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Plan du Site

Répétition(s) ultime(s) & "spectacle" du 25 mai

Répétition(s) du 25 mai matin

Tout est prêt - tables, chaises, lampes de poche, vidéoprojecteurs, ordi avec clés contenant les fichiers vidéos numérotés et ordonnés + synopsis incluant ce versant technique situé à la virgule près dans le texte. Les divers films sont bien séparés et tout va fonctionner sans la moindre difficulté d’ordre technique.

Même le tout petit ordinateur piloté par les filles diffuse en continu des réseaux colorés...

Bref si se rencontrent un certain nombre de petits problèmes c’est qu’ils sont dûs à la relative nouveauté de la situation et à l’obscurité.

Christian demande une seconde répétition, rapide et improvisée à midi et qui se passe sur des roulettes, chacun récitant parfaitement son texte et le jouant comme prévu.


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Séréna a choisi une photo de Basquiat sur le Net. Hommage à Jean-Michel Basquiat.


La suite ?


Présentation théâtrale du 25 Mai 2013

Le grand jour est arrivé ; pas celui d’un travail terminé, mais le jour choisi pour la présentation d’un travail en cours, dans les conditions habituelles des répétitions et des mises au point guidées par Christian Bontzolakis. Et surtout, une présentation en présence des éléments techniques indissociables des textes élaborés et mis en scène : projections lumineuses et vidéos sonorisées, non pas en tant qu’illustrations mais bien comme éléments de la présentation, interrogations sur les apports et les risques du numérique, sur ses capacités à favoriser les relations, augmenter le réel, développer l’imaginaire, mais aussi franchir les limites de la sphère privée si l’on n’y prend garde. Une chance pour la ruralité qui retrouve une égalité avec les possibilités urbaines comme en témoignent les distinctions obtenues par « Les Rias » ces trois dernières années puisque nous en sommes aux « cinq arobases », à l’égal de seulement quelques grandes métropoles.


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Il faut souligner l’investissement sans défaillance des participants, acteurs bénévoles de tous âges et metteur en scène professionnel du projet, de Jacqueline dans la réalisation des vidéos et la mise en place des apports technologiques, de Michel et Max sans lesquels cette partie technique n’aurait pu fonctionner.
On aurait voulu, certes que tout soit parfait, ce qui n’était pas le cas, mais tous, dans nos tâches respectives, nous avons tenu notre pari : oser montrer un moment M de notre réflexion, de notre mise en œuvre, avec ses hésitations et ses audaces, en toute simplicité mais sérieusement.



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Quelques mots sur le lieu du spectacle, cette nouvelle salle magnifique où la réalisation de Sébastien Camboulive illustrait en toile de fond la présence du numérique dans l’art comme dans le quotidien

Enfin, l’accordéon, les maracas, la guitare apportaient une touche de poésie, une respiration nécessaire dans des textes que la mémoire ne maitrisait pas totalement. La vitalité apportée par « l’équipe des scolaires » donnait du ressort à l’ensemble.

Et de ce projet resteront aussi les moments conviviaux partagés lors des repas pris en commun à chaque répétition. Je soulignerai encore l’investissement des familles ou amis qui ont assuré les déplacements et la confection des plats, vedettes des pique-niques tout au long des mois consacrés à cette activité. Un beau projet qui a rythmé la vie du groupe pendant plus d’une année et a favorisé les liens...de notre réseau.

Nicole Bertholon


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Par contre l’après-midi, comme le remarque Nicole, la présence du public modifie la donne, appelant des propos plus ciblés quand montent les envies de dialogue avec l’un ou l’autre, les envies aussi d’autres mots ou rôles, comme pour reprendre une discussion inachevée ou la poursuivre, et donc d’inévitables improvisations - en mots, silences et gestes. Il faut synchroniser et parler dans un noir obscur, trop obscur pour pouvoir lire ou même prélever un mot. Une lampe frontale comme celle du metteur en scène fait défaut pour que son texte puisse endiguer toute envie de changement... Une répétition supplémentaire en aurait mis la nécessité en évidence...

Comme celle, si on improvise, ce qui, en soi, est un +, de retomber sur ses pieds avant de clore pour que le copain prenant la suite s’y retrouve...


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Quand on a la louve pour avatar préféré. Géniale l’idée familiale de maquillage. L’artifice dans l’artifice qui distancie...


Dure, la suppression pure et simple des filles de La Rochelle quand les récentes expositions d’Agata viennent, indirectement, de leur donner une nouvelle vie, quelques siècles plus tard...

La grandeur du moment a occulté tout ça - comme paillettes au cirque... La profondeur et la richesse de ces mois où se sont creusés et fouaillés le langage et les mots, les gestes, l’imaginaire - avec le savoir-faire de Christian et ses audaces, partagées et appréciées - et construit d’étranges pierres de langue...

Et en est sorti autre chose, inédit, émergent... Surréalisant...


Mais que s’est-il donc passé ce jour, où manifestement étaient latents l’inédit et l’insolite ?


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Laissons la parole à Nicole Chaudier, interwievée par Geneviève Greco - un texte où deux voix concordantes se confondent...


Impression sur le spectacle du 25


Surprise au moment de la première intervention du metteur en scène...

Spectacle ou répétition ?

Au fur et à mesure, ces variations sont attendues avec plaisir et je comprends qu’elles font partie intégralement du travail théâtral.

Les images projetées en même temps que le jeu des acteurs participent aussi à un effet de répétition.

J’ai apprécié, au milieu du tricotage collectif = symbolique du réseau, les interventions individuelles colorées de chacune des personnalités.

En conclusion, le ludique s’intègre au réel, et rend très vivant, le déroulement du spectacle.



Un ressenti largement partagé. Juste un mot qui choque si on le prend au sens littéral -outre celui de "spectacle" s’il se réduit au spectaculaire. Mannes de Debord ! On était juste dans un nouveau moment - au sens physicien- d’une recherche ou, du moins, investigation collective par la création.

Ce second mot qui fait réfléchir, c’est "répétition".

Oui comme essai, brouillon qu’on rature pour avancer, non comme clone, "répétition-à-l’identique". Ce qui s’est passé, après la répétition parfaitement fidèle de midi, photo immuable de l’acquis, surtout chez les adultes, moins disciplinés que les jeunes, c’est, nourrie par les images, et l’envie de communiquer avec le public, la montée d’une irrépressible envie de modification, changement, d’improvisation, dialogue et prise de recul, freinée uniquement par les exigences du travail collectif.


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La référence au jazz, sous-jacente... Pour se réassurer, bien sûr, "on ne fait pas de bébés les soirs de pleine lune." C’est évident.

Et la "Conférencière" a plus envie de tricoter le images sur les corps des acteurs en jeu, avec, plus que leur complicité, leur participation active [1] que de conférencer... [2]



Le théâtre amateur est par définition un théâtre expérimental : tout est à inventer ! C’est assez grisant en dépit des difficultés réelles, contingences liées à la vie familiale, professionnelle, sociale...
... C’est une aventure humaine. l’enjeu est là."
 [3]

Un public identifié, connu, acquis auquel on n’offrait plus un spectacle mais qu’on associait à des questionnements, des doutes, des investigations déjantées, à la mesure des interrogations et enjeux actuels.

Pas d’autres réponses aux questions posées en fin de représentation par plusieurs personnes - "Que vouliez-vous dire ? Quel message vouliez-vous faire passer ? Vos préconisations ?" [4]

Pour le public, une "répétition" comme l’entend Christian, un moment de création individuelle et collective avec sa richesse et les aléas de l’improvisation...


Des approches complémentaires pour tenter de comprendre cet étrange vécu partagé et ses non moins étranges court-circuits... Et un moment unique, non reproductible, tant pis pour les absents, dont l’entrée était facilitée par l’aisance des transpositions des jeunes et le savoir-faire théâtral et en médiation de Christian...

Tout le savoir-faire de Fabras pour médiatiser l’indiscipline créatrice de St-Apo.


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Une re-présentation sous cette forme ou sous une autre pour la Fête de la science. C’est prévu.

Mais on ne "redonnera pas un spectacle". Non ! même si on refait presque à l’identique : se montreront les questionnements qui en plus de trois mois vont évoluer -notamment, mais pas exclusivement, avec le nouveau questionnaire Villes-Internet. Les réalisations aussi. Et si cet été les ateliers d’écriture numérique s’étendaient à des écritures corporelles jouant avec des projections de réseaux ? Et en même temps sonores, vocales ou instrumentées ? A voir...



Entre nouveauté d’un public non connu avant l’heure J - 16h3O ce dimanche 13 octobre aux Baraques - passage des "filles" en 6ème, rêves de Péniche Opéra (ces chants de Maldoror, du jeune et génial mathématicien Alexis Léger, alias conte de Lautrémont !), avancées artistiques et technologiques et de leur tricotage individuel et collectif... Impossible répétition, non-spectacle, création inédite du groupe sur radeau en mers de métropoles tentaculaires merveilleusement [5] pilotée par l’auteur de Mandibules. [6]

J.Cimaz




NB. Nos outils de travail

affiche et invitation... Erratum : dans la liste des acteurs, ou auteurs de créations plastiques ; lire Seréna Careno et non Serrano. Ajouter les noms des projectionnistes : Max Boyer et Michel Cimaz. Arrangements : Jacqueline Cimaz Pour photos er vidéos : Sabine Tourtois, Cecile et François Juston, Jacqueline Cimaz...
-  Rédaction : Nicole Bertholon, Nicole Chaudier, Geneviève Greco, Jacqueline Cimaz


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Créations musicales durant le spectacle : Régine Froment et Fanny Juston et la totalité des acteurs pour les chants ou bruitages...


PDF - 514.3 ko
Invitation


Dernière version du synopsis avec détail des projections

Word - 66.5 ko
synopsis, outil travail Rias


Les Vidéos - 30m2 de projection

1. Les réseaux


1.Reseauxtheatre par f100001045203142 Projection en boucle au sol et sur les deux murs opposés sauf lorsqu’un autre vidéo est projetée. Conception des réseaux (cf article)


2. Cjine ou C possible


2.cjine (suite de 1.reseaux) par f100001045203142

Un exemple pour comprendre comment un territoire peut évoluer très rapidement...


3. MonfilmArts


3.Mon filmarts (suite 1.reseaux 2.Cjine par f100001045203142

Notre appropriation et restitution de références artistiques communes récemment appropriées, marquées et souvent transposées pour partage local... Un Bien Commun Créations de Mendy Deloche et Mylène Noyerie


4.nidrural


4.nidruralref2 (suite de 1.réseaux, 2... par f100001045203142

Autres références communes faites de morceaux de nos corps, de nos oeuvres, de nos paysages, marquées aussi par nos activités. Autre bien commun.

Travail de l’image, créations de Serena Careno et d’Elicia Malosse avec Jacqueline Cimaz.


5.1.Mes réseaux à moi


1bis.Mes réseaux à moi par f100001045203142

Ou mon appropriation, ce que j’habite, nourrit, transforme...


5.2. Nos mots sans titre


5.2. motsansTitre_0006 (1.Réseaux, 2.Cjine,3... par f100001045203142

Résultats d’une collecte qui date de plusieurs mois sur les mots évoquant le numérique pour le groupe. Tient lieu de générique final, passant en boucle...



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[1] il eut fallu projeter plus bas... et pouvoir y consacrer les deux répétitions demandées pour ce faire

[2] d’autant que les images remplacent avantageusement une bonne part du discours, que c’est un domaine où le système scolaire français a un énorme retard - on en est à peine à Barthes - et qu’on ne pourra passer aux lectures et écritures numériques -le "lisuel" de la Biennale de Lyon 2011 que nous avons transformé en "solisuel", y intégrant le son - sans un énorme effort de compréhension et formation en ce domaine...

[3] Christian Bontzolakis, in "Fabras c’est une île" Editions du Pin

[4] un seul message explicite dans les images : l croix barrant le réseau-soleil, centralisé, et par opposition une couche épaisse de réseaux à la fois décentralisés et distribués, divers, une trame épaisse dont les multiples noeuds-interfaces se peuplent de nids d’Emmanuelle Lauër, symboles de vie et de fécondité des territoires. Des réseaux scientifiques, artistiques, habités, vivants, où chacun est pilote - déjà de ses avatars... Nécessité de l’irrigation artistique et scientifique du numérique, de la participation, des propositions de chacun... Eviter les dérives par l’implication de tous... Se former, réfléchir, débattre, proposer... Offrir à tous par les réseaux, formation, information et moyens d’expression et d’action... Où ces réseaux donnent sens, vie et force aux territoires

[5] comme en Vallée des Merveilles aux inscription étranges ou "Alice au pays des Merveilles" du logicien Lewis Caroll)

[6] Un petit texte, d’une extraordinaire densité, de l’écrivain Christian Bontzolakis.

synopsis, outil travail Rias
Invitation

Répétition du 15 mai

Présentation des vidéos le matin. De premiers essais techniques qui ne semblent pas poser de problèmes majeurs.

Malheureusement ces essais ne peuvent se poursuivre l’après-midi, se compliquant de plus de problèmes techniques. Deux ou trois séances manquent pour articuler comme on l’aurait souhaité jeu théâtral et projections et ajuster les unes aux autres, et techniquement (hauteur, sons...)jeu théâtral et projections et, surtout, pour les mettre en communication comme on l’aurait voulu.

Néanmoins les avancées ont été significatives.

Les projections montrées tiennent les murs et le jeu sinon la route...


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D’autres répétitions techniques, sans la plupart des acteurs, auront lieu pour ajustement, avec l’aide, nouvelle et utile, de Sandrine Tourtois.



Une semaine plus tard, un synopsis remanié est envoyé à Christian qui nous le retournera pour diffusion après quelques toilettages de détail.

Ce synpopsis situe les temps de projection, indiquant leur emplacement, leur durée, le moment précis de leur introduction et le moment d’arrêt.

L’installation matérielle est faite, fonctionnelle, testée...

La communication a un peu pâti de la chronophagie de ces essais et réajustements...



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Atelier travail de l’image pour contenus de projections théâtre

Une séance de travail dense et efficace où Elicia et Serena se sont très profondément investies. Des rélisations diverses, belles et projectives, d’où une réelle fatigue et le besoin d’une récréation dans la cour.

"Dis, tu mettras ce que j’ai fait ? " ont dit l’une et l’autre.


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La page d’Elicia. Un gros & beau travail de composition, équilibré.(1)

Un réel travail de l’écriture numérique combinant texte, photo, objets graphiques avec deux sous-sytèmes et une page système d’ensemble...


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Le travail en cours de Serena


Une très belle main verte qui, malheureusement, n’a pas été sauvegardée. Quelques uns des autoportraits, par contre, sont déjà en ligne... Et des compétences artistiques qu’il serait regrettable de ne pas cultiver... A bientôt Serena ?


Sabine, moins préoccupée par son identité que par celle d’un territoire en voie de mutation, a, elle, continué son livre, un livre qui à travers la Fête de la moisson de Saint-Agrève récapitue l’essentiel de ce qui faisait une identité rurale en relative voie de disparition - du moins sous cette forme...

Un long travail qui a nécessité plusieurs séances et un temps de travail personnel conséquent "à la maison".


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En parcourant ce livre sur écran. Cliquez sur l’image pour le feuilleter sous Calaméo.


Apprentissages de techniques au coeur de projets qui répondent pour chacune à de fortes préoccupations du moment...

J.Cimaz



1. Erratum orthographique, pas grave, pas le temps de relire, et ce n’était pas l’objectif. Vous aurez rectifié : trop- vu/vues...


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Suite prévue

Atelier-Théâtre pour appréhender le numérique et ses incidences dans les bouleversements en cours, une résidence perlée de près de 2 ans de Christian Bontzolakis dans le cadre du projet

"Du recueil de mémoire à l’écriture transmedia, la question de l’identité".

Un gros projet bénéficiaire d’aides multiples dont celles de la Région Rhône-Alpes et du Département de l’Ardèche, de Véolia Eau-environnement...

-  Vendredi 10 de 17h30 à 20h : travail d’images pour projection à partir de photos. Mise en mouvement sous forme vidéo.

-  Mercredi 15 matin 10h  : technique et quelques acteurs pour permettre les réglages techniques...
-  après-midi 14 h : répétition synchonisation techniciens/acteurs + place de ceux qui filmeront... (Donc report de la sortie botanique prévue ce jour).

-  Samedi 25 matin : répétition pour acteurs à 10h30 et travail préalable des techniciens à 9h30


-   Restitution de résidence sous forme de présentation-spectacle publique le samedi 25 à 16h (de 16 à 17h), nouvelle salle communale aux Baraques (commune de Saint-Apollinaire-de-Rias, sur D21).

Une date retenue et annoncée depuis des mois qu’il n’était pas possible de modifier.

Jacqueline Cimaz



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Journée du 4 mai

La difficile jointure des approches multimedia et théâtrale. Des éléments en principe suffisantrs pour travailler... Dans l’urgence...


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L’article de Nicole Bertholon

Théâtre du 4 MAI 2013 A mesure que la date du 25 mai se rapproche on ressent un peu plus d’effervescence et ce matin du samedi 4 mai, la priorité était donnée à la mise en place des éléments techniques indispensables qui sont partie prenante du spectacle. Comme chacun sait, la technique soulève souvent des problèmes qu’il faut résoudre de toute urgence pour avancer, et c’était un peu le cas ce jour là. Impossible de faire l’impasse sur l’utilisation des projections, du son, de la lumière, des vidéos, et comme toujours on y passe plus de temps que prévu ce qui a fait que l’on a trouvé le temps long avant d’avoir repris le cours normal des répétitions dans les conditions réelles du déroulement prévu. Et finalement, contrairement aux habitudes, c’est l’après midi qui a permis d’affiner un peu mieux l’imbrication entre la parole, les gestes et les déplacements dans le contexte d’une utilisation des moyens audio-visuels et de l’informatique. Toute la petite équipe était au complet, bien consciente qu’il faut mettre les bouchées doubles pour être prête dans 3 semaines. Que rajouter, sinon que comme d’habitude, chacun a fait honneur au pique-nique et que la fatigue se faisait sentir en fin d’après midi. Le prochain rendez-vous sera cette fois le mercredi 15 mai pour ceux qui pourront. D’ici là « à vos révisions » !

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Et théâtre du 13 avril


Cette fois, c’est sous un soleil radieux que j’ai fait la route pour rejoindre « les Baraques » afin de participer à la répétition avec Christian Bontzolakis et les fidèles de la petite troupe constituée autour du projet.

Eblouissement en entrant dans la salle : le soleil ne m’avait pas seulement accompagnée tout au long de mon trajet mais le printemps avait déposé contre le mur « Les papillons verts » de Sébastien Camboulive, une féerie frissonnante de feuillages et de fleurs. Travailler dans un tel cadre était à la fois stimulant et apaisant. Chaque regard effleurant le triptyque était source de bien-être.


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Quand la fin prévue & l’intrusion forte des Papillons Verts attisent la créativité et l’implication...


Alors, que rajouter sur une répétition se déroulant comme d’habitude, si ce n’est que Max s’était joint à nous, en observateur sollicité puis impliqué dans les préparatifs techniques. La troupe affamée des « juniors », toujours dynamique et inventive, a donné le signal de la pause méridienne, rappelant les adultes à la nécessité des nourritures terrestres.

Nous commençons à bien appréhender textes et mise en scène, un peu affolés cependant par le temps qui nous rapproche du jour du spectacle, et avons décidé de rajouter une journée de répétition après la prochaine du 4 mai.

A 16h 45 chacun reprenait son autonomie, pour bavarder encore un peu ensemble ou prendre le chemin du retour....ou d’autres aventures ?

Nicole Bertholon



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Théâtre du 23 mars 2013

Avec le printemps tout récent on espérait que cette répétition aurait lieu sous le signe du soleil et de températures de saison. Il n’en était rien, heureusement que, comme d’habitude, soleil et chaleur étaient dans les cœurs des participants. La matinée fut consacrée à avancer sur les parties du synopsis encore non répétées qui éclairaient les débats concernant les réseaux. Petit à petit, les idées se précisent et se calent, même s’il reste encore du travail. Nous avions avec nous aujourd’hui, Emmanuelle Lauer, sélectionnée suite à l’appel à projets de l’association les Rias « Du recueil de mémoire à l’écriture transmedia, travail sur les écritures numériques en lien avec le thème de l’identité », débouchant cette année sur un enrichissement du réel du territoire...


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Arrivée la veille pour la prise de contact et les mises au point nécessaires avec l’association, assister à la journée de répétition lui permettait de s’approprier le fonctionnement de cet atelier et sa réflexion sur l’articulation réseaux numériques/local qui doit nourrir sa prestation. La pause de midi permettait, par les échanges autour du pique-nique toujours apprécié par tous, de préciser le cadre de l’action et les possibilités d’exposition dans la continuité des projets des Rias pour cet été. L’après midi, nous reprenions la répétition depuis le début, ce qui éclaira certainement davantage Emmanuelle sur l’état de notre réflexion et de sa mise en œuvre. Il était 17h que nous n’avions pas vu les heures passer et ceux qui disposaient d’un peu de temps se sont repliés sur la bibliothèque pour accéder, via l’ordinateur, aux productions du « Printemps des Poètes » après avoir remis de l’ordre dans la salle. Rendez vous a été pris pour la prochaine répétition le 13 avril au lieu du 6 pour indisponibilité de certains participants. D’ici là il sera nécessaire de lire et relire le synopsis pour s’en imprégner car il ne nous reste plus beaucoup de séances pour être au point...

