Les Rias
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Répétition du 22 Mai 2010


En cette belle journée de printemps nous avions l’impression d’aborder la dernière ligne droite avant l’arrivée, ce qui était bien le cas puisque le spectacle a lieu dans une semaine.

Après le café de bienvenue, mise en route laborieuse. De gros efforts ont été faits par chacun pour apprendre les textes mais les enchaînements des interventions manquent de précision, de rapidité, de fluidité. C’est comme si, tout à coup, on ne savait plus rien ce matin. Le regard et les commentaires de Martine Diersé nous manquent.

Elle n’est pas avec nous car elle termine l’installation des orgues à Combier avec l’aide de Michel Cimaz et de François Juston. Nous avons un peu de retard pour commencer et Mendy s’est fait mal au poignet ce matin Heureusement, la patience et le calme de Christian nous rassurent un peu, et l’on se promet que ce sera mieux cet après-midi après le réconfort du déjeuner au Vernat, préparé comme toujours par Fatima attentive à nous régaler. La table Cimaz commence à être trop petite pour la douzaine de convives qui reprennent de l’assurance en même temps que des forces !

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L’après midi, les efforts sont payants ; de la concentration pour deux répétitions séparées par une petite pause qui permet de faire le point.

Le soleil est encore haut quand nous terminons, et ceux qui le peuvent se rejoignent pour un goûter faisant honneur à une tarte aux fraises, aussi bonne que belle, partagée dans le cadre superbe des orgues. L’herbe fauchée par les soins de Cécile (la maman de Fanny) s’est faite sentier, et les nappes à carreaux sont de la fête : un vrai Renoir. Une brise mesurée nous le confirme : les orgues chantent. On ramasse les reliefs de ce mini festin et l’on se sépare au bord du chemin où nous pouvons apprécier le résultat du travail de l’équipe Diersé/Juston/Cimaz qui vient de terminer la mise en place d’une solide pierre Ardéchoise où s’adosse la plaque de l’œuvre. Pas de doute, la date approche.

Encore une dure semaine avec d’ultimes répétitions pour être « fin prêts » Samedi ! Vite, rentrons !

Nicole Bertholon


Avant, il y avait eu une nouvelle répétition entre nous...

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Répétition sans filet.


Ces répétitions, même en l’absence de notre chef d’orchestre nous rapprochent irrémédiablement du jour J.

Des tables accolées les unes aux autres pour scène, le groupe tout autour, l’un d’entre nous texte en main suit la chronologie textuelle et nous voilà tous au travail sans filet. Parfois le passage extrait de l’appris par cœur est plus ardu et se terre atterré, avalé par un remous venu des profondeurs de l’oubli.

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Au passage, nous notons les progrès fulgurants de Mendy qui a taillé de sa mémoire, des petits ponts qu’elle traverse à cloche-pied, tirades sous le bras et petits cailloux semés au soleil de ses huit ans.

C’est un ensemble qui ensemble concrétise un projet, prêt à se dépasser devant le monde même si l’appréhension est déjà en route. Tout ce qui se tisse autour du groupe rapproche dans la complicité du faire ensemble d’où s’écoulent la mouvance d’une sensation solidaire.

Fatima Mana





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Une répétition fleurant bon le muguet.


Malgré l’habitude, puisque c’est la seconde fois que nous nous emparons du lieu, quelques morceaux d’appréhension traînent dans l’air. Le noir est tout entier, suspendu aux rideaux baissés comme l’avait demandé le metteur en scène.

Les signes avant-coureurs d’une réalité qui s’approche à grand pas nous tombent sous les yeux, en observant Christian installer les spots, chercher dans l’épaisseur du sombre les angles à exploiter, s’approprier un cadrage à éclairer. Bref cela ressemble à une danse primitive où les dieux invoqués nous échappent.

La troupe munie de ses accessoires n’attend plus que de sortir de sa mémoire, bien rangée, en ordre de passage, sa tirade. Sans y prendre garde, un courant d’air s’est engouffré dans le par-cœur appris et ne tarde pas à laisser du vide. C’est alors que les mots font l’école buissonnière et nous abandonnent à l’hésitation qui envahit des plages de silence.

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Parfois des gestes miment par solidarité le mot égaré. Ils se détachent dans l’espace comme des petits secrets et retombent désespérément à nos pieds. Il suffit que le metteur en scène intervienne pour qu’il reprenne sa place. Les textes sont encore dans nos mains, sorte de contre-poids au basculement éventuel de l’oubli.

L’après-midi : filage ou mise en situation sans filet, sans garde-fou, histoire de laisser nos travers abandonnés à l’évidence pour les retravailler. Souffleur d’un temps, Christian étaye nos absences jusqu’à jouer le mot au bout de nos doigts.

C’est certain, à la prochaine répétition ce sera mieux : « Nous ne pouvons que progresser » 

Fatima Mana





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Journée Bontzo/Diersé


Un temple pour scène.

Se frayer un passage, fouler de nos premiers pas la circonférence scénique du temple, lignes frontières fouillées entre hésitation et distance du jeu, distendu de n’être pas mais à l’ouvert d’une envie sédimentée au faire ensemble.

La vidéaste Laura Monnier emprisonne dans sa caméra ce qui transparaît de la parole saisie. Dès réception de la lumière théâtrale nous l’occultons. Nos passages paraissent chaos au regard de notre langage, entre deux scènes nous la croisons à l’angle d’un hasard. Elle s’intègre à nos mouvements, travaille l’absence pour ne pas déranger, distingue certainement ce que nous ne voyons pas.

La traversée d’une ponctuation cinématographique proposée à l’automne.

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A même le professionnalisme du metteur en scène, Christian Bontzolakis évolue imperturbable sur nos contre-sens désordonnés, nos maladresses échevelées qui cimentent la troupe d’amateurs à l’intention commune, incorporée à une gestuelle, certes aléatoire, mais qui donne à l’ensemble un univers où il fait bon vivre.

Les comédiens en herbe que nous sommes s’accordent tous à dire la gentillesse de Christian creusant doucement nos travers pour tenter de les éliminer, décelant l’abrupt de nous à l’ampleur du geste maladroit pour le faire émerger, le travaillant, l’exploitant, le juxtaposant pour accompagner nos textes.

La particularité du spectacle proposé le 29 mai au temple des Baraques, construit sur un thème : l’eau, autour de la parole de chacun avec des fragments, sphère de sa propre parole qui ressemble à si méprendre pour le néophyte à un coq à l’âne mais qui descend ensemble la même déclivité.

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La prochaine répétition aura lieu le 1er mai : nous clochèterons le muguet en déclamant nos textes. D’une action point de départ d’hier, caracole à un mois du spectacle la réalité d’une unité.




Une autre distance achevée.

Entremêlure et croisement d’un projet porté par l’association « Les Rias », faisant relâche au bord de des deux réalisations contemporaines de Martine Diersé.

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Après la répétition dense de la journée, curiosité sous le bras, nous nous rendons à la source de la Dunière observer le concret de notre sentier d’art lié à la conjointure de la volonté d’habiter un paysage pour le faire vivre autrement et l’habiller de sculptures racines accessible spar les yeux ouverts. 

Mendy et Fanny attrapent l’écho de la mer, l’oreille collée à la subjectivité d’une illusion, entrent résolument en exploration. La stèle de bleus émaillés à l’aléatoire révélés à la sortie du four s’enrobe de reflets sous le déclin du soleil. Etrangement à sa place comme si la courbe choisie n’attendait plus qu’elle pour rentrer dans une nouvelle dimension

Introduisant la distance sous nos pas randonneurs, nous abandonnons l’endroit le plus haut de la commune et convergeons vers Combier où sa renommée attrape les vents et les tourbillonne de burle folle. Là, à l’endroit d’une volonté, sur un coin de pré longé de genêts, la deuxième installation de Martine Diersé, répartie en six éléments, apprivoise déjà l’endroit.

Fatima Mana

Photos Jacqueline Cimaz, Fatima Mana et autres utilisateurs occasionnels des APN, planches et mise en site, J.Cimaz.





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Une première, cette première répétition entre nous


Une nouvelle contrée est abordée pour cette première répétition entre nous, sans metteur en scène orchestrant gestes et mots à l’affleurement de son savoir faire.

Pas question de se mesurer à l’espace sans lui. Nous attaquons donc la répétition, texte en mains, banalement installés autour de la table.

Bizarrement le par cœur du texte butte, s’échappe soudainement et décompose lentement notre assurance sous l’irruption d’une hésitation déséquilibrant la tirade élancée.

L’étonnement ne ralentit par pour autant le rythme qui s’engouffre allègrement dans la phrase déclamée, indûment écorchée par notre amateurisme parfois éparpillé sur des rires spontanés.

Le trou noir nous frôle, s’attarde, insiste et se répand dans une béance aux parois vertigineuses mais la cohésion du groupe s’en empare et y pare.

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Entre Fanny 11 ans et Mendy 8 ans s’amoncelle la complicité présente dans l’anfractuosité d’une entraide spontanée et l’on traverse le plaisir de voir l’immédiateté du lien solidaire invisible mais si présent.

Plus de deux heures d’intensité répétitive rapproche l’origine portée, appliquée et revendiquée par l’association « Les Rias » : du faire ensemble autour d’un projet.

D’autres répétitions programmées burineront nos mémoires à l’heure écolière où mains croisées derrière le dos, nous récitions nos leçons les yeux rivés sur l’un des nombreux pâtés d’encre violette accrochés au mur de notre imagination et que nous transformions en cerf volant pour éviter l’œil courroucé du maître buttant son impatience sur nos balbutiements. 

Fatima Mana (Planche image : J.Cimaz à partir de photos de F.Mana)





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Répétition du samedi 27 mars au Vernat


Nous nous sommes retrouvés ce samedi à 10h à la grange du Vernat, accueillis chaleureusement chez Michel et Jacqueline Cimaz, autour de Christian Bontzolakis pour l’atelier de mise en parole, en voix, en espace, préparation du spectacle « Mouvances » prévu pour le 29 mai.

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Chacun disposait du scénario mis au point lors des séances précédentes, mais il faut bien dire que seule Fanny avait fait l’effort de commencer à apprendre vraiment son texte. La matinée autour de la grande table a été consacrée au travail de lecture à haute voix pour repérer prononciation, intonation, respiration, enchaînement des prises de parole, un travail minutieux guidé par Christian à l’écoute des suggestions et toujours prêt à expliquer les choix proposés.

Il y avait Simone, Geneviève, Jacqueline, Régine, Fatima, Nicole, Marie-Claude, Christophe, Fanny et Mendy la benjamine de l’équipe. La pause de midi fut la bienvenue et la troupe fit honneur au repas préparé avec talent par Fatima, soucieuse comme toujours de transformer cette coupure indispensable en moment réparateur, convivial et tant apprécié qu’il est parfois difficile de tenir l’horaire fixé pour la reprise.

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L’après-midi, Paulette était des nôtres et nous sommes passés à la mise en espace, sur place et non au temple car le froid nous avait fait renoncer au déplacement pour ce jour. Encore trois bonnes heures d’un travail appliqué, d’essais, de reprises, de modification discutées au sein du groupe, avec l’avis extérieur bien que tout à fait impliqué de Martine Diersé qui notait en temps réel sur son ordinateur les modifications, l’évolution de la mise en espace dirigée par Christian. Il faut bien dire qu’au moment de nous séparer, nous étions tous fatigués mais heureux du travail de la journée, entrevoyant mieux la forme du spectacle qui nous motive.

