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Plan du Site

Retour sur une résidence qui n’a pas fini d’interroger...



-  Un temps marqué par l’immense richesse de la résidence de Didier Tallagrand dans le cadre de la recherche de la forme de restitution du réel-enrichi-par-tous du Parcours d’Art.

Est-ce un hasard si la conception même de ce réel enrichi devient plus fluide, moins compacte mais aussi plus morcelée, plus légère et plus dense ?

Il y a eu la qualité de la médiation et celle d’apports théoriques arrachés ou distillés.

Des problématiques nouvelles entre mythe et Design - Munch et Mondrian ?

Et puis ces beaux masques, cet univers de masques et ces très belles cartes qui font travailler des joueurs analysant formes, couleurs et lumières, y cherchant des indices, comme pour reconstituer le puzzle d’un panorama unifiant et dont la réunification rassure... "Puzzle", un mot évoqué aussi pour les "Papillons Verts" de Camboulive.

Un monde à reconstruire ? La nécessité de la réflexion et de nouvelles combinatoires, insolites, composites et complexes comme écritures numériques dont certaines harmonies lisseraient des fragments recomposés.

A l’opposé de la démarche des cubistes ? Comme si à l’exploration fracassante succédait le besoin de recoller, sauver, recomposer avec n’importe quelles hybridations...

Sédimentation légère comme cendre sans arriver à la fossilisation dans la "Ronde" de Camboulive (bientôt ici).

En fait des hybridations qui confinent plutôt à la réparation comme coutures sur visages des gueules cassées d’Apallec.

Pire, là, où l’interrogation de l’humanité et de l’animalité se joue en chacun - animaux humanisés comme chiens et chats domestiques alors qu’en maints endroits de la planète les hommes ont des comportements bestiaux... Qu’on sait aussi que la vie de l’enfant n’est pas lisse...

Cette petite fille à la robe rouge et tête de tigre. Fantasmes de dévoration de Mélanie Klein. le renvoi au tout premiers mois de vie. L’origine des psychoses.

Guerres externes et internes...

A suivre

Et finir ce réel enrichi du Parcours d’Art...

Jacqueline Cimaz





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Une expérience rare...

Voir travailler l’artiste. ce qu’offre Emmanuelle Lauër, artiste en résidence aux Baraques, jusqu’au 6 juin.

Voir comment elle donne forme au bois et impose cette forme dans le temps. Voir comment elle y place écran numérique et fils.

Voir quelques premiers contenus insérés et savoir comment elle les conçoit et pourquoi, et comment elle réalise leur passage sur l’écran...


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De nombreuses visites et re-visites. Le cap des cent rencontres devrait être dépassé avant la fin de ce second séjour.

L’offre d’une expérience rare, unique et instructive... A suivre bien entendu avec la mise en réseau et l’introduction des contenus vidéo.

Emmanuelle Lauër ne reviendra que début juillet pour terminer. L’exposition d’une installation qui sera visible du 15 juillet au 15 aôut.

J.Cimaz



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Barthélémy Toguo à Saint-Etienne

17 personnes, record pour une visite d’exposition hors saison ! Un groupe intergénérationnel et intercuturel...

Une exposition forte, actuelle, riche de questions nouvelles, qui plait aux habitués, interpelle chacun, et, notamment, les non-habitués.


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Une très grande exposition qui s’inscrit dans une lignée spécifique des visites des Rias, différente de celle des Biennales, de Pénone, Camboulive, Sophie Calle, Bonnefoi ou Messager...

ici, une trajectoire autre, singulière -jalonnée par Kiefer -Monumenta,au Grand Palais, et pour certains, Berlin ou autres lieux, et par Barcelo - Avignon aux trois expositions, et pour d’autres, aussi, Saint-Paul-de-Vence, Nîmes...

Oeuvres de peintres, personnelles, gigantesques, atteignant l’universel à partir d’un ancrage géographico-historique fort, ancrage culturel - où le travail plastique taraude l’écriture et souvent la poésie ou autres arts...
-  Kierfer/Bachmann&Celan et l’holocauste, plaines et camps...
-  Barcelo/Glissant/Nadj, mers, insularités et déportation de la traite...
-  Toguo /Kerner /Rauchs /Melcher/Takengny/Lefèvre/ [1]


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"C’est quasiment en épicurien politique et humaniste qu’il condense, dans les dessins à emblématique simplifiée de In the head, son effroi devant le défaut de mise en pratique de notre acapacité de réflexion, la bêtise et la brutalité, le déni et le refus de la complexité et de l’imprécision, de la pluridimensionnalité et de la possibilité de plusieurs solutions équivalentes, fusionnant la tradition picturale africaine dont il a hérité avec sa connaissance de l’histoire des idées occidentale." [2]

"L’exercice de l’art consiste à donner forme aux idées. ... C’est précisément à une représentation d’idées et de pensées que s’est livré Barthélémy Toguo dans sa série In the Head, puisant à la source même de l’exercice de l’art." [3]

Multiplicité, complémentarité, complexification de lectures, qui renvoie à la polysémie et à l’extraordinaire densité de l’oeuvre de Toguo.

Une oeuvre sur laquelle il est très difficile de pouvoir écrire sans avoir pu prendre de notes photographiques et quand ce qui semblait être un catalogue n’en est pas un... Voir galerie Lelong


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Et pourtant des questions s’insinuent, comme... "Dans l’urbanisation annoncée et en cours- de la planète - quel devenir de l’Afrique ?"

Question pré-existante à laquelle l’oeuvre de Toguo, magistrale, confère de nouvelles formes et en suscite l’émergence...

Jacqueline Cimaz




Bientôt, autres remarques et points de vue...

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[1] Archibooks + Sautereau Editeur

[2] Ralph Melcher -Traduit de l’allemand par Patrick (Boris) Kremer.

[3] Jérôme Lefèvre, qui propose une lecture surréaliste de Toguo, allant du "Qui suis-je" de Najda à "La beauté sera COMPULSIVE ou ne sera pas"



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Art contemporain : le crépuscule de l’art ?

Une réunion régionale à Lyon, à laquelle l’Association Les Rias était conviée et représentée par Nicole Bertholon.


Ce jeudi 6 décembre avait lieu à Lyon, au palais des Beaux Arts, une conférence sous forme de débat entre Jean Clair, historien d’art et Jean-Jacques Queyranne, président de la région Rhône Alpes, sur la question présentée en intitulé. Denis Lafay menait les débats après une brève présentation situant cette conférence comme la dernière d’un cycle concernant bien sur les amateurs d’art mais peut-être surtout les professionnels dont un bon nombre d’enseignants de disciplines artistiques.


En introduction Denis Lafay soulignait quelques attitudes de notre société : sa « fascination pour l’éphémère », les « risques d’impostures », les « stars artificielles » insistant aussi sur « le lourd labeur et le long apprentissage », la nécessité « d’améliorer l’éveil à la création » parce que « regarder une œuvre » c’est « se mettre en danger avec soi-même ». « Que pouvons/devons nous faire en matière d’art ? Faut-il encore ou mieux créer, parlerons nous de production ou de création » ?


Jean Clair prend la parole, soulignant le peu d’artistes français renommés à l’étranger, le « fiasco des politiques culturelles depuis Malraux » comme si l’art était fait pour les musées, fréquentés plus par une « touristocratie » que par les classes populaires. Il déplorait qu’après l’école primaire il n’y ait pas d’éducation à l’histoire de l’art, ce qui, bien sur, a un prix en postes d’enseignants mais constitue une base indispensable à la « médiation culturelle ».


Jean-Jacques Queyrane prend la parole : « La création ne se décrète pas par politique ». « Depuis la grotte Chauvet » on sait que « de tout temps il y a eu des formes de représentations ». « L’homme peint comme l’oiseau chante ». L’ouverture des collections royales du Louvre au peuple date de 1793 et les premiers musées de 1801. Mais depuis un siècle déjà on pense en matière d’art que « tout fout l’camp » ; « les artistes du XIX ont été dépassés par les impressionnistes »....

« On peut apprécier ou non l’art contemporain ». La question est « Pourquoi l’homme crée ? » « Pour se placer sous le regard des citoyens ». C’est « une demande de démocratisation »« Il n’y a pas de faillite » C’est une évolution. « Le besoin d’art, est-ce une réponse à une crise intellectuelle » ?

« Le temps permettra de séparer les bonnes et les mauvaises valeurs ». « La France a perdu son rôle de phare artistique ». Il ne faut pas oublier « la saignée de la guerre » qui a poussé les artistes à se réfugier aux USA. Notons aussi en matière d’art « l’émergence de la Chine aujourd’hui » « Sur les dix premiers artistes mondiaux, six sont chinois »


Les réponses de Jean Clair : « L’art pour l’art est une conception bourgeoise » et une création récente de l’humanité ainsi que le besoin de « s’exprimer ». Les musées regorgent de « collections superbes qui restent dans les réserves » comme à Bilbao. Ce sont aussi des « objets de savoir, pas forcément des œuvres d’art ». Les américains exposent de plus en plus. Entre alors en jeu le rôle économique. « L’union économique entraîne une union culturelle » comme l’illustrent les ouvertures de nouveaux musées de Metz et de Lens.


Jean-Jacques Queyrane : Il faut distinguer le musée d’art et le musée de société. C’est parce que Catherine II a fait une razzia des œuvres d’art que le musée de l’Hermitage existe. » « L’éducation artistique est pitoyable ». Se fait en maternelle, en primaire. Le musée reste synonyme de collection. Actuellement on construit un musée scientifique. « Y a-t-il de vrais projets » ? (Jean Clair fait part de son désaccord) Il cite aussi le musée du Jardin des Plantes. « En trente ans il y a eu un boom des musées ». Mais la question reste posée : « Comment faire pour éduquer les publics » ?


Jean Clair : « Qu’est-ce que le contemporain » ? Souvent « une astuce inventée par les créatifs pour lancer un produit en six mois ». « L’avant-garde, c’était de 1905 à 1915, un mouvement artistique qui a précédé le mouvement politique ». « L’art est de tous les temps, les œuvres n’ont pas été faites pour les musées. Par exemple, « le portrait et le développement scientifique de l’anthropologie »...


Jean-Jacques Queyrane : « L’Art est une ouverture sur les continents ». « Le marché est prédominant » : les vues innombrables de « Venise par Canaletto » répondent à une réalité économique. (Il donne l’exemple de Malévitch, soumis au pouvoir politique, contraint par Staline de produire des œuvres loin de sa recherche artistique et de la souffrance de l’artiste). « La création permet d’explorer des champs nouveaux, l’art nous emmène vers d’autres possibles, la sensibilité évolue » Il conclut : le temps séparera les « vraies valeurs de la fausse monnaie mais ce n’est pas le crépuscule de l’art contemporain ». La parole est ensuite donnée à l’assistance pour un moment de questions/réponses auquel je n’ai pu assister, l’horaire ayant été dépassé largement...


Nicole Bertholon





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Daniel Andrieu visité


Une exposition qui est restée ouverte jusqu’à la fin août...

Flux croisés de visiteurs :

-  visites individuelles, plutôt au compte-gouttes mais longues, approfondies, souvent de professionnels, notamment d’artistes. Un flux qui s’est accélé en fin de mois, avec une meilleure appréhension et situation de la qualité de l’oeuvre proposée...

Une visiteuse évoquait une démarche similaire à celle de la découverte des noirs de Soulage. Une appréhension qui demande du temps... Un travail à l’identité forte, daté et authentique. Et un peintre qui aimait l’Ardèche, a construit un langage à partir de sa lecture de cette Ardèche du centre, des Boutières...

-  visites de groupe, préparées ou impromptues, mais exigeant encore plus de renseignements et la nécessaire construction de clés de lecture...

A cet égard, à signaler l’importance, nouvelle, des remerciements reçus pour cette initiation à la ou à une lecture de l’oeuvre...

Une démarche qui pourtant est habituelle aux Rias. La lecture de l’image comme celle du son, et encore plus des nouvelles compositions artistiques numériques complexes demande un apprentissage plus approfondi et infini que la lecture du seul texte...


Voir "Andrieu visité "


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Pour mémoire, comme "tome 1", "Andrieu exposé" le record de lecture indiscutable de nos publications numériques avec plus de 1100 lectures en à peine un mois !

Un domaine où la lecture tabulaire de la poésie intégrant et dépassant l’alphabétique et le logographique, comme l’approche de la traduction du texte poétique, apprennent beaucoup.

Un domaine où le film et l’exposition de Frédéric Acquaviva sur les Lettristes et poètes sonores et la communication et l’analyse de son travail musical nous ont aussi ouvert d’indispensables portes... [1]

A noter également le questionnement de l’approche picturale que fait Andrieu de l’identité du local. La grande question de l’identité labourée par Camboulive [2] avec un travail dont il s’est beaucoup parlé à Bourlatier [3]

Ce qui est sûr par contre c’est que le modeste travail d’accompagnement de l’exposition par des publications numériques, a aidé compréhension et appropriation et nous a aussi permis la capitalisation d’acquis s’intégrant au "Réel augmenté du trajet du parcours d’art" et des avancées dans la structuration de ce Réel augmenté...

Jacqueline Cimaz

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[1] cf aussi la grande exposition qui va s’ouvrir à Madrid, au Musée de la reine Sofia , " Spectres d’Artaud. Langage et arts dans les années 50. "exposition dont Frédéric Acquaviva est commissaire avec M.Kabañas. A suivre sur le site de Frédéric Acquaviva .

[2] Il est encore impossible de dire à ce jour si la date prévue de la prochaine exposition Camboulive aux Baraques pourra ou non être maintenue en raison d’un retard imprévu dans les travaux...

[3] Où se cherche, se transforme et vit la nature de l’identité de la montagne ardéchoise



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Avant visite commentée

de ce samedi 11 août, un outil pour s’y préparer...


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Daniel Andrieu exposé


une oeuvre présentée au gré des visites, mais qui parle d’elle-même.

A découvrir au temple des Baraques, les samedi et dimanche de 15 à 18h ou sur rendez-vous, jusqu’à la fin août...

Des ateliers aussi, sur lesquels nous reviendrons...


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A voir...




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Exposition Andrieu


-  Exposition Andrieu en aôut, (dates non encore fixées) comme préfiguration à une rétrospective conséquente en 2013.


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Ateliers d’écriture numérique à partir d’un alphabet constitué de fragments d’œuvres pour préparer le catalogue de l’exposition 2013. Possibilité d’y adjoindre une séquence sonore brève, reproductible en boucle (faire parler le travail de matière d’un peintre utilisant la cire...)





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Astor ? Retour sur images et quelques récurrences


Un lieu qui renvoie à une autre époque, à une première moitié de 20ème siècle industrieuse, où l’on rêvait d’un autre monde...


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Des prises de position de la galerie enracinées dans cette époque, historiquement mais aussi esthétiquement. On pense à Piscator et au Brecht de la Jungle des Villes... On ne peut non plus ne pas évoquer les conflits au sein du Mouvement Surréaliste - Breton et Eluard.

Un terreau qu’aime Christian Astor, des flux de mots derrière lesquels se retrancher, des coups de g. derrière lesquels se cacher.


Des contradictions assumées en aparté et amitié.


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Debord et le spectacle, le maitre à penser et une vision du monde. Bien sûr, mais mon installation n’est-elle pas spectacle ? Mon look ? Mes amis ? Mon chanteur ? Ces danseuses qui se collent au mur pour souligner les traits de peinture. Performance, performatif ? Force ou comprommission de/dans l’art contemporain ?

Christian s’en excuse et en même temps s’y conforme ou s’y essaie pour voir du dedans. Et c’est beau et fort...

Est-ce au marché de l’art qu’a succombé Klein ?

Et cette vidéo, très belle et bien faite. Comprommission ? Non-résistance à la mode ou utilisation d’une écriture d’aujourd’hui ?


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Une question à laquelle Christian commence à répondre quand il s’empêtre ou ne s’empêtre plus dans ce qui n’est que distinction de niveaux dans le composite.

Composite dans la toile ? Ce n’est pas nouveau pour lui, ni l’assemblage de deux ou plusieurs toiles séparées en une oeuvre unique... C’est beau et ça fait sens, par diverses voies (traits ou couleurs ou références ou auto-références...)


Là le nouveau, c’est le mur de toiles accolées "mises n’importe comment " (que non, les relations de contiguïté - regardez les photos - ne doivent rien au hasard...)


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Mais au fait un certain Nam June Paik et toutes ces oeuvres de vidéastes montrées en biennales ? D’ailleurs, il y a dix ans Christian, ne faisais-tu pas des milliers de petits traits entre herbes et colonnes de réfugiés ? Polysémie des poires de la répétition. Avec son mouvement : ces "rides de l’eau" qui t’ont tant plu... [1]

Un mur de toiles puis l’écriture de tout un espace où les pas sortent des toiles pour parcourir mur et plafond, où l’usure du mur devient grain spécial pour la peinture, où les personnages autrefois minutieusement collés sur papier job poncé, partent en rangs serrés à l’assaut de l’espace.

Une tannerie devenue page à n dimensions pour écriture composite et complexe.


Une écriture composite, diverse, hétérogène ?

Mais n’est-ce pas ce qu’on dit de l’écriture à naître de l’ère, à peine émergente, du numérique ?

Prémonition ? Cheminements parallèles ? Ou plutôt constructions spécifiques en domaines différents avec les mêmes ressouces et les mêmes impératifs ?


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Où l’écriture qui advient n’est plus textuelle ou icônique ou sonore mais programmation, composition, machinerie, structuration spécifique d’éléments textuels, icôniques, sonores ? La fameuse écriture transmedia, aux dosages divers suivant les usages.

Alors cette mise en espace et tension du Bout du Monde, rien à voir avec le spectacle, mais au contraire recherche, exploration, création de ces voies nouvelles qui, sur machines ou non, caractérisent l’ère du numérique et/ou que le numérique modélise et recrée ?

La poule, l’oeuf, la poule ?

Une évolution des sciences, des techniques et des arts qui pose des problèmes et enjeux nouveaux et demande une élaboration de l’écriture, un niveau supérieur à atteindre dans la complexité, la gestion de l’hétérogène et du composite ?


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Ni mode ni spectacle, ni facilité. Frayer des ressources et compétences nouvelles, inédites, en tous domaines... Et bien sûr dans un même mouvement construire de nouveaux concepts pour comprendre, représenter le monde et agir sur lui...

On n’est plus au 19ème siècle, ni au 20ème et les retards dans la compréhension et la représentation du monde peuvent être lourds de conséquences pour la vie et la démocratie...

Alors laissons la peur du spectacle du côté de la frilosité et avançons !


Et d’ailleurs à ce sujet il y a un problème qu’évoquait Christian il y dix ans - celui de la vision du monde qu’ont les aveugles - et sur lequel il avance aujourd’jui avec ce très beau tableau, en haut à droite de la planche ci-dessus, à parcourur avec la peume de la main. Une écriture par différences de textures...

Et Christian envisage de passer trois mois avec un aveugle et de peindre à partir de ses apports... Un projet mûri depuis plus de dix ans.

A suivre.


Jacqueline Cimaz



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[1] Astor, "Guerre à la tristesse", "Connivences à bâtons rompus"...