Nicole Bertholon





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Théâtre du 16 février 2013

Nos nous sommes retrouvés à la salle communale à 10h afin de poursuivre avec Christian Bontzolakis le travail théâtral entamé depuis plusieurs semaines. Après le café de bienvenue accompagné des petits cakes apportés par Amanda, nous sommes entrés dans le vif du sujet, avançant pas à pas dans une mise en scène à la fois poétique et explicite sur l’entrée du numérique dans notre quotidien. Cent fois sur le métier remettant notre ouvrage, balisant les déplacements, scandant les incantations, peaufinant les nuances, attentifs aux soupirs de l’accordéon, jeunes et moins jeunes avons obstinément essayé d’amélioré nos performances. L’introduction de la « kinect » aujourd’hui suscita bien des enthousiasmes et un regain d’énergie. La pause réclamée avec insistance par le groupe des « petites demoiselles » criant famine n’a eu lieu qu’à midi et demie, mais il est vrai que les mises au point nécessaires nous obligent à démarrer lentement, alors, une fois que la vitesse de croisière est atteinte, les adultes peinent à s’arrêter. Et peut-être craint-on aussi que la pause méridienne ne s’impose après le pique-nique toujours plein de ressources variées et partagées. Mardi Gras n’était pas loin et quelques bugnes l’ont rappelé. Quand approche l’heure de la fin de l’atelier nous voyons arriver les mamans qui peuvent ainsi assister un peu à la répétition, et n’oublions pas non plus la visite de M. Prost, correspondant de presse local. L’heure de la séparation nous fait prendre conscience que les vacances de Février repoussent la prochaine répétition à la deuxième quinzaine de mars. D’ici là, il nous faudra relire nos textes pour que notre mémoire reste vive... comme celle des ordinateurs

Nicole Bertholon

Les vidéos de Christian Prost


Christian Prost est correspondant du Dauphiné Libéré et membre des Rias. Il fait des photos et vidéos de qualité et il serait intéressant, s’il en est d’accord, de faire un jour une exposition de ses photos -exposition et/ou publication.

Là une visite aux balbutiements d’une 1ère répétition avec la kinect introduite aux Baraques (après plus d’un an de travail à la Grange du Vernat d’abord faute de lieu, ensuite pour cause de travaux...) Travail toujours sur l’avatar et l’identité...



L’avatar de Régine par Les Rias



La danse par Les Rias



Le retour de la kinect par Les Rias



Kinect : innover pour approfondir ? par Les Rias



Le retour de la kinect 2 par Les Rias. Ce que vous ne voyez pas, c’est que chaque fois qu’on saute le canot saute aussi au-dessus des rochers ou de chutes pires que celles du Niagara. Quand on se baisse c’est pour qu’il passe sous un arc de rochers sans s’y fracasser... Et l’honneur est sauf, on a été bonnes et on a gagné - avec un maximum de points. Ouf ! Sinon l’intergénérationnel en aurait pris un coup aux Rias ! Et en plus devant La presse ! Un tel suspense que Christian en a filmé avec l’appareil vertical. Dur, dur à redresser, mais ça y est on a le logiciel...


Et le Calaméo avec les photos de Christian Prost






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Théâtre du 2 février 2013

Ce matin, au seuil de février, la météo hésitait : « à la Chandeleur, l’hiver se meurt ou prend vigueur » dit le proverbe, et il est un fait c’est que la journée a vu se succéder bourrasques de neige, vent et soleil, dehors bien sur car à la salle communale des Baraques le temps était au beau fixe pour cette journée de répétition avec Christian Bontzolakis. Certes, il nous manquait Jacqueline partie avec Michel jusqu’à Metz, recevoir pour la deuxième année consécutive les « Cinq Arobases » décernées avec une mention spéciale pour exercice en milieu rural, mais elle avait annoncé leur retour en début d’après midi, et ce matin là nous avons donc mis les bouchées doubles, remettant sur le métier l’ouvrage pour tisser finement notre toile autour du numérique. Il semblerait d’ailleurs que l’ouvrage s’étoffe puisque qu’après Séréna la dernière fois, c’est Océane qui a rejoint le groupe avançant pas à pas, essai après essai vers la version correspondant à ses objectifs sous la conduite éclairée de Christian. Toutes ces demoiselles rivalisent d’inventivité pour adjoindre à une réflexion de fond une chorégraphie dynamique.


Ecoutez donc le fichier audio ci-dessous... Un avant-goût.... (JPG)


Et quand arrive l’heure du repas nous ne risquons pas de l’oublier tant cette jeune troupe affamée se jette sur le pique-nique composé des apports de chacun. Les interventions musicales de Régine aident à recadrer le déroulement du scénario et ramènent l’attention de chacun. Comme annoncée, l’arrivée de Jacqueline et Michel a été applaudie et prétexte à une petite pause. Puis le travail a repris jusqu’à 16h30 environ, heure où la fatigue se faisant sentir il convint de se séparer en reprenant date pour dans 15 jours, si dame Météo ne nous tend pas de chausse-trappe. Et si vous voulez savoir qui était là, eh bien, ce sont les mêmes que la dernière fois plus Océane....

Nicole Bertholon



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La louve et ses enfants...

Séance très fructueuse en ce début janvier 2013


Le compte-rendu de Nicole Bertholon


Théâtre du 12 janvier 2013

En ce début d’année, nous étions heureux de nous retrouver en présence de Christian, remis de ses problèmes de santé, et au mieux de sa forme pour conduire nos activités théâtrales. Le petit groupe s’était même étoffé puisque Séréna, une amie de Mendy, nous a rejoint et s’est ma foi très vite et très bien mise au diapason. Régine était là, avec son accordéon... et sa guimbarde, et tout de suite cela donnait du corps à la mise en scène et aux dialogues ponctués par la musique. Nous avons donc montré à Christian les propositions sorties de notre répétition du mois de décembre, essayant, triant, éliminant, ajustant un canevas déjà précis, tissé lors des séances précédentes. Pour cela la matinée ne fut pas de trop. La pause de midi regroupait les juniors affamés et les adultes contents de souffler un peu. Le partage du pique-nique fut, comme à l’accoutumée, un moment convivial et l’abondance des plats nous fit opter pour un report de la galette des rois à la fin du travail. L’après midi, nous sommes allés un peu plus loin dans les choix et la mise au point des thèmes à développer. Il reste encore à faire, bien sur, mais cela prend forme, soutenu par l’enthousiasme dynamique des plus jeunes et la patience rassurante de Christian. A part Quentin retenu par un match de foot, tout le monde était là : Jacqueline, Geneviève, Régine, Nicole, Marie-Claude et Christophe, Amanda, Fanny, Mylène, Elicia, Mendy... et Séréna. Les dates des prochaines répétitions ont été précisées, en espérant que l’hiver ne viendra pas s’installer sur les routes pour rendre nos rencontres impossibles. Après avoir partagé la galette, excellente, chacun est reparti chez soi, mais j’avoue ne pas savoir qui a trouvé et gardé la fève ?


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Photo en bas à droite, Fanny Juston, autres photos & planche, J.Cimaz.



Théâtre et numérique quand justement les faits interrogent L’article de Jacqueline Cimaz.

Christian retrouvé, et de fructueuses avancées dans l’organisation, les scènes et autres engagements...

Gestion osée et réussie d’une situation inédite et complexe... D’autant que chacun a joué le jeu... Et d’un évènement lourd et inattendu... aussi dans l’air du temps... Ou rôle des avatars et de la médiation théâtrale dans le contrôle sur soi ; la socialisation du "dit" par la création...


Décantation et avancée également dans l’interrogation du numérique d’autant qu’un problème inquiétant vient de se poser...

Dans le cadre de nos recherches sur l’identité du site nous suivons régulièrement un petit pannel en nous limitant aux images... Des fixités ou rigidités, une opacité interne sur le moyen de changer les images à attacher ou non à sa personne... Des données cependant, qui, croisées avec les renseignements fournis par le site - hiérarchie du nombre de lectures des articles - avec Google Images - beaucoup plus riche et renseigné [1] - permettent une certaine traçabilité, même si elle n’est pas aussi précise que nous le souhaiterions, l’ouverture de quelques possibilités d’action, et, sans doute, l’amorce d’un travail sur l’identité même du site ou du moins de son image...

A ce jour deux constantes :

-  la place octroyée par le lectorat, pour le contenu, aux photos de Camargue, Camargue débouché vers la mer, plage, mais surtout lieu de réclusion de Marie Durand et de ses compagnes, lieu, à l’époque des guerres de religion, de l’embarquement des galériens ? [2] Lieu de culture aussi - immense - culture du toro, des ateliers SNCF, du Rhône et de son port, des Salins, de Van Gogh et son frère Théo, des Rencontres photographiques, de l’école supérieure de la photo, de la Fondation Luma...

-  Autre donne visible depuis peu au hasard des consultations ; l’attrait pour les planches photos denses renvoyant à la mise en scène d’activités associatives et, notamment, de visites d’expositions.



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Réalisation numérique d’une image à partir d’une photo par O.Ecriu


Des renseignements sur cet usage d’un moteur de recherche avaient été fournis par questionnaire interne en ligne et la cause paraissait entendue... Et voilà qu’il y a peu, sur le compte d’Ophelia Escriu, les images disparaissent et un commentaire aussi acerbe qu’éphémère et sans adresse de réponse, précise que rien ne permettait d’identifier ces photos comme étant siennes...


Bref l’usager idéal - ou le client ( ? ) [3] en perpective devrait être transparent quant à ses adresses, numéros de téléphone - et pourquoi pas mots de passe.

Foin d’avatars ! Les ondes cérébrales remplaceront les empreintes digitales, le dossier médical suivra l’automédication par Smartphone ; les codes bancaires sont-ils toujours secrets ?

On ne serait pas loin du ton du " Poètes vos papiers ! "

Pourtant, par delà des évolutions prévisibles qui en elles-mêmes, ne sont ni négatives, ni positives, tout va dépendre des usages et de la législation accompagnant ces usages et pratiques...

Et ce dans un contexte particulièrement difficile...

Voilà qui nécessite donc information et formation pour mise en place d’un indispensable contrôle citoyen, contrôle de ce qui est fait et des modalités mêmes de contrôle, certes, mais aussi, anticipation, prospective et propositions pour l’avenir...

Bref l’émergence de questions incontournables qui ont donné du grain à moudre à des investigations théâtrales nourries de la richesse des avatars des jeunes et moins jeunes, et de sens...

Un sens très fort...


D’où un regain d’intérêt pour ces avatars, ces doubles de chacun, développés par les jeux vidéos et sur lesquels un travail très riche avait déjà été fait, ne serait-ce qu’au travers du pilotage de la kinect... Doubles sinon projections à l’état cru vite dépassées par la distanciation qu’introduit le jeu théâtral et sa structuration, et passerelles pour entrée active dans le numérique...



En attendant, face à l’indignation d’Ophelia Escriu, auteure déclarée à la BNF - que ce soit en tant que nom propre ou pseudo - nous lui avons donné nos photos de la journée pour qu’elle nous en fasse son histoire en images... Elle ne s’est pas privée de les transformer dans le feu de l’indignation, mais toujours avec une omniprésente visée pédagogique... De la matière pour un un re-travail...



Nous avons plusieurs amis qui, notamment dans divers domaines de la littérature ou des arts, et pour des raisons qui leur sont propres, utilisent des "pseudos" (une pratique séculaire). Se verraient-ils, en tant que tels, interdire l’existence sur le Net ?

Le Net outil de contrôle incontrôlé et incontrôlable ou voie d’un nécessaire contrôle démocratique et citoyen ? Affaire de seuls cabinets d’experts ou autres services peu connus, ou sujet d’un vaste débat avec une population informée ?

Où les investigations théâtrales

Jacqueline Cimaz

NB1. Pour joindre Ophelia Escriu, courriel - ophelia.escriu@gmail.com - commentaires sur blogs dont Ecritures Numériques .

NB2. Dès le lendemain, Google, avec sa vigilance habituelle et sa veille constante, nous demandait de vérifier nos images sur ggogle images. L’occasion pour nous de découvrir plus avant un outil de sélection/présentation des images qui cite ses sources. Rien à dire ? Certes quelques intrus en fin de pages dûs à des dénominations proches - mais ne mettant en danger ni l’ordre moral, ni la sécurité, ni le droit d’auteur. D’ailleurs toutes les images sont référencées - l’origine étant claire, et explicite pour les citations. En fait elles correspondent au site principal et à quelques blogs -même pas aux espaces sur autres sites... Par ailleurs, nous avons donc eu en moins de 12h cette demande d’une vérification qui a donc été faite, mais ne devrait aboutir à aucune exclusion car la procédure légale, pleine de précautions, est relativement complexe à force de prudence.

Comme quoi l’ire d’Ophelia Escriu vis-à-vis de la brutalité des agissements intempestifs d’un petit moteur de recherche avait raison d’être... [4] D’où de nouveaux espaces ouverts à notre travail sur l’identité du site ou des blogs (pas encore Calaméo ?) par les images retenues ou non dans Google Images puis dans la sélection retenue de celles-ci pour la version allégée... Plusieurs milliers d’images semble-t-il...


Calendrier des prochaines séances : samedi 2 février, 16 février, 23 mars, 6 avril, 4 mai et 25 mai. _
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[1] même s’il reste difficile d’enlever, souvent en fin d’inventaire, des images anodines mais qui ne sont pas vôtres (Les nôtres ou étant citées par nous avec citations explicites, étant issues des sites municipal , ou des blogs cités dans ce site (essentiellement, Ecritures Numériques , De Site en Ville-I, Les Rias créé par Pierre Ménard, Au lieu de se souvenir également créé par Pierre Ménard... ou du Journal- et non du mur- du compte Facebook d’Ophelia-Escriu-i-Num’Llul... ou de blogs de résidence comme Rêverie au travail , un immense travail de J-P.Dubost,

[2] Une donne que privilégie Paulette Vignal d’autant que les voyages de noce à la Tour de Constance, se sont prolongés dans la seconde moitié du 20ème siècle.

[3] on voit émerger des questions qui interrogent...

[4] on n’ira pas plus loin, et cela nous aura permis de découvrir des ressources inconnues de Google qui ne s’en sort pas si mal pour trier des photos qui peuvent être faites par une personne ou une autre puis travaillées en tant qu’image par une 3ème, une 4 ème... la référence au site ou blog faisant généralement foi...




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Bilan et prospective

Une réunion de travail fructueuse avec Christian Bontzolakis pour faire le point

1. des avancées globales du projet "Du recueil de mémoire à l’écriture transmedia. Travail des écritures numériques et problème de l’identité"

Des phases successives :

-  le travail de patrimonialisation - où il s’avère que les apports locaux, de tous, enrichissent les réseaux,

-  l’irruption avec Google Street de la question de l’identité avec une 1ère réponse par l’herbier, le travail théâtral ensuite sur les pseudonymes, les avatars, les relations - via la kinect- avec son avatar, l’image de soi, du site et le travail, au niveau des images, de l’image du site, ou une 1ère approche des médiations fines et de proximité entre local et réseaux, identité et identités numériques,

-  le détournement de la notion d’"augmentation du réel", (et "dérives"), des champs touristique et économique vers les domaines de la connaissance, de la culture et de la démocratie, par la volonté d’enrichissement collectif d’un territoire commun redéfini - celui du trajet du parcours d’art...

-  la décision d’"augmenter" ce territoire par les apports patrimoniaux certes [1], mais aussi par des savoirs et savoir-faire qui ne s’y réduisent pas - comme le jardinage, "voir pousser les plantes, agrémenter le terrain par des plantations florales" - acquis y compris lors du travail avec les artistes en résidence, lors du montage ou de la visite d’expositions, d’ateliers divers et bien sûr par les apports de ces artistes, avec notamment le travail sur l’identité de Sébastien Camboulive mais aussi aussi de Régine Raphoz, Martine Diersé, Christian Astor, celui de Jean-Pascal Dubost, en passant par les autres expositions vues en groupe - Kiefer, Messager, Barcelo, les Dogons et la petite Fabrique de l’image - ou organisées, dont Dali, Couturier et Camboulive, sans omettre le stage d’Arles et ses expositions - Nam Goldin et ses amis, et ultérieurement Nadj/Barcelo... puis récemment Penone, Doug Aitken...


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Théâtre : la reprise en nouveau local....


-  la prise de conscience de l’émergence d’une sorte de réseau commun et de proximité structuré par des publications numériques ou séries de publications (comme celles du Printemps des poètes 2011) qui fonctionnent comme noeuds (traces écrites - écriture numérique articulant de plus en plus texte, image et son) - et régions datées de ce réseau... Entre fil rouge, charnière à double sens entre local et réseaux, et Bien commun local, outil aussi d’aide à la planification et à la prospective...

-  tout récemment, cet apport conceptuel d’Incident.Net celui de "réseau médium possible de création", que nous avons appliqué aussi à la création sociale, en approfondissant la distinction entre création sociale (la richesse de ces publications numériques), et création artistique - moyen d’investigation du réel... (Où nous pouvons proposer "Ardèche" la vidéo de Sébastien Camboulive" )...

D’où question subsidiaire : comment irriguer le numérique par l’artistique ? Et cette 1ère réponse du réseau régional des EPN incitant à l’invitation d’artistes utilisant (et interrogeant) le numérique dans les CCM - exposition d’oeuvres sur écrans et échanges avec le public...

Ces phases ne s’excluent pas mais s’ajoutent, s’intègrent et se restructurent... [2] Sans doute un trajet possible, mais la nécessité de prendre du recul et réfléchir à notre propre parcours collectif... De s’interroger aussi sur la nature même du numérique - une conférence très riche à écouter à cet égard...


IRRIGUER LE NUMERIQUE PAR L’ARTISTIQUE


Pas nouveau certes, mais rénové et pas seulement en façade...

Et un nouveau champ ouvert à l’investigation théâtrale... Ce dont nous avons parlé avec Christian, à Fabras, ce mercredi...

Nouvelle étape d’un synopsis appelé encore à se transformer...

Heureusement...

Jacqueline Cimaz et Geneviève Greco (02/12/11)



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[1] cf visites à la tour de Constance, à Pranles, au Chambon-sur-Lignon...

[2] cf la belle notion de stade - crise et synthèse- chez Wallon, toujours d’actualité...



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Reprise et calendrier

La reprise

Après 6 mois d’interruption.

D’abord dire le plaisir du revoir Christian Bontzolakis, sa culture, ses compétences, son professionalisme... Mais 6 mois, c’est à la fois court et long, surtout pour les jeunes.

D’autres activités ont été mises en place, d’autres investissaments...

Et puis six mois - six mois d’apprentissages scolaires dans lesquels le numérique prend un place croissante surtout quand se profilent les échéances des bilans B2i école et collège...

Six mois pendant lesquels les pratiques ont évolué avec l’appararition de nouveaux logiciels, les transformations des logiciels et services...

Ainsi Facebook, avec le développement des usages institutionnels - universités, musées, collectivités territoriales, associations... Des usages qui sont publics ce qui met à l’écart, dans ce domaine, une bonne part des problèmes de confidentialité.

Et puis le journal, ce journal qui vous permet de choisir les partages que vous voulez faire connaître à partir de vos choix dans les envois d’amis dont le nombre n’augmente que très progressivement...


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facebook Opelia Escriu-i-Num’Llul


Enfin vous pouvez partager sinon encore un site en SPIP, du moins vos publications en blogs, calaméo, espace Villes Internet... Où Facebook relativise l’importance des Newsletters ?

Relative métamorphose qui pose de nouvelles pratiques informatrices et formatrices dans les domaines culturels qui nous concernent - ce au sein d’un dense maillage planétaire...

Sans compter l’essaimage des QRcodes...

Un monde qui se transforme vite. Des transformations qu’on sent en EPN avec le vieillissement de la population et l’arrivée de nouvelles vagues de retraités qui ont travaillé avec le numérique, ont leurs boites mail et l’ordinateur à la maison...


En six mois, le projet "Du recueil de mémoire à l’écriture transmedia. Ecritures numériques pour appréhender la question de l’identité" a connu des avancées décisives avec la mise en oeuvre du travail d’"augmentation du réel", décidé lors de la fête de l’Internet, entraînant celle de la mutation des petites publications numériques - formes "livre" ou "vidéo" en un système complexe et ouvert se constituant en réseau local à la charnière du local et des réseaux.

Comme si le déficit en tiers lieu physique lié à l’attente de la fin des travaux, au report de l’exposition Sébastien Camboulive - dont on devrait pouvoir enfin publier le calendrier, mais aussi à celui des repas communaux, aux difficultés d’accès en bibliothèque provisoire, avait induit un déplacement non pas du réel au virtuel, car ce "virtuel" est bien réel comme le disent depuis longtemps philosophes et scientifiques, mais de formes précises à d’autres formes, tout aussi précises, mais différentes, de réel... [1]


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accès


Et puis enfin, ils sont bien réels ces petits livres numériques puisqu’on peut les imprimer et savoir aussi combien de fois ils ont été lus...

Comme un réseau social...

Et une découverte très récente. Si leur lecture posait parfois quelques difficultés quand le téléchargement de grosses vidéos étaient trop laborieux, c’est un problème largement résolu à l’EPN de Saint-Apollinaire-de-Rias et dans la grande salle du Conseil, juste ou presque, opérationnelle, puisqu’avec la câblage Ethernet la pire des tempêtes Bretonnes pourrait y passer en même temps sur dix postes sans le moindre bégaiement de chargement !

Et puis, il y a plus ! Si nous avons, souvent un peu seuls, affirmé avec force le lien nécessaire et émergeant, entre artistique et numérique, c’est maintenant un constat, un projet et une mise en oeuvre avançant plus vite que troupeaux de toros de Camargue au galop, tous cocardiers confondus...