Les prochains rendez-vous [[bientôt reprécisés ici]]furent pris avant de se séparer, et l’engagement aussi pour chacun d’apprendre son [1]cun avait besoin de repos, d’autant plus que la nuit allait faire perdre une heure de sommeil, mais Fanny et Mendy avaient un petit creux et firent particulièrement honneur à la pogne du Goûter apportée par Christian et Martine avant d’être raccompagnées. Encore une belle et bonne journée de travail et de plaisir !

Nicole Bertholon



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[1] bientôt reprécisés ici

Vivre de l’intérieur la genèse d’une création


et le moment où elle se cristallise.

Une expérience inédite et particulièrement émouvante.


Le synopsis de Mouvances.


Un premier scénario qui est une création de Christian Bontzolakis à partir des matériaux apportés par tous et chacun.

Un bel ensemble avec son unité et son identité propre.

Un vécu très intéressant, pour les acteurs qui ont fourni de premiers matérieux textuels, un vécu de l’intérieur, de la création du texte théâtral par un professionnel.


Par contre, il y a maintenant un travail d’apprentissage par cœur à effectuer très vite.


Certains commencent à mesurer l’ampleur et la qualité de cette création et de son contexte.


Des collègues d’un des acteurs seront présents le 29 mai.

Et nous sommes invités à aller ensuite jouer dans le nord du département...

En parler...

Jacqueline Cimaz





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Une avancée significative sur le front de la concrétisation.


On s’approche doucement d’une réalité en marche avec la présentation d’un premier scénario, décomposé en tableaux scéniques et proposé par Christian Bontzolakis au groupe de comédiens en herbe que nous sommes.

Rassemblés autour des propositions retenues la fois précédentes, une gestuelle d’abord imaginaire attaque l’espace familier du Vernat. Au premier plan, nos balbutiements font escale. L’hésitation de l’inhabitude décroît sous nos maladresses frôlées par un concret de plus en plus présent. Nous mettons en application chacun des rôles mâchés dans la concentration du bien faire.

La mise en espace théorique défait le voile parfois obstiné de l’interrogation. Des mots traces résonnent et roulent leurs bruits dans le visible. Christian baratte nos maladresses de débutants, enrobe en touches de gentillesse nos balbutiements théâtraux fleuris sporadiquement de rires fous.

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Puis midi s’attable à l’heure mûrie de nos faims, s’attarde de mots répandus sur la ronde assise, pétrit la discussion azimut et légère. Le temps s’arrête parfois pour entendre.

Martine Diersé, promue script, entonne nos lettres sur son clavier, effleure la brume de nos paroles jetées à dia sur l’inspiration parfois rétive, déchiffre l’imprenable dans les blés fraîchement coupés de nos idées. Mémoire de la troupe, elle ramasse attentive nos averses inspiratrices.

18 heures ! L’heure s’est pointée, frappée à la peau du temps sans que nous eussions conscience de son arrivée. Dans cette floraison de répétitions, le premier voyage scénique n’est pas achevé. Fanny voulait danser sur les dernières parois du jour.

Nous savons d’ores et déjà que dimanche débutera par des entre-chats.

Fatima Mana


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Le dimanche démarre vite ; chacun est là craignant l’arrivée de la neige...

Une première scène se dessine - avec Mendy et Fanny...

Une scène riche, vive, dont le scénario s’enrichit des hasards et inventions des deux jeunes, incorporant le réel à la fiction, sans peur du coq à l’âne...

On rit, on travaille et on avance. Nos deux actrices sont étonnantes. une créativité foisonnante dont Christian sait tirer parti, la faisant évoluer pour toujours mieux construire - chef d’orchestre polysémique...

Son ouverture, son attention et son professionnalisme font merveille. Un moment rare...

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C’est ensuite un texte un peu complexe ; apparemment déjanté  ?

Le comique aurait pu prendre le pas sur le tragique, comme un masque. Mais de récents évènements semblent conférer aux mots, brutalement, une dimension prémonitoire.

"Semblent" car il partait seulement d’un réel bien connu - partiellement révélé par la récente tempête.

Un réel d’ailleurs, mais sourd d’inquiétudes pour l’avenir.

Fiction et réel, des relations mêlées qui nous renvoient au cheveu de Fanny...

Mais chut !

A découvrir le 29 mai


Et puis branle-bas de combat : la neige d’ici, réelle et collante et qui tient...

Prendre la route avant qu’elle ne devienne impraticable.


Christian Bontzolakis doit nous envoyer le scénario, avec l’intégral des textes. Un scénario qui après, mise en forme parfois particularisée, sera remis à chacun car les textes doivent être sus pour la prochaine fois, le 27 mars...

Jacqueline Cimaz




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Nouveau week-end théâtre


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Si le temps le permet, première répétition au Temple, dans l’après-midi.





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Deux sources actives au Vernat.


Désormais le pays où nous évoluons a des repères familiers puisque c’est la troisième rencontre avec Christian Bontzolakis et Martine Diersé avant deux autres programmées en mars [[via le petit j [1]le spectacle associé au vernissage de l’installation « Mouvances » de Martine Diersé.


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Donc ce week-end - comme d’ailleurs les deux précédents - deux sources actives ont baigné le Vernat avec deux espaces de création faisant circuler les idées à l’air libre de l’imagination artistique - plastique et théâtrale.


Côté théâtre, Christian part de la source omniprésente du thème de l’eau et de ses mouvances.

A peine le mot sorti en trombe que d’autres attendent leur tour dûment sérié sur le fil des idées. Le metteur en scène se poste en guetteur, trie ceux qui ont assez de poids pour une parole théâtrale.


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Borborygmes et onomatopées se déversent sur une cour des miracles inondée prenant à parti l’espace, remué au gré d’une interprétation qui petit à petit grignote le hasard et installe des tableaux scéniques dans une cohérence patiemment révélée.

L’homme de théâtre plonge dans la phrase, coud en fil indienne mots et sons, s’en empare, les isole, extrait leur sonorité avant de les installer dans la réalité du texte.

Seul, à deux, à plusieurs ou ensemble, chacun - de tous les côtés de la scène improvisée - apporte, propose de ces petits riens qui mis bout à bout deviennent, sans que l’on s’en rende compte, un morceau de scénario.


Le temps d’un week-end, le Vernat fourmille d’un va-et-vient bon enfant porté par le talent de Christian, bâtisseur du dépassement de soi le temps d’une représentation.


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Séparée par une distance tout près de l’autre activité, éparpillée autour de la table quotidienne, l’opération « marque-page » bat son plein avec des signes avant-coureurs d’une intensité créative.

Concentrés sur l’objet à créer, les visages soumis aux fluctuations de l’imagination écoutent les explications de Martine Diersé distillées d’une voix chaude sienne sur les espaces et frontières à travailler. La neutralité récurrente du marque-page est attaquée par une invasion de possibilités créatives. Pas même quelques traces d’appréhension détournant l’hésitation vers un méandre bouillonnant de pas oser.

De Mendy, 8 ans dans quelques jours, à Simone, 85 ans, la palette de l’âge joue spontanément ses variations sur la corde du faire ensemble. Le lieu cerné de partage consolide le noyau magma de l’association au milieu du talent et savoir-faire de nos deux intervenants.


Fatima Mana




 

[1] via le petit journal des Rias



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Paroles, voix, espace et... marque-pages...




Ce week-end des 6 et 7 février : samedi de 10 à12h30, de 14 à 17h30, à la Grange du Vernat,(et bien sûr suite dimanche matin, de 9 à 12h)

-  mise en paroles, en voix et en espace avec Christian Bontzolakis, homme de lettres, de théâtre et d’arts, bien connu pour la qualité de ses spectacles à Fabras et son savoir-faire en matière de médiation.

Il se prépare ainsi - sinon un spectacle - du moins une manifestation culturelle pour accompagner la mise en place de l’oeuvre plastique de Martine Diersé, "Mouvances", à la source de la Dunière et l’itinéraire des coquillages de terre qui l’accompagnera sur le sol du Temple.


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Dernière séance pour le recueil de paroles, ensuite on met en voix et en espace...


En alternance, pour poursuivre le suivi en petits groupes, arts plastiques avec Martine Diersé.


Et là, nous avons fait dans l’utilitaire (si l’on peut dire).

Nous avons en effet engagé le public de la Bibliothèque Municipale (mais les autres bibliothèques du réseau sont aussi participantes), dans le travail de réalisation de "marque-pages", "Un marque-page pour mon livre préféré", proposé par Yolaine Carlier, de l’Office du Tourisme.


Intéressés par le travail de réalisation de livres avec découpages et dépliages que Martine a fait faire à nos jeunes participantes, nous lui avons demandé de nous faire faire des marque-pages dépliants comme livres et débordants, et audacieux, en cette époque où les signets numériques ne sont guère convaincants au niveau artistique.

Il s’agit donc toujours d’une activité de médiation du projet Mouvances mais orientée direction livre [[Nous avons déjà fait un stage "livre d’artiste", il y a un an avec Martine Diersé]].

_ [1]esse et nous invite à venir avec capsules de pots de yaourt, papiers brillants de papillottes, ou chocolat, ressorts de stylos bille défunts,capsules sympas ou tout autre objet qui vous paraitrait intéressant... Même de vieux masques de l’Opéra de Pékin si vous avez. Et si vous préférez les circuits imprimés, ils ne sont pas interdits non plus, pas plus que la toile de jute... ciseaux, colle, pinces...


Un week-end qui promet d’être très riche !

De préférence, envoyez un mail ou téléphonez (0475844725) pour confirmer votre venue...

Et fourbissez vos mots et paroles "sur l’eau" ou le "sel" ou les mots que vous "prête" votre voisine (qui pourrait d’ailleurs bien venir elle aussi)

Au plaisir et à bientôt  !

Jacqueline Cimaz

NB. Si quelqu’un avait un tout petit peu d’eau de mer dans une très petite boite transparente et étanche à m’envoyer, je serais preneuse. Du sable de mer, j’ai... Merci.


NB2. Si vous cherchez "marque-pages personnalisé" sur Internet vous avez 5 080 000 réponses. Mais de là à en trouver une qui vous parle... Mieux vaut vraiment le faire... 131 000 seulement pour "marque-pages artistique personnalisé", mais bof... Côté hologrammes ? ou autres emballages de luxe à détourner ? Pas évident... Un marque-page tendance "Mouvances" à créer ? Ou fait avec les mots des paroles recueillies ? Des mots en quoi qui vibre ? Papier ? Métal fin ? Bois fin ?


NB3. définition de "holographie" et exemple, sur "SCIENCE-ET-VIE.NET" , un exemple du Musée du MIT.



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[1] Nous avons déjà fait un stage "livre d’artiste", il y a un an avec Martine Diersé

2-3... grammes... d’une vie.


Ou la richesse et la chance des P’tites Envolées pour le territoire ! [[ [1]emarquait d’ailleurs la présence dans la salle de Michel Cimaz, vice-président du SMOEV chargé de la culture, de Cathy Charvoz, chargée de mission culture au SMOEV, et de Lucie Schaffner, agent de développement au théâtre de Privas [[dont poste a été c [2]CEPROPRE1@@











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Comment peut-on habiter un espace aussi délimité seule ? Line Wiblé comédienne de la Cie Trio Mineur l’a fait.