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Astor au bout du monde ou


Sortie du 3 septembre à Saint Hippolyte du Fort

Le ciel était bas, le temps lourd et moite, l’orage annoncé, lorsque nous prîmes la route en ce samedi matin aux relents de retour de vacances comme cela se confirma sur l’autoroute. Au bout du bout de la route puis des ruelles, nous voilà aux anciennes tanneries, campées au bord d’une rivière exsangue, à la recherche d’une bouffée de fraicheur liquide.

La Galerie du bout du Monde. Michèle nous accueille, à moins que ce ne soit le lieu qui nous invite à pénétrer plus avant, à gravir les raides marches de parpaings qui nous jettent sur les murs investis par Christian Astor.

Attente d’orage, veille électrique mais aussi sièges pudiques, de blanc vêtus, table avenante chargée de couleurs et de senteurs, à peine le temps d’embrasser l’espace d’un regard et nous sommes invités au rez-de-chaussée pour la projection du film d’Estelle Rodier, témoignage de cette prestation artistique. Séduits, nous nous offrons un deuxième tour gratuit. Christian n’est pas là, et pourtant il est présent : l’ail que l’on pile au mortier derrière le bar accompagne la projection, met son accent à la soupe de poisson et à l’aïoli qu’il a promis pour le soir.

Maintenant chacun suit son chemin de découverte : sage suite de tableaux accrochés, de « papiers »aux dessins et commentaires datés qui s’enchaînent et donnent de l’épaisseur au temps de la création, murs peints « en direct », panneaux posés au sol où dansent les multiples silhouettes sur feuilles de papier à cigarette, (certaines se sont échappées en ribambelles) invasion du bleu : sur les vitrages, ou plus subtil, à peine un rideau de fils, des pas qui partent à l’assaut des murs et du plafond. Des textures, des formes, des couleurs que l’on ose frôler du bout des doigts ou de la joue pour s’assurer du velouté, du tendre, du lisse, du brutal que l’œil discerne. On explore, on avance, revient en arrière, fait la pause en compagnie d’une cuiller de lentilles, d’un carré de terrine, d’un gorgeon de vin (ou d’un verre d’eau) puis on repart à la découverte, en attendant.... Il arrive, Christian, comme le temps, électrique. Parle, explique, tourne, relate ; évoque, annonce. Comme nous, il attend... la fin de l’après-midi, le temps de l’effacement, voulu par lui, accepté par nous, mais non sans un petit pincement mêlé d’euphorie. Il lui faudra tenir jusque là. Des accords de guitare, un chant qui s élève, Roé désagrège un temps la tension de l’attente.

Nous, nous ne le vivrons pas, ce temps de l’effacement, nous ne pouvons qu’espérer le découvrir, filmé par Estelle. Trop d’attente, il n’est que 16h, et ce moment n’est pas prévu avant 18h au mieux. Nous avons trois heures de route, et si nous restions, ce serait jusqu’à la fin ultime ; la dernière touche de peinture blanche, la dernière gorgée de soupe de poisson. Retour raisonnable ou fuite avant le démantèlement ? On peut se poser la question.

Nicole Bertholon


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A l’arrivée, repas partagé...


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Peintures ou fragments de peintures de Christian Astor.


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Installation dans salle et salle aux carreaux bleus.


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La salle installée - performance en soi...


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Repos lecteur d’avant départ.


Le site de la galerie - à lire...



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La fin d’une exposition première


jugée un peu courte -vacances et tâches de rentrée obligent.

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Ultimes visites d’une exposition partiellement prolongée au dimanche à la demande de C.Prost . Une opportunité saisie...

Et puis intempéries -cette étrange obscurité de vendredi 16h30, de plus sans électricité... et quelques erreurs dans la diffusion des horaires d’ouverture...

Bref on peut dire que les conditions auraient pu être meilleures.

Elles le seront avec les travaux prévus en matière de salle communale, EPN/Bibliothèque. La possibilité de garder hors vacances une exposition dans la durée...


Néanmoins une centaine de visiteurs et re-visiteurs et des avis unanimes tant sur la qualité du travail présenté que sur sa mise en relation avec les arts premiers.

Une grande lisibilité en effet du travail de gravure dans ses diverses formes.

Un volet pédagogique dont l’importance a été soulignée, pour les techniques mais aussi la densité de cet engagement personnel, par exemple avec le travail des noirs, et le mélange des techniques qu’il suscite. Sans compter les volets ethnologique et géographique...

Avec la perspective de projection d’un diaporama sur une initiation au Vanuatu...

Mais surtout une voie ouverte qui pourrait d’ici un ou deux ans conduire à une nouvelle exposition ou à une publication...

De l’inédit, de l’intérêt et la force du travail. Merci à Jacqueline Devylder...

Jacqueline Cimaz



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Entre gravure et arts premiers

l’étrange succès d’une exposition qui attire connaisseurs et spécialistes.

Jacqueline Devylder explique, ré-explique et donne force détails sur les techniques, le noir et la composition des techniques et les objets de Papouasie et du Vanuatu et leurs utilisations et significations.

A noter un public pas très nombreux mais souvent très expert.


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Et, lors d’un temps calme, la découverte de son diaporama de photos du Vanuatu et d’une cérémonie d’initiation, et de son récit, explicatif et chaleureux...

Une exposition à voir jusqu’au dimanche 28 après-midi puisqu’on nous a demandé de la laisser lors du culte, du moins de laisser les gravures, car les objets sont fragiles, comme ce très beau masque en toile d’araignée, bois et terre...

Merci à Jacqueline Devylder pour la richesse de ses apports.

Jacqueline Cimaz

Et date à prendre pour une projection publique en Bibliothèque...





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La forêt s’en est allée


avec ses monstres et sa luxuriance.

L’exposition Diersé s’est terminée.

Une exposition qui a plu et fait réfléchir.

Plus de 250 visites.

Et nombre de personnes ont souhaité en voir davantage et projeté d’aller visiter les étranges jardins du Pin.

Certains d’entre eux iront aussi au Château de Tournon, voir l’exposition Colette Bonzo...


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les visiteurs des derniers jours, souvent proches et connaisseurs...


Outre les visiteurs pressés de voir l’exposition avant qu’elle ne soit terminée, des participants au concours de boules, joueurs ou amis, on tenu à revoir ou voir l’exposition.

Une découverte particulièrement intéressante pour certains qui nous ont dit leur plaisir de cette visite alors qu’ils n’ont pas l’habitude d’aller voir des expositions...


Merci à Martine Diersé pour cette belle installation et à une prochaine revoyure...

J.Cimaz



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Un flux qui se confirme


de jour en jour... un flux de 25 visites en moyenne - relativement régulier dans l’ensemble... Famille, amis, amis d’amis...


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C’est le bouche à oreilles qui fait venir...


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L’étrange jardin de Diersé au Temple des Baraques




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Ce vendredi 22 juillet, nous avions rendez-vous avec Martine Diersé (et Christian Bontzolakis) pour inaugurer son exposition au temple des Baraques : des encres colorées, diluées sur papier de Chine ou papier velours ; en noir, des feuillages et des figures du bestiaire du jardin, impressions, gravures sur lino, un chatoiement qu’un soleil de passage exaltait dès l’entrée. Jacqueline Cimaz présentait cette exposition, rappelant les temps forts du travail des Rias avec Martine Diersé : ateliers de livres d’artistes, confection de marque-pages, travail de la terre dans le cadre des orgues de Combien et du projet Mouvance, et avec Christian Bontzolakis, écriture et réalisation du spectacle lié à ce même projet. Puis Jacqueline, ayant souligné l’opposition et la complémentarité de la couleur et des aspects sombres des œuvres présentées, laissait la parole à Martine qui donnait les détails sur sa démarche et les techniques employées, répondait aux questions des visiteurs présents et séduits, déambulant entre les panneaux, s’approchant pour capter un détail, une impression, reculant pour apprécier la vue d’ensemble, cherchant un fil conducteur, s’attachant à identifier les éléments sortis tout droit du jardin du château du Pin, feuillages et statues, éléments vivants ou figés donnant corps à la dualité des œuvres. Le stand des livres des Rias attirait aussi les visiteurs qui furent invités à prendre le pot de l’amitié avant que s’achève cette première ouverture au public. L’exposition continuera à vous accueillir les vendredi, samedi et dimanche de 16h30 à 18h30 jusqu’au 15 Août.

Nicole Bertholon


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Invasion végétale

Saute autour d’eux, le branle-bas des retrouvailles, terre en vue aux chaumes de l’amitié : Diersé - Bontzolakis arrivent !

Les souvenirs passent en cortège, tissent hier, recoiffent à la va vite les images persistantes laissées derrière eux. Des contours chaleureux font mouvement sur les séjours traversés, s’agglutinent des poignées de sourire au large du monde familier.

Le jardin de Martine Diersé a pris la clef des champs pour venir s’enraciner le temps d’un été au temple des Baraques.

Sous l’impression végétale, claque l’étrange fantasmagorique où s’allient les encres diluées, capturées sur papier - pattes de velours incisées au savoir-faire de l’artiste, symétries bouleversées, gravées aux passages successifs de la presse.

A distance, derrière le visible, la forêt a coupé ses branches et voyage le long de l’imagination de l’artiste. Des oriflammes campent au milieu de l’étrange, empalés des ultimes lumières du jour. Les ciels se déposent sur le papier et travaillent leurs couleurs.

Les impressions gravent des soleils et tressent le verbe à voix haute au jardin de Diersé.

Dans sa présentation, Jacqueline Cimaz rétrospective la présence des deux artistes. Martine et Christian, indissociable du projet « mouvances » où parsemé d’exception, ils ont défait à la parole humaine les à priori de l’art contemporain, les taillant au participatif et à l’implication corrélé au plaisir de découvrir.

Martine nous ouvre les portes de son jardin, incise à la gouge notre curiosité, décline ses approches thématiques, délaye ses couleurs sur les bords de la création, fait route avec ses matières incrustées à l’aplomb du grain de papier, elle dispose ses mots sur une approche visible de son travail. Alors l’étrangeté du réel exposé sous nos yeux disparaît...

le pot de l’amitié éparpille des petits temps où le monde approvisionne le plaisir du retrouver.

Fatima Mana


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La belle expo.

Les couleurs vibrent comme enseignes dans rues de Koloon... Végétal, humain, animal... Empreintes directes de branches, bois et linos gravés.

Ces noirs courbés, variations répétées intrusant le floral.

Bois gravés convoquant l’expressionisme allemand, et Mandibules [1]

Bois gravés donc et linogravures. Où la gouge creuse, taraude et veille.

Insolite ?

Insolite, la rencontre sur papier de Chine de l’ambiguité de fleurs éclatantes et de ces virgules noires prémonitoires...

Magnifique ! Perspective infinie ouverte à la réflexion sur un monde de toujours et d’aujourd’hui peu rassurant, taraudé par les risques, la grand’peste de l’incontrôlé, les peurs et le chaos quand la planétarisation appellerait réflexion, échanges et solidarités...

Dragons et masques papier de riz avancent derrière cette forêt de force shakespearienne qui fait bruisser le bel espace du temple.

C’est beau, s’ouvre et grince très dicrètement, comme porte de château, juste pour interstice où veillent les gargouilles criant le monde dans l’explosion végétale...

A voir, revoir, méditer et mériter...

Jacqueline Cimaz


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[1] le beau texte hurlant/broyant lentement de Christian Bontzolakis. Mandibules et maccarthysme...



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Au jardin ? Fabras ? Aux Baraques ?


Mais oui, une exposition inédite de Martine Diersé, spécialement pensée et réalisée pour le temple des Baraques !


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Martine Diersé à Tournon ce 15 juillet


C’est ce qu’elle nous expliquait ce 15 juillet au Château de Tournon lors de la visite de la très belle exposition Colette Bontzo, préambule à la projection des oeuvres ou fragments d’oeuvres ou ensembles, sur le mur de la cour d’honneur. Une projection accompagnée d’une lecture de Christian Bontzolakis. Une soirée sur laquelle nous reviendrons.

Jacqueline Cimaz



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« Au jardin »


Nous sommes dans un jardin.

Ambiance végétale, florale, profusion, ombres et lumières. Dans le fouillis végétal, des êtres étranges apparaissent, se dérobent, ressurgissent.

30 grands formats, monotypes et gravures, scandent l’espace du temple des Baraques à Saint-Apollinaire de Rias près de Vernoux.


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Technique :

Un grand miroir, des encres grasses, de l’essence, pressions : des monotypes sur papier de Chine ; formats à l’échelle humaine : 170x45 cm.

Fleurs et feuilles par brassées, encrage au rouleau, impressions sur les monotypes précédents.

Gravure des bois et des linos, passages à la presse. Parfois des rehauts de pastels secs et de sanguine. Superpositions, juxtapositions, répétitions, passages successifs à la presse.

Martine Diersé, plasticienne, a créé les jardins du château du Pin à Fabras en Ardèche, classés « Jardin remarquable » par le Ministère de la Culture

A voir sur le site

Le descriptif de Martine Diersé


NB. Exposition au Temple des Baraques, commune de Saint-Apollinaire-de-Rias du 22 juillet au 15 août 2011. Ouverture les vendredi, samedi, dimanche de 16h30 à 18h30.



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Les Eoliens se parent




-  Réparation d’un orgue en cours après quelques récalcitrances.


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Ils seront beaux samedi pour le public de Combier.

J.Cimaz





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Une progression laborieuse

La confirmation qu’à plusieurs on peut porter le monde semble s’être vérifiée au cours de l’interchangeabilité des supports utilisés pour les 142 portraits de l’artiste Sébastien Camboulive, le plexis-glace d’origine étant remplacé par le verre en vue de l’exposition « restitution-médiation » qui aura lieu au temple des Baraques du 24 juin au 14 juillet.

Disposer sur la table logique et procédé pertinent afin de résorber le nombre d’identités génériques à permuter s’apparente à un brainstorming volubile en état de recherche d’idée la plus appropriée.

D’abord décrocher l’accroche enracinée au sommet du portrait, puis permuter le plexis et le verre, ce dernier soupesé au poids près pour le différencier correspond à débusquer les différences infimes de la matière avec une gestuelle de hasard donnant lieu à des fou-rires tonitruants sous l’erreur constatée.

En main, soumis à la traque visuelle, une transparence tombée en poussière, pistée à coup de torchon usant la surface polie jusqu’à obtenir une brillance originelle.

Le principe associatif de rassembler ses forces vives et de les articuler autour d’une action afin de l’oblitérer à l’efficacité, correspond au principe du recrutement spontané déployant un affairement bon enfant, confèrent à la circonstance la notion de bon moment.

L’exposition imminente de Sébastien Camboulive, immergée tout le long de sa préparation dans la complicité, abandonne derrière elle des morceaux mémorable sur la tarte aux fraise du goûter .

De l’impalpable à se souvenir.

Fatima Mana


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7ème Eolien ou 4ème orgue


La fin d’une mise en place ce vendredi 17 septembre.

Eolien atypique, trapu, très beau...


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Un ensemble remarquable admiré par de très nombreux visiteurs...

Jacqueline Cimaz





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Un lieu habité


Deux noms accolés devenus indissociables, Orgues et Combier ou Orgues de Combier absorbent désormais le paysage somptueux. Installation contemporaine et lieu dressent un pays autour d’eux, disponible, accessible et ouvert à l’intérêt et la curiosité.

En ce samedi venteux, jouant à la marelle avec le soleil, une autre implantation a rejoint orgues et sifflets déjà érigés.

Bordé par notre présence, le petit espace dédié au nouvel élément est attaqué à pleine roche par le savoir faire de François, l’expérience de Martine et l’efficacité de Michel. Les autres Mousquetaires étreignent leur travail de commentaires et répandent leur soutien sur l’énergie déployée.

Combier ébouriffé par la bise nous offre un chant d’orgues tout près du « rêver » visualisé lors de la mise en place du projet.

Fauché par la bonne humeur,déployée autour de lui, le trio travailleur éventre l’assise, la terre crache ses gravas déblayés promptement. Les deux premiers éléments cimentés étalent l’aperçu de ce qu’ils seront tout entier rassemblés.

Le temps réparti sur deux interventions filtre déjà notre impatience.

L’architecture étonnante de cette oeuvre plastique contemporaine, intervalle d’un réseau à bâtir, parcours septique d’hier, voyage aujourd’hui dans un paysage où les idées se fauchent comme les blés.

Fatima Mana


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Une nouvelle planche après réception des photos de Fatima Mana qui s’est intéressée à l’installation, certes, mais aussi aux regards évaluateurs sur celle-ci requérant la recherche d’angles de vision inhabituels. Ou, plus simplement, le photographieur photographié...



Le récit en trois planches de Jacqueline Cimaz


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Les travaux pour l’implantation du 4ème orgue ou 7ème Eolien qui sera atypique et trapu, très beau et chantant.



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Après deux simples cylindres ces deux parties sculptées et émaillées qui se complètent. Un fond des âges et quelque chose de magique ?



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Magie pour magie... Entre reflets et rafales venteuses, on va vite du chat de Fanny/Alice au sourire de chat dans un orgue - en hommage à Caroll, bien sûr...



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On ne s’improvise pas...


On ne s’improvise pas... médecin, il faut de longues études et une formation continue pour exercer...

On ne s’improvise pas... enseignant, il faut des études disciplinaires, pédagogiques, des réflexions sur la pratique pour pouvoir enseigner utilement...

On ne s’improvise pas... physicien, c’est une évidence pour chacun, ou architecte, ou archéologue...

Pourquoi s’improviserait-on peintre ou sculpteur ou photographe ?

Beaucoup d’interventions ces temps-ci sur le « nivellement » culturel, la confusion entre amateur et professionnel, création et contenu d’activités de médiation...

Réduire le « fossé » entre culture « savante » et culture « populaire » ne peut se faire en niant un des deux termes, d’autant qu’il est avéré que le public même « non formé » est toujours sensible à la qualité de ce qui lui est proposé.


Si on prend l’exemple de l’exposition au Temple des Baraques :

-  d’abord les photos de Stéphane Couturier, artiste utilisant la photo, riche de sa formation photographique et plastique, de ses apprentissages en résidences, de son travail, de son expérience, de reconnaissances officielles comme celles de La Bibliothèque Nationale de France, de nombreuses institutions sur plusieurs continents, du 104 -Ville de Paris, d’Arles...

Professionnalisme et modestie. Tout artiste, comme tout scientifique sait bien que plus on avance et moins on sait, car chaque pas en avant fait émerger de nouvelles questions, souvent totalement inédites dans leur contenu et/ou leur forme. Plus on avance et plus on découvre ce qu’on ne sait pas...

-  et puis, le travail des stagiaires des Rias lors du stage des Rencontres d’Arles 2009 effectué sous la direction de Jean-Luc Cormier : on n’est plus dans le professionnalisme, ni dans la création quelles que puissent être par ailleurs la formation et le parcours de l’un(e) ou de l’autre. On n’est pas non plus dans le simple amateurisme puisque ce qui est présenté est un travail découlant d’une formation. Un pas dans un travail de médiation (le sens dans le cadre de « Mouvances », des programmations-résidences des Rias)...


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Voir, lire, confronter, réfléchir... Une histoire de l’art contemporain à construire...