Il en va de même pour l’affirmation concernant le rôle défricheur de l’art avant mise en concepts d’une problématique et constitution en objet d’étude scientifique ? Cf l’intervention de Bernard Stora aux Rias il y a quelques années, cf la démarche de la Fondation Luma avec la résidence Aitken ... N’est-ce pas d’ailleurs celles de toute résidence ? Et, pour nous, des exploitations non achevées de celles de Sébastien Camboulive et Jean-Pascal Dubost à celles des utilisations théâtrales de la kinect et à d’autres questions qui vont surgir, comme celle, ce jour, de l’"avatar", entre " Cheval qui parle " et antique Centaure... Où le théâtre a été, dès le début, comme les autres résidences, intégré au projet en tant qu’outil d’investigation artistique permettant d’appréhender de l’intérieur ces bouleversements, notamment en matière d’identité...

Ce n’est donc pas "un spectacle" qui se profile pour mai, mais plutôt la restitution attendue d’un travail d’investigation théâtrale, interrogeant l’"identité" en cette ère naissante du numérique.

J.Cimaz [2]


Le calendrier


-  samedi 15 décembre 2012
-  samedi 12 janvier 2013
-  samedi 2 février 2013
-  samedi 16 février 2013
-  samedi 23 mars 2013
-  samedi 6 avril 2013
-  samedi 13 mai 2013
-  samedi 27 mai 2013 (peut-être répétition générale avant représentation l’après-midi ?)


Il est possible, et même souhaitable, d’étoffer le groupe, notamment en adultes...


Atelier Théâtre du 17 novembre 2012 avec Christian Bontzolakis


Nous étions très heureux de retrouver Christian Bontzolakis pour continuer, après quelques mois d’interruption dus à ses problèmes de santé, le travail théâtral entrepris avec lui. Il y avait Jacqueline, Geneviève, Nicole, Marie-Claude et Christophe, Amanda, Fanny, Mendy et Mylène puis Eliane. Il nous manquait Régine et son accordéon, mais ils nous rejoindront dès que possible.

Christian avait remis au propre les textes et la trame du déroulement élaborés lors des séances précédentes mais il fallait se remettre tout ça en mémoire, se glisser à nouveau dans les créations antérieures, retrouver intonations, gestes, déplacements imaginés et surtout les perfectionner, tantôt en les développant, tantôt en les épurant pour renforcer leur impact. Chacun, chacune à son tour, avons repris nos rôles tout au long de la matinée qui nous paru bien courte. Il était midi que nous n’avions pas vu le temps passer. Comme d’habitude, le pique-nique partagé fut honoré par chacun et le café donna le signal de la reprise. Reprise avec les participations de Fanny, Mendy et Mylène accompagnant la vidéo des dernières écritures numériques présentées sur le site, telle qu’elles les avaient réalisées le jour de la rôtie de châtaignes et présentation très appréciée de ceux qui n’avaient pu y assister.

Puis l’après midi a permis à chacun de progresser dans le déroulement du spectacle mais aussi de préciser l’importance des questionnements abordés par l’utilisation du numérique, outil à la fois technologique, artistique, social, riche de possibilités qu’il convient d’apprendre à gérer.

Avant de se séparer, satisfait de cette journée partagée, le groupe a essayé de mettre au point le calendrier des prochains ateliers tout en sachant que les intempéries risquent de compliquer la tâche en période hivernale. La nuit, entre temps, nous rappelait que l’automne était bien entamé !


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Plus particulièrement, pour Christian, à sa demande, précisions des éléments mis au point l’après midi

Chacun est alors assis sur une chaise, le groupe étant ainsi disséminé dans l’espace. La séquence où Fanny et Mendy ont allumé et éteint les ordinateurs est achevée ainsi que celle où Régine s’est dépliée de son siège et a joué la valse triste à l’accordéon ce qui a déclenché l’esquisse des pas de danse par Geneviève et Fanny (suivies par le reste du groupe ?)

Christian interrompt les déplacements pour annoncer l’intervention de Jacqueline.

Intervention de Jacqueline, la conférencière sur le thème du numérique et plus particulièrement sur la notion d’"avatar"

« Tous chuchotent à partir du mot Avatar, se lèvent se rassoient, partent, reviennent. »

C’est Mendy qui donne le signal des déplacements en se levant, puis elle dit « stop » pour que chacun s’immobilise.

« Silence. Arrêt sur image. »

Jacqueline rompt le silence avec force.
-  « Nous sommes tous des avatars »
-  « Nous avons tous des avatars »

-  « Mot de passe ?

-  (Vers Geneviève, d’un ton dur, doigt pointé ) « Votre mot de passe ? »


Reprise de la suite prévue : « Tous de rassoient sauf Fanny (mais les rires ne semblent pas de mise après l’intervention de Jacqueline )

donc on poursuit avec Fanny « C’est virtuel ! »......


Nicole Bertholon


NB. Visite de Robert Combes [3]



Construction théâtrale, recherches... par f100001045203142



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[1] cf la découverte par l’observation, des décennies après, de ces éléments du tableau de Mendéléiev, découverts depuis longtemps par le calcul...

[2] responsable d’un projet centré sur le numérique, soutenu par la Région Rhône-Alpes et le Département de l’Ardèche, par les communes de Saint-Apollinaire- de Rias, de Saint-Julien-le-Roux, Châteauneuf-de-Vernoux... et par de multiples sponsors privés dont Véolia-Eau-Environnement...

[3] membre du CA des Rias, Président de l’Harmonie de Lamastre et fils d’un résistant bien connu ici et souvent cité dans le livre de Sylvette Béraud-Williams, "Entre silence et oubli, mémoires d’un quotidien rural bouleversé" (ED. Les Rias)



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Lignes sur chorale et + ou Bibofreloula, bien sûr !


La journée de ce samedi 17 novembre avait été bien remplie de l’atelier Théâtre avec Christian Bontzolakis et il s’en est fallu de peu que nous ne cédions à la fatigue et allions nous coucher dès le repas achevé.

Mais nous avions fait connaissance, lors du Forum des Associations à Vernoux en septembre, de quelques membres de la chorale « Bibofreloula » et les quelques extraits entendus ce jour là avaient entrepris de nous séduire et attisé notre curiosité.

Le style « Jazzy », les adaptations d’un répertoire résolument emprunté à un large éventail de pays du monde, le tout soutenu par une présence originale d’instruments variés tels - outre le piano - le saxophone, la trompette, le violoncelle, la guitare et même un tambour amérindien, achevèrent vite notre conquête.

Dès le premier morceau, la maîtrise de la conduite du chœur, ferme, expressive, intégrée à la prestation et non en marge voire effacée comme on la ressent le plus souvent, confirmait une séduction due autant à la rigueur pédagogique qu’à la sensibilité artistique qui s’en dégageait. La joie de chanter, de jouer, d’interpréter, visiblement partagée par les choristes, gagnait les spectateurs, s’intensifiait et c’est sur un chant interprété en soliste par Viviane Génépi...... que s’achevait cette soirée pleine de rythmes et de variations sur des thèmes souvent connus mais revisités avec bonheur par cette chorale.

Bien au-delà du travail de la voix, du souffle, de l’écoute, de la rigueur, nous avons goûté au bonheur procuré par le chant, Art noble toujours vivant et créatif.

Nicole Bertholon


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La voix, la maîtrise de sa voix, la direction de Viviane Ginape, le repertoire, la qualité des solos, du choeur, la danse de Yasmina Abiles... Un beau travail artistique...

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Bibofreloula. Le son capté de l’extraordinaire danse de Yasmina Abiles. Une autre fois se mettre au 1er rang... JC.

Bilan d’étape en images...

avec aussi, des textes et de sons...


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Des images qui parlent, une implication approfondie...

A suivre...

NB. La séance du 16 juin est reportée en raison de problèmes de santé de Christian Bontzolakis, auquel nous souhaitons un prompt rétablissement, et devrait pouvoir se placer fin aôut...

J.Cimaz



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Théâtre de mars


Où un cadre vide de Jordi Casals - au verre cassé, comme il se doit, prend la vedette. Un concept fort à une époque où la signification de la forme (cf note 3) prend une importance accrue...

En attendant le compte-rendu de Régine, l’article de Nicole, les photos et les sons de Christian, une première restitution d’une belle et fructueuse journée...


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Jacqueline Cimaz


L’article, toujours dynamique et complet de Nicole, vient de nous parvenir.

Théâtre du 10 mars 2012 avec Christian Bontzolakis

Il y avait des absents lors de la précédente journée « Théâtre » en Février, (neige, froid, rhumes...) aussi Christian a-t-il, avec sa patience habituelle, orchestré un petit rappel de l’avancée du travail, avec la complicité bien conduite des juniors du groupe qui s’expriment avec clarté et enthousiasme, surtout quand il s’agit d’évoquer les essais du Kinect avec la descente en canoë. Ceux qui n’ont pas encore d’Avatar sont invités à créer le leur et à le présenter au groupe. C’est ainsi que grâce à Marie Claude, Elicia, Nicole, Geneviève et Christophe, nous faisons connaissance avec la « biquette » de Simone, Isabelle la louve mignonne, Akka l’oie cendrée, un bateau brun avec une bande blanche, une nounou à robe de dentelle. Nous entrons ensuite non pas dans les travaux pratiques mais dans la phase de création en espace, par Fanny, Elicia, Mendy et Mylène. Les loups sont entrés... au Vernat ! La faim faisant sortir le loup du bois (et son cortège d’affamés) c’est après la pause pique-nique que nous reprendrons ; un pique-nique composé des plats préparés par les participants - ou leur maman attentive. Il faudra d’ailleurs impérativement faire la collation pour venir à bout de tous ces délices. L’équipe s’enrichit en début d’après midi de Nicole Durand dont l’Avatar sera...un brin d’herbe, vite intégrée au groupe. C’est autour des précédentes productions sur le thème « Je me souviens » d’un lointain souvenir, que tour à tour les participants s’exercent à retrouver leur texte et à le vivre sans précipitation dans les gestes, dans des interprétations d’autant plus signifiantes qu’elles sont dépouillées du superflu, selon les indications de Christian. Chacun à son tour, sous le regard ou avec l’aide encourageante du groupe, nous nous essayons à rendre vivant ce moment privilégié, et comme nous sommes maintenant une douzaine, l’après midi suffira à peine. Un peu de fatigue due à la concentration, mais pas le temps de se lasser ! Ah ! j’allais oublier la petite séance de Kinect dont les plus jeunes ont bénéficié...sous le regard un peu envieux peut-être des ainés ! Encore une belle et bonne journée de travail sous la conduite de Christian, et une attente partagée : celle de la prochaine journée qui aura lieu fin avril ; il faut, bien sur, tenir compte des dates des vacances de printemps et des obligations de chacun !

Nicole Bertholon

Présents : Amanda, Christophe, Elicia, Fanny, Geneviève, Jacqueline, Marie Claude, Mendy, Mylène, Nicole B, Nicole D, Régine


Théâtre suite séance du 10 mars 2012. Le relevé de Régine Froment


Les Avatars de :

-  Marie Claude

La biquette de Simone - marron une chèvre naine avec des petites bannes. Elle te saute dessus, donne des coups de tête. Elle est petite comme la bergère ; j’aime bien cette chèvre ; je l’ai en photo. C’est une chèvre abandonnée ; on la laisse pas entrer.

Une bergère comme moi, je suis petite elle a les cheveux noirs les yeux marrons elle veut ce qu’elle veut.


-  Nicole

Une oie : Aka Le voyage de Neels Olgerson... Une oie prudente et aventureuse qui regarde avec un peu de hauteur sans perdre le sens pratique ; chaque soir elle choisit le bon endroit, elle se repose dort.

Une oie cendrée bien grasse mais ça ne l’empêche pas de voler.


-  Elicia

Un animal : une louve ; elle est noire et blanche, gentille et mignonne Elle s’appelle Isabelle, elle n’a peur de personne.

Un paysage : des montagne blanches avec de la neige.


-  Geneviève.

Un bateau sur les flots, aventures, découvertes. A voile, avec un beau foc, un tout petit foc il est brun avec une bande blanche.


-  Christophe.

Une sirène. Je veux pas prendre ça, ça fait peur c’est choquant. Quelqu’un peut avoir peur, paniquer.

Une nounou, une personne qui veut garder un bébé quand la personne travaille. Elle est jeune, elle est jolie avec des boucles d’oreilles ; ça brille, en or... Grande et brune avec une jolie robe à dentelles blanches. Des chaussures à talon très hauts.


Nouvelles scènes


-  Elicia, Mendy et Mylène :

Elicia est à 4 pattes ; lentement elle regarde autour d’elle.

Arrêt. J’aimerais bien avoir des enfants !

Derrière elle, Mendy et Mylène : Ah non !

Mendy et Mylène arrivent.

-  Mendy : c’est la pleine lune
-  Mylène : oui c’est la pleine lune Puis toutes les trois recommencent à marcher en faisant : "A Hou !!!!"

Autre version

Elicia est debout ; elle imite la louve et marche très lentement. Arrêt sur image.

Mendy : maman, c’est la pleine lune

Mylène : oui c’est la pleine lune !

Elles continuent à marcher en disant "a hou ..." Elicia reprend le son plus longtemps, puis Mendy et Mylène


Scénettes


1.Geneviève

C’est un bateau pas très grand, un joli bateau coque brune avec une bande blanche ; un joli foc. Il va, il vogue sur les flots

2. Nicole

Chante : veux tu monter dans mon bateau ...

3.

Ba .........teau

4. Christophe

Bateau to to ( 3 fois )

5. Fanny

Variations sur le mot "bateau "

6. Mylène

Ba to to

Mylène est à genoux : mouvements avec ses mains lentement remonte lentement ses cheveux ; à voix basse : "poissons volants, poissons panés, poisson chat, cailloux ...

7. Marie Claude

Bateau bateau toi-même. On est pas sur un bateau on est pas là.

Elle fait un geste avec son bras et sa main

8. Geneviève

Geneviève prend Elicia par la main et chante : "Je vous amène voguer sur mon bateau" ...

9. Amanda

Dit : "Le bateau qui ravirait paisiblement sur la mer "

10. Jacqueline

Chante : "Sont les filles de La Rochelle" ...

11. Tout le monde chante "Santiano"



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Atelier théâtre ; ça bouge ce 11 février !


Cet atelier se déroule dans le cadre du projet "Du recueil de mémoire à l’écriture transmedia" et tente d’appréhender des aspects précis du numérique. Une démarche qui pourrait s’approfondir dans le cadre d’un autre projet, avec des objectifs différents.


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Un temps de découverte de la "kinect" permet à tous de partager les mêmes référents : jeu vidéo interactif où le coprs remplace les manettes ; construction de son avatar puis pilotage à distance de cet avatar...


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Repérage des consignes à l’écran pour futures séances...

Là, le travail commence avec l’"avatar".


Qu’est-ce, pour toi, que l’avatar , " demande Christian Bontzolakis.

Chacun répond.

-  Amanda : "une personne qui joue un rôle"
-  Mendy : "une personne ; c’est nous ; un personnage qui joue une scène "
-   Fanny : "C’est virtuel, c’est pas moi directement"
-  Quentin (se référant à ses très riches connaissances cinématographiques) :" Un personnage qui va en Amérique."

Le groupe précise qu’il peut s’agir d’un personnage qui soit un animal, qui prenne une forme humaine, un extraterrestre...
-   Jacqueline : "son image, un double construit de soi... Avec parfois une connotation spirituelle..."
-  Régine : un personnage, un personnage numérique...


Puis Jacqueline cherche sur Wikipedia  : un renvoi aux incarnations de dieux indous, principalement Vishnou - incarnations y compris animales... L’idée aussi de "personnage", puis, bien sûr, l’utilisateur dans les jeux vidéos, sur Internet...


Dans Quel Avatar nous voyons nous ?

-  Amanda : Lion Tortue cheval
-  Mendy : Cheval méchant et à la fois gentil, humain à la fois animal qui chante et qui parle. cro ak
-   Mylène : Cheval qui parle. Sirène. Chanteuse classique...
-  Fanny : Personne sportive(nageuse). Soleil. Bruit du vent. Poisson.
-  Quentin : Lion. Footballeur. Squelette. Cheval. Robot


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-  Jacqueline : Alice au pays des merveilles. Machine à remonter le temps. Polysémie. Fractale. Tableau d’Escher. Théorème de Gödel. Atlantide. Nombre irrationnel.
-  Régine : La flûte de Pan. Peinture impressionniste. Cheveux bouclés épais blonds. Le Pérou - sur le chemin du Machu Picchu.
-  Christian : Stylo sans maitre. Horloge à rebours. Une trapéziste.


Postures d’Avatar



Le cheval qui parle par LesRias


-  Amanda. La tortue : gestuelle lente de la tortue. Mouvements des bras ; bruit de la tortue ?...

-  Myléne : le cheval qui parle

-  Quentin Mylène Mendy, Fanny : tous au trot. Puis à tour de rôle : hennissements - sauf Mylène qui dit ; "je suis le cheval qui parle" en remuant la tête et hennissant.

Régine : Quentin apporte l’accordéon Je suis assise parmi le public et je marche vers l’accordéon.je fais le tour et me mets à côté. Je m’approche. Je fais semblant de jouer de l’accordéon puis je passe derrière l’accordéon me mets à genoux pose l’oreille sur l’accordéon et dit : "machu ?" "Machu Picchu..."

Jacqueline : un objet au sol avec une (JPG) clé à l’intérieur ; va-et-vient de la clé dans l’objet ; prend la clé et la jette plusieurs fois. Quentin la ramasse et la lui rapporte.

-  Idée avec le squelette.

-  Explication de la fractale demandée à Jacqueline. Objet mathématique complexe qui se reproduit à l’infini... Fanny : "Dans les yeux du squelette il y a des yeux, dans les yeux il y a un squelette... C’est comme une poupée russe. Jacqueline : c’est beau ; mais la poupée russe n’est pas vraiment une fractale, le flocon de neige serait une illustration plus proche... Fanny : bien oui, c’est mon prof qui me l’a dit...

Jacqueline, après consultation de Wikpedia  : entre la fractale et la poupée russe, une histoire de cas particulier ? C’est une analogie pédagogique pour donner une idée [1] [2] "Comme un avatar qui engendrerait un avatar"... dit Fanny... Quand on construit son avatar on lui crée une identité propre qui renvoie plus ou moins à son auteur, effectivement...

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-  Fanny.
-  Régine joue un morceau d’accordéon " la roulotte " le début en boucle ; Fanny tourne autour de Régine et à un moment dit : j’aimerais jouer de l’accordéon ! Et s’en va.

-  Mendy. Approche vers le public qui applaudit ; Mendy salue. "Mesdames et messieurs je vais vous parler du croak." Elle s’assoit et passe ses jambes à travers les barreaux du dossier d’une chaise. Le croak est un animal sérieux intelligent. Bruit du croak

-  Jacqueline : "le protocroak a-t-il une carapace poilue ?" Mendy répond en croak. [3]


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-  Quentin. Le lion : à 4 pattes il s’avance vers nous et imite les cris du lion, passe d’une personne à une autre et monte sur les genoux de Régine.
-  Football : Il drible.
-  Squelette : il marche en se désarticulant.
-  Robot : imite le robot en marchant.


Régine Froment (et pour la mise en site, Jacqueline Cimaz) Et Fanny devenue en une journée experte en kinect, avatar et pilotage d’avatar ! Et tous les autres ! Tous nos voeux de bonnes vacances à Elicia et de prompt rétablissement à Geneviève et Nicole...
-  La prochaine séance a lieu le 10 marS


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-  Image de fractale de Mandelbrot (creative common)

[1] « Les objets fractals peuvent être envisagés comme des structures gigognes en tout point -et pas seulement en un certain nombre de points, les "attracteurs" de la structure gigogne classique... Un objet fractal est un objet dont chaque élément est aussi un objet fractal »...Ce type de définitions de nature récursive n’est pas seulement théorique mais peut concerner aussi des concepts usuels : un ancêtre est un parent ou un ancêtre d’un parent, un multiple est un composé d’un nombre ou d’un multiple de ce nombre...

[2] Un autre évoquant les "poupées russes" site parle d’"analogie grossière". Disons qu’il s’agit d’un exemple pédagogique pour donner à des élèves une première idée d’objets mathématiques extrêmement complexes. Mandelbrot lui-même qui a inventé le terme, a évolué... Personnellement il me semble que le flocon de neige - qui est aussi un exemple approximatif et contestable, est préférable en tant qu’exemple, car il est moins en contradiction avec l’idée d’infini qui semble inhérente à la structure des objets fractals. Mais nous sommes là aux confins de la recherche ; ce qui est sûr c’est que l’exemple donné au collège et l’explication qui devait l’accompagner ont permis à Fanny d’avoir une appréhension de ce concept d’un excellent niveau pour une élève de 5ème ! A voir avec en faisant des études supérieures de mathématiques pour mieux se familiariser avec un concept dont la complexité parait encore inépuisable ? La naissance d’un projet, Fanny ? Devenir chercheuse en mathématiques ? Ce serait un très beau projet ! Où mène le choix d’un avatar !

[3] Heureusement, car s’il avait fallu faire les mêmes recherches sur le protocroak que sur les fractales ! Certes, peut-être une vocation de paléontologue, mais...



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Exercice d’école ou respiration accordéon ou respiration augmentée...


Enregistrements de janvier...

respiration simulée par accordéon [détourné de ses usages habituels]

respiration simulée par accordéon [détourné de ses usages habituels] et augmentée par la respiration du groupe...


Respiration augmentée d’accordéon par LesRias

(Enregistrements Christian Bontzolakis)


J.Cimaz


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Atelier Théâtre de janvier avec Christian Bontzolakis


La journée a commencé par un rappel de la journée précédente avec le rappel d’adresses internet peut-être fictives construites avec un nom d’animal, puis avec un paysage, la lecture des textes évoquant l’informatique et/ou l’ordinateur, et ceux qui n’étaient pas là la fois précédente ont été invités à écrire le leur. Puis Christian a demandé aux participants, enfants en tête, de mimer ou d’interpréter quelques courtes séances.