Séquences coupées au sujet précédent, situées d’un prénom, d’une appellation filiale où le trop et pas assez titubent dans un quotidien défiguré au 2-3... grammes permanent.

Le texte et la mise en scène de Bernard Falconnet re-situent avec talent une de ces réalités dos au mur de la vie, balayée par le mot, travaillée au corps de l’émotion.

Line Wiblé tranche les silences à la dérision, joue chaque personnage au singulier, sédimente à l’expression leurs travers et leur lumière, décline d’un simple trait de voix leurs liens indélébiles.

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Alors que nous en étions encore dans la résonnance du dernier geste abandonné sur scène, les visages éparpillent de traits expressifs leurs premiers commentaires : quel beau spectacle ! - ça c’est du théâtre !

Fatima Mana





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[1] Et nos remerciements au SMOEV, au Théâtre de Privas et à la ville de Vernoux.

[2] dont poste a été créé par le SMOEV l’an passé ;

Deux scènes pour un projet - « Mouvances »


Martine Diersé et Christian Bontzolakis : deux présences qui travaillent de front sur un même projet : « Mouvances ». Deux approches, l’une plasticienne, l’autre théâtrale.

La première, de la terre au papier (pop up) concentre le geste, dessine, découpe, se frotte aux formes, creuse le poids léger de leurs contours, fait émerger des volumes entre deux pages. Icebergs flottant sur la réalité visuelle découpée à l’inspiration.

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L’activité bouillonne de petits riens sous le regard de l’artiste. En s’approchant d’un peu plus près, on peut très bien imaginer entendre une conversation paisible à la surface de la toile cirée sans autre excès que celui d’un ensemble partageant l’encre en couleur d’un projet.

Par dessus la simple rencontre, une simplicité égalise de ses yeux le moment rare, arasant les paroles tranquilles d’un impalpable plaisir.


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Au premier atelier, Christian proposait de puiser au fil de nos idées, mouvance, transparence, flux etc... d’explorer les analogies suscitées par le mot même. Un arrêt sur image visualisé par l’écrit.

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L’exploration s’est poursuivie ce week-end avec pour seul viatique le voyage. Itinéraire, lieu, pays, sentiers à l’intérieur de sa tête, voyage dans un livre. Du lieu visité, de l’endroit imaginé même inatteignable, la notion de partir, d’aller, de traverser s’empare de nos idées. Parfois c’est l’enfance qui pousse la porte du fournil, une rencontre avec l’histoire d’une mémoire, un voyage numérique. Le monde de chacun se pose sur la page. De 8 à 85 ans, il s’installe en grandeur nature sur les strapontins du futur spectacle.

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La particularité de Christian, est de mêler les différences en s’appuyant aux éclats de leur lumière. Autour de la parole hésitante, un scénario est en devenir.

Après l’écrit, le travail scénique installe ses liens vivants dans le concret. Prendre sa voix, la placer dans l’espace, tâter de ses intensités sonores, tenter d’utiliser l’inexpérience en frayant dans la maladresse une gestuelle confrontée à la timidité dévalant un trac traqué par l’inhabitude puis se dépasser et voilà que déjà les perspectives travaillent sur une programmation dense (5 week-ends) pour une représentation donnée au temple des Baraques lors du vernissage de l’installation de Martine Diersé.

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Une réciprocité artistique concentrée dans un moment unique : une terre de mots en actes.

Le temps est étroit le dimanche matin, coincé entre la mise en espace des textes écrits la veille. Il faut leur trouver une place ; cernés par des flocons sporadiques qui à la moindre intensité feront détaler le monde d’un sauve qui peut.

A tour de rôle, les textes sont installés sur la scène momentanée du Vernat. Derrière le rideau, une longue route méandre nos déplacements balbutiants. Mots sur la voix, déambuler, avancer, reculer, s’asseoir. Prendre les bruits communs posés sur la fenêtre de l’imaginaire en action.

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Christian sort des possibles, les explore, cherche comme un chien truffier les fragments d’or en chacun de nous. Ils paraissent si infimes ! L’homme de théâtre ne doute pourtant pas d’y arriver.

Ce qui est sûr, c’est que mine de rien, le projet avance et sera !

Fatima Mana


Travail, compétence, complémentarité des références et puis cette chaleur avec cette séance de travail chez Paulette et le fabuleux récit de ce voyage en son jardin...

De beaux textes - de Sylvette et d’autres - un renvoi au palimpseste de la mémoire

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A noter que pour 3 mn au plus, il nous faudrait un couple qui traverse l’espace scénique en valsant au son de l’accordéon de Régine...





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De terre en mots et de mots en terre, réseaux en spirales de Mouvances comme bigourneaux en cavale...




Le compte-rendu précis de Nicole Bertholon...


Ateliers du Samedi 7 novembre

Après l’accueil convivial chez Jacqueline et Michel Cimaz au Vernat, les participants se répartissent en 2 groupes, l’un avec Christian pour un travail de production écrite destinée à être présentée au public, l’autre pour un travail sur la terre sous la conduite de Martine. Il est convenu que les groupes seront inversés l’après-midi afin que chacun participe à toutes les composantes du projet « Mouvances ».

Martine - avec laquelle je suis restée, ainsi que Fanny, Fatima et Geneviève - nous donne un bloc d’une terre couleur de graphite, lisse, brillante et froide, nous appelant à la pétrir pour la réchauffer et l’assouplir, à la taper pour évacuer l’air emprisonné qui occasionne la casse à la cuisson. Puis nous nous exerçons à différentes techniques - boules creusées, colombins et éléments striés puis soudés - pour réaliser des formes de coquillages qui seront séchés et cuits au four pour notre projet.

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L’après-midi, Paulette et Simone nous rejoignent et nous remplaçons, auprès de Christian, Jacqueline, Régine, Sylvette. Viennent se joindre à nous un moment Monsieur et Madame de Chalendar qui nous font part de leur expérience de l’eau au travers de leur vie au moulin du Ranc. Christian nous invite à chercher quelles évocations éveille en nous le mot « mouvances ». Chacun présente ensuite sa sélection avant de creuser et sortir quelques éléments. L’après-midi s’achève avec un début de mise en forme pour une présentation au public.


Dimanche 8 Novembre

C’est Martine qui nous présente d’abord un diaporama sur ses installations dans son jardin : poteries, treillis métalliques dont les rosiers et la glycine s’emparent. Elle poursuit avec des éléments techniques sur la terre, sa composition, ses cuissons et décorations possibles illustrées par le diaporama qui nous permet de mesurer l’importance de la poterie à travers les âges et en des lieux très éloignés. Certains ne pouvaient venir les 2 jours, mais en ce début de matinée, Marie-Claude et Christophe sont là et avec Simone, ils rejoignent Martine à l’atelier terre pendant que nous essayons, avec Christian, de mettre en voix et en espace nos productions de la veille. Nous travaillons ensuite sur le seul mot de « coquillage » que nous désarticulons et cassons pour lui arracher, non sans douceur, les évocations qu’il inspire à chacun.

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La deuxième partie de la matinée permet à tout le groupe de se retrouver dans la grange du Vernat pour échanger sur notre ressenti, faire le bilan des ateliers de ce week-end et envisager la suite du travail.

Le repas pris ensemble à midi, avant de se séparer, confirme, s’il en était besoin, le caractère chaleureux des apprentissages et des échanges qui ont lieu dans le cadre de l’association « Les Rias ».




Les articles de Fatima Mana


De la terre au mots.

D’un endroit à l’autre deux ateliers- même lieu coupé en deux : Terre noire sous le geste et inspiration théâtrale pour un vocable au seuil d’un projet - « Mouvances ».

La terre dans tous ses états.

Martine Diersé, plasticienne, propose aux participants des coquillages à modeler au participatif. Insérés à l’idée de son projet, sélectionné dans le cadre d’une installation contemporaine.

Blocs paroi glaisée de terre noire, réfractaire sous nos doigts empêtrés de jamais fait ou si peu, la terre c’est d’abord une technique pour appréhender la matière.

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Amas noir pétri à portée de main - forme entrevue au lointain du réel - patience pédagogique sur le chemin - chemin d’une forme embrouillée - représentation nouée à la réalité - creuset d’une distance au sujet- rentrer dans la ressemblance - irressemblance - intention - similitude.

Pétrir le geste - creuser - rouler - étirer - étaler - écouter le point de non retour - jonction - fracture- prendre appui sur la matière - écraser - remodeler - froisser - former.

Dans la main, une forme à l’imparfait - un ensemble parfait de ce qu’il nous fallait pour rencontrer et tailler la géométrie variable de l’océan.

Le théâtre d’un projet.

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Christian Bonzolakis, homme des mots de tous les jours particuliers, travaille l’affût de la phrase, la guette, la happe dès quelle jaillit des bouches. La sonorise d’une intensité, la dissèque, la taille au gré d’un arrêt inspiré. Il sort la parole du monde, l’installe dans une autre dimension pour la faire parler.

L’exercice qu’il nous propose s’appuie sur le mouvement des mouvances déclinées, sériées d’idées puisées, jaillies du mot même.

Couché sur une feuille immaculée, le mot voyage, prend par les yeux les paroles puisées et écrites jusqu’à épuiser la source. Donne à la langue sa matière première, l’expression et la construit sur un itinéraire, bâtit son existence éphémère le temps d’une représentation.

Christian enjambe l’expérience, fait cercle sur nos mots, prend la mesure de nos paroles, les arpente dans un espace qui n’appartient qu’à ces gens de talent apportant à l’histoire, la particularité d’un temps partagé.




Et les interviews de Christian Bontzolakis et Martine Diersé, réalisés par Jacqueline Cimaz.


Christian Bontzolakis.

-  C’est bon ? Alors pour commencer, peux-tu nous préciser ta démarche artistique ?

-  Pour ce projet ?

Travailler sur les transformations. Comment on peut passer d’un état à un autre, d’une émotion à une autre, d’une fabrication à une autre, d’une forme à une autre...

C’est une sorte de travail sur la métamorphose et le flux.

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J’aime beaucoup ta façon de parler des réseaux qui sont autant de variations, d’échanges, de transformations aussi et qui peuvent être aussi des réseaux à risques...

-  Des réseaux à risques ?

-  Lorsque tu croises à l’infini les fils du réseau, ils risquent peut-être de s’emmêler, de faire des courts-circuits et de flamber. Les risques du réseau....

-  Les risques du réseau ?

-  Les réseaux informatiques aux ions qui se baladent dans tous les sens. Les infos ? Autant de transformations, fils du réseau... C’est plutôt la dérive - vis-à-vis de la démocratie - entre autres...


Sinon, par rapport au projet de spectacle, c’est quand même partir de l’argile, avec tout ce qu’il comporte à la fois de malléable, et de contrariant. L’argile, il réagit jamais tout à fait comme on voudrait qu’il réagisse. Il est sensible à l’eau, ô combien au feu, à la main qui le pétrit, le caresse, le travaille.

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-  Et de l’écriture au théâtre, ta démarche ?

-  Ce qui m’intéresse dans la forme théâtrale ? La possibilité d’avoir un accès direct au souffle, à la parole, au mot, à leur intégration dans un espace.