Une médiation qui construit un réseau évolutif dont les nœuds sont toujours articulations entre démarches descendantes (l’appropriation de l’art dans sa qualité, sa fonction d’investigation du réel, moyen de connaissance et d’action - cf les visites d’exposition organisées : Kiefer, Barcelo, Rencontres d’Arles ...)- et démarches ascendantes (recueil, valorisation, développement du patrimoine de chacun -cf les écrits ou dits proposés et le synopsis de Christian Bontzolakis pour le spectacle « Mouvances ») avec, à chaque époque re-lectures du passé (Barcelo et les Dogons, Barcelo et le gothique Mallorquin, Barcelo et Picasso, Dali et Vinci, Dali et Don Quichotte, Dali et Millet...)

Une médiation d’autant plus efficace qu’elle est exigeante quant à la qualité culturelle (cf le groupe dont certains ont découvert le théâtre avec « L’enfant froid » mis en scène à Valence par Perton - après tout un travail sur Kiefer/Celan/Bachmann, les interrogations comparées d’intellectuels allemands après le nazisme...)

L’expertise aux aguets de l’artiste ne passe-t-elle pas par la création d’heuristiques à partir d’une interrogation constante de procédures utilisées, polies, lissées à la lumière des problèmes émergeant et des débuts de réponses esquissées par les uns ou les autres ? (cf Barcelo et son besoin pour les dire de mettre ses racines mallorquines à distance de son île... dans un lieu marqué par l’appropriation que s’en était faite Picasso et par le dur corps à corps avec la terre partagé et vécu avec Nadj en 2006).

La médiation requiert une approche informée, comme le montre si bien Yvon Lambert incluant un seul texte dans son "Miquel Barcelo", un texte d’Edouard Glissant " Dans cet archipel le monde "

"Je crois par ailleurs qu’une des constantes des grands artistes catalans est leur commune passion pour le sable, ses grenailles et ses limailles, par où ils s’en remettent à l’élémentaire du monde, et défient la morne éternité."


Bref, un débat à ouvrir et développer - ne serait-ce que pour réassurer vis-à-vis d’inquiétudes exprimées ? Peut-être...

Sans doute aussi et surtout, pour transformer un constat en volonté d’avancer, de front, vers la qualité de la création et celle des médiations...

Jacqueline Cimaz




Un débat engagé et approfondi...

Nous avons reçu diverses contributions ou recueilli des avis, notamment d’enseignants, d’où il ressort que :

-  chacun a évidemment le droit de s’exprimer, de montrer ce qu’il fait, de communiquer, ce qui n’a jamais été contesté par ceux qui se sont plaint du « nivellement » [1]

-   l’aide associative ou publique à l’expression individuelle est tout à fait concevable et souhaitable à condition qu’elle soit clairement située dans le cadre d’un travail de médiation qui l’intègre et la dépasse, que le statut de chaque œuvre soit clairement indiqué (professionnalisme - avec indications quant au parcours, à la formation, aux résidences, aux expositions de l’auteur... - ou travail amateur, individuel, avec aussi des références... ou encore, produit d’un travail individuel dans le cadre d’une formation suivie et clairement identifiée...)

-  il y a une responsabilité des organisateurs de monstrations vis-à-vis du public et, tout, spécialement vis-à-vis du jeune public, et donc des parents d’élèves.


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Un point très largement souligné et développé :

-  les arts plastiques et visuels font partie des contenus scolaires, sous des formes qui ont varié au cours de l’histoire, mais pour lesquelles de grandes constantes peuvent néanmoins être dégagées. Les enseignants ont fait de gros efforts de formation, et pas seulement dans les lycées spécialisés.

Un agrément validé par des commissions comportant des spécialistes et présidées par des inspecteurs de l’Education Nationale est requis pour les intervenants en milieu scolaire qui doivent être habilités. De plus, leur intervention doit s’inscrire dans un projet pédagogique finalisé dont objectifs et modalités d’évaluation doivent être clairs et pertinents. [2]

L’évolution de la qualité des travaux d’élèves de la maternelle au baccalauréat est d’ailleurs manifeste. Les CRDP et CDDP font souvent un travail remarquable en ce domaine, tout comme les IUFM.


En guise de synthèse : l’attitude citoyenne implique l’exigence de qualité et une responsabilité toute particulière à avoir vis-à-vis du jeune public, scolarisé, et des enseignants, ce qui exige un effort de choix, de présentation, de réflexion et surtout l’indication claire de la nature du travail et des démarches présentées...


Synthèse effectuée par Jacqueline Cimaz



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[1] C’est-à-dire du fait que la différence ne soit pas faite entre un travail d’artiste professionnel, formé, informé, consacrant souvent plus de 10h par jour à ses recherches, à la création... et un travail d’amateur, tout à fait louable, mais plutôt inscrit dans des activités de loisirs... Des positions à situer dans toute forme de communication, expositions comprises - ce qui peut être complexe (cf frontières entre artisanat d’art et arts)... Des remarques récurrentes à cet égard, émanant de sources diverses...

[2] Les « classes APAC » ou autres projets consistants voyaient justement l’examen et la validation de leur projet et choix d’intervenants... soumises à des commissions mixtes Education Nationale/DRAC...

Tout simplement un grand artiste


Ville-pays-île, Paris-Majorque et Mali, trois expositions en Avignon, au musée du petit palais- à la grande chapelle-au palais des Papes, deux éléments incontournables du peintre sculpteur céramiste Miquel Barcelo la terre et la mer et que sais-je encore pour un artiste d’exception.

Du corps à corps avec la matière au hasard qu’il s’approprie, à l’affût d’une forme, de l’idée surgie, Miquel Barcelo capture l’aléatoire et le travaille, puise le passé, l’associe et l’incruste à son oeuvre.

Sous l’influence de ses racines, il y ancre son art et le révèle.

Au pied des supports présentés, greffé dans les yeux du groupe des Rias, se tient la découverte et l’admiration, régulièrement époustouflées par la densité présente.


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La guide à notre disposition connaît son sujet sur le bout des doigts, comme une récitation délicieusement apprise rien que pour la musique de ses mots enroulée dans le vers déclamé. Elle nous raconte Barcelo, s’approche de sa vie pour que nous puissions intégrer et comprendre démarche et parcours de création.

Sa manière de peindre où la toile devient ciel, l’écoulement et la suspension de ses stalactites de couleur maîtrisées donnant l’impression que l’artiste abandonne son instinct créatif sur le support, cisèle l’évidence de grandes dispositions.

Barcelo tutoie la terre, la bouleverse, la définit.

Bien que d’un lieu à un autre, nous soyons écrasés par la chape de l’été, fondant à découvert sur le flot passant, le groupe balaye méthodiquement sa présence en assiégeant les trottoirs à l’ombre.


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A peine enfilé dans les murs, l’éblouissement et le même devant l’oeuvre de Miquel Barcelo. Jusqu’à la découverte des oeuvres gothiques, jamais sorties d’Espagne depuis le moyen âge et qui permettent de comprendre le langage et l’expression de l’artiste, étant un des points d’appui de sa création.

Sur la route du retour, nous traversons une réciprocité vécue par l’ensemble du groupe, laissant derrière elle la sensation d’une rencontre privilégiée.

Fatima Mana




Qu’ajouter à l’article de Fatima ?


La collection Lambert, une présentation pédagogique ; de l’inédit, où on aurait aimé retrouver cependant, une de ces belles toiles exposées à Nîmes, au Carré d’Art et à l’école des Beaux Arts, il y a bien une quinzaine d’années, ces blancs bleutés d’ombres ou pas... Les épaisseurs de la Fondation Maeght à Saint-Paul-de-Vence et d’ailleurs...

Le besoin d’une rétrospective ?


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Ce n’était pas l’objectif d’une exposition qui montrait le travail des années 2000. Les tomates catalanes, une Afrique se jouant des termites, la préhistoire montant en grottes et l’approche programmée du travail avec Nadj, à la fois explosion jubilatoire et exploration besogneuse...

Et puis ces livres comme clin d’oeil à Kieffer - ou culture partagée...

La terre, une approche préparée lors du travail avec Martine Diersé mais tout autre, nourrie de traditions catalanes ou majorquines... et africaines...

Bandiagara et la cosmogonie Dogon ; on aurait aimé trouvé "Dieu d’eau" [1] en librairie.


L’éléphant de neuf mètres - enfance et Afrique - et noir qui appelle l’ocre, si différent de la version plâtre intérieure.


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La très belle exposition du Palais des Papes - sculptures et "bas-reliefs" à la Barcelo. La prégnance d’une chèvre et d’un homme-singe, ces masques et la présence de la mer, ses grottes, ses transparence et ses vies... La poulpe, culture partagée avec Dali, mais autres usages...

Ces dialogues avec les gisants. [2]

La Majorque - ses origines revendiquées... Llull et le gothique majorquin... Racines, bestiaires du Moyen Age... Influences bysantines... Un fond culturel commun entre Catalogne et Baléares... Barcelo, Tapiès, Miro, Dali, Plensa, Gaudi [3], Brossa et le groupe de Granollers et tant d’autres et bien sûr le passage de Picasso...

Où la perspective n’est pas, où les enfants sont des adultes en réduction [4]


On nous avait parlé d’une visite présentée comme décevante par un critique. Ce n’est pas notre avis. Une visite très riche, mais dont il faut voir les trois volets, complémentaires, et qui s’enrichissent l’un l’autre... Nous y retournerons en septembre... Quant au travail de la jeune accompagnatrice ! C’est la première fois que nous rencontrions une telle maîtrise de son sujet par un ou une guide. [5]

Jacqueline Cimaz



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[1] de Marcel Griaule

[2] Où on peut évoquer la très belle exposition de Giovangigli organisée à Pont-Saint-Esprit par Alain Girard dans les années 80-90. Une approche totalement différente nourrie de gothique majorquin.

[3] Où la poulpe amène à une autre lecture de la Sagrada...

[4] "insuffiances" techniques ou interprétations prospectives, ou choix dans un monde non unifié, comme pour ces vierges à la jupe-montagne de la vallée de la Colca au Pérou ?

[5] Une thèse en préparation sur le travail de Barcelo ?



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Vernissage pour comprendre






Des visites commentées et dialoguées...

Une constante dans la soixantaine d’avis recueillis à ce jour :

-  le caractère exceptionnel et inattendu d’une exposition de cette envergure en milieu rural,

-  le fait que les œuvres exposées ne correspondaient pas à celles qui accompagnent l’image habituelle de Dali dans le grand public, mais montraient un travail en profondeur nourri de culture littéraire, scientifique et technique, et plastique ( le Surréalisme, Vinci, Rabelais, Goya, Millet...), un travail aussi, nourri d’échanges avec d’autres artistes, de personnalités du monde de l’Edition, des arts plastiques, du cinéma ou de la photo (Joseph Foret, Cocteau, Michaud, Tapiès, Lacroix, Averty...)


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Le public présent au vernissage a aussi évoqué le « Don Quichotte », « Ronsard », et bien sûr l’ « Apocalyse » ...

-  la diversité des œuvres exposées : pannel représentatif de plusieurs dimensions essentielles du travail de Dali, et de l’importance de ce travail - un « sacré dessinateur » - disait un visiteur, et ces interrogations récurrentes sur la mort, le progrès, la religion... Le résultat d’un choix longuement négocié avec Jordi Casals, collectionneur passionné et expert de Dali, qui nourrit ses choix de connaissances des correspondances (Dali-Forêt...), d’actes administratifs divers, de renseignements sur le vécu... Un choix qui repose aussi sur l’expérience, l’histoire et les intérêts des Rias (cf les visites des expositions Kiefer et Messager, les "30 ans d’Obsidiane" et les plombs de Maury, la récente résidence de Camboulive, le projet, pour la fin juillet, de la visite des expositions Barcelo en Avignon...)

-  la lisibilité de l’exposition des gravures et lithos aux photos - leur contemporanéité et le travail de mise en scène sous-jacent...


Trois interventions pour ce vernissage, puis de nombreux échanges

Les interventions :

-  Jacqueline Cimaz

Elle rappelle et explique le caractère "insolite" - souligné par les visiteurs, de cette exposition en milieu rural.

-  un malheureux concours de circonstances qui a rendu ces pièces momentanément disponibles pour nous,

-  l’intérêt du surréalisme qui a marqué l’art et la pensée du XXème siècle et ouvert une époque. [1]


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Un mouvement qui a aussi influencé les Rias, il suffit de lire les textes du spectacle du 29 mai pour s’en convaincre ! [2]

On pourrait également parler arts plastiques et tout simplement marque-pages avec les références à une certaine actualité, à Caroll ou aux émoticones, aux laçages... rappeler les visites aux expositions Kiefer et Annette Messager à Paris, Nam Goldin et "Nam Goldin et ses amis" en Arles 2009, et le projet pour fin juillet de visite des trois expositions Barcelo d’Avignon.


Elle revient sur certaines questions concernant

-  le nombre de tirages de certaines lithos en fin de vie de Dali - une affaire qui parait classée aujourd’hui, et n’enlève rien à la qualité de l’oeuvre...

-  l’engagement dans la publicité, opposée à l’art...

-  le côté "touche-à-tout" de Dali,

-  des questions sur ses engagements historiques...

et rappelle sa fidélité au catalan - sa langue, souligne combien, aujourd’hui, le "Design" a dépassé les frontières entre art et publicité, revient sur le détournement évoqué des "déchets", et termine en évoquant la récente résidence de Sébastien Camboulive pour montrer combien le recours à diverses techniques n’est plus perçu comme dispersion mais comme approche torsadée de même problématiques artistiques dans leur complexité.


Une conclusion qui souligne l’actualité de l’oeuvre de Dali et la nouvelle lecture qui s’en construit actuellement, avec une allusion à l’affiche du nouveau Centre d’Art Contemporain de Metz...

Et l’invitation à la sortie prévue, avec visite guidée, de l’exposition Barcelo, le 28 juillet, à Avignon. De Dali à Barcelo ?  [3]




-  Fatima Mana situait ensuite la collection et le travail de Jordi Casals.


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Jordi Casals, collectionneur depuis vingt-cinq ans, passionné de Dali, a réuni une collection très importante, riche et diverse - des gravures, lithos, photos aux courriers et autres documents - rassemblée au fil des ans au prix d’un travail considérable et de nombreux voyages, notamment à l’Hôtel Drouot. Une référence reconnue et une expertise à laquelle on fait souvent appel, à Monaco, en France ou ailleurs...

C’est Jordi Casals qui a mis en lumière l’oeuvre de Dali photographe et cinéaste.

Deux livres "Dali à Monte-Carlo" et "Dali fait son cinéma", témoignent de ces recherches et créations, tous comme ces "vins de Gala" do.

Fatima Mana décrit ensuite avec beaucoup de passion, le travail de création de cadres de Jordi Casals, lui-même artiste.

Ses cadres sculptés et peints, dont dix-sept sont actuellement présentés à la galerie Loumani de Valbonne-Sophia Antipolis, interrogent l’oeuvre et le "personnage" créé et assumé par Dali.

On pourrait aussi souligner à cet égard le parcours exigeant de création de Jordi Casals, la manière dont il cherche à appréhender un personnage qui a lui-même travaillé sur le Don Quichotte. Un petit livre numérique à plusieurs voix, entre catalogue et livre d’artiste, modeste, est d’ailleurs en cours de réalisation.


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Du cadre présenté en 2009 dans le catalogue de Drouot aux dix-sept cadres exposés à Valbonne, beaucoup d’imagination, de réflexion construisent l’interprétation...




-  Le personnage ? A ce sujet, Nicole Bertholon parlait de son Mémoire de licence de Sciences de l’Education sur la paranoïa revendiquée de Dali...

"Il y a quelques années, ayant repris mes études en Sciences de l’Education, j’ai été conduite à travailler sur Salvador Dali, en binôme avec une autre étudiante - Catherine Beaumier- dans le cadre d’une UV d’Enseignement Spécialisé.

Cette étude portait sur la place de la paranoïa dans la vie et l’oeuvre de Dali.

J’avais, dans les années 80, eu l’occasion de visiter le Musée Dali à Figueras, avec mes enfants, et j’avais été subjuguée par la variété et la quantité de ses productions artistiques, par la somme d’inventivité et de travail que cela révélait, par l’enthousiasme et l’adhésion du regard sans a priori des enfants, oscillant entre "fou" et "génial".

C’est donc avec un intérêt ravivé que j’ai opté pour ce travail de recherche qui reste très modeste, cadré par les exigences universitaires.

Nous avons beaucoup lu et utilisé des textes remarquables écrits à propos de Dali, pour arriver à une conclusion aussi interrogative qu’admirative."


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Nicole Bertholon a ensuite lu cette conclusion (cf document joint)


En évoquant Jouffroy qui, dans son travail sur Van Gogh, a montré que c’est dans les phases où il était bien qu’il créait et non dans les phases où il était mal, d’où l’idée répandue que le travail de création, en retour, permet d’endiguer la maladie, nous retiendrons la conclusion de cette conclusion de Nicole :

" Dali est parti à la conquête du monde...

tel un Don Quichotte luttant contre les forces obscures de l’informe et du nihilisme."

Une oeuvre à voir ; la chance de l’avoir à portée, encore pour quelques jours, comme le soulignait Sylvette Béraud-Williams dans le livre d’or...


Jacqueline Cimaz


La parole à l’artiste collectionneur



SALVADOR DALI MONACO 2008 JORDI CASALS COLLECTION par SALVADOR_DALI_PICTURAL



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[1] cf la très belle exposition organisée il y a qualques années au Centre d’art contemporain de Saint-Etienne avec Ernst, Magritte, Breton, Tanguy, Delvaux... mais aussi Brauner, Bellmer et tant d’autres

[2] (JPG) « Ne pas se diluer dans l’eau qui frisèle en surface. » dit Nicole Bertholon. Fanny Juston, avançant vers le public, stoppe, s’arrache un cheveu puis le manipule : "Barbotine/Barbo/ Colle/ Terre/ L’eau/ Trempette/ Patouille/ Citrouille..." ( Elle brise le cheveu.) Ouille ! Simone Foray : "L’eau s’envole et grimpe vers le ciel en bulles irisées. La bulle explose, les gouttelettes d’eau tombent... Les lavandières font mousser le savon en lavant le linge... Les bulles suivent le cours de la rivière... ". Marie-Louise de Chalendar "Et la turbine, ça turbine quand il y a de l’eau !... Ça turbine même les corps humains !", Bernard de Chalendar  :"Le lac suinte et conserve dans les ruisseaux l’eau et les écrevisses... Elles tombent dans le lac, et le lac suinte."