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Le repas a réuni la plupart des participants autour de la table du Vernat, toujours accueillante et cette fois particulièrement animée par la jeune troupe des moins de 15ans. Après le repas, suite des « sketches ».

Accompagnés par Régine et son accordéon, les enfants chantent et dansent les variations trouvées la fois précédente sur « IPod ». Intervient alors, sous la conduite de Christian une recherche d’accord entre le souffle de l’accordéon et la respiration des « acteurs ».

Pour un peu, on se serait crus au bord de la mer, bercés par le ressac... Les essais sont enregistrés, sons et vidéo.


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Christian nous demande alors de fouiller dans nos souvenirs les plus anciens pour en extraire un qui nous a particulièrement marqués. Chacun s’active et produit plusieurs petits textes sur lesquels la lecture au groupe va permettre de dégager ceux qui sont le plus facilement adaptables à une interprétation, et l’après midi se termine par les essais et répétitions des différents participants à l’atelier : déplacements et gestes sont privilégiés par rapport à la parole, ce qui force notre attention à la lisibilité ne nos expressions corporelles. ! Les enfants ont montré une capacité d’implication surprenante et qui s’est maintenue sans défaillance. Encore une journée passionnante !

Nicole Bertholon





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Quand les jeunes acteurs des Rias s’impatientent...


-  pressés de découvrir et créer... avec le professionalisme, les exigences et ressources de Christian Bontzolakis...

Théâtre et écritures transmedias, théâtre et lisuel... Et l’expérience de plusieurs enfants ou adultes qui ont déjà modifié l’image sur l’écran par leurs gestes - entre logiciel de simulation, commande à distance de son avatar et langage théâtral ou issu des arts martiaux...

Dimension possible, émergente et inédite de cet atelier...

Pas seulement le volet théâtral pour réduire la fracture numérique, en en parlant, non ! Le volet théâtral aussi pour travailler son geste vis-à-vis de l’écran et bientôt sans doute sans écran ? On nous parle de "bulles informationnelles", de chauffage suivant vos déplacements... Mais pourquoi ne pas imaginer se déplacer dans/avec une bulle d’images reçues, émises, transformées, renvoyées... Une autre relation à un espace dense, structuré, vivant, mouvant, sonore, spéculaire, élastique, déformé, déformant... Mieux que miroirs des fêtes foraines à l’ère du numérique...

Agir avec l’image, agir dans l’image, faire réagir l’image... Un espace complexifié, multidimensionnel...


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Ouverture, non frilosité, non conformisme, pratique des réseaux sociaux mais aussi construction de références culturelles er artistiques avec spectacles vus, le vécu de Mouvances, celui du Workshop avec Pierre Ménard...


Richesse des possibles ouverts.


Et si c’était ça déjà un service culturel numérique innovant ?

De ces expériences après lesquelles rien n’est plus pareil...

Comme écrit Pierre Ménard justement, sur Liminaire, à propos de ses interventions à Sciences Po" :

"Les objectifs pédagogiques et les contenus des ateliers artistiques sont définis en adéquation avec le projet éducatif de Sciences Po : développer l’imagination créative, le sens de l’observation, l’analyse critique, la capacité à s’exprimer en public et à argumenter ; l’aptitude à la prise de responsabilités et à l’autonomie, la faculté à susciter une pensée originale et décentrée et le sens du collectif.

Ces enseignements invitent les élèves à s’interroger sur les arts en tant que moyens d’étude, d’approfondissement et de représentation des enjeux contemporains. Ils cherchent, en outre, à stimuler la sensibilité, les facultés de communication et l’acuité intellectuelle de nos étudiants, lesquels sont encouragés à libérer leur imaginaire, à explorer leurs capacités d’expression écrites, orales, sensorielles, corporelles, la connaissance d’eux-mêmes et de l’autre."

A part le "libérer l’imaginaire" qui renvoie à des conceptions innéistes ou inspirées auxquelles nous préférons les "médiations symboliques" d’un Vygotski - à construire - ce texte dit l’essentiel...

Les arts moyens de compréhension et d’action, cette médiation culturelle que ne peuvent éluder sans dommage les réseaux sociaux... pour en revenir à Thély...

De "danse avec ton avatar" à la pensée originale et décentrée en explorant avec les arts du spectacle vivant, éventuellement truffés d’images.

Juste une demande à Christian... Foin d’un bleu qui n’est ni celui de Klein ni celui de Genêt, juste le droit au song numérique...

Mais on n’en est pas encore là ! Est-ce qu’on va ? Mais comment ? Y a le temps ? Le numérique moi... ça on sait...

Et le passage théâtre/poésie ? Song, Bloc Dubostien...

A suivre... Et ne pas être en deça des attentes non explicitées de notre jeune public...

Le dos crawlé fait mal au nez et les larmes sont du sirop de myrtille...( cf Mouvances -> ,

Jacqueline Cimaz



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Rencontres théâtre, la suite...

D’abord quelques extraits de premiers jets...


-  "Deux ans que je passe devant toi ; un jour viendra où nous rentrerons en contact...

-  "me voici en cuisine, entre deux plats, j’ai deux minutes, je me rue sur l’ordi. Ah ! Le chat a pris résidence sur le siège...

-  " J’allume l’ordinateur - rien - une brève hésitation- puis un Veuillez patienter canonique assiège l’écran...

-  " J’allume l’ordi c’est tout un univers qui s’ouvre... On peut faire des recherches, des vidéos, écouter des chansons, regarder des films, puis faire des jeux...

-  " Sur l’ordinateur, on peut rechercher. Des fois je fais des jeux, j’imprime des dessins pour les colorier... On peut aller sur Internet, sur les images, sur les vidéos, sur les mails...

-  " J’allume l’ordinateur et là, lumière... long chargement Je CLIQUE ! sur l’icône In-ter-net, je tape l’adresse IP

♥♥♥♥♥♥♥♥

♥http://www.google.fr♥

♥♥♥♥♥♥♥♥ Je tape sur ce que je veux rechercher et je CLIQUE ! sur le site qui m’intéresse. Musique ? Jeux ? Films ? Images ? Textes ? ... etc ...

-  "Oh ! Ordinateur !/ Puissance des mathématiques... / Portée d’poète... / Coc à l’asne sûr sauvons la sé-ren-di-pi-té !



Puis quelques envois d’autres jeunes pour précision de connaissances...


Dofus

Le jeu « Dofus » est un MMORGPG (Massive multiplayer online role playing game).

Dofus est un jeu où on doit faire monter de niveau notre personnage, il y a différents modes pour monter de niveau :
-  contre des monstres en les combattant,
-  en faisant des quêtes, ou
-  en combattant d’autres joueurs.

Pour combattre des monstres : il faut cliquer sur le monstre pour commencer le combat.

Quand le combat commence il y a des cases pour se placer selon son espèce et sa stratégie.

Quand le combat a commencé, en bas à droite, il y a un rectangle avec des sorts dedans ; il faut cliquer sur le sort pour attaquer.

A la fin du combat il y a une fenêtre qui s’ouvre et il y a marqué - si vous avez gagné- les récompenses, et - si vous avez perdu - soit vous réapparaissez a votre statue soit vous devenez un fantôme.

Le Dofusien

(12 Ans) à suivre...


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La déesse des DS crée même des dessins animés avec sa DS !


DSI

Une boîte à jeux électronique où on peut aussi prendre des photos, les travailler, enregistrer des sons.

Il y a aussi le téléchargement DS qui sert à se connecter à une autre DS quand on n’a pas le jeu et permet de jouer à plusieurs.

Il y a encore le menu PictoChat pour écrire à d’autres personnes et avec "Send" leur envoyer (il suffit qu’ils aient une DS qui soit proche)

Il y a d’autres menus que je n’ai pas encore découverts comme la boutique DS.

La Déesse des DS

(9 ans) à suivre...


Sitographie demandée pour information et plus grande disponibilité au théâtral


-  Etranges voeux des Rias - exercices possibles de traduction du visuel, y compris sonore, gestuelle, théâtrale...

-   comme le point - danser ou bouger en interaction avec l’écran...

-  réseaux sociaux et esthétique - la question des références...

-   De point à projet ou plan de travail et le schéma

-  Un bilan/réflexion à partir des pratiques et activités locales...

-  Le blog de résidence de Jean-Pascal Dubost, brouillon intermédiaire, toujours en gestation et donnant à voir l’écriture se faisant (in progress)...êverie au travail

-  Le blog créé pour la Fête de la science 2011 à St Apo par Pierre Ménard. Un workshop au coeur, un débat et des références - comme boule de neige dévalant la pente depuis trois mois... Au lieu de se souvenir . Plus ancien (2009) mais référence incontournable, Les Rias... Fête de la Science, St-Apo 2009



Calendrier des prochaines séances de travail avec Christian Bontzolakis


-  Samedi 14 janvier, grange du Vernat, 10h-17h.

-  Samedi 11 février, grange du Vernat, 10h-17h.

-  Samedi 10 mars, grange du Vernat, 10h-17h.


Jacqueline Cimaz





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1ère rencontre théâtre

dans le cadre d’un volet médiation du projet "Du recueil de mémoire à l’écriture transmedia".

L’objectif de Christian Bontzolakis, déboucher rapidement sur une écriture théâtrale.

Les préoccupations de la responsable du projet :

-  d’abord, celui-ci ayant pris du retard, la nécessité d’amener chacun à interroger cette charnière entre mémoire et écritures numériques avec ces interactions à double sens qui conduisent à labourer le champ de l’identité à l’heure des identités numériques, celui du temps et de son irréversibilité et celui de la permanence de l’image...


Comment le langage théâtral peut-il permettre de faciliter l’appréhension de ces problèmes par tous ?

-  ensuite, vu l’importance des scolaires dans le groupe, scolaires confrontés aux programmes des B2i Ecole et Collège, comment concilier la nécessaire expression du ressenti de chacun par rapport au numérique, avec ces acquis scolaires ? [1]

Bref, une situation complexe à laquelle Christian Bontzolakis va apporter des réponses pratiques et théâtrales, non en posant, comme Paulette, la spécificité identitaire du lieu dans la mondialisation numérique, par la flore, mais par diverses investigations permettant de constituer des références communes au groupe.


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Réservoir d’identités numériques possibles -déjà deux par personne : l’une à partir de paysages, l’autre à partir de noms d’animaux...

Adresses intéressantes mais non opérationnelles puisque la question d’un mot de passe n’est pas posée, donc celle de leur création effective. [2]

Là déjà, chacun a pu intégrer la syntaxe de l’adresse e-mail...


Autre expérience intéressante : la constitution d’un réservoir de mots renvoyant pour chacun au numérique. Une liste qui n’en finit pas de s’allonger de l’"ordinateur" au Q-code en passant par la souris, le tableau tactile, la table numérique ...

Où chacun mesure combien le numérique est présent partout...


Questions de fond à résoudre au pas à pas dans la durée et la densité du projet...


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En homme de théâtre, Christian Bontzolakis fait jouer l’évidence en en creusant le sens à partir d’objets de l’inventaire : ipod, ordinateur... Un autre langage se pose et se travaille...

Les jeunes actrices s’impliquent avec délices et progressent vite...

Et puis chacun est invité à écrire un texte à partir d’un ou deux mots choisis dans la liste, comme "Déesse" ou "ordinateur" ou "ipod".


L’Ordinateur objet intégré à la vie courante, l’ordinateur non encore intégré, en attente, un langage insolite, une béance non identifiée...

Musique et son de l’accordéon. Son pour souffle de Google Earth... Un instant d’une très grande densité...


Une coupure manifeste dans les textes. Pas vraiment générationnelle ; plutôt suivant que leurs auteurs ont ou non utilisé le numérique comme objet et outil scolaire.


Une première séance intéressante et riche d’enseignements...

Mais comment aborder la spécificité et les ressources des écritures numériques dans le recueil de mémoire et leurs incidences sur les modalités de restitution ?

N’y aurait-il pas là matière à théâtralisation à chercher dans les blogs de Ménard et Dubost et dans les Vuvox de nos jeunes ? [3]

Ensuite, laisser opérer le professionalisme et l’humanisme de Christian...

Ophelia Escriu


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[1] Des programmes scolaires fondés sur les apports scientifiques et techniques du domaine et de domaines connexes et intégrant des dimensions heuristiques et prospectives que nombre d’enseignants et formateurs estiment souvent insuffisantes...

[2] Question qui demanderait réflexion préalable et concertation avec les familles pour les jeunes. Quelle responsabilité ? Quelles marges d’autonomie et contrôle ? Quelle modération ? Une boite commune, spécifique à l’opération, avec une autre adresse choisie en commun et ouverte à tous ? Un problème à creuser...

[3] cf aussi la vidéo des collégiennes de Vernoux ...



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LA NUIT DU CHÂTEAU DU PIN




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Photo Christian Bontzolakis


La nuit descend, le château est bleu, rouge, vert.

La nuit tombe. Les murailles vibrent d’images projetées. Oiseaux, femmes, roses et hommes volants s’accrochent aux pierres. Le château du Pin devient un immense vitrail. Et l’histoire commence : celle de Colette Bonzo [1] qui vécut et travailla ici. Ses oeuvres, peintures monumentales et dessins, quittent les salles du château pour composer un très étrange rêve sur les vieilles pierres. Une projection sonorisée en direct avec des textes de l’artiste.

Christian Bontzolakis

NB. Fabras - Ardèche. Jeudi 11 août 2011 - 21 h 30. Conditions, entrée cf le site du château du pin

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[1] A signaler la belle exposition au Château de Tournon et la qualité de l’écriture-performance récente de Christian Bontzolakis en ce lieu. cf l’article et les images de Jacqueline Cimaz auxquels s’ajoute ce 1er août une vidéo sur Youtube signalée par Christian Bontzolakis.



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Chemin faisant, un autre temps


Après moult dates, calées puis décalées et recalées, nous débarquons à Roiffieux, confins d’un quelque part inconnu par la plupart d’entre nous.

Avalé en à peine une heure, le paysage cerné d’indicible, glisse sous nos yeux un de ces dimanche à la campagne où chemine tranquille une de ces réalités bucoliques à couper le souffle .

Une cinquantaine de résidents et d’éducateurs impriment curiosité et attente sur leur chaise.

Au sein de la troupe, réapparaissent des sensations enrobant l’instant d’un petit trac passager, bondissant allègrement des similitudes étranges, la renvoyant au spectacle de l’an dernier.

Marchant sur le public, Jacqueline jette sa tirade qui ruisselle à l’air libre son intonation.

Mendy retrouve Fanny sur la route de la spontanéité et joue à la marelle avec sa gestuelle. Ses phrases enrobées de surprise font relâche au bord de l’enfance.

Paulette et son chou cabu éparpille des morceaux de jardin dans l’assemblée focalisée sur un point du monde planté de savoir-faire.

Retranchée derrière sa timidité, Marie-Claude défait sa tendresse sur le lieu de vie de son fils et s’affaire autour des mots à dire.

Christophe devant ses copains, retourne les sillons de la phrase, prélevant de ce qu’il entend, une partie de son autre vie pour la partager avec eux.

Chemin faisant, Geneviève essore du bout de la langue les trous de mémoire et se délecte sous les sorbets du ciel et de ses nuages à la vanille. 

Michel, technicien d’un jour, installe des séquences filmées du spectacle de l’an dernier sur les murs du foyer de l’ADAPEI de Roiffieux, écrivant la lisibilité d’un vécu éphémère.

Un buffet préparé par les résidents nous renvoie la couleur chaleureuse de l’accueil.

A peine installée sur le retour que tout le poids de la journée de Mendy baille aux corneilles, lui tombe dessus et se répand instantanément sur l’étang du sommeil.

Fatima Mana


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Une date plusieurs fois reportée, des personnes indisponibles pour des raisons diverses, pourtant nous tenions à aller à Roiffieux.

Donc réunir les disponibbles, supprimer une petite partie des textes des absents, se distribuer le reste. Tenir deux rôles pas dur ! Mais si, parce que parfois on ne pouvait dire bout à bout deux tirades sans changer de personne. Donc plusieurs rôles mais souvent des patchworks de morceaux ressoudés, recollés... Des tirades modifiées aussi, des réajustements successifs donc au cours des quelques répétions et le retirage du synopsis-Roiffieux in fine, trop tard pour avoir le temps de tout réapprendre.


Une lecture spectacle donc comme nous l’avions annoncé et puis des adaptations en fonction d’un public réceptif, avec lequel il fallait nouer des relations de proximité, d’où l’ouverture d’une allée centrale.


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Un spectacle qui s’est finalement bien passé même si pas une seule fois nous n’avions pu répéter tous ensembles. Un public bienveillant et attentif mais qui aurait pu ne pas l’être...

Bref une belle soirée. Une Mendy et une Geneviève particulièrement performantes, un enrichissement sans doute pour le public, mais surtout pour les acteurs.

Une autre innovation : le film de Cynthia, gai et tendre.La totalité du spectacle. Trois extraits retenus, deux faisant une large place à l’accordéon et le troisième, au final, au chant de Fanny.

Trois extraits qui avaient pu être insérés exactement à leur place dans le synopsis même remanié - brefs mais rythmant le spectacle. Un machiniste au point et une personne du centre préposée à l’extinction et au rallumage de la lumière, efficace.


A la fin public et acteurs ont pu parler. Christophe a été félicité et remercié pour le spectacle. Il a d’ailleurs fait quelques projets d’apprentissages nouveaux.


Roiffieux s’était mis en quatre pour nous recevoir. Public nombreux et attentif et un pot succulent préparé par une équipe d’encadrants et résidents qualifiés en cuisine.

Le fait qu’il y ait eu tout ce travail pour eux et non pour diffuser plus largement le spectacle a ailleurs été apprécié. On s’est par contre promis que si on recommençait pour un autre spectacle, on viendrait de suite, sur la lancée du spectacle aux Baraques...

Avec nos remerciements au public et à l’équipe de Roiffieux pour cette expérience mutuellement enrichissante.

J.Cimaz





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Retour sur un spectacle et adaptation


-  Lecture/spectacle à Roiffieux, sur le lieu de travail de Christophe, d’un groupe d’acteurs de « Mouvances » - dont Christophe Gaillard et Marie-Claude, sa maman.

Les répétitions se poursuivent, s’adaptant à la taille du groupe et aux disponibilités de chacun [1].


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Mais cette manifestation, plusieurs fois différée, devait avoir lieu, pour Christophe et pour un partenariat culturel avec les CAT qui se développe, notamment par le biais du numérique... mais aussi des voyages et visites d’expositions... Et le rôle de passeurs culturels de l’appareil photo numérique ou de la fonction photo du téléphone !


Des apprentissages mutuels qui se profilent et la peur, avec un texte difficile, de ne pas passer, de ne pas savoir rendre les spectateurs-actifs, de ne pas être suffisamment capables d’improvisation et d’écoute...

Du déjanté et de la contemporanéité d’un texte truffé de références culturelles diverses et parallèles faire un atout ? Et en si peu de répétitions ?

A voir...

Le trac quoi !

Jacqueline Cimaz



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[1] de la maladie aux fêtes de fin d’année en passant par le travail, des absences regrettées par tous et, particulièrement, par les personnes empêchées...

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Repose en paix


Un spectacle d’une grande qualité présenté par Les Petites Envolées.


La mort, la vie...

De truculentes tranches de vie...

Ambiguité et humour.


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On pense à Ensor...

Aux rapports de l’Espagne et du Mexique avec la mort...

Expressionisme ? Plutôt un humour décapant et...

Beaucoup, beaucoup d’humanité, de tendresse, dans le texte et le jeu des acteurs...

Un spectacle à voir et revoir...

Jacqueline Cimaz





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Répétition du 22 Mai 2010


En cette belle journée de printemps nous avions l’impression d’aborder la dernière ligne droite avant l’arrivée, ce qui était bien le cas puisque le spectacle a lieu dans une semaine.

Après le café de bienvenue, mise en route laborieuse. De gros efforts ont été faits par chacun pour apprendre les textes mais les enchaînements des interventions manquent de précision, de rapidité, de fluidité. C’est comme si, tout à coup, on ne savait plus rien ce matin. Le regard et les commentaires de Martine Diersé nous manquent.

Elle n’est pas avec nous car elle termine l’installation des orgues à Combier avec l’aide de Michel Cimaz et de François Juston. Nous avons un peu de retard pour commencer et Mendy s’est fait mal au poignet ce matin Heureusement, la patience et le calme de Christian nous rassurent un peu, et l’on se promet que ce sera mieux cet après-midi après le réconfort du déjeuner au Vernat, préparé comme toujours par Fatima attentive à nous régaler. La table Cimaz commence à être trop petite pour la douzaine de convives qui reprennent de l’assurance en même temps que des forces !

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L’après midi, les efforts sont payants ; de la concentration pour deux répétitions séparées par une petite pause qui permet de faire le point.

Le soleil est encore haut quand nous terminons, et ceux qui le peuvent se rejoignent pour un goûter faisant honneur à une tarte aux fraises, aussi bonne que belle, partagée dans le cadre superbe des orgues. L’herbe fauchée par les soins de Cécile (la maman de Fanny) s’est faite sentier, et les nappes à carreaux sont de la fête : un vrai Renoir. Une brise mesurée nous le confirme : les orgues chantent. On ramasse les reliefs de ce mini festin et l’on se sépare au bord du chemin où nous pouvons apprécier le résultat du travail de l’équipe Diersé/Juston/Cimaz qui vient de terminer la mise en place d’une solide pierre Ardéchoise où s’adosse la plaque de l’œuvre. Pas de doute, la date approche.

Encore une dure semaine avec d’ultimes répétitions pour être « fin prêts » Samedi ! Vite, rentrons !

Nicole Bertholon


Avant, il y avait eu une nouvelle répétition entre nous...