Le théâtre, c’est aussi la possibilité de travailler avec d’autres, de se retrouver avec d’autres, de l’ordre d’une incarnation ; tout d’un coup, une jeune fille qui passe et va se retrouver porteuse de mots. C’est des rêves éveillés...


-  Tu as des projets d’écriture en ce moment ?

-  Pas beaucoup...

-  Sur l’oeuvre de Martine ?

-  Il y a des textes qui existent, un projet de texte sur les gravures sur bois...




Martine Diersé.

-  Alors, ta démarche artistique ?

-  C’est depuis l’âge de quinze ans que je travaille la terre. Parce que j’ai rencontré un potier chez qui j’ai pris des cours - ça m’a plu.

Le plus fascinant pour les gens : un matériau mou mais on peut lui donner une forme. Un four, c’est ce qui se passe dans un volcan. L’artiste démiurge. On fait à partir d’un matériau qui n’est rien - la terre... Dans les légendes c’est le souffle de Dieu sur la terre qui fait l’homme.


-  Tu parlais de "pots" ?

-  J’en fais aussi, comme pour les expériences sur les orgues... Les formes ne restent pas des pots...

Après le bac, j’ai fait l’école des Arts Déco de Strasbourg - atelier céramique - très traditionnaliste - en 68 - mais en Alsace. Fonctionnement d’école traditionnelle. Apprentissages, corvées à faire, très strict... Et très macho ! Les filles n’ont rien à faire là dedans, c’est physique.

Et les particularités du grès au sel ! A très hautes températures, un chiffon mouillé sur le visage... Je voulais apprendre les émaux de grand feu.

Quand l’ai passé mon diplôme à Bourges... J’ai voulu fabriquer moi-même les émaux dans un four à bois à haute température. J’ai pris des cours particuliers à Marseille avec René Ben Lisa, qui est mort mais dont les oeuvres sont maintenant dans les musées...

Donc j’ai appris les émaux. Je me suis construit un four à bois. j’ai travaillé seule, je me suis trouvée confrontée aux problèmes du four à bois. Très physique. Chaleur, couper le bois, alimenter. Après je me suis achetée un four à gaz, moins cher, moins fatigant, plus facile à obturer.

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J’ai été très inspirée par les formes japonaises.

Des stèles, j’en ai fait beaucoup.

Rapport avec la nature. Stèles comme signaux dans la nature mais qui s’intègrent au paysage, pas rigides. En même temps, comme un signe, comme une forme qu’on met dans le paysage. Parallèlement, j’ai fait pas mal de stèles de personnages, assez fermés sur eux-mêmes, personnages comme des signes. Des gens disent : "pourquoi pas de bras, de pieds" ?

Parce qu’ils sont comme des signes, comme les personnages qu’on peut voir dans les fouilles et qui sont là à taille humaine...

En Mésopotamie, ils étaient très simples - pas de pieds, de bras. Juste on reconnait une silhouette féminine...


-  Et tes projets ?

-  Je travaille sur les nains de jardin. J’ai commencé à en installer. Sur ces personnages, mes nains de jardin à moi ; ce n’est pas forcément quelque chose de moche. Pour les gens, ça a une valeur très affective, très émotive.

J’ai fait toute une série de gravures sur bois. J’ai toujours fait un peu de gravure sur bois, sur lino aussi. Là ce sont des grandes qui se déroulent...




A noter qu’hors entretien, en cours de week-end, Martine Diersé nous a montré et commenté photos et diaporamas -de ses oeuvres, notamment des gisants... puis livré une histoire de la poterie...

Dont la très belle ballade mouvante et mutante du granit décomposé en poussières par l’érosion, poussières que l’eau transporte jusqu’au fond des lacs où elles deviennent argile...

L’homme en a fait des pots, fragiles, et que l’eau a réduit en pâte jusqu’à la découverte, sans doute fortuite, des vertus de la cuisson...





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Deux belles photos

envoyées par Jean-Marie DUSSERRE-BRESSON, metteur en scène de la troupe Théâtre en Liberté de Gap,

celle de Colin Charvet

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et celle de Vincent Peyrasse

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rassemblées et retournées dans tous les sens pour en faire surgir les pistes d’un éventuel atelier théâtral cet hiver.

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Quand les images résistent...

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« Et bé ! si ce ne sont pas des professionnels ! »


Le théâtre a une place importante pour l’association « Les Rias » et c’est ainsi que de discussions en rencontres, sur le chemin de ses activités, elle a invité « le théâtre en liberté  » et sa troupe d’amateurs venue de Gap.

Le temps d’une soirée, celle-ci a installé ses quartiers au temple des Baraques pour nous présenter « Le testament comique », une comédie de Guy Vassal, d’après Régnard, un contemporain de Molière.

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7 comédiens ont apprivoisé la scène, improvisée le temps d’une soirée. Sporadiquement, les rires jaillissaient à des hauteurs caressant la voûte céleste du lieu.

Presque une journée fut nécessaire à l’installation du décor, des lumières et du son.

La réappropriation du texte, joué pour la dernière fois il y a trois mois donnait l’impression d’être cousue à la mémoire, retrouvant ses marques avec une facilité déconcertante.

Ce sont des acteurs talentueux qui ont joué l’humour en contre-bas de nos rires, giclant sous leurs yeux tout le plaisir d’assister au spectacle.

L’impression de vivre un temps privilégié s’est répandue ce week-end sur Saint Apollinaire de Rias, en immersion théâtrale, le temps d’un instant partagé en toute simplicité.

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Une troupe, c’est un nombre, un monde, un autre pays avec sa chaleur qui avance à grandes foulées sur la générosité et le partage.

L’adaptation de Guy Vassal, croustillante et joyeuse, portée par des voix théâtralement investies, a semé à la volée sa prose sur un auditoire conquis.

Fatima Mana



« Hé bé ! si ce ne sont pas des professionnels ! »

disait le public de la pièce de Guy Vassal, évoquant les acteurs en sortant.

Une appréciation unanime... A quoi Jean-Marie Dusserre-Bresson, metteur en scène de la Compagnie « Théâtre en liberté » répond « Amateur = qui aime », une très juste définition.

Et après quoi on apprend que la troupe a 55 ans, que Jean-Marie y est depuis ses débuts, que chaque année, les comédiens font des stages... qu’ils se forment, se tiennent au courant, que Sébastien - Sébastien Peyrasse - qui à un moment a fait planer l’ombre d’Artaud, n’est amateur qu’en raison des problèmes rencontrés par les intermittents...

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Comme perdre son identité pour pouvoir manger... au XXIème siècle.

Pourtant chacun ici a perçu que Sébastien était un pro et une ancienne animatrice radio, auteure de surcroit, lui prédisait en apparté une brillante carrière théâtrale...


Un public qui s’est régalé et une relecture actuelle de la relecture de Regnard par Guy Vassal...


Tous nos remerciements à Jacques Bardoux (Géronte), Brigitte Benguerine (le notaire), Hélène Degres-Laffite (Isabelle), Françoise Ginoux (Mme Argante), Marie-Pierre Orsoni (Lisette), Sébastien Peyrasse (Crispin), à Nanou Mick pour les costumes, à Jean-Marie Dusserre-Bresson, metteur en scène et régisseur, mémoire de la troupe, identité, technicien et beaucoup plus... et bien sûr à Colin Charvet(Eraste), l’entremetteur passionné sans qui nous aurions manqué ce spectacle et ce contact rare avec l’âme [[un mot inadapté mais comment dire ? Pas seulement intellectuel collectif, un respect mutuel, des valeurs partagées d’honnêteté intellectuelle, de travail, de valorisation de la formation, une forme d’ [1]orte...

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Et bon stage à Brigitte... comme on dit "Bon vent"

Il est probable que Théâtre en Liberté et les Rias auront d’autres occasions de rencontres...

A l’an que ven ?

Jacqueline Cimaz





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[1] un mot inadapté mais comment dire ? Pas seulement intellectuel collectif, un respect mutuel, des valeurs partagées d’honnêteté intellectuelle, de travail, de valorisation de la formation, une forme d’humanisme devenu rare...

Réunion théâtre ou pour préparer le spectacle du 12 septembre


(JPG) Ce mardi, à la clôture de la permanence Bibliothèque, un représentant de la troupe théâtrale « Théâtre en liberté  », de Gap ( et oui, c’est pas la porte à côté !), en l’occurrence Colin Charvet, vient reconnaître les lieux où se jouera le samedi 12 septembre à 20h30, au temple des Baraques « Le testament comique » de Guy Vassal [[Une comédie, d’après Molière don [1]s - son et éclairage... Les modalités...

Côté intendance, recevoir une troupe et ses 12 comédiens, accompagnés pour certains de leur famille et qui vient de si loin ; est une première pour l’association « Les Rias ».

Hébergement et repas ( au moins vingt personnes), annonciateurs de fête, nécessite une conversion des paillettes théâtrales en efficacité, afin que chacun reparte avec dans sa tête l’impérissable souvenir de l’accueil et de la beauté des automnes ardèchois [[presque automne au 12 septembre. Mais il est vrai que si vous enlevez une [2]port papier, en profite pour poursuivre son avancée autonome dans un apprentissage virtuel.

Un peu plus tard, elle rejoint la parole en cours, à l’endroit de la simplicité où le groupe est attelé aux préparatifs, resserré autour du faire ensemble.

Et c’est peut-être là, en cohérence avec l’idée permanente de vivre et de faire vivre ce lieu dans le croisement des activités proposées que se situe le vécu familier apporté par chacun.

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Les autres visiteurs/lecteurs ont traversé le temps de la permanence sous des coulées de convivialité.

Quant au petit groupe de travail, après une aventureuse effraction de la dernière chance chez un particulier réjoui, il est allé visiter le temple, prendre ses mesures en enjambées de Colin, le peupler de mouvantes coulisses et autres déplacements virtuels en mouvements simulés...

Fatima Mana et LR.



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[1] Une comédie, d’après Molière dont la présence discrète en fond d’affiche n’est pas anodine...

[2] presque automne au 12 septembre. Mais il est vrai que si vous enlevez une jambe au "m" pour la mettre au "n" et intercalez le "O" de surprise entre les 2 et sans hâche, l’automne devient tout à fait autonome...NDLR



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Le Caf’Conc’ dans notre canton !


Un jour, mon Prince...


Dans le cadre des « petites envolées » et de la politique de décentralisation du théâtre de Privas, « L’équipe Rozet » nous a offert un florilège de chansons érotiques du siècle dernier, sorties d’un abécédaire érotique, d’un modèle de lettres de rupture et de lettres d’amour retrouvées dans un grenier.

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Tout un programme joué et porté par la musique, une présence étonnamment théâtrale pour un sujet où la grivoiserie joue au sens et un trio qui rythme notes et paroles avec gourmandise.

De quoi passer un bon après-midi.

Fatima Mana





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Elles -Alphabet de Stanislas Cotton, ou, Nous, femmes du monde et d’ici...


Nous étions plusieurs à Privas pour la première de cette pièce.

Dominique Lardenois directeur du théâtre de Privas et de Lardenois et Cie, qui ont co-produit le spectacle Elles alphabet, a présenté celui-ci, conçu et mis en scène par Didier Bernard. La trace photographique des répétitions et l’exposition en noir et blanc qui en a découlé ont été l’oeuvre du photographe Jacques Moncomble.