Fatima Mana : "Exilé le long du fleuve, le mot compte ses lettres. Il les appelle, il les épelle, il les épie. Un bouillard dense avance, s’étend : mouvance. M, O, U, V, A, N, C, E... ". Marie-Claude Gaillard : "C’est le sel qui fait le coquillage.". Christophe Gaillard : "La boule d’argile, c’est un oursin !". Mendy Deloche : "...Je fais des conserves de larmes... Je les congèle... Quand j’en ai beaucoup, je mets du sirop de myrtille... Et après je le bois, ce sirop ! Après, j’imagine que je pleure... Et les larmes sont du sirop de myrtille ! Régine Froment : Les sanglots longs d’un accord qu’on accorde, soufflés par le soufflet de l’accordéon s’envolent dans l’air respiré et retombent en fines gouttelettes pour se laisser emprisonner. Jacqueline Cimaz : "Ange de Bauduc/Poissons secs chinois/Jabberwacky/Jabberwacky Magny/Izou/Izou chiens de garde de Ré". Geneviève Greco : "Ah,vous dirai-je, Madame, ce qui cause mon tourment ?... La naissance du ruisseau, son voyage et son eau qui alimente le lavoir...". Paulette Vignal : "Quand l’arc-en-ciel vous tombe dedans - de l’eau à l’eau !". Tous écrits sous la houlette de Christian Bontzolakis, dont on retiendra, dans "Mandibules" :"Toujours visiter les cuisines. La robe de chambre de Trotsky. Kiss me, de Van Dongen...Dubuffet...Soutine...De qui, bon Dieu ? ...L’oeil de mouton, l’occlusion intestinale, le toubib, le Samu, la citerne, la rédemption. C’est passé à un poil...[...]... Mais j’ai pas dit mon dernier mot. Je mange encore. J’ai faim. J’étouffe. Faut pas désespérer. Faut manger. Faut qu’ça tombe. Enchiladas... burritos...ice-cream...T-bone-steak...onion...sweet...cofee... Chut...vous entendez les mouches ?"

[3] sans passage aucun par la cosmogonie Dogon (une affaire à suivre)



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Le texte lu par Nicole Bertholon

A l’ouvert d’une grande exposition.


ou le "carnet de bord" de Fatima Mana


Lundi :

A peine ouverte que déjà les premiers visiteurs de l’exposition Dali pénètrent dans le lieu. Pourtant l’évidence soudaine déboule sous nos yeux comme un constat de toute urgence à palier.

Aucune signalétique en vue à vu aux abords du temple pour arrêter l’intérêt du passant, si ce n’est l’édifice porteur de sa propre histoire.

Et voilà que la réflexion part dans tous les sens pour trouver une solution. Et c’est ainsi que du creusement d’idée, émerge un drapé végétal. Il suffisait d’un arbre pour accrocher le procéder, enrobé d’un clin d’oeil à Christo.

Omniprésente l’articulation incluant l’implication et le champ libre à la part inventive palliant aux moyens limités.

Désormais, si votre regard est happé par une signalétique peu conventionnelle, mais équivalente quant à son résultat, au support annonceur digne de ce nom, arrêtez-vous, Dali est bien là !


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Une belle photo de Fatima Mana


Mardi :

Est-ce le temps qui prend ses marques ou les visiteurs, intrusant dès la porte du temple ouverte, leurs pas, suivis de près par l’envie de voir de plus près quelles oeuvres sont offertes à l’oeil nu ?


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Le plus dur cependant ne fut pas la peinture, mais la lutte courageuse de Fatima Mana contre un vent réfractaire à tout emballage de l’arbre. Une entreprise difficile née de suggestions encore plus téméraires de Christian Prost !


Peu importe, promptes à être dévoilées, confrontées, décomposées à la lenteur du regard passager, les supports impriment des arrêts sans but précis ou à hauteur du sens rencontré. Les murs arpentés au rythme de la curiosité réveillée sont alimentés par des commentaires traduisant l’impression traversée.


Mercredi :

Sous le ciel ardéchois Dali fait sa place, couvrant régulièrement sa présence d’étonnement. En suspend, parfois le scepticisme provoque l’envie d’aller voir de plus près la réalité proposée.

Constellés de supports dalinien, les visiteurs longent lentement les murs de surprise et tombent en arrêt à l’ouvert d’une intensité révélée en pleine lumière. A la sortie, les présences abandonnent derrière elles parfois, une autre façon d’aborder l’oeuvre de Dali.


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Découvertes attentives...


Jeudi :

Crépitait ce jour là, la présence de connaisseurs, traversant délicieusement les flaques de fraîcheur gardées jalousement à l’intérieur du temple par des portes séculaires.

A jour de leur curiosité, ils tiennent par les yeux, suffisamment de plaisir et d’impatience à découvrir, même impalpables pour les accompagner.

Ils déplient le silence abandonné à la nonchalance, envahis soudain par l’insurrection de l’intérêt réveillé. Scruter au millimètre près l’objet pour savoir si la litho est gravure ou l’inverse, introduit la notion d’expertise et oeuvre la parole échangée.


Vendredi


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Regarder, réfléchir, écouter, parler, re-regarder...

Le vernissage d’un moment rare

En débutant l’exposition Dali, Les Rias ont sciemment installé son vernissage le vendredi, au centre du temps dédié au surréalisme, offrant un espace propice au monde afin qu’il vienne puiser plus aisément des yeux l’exception offerte.

Une vingtaine de personnes écoutent l’atypisme créatif dalinien exposé par Jacqueline Cimaz dans son laïus de bienvenue, traversant le parcours d’un génie si connu que la plupart des présents le découvrent, rivés à l’étonnement. Pour exemple, Dali cinéaste et photographe, révélés par Jordi Casals, collectionneur et expert reconnu de Dali.

S’il est une constance au Rias, c’est bien celle de cheminer concomitamment avec l’action proposée, de la développer et de l’étayer au gré des circonstances rencontrées.

Nicole Bertholon en est une parfaite démonstration avec son mémoire sur Dali, présenté il y a quelques années dans le cadre de ses études et que nous ignorions à ce jour.

Nicole nous livre une part de cet inattendu, nous permettant de mesurer au passage la dimension participative spécifique à l’association.

Le pot de l’amitié installe la parole autour du lieu et répand l’échange tranquille.

L’exposition Dali, ouverte jusqu’au 23 juillet invite à la simple curiosité ou à celle du connaisseur pour étoffer la présence délimitée d’une rareté dans notre pays.


Samedi


Se dégage dès l’entrée une appropriation d’emblée différente au premier contact de l’oeuvre.

A dominante immobile pour les uns, ils regardent aimantés le premier support, enfilent cérémonieusement leurs lunettes et pistent le détail à la recherche du trait, de la couleur, de la forme avec l’évidence d’être en pays dalinien.


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Un rythme soutenu de visites.


D’autres viennent pour voir, comme l’on se plante devant un paysage, arraisonnant sa totalité d’un seul coup d’oeil avant d’emprunter le premier sentier gisant à leurs pieds. Ils appréhendent l’exposition dans son ensemble, l’engloutissent des yeux comme s’ils n’avaient pas de temps à perdre, cherchent un rythme pour attaquer sa déclivité et rejoindre son sommet.

Puis il y a ceux qui entrent délibérément à contre-sens, remontent les allées du temple en possession du temps pour découvrir. Coulent de leurs yeux une attente par laquelle passe une grande disposition d’écoute pour tenter de comprendre ce qui leur est offert.

Le surréalisme devient alors un champ que l’on fauche à l’impression. Il se traverse à la façon d’un univers jusque là inconnu mais qui dès la sortie, abandonne derrière lui des fragments visibles où tournoie la satisfaction d’avoir appris quelque chose.


Dimanche


Ce dimanche pris totalement dans le soleil rutilait d’été, le temple ouvert attendait les premiers visiteurs, en marge du temps, un temps attaché à l’idée de le diluer à sa guise sous la quiétude d’un jour vacant. Par vagues sporadiques, le monde arrive avec son monde, prêt à constater dès l’entrée, au premier regard jeté, la présence dalinienne. Impliquer l’oeil, fouiller à mieux la voir, imprimer l’attention dans les bourrasques créatives du génie surréaliste, suspendues dans un ordre de présentation approprié à chaque support pour que la lecture se noue plus aisément au confronté visité.


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Observation, lecture, débat... Un public averti.


Coule sur l’après-midi un va-et-vient cosmopolite. Contre la lumière estivale voyage la parole. Et pendant que la vie déambule, nous rencontrons des histoires, des anecdotes livrées à la connaissance, pétries à l’entendu, au su étudié. Dans le creux de l’échange, le précurseur du design, de la publicité et que sais-je encore, est parfois si présent que tombe une éclaircie de silence construisant un nouveau regard autour de l’oeuvre.

Au sortir de ce dimanche qui a joué les prolongations tant le monde venu en nombre était passionné, le constat qu’il fut un beau succès nous a traversées.

Fait de paroles éparses ou concentrées, sur le sujet, s’ébauche la sensation que la distance avec l’impossible s’est effacée devant le possible.


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Souvent, les prolongations... En profiter il n reste plus que quatre jours...


Lundi


D’entrée confrontés aux regards, soumis à la critique de passage ; statiques, gisants, accrochés au fil d’un alignement visuel, juxtaposés, espacés, greffés aux murs chargés d’histoire, les tableaux parlent d’eux-mêmes et deviennent force d’attraction.

Se dégage du face à face visiteur/support, scruté, détaillé, caressé, passant par le passage marqué de l’arrêt sur toile, une succession d’impressions qui s’éparpillent confusément autour d’elle.

Un petit groupe toulonnais fait irruption à l’exposition, précédé d’un certain attrait pour Dali. Venus se baigner au pays dans le but d’un retour aux sources généalogiques ; via le site, l’info a circulé jusqu’à l’envie de matérialiser leur villégiature par une étape au temple des Baraques et une rencontre surréaliste.

Et voilà que l’intérêt réveillé par la qualité des pièces exposées, libère la nécessité de parler. Retrouver ses racines n’est plus exclusivité quoi qu’entre deux informations se glanent quelques noms.

Et puis la rencontre de hasard se met à voyager au gré des voyages effectués. On s’essuie les yeux aux souvenirs. Dans l’ambiant dalinien, une conversation roule tranquille et s’adosse à la lumière de l’après-midi.


Mardi 20

A peine entré, le visiteur marque un arrêt prononcé. Dans ses yeux éblouis par la lumière extérieure, subsiste l’aveuglement éphémère du contraste.

Incrustée sur les murs, la fraîcheur ambiante le saisit comme la vue d’ensemble qu’il balaye lentement des yeux avant de s’attaquer à l’ordre installé.

Parmi le monde, un auteur est venu rencontrer l’édition « Les Rias » dans l’éventualité d’une publication ; mais tombé sur la présence dalinienne, fauché par l’envie irrépressible de l’approcher de plus près, curiosité dans le regard, il défait l’intention première, bifurque d’autorité vers le premier support à sa portée et plante son admiration sur la collection.

Un va-et-vient léger traverse l’après-midi, accroché aux fenêtres du temple, le ciel inondé de bleu tente d’y pénétrer.


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Mercredi 21

De l’autre côté du mur d’en face, l’ombre joue avec ses reflets avant de se jeter sur les supports alignés.

Des détails émergent délicatement de l’œuvre abordée, pour peu que l’on prenne avec soi le temps de l’observer. La procédure est simple :
-  plonger dans l’œuvre en partant du bord, du centre ou de sa totalité
-  s’absenter du monde
-  faire du support un site à visiter
-  le cribler des yeux
-  tenter de comprendre le cheminement de l’artiste
-  se promener sur l’évidence de son talent.

Chacun prend avec lui les éléments dont il dispose, façonnés parfois à l’idée reçue, déambule dans l’inconnu, évolue ou la conforte, trouve ou découvre.

Ce jour là, nord et sud ont arpenté l’exposition, prenant la mesure de la qualité proposée. Le flegme légendaire anglais a même été gagné par le tourbillon de l’étonnement.


Jeudi 22

Que de monde ce jour, avant-dernier de l’exposition Dali !

Etait-ce dû au déluge momentané, poussant les décombres d’un ciel déchiré le monde vers l’expo, ou le temps si vite passé, abolissant subitement la notion d’avoir encore du temps en si peu de temps ?

Fouiller le bref délai et venir goutter des yeux la rareté proposée, telle fut l’impression laissée dans cet après-midi traversée.

Nombreux les passages se frayant du temps dans le dévoilement de l’oeuvre de Dali. A la main, l’évidence de l’exception.

De ceux du pays, de presque du pays avec leur maison secondaire accrochée à la terre, ceux en villégiature à Boffres, qui absorbés par nos chemins de traverse, avalent les tournants en espérant une proche arrivée, tous pénètrent dans le temple, fuyant le dehors avec l’impression qu’à l’extérieur, le tumulte orageux bat son plein de trop plein.

L’abri du temple sème une douce quiétude, absorbant les conversations installées sur les bancs. Quelque chose de tranquille se répand.


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Vendredi 23

La clôture d’une action est l’occasion de faire un bilan qui remonte rétrospectivement le premier jour jusqu’au dernier.

En ce qui concerne l’exposition Dali au temple des Baraques, le succès fut de la partie. Pas moins de 200 visiteurs en quelques jours, de quoi faire pâlir d’envie certains lieux citadins dotés de moyens colossalement plus importants.

Nombre de venues nous font observer le temps trop court. A peine le temps de réaliser l’exceptionnelle présence dalinienne, qu’ils accrochent sur le dernier jour l’urgence de voir les œuvres de l’artiste et travaillent le regret de ne pouvoir amener l’ami ou le parent « fou de Dali », l’éphémérité de l’exposition entraînant la sensation de s’être à peine installée.

Sans fracas, la dimension rare proposée par l’association « Les Rias » laisse quelques traces admiratives dans les commentaires abandonnés par les visiteurs, pour avoir osé proposer dans un espace commun une rencontre hors du temps. 

Hier encore, l’étonnement gravissait les visages à portée du monde surréaliste. Confinés dans l’inaccessibilité, une opportunité et la passion d’un collectionneur galériste Jordi Casals a permis l’impossible, comblant la distance et nous offrant l’occasion d’une rencontre exceptionnelle.





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Y venir vite...


BRAVO L’EXPO EST GENIALE ! ET LE CADRE DU TEMPLE S’Y PRETE A MERVEILLE.

Jordi Casals (d’après photos agrandies sur écran)


Une installation au visuel du faire ensemble.



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Il y a certainement des mises en place pour une exposition aussi exceptionnelle -un savoir-faire, plus professionnel- mais à y regarder d’un peu plus près, je doute qu’elles habitent le lieu d’un faire-ensemble aussi harmonieux.

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Habiter provisoirement un espace aussi riche, se l’approprier avec, pour les uns, une approche familière de l’art, pour les autres la volonté d’aider, et voilà que s’orpaillent les murs/support du lieu, traçant un itinéraire travaillé à la bonne volonté et la concertation permanente.

Voir sous nos yeux l’œuvre dalinienne, prendre, à même l’espace, possession du temple, y créer un territoire éphémère et l’inonder d’une autre densité, renvoie au premier coup d’œil, même néophyte, l’évidence que l’endroit s’est prêté à l’intrusion du maître surréaliste.

Lentement, dimensionnement, espacement, alignement par le haut - le bas contraint à l’irrégularité de tailles insoumises est occulté ; la progression, au millimètre près, évolue sous le fil à plomb improvisé, d’une efficacité redoutable, cousue à la simple envie d’offrir au contenu rare, un environnement accessible aux yeux visiteurs.

Du 12 au 23 juillet, le surréalisme flottera à l’oblique de la curiosité.

Il n’y aura qu’à rentrer du dehors pour y passer les yeux dessus.

Fatima Mana


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De la cohérence à l’accrochage à la cohérence

Voir les pièces, les regarder, en connaître, mais les situer dans un environnement où certaines ne sont plus connues...

Choisir un fil conducteur qui n’émerge qu’à la fin, appui pris sur savoir-faire et savoirs de Jordi Casals, notre familiarité avec certaines œuvres, cette volonté pédagogique des Rias de conjuguer toujours qualité et médiation inter-culturelle et inter-générationnelle, de situer dans contexte et histoire.


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Le contexte ?

Interne aux œuvres avec lithos, gravures et mixtes d’une part, affiches aussi, et de l’autre, les photos, diverses, qui font émerger les situations - rencontres artistiques, liens avec le monde du cinéma, de l’édition, lieux...

Externe avec la juste présence du catalogue "La subversion des images" du centre Pompidou, visite commentable de sommaire et photos...

L’histoire ?

Elle émerge de ce même catalogue, d’absences relevées - contradictoires avec l’affirmation constante et de fait de la langue si longtemps interdite, ce Catalan relativement proche de notre Occitan - d’anticipations controversées du côté de la publicité auxquelles le design d’aujourd’hui donne rétrospectivement sens...

Dorures d’une jacquette, silhouette grande, découpée - personnage pub, réponse aux gardiens de l’art d’un temps ? Se montrer pour mieux se cacher ? Contradictions d’une époque dure et rude ?


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Une exposition aérée qui permet d’éviter le simplisme et d’enrichir la réflexion sur une oeuvre, une époque, un monde complexes... et montre que la création apporte toujours de l’inédit - réponses ou questions ou les deux.

Une très belle exposition, par son contenu, et par un lieu qui, en lui-même, incite à dépasser toute approche superficielle de l’œuvre...

A voir et revoir, deux, trois, quatre, cinq, six, sept fois ou plus...

C’est pour cela, [1] que nous n’avons pas mis le vernissage en début d’ouverture de l’exposition.

Une inépuisable visite... [2]

Jacqueline Cimaz



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[1] et aussi bien sûr parce que Vendredi est jour propice

[2] Et une visite qui préparera celles des expositions Barcelo en Avignon, fin juillet...



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Une exposition exceptionnelle


Avec la présentation de pièces dont l’exposition est une première en Ardèche.

L’opportunité offerte par un malheureux concours de circonstances d’un apport culturel inédit. Un prêt pour lequel nous remercions Jordi Casals et les quelques autres collectionneurs privés qui nous ont prêté des œuvres.

Une qualité qui tranche avec ce qui est souvent montré, et une diversité intéressante.

Des lithos : un aperçu de ce que peut être la très belle série « Mémoires du Surréalisme » dont nous avions découvert un certain nombre d’œuvres lors d’une exposition organisée par Jordi Casals à Menton....

La litho : « inventée par Aloys Senefelder en 1796 en Allemagne, la lithographie (du grec lithos, pierre et graphein, écrire) est une technique d’impression à plat qui permet la création et la reproduction à de multiples exemplaires d’un tracé exécuté à l’encre ou au crayon sur une pierre calcaire. » d’après Wikipedia

Des gravures, comme la série des Goya. « Dans le domaine artistique, le terme gravure est un mot ambigu qui désigne : une technique, le fait de « graver », c’est-à-dire creuser ou inciser un matériau ; par extension la gravure désigne aussi un ensemble de techniques utilisées en art ou en reprographie, ne nécessitant pas toujours de graver le matériau. Enfin « une gravure » peut être aussi l’œuvre finale obtenue par l’utilisation de l’une des techniques de gravure. Cette œuvre sera le matériau gravé lui-même ou bien encore une transposition d’après celui-ci. Par abus de langage on confond souvent gravure et estampe, la dénomination d’estampe ou tirage étant réservée à « l’image imprimée ou dessinée sur un support quelconque »1, écrit Wikipedia

Une autre technique très bien décrite, dans de multiples variantes, sur le site de la galerie Laurencin de Lyon

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Le plus souvent, Dali a mêlé les techniques, utilisant souvent la gravure pour le trait noir et la litho pour les couleurs. Il a aussi utilisé des matériaux les plus divers pour la litho, allant jusqu’à imbiber la pierre avec des morceaux de poulpe écrasés...