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Répétition sans filet.


Ces répétitions, même en l’absence de notre chef d’orchestre nous rapprochent irrémédiablement du jour J.

Des tables accolées les unes aux autres pour scène, le groupe tout autour, l’un d’entre nous texte en main suit la chronologie textuelle et nous voilà tous au travail sans filet. Parfois le passage extrait de l’appris par cœur est plus ardu et se terre atterré, avalé par un remous venu des profondeurs de l’oubli.

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Au passage, nous notons les progrès fulgurants de Mendy qui a taillé de sa mémoire, des petits ponts qu’elle traverse à cloche-pied, tirades sous le bras et petits cailloux semés au soleil de ses huit ans.

C’est un ensemble qui ensemble concrétise un projet, prêt à se dépasser devant le monde même si l’appréhension est déjà en route. Tout ce qui se tisse autour du groupe rapproche dans la complicité du faire ensemble d’où s’écoulent la mouvance d’une sensation solidaire.

Fatima Mana





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Une répétition fleurant bon le muguet.


Malgré l’habitude, puisque c’est la seconde fois que nous nous emparons du lieu, quelques morceaux d’appréhension traînent dans l’air. Le noir est tout entier, suspendu aux rideaux baissés comme l’avait demandé le metteur en scène.

Les signes avant-coureurs d’une réalité qui s’approche à grand pas nous tombent sous les yeux, en observant Christian installer les spots, chercher dans l’épaisseur du sombre les angles à exploiter, s’approprier un cadrage à éclairer. Bref cela ressemble à une danse primitive où les dieux invoqués nous échappent.

La troupe munie de ses accessoires n’attend plus que de sortir de sa mémoire, bien rangée, en ordre de passage, sa tirade. Sans y prendre garde, un courant d’air s’est engouffré dans le par-cœur appris et ne tarde pas à laisser du vide. C’est alors que les mots font l’école buissonnière et nous abandonnent à l’hésitation qui envahit des plages de silence.

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Parfois des gestes miment par solidarité le mot égaré. Ils se détachent dans l’espace comme des petits secrets et retombent désespérément à nos pieds. Il suffit que le metteur en scène intervienne pour qu’il reprenne sa place. Les textes sont encore dans nos mains, sorte de contre-poids au basculement éventuel de l’oubli.

L’après-midi : filage ou mise en situation sans filet, sans garde-fou, histoire de laisser nos travers abandonnés à l’évidence pour les retravailler. Souffleur d’un temps, Christian étaye nos absences jusqu’à jouer le mot au bout de nos doigts.

C’est certain, à la prochaine répétition ce sera mieux : « Nous ne pouvons que progresser » 

Fatima Mana





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Journée Bontzo/Diersé


Un temple pour scène.

Se frayer un passage, fouler de nos premiers pas la circonférence scénique du temple, lignes frontières fouillées entre hésitation et distance du jeu, distendu de n’être pas mais à l’ouvert d’une envie sédimentée au faire ensemble.

La vidéaste Laura Monnier emprisonne dans sa caméra ce qui transparaît de la parole saisie. Dès réception de la lumière théâtrale nous l’occultons. Nos passages paraissent chaos au regard de notre langage, entre deux scènes nous la croisons à l’angle d’un hasard. Elle s’intègre à nos mouvements, travaille l’absence pour ne pas déranger, distingue certainement ce que nous ne voyons pas.

La traversée d’une ponctuation cinématographique proposée à l’automne.

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A même le professionnalisme du metteur en scène, Christian Bontzolakis évolue imperturbable sur nos contre-sens désordonnés, nos maladresses échevelées qui cimentent la troupe d’amateurs à l’intention commune, incorporée à une gestuelle, certes aléatoire, mais qui donne à l’ensemble un univers où il fait bon vivre.

Les comédiens en herbe que nous sommes s’accordent tous à dire la gentillesse de Christian creusant doucement nos travers pour tenter de les éliminer, décelant l’abrupt de nous à l’ampleur du geste maladroit pour le faire émerger, le travaillant, l’exploitant, le juxtaposant pour accompagner nos textes.

La particularité du spectacle proposé le 29 mai au temple des Baraques, construit sur un thème : l’eau, autour de la parole de chacun avec des fragments, sphère de sa propre parole qui ressemble à si méprendre pour le néophyte à un coq à l’âne mais qui descend ensemble la même déclivité.

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La prochaine répétition aura lieu le 1er mai : nous clochèterons le muguet en déclamant nos textes. D’une action point de départ d’hier, caracole à un mois du spectacle la réalité d’une unité.




Une autre distance achevée.

Entremêlure et croisement d’un projet porté par l’association « Les Rias », faisant relâche au bord de des deux réalisations contemporaines de Martine Diersé.

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Après la répétition dense de la journée, curiosité sous le bras, nous nous rendons à la source de la Dunière observer le concret de notre sentier d’art lié à la conjointure de la volonté d’habiter un paysage pour le faire vivre autrement et l’habiller de sculptures racines accessible spar les yeux ouverts. 

Mendy et Fanny attrapent l’écho de la mer, l’oreille collée à la subjectivité d’une illusion, entrent résolument en exploration. La stèle de bleus émaillés à l’aléatoire révélés à la sortie du four s’enrobe de reflets sous le déclin du soleil. Etrangement à sa place comme si la courbe choisie n’attendait plus qu’elle pour rentrer dans une nouvelle dimension

Introduisant la distance sous nos pas randonneurs, nous abandonnons l’endroit le plus haut de la commune et convergeons vers Combier où sa renommée attrape les vents et les tourbillonne de burle folle. Là, à l’endroit d’une volonté, sur un coin de pré longé de genêts, la deuxième installation de Martine Diersé, répartie en six éléments, apprivoise déjà l’endroit.

Fatima Mana

Photos Jacqueline Cimaz, Fatima Mana et autres utilisateurs occasionnels des APN, planches et mise en site, J.Cimaz.





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Une première, cette première répétition entre nous


Une nouvelle contrée est abordée pour cette première répétition entre nous, sans metteur en scène orchestrant gestes et mots à l’affleurement de son savoir faire.

Pas question de se mesurer à l’espace sans lui. Nous attaquons donc la répétition, texte en mains, banalement installés autour de la table.

Bizarrement le par cœur du texte butte, s’échappe soudainement et décompose lentement notre assurance sous l’irruption d’une hésitation déséquilibrant la tirade élancée.

L’étonnement ne ralentit par pour autant le rythme qui s’engouffre allègrement dans la phrase déclamée, indûment écorchée par notre amateurisme parfois éparpillé sur des rires spontanés.

Le trou noir nous frôle, s’attarde, insiste et se répand dans une béance aux parois vertigineuses mais la cohésion du groupe s’en empare et y pare.

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Entre Fanny 11 ans et Mendy 8 ans s’amoncelle la complicité présente dans l’anfractuosité d’une entraide spontanée et l’on traverse le plaisir de voir l’immédiateté du lien solidaire invisible mais si présent.

Plus de deux heures d’intensité répétitive rapproche l’origine portée, appliquée et revendiquée par l’association « Les Rias » : du faire ensemble autour d’un projet.

D’autres répétitions programmées burineront nos mémoires à l’heure écolière où mains croisées derrière le dos, nous récitions nos leçons les yeux rivés sur l’un des nombreux pâtés d’encre violette accrochés au mur de notre imagination et que nous transformions en cerf volant pour éviter l’œil courroucé du maître buttant son impatience sur nos balbutiements. 

Fatima Mana (Planche image : J.Cimaz à partir de photos de F.Mana)





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Répétition du samedi 27 mars au Vernat


Nous nous sommes retrouvés ce samedi à 10h à la grange du Vernat, accueillis chaleureusement chez Michel et Jacqueline Cimaz, autour de Christian Bontzolakis pour l’atelier de mise en parole, en voix, en espace, préparation du spectacle « Mouvances » prévu pour le 29 mai.

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Chacun disposait du scénario mis au point lors des séances précédentes, mais il faut bien dire que seule Fanny avait fait l’effort de commencer à apprendre vraiment son texte. La matinée autour de la grande table a été consacrée au travail de lecture à haute voix pour repérer prononciation, intonation, respiration, enchaînement des prises de parole, un travail minutieux guidé par Christian à l’écoute des suggestions et toujours prêt à expliquer les choix proposés.

Il y avait Simone, Geneviève, Jacqueline, Régine, Fatima, Nicole, Marie-Claude, Christophe, Fanny et Mendy la benjamine de l’équipe. La pause de midi fut la bienvenue et la troupe fit honneur au repas préparé avec talent par Fatima, soucieuse comme toujours de transformer cette coupure indispensable en moment réparateur, convivial et tant apprécié qu’il est parfois difficile de tenir l’horaire fixé pour la reprise.

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L’après-midi, Paulette était des nôtres et nous sommes passés à la mise en espace, sur place et non au temple car le froid nous avait fait renoncer au déplacement pour ce jour. Encore trois bonnes heures d’un travail appliqué, d’essais, de reprises, de modification discutées au sein du groupe, avec l’avis extérieur bien que tout à fait impliqué de Martine Diersé qui notait en temps réel sur son ordinateur les modifications, l’évolution de la mise en espace dirigée par Christian. Il faut bien dire qu’au moment de nous séparer, nous étions tous fatigués mais heureux du travail de la journée, entrevoyant mieux la forme du spectacle qui nous motive.

Les prochains rendez-vous [1]furent pris avant de se séparer, et l’engagement aussi pour chacun d’apprendre son texte. Il était tard et chacun avait besoin de repos, d’autant plus que la nuit allait faire perdre une heure de sommeil, mais Fanny et Mendy avaient un petit creux et firent particulièrement honneur à la pogne du Goûter apportée par Christian et Martine avant d’être raccompagnées. Encore une belle et bonne journée de travail et de plaisir !

Nicole Bertholon



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[1] bientôt reprécisés ici

Vivre de l’intérieur la genèse d’une création


et le moment où elle se cristallise.

Une expérience inédite et particulièrement émouvante.


Le synopsis de Mouvances.


Un premier scénario qui est une création de Christian Bontzolakis à partir des matériaux apportés par tous et chacun.

Un bel ensemble avec son unité et son identité propre.

Un vécu très intéressant, pour les acteurs qui ont fourni de premiers matérieux textuels, un vécu de l’intérieur, de la création du texte théâtral par un professionnel.


Par contre, il y a maintenant un travail d’apprentissage par cœur à effectuer très vite.


Certains commencent à mesurer l’ampleur et la qualité de cette création et de son contexte.


Des collègues d’un des acteurs seront présents le 29 mai.

Et nous sommes invités à aller ensuite jouer dans le nord du département...

En parler...

Jacqueline Cimaz





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Une avancée significative sur le front de la concrétisation.


On s’approche doucement d’une réalité en marche avec la présentation d’un premier scénario, décomposé en tableaux scéniques et proposé par Christian Bontzolakis au groupe de comédiens en herbe que nous sommes.

Rassemblés autour des propositions retenues la fois précédentes, une gestuelle d’abord imaginaire attaque l’espace familier du Vernat. Au premier plan, nos balbutiements font escale. L’hésitation de l’inhabitude décroît sous nos maladresses frôlées par un concret de plus en plus présent. Nous mettons en application chacun des rôles mâchés dans la concentration du bien faire.

La mise en espace théorique défait le voile parfois obstiné de l’interrogation. Des mots traces résonnent et roulent leurs bruits dans le visible. Christian baratte nos maladresses de débutants, enrobe en touches de gentillesse nos balbutiements théâtraux fleuris sporadiquement de rires fous.

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Puis midi s’attable à l’heure mûrie de nos faims, s’attarde de mots répandus sur la ronde assise, pétrit la discussion azimut et légère. Le temps s’arrête parfois pour entendre.

Martine Diersé, promue script, entonne nos lettres sur son clavier, effleure la brume de nos paroles jetées à dia sur l’inspiration parfois rétive, déchiffre l’imprenable dans les blés fraîchement coupés de nos idées. Mémoire de la troupe, elle ramasse attentive nos averses inspiratrices.

18 heures ! L’heure s’est pointée, frappée à la peau du temps sans que nous eussions conscience de son arrivée. Dans cette floraison de répétitions, le premier voyage scénique n’est pas achevé. Fanny voulait danser sur les dernières parois du jour.

Nous savons d’ores et déjà que dimanche débutera par des entre-chats.

Fatima Mana


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Le dimanche démarre vite ; chacun est là craignant l’arrivée de la neige...

Une première scène se dessine - avec Mendy et Fanny...

Une scène riche, vive, dont le scénario s’enrichit des hasards et inventions des deux jeunes, incorporant le réel à la fiction, sans peur du coq à l’âne...

On rit, on travaille et on avance. Nos deux actrices sont étonnantes. une créativité foisonnante dont Christian sait tirer parti, la faisant évoluer pour toujours mieux construire - chef d’orchestre polysémique...

Son ouverture, son attention et son professionnalisme font merveille. Un moment rare...

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C’est ensuite un texte un peu complexe ; apparemment déjanté ?

Le comique aurait pu prendre le pas sur le tragique, comme un masque. Mais de récents évènements semblent conférer aux mots, brutalement, une dimension prémonitoire.

"Semblent" car il partait seulement d’un réel bien connu - partiellement révélé par la récente tempête.

Un réel d’ailleurs, mais sourd d’inquiétudes pour l’avenir.

Fiction et réel, des relations mêlées qui nous renvoient au cheveu de Fanny...

Mais chut !

A découvrir le 29 mai


Et puis branle-bas de combat : la neige d’ici, réelle et collante et qui tient...

Prendre la route avant qu’elle ne devienne impraticable.


Christian Bontzolakis doit nous envoyer le scénario, avec l’intégral des textes. Un scénario qui après, mise en forme parfois particularisée, sera remis à chacun car les textes doivent être sus pour la prochaine fois, le 27 mars...

Jacqueline Cimaz




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Nouveau week-end théâtre


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Si le temps le permet, première répétition au Temple, dans l’après-midi.





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Deux sources actives au Vernat.


Désormais le pays où nous évoluons a des repères familiers puisque c’est la troisième rencontre avec Christian Bontzolakis et Martine Diersé avant deux autres programmées en mars [1] afin de préparer le spectacle associé au vernissage de l’installation « Mouvances » de Martine Diersé.


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Donc ce week-end - comme d’ailleurs les deux précédents - deux sources actives ont baigné le Vernat avec deux espaces de création faisant circuler les idées à l’air libre de l’imagination artistique - plastique et théâtrale.


Côté théâtre, Christian part de la source omniprésente du thème de l’eau et de ses mouvances.

A peine le mot sorti en trombe que d’autres attendent leur tour dûment sérié sur le fil des idées. Le metteur en scène se poste en guetteur, trie ceux qui ont assez de poids pour une parole théâtrale.


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Borborygmes et onomatopées se déversent sur une cour des miracles inondée prenant à parti l’espace, remué au gré d’une interprétation qui petit à petit grignote le hasard et installe des tableaux scéniques dans une cohérence patiemment révélée.

L’homme de théâtre plonge dans la phrase, coud en fil indienne mots et sons, s’en empare, les isole, extrait leur sonorité avant de les installer dans la réalité du texte.

Seul, à deux, à plusieurs ou ensemble, chacun - de tous les côtés de la scène improvisée - apporte, propose de ces petits riens qui mis bout à bout deviennent, sans que l’on s’en rende compte, un morceau de scénario.


Le temps d’un week-end, le Vernat fourmille d’un va-et-vient bon enfant porté par le talent de Christian, bâtisseur du dépassement de soi le temps d’une représentation.


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Séparée par une distance tout près de l’autre activité, éparpillée autour de la table quotidienne, l’opération « marque-page » bat son plein avec des signes avant-coureurs d’une intensité créative.

Concentrés sur l’objet à créer, les visages soumis aux fluctuations de l’imagination écoutent les explications de Martine Diersé distillées d’une voix chaude sienne sur les espaces et frontières à travailler. La neutralité récurrente du marque-page est attaquée par une invasion de possibilités créatives. Pas même quelques traces d’appréhension détournant l’hésitation vers un méandre bouillonnant de pas oser.

De Mendy, 8 ans dans quelques jours, à Simone, 85 ans, la palette de l’âge joue spontanément ses variations sur la corde du faire ensemble. Le lieu cerné de partage consolide le noyau magma de l’association au milieu du talent et savoir-faire de nos deux intervenants.


Fatima Mana




 

[1] via le petit journal des Rias



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Paroles, voix, espace et... marque-pages...




Ce week-end des 6 et 7 février : samedi de 10 à12h30, de 14 à 17h30, à la Grange du Vernat,(et bien sûr suite dimanche matin, de 9 à 12h)

-  mise en paroles, en voix et en espace avec Christian Bontzolakis, homme de lettres, de théâtre et d’arts, bien connu pour la qualité de ses spectacles à Fabras et son savoir-faire en matière de médiation.

Il se prépare ainsi - sinon un spectacle - du moins une manifestation culturelle pour accompagner la mise en place de l’oeuvre plastique de Martine Diersé, "Mouvances", à la source de la Dunière et l’itinéraire des coquillages de terre qui l’accompagnera sur le sol du Temple.


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Dernière séance pour le recueil de paroles, ensuite on met en voix et en espace...


En alternance, pour poursuivre le suivi en petits groupes, arts plastiques avec Martine Diersé.


Et là, nous avons fait dans l’utilitaire (si l’on peut dire).

Nous avons en effet engagé le public de la Bibliothèque Municipale (mais les autres bibliothèques du réseau sont aussi participantes), dans le travail de réalisation de "marque-pages", "Un marque-page pour mon livre préféré", proposé par Yolaine Carlier, de l’Office du Tourisme.


Intéressés par le travail de réalisation de livres avec découpages et dépliages que Martine a fait faire à nos jeunes participantes, nous lui avons demandé de nous faire faire des marque-pages dépliants comme livres et débordants, et audacieux, en cette époque où les signets numériques ne sont guère convaincants au niveau artistique.

Il s’agit donc toujours d’une activité de médiation du projet Mouvances mais orientée direction livre [1].


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Martine Diersé amènera sa presse et nous invite à venir avec capsules de pots de yaourt, papiers brillants de papillottes, ou chocolat, ressorts de stylos bille défunts,capsules sympas ou tout autre objet qui vous paraitrait intéressant... Même de vieux masques de l’Opéra de Pékin si vous avez. Et si vous préférez les circuits imprimés, ils ne sont pas interdits non plus, pas plus que la toile de jute... ciseaux, colle, pinces...


Un week-end qui promet d’être très riche !

De préférence, envoyez un mail ou téléphonez (0475844725) pour confirmer votre venue...

Et fourbissez vos mots et paroles "sur l’eau" ou le "sel" ou les mots que vous "prête" votre voisine (qui pourrait d’ailleurs bien venir elle aussi)

Au plaisir et à bientôt !

Jacqueline Cimaz

NB. Si quelqu’un avait un tout petit peu d’eau de mer dans une très petite boite transparente et étanche à m’envoyer, je serais preneuse. Du sable de mer, j’ai... Merci.


NB2. Si vous cherchez "marque-pages personnalisé" sur Internet vous avez 5 080 000 réponses. Mais de là à en trouver une qui vous parle... Mieux vaut vraiment le faire... 131 000 seulement pour "marque-pages artistique personnalisé", mais bof... Côté hologrammes ? ou autres emballages de luxe à détourner ? Pas évident... Un marque-page tendance "Mouvances" à créer ? Ou fait avec les mots des paroles recueillies ? Des mots en quoi qui vibre ? Papier ? Métal fin ? Bois fin ?


NB3. définition de "holographie" et exemple, sur "SCIENCE-ET-VIE.NET" , un exemple du Musée du MIT.



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[1] Nous avons déjà fait un stage "livre d’artiste", il y a un an avec Martine Diersé

2-3... grammes... d’une vie.


Ou la richesse et la chance des P’tites Envolées pour le territoire !  [1]

On remarquait d’ailleurs la présence dans la salle de Michel Cimaz, vice-président du SMOEV chargé de la culture, de Cathy Charvoz, chargée de mission culture au SMOEV, et de Lucie Schaffner, agent de développement au théâtre de Privas [2]


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Comment peut-on habiter un espace aussi délimité seule ? Line Wiblé comédienne de la Cie Trio Mineur l’a fait.

Séquences coupées au sujet précédent, situées d’un prénom, d’une appellation filiale où le trop et pas assez titubent dans un quotidien défiguré au 2-3... grammes permanent.

Le texte et la mise en scène de Bernard Falconnet re-situent avec talent une de ces réalités dos au mur de la vie, balayée par le mot, travaillée au corps de l’émotion.

Line Wiblé tranche les silences à la dérision, joue chaque personnage au singulier, sédimente à l’expression leurs travers et leur lumière, décline d’un simple trait de voix leurs liens indélébiles.

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Alors que nous en étions encore dans la résonnance du dernier geste abandonné sur scène, les visages éparpillent de traits expressifs leurs premiers commentaires : quel beau spectacle ! - ça c’est du théâtre !

Fatima Mana





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[1] Et nos remerciements au SMOEV, au Théâtre de Privas et à la ville de Vernoux.

[2] dont poste a été créé par le SMOEV l’an passé ;

Deux scènes pour un projet - « Mouvances »


Martine Diersé et Christian Bontzolakis : deux présences qui travaillent de front sur un même projet : « Mouvances ». Deux approches, l’une plasticienne, l’autre théâtrale.

La première, de la terre au papier (pop up) concentre le geste, dessine, découpe, se frotte aux formes, creuse le poids léger de leurs contours, fait émerger des volumes entre deux pages. Icebergs flottant sur la réalité visuelle découpée à l’inspiration.