Un spectacle, ou plutôt une prestation, forte, au texte dense, réfléchi, un jeu travaillé et juste, une mise en scène réglée, actuelle, impliquant le public...


Une présence militante, intéressée et féconde de l’Association Femmes Solidaires et de sa table de littérature dans le Hall du théâtre.





Le beau texte de Fatima Mana




Elles -Alphabet de Stanislas Cotton.


De lettre en lettre, épelées au sujet féminin, chacune d’elle rythme un thème ; une condition subie à travers le monde.

Sur scène, 18 femmes flânent, posent, portent, brossent des portraits, les mettent à nu avec la force de briser le silence.

L’auteur, Stanislas Cotton, s’engouffre dans la brèche traditionnelle, sociale et culturelle pour tracer à l’encre traumatique, des mots poétiques où les blessures, les préoccupations, les combats, les violences sont dénoncées dans un florilège de situations.

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Ce groupe de femmes professionnelles et amateures, solidaire, affronte, confronte, et décline avec talent le jeu d’une réalité. Elles tissent une mise au jour inspirée à la lettre et l’entaillent au féminin.

Des tâches de vie portées par le chant ou le geste, jouées sous les trois coups, théâtrales.


Une fois encore, le théâtre de Privas offre avec ce spectacle, une dimension culturelle qui rassemble... Un travail photo aussi qui fixe ces corps qui disent, ces visages qui parlent, cette belle prestation collective issue du travail de Didier Bernard, concepteur et metteur en scène. Quelle belle idée que cet oeil à histoire qui fige les traces, les invente autrement.





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Au théâtre ce soir


Lardenois et sa compagnie nous ont proposé - dans le cadre des Petites Envolées - une traversée séculaire sur l’océan féminin. Dans cette création, la femme se décline aux pas, aux voix, aux gestes.

Les trois comédiennes : Nadine Demange, Bénédicte Guichardo et Margot McLaughin surfent avec talent sur le dos de l’histoire de la femme.

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Elles puisent dans la lutte ou le superficiel des traits tracés au langage féminin... D’un univers découpé au ridicule, les paroles de bonnes femmes tombées au champ de l’histoire, concentrées devant ou derrière une banale cabine d’essayage ; là se joue une évolution pleine de fantaisie, fraîche et guillerette.

La femme a déjà sa journée. Bien sûr ce n’est pas le 14 juillet mais de là à se plaindre...


Fatima Mana





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3ème et dernier Stage


(JPG) de cette série

"En

rire

et

en

rires",


avec Carlos Lojo,

dans le cadre du

Printemps des poètes 2009.


De nouveaux textes ont été mis au point par Carlos.





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Stage II en rire et en rires...


(JPG) Second de

trois stages théâtre pour RIRE,

(et oui, les participants en ont voulu un de plus !),

le samedi 21 février, avec Carlos Lojo, comédien et metteur en scène...


Des textes écrits par lui,

pour structurer et alimenter le jeu

derrière ou avec le drap

à partir des réalisations

effectuées le 7 ont été envoyés aux participants .


Word - 39 ko
"Tableaux" RiasII

Les textes de Carlos Lojo téléchargeables (tout droit de reproduction réservé)









Un après-midi dense pour ce deuxième rendez- vous théâtral.


Pour cette séance théâtrale supplémentaire, le nombre de stagiaires s’est étoffé avec de nouveaux venus qui nous ont rejoints.


Vocalises et gestuelles spécifiques, parfois grandiloquentes ont traversé la première partie de cette rencontre.

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Des exercices de vis à vis retournaient comme des crêpes en ce temps de chandeleur, le geste, le transmettant au suivant, en respectant les directives du metteur en scène Carlos Lojo.

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Un itinéraire oral et expressif traversait la ronde poursuivit sporadiquement par des rires.


Enfants et adultes balayèrent de fous-rires spontanés l’espace de la petite bibliothèque municipale.




Sur un autre temps, Carlos formait trois groupes de cinq ou six personnes et nous proposait de puiser dans l’imagination pour créer un tableau en trois actes.

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Il ressort de cet exercice, un jeu parfois étonnant où chacun joue l’action en s’accompagnant d’une gestuelle précise afin de faire deviner aux spectateurs le scénario mis en place.

Une construction portée par chaque stagiaire.

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Le troisième temps se déroulait derrière et devant un rideau avec des spots pour jouer les effets d’ombre et lumière.

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Savoir que ce qui s’interprète derrière le pan théâtral sera rejoué devant, modifie sensiblement l’interprétation pour tenter de mieux la maîtriser devant le public.

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Des petits scénarios, écrit par Carlos et s’appuyant sur les premières propositions jouées de la séance précédente, ont entraîné des volées de rires .

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Rendez-vous le 7 mars

pour la prochaine séance.


Fatima Mana


Photos Jacqueline Cimaz,

Régine Froment,

Geneviève Greco,

Fatima Mana...

et sans doute d’autres...

Planches photos J.Cimaz...





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"Tableaux" RiasII

Théâtre : de retrouvailles en découvertes...


Certains font connaissance avec lui en se demandant ce qui va leur tomber sur la tête, tout en disposant une curiosité à portée de la découverte.

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Sous la direction de Carlos Lojo, metteur en scène et comédien, un après-midi ludique était proposé par l’association Les Rias, dans le cadre de son projet : « une démocratie participative en prise sur le réel », subventionné par la Région Rhône/Alpes.

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Apprivoiser l’espace de la voix et du geste, en cercle ou face à face, pour interpeller - borborygmes reproduits ou sortis au fil de l’idée spontanée, plus ou moins maîtrisée, accompagnée d’une gestuelle proposée - lenteur ou rapidité pour se l’approprier. Un premier exercice qui installe sur le groupe le liant de la complicité nécessaire pour se dépasser.

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L’exploration orale associée au mouvement et des rires jetés sur l’interprétation où chacun met son imagination au service du petit rôle à jouer. Une dimension de partage et du faire ensemble délicieuse .


De 9 ans à tous les âges, des attitudes reproduites de travers, mimées spontanément dans l’excès font se dépasser la quinzaine de stagiaires en herbe que nous sommes.

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Après le goûter, drap et spots sont installés. Une autre exploration du jeu, entre ombre et lumière, décuple la gestuelle.

Derrière le pan théâtral, pour les uns une protection qui facilite le jeu ou pour les autres, au contraire, une mise à nu parce que l’on prend conscience des regards posés sur nous de l’autre côté et des rires à perte d’oreilles...

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Un petit temps est consacré à la rétrospective du vécu encore tout chaud. Face au succès de l’animation, une troisième séance est programmée. [[ Avant celle prévue du 7 mars, nous nous retrouverons le samedi 21 à 14h30 à la Bibliothèque. Le stage est gratuit, p [1]ion tombée.

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Fatima Mana


NB. Les photos sont de Jacqueline Cimaz, Fatima Mana, Régine Froment, et bien d’autres, les appareils étant souvent passés de mains en mains... Il y a aussi de belles photos de Christian Prost, notamment dans la planche aux couleurs atténuées...

Mais ce sont souvent des fragments de photos plus ou moins retravaillées qui composent ces planches [[ planches-photos : J.Cimaz




]] essayant de rendre le très riche vécu collectif de cette journée.




 [2]

[1] Avant celle prévue du 7 mars, nous nous retrouverons le samedi 21 à 14h30 à la Bibliothèque. Le stage est gratuit, par contre, l’espace est limité  ; c’est pourquoi l’inscription est indispensable...




[2] planches-photos : J.Cimaz



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Rire avec Carlos


Rire Le thème du printemps des poètes 2009...


(JPG) Premier de deux stages théâtre

pour RIRE

et se mettre en condition,

ce samedi 7 février de 14h30 à 17h30

à la salle municipale, aux Baraques.


Carlos Lojo, comédien et metteur en scène,

qui s’est formé en Espagne, à Londres, en France et à Berlin,

est bien connu ici...

Nous avons fait un travail approfondi avec lui en 2006,

travail qui a abouti au spectacle "Résistances".


NB. Le stage est gratuit, il reste quelques places, mais les inscriptions sont indispensables, au 0475582609 ou au 0475844725.





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Beckett/Handke et Perton à la comédie de Valence


Une mise en scène sobre, du noir et blanc, et une lenteur qui concourt à la densité du texte de "La dernière bande" de Beckett...

Le blanc s’anime dans une seconde partie, où le texte de Peter Handke, "Jusqu’à ce que le jour vous sépare", spécialement écrit en français, s’insinue en miroir et s’impose...


Un texte inédit ou du moins qui était inédit puisqu’il vient d’être publié par François Boddaert aux Editions Obsidiane[[petit livre disponible à la Comédie [1]


Une suggestion : le lire et aller voir ou revoir cette double pièce qui se joue encore au théâtre de la ville, les 12, 13, 14 et 15 novembre...


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une vidéo à voir sur le site de la Comédie de Valence, et tous les rensignements utiles...


"L’humour et la force poétique de Peter Handke en écho à l’une des plus célèbres pièces de Samuel Beckett" précise le catalogue 2008-2009 de la comédie de Valence...

J.Cimaz



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[1] petit livre disponible à la Comédie de Valence, ou auprès des Rias



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Et bien sûr Délire à deux !


Des acteurs connus, pour l’une, Nadine Demange, rencontrée lors de « Lire en fête 2007 » ; pour l’autre, Jean pierre Salka, plus récemment avec la présentation d’un pot pourri Ionesquien au temple des Baraques en septembre. Toujours est-il que les Rias sont arrivés en pays familier dans cette représentation théâtrale de « Délire à deux » d’Eugène Ionesco.

Deux acteurs, deux présences exceptionnelles pour ce « Délire à deux ». Duo de voix et de jeu posant la particularité ionesquiène sur une question essentielle : la tortue et le limaçon sont-ils des animaux identiques ?

Un dialogue surréaliste enfermé dans une boîte, un cube, un espace fait de magie avec la mise en scène Lardenesque superbe.

Des références picturales en clin d’oeil, telles que celles d’Annette Messager et Magritte ou télévisuelles des années soixante...

Une bande son qui regarde passer la scène et soutient la parole à portée du visage de la comédie.

Une soirée très agréable.

Fatima Mana




Adaptation, mise en scène, jeu des acteurs, arrangements vidéo et techniques remarquables pour ce Délire à deux.

L’écriture à la fois théâtrale et cinématrographique d’Eugène Ionesco prend une densité inédite avec la référence lancinante à une actualité où réalité et virtuel se renvoient la balle, le tout médiatisé par nombre de références plastiques du 20ème siècle et contemporaines qui situent l’art comme moyen d’investigation du réel et d’action.

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Où l’on retrouve le rôle prémonitoire des arts et de la littérature, non pas par une quelconque magie mais par la perception et le travail spécifique d’indices non encore verbalisés, analysés et théorisés.

A noter la présence d’un spectateur illustre, Henri Meschonnic, venu pour le vernissage de l’exposition de livres d’artistes [[exposition dans la galerie du théâtre organisée par la revue Faire part




]] qu’il a réalisés avec des peintres...

Une  [1]es arts visuels, l’intégration arts visuels/spectacle vivant pour produire du sens.



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[1] exposition dans la galerie du théâtre organisée par la revue Faire part



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Passage réussi pour la langue d’Ionesco aux Baraques, ou la prouesse de Jean-Pierre Skalka...