D’autres fois c’est selon la partie du tableau qu’il a utilisé une technique ou une autre comme on pourra le voir avec la cuiller molle (gravure) à côté des éléphants (litho) d’une des pièces de la collection des « Diners de Gala » [1].

Il y a aussi des photos -originales (vintages) ou non où on voit Dali et Tapiès, Dali et Mathieu... Des tirages de Lacroix ou Averty... des photos de Dali photographe et Dali cinéaste [2]

Dali photographe et Dali cinéaste, des dimensions d’un artiste qui a interrogé l’image sous toutes ses formes (y compris par ces circuits imprimés sur sarcophage qu’on peut voir à la fondation de Figueras, el « Teatre-Museu Dalí de Figueres » ).

Dali photographe et Dali cinéaste, des dimensions du travail de Dali que Jordi Casals a contribué à faire connaître ces dernières années.

Ses livres seront d’ailleurs présents à l’exposition.  [3]

Par ailleurs, par delà la connaissance de la Catalogne, et de son histoire, le catalogue de l’exposition « La subversion des images - Surréalisme, Photographie, film,  » publié par le Centre Pompidou, nous permettra aussi de chercher des réponses à d’éventuelles questions sur le contexte du travail de Dali...

Enfin, nous recommanderons à chacun d’aller à Figueras [4]


Jacqueline Cimaz



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[1] Gala, l’épouse de Dali qui fut la première femme de Paul Eluard

[2] référencées dans les livres...

[3] En l’absence de Jordi Casals, retenu pour des raisons de santé, nous tenterons de renseigner au mieux le public. La possibilité existera aussi, pour des questions plus pointues de le joindre directement par téléphone...

[4] et de pousser jusqu’à Barcelone et la fondation Tapiès, la Caixa, le Musée d’art contemporain, la fondation Miro... - et plus près d’aller voir un autre artiste catalan, plus jeune, Barcelo, exposé cet été en trois lieux en Avignon... (sortie associative co-voiturée en cours de préparation, vraisemblablement pour la fin juillet)



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L’exposition Dali aux Temple des Baraques


du 12 au 23 juillet...

Lithos, gravures, photographies -de belles oeuvres diverses- souvent peu connues du public.

Des livres aussi, ceux de Jordi Casals, présentant Dali à Monte-Carlo, Dali photographe ou Dali cinéaste...

Un de ces cadres de Jordi Casals aussi qui interrogent sur le statut de l’oeuvre d’art...

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La lente découverte à faire de l’artiste, caché derrière son personnage, sa notoriété, du chercheur -entre œuf qui devient... circuits imprimés sur sarcophage ... voiture sur obélisque...

Expérimentations, travail minutieux de livres...

Dessin, peinture, qualité des gravures et une utilisation inédite à l’époque de la photo et des mises en scène, pour investir la production, subvertir les valeurs, démonter, reconstruire...

La découverte concomitante et la construction par Jordi Casals de Dali monégasque et Dali cinéaste...

Ces mises en scène dont la découverte facilite pour le visiteur la compréhension de ce fonctionnement d’un « spectacle » pour appréhender et créer en restant caché, et dérouter d’autant plus...


L’exposition sera ouverte chaque jour de 14h30 à 17h, sauf le 14 juillet, du 11 au 23 juillet. Elle peut aussi être ouverte exceptionnellement, sur rendez-vous... [1]

Jacqueline Cimaz

NB. Une autre partie de la collection DALI de Jordi Casals, et une quinzaine de ses cadres d’art sont actuellement exposés à la galerie Ada Loumani de Valbonne (06), et ce jusqu’au 5 septembre.





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[1] s’adresser à lesrias.association@orange.fr ou au 0475844725

Dali chez nous.


Est-ce que partir suffit pour retrouver la chaleur et ses clichés dans la vivacité insoumise de l’été, hé bien oui !

A force de travailler la distance, nous atteignons la copie conforme de la saison tant attendue aux environs de Cannes. C’est un monde dans le monde, cerné par un élément incontournable, le beau temps.

Destination où nous attend Jordi Casals, artiste collectionneur dalinien à la galerie...

Dès que nous y pénétrons, impalpable et pourtant omniprésent, le soleil s’étend sur les murs jalonnés de lithographies, de photographies et gravures. L’astre cisèle la transparence, traverse et tapisse de reflets insaisissables l’exposition.

Prendre possession du lieu, c’est d’abord balayer en tous sens les sujets exposés avant de les détailler des yeux, en taillant le silence qui les entoure à la mesure de l’intensité rencontrée.

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Jordi Casals rentre dans l’épaisseur de la parole pour nous raconter son regard passionné sur Dali. Il s’empare de l’éternité surréaliste et y ajoute ses propres couleurs..

L’artiste, dans la bourrasque de l’indicible créait des cadres renversant le simple cadre pour étaler son travail sur une limite aléatoire.

Imprégnées de l’atmosphère dalinienne, nous avons de quoi entretenir l’idée qu’il se passe des choses étonnantes dans la ruralité ardéchoise, régulièrement apparentée à l’image qu’ont certains d’une réserve d’indiens.

Fatima Mana





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L’oeuvre jardinée de Martine Diersé - et son environnement



Yeux balayant le paysage somptueux des cimes ardèchoises, Mezhilhac nous offre généreusement un 2° au milieu d’une opacité brouillardesque avant de redescendre dans la vallée.

Tout près du château de Fabras, nous croisons Martine Diersé. Fiché dans son regard, l’étonnement que ceux d’en haut soient déjà arrivés en pays ami, à heure inattendue, tant leur réputation de ne débarquer qu’après avoir épuisé les routes alentours de leur présence en tout sens l’imprègne. Mais c’était sans compter sur Régine, voiture balai d’un temps, qui auparavant s’était appropriée tous les hiéroglyphes de l’IGN. Martine nous remet la clef de son royaume où nous pénétrons à la suite de Fanny, détentrice du sésame séculier.

Le maître du château quant à lui, introuvable un instant, sort toute la chaleur du revoir pour nous accueillir. A sa suite, nous nous enfilons dans l’escalier à vis où des empreintes de pas travaillées au temps, psalmodient le passé, et rejoignons les appartements privés.

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Etalée sur la table, une averse sucrée de gentillesse nous attend entre viennoiseries et café. Fanny et Mendy se piquent les yeux, émerveillées de tout l’espace à bâtir des histoires d’oubliettes oubliées, découvertes par leur témérité.

Christian Bonzolakis nous propose de partir à la rencontre de Colette Bonzo, sa mère, peintre expressionniste. D’une douce allure, les reflets de sa vie traversent la quiétude de l’air, et les souvenirs emmêlés de l’endroit rasent parfois l’émotion de l’histoire dans l’histoire. Christian arrête les instants, y fiche les couleurs travaillées par le peintre, déroule sur le groupe sa gentillesse pour les lui faire partager.

Fanny et Mendy, fascinées par le lieu, détalent dans le dédale du château, étalent leur curiosité au pas de l’enfance et nous font découvrir des lieux inconnus.

Le déjeuner pique-nique dans l’une des salles du château, s’attable d’une conversation brochée au privilège où se coud la convivialité sur des reliefs de lumière.

Les Pourchaires de Jaujac des Rias nous rejoignent pour le café. Puis c’est la visite des jardins de Martine Diersé. En contre-bas des siècles, les sculptures en céramique travaillent le temps des saisons dans une foison végétale, étudiée au pétale près. Au gré de son inspiration, l’artiste entrecroise ses installations. Rencontre parfois surprenante d’une sculpture et de son expression à taille humaine. Au jardin des roses , un bouillonnement d’odeurs, de couleurs répand l’état d’une beauté évidente. En s’approchant d’un peu plus près, le visiteur peut même imaginer l’hésitation du végétal avant de s’emparer de l’installation et de l’intégrer dans le paysage.

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Au goûter, la petite esplanade du château respire l’amitié. Fanny et Mendy ont traversé en tout sens ce temps particulier. Entre-chat, chats bottés, chats royaux. Nous prenons congé de nos hôtes et partons sur Jaujac, découvrir de nouvelles installations du sentier d’art. En cours de route, nous remontons les années à l’envers où nous l’avions découvert Premier jalon, riche et somptueux, impulseur du nôtre.

Là l’herbe folle chardonne certaines oeuvres qui croulent sous l’abandon manifeste de la sauvagine, rendant difficile la lecture d’un sentier au milieu d’une jachère naissante.

A l’heure où le soir tombe de fatigue, nous rentrons.

Fatima Mana


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Un temps important


L’affiche réajustée après validation nationale du versant "A vous de lire" regroupant le spectacle théâtral et le travail thématique réalisé avec les livres numériques.

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et l’invitation initiale


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Une intense émotion quand le travail prend forme et s’expose, toujours différent du prévu.

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Un travail d’équipe et des faires qui marquent. Nouvelle étape après le Carrefour des Résistances...

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Et déjà se profile Résonnances


Didier Michel est venu ce 28 avril pour bien visualiser les lieux définitifs d’implantation de "Mouvances" [1]et des orgues de terre, feu et air [2]...

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A partir de là où situer ces signes colorés qui par delà collines et distances, sémaphores-sourciers, feront vibrer l’écho ?

Deux lieux repérés, ouverts aux grands espaces.



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[1] installée

[2] partiellement installées



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Installations en cours


Enigmatique stèle discrètement marine en source de Dunière, c’est fait !

-  Et c’est exactement ce qu’il fallait en ce lieu.

A découvrir le 29 mai.


Orgues de terre, de feu et d’air à Combier.

En place, six socles en céramique émergeant d’un monticule, fers en l’air, emmaillotés de plastique... Là aussi le travail de mise en place de Martine Diersé avec l’aide spécialisée de Michel Fayard, dans un cadre grandiose.

Quelques visites discrètes, peu de questions. C’est évident...

Beaucoup de passage sur la petite route.

Et puis la visite en fin de journée, de Cathy Charvoz, chargée de mission Culture et Petite Enfance au CDRA ValDAC, accompagnée de Michel Cimaz, maire, et ravie d’assister à un moment de mise en place de l’installation.

Mais peu de vent, et la Traverse.

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Restent à mettre trois ocarinas et trois orgues éoliennes [1].

Et comme celles-ci ne tourneront pas, elles devront être installées un jour de vrai et grand vent du nord pour que les fentes soient bien tengentes au vent.

Si elles le sont au vent du nord, elles le seront au vent du sud...

Impatience et angoisse montantes en attendant l’écoute.

Car pour l’aspect, on sait déjà qu’elles sont belles et que l’ensemble, là-haut, devrait être magnifique.

A découvrir un 29 mai, un jour pour lequel nous espérons un grand mistral...

Jacqueline Cimaz



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[1] ou quatre si la puissance du son le nécessite _


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Diersé s’installe


Martine Diersé est venue ce jeudi pour apporter de nouveaux coquillages et les pièces des orgues, la stèle étant déjà ici.

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Elle voulait également rencontrer Michel Fayard, employé communal, qui l’attendait avec impatience.

Après rangement des pièces, visite à la source de la Dunière pour préciser l’endroit d’implantation, puis à Combier où les vieux orgues se faisaient encore entendre et où les nouveaux, installation artistique, allaient bientôt prendre place un peu plus loin...

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Michel Cimaz, maire, était présent et apportait des nouvelles inédites, sur lesquelles nous reviendrons, concernant la source de la Dunière.

Martine Diersé sera présente ces lundi 19 et mercredi 21 pour l’installation. Tous ceux qui veulent sont invités à venir voir, aux Mottes et à Combier.

Jacqueline Cimaz





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Coquillages et marque-pages


en devoirs de vacances...

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Ou le pouvoir des coquillages émaillés...





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Et d’autres projets pour un sentier...


Rappels et projections en guise de préambule


Il s’agissait d’accompagner Didier Michel pour lui faire découvrir ce sentier d’art auquel son oeuvre instaurant l’écho va donner consistance et identité.

Notre troisième projet arts plastiques :

-  le 1er "Résistances" ayant abouti à la mise en place du "Carrefour des Résistances" de Régine Raphoz,

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Carrefour des Résistances. Le pouvoir des cairns.


-  le second "Mouvances" avec l’oeuvre du même nom de Martine Diersé qui sera installée à la source de la Dunière en avril, et sa re-création des orgues éoliennes associant son et arts plastiques qui devrait aussi être terminée en avril.

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Couleurs vives de printemps et blancheur de la neige. Gaieté inhabituelle à la source de la Dunière.

-  le troisième "Résonnances" pour lequel Didier- Michel interroge les échos, entre sémaphore et baguette de sourcier. Un projet dont ce premier volet au moins devrait être présenté cet été au public et qui aura un second volet, vidéo, et un troisième volet, photo, avec la résidence de Sébastien Camboulive.

-  un quatrième projet se profile pour 2011, artistique et numérique, vraisemblablement transmedia. Un partenariat de grande qualité en gestation, avec les Beaux-Arts de Valence... Bientôt, un peu plus d’éléments...


En attendant, réservez votre samedi 29 mai :

-  16h : spectacle théâtral au Temple des Baraques, réalisé par un groupe d’ici avec Christian Bontzolakis,

-  17h30 : présentation de "Mouvances", l’oeuvre de Martinr Diersé à la source de la Dunière, puis de ses orgues nouvelles...


Lire ou relire Blanchot...


En tous cas, cette semaine, une belle sortie avec Didier Michel.

Des silences éloquents pour penser écho.

Et des orgues en ruines qui ont fait un effort audible pour rappeler qu’ils furent tonitruants.

Ci-dessous, la narration de Fatima Mana

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Faible résistance sonore de ce qui reste d’orgues. La quête d’un autre lieu où s’aimante l’écho.


Jacqueline Cimaz







Restes pauvres de sons d’antan






Il suffit de se rappeler les ors éclatés, l’écume des bleuets, la révolution des coquelicots de l’an passé et voilà que sous nos pas, le parcours taciturne de l’hiver hésite, trébuche, destitué par un soleil printanier.

Ce fut donc de la belle heure que cet après-midi là, baigné de lumière pour aller devant nous installer tout près du temps, un nouveau projet sur le sentier d’art de Saint Apollinaire de Rias. Un groupe de sept personnes, en tête sonder le paysage pour y planter d’autres créations plastiques, casse en trois lieux d’approche la distance essaimant le parcours afin de le réduire.

Du Carrefour des Résistances à l’église romane de Saint Apollinaire, longer un chemin redécouvert de savoir-faire. Sédentariser pour quelques heures une partie des véhicules puis attaquer le déchiffrement du paysage par le haut de la commune : la source de la Dunière.

Didier Michel, chromaticien plasticien arpente le silence, attaque par les yeux la dispersion de son oeuvre : fragments d’échos, inflorescence jalon, oeuvre le long de l’oeuvre, intervalle contemporain. Il travaille une sortie de chemin dans l’intention d’y fixer un de ses éléments plastiques.

Nous buvons nos pas au faire ensemble, excavons le participatif complice, apercevons d’autres voyages au linéaire libre.

Michèle bercée par des mois de réalités photographiques et de relatés découvre le lieu pour la première fois, plaque tous nos dires enthousiastes sur un paysage encore sous la douleur de l’hiver ? Comment le voyait elle ?

Avant de retrouver nos orgues fatiguées, très bientôt réhabilitées par Martine Diersé, nous programmons sur le retour un arrêt en mairie histoire de cadastrer les bornes communes.

Pour rejoindre le village, nous nous enfilons dans une descente où s’enfièvrent nos pas sous les craquements du printemps. Il nous faut trouver un emplacement venté pour les orgues. Leur donner de quoi chambouler leurs sons énigmatiques avec vue imprenable le paysage.

Au village, un élément de l’oeuvre de Didier Michel chuchotera la direction à prendre aux randonneurs.

Et quand on dispose au dedans d’une idée un autre pont à photographier, pisté sur une carte ballottée par les vents, le situer entre colline et fouillis végétal, le visualiser en vrai et saisir photographiquement son gué, qu’à cela ne tienne, nous disposons à l’association des Rias de randonneuses intrépides, parties juste avec le dernier soleil absorber les empreintes d’hier.

Pour cette sortie, nous étions accompagnés par Michel Cimaz, Maire de Saint Apollinaire. Attaché aux arpents de sa commune, il raconte les courbes de son pays, ses racines qui courent entre hier et aujourd’hui , une terre sans cesse réinventée.

Fatima Mana





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Mouvances, des avancées significatives


avec les apports de Martine Diersé.


Installation à la source de la Dunière


La stèle et le "coquillage" sont ici - du moins les trois morceaux destinés à être assemblés lors de la mise en place prévue les 19, 20 et 21 avril - sous réserve que le sol soit dégelé, car on ne sait si la neige avait enfin fondu, mais depuis ce dimanche la source est de toute façon, sous une nouvelle couche de neige, et peut-être inaccessible, la bise amassant très rapidement d’épaisses congères...

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L’oeuvre est sobre, austère, parfaitement adaptée au lieu...

Et on y entend la mer. Nous l’avons vérifié !






Les coquillages


Pour la présentation au public, ce 29 mai, de la stèle à la source de la Dunière et des nouvelles orgues éoliennes, nous commencerons par le théâtre, à 16h, au Temple des Baraques.

Une création collective sur l’eau, orchestrée par Christian Bontzolakis.

Nous jouerons de part et d’autre d’une rangée de coquillages, déposée sur du sable - les coquillages en terre, que nous avons faits en décembre et que Martine Diersé a fait cuire. Elle nous les a apportés, ils sont ici.

Une découverte émerveillée de chacun : tout a tenu, même les constructions les plus fragiles -type "anémones de mer" ou "oursins". Rien n’est cassé - Et puis il y a ce look que donnent émaux ou oxydes.


Chacun a retouvé son ou ses oeuvres.

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Les orgues


Le projet "Mouvances" comportait la réfection des orgues.

Non pas en faire une simple restauration, mais, tout en retrouvant leur qualité sonore, en faire une oeuvre d’art au niveau plastique. C’est ce qui avait été demandé à Martine Diersé, avant le lancement de l’appel à projet pour la source de la Dunière.

Plusieurs personnes en effet avaient parlé de batteries d’orgues en terre dont le son était intéressant...

Martine Diersé a fait plusieurs essais qui ne la satisfaisaient pas. Là, elle vient de nous apporter un morceau d’orgue en terre qui fonctionnait à Aubenas, et a fonctionné à Combier.

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Martine Diersé travaille aussi sur la résistance au gel, la pérennité de l’oeuvre. Pour le reste, l’allongement et la multiplication des tubes devraient permettre une amplification intéressante des sons.

Par ailleurs, l’oeuvre devrait être belle, associant ces orgues sonores au vent à d’autres qu’on fait bruire avec son souffle.

Donc une oeuvre en bon chemin, pour laquelle ne restera plus qu’à trouver le lieu d’implantation, venté par vents de nord et de sud et sur terrain communal...


Ces questions devraient se résoudre assez vite, et le ...projet Mouvances devrait pouvoir être clos en mai, laissant la place à Résonnances [1]

Jacqueline Cimaz






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[1] projet 2010, lié en bonne part à l’obtention d’aides



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Quels cairns !


