par rapport aux objectifs de l’association - valeurs de résistance et enjeux de l’image aujourd’hui, « personnage historique » et participation de tous et chacun, importance de la mémoire et de la réflexion sur l’histoire pour la citoyenneté et la démocratie... (texte téléchargeable ci-dessous) ![]()
Stora situe d’abord son film, sa démarche - mélanger documents et fiction, une petite « tricherie » avec l’histoire pouvant parfois servir le sens, sa visée - une réflexion sur la politique et les moyens de la politique, dont l’utilisation de l’image, de la télévision- puis le personnage de De Gaulle, parti en 46, revenu en juin 58 ; il campe le contexte - « Drôle de guerre » et Front Populaire - et le fait que De Gaulle n’ait jamais pensé que la défaite puisse être favorable aux Français... sur fond d’images bouleversantes de l’exode... La mise en place du complot met en évidence les règles de fonctionnement de la clandestinité, la vacuité et la polysémie de discours qui permettent à chacun d’entendre ce qu’il veut et les choix stratégiques, dont les évènements peuvent limiter l’amplitude... Comment aussi destin personnel et besoins de l’époque sont intimement mêlés... Des précisions sont apportées sur le tournage -scène dramatique sans les moyens techniques de la dramaturgie...
Le choix est explicité de montrer la traversée du désert et de s’arrêter avant le Coup d’Etat de 1958.
Extraits du film et commentaires se succèdent : les choix de mise en scène, le besoin de voir les lieux pour nourrir l’imagination, et comment l’imagination sert l’histoire...
Un public impliqué...
Les questions du public conduisent à des précisions, exemples, y compris de pistes non retenues : d’interrogations sur les relations des personnages avec la télévision - De Gaulle mais aussi Pétain, les sources documentaires, au choix de l’acteur en passant par l’attitude figée de De Gaulle dans une scène expliquée non par la désapprobation mais par le sens de la hiérarchie, ce qui découle d’une lecture attentive des Mémoires, ou le sort d’interviews prévus de Guy Mollet après la maladresse du premier de ceux-ci... ou encore le comportement de De Gaulle vis-à-vis de Soustelle, la vraisemblance de certaine phrase vis-à-vis des "Pieds Noirs"...
Le va-et-vient entre imagination et interrogation des documents se précise ainsi montrant comment l’imagination est moyen de connaissance mais aussi combien l’imagination a besoin d’être alimentée et combien cette nourriture doit être de qualité, du document d’archives à l’écoute de témoignages contemporains ou différés dans le temps...
L’histoire est abordée dans toute sa complexité et sa densité, avec un grand respect pour tous ses acteurs quels qu’ils soient, et le rappel des précautions à prendre...
Un débat d’une extraordinaire richesse, très apprécié de tous les participants.
Pour ceux-ci, dont bon nombre prenaient des notes et pour ceux qui n’ont pu venir, une publication sera faite après transcription de l’enregistrement d’André Aziosmanoff et relecture par Bernard Stora. NB. Ci-dessous, téléchargeables, l’intoduction au débat des Rias et un compte-rendu de Nicole Bertholon portant sur le contenu des commentaires et des extraits projetés, un fil rouge très utile...
Vidéo Orgues éoliennes Première approche son/image par vent du NordArts visuels Si le travail du diaporama s’élargit progressivement, celui de la vidéo n’en est encore qu’à ses tout-débuts. Par contre, nombre d’adhérents travaillent maintenant la photo, de la prise de vue à l’impression, en passant par la retouche... Plusieurs sorties "collecte de photos" ont eu lieu. ![]() Travail de l’image Outre la retouche photo, le travail de l’image, créée, choisie et toujours transformée se développe aussi Images ![]() |
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