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L’activité bouillonne de petits riens sous le regard de l’artiste. En s’approchant d’un peu plus près, on peut très bien imaginer entendre une conversation paisible à la surface de la toile cirée sans autre excès que celui d’un ensemble partageant l’encre en couleur d’un projet.

Par dessus la simple rencontre, une simplicité égalise de ses yeux le moment rare, arasant les paroles tranquilles d’un impalpable plaisir.


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Au premier atelier, Christian proposait de puiser au fil de nos idées, mouvance, transparence, flux etc... d’explorer les analogies suscitées par le mot même. Un arrêt sur image visualisé par l’écrit.

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L’exploration s’est poursuivie ce week-end avec pour seul viatique le voyage. Itinéraire, lieu, pays, sentiers à l’intérieur de sa tête, voyage dans un livre. Du lieu visité, de l’endroit imaginé même inatteignable, la notion de partir, d’aller, de traverser s’empare de nos idées. Parfois c’est l’enfance qui pousse la porte du fournil, une rencontre avec l’histoire d’une mémoire, un voyage numérique. Le monde de chacun se pose sur la page. De 8 à 85 ans, il s’installe en grandeur nature sur les strapontins du futur spectacle.

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La particularité de Christian, est de mêler les différences en s’appuyant aux éclats de leur lumière. Autour de la parole hésitante, un scénario est en devenir.

Après l’écrit, le travail scénique installe ses liens vivants dans le concret. Prendre sa voix, la placer dans l’espace, tâter de ses intensités sonores, tenter d’utiliser l’inexpérience en frayant dans la maladresse une gestuelle confrontée à la timidité dévalant un trac traqué par l’inhabitude puis se dépasser et voilà que déjà les perspectives travaillent sur une programmation dense (5 week-ends) pour une représentation donnée au temple des Baraques lors du vernissage de l’installation de Martine Diersé.

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Une réciprocité artistique concentrée dans un moment unique : une terre de mots en actes.

Le temps est étroit le dimanche matin, coincé entre la mise en espace des textes écrits la veille. Il faut leur trouver une place ; cernés par des flocons sporadiques qui à la moindre intensité feront détaler le monde d’un sauve qui peut.

A tour de rôle, les textes sont installés sur la scène momentanée du Vernat. Derrière le rideau, une longue route méandre nos déplacements balbutiants. Mots sur la voix, déambuler, avancer, reculer, s’asseoir. Prendre les bruits communs posés sur la fenêtre de l’imaginaire en action.

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Christian sort des possibles, les explore, cherche comme un chien truffier les fragments d’or en chacun de nous. Ils paraissent si infimes ! L’homme de théâtre ne doute pourtant pas d’y arriver.

Ce qui est sûr, c’est que mine de rien, le projet avance et sera !

Fatima Mana


Travail, compétence, complémentarité des références et puis cette chaleur avec cette séance de travail chez Paulette et le fabuleux récit de ce voyage en son jardin...

De beaux textes - de Sylvette et d’autres - un renvoi au palimpseste de la mémoire

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A noter que pour 3 mn au plus, il nous faudrait un couple qui traverse l’espace scénique en valsant au son de l’accordéon de Régine...





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De terre en mots et de mots en terre, réseaux en spirales de Mouvances comme bigourneaux en cavale...




Le compte-rendu précis de Nicole Bertholon...


Ateliers du Samedi 7 novembre

Après l’accueil convivial chez Jacqueline et Michel Cimaz au Vernat, les participants se répartissent en 2 groupes, l’un avec Christian pour un travail de production écrite destinée à être présentée au public, l’autre pour un travail sur la terre sous la conduite de Martine. Il est convenu que les groupes seront inversés l’après-midi afin que chacun participe à toutes les composantes du projet « Mouvances ».

Martine - avec laquelle je suis restée, ainsi que Fanny, Fatima et Geneviève - nous donne un bloc d’une terre couleur de graphite, lisse, brillante et froide, nous appelant à la pétrir pour la réchauffer et l’assouplir, à la taper pour évacuer l’air emprisonné qui occasionne la casse à la cuisson. Puis nous nous exerçons à différentes techniques - boules creusées, colombins et éléments striés puis soudés - pour réaliser des formes de coquillages qui seront séchés et cuits au four pour notre projet.

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L’après-midi, Paulette et Simone nous rejoignent et nous remplaçons, auprès de Christian, Jacqueline, Régine, Sylvette. Viennent se joindre à nous un moment Monsieur et Madame de Chalendar qui nous font part de leur expérience de l’eau au travers de leur vie au moulin du Ranc. Christian nous invite à chercher quelles évocations éveille en nous le mot « mouvances ». Chacun présente ensuite sa sélection avant de creuser et sortir quelques éléments. L’après-midi s’achève avec un début de mise en forme pour une présentation au public.


Dimanche 8 Novembre

C’est Martine qui nous présente d’abord un diaporama sur ses installations dans son jardin : poteries, treillis métalliques dont les rosiers et la glycine s’emparent. Elle poursuit avec des éléments techniques sur la terre, sa composition, ses cuissons et décorations possibles illustrées par le diaporama qui nous permet de mesurer l’importance de la poterie à travers les âges et en des lieux très éloignés. Certains ne pouvaient venir les 2 jours, mais en ce début de matinée, Marie-Claude et Christophe sont là et avec Simone, ils rejoignent Martine à l’atelier terre pendant que nous essayons, avec Christian, de mettre en voix et en espace nos productions de la veille. Nous travaillons ensuite sur le seul mot de « coquillage » que nous désarticulons et cassons pour lui arracher, non sans douceur, les évocations qu’il inspire à chacun.

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La deuxième partie de la matinée permet à tout le groupe de se retrouver dans la grange du Vernat pour échanger sur notre ressenti, faire le bilan des ateliers de ce week-end et envisager la suite du travail.

Le repas pris ensemble à midi, avant de se séparer, confirme, s’il en était besoin, le caractère chaleureux des apprentissages et des échanges qui ont lieu dans le cadre de l’association « Les Rias ».




Les articles de Fatima Mana


De la terre au mots.

D’un endroit à l’autre deux ateliers- même lieu coupé en deux : Terre noire sous le geste et inspiration théâtrale pour un vocable au seuil d’un projet - « Mouvances ».

La terre dans tous ses états.

Martine Diersé, plasticienne, propose aux participants des coquillages à modeler au participatif. Insérés à l’idée de son projet, sélectionné dans le cadre d’une installation contemporaine.

Blocs paroi glaisée de terre noire, réfractaire sous nos doigts empêtrés de jamais fait ou si peu, la terre c’est d’abord une technique pour appréhender la matière.

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Amas noir pétri à portée de main - forme entrevue au lointain du réel - patience pédagogique sur le chemin - chemin d’une forme embrouillée - représentation nouée à la réalité - creuset d’une distance au sujet- rentrer dans la ressemblance - irressemblance - intention - similitude.

Pétrir le geste - creuser - rouler - étirer - étaler - écouter le point de non retour - jonction - fracture- prendre appui sur la matière - écraser - remodeler - froisser - former.

Dans la main, une forme à l’imparfait - un ensemble parfait de ce qu’il nous fallait pour rencontrer et tailler la géométrie variable de l’océan.

Le théâtre d’un projet.

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Christian Bonzolakis, homme des mots de tous les jours particuliers, travaille l’affût de la phrase, la guette, la happe dès quelle jaillit des bouches. La sonorise d’une intensité, la dissèque, la taille au gré d’un arrêt inspiré. Il sort la parole du monde, l’installe dans une autre dimension pour la faire parler.

L’exercice qu’il nous propose s’appuie sur le mouvement des mouvances déclinées, sériées d’idées puisées, jaillies du mot même.

Couché sur une feuille immaculée, le mot voyage, prend par les yeux les paroles puisées et écrites jusqu’à épuiser la source. Donne à la langue sa matière première, l’expression et la construit sur un itinéraire, bâtit son existence éphémère le temps d’une représentation.

Christian enjambe l’expérience, fait cercle sur nos mots, prend la mesure de nos paroles, les arpente dans un espace qui n’appartient qu’à ces gens de talent apportant à l’histoire, la particularité d’un temps partagé.




Et les interviews de Christian Bontzolakis et Martine Diersé, réalisés par Jacqueline Cimaz.


Christian Bontzolakis.

-  C’est bon ? Alors pour commencer, peux-tu nous préciser ta démarche artistique ?

-  Pour ce projet ?

Travailler sur les transformations. Comment on peut passer d’un état à un autre, d’une émotion à une autre, d’une fabrication à une autre, d’une forme à une autre...

C’est une sorte de travail sur la métamorphose et le flux.

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J’aime beaucoup ta façon de parler des réseaux qui sont autant de variations, d’échanges, de transformations aussi et qui peuvent être aussi des réseaux à risques...

-  Des réseaux à risques ?

-  Lorsque tu croises à l’infini les fils du réseau, ils risquent peut-être de s’emmêler, de faire des courts-circuits et de flamber. Les risques du réseau....

-  Les risques du réseau ?

-  Les réseaux informatiques aux ions qui se baladent dans tous les sens. Les infos ? Autant de transformations, fils du réseau... C’est plutôt la dérive - vis-à-vis de la démocratie - entre autres...


Sinon, par rapport au projet de spectacle, c’est quand même partir de l’argile, avec tout ce qu’il comporte à la fois de malléable, et de contrariant. L’argile, il réagit jamais tout à fait comme on voudrait qu’il réagisse. Il est sensible à l’eau, ô combien au feu, à la main qui le pétrit, le caresse, le travaille.

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-  Et de l’écriture au théâtre, ta démarche ?

-  Ce qui m’intéresse dans la forme théâtrale ? La possibilité d’avoir un accès direct au souffle, à la parole, au mot, à leur intégration dans un espace.

Le théâtre, c’est aussi la possibilité de travailler avec d’autres, de se retrouver avec d’autres, de l’ordre d’une incarnation ; tout d’un coup, une jeune fille qui passe et va se retrouver porteuse de mots. C’est des rêves éveillés...


-  Tu as des projets d’écriture en ce moment ?

-  Pas beaucoup...

-  Sur l’oeuvre de Martine ?

-  Il y a des textes qui existent, un projet de texte sur les gravures sur bois...




Martine Diersé.

-  Alors, ta démarche artistique ?

-  C’est depuis l’âge de quinze ans que je travaille la terre. Parce que j’ai rencontré un potier chez qui j’ai pris des cours - ça m’a plu.

Le plus fascinant pour les gens : un matériau mou mais on peut lui donner une forme. Un four, c’est ce qui se passe dans un volcan. L’artiste démiurge. On fait à partir d’un matériau qui n’est rien - la terre... Dans les légendes c’est le souffle de Dieu sur la terre qui fait l’homme.


-  Tu parlais de "pots" ?

-  J’en fais aussi, comme pour les expériences sur les orgues... Les formes ne restent pas des pots...

Après le bac, j’ai fait l’école des Arts Déco de Strasbourg - atelier céramique - très traditionnaliste - en 68 - mais en Alsace. Fonctionnement d’école traditionnelle. Apprentissages, corvées à faire, très strict... Et très macho ! Les filles n’ont rien à faire là dedans, c’est physique.

Et les particularités du grès au sel ! A très hautes températures, un chiffon mouillé sur le visage... Je voulais apprendre les émaux de grand feu.

Quand l’ai passé mon diplôme à Bourges... J’ai voulu fabriquer moi-même les émaux dans un four à bois à haute température. J’ai pris des cours particuliers à Marseille avec René Ben Lisa, qui est mort mais dont les oeuvres sont maintenant dans les musées...

Donc j’ai appris les émaux. Je me suis construit un four à bois. j’ai travaillé seule, je me suis trouvée confrontée aux problèmes du four à bois. Très physique. Chaleur, couper le bois, alimenter. Après je me suis achetée un four à gaz, moins cher, moins fatigant, plus facile à obturer.

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J’ai été très inspirée par les formes japonaises.

Des stèles, j’en ai fait beaucoup.

Rapport avec la nature. Stèles comme signaux dans la nature mais qui s’intègrent au paysage, pas rigides. En même temps, comme un signe, comme une forme qu’on met dans le paysage. Parallèlement, j’ai fait pas mal de stèles de personnages, assez fermés sur eux-mêmes, personnages comme des signes. Des gens disent : "pourquoi pas de bras, de pieds" ?

Parce qu’ils sont comme des signes, comme les personnages qu’on peut voir dans les fouilles et qui sont là à taille humaine...

En Mésopotamie, ils étaient très simples - pas de pieds, de bras. Juste on reconnait une silhouette féminine...


-  Et tes projets ?

-  Je travaille sur les nains de jardin. J’ai commencé à en installer. Sur ces personnages, mes nains de jardin à moi ; ce n’est pas forcément quelque chose de moche. Pour les gens, ça a une valeur très affective, très émotive.

J’ai fait toute une série de gravures sur bois. J’ai toujours fait un peu de gravure sur bois, sur lino aussi. Là ce sont des grandes qui se déroulent...




A noter qu’hors entretien, en cours de week-end, Martine Diersé nous a montré et commenté photos et diaporamas -de ses oeuvres, notamment des gisants... puis livré une histoire de la poterie...

Dont la très belle ballade mouvante et mutante du granit décomposé en poussières par l’érosion, poussières que l’eau transporte jusqu’au fond des lacs où elles deviennent argile...

L’homme en a fait des pots, fragiles, et que l’eau a réduit en pâte jusqu’à la découverte, sans doute fortuite, des vertus de la cuisson...





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Deux belles photos

envoyées par Jean-Marie DUSSERRE-BRESSON, metteur en scène de la troupe Théâtre en Liberté de Gap,

celle de Colin Charvet

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et celle de Vincent Peyrasse

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rassemblées et retournées dans tous les sens pour en faire surgir les pistes d’un éventuel atelier théâtral cet hiver.

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Quand les images résistent...

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« Et bé ! si ce ne sont pas des professionnels ! »


Le théâtre a une place importante pour l’association « Les Rias » et c’est ainsi que de discussions en rencontres, sur le chemin de ses activités, elle a invité « le théâtre en liberté » et sa troupe d’amateurs venue de Gap.

Le temps d’une soirée, celle-ci a installé ses quartiers au temple des Baraques pour nous présenter « Le testament comique », une comédie de Guy Vassal, d’après Régnard, un contemporain de Molière.

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7 comédiens ont apprivoisé la scène, improvisée le temps d’une soirée. Sporadiquement, les rires jaillissaient à des hauteurs caressant la voûte céleste du lieu.

Presque une journée fut nécessaire à l’installation du décor, des lumières et du son.

La réappropriation du texte, joué pour la dernière fois il y a trois mois donnait l’impression d’être cousue à la mémoire, retrouvant ses marques avec une facilité déconcertante.

Ce sont des acteurs talentueux qui ont joué l’humour en contre-bas de nos rires, giclant sous leurs yeux tout le plaisir d’assister au spectacle.

L’impression de vivre un temps privilégié s’est répandue ce week-end sur Saint Apollinaire de Rias, en immersion théâtrale, le temps d’un instant partagé en toute simplicité.

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Une troupe, c’est un nombre, un monde, un autre pays avec sa chaleur qui avance à grandes foulées sur la générosité et le partage.

L’adaptation de Guy Vassal, croustillante et joyeuse, portée par des voix théâtralement investies, a semé à la volée sa prose sur un auditoire conquis.

Fatima Mana



« Hé bé ! si ce ne sont pas des professionnels ! »

disait le public de la pièce de Guy Vassal, évoquant les acteurs en sortant.

Une appréciation unanime... A quoi Jean-Marie Dusserre-Bresson, metteur en scène de la Compagnie « Théâtre en liberté » répond « Amateur = qui aime », une très juste définition.

Et après quoi on apprend que la troupe a 55 ans, que Jean-Marie y est depuis ses débuts, que chaque année, les comédiens font des stages... qu’ils se forment, se tiennent au courant, que Sébastien - Sébastien Peyrasse - qui à un moment a fait planer l’ombre d’Artaud, n’est amateur qu’en raison des problèmes rencontrés par les intermittents...

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Comme perdre son identité pour pouvoir manger... au XXIème siècle.

Pourtant chacun ici a perçu que Sébastien était un pro et une ancienne animatrice radio, auteure de surcroit, lui prédisait en apparté une brillante carrière théâtrale...


Un public qui s’est régalé et une relecture actuelle de la relecture de Regnard par Guy Vassal...


Tous nos remerciements à Jacques Bardoux (Géronte), Brigitte Benguerine (le notaire), Hélène Degres-Laffite (Isabelle), Françoise Ginoux (Mme Argante), Marie-Pierre Orsoni (Lisette), Sébastien Peyrasse (Crispin), à Nanou Mick pour les costumes, à Jean-Marie Dusserre-Bresson, metteur en scène et régisseur, mémoire de la troupe, identité, technicien et beaucoup plus... et bien sûr à Colin Charvet(Eraste), l’entremetteur passionné sans qui nous aurions manqué ce spectacle et ce contact rare avec l’âme [1] de cette troupe, une personnalité de groupe avec son histoire, les individus qui la composent, et leur famille, ses projets, ses accompagnateurs-aides aussi, qui ne jouaient pas mais avaient une présence forte...

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Et bon stage à Brigitte... comme on dit "Bon vent"

Il est probable que Théâtre en Liberté et les Rias auront d’autres occasions de rencontres...

A l’an que ven ?

Jacqueline Cimaz





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[1] un mot inadapté mais comment dire ? Pas seulement intellectuel collectif, un respect mutuel, des valeurs partagées d’honnêteté intellectuelle, de travail, de valorisation de la formation, une forme d’humanisme devenu rare...

Réunion théâtre ou pour préparer le spectacle du 12 septembre


(JPG) Ce mardi, à la clôture de la permanence Bibliothèque, un représentant de la troupe théâtrale « Théâtre en liberté », de Gap ( et oui, c’est pas la porte à côté !), en l’occurrence Colin Charvet, vient reconnaître les lieux où se jouera le samedi 12 septembre à 20h30, au temple des Baraques « Le testament comique » de Guy Vassal [1].

D’abord, les contingences techniques - son et éclairage... Les modalités...

Côté intendance, recevoir une troupe et ses 12 comédiens, accompagnés pour certains de leur famille et qui vient de si loin ; est une première pour l’association « Les Rias ».

Hébergement et repas ( au moins vingt personnes), annonciateurs de fête, nécessite une conversion des paillettes théâtrales en efficacité, afin que chacun reparte avec dans sa tête l’impérissable souvenir de l’accueil et de la beauté des automnes ardèchois [2].

Devant un ordinateur, concentrée sur d’autres découvertes, Régine à l’aide d’un support papier, en profite pour poursuivre son avancée autonome dans un apprentissage virtuel.

Un peu plus tard, elle rejoint la parole en cours, à l’endroit de la simplicité où le groupe est attelé aux préparatifs, resserré autour du faire ensemble.

Et c’est peut-être là, en cohérence avec l’idée permanente de vivre et de faire vivre ce lieu dans le croisement des activités proposées que se situe le vécu familier apporté par chacun.

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Les autres visiteurs/lecteurs ont traversé le temps de la permanence sous des coulées de convivialité.

Quant au petit groupe de travail, après une aventureuse effraction de la dernière chance chez un particulier réjoui, il est allé visiter le temple, prendre ses mesures en enjambées de Colin, le peupler de mouvantes coulisses et autres déplacements virtuels en mouvements simulés...

Fatima Mana et LR.



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[1] Une comédie, d’après Molière dont la présence discrète en fond d’affiche n’est pas anodine...

[2] presque automne au 12 septembre. Mais il est vrai que si vous enlevez une jambe au "m" pour la mettre au "n" et intercalez le "O" de surprise entre les 2 et sans hâche, l’automne devient tout à fait autonome...NDLR



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Le Caf’Conc’ dans notre canton !


Un jour, mon Prince...


Dans le cadre des « petites envolées » et de la politique de décentralisation du théâtre de Privas, « L’équipe Rozet » nous a offert un florilège de chansons érotiques du siècle dernier, sorties d’un abécédaire érotique, d’un modèle de lettres de rupture et de lettres d’amour retrouvées dans un grenier.

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Tout un programme joué et porté par la musique, une présence étonnamment théâtrale pour un sujet où la grivoiserie joue au sens et un trio qui rythme notes et paroles avec gourmandise.

De quoi passer un bon après-midi.

Fatima Mana





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Elles -Alphabet de Stanislas Cotton, ou, Nous, femmes du monde et d’ici...


Nous étions plusieurs à Privas pour la première de cette pièce.

Dominique Lardenois directeur du théâtre de Privas et de Lardenois et Cie, qui ont co-produit le spectacle Elles alphabet, a présenté celui-ci, conçu et mis en scène par Didier Bernard. La trace photographique des répétitions et l’exposition en noir et blanc qui en a découlé ont été l’oeuvre du photographe Jacques Moncomble.

Un spectacle, ou plutôt une prestation, forte, au texte dense, réfléchi, un jeu travaillé et juste, une mise en scène réglée, actuelle, impliquant le public...


Une présence militante, intéressée et féconde de l’Association Femmes Solidaires et de sa table de littérature dans le Hall du théâtre.





Le beau texte de Fatima Mana




Elles -Alphabet de Stanislas Cotton.


De lettre en lettre, épelées au sujet féminin, chacune d’elle rythme un thème ; une condition subie à travers le monde.

Sur scène, 18 femmes flânent, posent, portent, brossent des portraits, les mettent à nu avec la force de briser le silence.

L’auteur, Stanislas Cotton, s’engouffre dans la brèche traditionnelle, sociale et culturelle pour tracer à l’encre traumatique, des mots poétiques où les blessures, les préoccupations, les combats, les violences sont dénoncées dans un florilège de situations.

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Ce groupe de femmes professionnelles et amateures, solidaire, affronte, confronte, et décline avec talent le jeu d’une réalité. Elles tissent une mise au jour inspirée à la lettre et l’entaillent au féminin.