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Depuis une dizaine de jours, de grands et beaux cairns constitués de grosses pierres qui n’étaient pas là avant, ont été érigés au Carrefour des Résistances.

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Nous proposons aux mystérieux constructeurs, s’ils en ont envie, un espace d’écriture sur le wiki ...

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Au Pérou de très grands cairns dans les Andes, seraient offrandes aux Dieux de la montagne...

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Des champs entiers de cairns à une altitude limite...

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Un avis d’expert.


En allant à la rencontre d’un expert, la démarche de l’association reste somme toute relativement simple : creuser la transparence d’une option pour son projet « Mouvances », en s’appuyant sur tous les regards disponibles.

Une consultation qui entraîne un questionnement et une réflexion commune, installant du concret en prenant acte de chaque paramètre : du choix de matériaux utilisés à la prise en compte de l’environnement, du contexte, du parcours de notre sentier d’art à raccrocher au sentier faune-flore, à la jonction entre œuvre et « nature ».

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L’importance d’un avis d’expert qui ne donne que son avis ouvre des perspectives et des contraintes, alimentant une critique constructive telle que nous l’envisagions.

Lors de cette réunion informelle, la présence de membres de l’association et d’habitants de la commune offre l’idée de ce qu’est une représentation populaire. C’est ainsi que les six projets reçus sont soumis à l’étude.

Consultation et concertation doivent se poursuivre jusqu’au 15 octobre avant l’officialisation du projet retenu, et dans tous les cas, mise au point de préconisations..

Fatima Mana




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Patrimoine contemporain toujours


(JPG) Ce Samedi

10 octobre,

en allant faire son atelier,

Pierre Ménard

s’est arrêté

sur le chemin de la Bibliothèque

pour prendre quelques photos

du Carrefour des Résitances.


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"15 jours pour un regard " - tel était le titre du défi


Une expo d’art contemporain au fond de la Sibérie... à Irkoutsk exactement.

-  6 artistes invités dans le cadre d’une mission de coopération décentralisée entre le département du 74 et cette province russe.

Un photographe, une vidéaste, un peintre, un aquarelliste, un autre photographe d’un genre particulier et une land-artiste en l’occurrence, moi et bien sûr notre commissaire d’exposition.

Un très beau voyage et une expo qui fut une réussite.

Une vraie curiosité pour les jeunes de cette ville universtaire où l’on enseigne les arts 13h par semaine depuis la primaire mais qui n’a pas encore franchi le pas de l’académisme classique, de la nature morte, du portrait et du paysage traditionnel. Ce qui nous pousse 100 ans plus loin.

Le dire ? C’est une honnêteté vis à vis de tout ces jeunes avides de nouvelles formes de pensée qui nous ont auscultés (le mot est faible ), pour notre formidable liberté et créativité dans la façon d’oser envisager les problématiques artistiques.

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Une image du point de vue de Régine Raphoz, immergée dans la taïga au bord du lac Baïkal


Un vrai nouveau champ de reflexion pour eux alors que jusque là l’art pictural s’est toujours et uniquement situé et cantonné dans une reproduction des formes anciennes et un apprentissage des savoir-faire où ils sont très forts d’ailleurs et pour cause [1]

De la matière à reflexion dans les deux sens, c’était le but.

Régine Raphoz



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[1] Notons cependant que c’est sans doute plus relatif sur Moscou ou Saint Petersbourg.



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Mouvances, avis d’expert


sur les projets.

-  Rencontre avec Arzel Marcinkovski, à Privas, le mercredi 7, à 14h30 au Conseil Général (Foiral) pour recueil d’un avis d’expert sur les projets « Mouvances ».

La délégation est ouverte à tous, dans la limite des places disponibles. Par contre il est demandé de faire connaître sa participation au préalable.





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Carrefour et patrimoine

toujours. Des photos de Jean-Pascal Dubost et Nicole Bertholon.

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Traquer ce qui rend l’installation accessible à tous...





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Constat et consultation : une réalité qui nous rattrape.


Le constat et la découverte

C’est à 19H15 précises, à la salle communale, qu’un cérémonial inconnu pour certains, installe les mesures du geste et de ses contours symboliques, à l’occasion de l’ouverture officielle et l’enregistrement des projets reçus en réponse à l’Appel à projet Mouvances - reçus sous plis dûment postés avant la date limite fixée par l’association « Les Rias » aux porteurs de projets.

La curiosité se pousse au milieu des visages et ouvre les traits de l’impatience de découvrir les projets reçus pour notre future installation contemporaine « Mouvances ».

Une après l’autre, les fondations plasticiennes proposées s’étalent sous nos yeux et dessinent aux premiers regards jetés sur elles, l’avenir d’un lieu.

C’est d’abord un attrait instinctif qui imprègne de chaleur le sélection soumise à notre dévolu, puis des images presque à toucher la réalité posent sur la future installation des lignes d’horizon qui s’imbriquent parfaitement au paysage. On les imaginent déjà face au mont Ventoux lointain.

Nos yeux traversent l’évidence aux traits d’une netteté époustouflante en train de bâtir un destin.

Des modalités de travail seront mises en place, notamment pour établir la grille des critères de sélection avec la consultation de la population.

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Le temps jouera aussi de ses urgences calendrières puisque la mise en place de l’installation est prévue fin novembre/début décembre, tout en espérant que l’humeur hivernale soit clémente : un paramètre incontournable en cette saison..

Fatima Mana



Les consultations :

Les membres du Bureau présents à l’ouverture : 5 personnes

Les autres membres du CA présents au CA du 25 : 8 personnes

Les participants à l’atelier "Patois" hors membres du CA : 23 personnes

Les participants à l’atelier d’écriture non membres du CA ou de l’atelier "patois" : 4 personnes soit 40 personnes différentes à ce jour.

Nous rappelons que nous souhaitons une consultation la plus large possible, que chacun peut donner un avis.

Fatima Mana et Nicole Bertholon établissent une liste de critères à partir de l’appel à projet "Mouvances" et de la grille élaborée pour le Carrefour des Résistances.

Nous rencontrons Arzel Marcinkowski le 7 octobre et nous réunirons le 8 à 19h30 pour une évaluation critériée, le bilan définitif des avis reçus et la prise de décision. Toutes ces réunions sont ouvertes.





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Carrefour des Résistances et journée du patrimoine


Carrefour des Résistances et journée du patrimoine où comment proposer, découvrir et redécouvrir un lieu accessible à tous dans le cadre d’une action nationale.

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Arpenter la matière et les formes de l’installation contemporaine qu’est le le Carrefour des Résistances, d’un regard photographique en jouant avec la nécessité de la découvrir autrement, sur un temps qui a le temps de s’attarder, telle était la proposition de l’association « Les Rias » pour sa participation aux journées du patrimoine.

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Le ciel ce jour là, se traînait d’incertitude et enrobait de sa présence la sculpture d’une étrange lumière nouée à l’épaisseur de sa mémoire, écrite aux veines du passé.

A bordée de route, l’oeuvre intègre si parfaitement le paysage, fondue, coulée, imprimée à la végétation automnale que l’impression de nouveauté ne retient plus l’expression étonnée, suscitée aux passages des yeux lors de sa mise en place.

Pour les autochtones, l’installation est devenue transparence avec la force de l’habitude, celle qui enrobe les choses dans une appartenance.

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Des promeneurs arrêtés au hasard d’un itinéraire à la balade programmée, c’est un mélange de rencontres qui s’est attardé autour du lieu, remontant le chemin à l’envers de son histoire, répercutée au rythme des déclics photographiques.

S’est arrêté un instant l’écho d’une appropriation symbolique à l’endroit d’un bout de terre : tout un pays.

Fatima Mana

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-  Pascal : « Je connais, je la vois tous les jours, j’aime bien... Des photos ? Si vous voulez... »
-  X : « j’aime bien. Des photos, pourquoi pas, je ne sais pas trop faire... »
-  Paulette, et bien d’autres : « Je connais, j’aime bien, ça plait aux gens, ça évoque... Des photos ? Vous en ferez, vous... »
-  Régine et Pierre ont ramené pour les cairns, des pierres de la montagne...
-  Michèle en a ramenées de Grèce pour faire un cairn, ce que ne comprenaient pas biens ses co-équipiers...
-  Jacqueline a défié la haute altitude pour aller photographier ces cairns péruviens, offrandes aux dieux de la montagne...
-  Geneviève et Michel relèvent régulièrement des pierres...
-  Robert et Michel entretiennent régulièrement le carrefour...
-  François a protégé l’oeuvre d’un fil bleu paysan pour que ses vaches ne renversent pas les cairns...

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La formulation de notre consigne était un peu en décalage avec la réalité : il ne s’agit pas de diffuser des photos pour rendre l’oeuvre accessible à tous. Accessible à tous, elle l’est, nous a-t-on dit ! Chacun l’a adoptée et l’aime... Elle parle à tous...

Comme ces orgues à refaire que la population appelle « les sonnailles » ?

Les échanges ont montré une ampleur de la popularité de l’oeuvre de Régine Raphoz que nous avions un peu sousestimée.

Et c’est de bon augure pour notre projet de sentier d’art, qui plait...

Mais savoir pourquoi elle ME parle, et tenter de l’appéhender avec une photo, plutôt que de le dire avec des mots [1], ça c’est une autre histoire ...

La prise de photos a fait peur. Ce qui est inhabituel. Qu’est-ce qu’une photo apporterait de plus ? Comment la faire ? Fouailler l’oeuvre avec le regard de l’APN pour en découvrir de nouvelles lectures, ce n’est pas évident...

Fallait-il dire « Vous aimez l’oeuvre et son accessibilité. Prenez deux ou trois photos pour faire partager ce que vous aimez à ceux qui ne la connaissent pas » ? " A voir, à discuter...

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Nous avons donc décidé de prolonger jusqu’au 11 novembre ce " Concours photo" aux lectures de l’oeuvre, d’inciter chacun à aller quand il veut, peut, ou que la lumière lui plait, faire des photos et à nous les porter à la Bibliothèque ou envoyer à bm-stapo@inforoutes-ardeche.fr. La réalisation de livres numériques avec ces photos, et/ou leur mise en ligne, pourraient s’effectuer, entre autres activités, en ateliers, lors de la semaine de la science.

Faire un stage photo aussi. Une demande qui a affleuré. Le passage de l’argentique au numérique aussi... C’était prévu en retour d’Arles. A programmer...

Jacqueline Cimaz



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[1] ce qui exclut la simple évocation commémorative...



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Patrimoine accessible à tous...


Thème des journées du patrimoine 2009...

Nous avons pensé à l’art contemporain, un patrimoine en devenir, et à son accessibilité, pour tous...

Plusieurs musées ou centres d’art contemporain, comme le Mac Val dans le Val-de-Marne, se sont d’emblée inscrits dans cette perspective.


L’accessibilité ?


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Question d’abord,

-   de présence : peu de centres d’art contemporain sur le territoire, aucun en Ardèche...

Par contre plusieurs sentiers d’art, déjà développés ou en cours de création progressive.

De ce point de vue, le Carrefour des Résistances est une oeuvre à portée de chacun, sur une petite route de campagne, [1] accessible tant aux voitures qu’aux piétons.


-  de coût : le Carrefour des Résistances est dans la campagne, aucun péage ni droit d’entrée...


-  Reste la question de la lisibilité de l’oeuvre qui, parfois, surprend ?

Au terme d’un long projet, les témoignages recueillis lors de sa présentation à la population, ou depuis, montrent qu’il a été bien accueilli par le public.

Pourquoi ?

-  ses matériaux - châtaignier pour les totems, galets de la Dunière pour les cairns...

-  son emplacement, au croisement de diverses résistances à travers les siècles...

-  le côté commémoratif attribué, et effectif, vu le projet qui l’a porté.

-  la polysémie de ces totems susceptibles d’accueillir de multiples projections...

-  outre la polysémie, d’autres critères, spécifiquement artistiques - le sens des formes, la densité ?


Bientôt une nouvelle installation, à la source de la Dunière ...

Là on ne sera plus dans le commémoratif...

Nous avons souhaité, pour aborder l’accessiblité du patrimoine, poser le problème de nouveau et au travers du regard.

Comment photographier le Carrefour des Résistances [2]

pour que la photo puisse faciliter l’appréhension de l’art contemporain ?


Possibilité de re-travailler de suite, sa ou ses photos sur ordinateur à la Bibliothèque de Saint-Apollinaire.



Les photos sélectionnées seront exposées, donneront lieu à publication, numérique et/ou papier...



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[1] qui relie la Pierre Plantée à la route Saint-Jean-Chambre/Silhac en amont du pont fu Belay

[2] dans son ensemble, en se focalisant sur un détail, de loin, d’en haut, d’en bas... ?



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Appel à projet "Mouvances" : attention aux rendez-vous manqués


Certains artistes ont demandé à pouvoir visiter le site de la source de la Dunière et rendez-vous a été pris.

Attention, ce mardi il sera impossible d’accompagner quelqu’un entre 15h45 et 19h30.

Jeudi, pas de problème.

Il parait néanmoins nécessaire de confirmer le rendez-vous, par courriel, suite aux problèmes occasionnés par l’orage du 9 août et à leurs conséquences.

En particulier le téléphone ayant été coupé pendant une quinzaine de jours sur une ligne, l’étant encore sur l’autre, les messages excédant la capacité de la messagerie ont été perdus.





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Mouvances : l’appel à projet définitif


Objet : conception, réalisation et mise en place d’une installation artistique pérenne à la source de la Dunière.

Porteur du projet : Association Les Rias, expressions artistiques à partir du patrimoine humain Siret 451 200 919 00012 code APE 923 A Activités artistiques CNIL 1145414 Indicatif Editeur 2-9525335 Courriel : lesrias.association@orange.fr Site Internet : http://www.lesrias.fr ou http://www.saint-apollinaire-de-rias.fr Buts statutaires de l’association : animation culturelle en milieu rural conjuguant exigences quant à la qualité artistique et implication de la population dans toute sa diversité, d’où l’ancrage dans le patrimoine humain du Plateau.

Le projet : arts plastiques ou visuels

Objectifs : à partir du patrimoine local, mettre en place une installation à la source de la Dunière pour réaliser peu à peu un aménagement artistique du territoire.

Contraintes :

-  œuvre contemporaine, sécurisée et durable, ne demandant pas d’entretien onéreux, sur le bord d’un chemin de randonnée communal, à proximité de la source de la Dunière, en pleine campagne, répondant au thème retenu et aux attendus de la population...
-  le coût global, installation comprise - comprenant par exemple, la location d’une pelleteuse ou les sacs de ciment etc... tout le matériel pour l’installation... doit être détaillé et figurer sur le devis, lequel ne doit en aucun cas dépasser 4000€ (déplacements compris).
-  une évaluation critériée sera effectuée par les membres de la commission arts plastiques élargie, en fonction de critères élaborés par elle à partir de l’appel à projet. L’équipe peut souhaiter rencontrer individuellement trois ou quatre artistes pré-sélectionnés qui ne pourront être défrayés de leurs frais de déplacement... Pas d’indemnisation prévue non plus pour les dossiers non retenus.
-  les projets sont attendus pour le 20 septembre au plus tard, le choix s’effectuera avant la mi-octobre pour réalisation immédiate, en tout état de cause pour installation avant le 15 décembre.
-  l’artiste sélectionné s’engage à être présent aux grandes étapes de la concertation avec la population, pour l’installation puis la présentation de l’œuvre.

Tous renseignements utiles sur le site de l’association, par courriel, ou à défaut, au 04 75 84 47 25.

Le dossier doit comprendre : lettre de motivation indiquant les orientations que l’artiste souhaite donner à son projet en fonction de la commande, CV - le fait d’être débutant n’étant pas un handicap si le projet est de qualité, attestation de la Maison des Artistes ou Agessa ou équivalent, dossier artistique et références d’au moins trois œuvres.

Contexte :

Demande d’une installation plastique à la source de la Dunière, dans le cadre d’un futur sentier d’art comprenant déjà le Carrefour des Résistances de Régine Raphoz et des orgues éoliennes à restaurer, ces deux installations étant liées aux mémoires de résistances constitutives du patrimoine humain local.

En ce qui concerne « Mouvances », cette référence au patrimoine, à l’histoire, est aussi présente : les rivières, les activités passées en bord de leurs cours, utilisant leur eau - des scieries aux moulins et moulinages- mais aussi la route du sel... Un trajet imaginé et populaire de la goutte d’eau de la Dunière jusqu’à l’Eyrieux, puis au delta du Rhône et à la mer où elle se charge en sel, au marais où elle s’évapore, le sel dont elle s’était chargée revenant par la route du sel... cf lecture/écriture avec Paulette et ses écrits sur la Dunière.

Mais par les sorties, la parole, l’écriture et surtout la photo et l’image, ce fleuve, ses affluents et les affluents de ses affluents, renvoient à tous les flux, réseaux, mouvements et transformations plus complexes qui caractérisent le monde et la société d’aujourd’hui...


Les actions en amont, autour de la programmation résidence :

-  la sortie à Pont Saint Esprit, Maison des Chevaliers et route du sel, mais aussi Saint-Etienne des Sorts, ancien port de pêche du Rhône, Aiguèze et l’Ardèche et ses reflets...
-  Le voyage à Salins de Giraud, les marais, la sansouire, la lumière, la nidification, l’écomusée du sel, la cristallisation, la défluvation, l’érosion, la sédimentation, les ombres, reflets et autres mouvances de Piémanson à Bauduc...

-  Les prolongements historiques avec les recherches de Simone Foray, où l’on découvre une route du sel qui passe par Saint Apollinaire

-  Et puis tout le travail, en Bibliothèque, avec l’expérimentation B2i Adultes, sur l’Internet, la circulation et transformation de l’information, les flux, réseaux, portails et autres RSS, le jeu avec filtres et calques sur les ensembles de pixels et la transformation des images, et l’exposition, récente, d’images de ce volet plastique du travail pour le B2i...

-  Le stage photo d’août à Arles, dans le cadre des Rencontres photographiques, puis ses répliques locales, devraient permettre une meilleure maîtrise du travail des transparences, du flou (cf Agnès Varda et les Plages d’Agnès), des flux, de l’éphémère, des reflets...

Comment une œuvre pérenne peut-elle témoigner de l’éphémère et poser la mouvance ?

Le sentier d’art : encore un trajet, qui va relier trois œuvres. A terme, un réseau de trajets possibles dont les installations seront des nœuds.

Des débats, des sorties, des expériences qui, à divers degrés, ont impliqué des groupes, avec les références communes fortes, des voyages, de leurs aléas - l’enlisement, une autre mouvance - des ateliers, et autres expositions. La démarche habituelle des Rias...

Il est indispensable que la recherche de cette implication soit poursuivie pendant le travail de conception, ne serait-ce qu’avec l’envoi de photos, de mise en place, puis lors de la présentation au public...


NB. L’installation sera propriété de l’Association les Rias et de la commune de Saint-Apollinaire-de-Rias qui pourront utiliser des photographies de l’œuvre pour la promotion de leurs actions. Mention sera faite du ou des noms du concepteur, réalisateur, ainsi que de ceux des partenaires - en l’occurrence le CDRA-ValDAC (la région Rhône-Alpes), le Conseil Général de l’Ardèche, la municipalité de Saint-Apollinaire-de-Rias et celles de Châteauneuf de Vernoux, Saint-Basile, Saint-Jean-Chambre, Saint-Julien-le-Roux, Saint-Maurice-en-Chalencon... et Véolia-Eau.