(JPG) Un texte difficile que ce pot-pourri d’extraits de diverses pièces d’Eugène Ionesco,

même pour ceux qui ont lu les pièces...

Jean-Pierre Skalka fait passer les mots, avec entrées à plusieurs niveaux qui s’enrichissent mutuellement.

Une très belle performance d’acteur...


Un public relativement nombreux, intéressé et réceptf. Un public apprécié par le comédien pour son authenticité,et pouvoyeur d’énergie...

"Délire à deux", une pièce de Ionesco non abordée ce 27 septembre va bientôt être jouée à Privas.


Nous faisons un co-voiturage pour y aller le 17 octobre, avec départ à 18h des Baraques et de Vernoux, passage par Silhac, Saint-Michel, les Ollières...

Plusieurs personnes se sont déjà inscrites.

Le billet -de groupe- est à 12€.

S’inscrire de toute urgence par courriel ou téléphone au 0475844725.

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Nous serons au théâtre à 19h pour voir une exposition de peintres et sculpteurs ayant travaillé avec Meschonnic, un grand poète contemporain, qui sera présent.

Le spectacle est à 20h30 et dure environ une heure...


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Ionesco au Baraques

Un temps superbe accompagnait ce samedi pour la représentation théâtrale, proposée et présentée gratuitement par Dominique Lardenois, directeur du théâtre de Privas.

Une bonne quanrantaine de personnes ont assisté au spectacle, découvert ou revisité le monde de Ionesco

Jacqueline Cimaz, présidente de l’association Les Rias a remercie Dominique Lardenois et sa compagnie.

Vocalisant les phrases, le comédien Jean Pierre Salka en extrayait des sons marqués au tempo de la comédie. Personnages au comportement burlesque, soutenus par une gestuelle grandiloquente, des effets de phrases qui volent dans l’espace puis retombent sur de petits actes scéniques défilent devant les yeux. Un moment délicieux.

Attentifs, plein de visages, rivés sur la scène improvisée révélaient du contentement, comme ces petits bonheurs que l’on prend en remarquant que le soleil brille différemment aujourd’hui.

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Le débat porté par la voix Lardenoise, presque un spectacle à lui tout seul, parlé dans la langue de la divine comédie, traversa un instant l’histoire pour situer l’oeuvre de Ionesco et la démarche du théâtre Privadois. Puis Dominique invite les gens présents à venir assister dans une quinzaine de jours, le 17 octobre à la comédie d’Eugène Ionesco « Délire à deux ». Une création Lardenois et Cie.

Fatima Mana





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Citizen Ionesco


"Lardenois et Cie" et le Théâtre de Privas présentent :

Citizen Ionesco

Intervention théâtrale réalisée d’après l’oeuvre d’Eugène Ionesco

-  Adaptation et mise en scène Dominique Lardenois Interprétation Jean Pierre Salka

Samedi 27 septembre à 17h00, au Temple des Baraques

(JPG) Durée 45 mn

-  représentation-test, en avant première, suivie d’une rencontre avec Dominique Lardenois, metteur en scène et Jean-Pierre Skalka.

-  Entrée libre (spectacle totalement gratuit)

En préalable à la création de

"Délire à deux"

d’Eugène Ionesco qui ouvrira la saison 2008-2009 du Théâtre de Privas

-  (représentations les 9, 10, 11, 14, 16, 17 et 18 octobre 2008),

nous vous proposons d’aller, de manière ludique , à la découverte de ce "grand classique contemporain" et d’Eugène Ionesco qui fut l’un des inventeurs du Théâtre Contemporain."

d’après communiqué de Dominique Lardenois, Directeur du Théâtre de Privas.






Les Rias proposent un départ groupé, en co-voiturage le vendredi 17 octobre pour :

-  visiter l’exposition Meschonnic à la galerie du Théâtre de Privas, (poésie et arts plastiques), puis,

-  assister à 20h30 à la représentation de "Délire à deux"


S’inscrire très rapidement auprès des Rias ou du Théâtre de Privas (en avertissant pour le co-voiturage)

Possibilité d’emmener un sandwich ou de se restaurer au théâtre...

Coût de la représentation à Privas : 19€ plein tarif, 15€ tarif réduit (plus de 60 ans...), 11€ moins de 18 ans, 16€ : billet de groupe si nous sommes plus de 10... 13€ : demandeurs d’emploi...


Tel Rias 0475844725, Théâtre de Privas, 0475646200





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Le public de Baraques plébiscite Paganelli !


Paroles d’Ardèche Paroles de vie...

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Ecrivions-nous pour annoncer ce 19 juillet... Paga chante et parle de l’Ardèche

Celle d’avant et celle de maintenant

Celle de la châtaigne et celle du nucléaire


Paga chante et parle des gens

"Marie-Louise"...

"Jean des Cévennes"


Mais aussi de la vie,

de l’amour /des moments quotidiens...

"Tout simplement"...


Nous invitions à un belle soirée et incitions à chercher de plus amples renseignements sur le site de la FOL.


cela a effectivement été une très belle soirée...


Une soirée préparée...


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Une soirée qui a dépassé toutes les attentes


par la qualité du travail du chanteur-auteur-compositeur, et des musiciens, Francis Meley, pianiste, arrangeur, compositeur, professeur... et sa compagne -Daïa, guitariste et surtout sculptrice, et de Marie Paganelli, à la table de mixage.






Le récit de Fatima Mana


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"Un public particulièrement averti est venu au rendez vous Paganelli.


(JPG) Chanteur d’hier et d’aujourd’hui, où dès la première chanson, l’air traverse le paysage familier de l’appartenance définitive au temps.

La chaleur de ses textes braise le souvenir d’une époque engagée aux agapes en musique où la parole disait et portait les reflets du quotidien.

Au fil des mots, guitare ou bandes-sons rythment l’implication à la portée du monde et de sa relation.

La mesure Paganelli cohésionne le plaisir de réentendre ou de découvrir l’émotion de sa voix.


Elle brosse le visage d’une appartenance soutenue par la chorégraphie de ses gestes.

Ses paroles roulent, portent et vivent sans ride le vécu d’une route poétiquement vivante."




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Une qualité, une authenticité, une générosité que souligne Jacqueline Cimaz en fin de séance...


(JPG) Quant à Yves Paganelli,

il remercie vivement le public des Baraques, lui attribuant le succès de la soirée.

Il remercie également Les Rias pour l’accueil, les activités et le travail effectué...


A l’issue de la séance, nombreux sont ceux qui ont souhaité emporter le CD et les textes des chansons, ou un livre...

Et les conversations sont allées bon train en l’attente de dédicaces...



Photos Jacqueline Cimaz, Michel Cimaz, Fatima Mana.


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Et puis, il y a ce texte...

Après le très beau texte de Fatima Mana sur la rumeur,

et les diverses réécritures effectuées par d’autres

en atelier d’écriture avec Jean-Pascal Dubost (publiés dans “Mémoire d’ateliers”, ed. Rias),

après avoir vu “La rumeur” d’Annette Messager à Beaubourg l’an passé, ce texte nous a beaucoup parlé...





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Chapeau !


L’annonce :

Les association Femmes solidaires, Pli Urgent, Colette Bonzo invitaient les 2 et 3 juillet à 20h30 au Théâtre de Privas, à deux représentations du spectacle « Chapeau ! ».
-  Femmes Solidaires dénonce, entre autres, toutes les violences dont les femmes sont victimes dans leur vie privée et sociale, est solidaire des combats des femmes à l’étranger.
-  « Chapeau ! » ce sont des textes de femmes et d’hommes de Chomérac, des Ollières, La Voulte, Lyas et Privas qui ont choisi de témoigner. Ces textes donneront lieu à une édition originale fin 2008.
-  « Chapeau ! » est un montage de ces textes écrit avec la parole de ces femmes et de ces hommes et joué par 14 femmes et 2 hommes accompagnés en musique par le groupe « Les bras cassés  »
-  Mises en texte réalisées avec Christian Bontzolakis, Mise en espace : Christian Bontzolakis, Muriel Freuchet , Création de chapeaux : Dominique Chapre, Régie lumière : Laurent Dumont

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Chapeaux hauts


Attachées aux similitudes pareilles de leur peau déchirée, les mots sortent la vie à coups de mal-être.

Diatribes isolées ou emmêlées giclent les violences subies.

Pudiques, honteuses, coupables se transcendent, se dépassent et se révèlent dans le collectif.

Femmes solitaires, solidarités de femmes écrites à l’encre noire du désespoir.

Spectacle témoignage d’une réalité dénoncée, opportunité qui les rassemble au théâtre de leur vie.

Gestuelles unies, frondeuses, provocantes, chapeaux bas, visages nus sous la lumière vive et la musique qui temporise viol et terreur enfin dits.

Ensembles, les traces estompent la pudeur et la scène les ose.

Chapeaux hauts.


Fatima Mana

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La démarche annoncée intéressait. Les résultats dépassent les attentes : une remarquable réussite au niveau artistique et médiation [[notamment quant à l’articulation entre démarches culturelles descendantes et ascendantes]].

L’"ascend [1]
-  puis le recul créé par leur expression,leur mise en forme,
-  jusqu’au moment où le relais est pris par le travail artistique devenu envisageable par délégation accompagnée, comme pour Fatima, ou par engagement personnel, comme pour Françoise.

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Travail de mises en voix, en sons, en formes, en mouvements et en espaces, individuelles et collectives...

L’émergence de savoir-faire, d’une intelligence collective s’insinue par les discrets échanges de regards, l’entr’aide qui affleure, les régulations de groupe...

Manifestement, des savoir-faire professionnels, de l’ordre du travail social, sont intervenus et aussi, peut-être plus gauche, mais structurante et porteuse, une expérience militante honnête, convaincue et généreuse avec ce qu’il faut d’utopie pour porter l’aventure à terme...

Quelque chose, quelque part, qui renvoie au "tous poètes !" de Maïakovski ?

Des médiations fortes, en tous cas...

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Et puis celle, différente, de l’artistique - les apports, "descendants" du poète, de la metteuse en scène, de la conceptrice d’accessoires... Une fécondation externe, une greffe qui prend...

L’extraordinaire travail de classification des textes conçu par Christian Bontzolakis, impliquant ensemble, sur des groupes de textes, certains de ceux qui ont témoigné...

Des enchaînements par contiguïté, analogie, qui se posent comme évidences poétiques, denses et fortes, parfois fulgurantes...

La mise en scène, et en un espace sobre, carré, fermé par le noir, donne leur identité et leur poids aux dires qui s’organisent, se répondent, s’orientent comme particules en champ magnétique, frayant de nouvelles voies...

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Et ces accessoires - chapeaux beaux, chaussures...- dépersonnalisés, canalisés par leur alignement, contenus, garde-fous rassurant par leur répétition...


Un travail tel, d’un collectif dans la durée, qu’il aboutit au lissage, à une dense simplicité qui, à la fois, dit et retient l’indicible.

(JPG) L’action tricote si bien l’expression de tous et les apports professionnels qu’aucun raccord ne se voit.

A peine se devine - tant elle est distanciée- quelque bouleversante implication.

Un travail remarquable tant au niveau artistique qu’à celui d’une médiation qui ravaude la vie en tissant les apprentissages collectifs des témoins, de l’association et de professionnels très qualifiés...