Des tâches de vie portées par le chant ou le geste, jouées sous les trois coups, théâtrales.


Une fois encore, le théâtre de Privas offre avec ce spectacle, une dimension culturelle qui rassemble... Un travail photo aussi qui fixe ces corps qui disent, ces visages qui parlent, cette belle prestation collective issue du travail de Didier Bernard, concepteur et metteur en scène. Quelle belle idée que cet oeil à histoire qui fige les traces, les invente autrement.





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Au théâtre ce soir


Lardenois et sa compagnie nous ont proposé - dans le cadre des Petites Envolées - une traversée séculaire sur l’océan féminin. Dans cette création, la femme se décline aux pas, aux voix, aux gestes.

Les trois comédiennes : Nadine Demange, Bénédicte Guichardo et Margot McLaughin surfent avec talent sur le dos de l’histoire de la femme.

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Elles puisent dans la lutte ou le superficiel des traits tracés au langage féminin... D’un univers découpé au ridicule, les paroles de bonnes femmes tombées au champ de l’histoire, concentrées devant ou derrière une banale cabine d’essayage ; là se joue une évolution pleine de fantaisie, fraîche et guillerette.

La femme a déjà sa journée. Bien sûr ce n’est pas le 14 juillet mais de là à se plaindre...


Fatima Mana





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3ème et dernier Stage


(JPG) de cette série

"En

rire

et

en

rires",


avec Carlos Lojo,

dans le cadre du

Printemps des poètes 2009.


De nouveaux textes ont été mis au point par Carlos.





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Stage II en rire et en rires...


(JPG) Second de

trois stages théâtre pour RIRE,

(et oui, les participants en ont voulu un de plus !),

le samedi 21 février, avec Carlos Lojo, comédien et metteur en scène...


Des textes écrits par lui,

pour structurer et alimenter le jeu

derrière ou avec le drap

à partir des réalisations

effectuées le 7 ont été envoyés aux participants .


Word - 39 ko
"Tableaux" RiasII

Les textes de Carlos Lojo téléchargeables (tout droit de reproduction réservé)









Un après-midi dense pour ce deuxième rendez- vous théâtral.


Pour cette séance théâtrale supplémentaire, le nombre de stagiaires s’est étoffé avec de nouveaux venus qui nous ont rejoints.


Vocalises et gestuelles spécifiques, parfois grandiloquentes ont traversé la première partie de cette rencontre.

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Des exercices de vis à vis retournaient comme des crêpes en ce temps de chandeleur, le geste, le transmettant au suivant, en respectant les directives du metteur en scène Carlos Lojo.

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Un itinéraire oral et expressif traversait la ronde poursuivit sporadiquement par des rires.


Enfants et adultes balayèrent de fous-rires spontanés l’espace de la petite bibliothèque municipale.




Sur un autre temps, Carlos formait trois groupes de cinq ou six personnes et nous proposait de puiser dans l’imagination pour créer un tableau en trois actes.

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Il ressort de cet exercice, un jeu parfois étonnant où chacun joue l’action en s’accompagnant d’une gestuelle précise afin de faire deviner aux spectateurs le scénario mis en place.

Une construction portée par chaque stagiaire.

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Le troisième temps se déroulait derrière et devant un rideau avec des spots pour jouer les effets d’ombre et lumière.

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Savoir que ce qui s’interprète derrière le pan théâtral sera rejoué devant, modifie sensiblement l’interprétation pour tenter de mieux la maîtriser devant le public.

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Des petits scénarios, écrit par Carlos et s’appuyant sur les premières propositions jouées de la séance précédente, ont entraîné des volées de rires .

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Rendez-vous le 7 mars

pour la prochaine séance.


Fatima Mana


Photos Jacqueline Cimaz,

Régine Froment,

Geneviève Greco,

Fatima Mana...

et sans doute d’autres...

Planches photos J.Cimaz...





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"Tableaux" RiasII

Théâtre : de retrouvailles en découvertes...


Certains font connaissance avec lui en se demandant ce qui va leur tomber sur la tête, tout en disposant une curiosité à portée de la découverte.

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Sous la direction de Carlos Lojo, metteur en scène et comédien, un après-midi ludique était proposé par l’association Les Rias, dans le cadre de son projet : « une démocratie participative en prise sur le réel », subventionné par la Région Rhône/Alpes.

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Apprivoiser l’espace de la voix et du geste, en cercle ou face à face, pour interpeller - borborygmes reproduits ou sortis au fil de l’idée spontanée, plus ou moins maîtrisée, accompagnée d’une gestuelle proposée - lenteur ou rapidité pour se l’approprier. Un premier exercice qui installe sur le groupe le liant de la complicité nécessaire pour se dépasser.

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L’exploration orale associée au mouvement et des rires jetés sur l’interprétation où chacun met son imagination au service du petit rôle à jouer. Une dimension de partage et du faire ensemble délicieuse .


De 9 ans à tous les âges, des attitudes reproduites de travers, mimées spontanément dans l’excès font se dépasser la quinzaine de stagiaires en herbe que nous sommes.

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Après le goûter, drap et spots sont installés. Une autre exploration du jeu, entre ombre et lumière, décuple la gestuelle.

Derrière le pan théâtral, pour les uns une protection qui facilite le jeu ou pour les autres, au contraire, une mise à nu parce que l’on prend conscience des regards posés sur nous de l’autre côté et des rires à perte d’oreilles...

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Un petit temps est consacré à la rétrospective du vécu encore tout chaud. Face au succès de l’animation, une troisième séance est programmée. [1]

« Faire croire des choses en les jouant », réflexion stagiairiste, n’est en fin de compte pas si compliqué...

une fois l’appréhension tombée.

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Fatima Mana


NB. Les photos sont de Jacqueline Cimaz, Fatima Mana, Régine Froment, et bien d’autres, les appareils étant souvent passés de mains en mains... Il y a aussi de belles photos de Christian Prost, notamment dans la planche aux couleurs atténuées...

Mais ce sont souvent des fragments de photos plus ou moins retravaillées qui composent ces planches [2] essayant de rendre le très riche vécu collectif de cette journée.



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[1] Avant celle prévue du 7 mars, nous nous retrouverons le samedi 21 à 14h30 à la Bibliothèque. Le stage est gratuit, par contre, l’espace est limité ; c’est pourquoi l’inscription est indispensable...




[2] planches-photos : J.Cimaz



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Rire avec Carlos


Rire Le thème du printemps des poètes 2009...


(JPG) Premier de deux stages théâtre

pour RIRE

et se mettre en condition,

ce samedi 7 février de 14h30 à 17h30

à la salle municipale, aux Baraques.


Carlos Lojo, comédien et metteur en scène,

qui s’est formé en Espagne, à Londres, en France et à Berlin,

est bien connu ici...

Nous avons fait un travail approfondi avec lui en 2006,

travail qui a abouti au spectacle "Résistances".


NB. Le stage est gratuit, il reste quelques places, mais les inscriptions sont indispensables, au 0475582609 ou au 0475844725.





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Beckett/Handke et Perton à la comédie de Valence


Une mise en scène sobre, du noir et blanc, et une lenteur qui concourt à la densité du texte de "La dernière bande" de Beckett...

Le blanc s’anime dans une seconde partie, où le texte de Peter Handke, "Jusqu’à ce que le jour vous sépare", spécialement écrit en français, s’insinue en miroir et s’impose...


Un texte inédit ou du moins qui était inédit puisqu’il vient d’être publié par François Boddaert aux Editions Obsidiane [1]

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Une suggestion : le lire et aller voir ou revoir cette double pièce qui se joue encore au théâtre de la ville, les 12, 13, 14 et 15 novembre...


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une vidéo à voir sur le site de la Comédie de Valence, et tous les rensignements utiles...


"L’humour et la force poétique de Peter Handke en écho à l’une des plus célèbres pièces de Samuel Beckett" précise le catalogue 2008-2009 de la comédie de Valence...

J.Cimaz



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[1] petit livre disponible à la Comédie de Valence, ou auprès des Rias



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Et bien sûr Délire à deux !


Des acteurs connus, pour l’une, Nadine Demange, rencontrée lors de « Lire en fête 2007 » ; pour l’autre, Jean pierre Salka, plus récemment avec la présentation d’un pot pourri Ionesquien au temple des Baraques en septembre. Toujours est-il que les Rias sont arrivés en pays familier dans cette représentation théâtrale de « Délire à deux » d’Eugène Ionesco.

Deux acteurs, deux présences exceptionnelles pour ce « Délire à deux ». Duo de voix et de jeu posant la particularité ionesquiène sur une question essentielle : la tortue et le limaçon sont-ils des animaux identiques ?

Un dialogue surréaliste enfermé dans une boîte, un cube, un espace fait de magie avec la mise en scène Lardenesque superbe.

Des références picturales en clin d’oeil, telles que celles d’Annette Messager et Magritte ou télévisuelles des années soixante...

Une bande son qui regarde passer la scène et soutient la parole à portée du visage de la comédie.

Une soirée très agréable.

Fatima Mana




Adaptation, mise en scène, jeu des acteurs, arrangements vidéo et techniques remarquables pour ce Délire à deux.

L’écriture à la fois théâtrale et cinématrographique d’Eugène Ionesco prend une densité inédite avec la référence lancinante à une actualité où réalité et virtuel se renvoient la balle, le tout médiatisé par nombre de références plastiques du 20ème siècle et contemporaines qui situent l’art comme moyen d’investigation du réel et d’action.

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Où l’on retrouve le rôle prémonitoire des arts et de la littérature, non pas par une quelconque magie mais par la perception et le travail spécifique d’indices non encore verbalisés, analysés et théorisés.

A noter la présence d’un spectateur illustre, Henri Meschonnic, venu pour le vernissage de l’exposition de livres d’artistes [1] qu’il a réalisés avec des peintres...

Une création remarquable de Dominique Lardenois et de son équipe, un régal en ce qui concerne les arts visuels, l’intégration arts visuels/spectacle vivant pour produire du sens.



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[1] exposition dans la galerie du théâtre organisée par la revue Faire part



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Passage réussi pour la langue d’Ionesco aux Baraques, ou la prouesse de Jean-Pierre Skalka...


(JPG) Un texte difficile que ce pot-pourri d’extraits de diverses pièces d’Eugène Ionesco,

même pour ceux qui ont lu les pièces...

Jean-Pierre Skalka fait passer les mots, avec entrées à plusieurs niveaux qui s’enrichissent mutuellement.

Une très belle performance d’acteur...


Un public relativement nombreux, intéressé et réceptf. Un public apprécié par le comédien pour son authenticité,et pouvoyeur d’énergie...

"Délire à deux", une pièce de Ionesco non abordée ce 27 septembre va bientôt être jouée à Privas.


Nous faisons un co-voiturage pour y aller le 17 octobre, avec départ à 18h des Baraques et de Vernoux, passage par Silhac, Saint-Michel, les Ollières...

Plusieurs personnes se sont déjà inscrites.

Le billet -de groupe- est à 12€.

S’inscrire de toute urgence par courriel ou téléphone au 0475844725.

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Nous serons au théâtre à 19h pour voir une exposition de peintres et sculpteurs ayant travaillé avec Meschonnic, un grand poète contemporain, qui sera présent.

Le spectacle est à 20h30 et dure environ une heure...


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Ionesco au Baraques

Un temps superbe accompagnait ce samedi pour la représentation théâtrale, proposée et présentée gratuitement par Dominique Lardenois, directeur du théâtre de Privas.

Une bonne quanrantaine de personnes ont assisté au spectacle, découvert ou revisité le monde de Ionesco

Jacqueline Cimaz, présidente de l’association Les Rias a remercie Dominique Lardenois et sa compagnie.

Vocalisant les phrases, le comédien Jean Pierre Salka en extrayait des sons marqués au tempo de la comédie. Personnages au comportement burlesque, soutenus par une gestuelle grandiloquente, des effets de phrases qui volent dans l’espace puis retombent sur de petits actes scéniques défilent devant les yeux. Un moment délicieux.

Attentifs, plein de visages, rivés sur la scène improvisée révélaient du contentement, comme ces petits bonheurs que l’on prend en remarquant que le soleil brille différemment aujourd’hui.

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Le débat porté par la voix Lardenoise, presque un spectacle à lui tout seul, parlé dans la langue de la divine comédie, traversa un instant l’histoire pour situer l’oeuvre de Ionesco et la démarche du théâtre Privadois. Puis Dominique invite les gens présents à venir assister dans une quinzaine de jours, le 17 octobre à la comédie d’Eugène Ionesco « Délire à deux ». Une création Lardenois et Cie.

Fatima Mana





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Citizen Ionesco


"Lardenois et Cie" et le Théâtre de Privas présentent :

Citizen Ionesco

Intervention théâtrale réalisée d’après l’oeuvre d’Eugène Ionesco

-  Adaptation et mise en scène Dominique Lardenois Interprétation Jean Pierre Salka

Samedi 27 septembre à 17h00, au Temple des Baraques

(JPG) Durée 45 mn

-  représentation-test, en avant première, suivie d’une rencontre avec Dominique Lardenois, metteur en scène et Jean-Pierre Skalka.

-  Entrée libre (spectacle totalement gratuit)

En préalable à la création de

"Délire à deux"

d’Eugène Ionesco qui ouvrira la saison 2008-2009 du Théâtre de Privas

-  (représentations les 9, 10, 11, 14, 16, 17 et 18 octobre 2008),

nous vous proposons d’aller, de manière ludique , à la découverte de ce "grand classique contemporain" et d’Eugène Ionesco qui fut l’un des inventeurs du Théâtre Contemporain."

d’après communiqué de Dominique Lardenois, Directeur du Théâtre de Privas.






Les Rias proposent un départ groupé, en co-voiturage le vendredi 17 octobre pour :

-  visiter l’exposition Meschonnic à la galerie du Théâtre de Privas, (poésie et arts plastiques), puis,

-  assister à 20h30 à la représentation de "Délire à deux"


S’inscrire très rapidement auprès des Rias ou du Théâtre de Privas (en avertissant pour le co-voiturage)

Possibilité d’emmener un sandwich ou de se restaurer au théâtre...

Coût de la représentation à Privas : 19€ plein tarif, 15€ tarif réduit (plus de 60 ans...), 11€ moins de 18 ans, 16€ : billet de groupe si nous sommes plus de 10... 13€ : demandeurs d’emploi...


Tel Rias 0475844725, Théâtre de Privas, 0475646200





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Le public de Baraques plébiscite Paganelli !


Paroles d’Ardèche Paroles de vie...

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Ecrivions-nous pour annoncer ce 19 juillet... Paga chante et parle de l’Ardèche

Celle d’avant et celle de maintenant

Celle de la châtaigne et celle du nucléaire


Paga chante et parle des gens

"Marie-Louise"...

"Jean des Cévennes"


Mais aussi de la vie,

de l’amour /des moments quotidiens...

"Tout simplement"...


Nous invitions à un belle soirée et incitions à chercher de plus amples renseignements sur le site de la FOL.


cela a effectivement été une très belle soirée...


Une soirée préparée...


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Une soirée qui a dépassé toutes les attentes


par la qualité du travail du chanteur-auteur-compositeur, et des musiciens, Francis Meley, pianiste, arrangeur, compositeur, professeur... et sa compagne -Daïa, guitariste et surtout sculptrice, et de Marie Paganelli, à la table de mixage.






Le récit de Fatima Mana


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"Un public particulièrement averti est venu au rendez vous Paganelli.


(JPG) Chanteur d’hier et d’aujourd’hui, où dès la première chanson, l’air traverse le paysage familier de l’appartenance définitive au temps.

La chaleur de ses textes braise le souvenir d’une époque engagée aux agapes en musique où la parole disait et portait les reflets du quotidien.

Au fil des mots, guitare ou bandes-sons rythment l’implication à la portée du monde et de sa relation.

La mesure Paganelli cohésionne le plaisir de réentendre ou de découvrir l’émotion de sa voix.


Elle brosse le visage d’une appartenance soutenue par la chorégraphie de ses gestes.

Ses paroles roulent, portent et vivent sans ride le vécu d’une route poétiquement vivante."




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Une qualité, une authenticité, une générosité que souligne Jacqueline Cimaz en fin de séance...


(JPG) Quant à Yves Paganelli,

il remercie vivement le public des Baraques, lui attribuant le succès de la soirée.

Il remercie également Les Rias pour l’accueil, les activités et le travail effectué...


A l’issue de la séance, nombreux sont ceux qui ont souhaité emporter le CD et les textes des chansons, ou un livre...

Et les conversations sont allées bon train en l’attente de dédicaces...



Photos Jacqueline Cimaz, Michel Cimaz, Fatima Mana.


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Et puis, il y a ce texte...

Après le très beau texte de Fatima Mana sur la rumeur,

et les diverses réécritures effectuées par d’autres

en atelier d’écriture avec Jean-Pascal Dubost (publiés dans “Mémoire d’ateliers”, ed. Rias),

après avoir vu “La rumeur” d’Annette Messager à Beaubourg l’an passé, ce texte nous a beaucoup parlé...





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Chapeau !


L’annonce :

Les association Femmes solidaires, Pli Urgent, Colette Bonzo invitaient les 2 et 3 juillet à 20h30 au Théâtre de Privas, à deux représentations du spectacle « Chapeau ! ».
-  Femmes Solidaires dénonce, entre autres, toutes les violences dont les femmes sont victimes dans leur vie privée et sociale, est solidaire des combats des femmes à l’étranger.
-  « Chapeau ! » ce sont des textes de femmes et d’hommes de Chomérac, des Ollières, La Voulte, Lyas et Privas qui ont choisi de témoigner. Ces textes donneront lieu à une édition originale fin 2008.
-  « Chapeau ! » est un montage de ces textes écrit avec la parole de ces femmes et de ces hommes et joué par 14 femmes et 2 hommes accompagnés en musique par le groupe « Les bras cassés »
-  Mises en texte réalisées avec Christian Bontzolakis, Mise en espace : Christian Bontzolakis, Muriel Freuchet , Création de chapeaux : Dominique Chapre, Régie lumière : Laurent Dumont

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Chapeaux hauts


Attachées aux similitudes pareilles de leur peau déchirée, les mots sortent la vie à coups de mal-être.

Diatribes isolées ou emmêlées giclent les violences subies.

Pudiques, honteuses, coupables se transcendent, se dépassent et se révèlent dans le collectif.

Femmes solitaires, solidarités de femmes écrites à l’encre noire du désespoir.

Spectacle témoignage d’une réalité dénoncée, opportunité qui les rassemble au théâtre de leur vie.

Gestuelles unies, frondeuses, provocantes, chapeaux bas, visages nus sous la lumière vive et la musique qui temporise viol et terreur enfin dits.

Ensembles, les traces estompent la pudeur et la scène les ose.

Chapeaux hauts.


Fatima Mana

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La démarche annoncée intéressait. Les résultats dépassent les attentes : une remarquable réussite au niveau artistique et médiation [1].

L’"ascendant" d’abord, ce qui monte de la population :

-  le contenu des témoignages recueillis,
-  puis le recul créé par leur expression,leur mise en forme,
-  jusqu’au moment où le relais est pris par le travail artistique devenu envisageable par délégation accompagnée, comme pour Fatima, ou par engagement personnel, comme pour Françoise.

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Travail de mises en voix, en sons, en formes, en mouvements et en espaces, individuelles et collectives...

L’émergence de savoir-faire, d’une intelligence collective s’insinue par les discrets échanges de regards, l’entr’aide qui affleure, les régulations de groupe...

Manifestement, des savoir-faire professionnels, de l’ordre du travail social, sont intervenus et aussi, peut-être plus gauche, mais structurante et porteuse, une expérience militante honnête, convaincue et généreuse avec ce qu’il faut d’utopie pour porter l’aventure à terme...

Quelque chose, quelque part, qui renvoie au "tous poètes !" de Maïakovski ?

Des médiations fortes, en tous cas...

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Et puis celle, différente, de l’artistique - les apports, "descendants" du poète, de la metteuse en scène, de la conceptrice d’accessoires... Une fécondation externe, une greffe qui prend...

L’extraordinaire travail de classification des textes conçu par Christian Bontzolakis, impliquant ensemble, sur des groupes de textes, certains de ceux qui ont témoigné...

Des enchaînements par contiguïté, analogie, qui se posent comme évidences poétiques, denses et fortes, parfois fulgurantes...

La mise en scène, et en un espace sobre, carré, fermé par le noir, donne leur identité et leur poids aux dires qui s’organisent, se répondent, s’orientent comme particules en champ magnétique, frayant de nouvelles voies...

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Et ces accessoires - chapeaux beaux, chaussures...- dépersonnalisés, canalisés par leur alignement, contenus, garde-fous rassurant par leur répétition...


Un travail tel, d’un collectif dans la durée, qu’il aboutit au lissage, à une dense simplicité qui, à la fois, dit et retient l’indicible.

(JPG) L’action tricote si bien l’expression de tous et les apports professionnels qu’aucun raccord ne se voit.

A peine se devine - tant elle est distanciée- quelque bouleversante implication.

Un travail remarquable tant au niveau artistique qu’à celui d’une médiation qui ravaude la vie en tissant les apprentissages collectifs des témoins, de l’association et de professionnels très qualifiés...


Une belle expérience de mise en oeuvre de la démocratie participative dans un processus de création artistique.

Chapeau à l’équipe et aux professionnels avec lesquels ils ont travaillé !


Jacqueline Cimaz




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[1] notamment quant à l’articulation entre démarches culturelles descendantes et ascendantes

L’amour l’argent la fonte

Théâtre son et lumière


Le second des deux spectacles que nous sommes allés voir cette semaine pour mieux appréhender un travail de médiation qui se situe au coeur de la réflexion de diverses associations ou instances et constitue une question culturelle majeure...