Version téléchargeable ci-dessous



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Appel à projet « Mouvances », avant-projet


Voici ci-dessous le contenu de l’Appel à projet "Mouvances" à l’issue de la réunion de travail du 30.

Il s’agit encore d’un avant-projet soumis aux lecteurs, particulièrement aux membres de l’association Les Rias et/ou habitants du village et du plateau, y compris aux habitants intermittents...

Cet avant-projet, éventuellement précisé ou enrichi en fonction de remarques reçues en cours de week-end et échanges à leur sujet, deviendra définitif lundi et sera envoyé à divers organismes et listes de diffusion.





APPEL A PROJET "MOUVANCES" DES RIAS"


Objet : conception, réalisation et mise en place d’une installation artistique pérenne à la source de la Dunière.

Porteur du projet : Association Les Rias, expressions artistiques à partir du patrimoine humain Siret 451 200 919 00012 code APE 923 A Activités artistiques CNIL 1145414 Indicatif Editeur 2-9525335 Courriel : lesrias.association@orange.fr Site Internet : http://www.lesrias.fr ou http://www.saint-apollinaire-de-rias.fr Buts statutaires de l’association : animation culturelle en milieu rural conjuguant exigences quant à la qualité artistique et implication de la population dans toute sa diversité, d’où l’ancrage dans le patrimoine humain du Plateau.


Le projet : arts plastiques ou visuels


-  Objectifs : à partir du patrimoine local, mettre en place une installation à la source de la Dunière pour réaliser peu à peu un aménagement artistique du territoire.


-  Contraintes :

-  œuvre contemporaine, sécurisée et durable, ne demandant pas d’entretien onéreux, sur le bord d’un chemin de randonnée communal, à proximité de la source de la Dunière, en pleine campagne, répondant au thème retenu et aux attendus de la population...

-  le coût global, installation comprise - comprenant par exemple, la location d’une pelleteuse ou les sacs de ciment etc... tout le matériel pour l’installation... doit être détaillé et figurer sur le devis, lequel ne doit en aucun cas dépasser 4000€ (déplacements compris).

-  une évaluation critériée sera effectuée par les membres de la commission arts plastiques élargie, en fonction de critères élaborés par elle à partir de l’appel à projet. L’équipe peut souhaiter rencontrer individuellement trois ou quatre artistes pré-sélectionnés qui ne pourront être défrayés de leurs frais de déplacement... Pas d’indemnisation prévue non plus pour les dossiers non retenus.

-  les projets sont attendus pour le 20 septembre au plus tard, le choix s’effectuera avant la mi-octobre pour réalisation immédiate, en tout état de cause pour installation avant le 15 décembre.

-  l’artiste sélectionné s’engage à être présent aux grandes étapes de la concertation avec la population, pour l’installation puis la présentation de l’œuvre.

Tous renseignements utiles sur le site de l’association, par courriel, ou à défaut, au 04 75 84 47 25.

Le dossier doit comprendre : lettre de motivation indiquant les orientations que l’artiste souhaite donner à son projet en fonction de la commande, CV (le fait d’être débutant n’étant pas un handicap si le projet est de qualité), attestation de la Maison des Artistes ou Agessa ou équivalent, dossier artistique et références d’au moins trois œuvres...


-  Contexte :

-  Demande d’une installation plastique à la source de la Dunière, dans le cadre d’un futur sentier d’art comprenant déjà le Carrefour des Résistances de Régine Raphoz et des orgues éoliennes à restaurer, ces deux installations étant liées aux mémoires de résistances constitutives du patrimoine humain local.

En ce qui concerne « Mouvances », cette référence au Patrimoine, à l’histoire, est aussi présente : les rivières, les activités passées en bord de leurs cours, utilisant leur eau - des scieries aux moulins et moulinages- mais aussi la route du sel... Un trajet imaginé et populaire de la goutte d’eau de la Dunière jusqu’à l’Eyrieux, puis au delta du Rhône et à la mer où elle se charge en sel, au marais où elle s’évapore, le sel dont elle s’était chargée revenant par la route du sel... cf lecture/écriture avec Paulette et ses écrits sur la Dunière.

Mais par les sorties, la parole, l’écriture et surtout la photo et l’image, ce fleuve, ses affluents et les affluents de ses affluents, renvoient à tous les flux, réseaux, mouvements et transformations plus complexes qui caractérisent le monde et la société d’aujourd’hui...

-  Les actions en amont, autour de la programmation résidence :

-  la sortie à Pont Saint Esprit,] Maison des Chevaliers et route du sel, mais aussi Saint-Etienne des Sorts, ancien port de pêche du Rhône, Aiguèze et l’Ardèche et ses reflets...

-  Le voyage à Salins de Giraud,] les marais, la sansouire, la lumière, la nidification, l’écomusée du sel, la cristallisation, la défluvation, l’érosion, la sédimentation, les ombres, reflets et autres mouvances de Piémanson à Bauduc...

-  Les prolongements historiques avec les recherches de Simone Foray, où l’on découvre une route du sel qui passe par Saint Apollinaire-de-Rias.

-  Et puis tout le travail, en Bibliothèque, avec l’expérimentation B2i Adultes, sur l’Internet, la circulation et transformation de l’information, les flux, réseaux, portails et autres RSS, le jeu avec filtres et calques sur les ensembles de pixels et la transformation des images, et l’exposition, récente, d’images de ce volet plastique du travail pour le B2i...

-  Le stage photo d’août en Arles, dans le cadre des Rencontres photographiques, puis ses répliques locales, devraient permettre une meilleure maîtrise du travail des transparences, du flou [1], des flux, de l’éphémère, des reflets...


Comment une œuvre pérenne peut-elle témoigner de l’éphèmère et poser la mouvance [2] ?

-  Le sentier d’art : encore un trajet, qui va relier trois œuvres. A à terme, un réseau de trajets possibles dont les installations seront des nœuds.


Des débats, des sorties, des expériences qui, à divers degrés, ont impliqué des groupes, avec les références communes fortes des voyages, de leurs aléas -l’enlisement, une autre mouvance, des ateliers et expositions. La démarche habituelle des Rias...


Il est indispensable que la recherche de cette implication soit poursuivie pendant le travail de conception, ne serait-ce qu’avec l’envoi de photos, de mise en place, puis lors de la présentation au public....


NB. L’installation sera propriété de l’Association les Rias et de la commune de Saint-Apollinaire-de-Rias qui pourront utiliser des photographies de l’œuvre pour la promotion de leurs actions. Mention sera faite du ou des noms du concepteur, réalisateur, ainsi que de ceux des partenaires - en l’occurrence le CDRA-ValDAC (la région Rhône-Alpes), le Conseil Général de l’Ardèche, la municipalité de Saint-Apollinaire-de-Rias et celles de Châteauneuf de Vernoux, Saint-Basile, Saint-Jean-Chambre, Saint-Julien-le-Roux, Saint-Maurice-en-Chalencon... et Véolia-Eau.



NB. Pour complément d’information, descriptif ci-dessous du projet "Mouvances" en décembre 2008. Certaines actions ont été réalisées, d’autres non, des actions non prévues ont eu lieu... Une mise en oeuvre dense donc, fidèle dans l’esprit, réajustée en fonction des aléas ou opportunités, et, sans doute, à ce jour, aussi riche sinon plus, que ce qui était prévu.

Un descriptif téléchargeable du projet "Mouvances" mais aussi beaucoup de liens dans cette version pour site de l’Appel à projet afin de faciliter l’appréhension du contexte et des attentes du public (Un + de l’écriture hypertextuelle - pour rejoindre le projet science de la Bibliothèque)...


Synthèse, Jacqueline Cimaz






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[1] cf Agnès Varda et les Plages d’Agnès

[2] celle aussi des atomes et particules élémentaires - cf cette exposition réalisée par le CEA dans le Gard il y a une vingtaine d’années qui confrontait photos de traces d’électrons et œuvres plastiques -dites « abstraites » ?



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Descriptif projet Mouvances, décembre 2008

Réunion pour l’élaboration de l’Appel à projet "Mouvances"


Elle aura lieu comme prévu ce jeudi 30 à 15h30 à la Bibliothèque Municipale.

Nous travaillerons à partir des recommandations et du plan d’Edith Pourchaire, et n’utiliserons l’appel à projet de 2007 que pour vérification des rubriques.

Il s’agit d’un appel à projet important, du projet "Mouvances", projet 2009 soutenu par la Région - le CDRA ValDAC, le Conseil Général, les mairies partenaires, et tout particulièrement celle de Saint-Apollinaire-de-Rias, et par Véolia.

Il doit déboucher sur une installation pérenne, second ou troisième jalon de notre sentier d’art en gestation.

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Carrefour des Résistances, une oeuvre de Régine Raphoz, 2008


La rédaction de l’Appel à projet a été préparée par des travaux divers, et, notamment, par des sorties dans le Gard et en Camargue, l’exploration de sentiers sur Saint-Apollinaire-de-Rias et Saint-Jean-Chambre, les photos prises et les textes écrits.

Les quelques lignes concernant la nature de la commande, et, surtout, les précisions et images concernant le thème, ses divers niveaux - de l’eau aux flux et autres mouvances - le lieu, mais aussi l’imaginaire, les attentes... seront décisives.

C’est de leur rédaction que dépend l’adaptation des projets d’artiste à la demande et au lieu.

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orgues éoliennes sur lieu de passage vers les Assemblées (2005). L’installation a mal vieilli et est à restaurer.


C’est pourquoi il est souhaitable qu’un maximum de personnes y participent.

Cette réunion est donc ouverte à tous.





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Appel à projet "Mouvances" : renseignements utiles...

dans une première contribution....

Un courrier très professionnel d’Edith Pourchaire :


Bonjour à tous,

Christian, Misha et moi gardons un souvenir très chaleureux de cette journée du 6 mai, où, cheminant ensemble, nous avons découvert le parcours de votre naissant Sentier Art et Nature. Une longue gestation vous a conduit à ce terme, comblée d’échanges, de questionnements, de flâneries, d’apprentissage.

Nous avons parcouru environ 20 km, sans fatigue, prenant le temps de photographier, de raconter des anecdotes, de décrire les habitants de telle ou telle maison, leur histoire, de détailler leur façon d’occuper l’espace aux alentours, le temps de se raconter et d’imaginer ensemble les futures haltes propices à la création, à l’installation d’une œuvre d’art.

Avez-vous remarqué, l’appel naturel de certains lieux ? Notre marche régulière tout à coup marquait un temps à l’approche d’une jolie courbe du chemin, soulignée des traits vigoureux de deux murettes(1), ou au milieu d’une ligne de crête signalée par des pins majestueux et solitaires(2) ou bien encore devant ce champ de trèfles roses ondulant sous le vent. Nous avons posé des jalons et découvert la palette de couleurs de votre sentier.


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Vous en connaissez l’histoire, nous en avons ressenti l’esprit et perçu les messages visuels, sonores du plus proche au plus lointain. Des fentes humides des sources de la Dunière aux échappées du regard vers les éoliennes, le mont Ventoux et le mont Mézenc. Aussi je vous conforte dans vos choix, c’est évident d’associer à votre parcours en paysage une découverte environnementale. Vous avez dans votre entourage des passionnés, des caractères, des compétences qui vous permettront de mener à bien ce foisonnement d’idées et d’envies. Le parcours est facile et accessible à tous, marcheurs chevronnés ou occasionnels, avides de performance sportive ou de promenade sensorielle papillonnante.

Mais ne vous laissez pas trop influencer par Christian, son regard, comme celui des marins ou des explorateurs, se porte souvent sur ce point incertain entre ciel et terre ou ciel et eau, cet espace flou où tout est possible. C’est finalement une posture assez masculine. Votre souci n’est pas le même, vous revenez toujours à ce qui vous a réuni, à la source, au tangible, au lieu de vos rencontres successives et aux heures passées là pour définir quelle œuvre, quel artiste. C’est exactement ce qu’il faut conserver. Chaque nouvelle œuvre marque une étape de l’histoire de votre association. Les orgues éoliennes, voix du passé de ces protestants chassés de leurs maisons, des ombres toujours présentes à votre esprit. Ce carrefour des résistances, aboutissement de tout un travail collectif, de témoignages, d’enquêtes, de reconnaissance de certaines valeurs communes. Cette troisième œuvre semble devoir matérialiser ce voyage des eaux de la Dunière à la mer, de l’individuel à son inévitable disparition dans ce fluide universel. Des apports de chacun d’entre nous à ce que l’on nomme civilisation où l’on ne distingue plus finalement si la contribution a été petite ou grande.

Par jeu vous aviez cherché à retrouver, en bord de mer, ces gouttes de la Dunière, en vain.

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Quelques recommandations pratiques maintenant quant à la présentation de votre appel à projet. L’appel 2007 se présentait sous la forme d’un tableau, pour les annonceurs il est difficile d’adapter ce format aux différentes configurations de leurs sites Internet. Ils reçoivent beaucoup d’informations et la pratique du copié-collé permet de gagner du temps et de préserver le texte d’origine.

Un appel à projets concis précisant des liens vers vos pages plus explicatives est toujours mieux traité. Il est préférable donc de rédiger un texte, de l’enregistrer en .doc ou mieux .pdf et d’indiquer clairement les principales informations :

-  Les coordonnées complètes, adresse postale, internet, contact mail et téléphone.

-  La nature de la commande, œuvre pérenne, sculpture....

-  Le thème, les raisons, les envies, les orientations...

-  Les dates et temps de réalisation, précisément si vous avez des impératifs, ou à définir avec l’artiste.

-  Les moyens humains et techniques mis à disposition ou pas.

-  Le lieu, à définir avec l’artiste ou précis, les contraintes...

-  La rémunération et ce à quoi elle correspond (conception de l’œuvre, réalisation, matériaux, hébergement, nombre de déplacement....)

-  Les modalités de la médiation, les publics concernés...

-  La restitution, inauguration, édition de documents....

Vous avez déjà l’expérience de tout cela, quelquefois une « check-list » est malgré tout bien utile.

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Sur la route du retour vers Jaujac, quelle belle journée et les photographies de Misha Brousté pour s’en souvenir.

A bientôt, amitiés de Christian, Misha, Edith.




D’excellents renseignements, qui devraient faciliter la formulation des propositions que nous recueillons et recueillerons avec beaucoupe de plaisir...



Mais puisque les photos de la palette nous ont aussi été transmises, nous ne résistons pas au plaisir d’en communiquer deux pour alimenter les réflexion sur "flou" et "Mouvances".

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Nos remerciements à Misha Brousté pour ses photos, à Edith Pourchaire pour son précieux courriel et à Christian Pourchaire pour la richesse de ses apports...





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Le Carrefour des Résistances


un patrimoine accessible à tous...

Claire Berrier, Chargée de la collection des "Compagnons du Gerboul", Direction de la Culture - Service du patrimoine et des arts visuels au Conseil Général de l’Ardèche, a pris contact avec les Rias dans le cadre de l’Edition d’un guide pour les Journées Européennes du Patrimoine en Ardèche.

L’objectif était de compléter le repérage des œuvres, des lieux et aussi des manifestations.

Cette année la thématique générale de l’événement est « Un patrimoine accessible à tous », l’idée étant de "proposer des animations pour les personnes présentant un handicap", le champ des propositions pouvant être élargi à la mise à disposition d’animations pour des publics qui n’ont habituellement pas un accès facile à la culture. "Nous serions ainsi très heureux de pouvoir présenter des actions en lien avec ce thème tout en ayant conscience de la difficulté d’approche." écrit-elle...

Cette demande rejoint notre travail qui vise à allier recherche de la qualité artistique et implication de la population dans toutes ses composantes, handicapés compris - c’est notre second projet "démocratie participative et précarité" qui se poursuit, avec quelques expériences et des constats intéressants dans ce domaine.


Aussi avons-nous décidé d’organiser des lectures et échanges le 19 septembre à 17h, autour de l’oeuvre de Régine Rapoz - sur le site, ou au Temple des Baraques avec photos et projections en cas d’intempéries.

Toute la population sera invitée et des publics plus spécifiques seront sollicités...


En effet, l’oeuvre de Régine Raphoz est accessible au sens le plus courant - gratuité, modalités d’accès, mais de plus sa polysémie fait que chacun peut s’y projeter et se l’approprier. Des avis recueillis seront communiqués et d’autres sollicités...

Un moyen aussi d’accéder sans a priori à l’art contemporain.


Cette initiative a par ailleurs le mérite de poser la question de l’intégration des oeuvres contemporaines au patrimoine artistique, du rapport, là, entre présent et futur...

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Ce qui fait aussi que ce Carrefour des Résistances a récemment été filmé, entre usines montgolfières et Arche des Métiers du Cheylard, dans le cadre d’un projet sur la patrimoine ardéchois par Mickael Soleilhac, vidéaste, et son équipe...

une vie du Carrefour qui confère du sens au projet de Sentier d’art en gestation...

Jacqueline Cimaz





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Appel à projet "Mouvances", la rédaction


Après des mois d’approche de "Mouvances" diverses, de parcours de sentiers passant à la source de la Dunière, la rédaction de l’Appel à projet, à diffuser en fin de mois, est lancée.

Travail possible par courriel, courrier, rencontres, notamment tout au long de l’exposition présentée au Temple des Baraques du 17 au 25 juillet.

Plus il y aura de contributions, d’origines diverses, et plus les projets d’artistes auront des chances de répondre au mieux à la demande, comme cela été le cas pour le projet de Régine Raphoz concernant le "Carrefour des Résistances"

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Appel à projet Rias 040907

Cet appel à projet 2007 est intégralement téléchargeable ci-dessous.

Nous rappelons les 4 + 3 lignes décisives

"Ancrage dans le patrimoine collectif " :

- Références et valeurs issues du patrimoine collectif du plateau de Vernoux (mémoire/histoire/résistances/réseau/imaginaire) avec pour points forts essentiels les principaux ancrages historiques - résistances pour la liberté de conscience, la république, résistances civiles et armées de 1939 à 1945 - et « l’être de l’Assistance »

"Contexte" :

- Un travail en cours depuis bientôt 4 ans, d’animation et développement culturels à partir d’un patrimoine humain immatériel recueilli par le biais d’approches ethnologiques et artistiques et valorisé essentiellement jusqu’à ce jour par l’écriture et le spectacle vivant.


Là, le projet, son ancrage et le contexte sont très différents et c’est prioritairement sur ces 7 lignes décisives qu’il faut réfléchir...

Dans l’attente de vos contributions...





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De Résistances en Source et flux de Dunière, se mouve un sentier éolien...



Cette sortie regroupait les commissions -randonnée, sentier de découverte- et arts plastiques.

L’objectif est en effet de mettre en place un Sentier d’Art qui relie les installations plastiques réalisées ou dont le réalisation est imminente, et puisse, au fil des ans, en accueillir d’autres...