Une belle expérience de mise en oeuvre de la démocratie participative dans un processus de création artistique.

Chapeau à l’équipe et aux professionnels avec lesquels ils ont travaillé  !


Jacqueline Cimaz




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[1] notamment quant à l’articulation entre démarches culturelles descendantes et ascendantes

L’amour l’argent la fonte

Théâtre son et lumière


Le second des deux spectacles que nous sommes allés voir cette semaine pour mieux appréhender un travail de médiation qui se situe au coeur de la réflexion de diverses associations ou instances et constitue une question culturelle majeure...

Un spectacle réalisé par Artscene compagnie et la MJC de La Voulte sur Rhône, un texte écrit par Dominique Lefebvre...

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Tous les ingrédients pour une belle réussite en matière de médiation avec ce cadre somptueux et émouvant de l’ancienne fonderie de La Voulte, la mémoire ouvrière d’une population d’origine rurale qui a gardé et transmis le souvenir de cette rupture que fut sa "descente" dans la vallée, le volontarisme et le professionnalisme d’un metteur en scène et d’un directeur de MJC, la bonne volonté d’une population en quête de racines à ressourcer et d’identité à conforter, et un vrai public populaire...


De l’utilisation du friche industriel, du symbole poignant de la cheminée qui fume, de la sirène, à celle, très contemporaine, des niches dans les pans de murs pour matérialiser les divers lieux de l’action, mais aussi l’alternance jeu/narration, la mise en scène est remarquable.

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La valorisation du patrimoine bâti est une totale réussite, comme le travail de MJC.


Et le patrimoine humain immatériel ?

De l’avis des figurants et acteurs amateurs (deux professionnels seulement), du Directeur de la MJC, il y a eu "manque de temps" pour le travail collectif dans la durée - tant du groupe d’acteurs, que de celui des figurants intégrés en fin de parcours...

Manque de temps sûrement... Mais l’approche était plus didactique qu’ethnologique et de ce point de vue le travail est abouti.

D’ailleurs tous, s’ils ne sont pas à son origine, se reconnaissent dans le texte de Dominique Lefebvre et se sont appropriés leur rôle, les conversations du salon de maquillage ou autres coulisses d’avant spectacle, en témoignent...

Un collectif fonctionne...


Et, ce qui est sûr, y compris chez les enfants, c’est le besoin créé d’implication, la demande d’un travail dans la durée, demande qui est aussi une vraie réussite, et à laquelle il serait d’autant plus regrettable de ne pas pouvoir répondre qu’elle émane d’une partie de la population peu habituée à s’exprimer, surtout en matière culturelle...

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La qualité artistique ?

De Zola à Brecht - où les songs sont remplacés par une grand-mère narratrice - en passant par Piscator, Stanislavski et Meyerhold, la monstration se déploie jusqu’à un terme insolite où tout finit dans un "bien" ambivalent, l’arrivée de la guerre aidant, et où l’Ardecho distancie brutalement en ramenant à une autre identité, les pieds sur terre, invitant, entre adhésion et dérision, à la critique - porte ouverte, par delà le "son et lumière", à la complexité et la polysémie...


Une réussite donc, là aussi, même si certains, notamment les enfants, qui ont pourtant très bien joué, auraient aimé "plus de temps" pour travailler les mouvements d’ensemble...

Ils en redemandent et avec beaucoup de sérieux, forts des apprentissages effectués et de connaissances acquises qui valorisent leur milieu de vie, son histoire et son patrimoine...

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Et on sait qu’ils attendent de "passer sur Internet"...


Une articulation entre médiation et qualité de la création, très différente de celle de "Chapeau", plus centrée sur la création et distanciée, mais non moins riche.

Deux créations/recherches de grande qualité qui n’ont pas fini d’alimenter la réflexion...


Jacqueline Cimaz





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Pluie de cadeaux ou fête des arts vivants ?


A l’invitation du Mosaïque Teatro Company, nous avons assisté, avec les enfants, au spectacle offert par Carlos Lojo, comédien et metteur en scène, bien connu des Rias, et le musicien Rodolphe Robles - et son vélophone, que nous avons découverts avec beaucoup d’intérêt.


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Les enfants ne s’y sont pas trompés qui sont restés impliqués et fascinés pendant plus d’une heure...

Entre cirque, théâtre, marionnettes, création musicale, un spectacle, vivant, complet, très actuel et d’une grande qualité...





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Spectacle du 29 juillet, compte-rendu !

Résistances, spectacle théâtral en 10 tableaux, Réalisé par les Rias avec l’aide de Carlos Lojo, comédien et metteur en scène.

Après beaucoup de travail et quelques répétitions, le spectacle a été présenté ce 29 juillet, comme prévu.

Un temps idéal, beau et pas trop chaud, assez lumineux pour les ombres chinoises, avec juste ce qu’il fallait de vent pour faire entendre les orgues et gonfler les foulards.

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Un accueil chaleureux des spectateurs, plus de 130 personnes, souvent venues avec un « objet de résistance », un premier avant-projet, sur la table de littérature, donnant des idées pour la poursuite de cette collecte.

Michel Cimaz, maire, a accueilli le public, soulignant l’émotion suscitée par la présence d’Eva et Michel Schlenker et de l’épouse de ce dernier, Claire.

Eva et Michel Schlenker avaient été cachés avec leur mère Fränzi Schlenker chez Lydie Chapus à Jurusson. Ils ont toujours gardé des contacts avec Saint-Apollinaire. C’est Fränzi Schlenker qui avait demandé la médaille des Justes pour Lydie Chapus, André Péatier et André Chave. Leur dépôt d’objet annoncé est particulièrement émouvant puisqu’il s’agit de la photo de leurs trois enfants ou neveux, pour montrer qu’ « avoir sauvé des vies a permis à d’autres vies d’apparaître ». De plus ces trois enfants ont fait de brillantes études et contribuent par leurs recherches et leur travail, eux issus d’une famille juive allemande, au développement de la France, ce pays où on a sauvé leur grand-mère et leur père.

Michel Cimaz a ensuite abordé l’histoire des Brouzeilles, haut-lieu de résistances huguenotes, de résistance par le vote au Coup d’Etat du futur Napoléon III, de résistance en 1939-1945, la maison des Juston à Combier ayant toujours été intimement impliquée dans l’histoire.

Jacqueline Cimaz situait rapidement le spectacle dans l’activité et les projets des Rias (texte téléchargeable) :
-   temps de synthèse du travail de collecte et d’interprétation effectué sur l’histoire, les mémoires, tout ce patrimoine humain riche de valeurs partagées,
-   occasion d’une nouvelle exploration, par l’art, de ce patrimoine, de l’histoire, des représentations et des émotions fortes qui y sont liées,
-   moment dense d’apprentissages collectifs et citoyens avec de nouveaux éléments de réflexion sur les rapports complexes entre démocratie et création...

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L’art, dont le théâtre, est moyen de connaissance et d’action, et le dépôt d’objets confère une dimension inédite au spectacle par l’intrusion du public dans celui-ci, avec des objets divers, semblant parfois anodins, mais relevant toujours d’un choix profondément pensé, authentique et émouvant.

Anne-Marie Bedoucha donne ensuite des clés pour la lecture du spectacle, qui par delà le contenu dont un descriptif a été distribué (téléchargeable sous Publisher), permettent de comprendre des choix de gestes, mouvements, figures, le langage théâtral construit progressivement par le groupe dirigé par Carlos Lojo. Un exemple est montré avec la charrette dont les six roues sont alternativement roues et soldats pour mieux communiquer, avec des moyens théâtraux, la violence et l’organisation de la répression (référence à l’arrestation de Désubas, à son passage à proximité et aux évènements qui ont suivi à Vernoux)

C’est ensuite le spectacle,
-   trois scènes évoquant les luttes pour la liberté de conscience : • le cheminement vers l’assemblée, • le branle-bas de combat avant l’arrivée imminente et annoncée des Dragons, et les savoir-faire construits par les populations avec l’expérience des Dragonnades, jusqu’au combat en ombres chinoises, • la tentative de libération d’un pasteur, précédemment évoquée, jusqu’à la mort et aux galères...

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-   une scène sur la découverte des interdits de 1851, avec les protestations suscitées, et une révolte joyeuse et dansée avec foulards rouges au vent...

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-   trois scènes sur la Résistance : • le sauvetage de l’enfant juive pendant la rafle avec diversion et regards de connivence et l’étonnante authenticité du jeu de Fanny Juston, 7 ans,

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• la Gestapo à la ferme où des résistants cachent une famille juive, avec des attitudes à la Georges Grosz, et l’utilisation salvatrice d’un chat... • le refus du STO avec l’évocation des usines d’armement et de leurs redoutables machines, la voix-off d’Alfred Juston racontant l’histoire du faux certificat médical du Dr Delarbre, sa présence, et l’interprétation de son rôle par son fils François, le chant des Partisans...

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L’émotion a été telle pendant ces scènes que parmi les spectateurs plusieurs personnes pleuraient...

-   en dernière partie, • la fable du Colibri, plus didactique, a apporté un temps de répit nécessaire, mais...

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• l’émotion est revenue en force avec le dépôt des objets et les explications données par chacun, où le spectateur devenait acteur,

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• si bien que la scène finale, l’imprimerie clandestine d’où sortaient les textes choisis et offerts par chacun, symbole de la lutte pour la liberté de la presse et de la communication, était presque devenue inutile - la liberté de parole ayant déjà été prise... Et les enfants, oubliant la machine, se sont lancés allègrement dans la distribution...

Les spectateurs n’en n’ont pas tenu rigueur aux acteurs si on en juge par les applaudissements.

Quant au débat qui a suivi, il n’a guère porté sur le spectacle et sa préparation, mais a plutôt été apport de nouveaux témoignages et d’interrogations sur les évènements, les contenus évoqués...

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M.François Chevallier représentait le Musée Départemental de la Résistance en Ardèche et de la Déportation ». Il représentait en outre le « Réseau Enfants sans Frontières ». A noter, lors du dépôt d’objets, l’intervention très applaudie qu’il a faite à ce titre signalant des pratiques dont on pouvait penser que dans notre pays elles appartenaient à une époque révolue.

Quelques échos recueillis cependant lors d’échanges :
-   l’émotion, d’abord et surtout,
-   le rendu des évènements, de l’évocation, plus fort que s’il y avait eu mise en mots ou jeu théâtral réaliste,
-   et enfin, l’étonnement de certains devant le fait que des amateurs aient évité ce réalisme étriqué et produit un spectacle « d’aujourd’hui », avec un langage théâtral contemporain...
-   la richesse et l’intérêt, il fallait le faire ; il faudra aussi, sur ce lieu, dans un ou deux ans, faire venir des conteurs professionnels...
-   le regret que les spectateurs qui en avaient envie n’aient pas été invités à lire à haute voix le texte reçu... (une demande fort intéressante d’encore plus de participation du public !)
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Faites-nous connaître vos avis, remarques...