Un spectacle réalisé par Artscene compagnie et la MJC de La Voulte sur Rhône, un texte écrit par Dominique Lefebvre...

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Tous les ingrédients pour une belle réussite en matière de médiation avec ce cadre somptueux et émouvant de l’ancienne fonderie de La Voulte, la mémoire ouvrière d’une population d’origine rurale qui a gardé et transmis le souvenir de cette rupture que fut sa "descente" dans la vallée, le volontarisme et le professionnalisme d’un metteur en scène et d’un directeur de MJC, la bonne volonté d’une population en quête de racines à ressourcer et d’identité à conforter, et un vrai public populaire...


De l’utilisation du friche industriel, du symbole poignant de la cheminée qui fume, de la sirène, à celle, très contemporaine, des niches dans les pans de murs pour matérialiser les divers lieux de l’action, mais aussi l’alternance jeu/narration, la mise en scène est remarquable.

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La valorisation du patrimoine bâti est une totale réussite, comme le travail de MJC.


Et le patrimoine humain immatériel ?

De l’avis des figurants et acteurs amateurs (deux professionnels seulement), du Directeur de la MJC, il y a eu "manque de temps" pour le travail collectif dans la durée - tant du groupe d’acteurs, que de celui des figurants intégrés en fin de parcours...

Manque de temps sûrement... Mais l’approche était plus didactique qu’ethnologique et de ce point de vue le travail est abouti.

D’ailleurs tous, s’ils ne sont pas à son origine, se reconnaissent dans le texte de Dominique Lefebvre et se sont appropriés leur rôle, les conversations du salon de maquillage ou autres coulisses d’avant spectacle, en témoignent...

Un collectif fonctionne...


Et, ce qui est sûr, y compris chez les enfants, c’est le besoin créé d’implication, la demande d’un travail dans la durée, demande qui est aussi une vraie réussite, et à laquelle il serait d’autant plus regrettable de ne pas pouvoir répondre qu’elle émane d’une partie de la population peu habituée à s’exprimer, surtout en matière culturelle...

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La qualité artistique ?

De Zola à Brecht - où les songs sont remplacés par une grand-mère narratrice - en passant par Piscator, Stanislavski et Meyerhold, la monstration se déploie jusqu’à un terme insolite où tout finit dans un "bien" ambivalent, l’arrivée de la guerre aidant, et où l’Ardecho distancie brutalement en ramenant à une autre identité, les pieds sur terre, invitant, entre adhésion et dérision, à la critique - porte ouverte, par delà le "son et lumière", à la complexité et la polysémie...


Une réussite donc, là aussi, même si certains, notamment les enfants, qui ont pourtant très bien joué, auraient aimé "plus de temps" pour travailler les mouvements d’ensemble...

Ils en redemandent et avec beaucoup de sérieux, forts des apprentissages effectués et de connaissances acquises qui valorisent leur milieu de vie, son histoire et son patrimoine...

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Et on sait qu’ils attendent de "passer sur Internet"...


Une articulation entre médiation et qualité de la création, très différente de celle de "Chapeau", plus centrée sur la création et distanciée, mais non moins riche.

Deux créations/recherches de grande qualité qui n’ont pas fini d’alimenter la réflexion...


Jacqueline Cimaz





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Pluie de cadeaux ou fête des arts vivants ?


A l’invitation du Mosaïque Teatro Company, nous avons assisté, avec les enfants, au spectacle offert par Carlos Lojo, comédien et metteur en scène, bien connu des Rias, et le musicien Rodolphe Robles - et son vélophone, que nous avons découverts avec beaucoup d’intérêt.


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Les enfants ne s’y sont pas trompés qui sont restés impliqués et fascinés pendant plus d’une heure...

Entre cirque, théâtre, marionnettes, création musicale, un spectacle, vivant, complet, très actuel et d’une grande qualité...





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Spectacle du 29 juillet, compte-rendu !

Résistances, spectacle théâtral en 10 tableaux, Réalisé par les Rias avec l’aide de Carlos Lojo, comédien et metteur en scène.

Après beaucoup de travail et quelques répétitions, le spectacle a été présenté ce 29 juillet, comme prévu.

Un temps idéal, beau et pas trop chaud, assez lumineux pour les ombres chinoises, avec juste ce qu’il fallait de vent pour faire entendre les orgues et gonfler les foulards.

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Un accueil chaleureux des spectateurs, plus de 130 personnes, souvent venues avec un « objet de résistance », un premier avant-projet, sur la table de littérature, donnant des idées pour la poursuite de cette collecte.

Michel Cimaz, maire, a accueilli le public, soulignant l’émotion suscitée par la présence d’Eva et Michel Schlenker et de l’épouse de ce dernier, Claire.

Eva et Michel Schlenker avaient été cachés avec leur mère Fränzi Schlenker chez Lydie Chapus à Jurusson. Ils ont toujours gardé des contacts avec Saint-Apollinaire. C’est Fränzi Schlenker qui avait demandé la médaille des Justes pour Lydie Chapus, André Péatier et André Chave. Leur dépôt d’objet annoncé est particulièrement émouvant puisqu’il s’agit de la photo de leurs trois enfants ou neveux, pour montrer qu’ « avoir sauvé des vies a permis à d’autres vies d’apparaître ». De plus ces trois enfants ont fait de brillantes études et contribuent par leurs recherches et leur travail, eux issus d’une famille juive allemande, au développement de la France, ce pays où on a sauvé leur grand-mère et leur père.

Michel Cimaz a ensuite abordé l’histoire des Brouzeilles, haut-lieu de résistances huguenotes, de résistance par le vote au Coup d’Etat du futur Napoléon III, de résistance en 1939-1945, la maison des Juston à Combier ayant toujours été intimement impliquée dans l’histoire.

Jacqueline Cimaz situait rapidement le spectacle dans l’activité et les projets des Rias (texte téléchargeable) :
-   temps de synthèse du travail de collecte et d’interprétation effectué sur l’histoire, les mémoires, tout ce patrimoine humain riche de valeurs partagées,
-   occasion d’une nouvelle exploration, par l’art, de ce patrimoine, de l’histoire, des représentations et des émotions fortes qui y sont liées,
-   moment dense d’apprentissages collectifs et citoyens avec de nouveaux éléments de réflexion sur les rapports complexes entre démocratie et création...

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L’art, dont le théâtre, est moyen de connaissance et d’action, et le dépôt d’objets confère une dimension inédite au spectacle par l’intrusion du public dans celui-ci, avec des objets divers, semblant parfois anodins, mais relevant toujours d’un choix profondément pensé, authentique et émouvant.

Anne-Marie Bedoucha donne ensuite des clés pour la lecture du spectacle, qui par delà le contenu dont un descriptif a été distribué (téléchargeable sous Publisher), permettent de comprendre des choix de gestes, mouvements, figures, le langage théâtral construit progressivement par le groupe dirigé par Carlos Lojo. Un exemple est montré avec la charrette dont les six roues sont alternativement roues et soldats pour mieux communiquer, avec des moyens théâtraux, la violence et l’organisation de la répression (référence à l’arrestation de Désubas, à son passage à proximité et aux évènements qui ont suivi à Vernoux)

C’est ensuite le spectacle,
-   trois scènes évoquant les luttes pour la liberté de conscience : • le cheminement vers l’assemblée, • le branle-bas de combat avant l’arrivée imminente et annoncée des Dragons, et les savoir-faire construits par les populations avec l’expérience des Dragonnades, jusqu’au combat en ombres chinoises, • la tentative de libération d’un pasteur, précédemment évoquée, jusqu’à la mort et aux galères...

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-   une scène sur la découverte des interdits de 1851, avec les protestations suscitées, et une révolte joyeuse et dansée avec foulards rouges au vent...

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-   trois scènes sur la Résistance : • le sauvetage de l’enfant juive pendant la rafle avec diversion et regards de connivence et l’étonnante authenticité du jeu de Fanny Juston, 7 ans,

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• la Gestapo à la ferme où des résistants cachent une famille juive, avec des attitudes à la Georges Grosz, et l’utilisation salvatrice d’un chat... • le refus du STO avec l’évocation des usines d’armement et de leurs redoutables machines, la voix-off d’Alfred Juston racontant l’histoire du faux certificat médical du Dr Delarbre, sa présence, et l’interprétation de son rôle par son fils François, le chant des Partisans...

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L’émotion a été telle pendant ces scènes que parmi les spectateurs plusieurs personnes pleuraient...

-   en dernière partie, • la fable du Colibri, plus didactique, a apporté un temps de répit nécessaire, mais...

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• l’émotion est revenue en force avec le dépôt des objets et les explications données par chacun, où le spectateur devenait acteur,

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• si bien que la scène finale, l’imprimerie clandestine d’où sortaient les textes choisis et offerts par chacun, symbole de la lutte pour la liberté de la presse et de la communication, était presque devenue inutile - la liberté de parole ayant déjà été prise... Et les enfants, oubliant la machine, se sont lancés allègrement dans la distribution...

Les spectateurs n’en n’ont pas tenu rigueur aux acteurs si on en juge par les applaudissements.

Quant au débat qui a suivi, il n’a guère porté sur le spectacle et sa préparation, mais a plutôt été apport de nouveaux témoignages et d’interrogations sur les évènements, les contenus évoqués...

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M.François Chevallier représentait le Musée Départemental de la Résistance en Ardèche et de la Déportation ». Il représentait en outre le « Réseau Enfants sans Frontières ». A noter, lors du dépôt d’objets, l’intervention très applaudie qu’il a faite à ce titre signalant des pratiques dont on pouvait penser que dans notre pays elles appartenaient à une époque révolue.

Quelques échos recueillis cependant lors d’échanges :
-   l’émotion, d’abord et surtout,
-   le rendu des évènements, de l’évocation, plus fort que s’il y avait eu mise en mots ou jeu théâtral réaliste,
-   et enfin, l’étonnement de certains devant le fait que des amateurs aient évité ce réalisme étriqué et produit un spectacle « d’aujourd’hui », avec un langage théâtral contemporain...
-   la richesse et l’intérêt, il fallait le faire ; il faudra aussi, sur ce lieu, dans un ou deux ans, faire venir des conteurs professionnels...
-   le regret que les spectateurs qui en avaient envie n’aient pas été invités à lire à haute voix le texte reçu... (une demande fort intéressante d’encore plus de participation du public !)
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Faites-nous connaître vos avis, remarques...

Par ailleurs, il est demandé à toutes les personnes qui ne l’auraient pas encore fait et ont déposé un objet, de nous donner le petit texte d’accompagnement pour le livre (avant-projet non téléchargeable, vu le poids, mais consultable en bibliothèque, vendu 7,5€), éventuellement de se faire photographier (la jeune fille qui a déposé la bouteille parce que ses ancêtres avaient fait boire les Dragons venus arrêter le pasteur pour que celui-ci puisse se sauver ?). Si nous n’avons pas de bonnes photos et que sur le drap l’objet est très petit de nous l’amener pour photographie ou de nous faire passer une ou plusieurs photos... Si vous aviez un objet et n’avait pas eu le courage ou l’occasion de le déposer, nous contacter ou nous faire passer photo de l’objet, de vous-même et petit texte d’accompagnement...

Enfin si vous êtes venu sans objet ou si vous n’êtes pas venu et que vous souhaitiez joindre votre objet de résistance à ceux des autres, c’est toujours possible, prendre contact avec nous par courriel, courrier ou téléphone (matin 0775844725) ou en venant à la bibliothèque le mardi après 16h ou jeudi après 17h30.

Plus il y aura de participants et plus l’album aura de force et de sens !


NB. Nous reçu une lettre d’excuses de M.Pascal Terrasse, Député, Président du Conseil Général et de Marianne Ory, Conseillère Régionale. M.Reyne nous fait savoir qu’il était absent et le regrettait, et rappelait que sa famille aussi avait reçu la Médaille des Justes. Enfin, Sylvette Béraud-Williams et Malcolm Williams sont actuellement en Angleterre, mais ils nous avaient communiqué leur objet de résistance avant de partir (cf « Objets de résistance », avant-projet )

une partie des textes distribués
Descriptif du spectacle
Présentation des Rias

Spectacle du 29 juillet. Préparation au 17 juillet matin

Le programme s’est légèrement modifié, précisé. Les horaires initiaux ont été changés, l’appel à la population... En réunion de bureau et commission théâtre Carlos Lojo a présenté un projet de mise en scène intégrant les acquis du groupe, les propositions et remarques et les dépassant dans une conception d’ensemble très élaborée. Enfin, le stage des 2 et 3 juillet a permis de répéter sur place, de s’adapter donc au terrain et d’intégrer les nouveaux participants.


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Horaires du spectacle du 29 juillet :


-  accueil à 18h sur le site : table de littérature, buvette...

-  18h30 à 19h10 : présentation du spectacle,

-  19h15 à 20h15 : échanges sur place avec le metteur en scène et les "acteurs" pour ceux qui le souhaitent, table de littérature, dédicaces (réédition prévue de "Miettes de résistances")..., buvette...

Ces nouveaux horaires tiennent compte de la chaleur et de la lumière probables, des souhaits de personnes âgées ou parents de jeunes enfants...


La demande à la population a évolué :

-  le nombre d’acteurs est suffisant maintenant, il faudra bien sûr quelques répétitions supplémentaires (le lundi 17, de 17 à 20h, aux orgues - bibliothèque en cas de pluie, avec indications sur la porte en cas de choix d’un autre lieu, les 22 et 23 matin seulement, 8h3O aux orgues.)

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-  par contre, le jour du spectacle la population sera invitée à suivre les acteurs pour déposer l’"objet".

-  en effet la proposition a pris forme de demander à chacun, à toute la population de nous prêter ou d’apporter un objet qui, de manière très personnelle, évoque, l’idée de résistance.

Les objets seront déposés par leurs propriétaires ou leurs représentants sur un drap blanc, photographiés puis repris.

Il y aura une grande diversité d’objets, de la mitraillette au levain ("parce que la résistance est le levain de la liberté", en passant par la grelinette, http://www, les textes et photos, les brassards de maquisards, le mot, la peinture brûlée, la lampe de mineur, la lampe à carbure, les pierres, le pique-feu, la page blanche, les bracelets de nourrissons de l’assistance, un livre, la ceinture de déporté...

Cette "collecte" s’annonce d’une immense richesse, avec des choix souvent très réfléchis, pensés et préparés à l’avance et renvoyant à l’histoire des familles ou aux préoccupations les plus fortes. Une grande implication et une implication profonde, émouvante...

Un album sera réalisé ensuite et publié, avec ces photos d’objets, celle du propriétaire de chaque objet et l’explication de son choix

-   Un panorama très riche de représentations individuelles et collectives...




Vous pouvez prendre contact avec nous pour les objets, par téléphone (0475844725 le matin), par courriel, en venant en bibliothèque les mardi à partir de 16h, jeudi après 17h30 tel 0475580957), ou mieux lors des répétitions sur le terrain aux orgues (Combier), où vous pourrez aussi nous donner des avis.

D’autant que ce travail est très convivial, avec des moments de détente fort appréciés...

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Deux dates de repli sont proposées en cas d’orage : le lendemain -dimanche 30 ou si des orages persistaient, le samedi suivant, 5 août.





Ci-dessous, le projet de mise en scène téléchargeable et la lettre aux habitants et adhérents :


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Mise en scène
Lettre à la population 27/06

Atelier théâtre du 22 mai

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Toujours dans le cadre de la préparation du spectacle du 29 juillet aux orgues, un atelier théâtre s’est déroulé ce lundi 22 de 17 à 18h30 à la bibliothèque avec Carlos Lojo.


Travail intensif, pourvoyeur d’élements à intégrer dans le spectacle, comme les miroirs déformants pour l’harmonisation des gestes et attitudes de groupe, la transmission d’un son pour préparer l’entrée en « scène » de ceux qui tenteront de libérer le prédicateur...






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A ce sujet, la lecture de passages d’un livre apporté par Paulette Vignal a permis de se donner des références plus précises pour enrichir la mise en scène du tableau, les déplacements de groupe et même la gestuelle. (cf compte-rendu précis)





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Un nouvel atelier aura lieu le lundi 5 juin de 17h à 18h30 à la bibliothèque pour travailler encore divers tableaux avant le stage des 1er et 2 juillet.









Stage des 13 et 14 mai avec Carlos

Le travail théâtral se poursuit et, en même temps, commence à se structurer en vue du spectacle du 29 juillet aux orgues éoliennes.

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Ainsi un premier programme, sans doute encore provisoire se dessine, s’insérant dans le travail en cours, reprenant des scènes déjà explorées... _ Un travail riche et de qualité...

Des contenus évoqués, sur la plupart desquels des investigations ont déjà porté, et pour lesquels il serait souhaitable que des "figurants" viennent travailler avec nous les 1er et 2 juillet.

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Spectacle du Samedi 29 juillet à 16h aux orgues éoliennes

(Enchaînement de tableaux évoquant les mémoires de résistances locales par l’atelier-théâtre des Rias et la population, sous la direction artistique de Carlos Lojo, comédien et metteur en scène. Contenu prévu au 14 mai 2006)

Evocation des Résistances Huguenotes

-  1. Vers l’assemblée
-  2. Avant l’arrivée des Dragons
-  3. Tentative de libération d’un prédicateur

Evocation de la période 1848-1851

-  1. Des interdits de 1851 aux travaux forcés

Evocation de la période 1939-1945

-  1. Sauvetage de l’enfant Juif
-  2. La Gestapo à la ferme
-  3. Du refus du STO au maquis

Divers :

-  1. Le colibri ou le rôle de chacun
-  2. Ecrire « Liberté » tous ensembles
-  3. Information pour tous

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Compte-rendu de N.Bertholon

Stage des 4 et 5 février 2006 avec Carlos Lojo

(JPG) Le stage théâtre s’est déroulé à la bibliothèque avec une quinzaine de stagiaires. Carlos Lojo, l’intervenant, est comédien et metteur en scène formé au Morley College de Londres, avant d’être stagiaire en France au « théâtre de l’opprimé », à Paris, avec Herbet Langlois ou lors d’une formation de clown...


Ce fut d’abord une prise de possession de l’espace et une manière différente de s’aborder : regards croisés, présentations, bonjours personnalisés. Puis les stagiaires ont travaillé par deux, associant gestes et voix dans des créations d’enchaînements présentés au groupe dans une dynamique affirmée.

La phase suivante a permis à chacun de faire part de ses ressentis sur le théâtre et les notions de « résistance » et d’ « abandon ».

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Après une pause conviviale autour du café et des gourmandises apportées par les stagiaires, l’activité a repris dans une optique de transmission, de circulation des gestes et bruitages inventés selon le jeu du furet.

Après le repas, l’accent fut mis sur la force d’attraction/répulsion des gestes et de la voix à l’encontre de ses différents partenaires, avant que le groupe ne se livre à des exercices symétriques où chacun devait être attentif au rythme et réactions des autres. Du « couple », on passa au trio pour élaborer une sculpture vivante incarnant les idées de « résistance ». (JPG) Chaque présentation au groupe suscita adhésions et commentaires.

La dernière partie de l’après-midi s’appuya sur les souvenirs personnels de résistances vécues, de leurs échecs, pour une improvisation d’un groupe de stagiaires. L’attention des spectateurs était aussi palpable que l’implication des « acteurs ». C’est sur une déclinaison de résistances individuelles face à un groupe que s’acheva cette première journée.

Le dimanche matin permit aux stagiaires de travailler sur les nuances du ressenti et de l’expression des mêmes notions de « résistance » et d’« abandon », en insistant plus sur la traduction de l’abandon. Tantôt en grand groupe, tantôt en petits groupes de trois à cinq personnes, les stagiaires eurent à composer des scenarii à la fois plus épurés et plus élaborés pour rendre compte de l’intensité des émotions qui engendrent la résistance ou le lâcher-prise.

(JPG) A noter l’alternance entre travail de réflexion, mise en œuvre, analyse et synthèse des différentes propositions qui amenèrent le groupe à trouver une adhésion chaleureuse dans la diversité des réponses.

L’heure de la séparation suscita des souhaits identiques : retravailler ensemble pour explorer les pistes découvertes et préparer un spectacle qui traduirait cette réflexion, sur le lieu des orgues éoliennes, et en intégrant leur puissance évocatrice. Nicole Bertholon Secrétaire-adjointe

Appel à la population pour figurer

Approches du théâtre, du cinéma, de la vidéo, du son...

Il y a d’abord la collecte sonore (bruits d’eau ou de sabots de chevaux sur sol gelé, chansons d’autrefois...) Et puis, le travail du son lié aux créations vocales en groupe (mise en voix des poèmes écrits ou des affiches 1848-1851...) ou résultant d’installations sur lieux de mémoire (huguenotes notamment)...

Quelques exemples :

Galop de cheval sur sol gelé. Enregistrement de J-D.Balayn, dans le cadre du travail en cours sur le gué de Vaussèche (où fut arrêté Pierre Durand, dénoncé et trahi par le bruit des pas de son cheval sur le sol gelé)

Très court aperçu de la musique des orgues éoliennes

Chant en "patois" interprété par Paulette Vignal dans le cadre de l’atelier "Mémoire des mots, Parlarem nostra lenga", animé par Louise Ferrer.

Galop
orgues éoliennes
Chant en "patois"

Mise en voix, stage avec la Lermuze

Le travail a porté sur des textes écrits en atelier d’écriture avec David Dumortier ou Jean-Pascal Dubost, poètes.

Les comédiens de la Lermuze ont impulsé des travaux de groupe, fort intéressants.

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Tournage d’un film

Ce travail a prolongé le stage "Mise en voix" et la création de groupe proposée lors du Printemps de poètes 2005

Quelques images du tournage...

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Réalisation : Inforoutes de l'Ardèche -- PackWeb -- Spip --