Par ailleurs, il est demandé à toutes les personnes qui ne l’auraient pas encore fait et ont déposé un objet, de nous donner le petit texte d’accompagnement pour le livre (avant-projet non téléchargeable, vu le poids, mais consultable en bibliothèque, vendu 7,5€), éventuellement de se faire photographier (la jeune fille qui a déposé la bouteille parce que ses ancêtres avaient fait boire les Dragons venus arrêter le pasteur pour que celui-ci puisse se sauver ?). Si nous n’avons pas de bonnes photos et que sur le drap l’objet est très petit de nous l’amener pour photographie ou de nous faire passer une ou plusieurs photos... Si vous aviez un objet et n’avait pas eu le courage ou l’occasion de le déposer, nous contacter ou nous faire passer photo de l’objet, de vous-même et petit texte d’accompagnement...

Enfin si vous êtes venu sans objet ou si vous n’êtes pas venu et que vous souhaitiez joindre votre objet de résistance à ceux des autres, c’est toujours possible, prendre contact avec nous par courriel, courrier ou téléphone (matin 0775844725) ou en venant à la bibliothèque le mardi après 16h ou jeudi après 17h30.

Plus il y aura de participants et plus l’album aura de force et de sens !


NB. Nous reçu une lettre d’excuses de M.Pascal Terrasse, Député, Président du Conseil Général et de Marianne Ory, Conseillère Régionale. M.Reyne nous fait savoir qu’il était absent et le regrettait, et rappelait que sa famille aussi avait reçu la Médaille des Justes. Enfin, Sylvette Béraud-Williams et Malcolm Williams sont actuellement en Angleterre, mais ils nous avaient communiqué leur objet de résistance avant de partir (cf « Objets de résistance », avant-projet )

une partie des textes distribués
Descriptif du spectacle
Présentation des Rias

Spectacle du 29 juillet. Préparation au 17 juillet matin

Le programme s’est légèrement modifié, précisé. Les horaires initiaux ont été changés, l’appel à la population... En réunion de bureau et commission théâtre Carlos Lojo a présenté un projet de mise en scène intégrant les acquis du groupe, les propositions et remarques et les dépassant dans une conception d’ensemble très élaborée. Enfin, le stage des 2 et 3 juillet a permis de répéter sur place, de s’adapter donc au terrain et d’intégrer les nouveaux participants.


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Horaires du spectacle du 29 juillet :


-  accueil à 18h sur le site : table de littérature, buvette...

-  18h30 à 19h10 : présentation du spectacle,

-  19h15 à 20h15 : échanges sur place avec le metteur en scène et les "acteurs" pour ceux qui le souhaitent, table de littérature, dédicaces (réédition prévue de "Miettes de résistances")..., buvette...

Ces nouveaux horaires tiennent compte de la chaleur et de la lumière probables, des souhaits de personnes âgées ou parents de jeunes enfants...


La demande à la population a évolué  :

-  le nombre d’acteurs est suffisant maintenant, il faudra bien sûr quelques répétitions supplémentaires (le lundi 17, de 17 à 20h, aux orgues - bibliothèque en cas de pluie, avec indications sur la porte en cas de choix d’un autre lieu, les 22 et 23 matin seulement, 8h3O aux orgues.)

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-  par contre, le jour du spectacle la population sera invitée à suivre les acteurs pour déposer l’"objet".

-  en effet la proposition a pris forme de demander à chacun, à toute la population de nous prêter ou d’apporter un objet qui, de manière très personnelle, évoque, l’idée de résistance.

Les objets seront déposés par leurs propriétaires ou leurs représentants sur un drap blanc, photographiés puis repris.

Il y aura une grande diversité d’objets, de la mitraillette au levain ("parce que la résistance est le levain de la liberté", en passant par la grelinette, http://www, les textes et photos, les brassards de maquisards, le mot, la peinture brûlée, la lampe de mineur, la lampe à carbure, les pierres, le pique-feu, la page blanche, les bracelets de nourrissons de l’assistance, un livre, la ceinture de déporté...

Cette "collecte" s’annonce d’une immense richesse, avec des choix souvent très réfléchis, pensés et préparés à l’avance et renvoyant à l’histoire des familles ou aux préoccupations les plus fortes. Une grande implication et une implication profonde, émouvante...

Un album sera réalisé ensuite et publié, avec ces photos d’objets, celle du propriétaire de chaque objet et l’explication de son choix

-   Un panorama très riche de représentations individuelles et collectives...




Vous pouvez prendre contact avec nous pour les objets, par téléphone (0475844725 le matin), par courriel, en venant en bibliothèque les mardi à partir de 16h, jeudi après 17h30 tel 0475580957), ou mieux lors des répétitions sur le terrain aux orgues (Combier), où vous pourrez aussi nous donner des avis.

D’autant que ce travail est très convivial, avec des moments de détente fort appréciés...

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Deux dates de repli sont proposées en cas d’orage : le lendemain -dimanche 30 ou si des orages persistaient, le samedi suivant, 5 août.





Ci-dessous, le projet de mise en scène téléchargeable et la lettre aux habitants et adhérents :


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Mise en scène
Lettre à la population 27/06

Atelier théâtre du 22 mai

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Toujours dans le cadre de la préparation du spectacle du 29 juillet aux orgues, un atelier théâtre s’est déroulé ce lundi 22 de 17 à 18h30 à la bibliothèque avec Carlos Lojo.


Travail intensif, pourvoyeur d’élements à intégrer dans le spectacle, comme les miroirs déformants pour l’harmonisation des gestes et attitudes de groupe, la transmission d’un son pour préparer l’entrée en « scène » de ceux qui tenteront de libérer le prédicateur...






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A ce sujet, la lecture de passages d’un livre apporté par Paulette Vignal a permis de se donner des références plus précises pour enrichir la mise en scène du tableau, les déplacements de groupe et même la gestuelle. (cf compte-rendu précis)





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Un nouvel atelier aura lieu le lundi 5 juin de 17h à 18h30 à la bibliothèque pour travailler encore divers tableaux avant le stage des 1er et 2 juillet.









Stage des 13 et 14 mai avec Carlos

Le travail théâtral se poursuit et, en même temps, commence à se structurer en vue du spectacle du 29 juillet aux orgues éoliennes.

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Ainsi un premier programme, sans doute encore provisoire se dessine, s’insérant dans le travail en cours, reprenant des scènes déjà explorées... _ Un travail riche et de qualité...

Des contenus évoqués, sur la plupart desquels des investigations ont déjà porté, et pour lesquels il serait souhaitable que des "figurants" viennent travailler avec nous les 1er et 2 juillet.

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Spectacle du Samedi 29 juillet à 16h aux orgues éoliennes

(Enchaînement de tableaux évoquant les mémoires de résistances locales par l’atelier-théâtre des Rias et la population, sous la direction artistique de Carlos Lojo, comédien et metteur en scène. Contenu prévu au 14 mai 2006)

Evocation des Résistances Huguenotes

-  1. Vers l’assemblée
-  2. Avant l’arrivée des Dragons
-  3. Tentative de libération d’un prédicateur

Evocation de la période 1848-1851

-  1. Des interdits de 1851 aux travaux forcés

Evocation de la période 1939-1945

-  1. Sauvetage de l’enfant Juif
-  2. La Gestapo à la ferme
-  3. Du refus du STO au maquis

Divers :

-  1. Le colibri ou le rôle de chacun
-  2. Ecrire « Liberté  » tous ensembles
-  3. Information pour tous

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Compte-rendu de N.Bertholon

Stage des 4 et 5 février 2006 avec Carlos Lojo

(JPG) Le stage théâtre s’est déroulé à la bibliothèque avec une quinzaine de stagiaires. Carlos Lojo, l’intervenant, est comédien et metteur en scène formé au Morley College de Londres, avant d’être stagiaire en France au « théâtre de l’opprimé  », à Paris, avec Herbet Langlois ou lors d’une formation de clown...


Ce fut d’abord une prise de possession de l’espace et une manière différente de s’aborder : regards croisés, présentations, bonjours personnalisés. Puis les stagiaires ont travaillé par deux, associant gestes et voix dans des créations d’enchaînements présentés au groupe dans une dynamique affirmée.

La phase suivante a permis à chacun de faire part de ses ressentis sur le théâtre et les notions de « résistance » et d’ « abandon ».

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Après une pause conviviale autour du café et des gourmandises apportées par les stagiaires, l’activité a repris dans une optique de transmission, de circulation des gestes et bruitages inventés selon le jeu du furet.

Après le repas, l’accent fut mis sur la force d’attraction/répulsion des gestes et de la voix à l’encontre de ses différents partenaires, avant que le groupe ne se livre à des exercices symétriques où chacun devait être attentif au rythme et réactions des autres. Du « couple », on passa au trio pour élaborer une sculpture vivante incarnant les idées de « résistance ». (JPG) Chaque présentation au groupe suscita adhésions et commentaires.

La dernière partie de l’après-midi s’appuya sur les souvenirs personnels de résistances vécues, de leurs échecs, pour une improvisation d’un groupe de stagiaires. L’attention des spectateurs était aussi palpable que l’implication des « acteurs ». C’est sur une déclinaison de résistances individuelles face à un groupe que s’acheva cette première journée.

Le dimanche matin permit aux stagiaires de travailler sur les nuances du ressenti et de l’expression des mêmes notions de « résistance » et d’« abandon », en insistant plus sur la traduction de l’abandon. Tantôt en grand groupe, tantôt en petits groupes de trois à cinq personnes, les stagiaires eurent à composer des scenarii à la fois plus épurés et plus élaborés pour rendre compte de l’intensité des émotions qui engendrent la résistance ou le lâcher-prise.

(JPG) A noter l’alternance entre travail de réflexion, mise en œuvre, analyse et synthèse des différentes propositions qui amenèrent le groupe à trouver une adhésion chaleureuse dans la diversité des réponses.

L’heure de la séparation suscita des souhaits identiques : retravailler ensemble pour explorer les pistes découvertes et préparer un spectacle qui traduirait cette réflexion, sur le lieu des orgues éoliennes, et en intégrant leur puissance évocatrice. Nicole Bertholon Secrétaire-adjointe

Appel à la population pour figurer

Approches du théâtre, du cinéma, de la vidéo, du son...

Il y a d’abord la collecte sonore (bruits d’eau ou de sabots de chevaux sur sol gelé, chansons d’autrefois...) Et puis, le travail du son lié aux créations vocales en groupe (mise en voix des poèmes écrits ou des affiches 1848-1851...) ou résultant d’installations sur lieux de mémoire (huguenotes notamment)...

Quelques exemples :

Galop de cheval sur sol gelé. Enregistrement de J-D.Balayn, dans le cadre du travail en cours sur le gué de Vaussèche (où fut arrêté Pierre Durand, dénoncé et trahi par le bruit des pas de son cheval sur le sol gelé)

Très court aperçu de la musique des orgues éoliennes

Chant en "patois" interprété par Paulette Vignal dans le cadre de l’atelier "Mémoire des mots, Parlarem nostra lenga", animé par Louise Ferrer.

Galop
orgues éoliennes
Chant en "patois"

Mise en voix, stage avec la Lermuze

Le travail a porté sur des textes écrits en atelier d’écriture avec David Dumortier ou Jean-Pascal Dubost, poètes.

Les comédiens de la Lermuze ont impulsé des travaux de groupe, fort intéressants.

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Tournage d’un film

Ce travail a prolongé le stage "Mise en voix" et la création de groupe proposée lors du Printemps de poètes 2005

Quelques images du tournage...

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Réalisation : Inforoutes de l'Ardèche -- PackWeb -- Spip --