Déjà : un sentier de ce type, étroit, divers, quel que soit le tracé final, pouvait-il convenir pour un Sentier d’Art... Quels lieux pourrait-on proposer ? Quels thèmes ?

Christian Pourchaire nous ayant rejoint en ami et expert, nous a rassuré : un tel sentier convient tout à fait...

Au passage, fort de son expérience, il a montré des lieux qui pourraient intéresser un artiste... Bon nombre de ces lieux ont été photographiés. Un critère pour Christian : le point de vue à partir du lieu...

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Exemples de lieux...


C’est ainsi que pour lui, l’installation à la Source de la Dunière, serait mieux un peu plus haut en bordure de chemin, de là où l’on voit Vernoux et à l’arrière-plan, la neige, les trois Becs et le Ventoux, plutôt que dans le creux du virage où certes il y a plus de place, mais où la vue est limitée... En tout cas il convient de laisser le choix à l’artiste, en tenant évidemment compte des diverses contraintes et servitudes existantes...

Par ailleurs on peut aussi pour l’année prochaine par exemple, ne pas donner de thèmes [1]et laisser venir l’artiste. A voir bien sûr avec les membres de la commission et en fonction de la volonté maintes fois exprimée de lier patrimoine humain et création contemporaine [2]...

Bref du grain à moudre pour de nouvelles réflexions, des avis et des pistes très intéressantes...

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De l’intérêt pour des lieux aussi... Ah ce mont Chiron ! Et donc des renseignements à prendre sur les sentiers, les propriétaires, les tracés possibles et opportuns...

Bref du pain sur la planche, mais qui plait à beaucoup, et de nouvelles marches en perpective pour nos prochaines programmations résidences...

A noter aussi qu’avec le beau temps la couleur du sol avait changé. Dans les flaques, beaucoup moins nombreuses, le bleu gagnait du terrain sur les roses et les ocres.

La source de la Dunière y perdait son caractère sombre et tragique, mais aussi de sa densité...

Par contre, sur le chemin du retour nous avons re-croisé la Dunière et ses affluents -la Planche- avant Rossignol, un autre lieu qui a beaucoup parlé...

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Des eaux claires et calmes qui se gorgeaient de ciel, et un bel itinéraire, à croiser avec d’autres circuits moins longs déjà repérés... Vers un sentier ou vers un réseau d’art ?

Tous ceux que cela intéresse peuvent venir se renseigner, faire part de leurs discussions...

Et un grand merci à Christian, Edith et Misha pour la richesse de leurs apports...

Et aux randonneuses expérimentées qui ont accepté avec le sourire de voir casser leur rythme de marche par des marcheurs moins expérimentés et qui, de plus, multupliaient les arrêts pour jauger les lieux et prendre moultes photos...

Une journée tonique surtout quand on n’est pas habitué aux marches aussi longues, mais riches en découvertes, amicale et chaleureuse...

Une seule ombre au tableau : méfiez-vous des vipères ! Elles semblent pulluler cette année... Sans la connaissance de cette nature qu’a Marie-Claude...


Jacqueline Cimaz






Une cohésion randonneuse.


D’abord il y a eu l’éparpillement des voitures à partir du Carrefour des Résistances, point de rendez-vous planifié pour regrouper les randonneurs...

Deux voitures sont garées à la « Pierre Plantée », deux sont montées « aux Mottes » pour que l’une d’entre elles puisse redescendre la troupe, une autre va aux « Terrons.

Le lieu du pique-nique est situé aux sources de la Dunière où d’autres marcheurs et grappée d’amis nous rejoindrons à midi.

Des Terrons, nous découvrons l’un des chemins réhabilités par l’équipe du Tremplin. Un lacis végétal somptueux borde de chaque côté celui-ci et nous mène aux frontière du village de Saint-Apollinaire, pour retrouver un sentier séculaire qui monte jusqu’à « Combier » rejoindre les orgues [3].

Nos pas avancent, s’attendent, se reposent sur la lecture d’un paysage aux espaces tout près du ciel.

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Christian et Edith Pourchaire, leur savoir-faire sous nos pieds, visualisent des lignes d’horizon à la mesure de nos ambitions pour de futures installations.

Les idées sont des arbres à planter et fleurissent les possibles de notre imagination.

De poses en avancées rythmées, nous arrivons au « Mont Chiron ». Montagne ou gros tas de cailloux érigés prétentieusement au milieu d’un nulle part boisé à souhait.

La balade se poursuit cernée parfois d’une végétation si dense, qu’elle longe une ligne aléatoire où nous combattons le feuillu avec détermination pour rejoindre le chemin qui nous mène « aux Mottes ».

Entre temps, les amis sont arrivés, certains sont venus de loin pour partager cette journée magnifique.

Côté pique-nique, la faim se rue sur la table et pose sur la nappe champêtre, des paroles au jardin des retrouvailles.

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Geneviève affaire son efficacité, Paulette sort son franc parler et le cire à la convivialité.

Et puis d’un seul coup, Marie-Claude bondit et lutte à coup de pied sur une vipère, là, au milieu du groupe. Elle l’écrase avec la force et la peur qui remonte de l’enfance, quand aux aguets du mal emblématique, elle les tuait pour survivre à son âpre quotidien.

Personne ne l’avait remarqué dans cette espace bucolique.

D’ailleurs quelques kilomètres plus loin, une autre vipère étale sa mort au milieu de la route.

Pour le retour de notre escapade printanière, plus de onze kilomètres, Nicole Bertholon et Marie Claude nous accompagnent

Les Pourchaires promènent leur expérience sur l’itinéraire choisi et font émerger des profondeurs végétales de possibles projets qui marchent dans l’herbe haute du faire ensemble.

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Sur le trajet, nous croisons régulièrement « des pays » qui accrochent leur conversation à la notre, le temps de nouer trois mots gentils.

L’arrivée à « La Pierre Plantée », qui avait tendance à s’éloigner au fur et à mesure de l’avancée -le parcours fait plus de 20 kilomètres [[vraisemblablement vingt-trois], est enfin en vue.

Il restera de cette journée, des allures, des reliefs, des profondeurs qui laissent augurer de belles perspectives.


Fatima Mana

Photos : Fatima Mana et Jacqueline Cimaz





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[1] Christian évoque la "ligne d’horizon"

[2] qui le valorise et le fait vivre...

[3] Nos Orgues éoliennes qui ont souffert de l’eau et du gel et sont à réhabiliter, et, peut-être, à compléter... Donc, il s’agit déjà de relier trois lieux : le Carrefour des résistances, les Orgues éoliennes et l’intallation à la Source de la Dunière pour laquelle l’appel à projet devrait être mûr en juillet, et qui devrait donc pouvoir être mise en place à l’automne.



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Un rendez-vous à ne pas manquer !




S’il en est un à ne pas manquer, c’est bien celui là !

Le départ est prévu le mercredi 6 mai à 8h30, au Carrefour des Résistances.


Christian Pourchaire, son épouse Edith et une amie, mettront leur expérience et leur savoir-faire à notre disposition pour repérer les endroits d’éventuelles futures installations. [1]


Tous ceux qui sont intéressés par notre démarche, les relations Art et Nature - ou simplement par la randonnée, sont cordialement invités à se joindre à nous.


A l’occasion de cette exploration pédestre, les trois sites des installations contemporaines, dont deux sont déjà en place : le Carrefour des Résistances, l’œuvre de Régine Raphoz [2], les Orgues Eoliennes, [3] à restaurer d’urgence et compléter, et "Mouvances" la future installation à la source de la Dunière, [4] seront reliés officiellement ou moins symboliquement.


Fatima Mana et Jacqueline Cimaz



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[1] tributaires des subventions octroyées

[2] mise en place fin juin 2008

[3] réalisées en 2004

[4] pour laquelle l’appel à projet devrait partir courant juillet



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Exploration préparatoire ou du concret sous nos pieds !


Que de chemin parcouru depuis la première idée jetée au hasard d’un possible Sentier d’Art/ Sentier de découvertes et pourtant ce mercredi 29 avril, 5 randonneuses riassoises ( en herbe ou confirmées), se sont attaquées aux réalités du 3eme itinéraire prévu : plus de 20 kilomètres.

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Un défi titan pour certaines !

En cette heure printanière, la végétation décline au vert tendre, une palette de couleurs extraordinaires, saupoudrée d’une floraison bucolique à souhait. Un vent léger remue doucement des nuées fleuries parfois à peine écloses. Les odeurs sortilèges éparpillent généreusement leur envoûtement.

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Précédemment, Michel Cimaz effectuait avec l’efficacité d’un découvreur de contrée vierge, le balisage de l’itinéraire, Alain Fluchaire et Robert Taconet arpentaient eux, leur territoire aux pas de l’appartenance.

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Parfois impénétrables, débroussaillées et réhabilités, des chemins sortis du néant par l’équipe experte du Tremplin apportent certes, une autre dimension kilométrique à notre perspective ; mais c’est un ensemble travaillé au participatif qui donne au projet toute sa profondeur.

Il n’y a plus qu’à prendre son bâton de pèlerin et marcher sur ce dédale de verdure stupéfiante de beauté.

Supputant de la distance, une impression d’années lumière pour les unes, nous partons « des Mottes ». L’un des endroits les plus hauts de la commune et précisément, là où la Dunière prend sa source.

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Pique-nique rêveur à la source même


La logique voudrait que l’on descende en permanence et bien non ! Les déclivités rattrapent les montées si vite et à une allure si déconcertante que sporadiquement ; nous y perdons notre souffle.

Le défrichage visuel permet de nous approprier les endroits d’autres installations futures

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Mouvances...


Des Mottes à Bravay, les repères sont trouvés sans difficultés. Nous avons même l’impression de participer à un jeu de piste. Un petit passage de Bravay au Fraysse nous désappointe un instant, puis c’est la descente jusqu’au village de Saint Apollinaire en passant par les orgues et Combier. Nous récupérons la voiture de Régine pour mieux remonter aux Mottes, endroit choisi pour le pique-nique.

Le retour au Carrefour des Résistances est prévu par l’autre côté, empiétant de quelques kilomètres, sur la commune de Saint Jean Chambre.

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Des Bruyères à Chazalet, une inextricable végétation nous laisse quelque peu perplexe. Remonter pour mieux redescendre, chercher un sentier même muletier pour éviter l’égarement et l’épuisement des futurs randonneurs, tel est notre but et nous finissons par le découvrir.

L’expérience de certaines facilite grandement le travail.

Rendez vous donc le 6 mai à 8h30, au Carrefour des résistances pour une reconnaissance officielle. Espérons que les dieux du temps ne nous tomberont pas sur la tête ce jour là.


Fatima Mana
Photos Fatima Mana et Jacqueline Cimaz




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Points d’orgue pour un futur sentier



Mise à profit de la venue de Françoise et Patrick Maury - poète et sculpteur - pour revoir le Carrefour des Résistances, les orgues -muets sans vent, et la source de la Dunière pour laquelle l’appel à projet d’installation artistique se prépare - Mouvances oblige...

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Parallèlement, la réflexion avance sur un long sentier Art-Nature qui relierait ces trois points - Carrefour d’Echiol - Pierre Plantée - Jurusson - Jurus - le Village- Combier - Le Fraysse - les Mottes - la source de la Dunière, retour à préciser par Rossignol, et la boucle bouclée à la Pierre Plantée ?

Mettant à profit le défrichage communal en cours, la commission Sentier des Rias doit faire une première exploration le 29 avril pour préparer la sortie tout public du 6 mai à laquelle Christain et Edith Pourchaire apporteront leurs connaissances et savoir-faire.

Le 6 mai, les propositions seront recueillies pour un futur balisage art et nature, et pour la détermination d’emplacements pour futures éventuelles installations sur ce parcours ou à proximité...


Jacqueline Cimaz

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Un nouveau regard sur la Dunière.


Semer sa curiosité sur le chemin détrempé par les trombes d’eau de la veille, qui mène jusqu’à elle et enfin s’approprier avec les yeux, sa source aléatoire, supputée autour d’un filet, d’un ru qui se rue prétentieux dans le fossé.

Puis il y a ce petit renfoncement au tournant. Un espace planté là, l’unique endroit possible, tout près de la source, accessible, à la portée de quelques pas. Bref, l’endroit idéal pour notre installation contemporaine.

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Déjà, on imagine ses transparences, campées sur leurs hauteurs, face à la vallée ! Le mont Ventoux à droite, Vernoux à sa gauche ; des repères dans l’immensité du ciel, au milieu d’une nature sauvage et des reflets changeants à perte de jour.

Des parterres de prairies, des collines qui étirent leurs forment généreuses là bas au loin, des genêts qui bientôt seront couverts de leur toison d’or.

La sensation d’une unité végétale et minérale humble et magnifique où s’écoule la beauté sauvage de la simplicité.


Fatima Mana





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Source d’avant printemps...


Retour aux sources de la Dunière début mars...

La neige a fondu...

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On retrouve cette sensation de perte de l’horizontale et de la verticale d’avant la neige...

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Jordi Casals et Manon Cimaz suivent un ruisselet en amont de la source, jusqu’à une nouvelle source qui sort à flanc de pente plus haut...

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La constante ? Les couleurs...

Et puis, le repère, ce petit terre-plein herbu dans l’angle courbe qui attend l’installation...





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Livre blanc livre bleu


Vu l’importance du groupe lors de l’atelier "Livre d’artiste", nous n’avions pu finir l’assemblage des livres.

Martine Diersé avait donc emporté deux productions de chacun des participants - empreintes à sec, l’"estampage en creux et en blanc" - empreintes encrées et autres monotypes...

Elle les a rassemblées et nous a envoyé les deux livres - magnifiques - que nous avons appelés "livre blanc" et "libre bleu".

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Ces deux livres sont - bien entendu - à la disposition du public de la Bibliothèque Municipale de Saint-Apollinaire-de-Rias, pour consultation sur place -cela va de soi...

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Pour le moment nous gardons les productions individuelles à scanner (si quelqu’un veut s’en charger)...) - pour intégration d’images aux deux livres de textes récoltés l’an passé dans le cadre du printemps des poètes 2008 - le livre avec les textes d’auteurs, et le livre avec les 150 poèmes tout-venant... [1]

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Après scannage et archivage des images, nous ferons une rencontre entre nous pour réalisation, pour ceux qui n’ont pu les faire, des livres personnels à partir des productions individuelles ...

Puis chacun emportera son livre... [2]

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Plusieurs personnes venues à la Bibliothèque pour le stage théâtre ou pour tout autre raison, nous ont fait part de leur étonnement devant la qualité des productions et "l’importance de cet évènement artistique", et ont l’intention de revenir... [3]

Texte et images, Jacqueline Cimaz



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[1] dans lequel seront aussi utilisées les photos des vitrines vernousaines...

[2] Nous en garderons juste une photo...

[3] A noter déjà six nouvelles adhésions en moins d’une semaine - ce qui témoigne une nouvelle fois du très large intérêt pour les arts plastiques dans la population, pour peu que le travail, évidemment, soit d’une réelle qualité artistique...



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Impressions d’impressions et création d’un livre.


Stage des 14 et 15 février avec Martine Diersé


Ces trois demi-journées ont apporté chacune leurs spécificités en permettant à chaque stagiaire de réaliser au moins un exemplaire fini d’un « livre d’artiste » où matières, techniques et couleurs se conjuguent au temps de l’originalité.

Le samedi matin, c’était la découverte de l’estampage, sur une base de papier à dessin épais, qui une fois mouillé et passé sous la presse entre deux bonnes épaisseurs de journaux gardait l’empreinte, en creux, des objets un peu épais et résistants que l’on avait insérés à cet effet.

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L’après-midi nous découvrions les encres, bleues, noires, que les rouleaux faisaient «  chanter » en les étalant délicatement mais sans concession sur les plaques de verre. On pouvait alors encrer des motifs de textures diverses et obtenir sous presse ou à la main, des impressions denses ou délicates avec endroits et envers différents ou des effets de symétrie en employant cette fois des papiers glacés plus fins, non absorbants.

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Le dimanche matin, dernière étape : à partir des productions de la veille nous avons appris à plier délicatement, après incision légère au cutter pour marquer la pliure, les monotypes et autres impressions variées réalisées la veille à faire des charnières avec des languettes de papier ; appris également à assembler bord à bord ces mêmes productions pour réaliser des livres sous forme de rouleaux. Livres labyrinthes, accordéons, rouleaux, bâtis autour des rythmes donnés par le choix des sujets, leur symétrie, le contraste des formes et des couleurs, leur intensité, leur mélange, l’introduction de mouvement dans les formes utilisées... ont peu à peu pris forme et vie dans l’imaginaire et les mains des participants dont l’enthousiasme et la créativité, la soif d’explorer et l’inventivité n’étaient pas liés à l’âge.

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Il faut dire que Martine Diersé a su apporter, avec un sens remarquable de la pédagogie, les techniques précises et leurs exigences de minutie, en encourageant les essais, en ouvrant le regard sur les exploitations possibles de résultats imprévus, en faisant expliquer à chacun, au cours des différentes phases de production, ses intentions, ses gestes, ses constats.

Une fois encore, la diversité des publics a prouvé la richesse des potentiels qui ne demandent qu’à s’exprimer dans ces moments d’apprentissages où le sérieux et l’enthousiasme sont ponctués par les moments conviviaux des repas et des « pauses-café » partagés...

Nicole Bertholon






En italique, le récit de Fatima Mana...


Sous une neige drue, nos deux artistes arrivent avec une demi-heure d’avance alors que l’inquiétude persistait quant à leur sort et celui de l’atelier d’arts plastiques prévu ce week-end par « Les Rias ».

Puisque la route elle-même, les avait amenés jusqu’à Vernoux, pourtant sous des brassées de neige, plus éparses au fil du temps, nous montons à Saint Apollinaire.

Beaucoup sont étonnés que personne n’ait renoncé. Plus d’une dizaine de stagiaires sont là, pourtant certains ont dû prendre des chemins de traverse pour venir - jusqu’à y torturer un pot d’échappement qui n’avait pas du tout envie de s’échapper.




Martine Diersé propose pour la matinée, un travail d’estampage en creux et en blanc.

Il s’agit de placer des objets durs et d’épaisseurs relativement similaires entre deux feuilles de papier légèrement humidifiées.

Ensuite l’ensemble est placé entre deux journaux pliés, puis le tout est mis dans la presse et serré.

Presse dévissée on ressort l’ensemble. Les objets ont créé des empreintes, en creux d’un côté, en relief de l’autre...

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Le premier temps de l’atelier - - s’est penché sur les possibilités d’impressions d’objets,. installés parfois au fil du hasard ou de manière plus structurée. Divers matériaux sont utilisés. Du végétal au plastique, des petits riens ridicules emprisonnés entre deux feuilles, coincées entre deux journaux - puis le tout mis sous presse.

Comme par magie, traces, ombres, empreintes rebondissent sur notre étonnement sous les formes parfois de poussière, révélées.

L’inter-générationnel s’active et une production conséquente traduit le confronté de chacun. A noter que les enfants, désencombrés de l’a priori de la découverte s’en donnent à coeur joie.


Après le repas et les conversations tranquilles qui se partagent des paroles de pluie et de beau temps, Martine Diersé nous propose de concrétiser l’impression avec l’encre.

D’abord il s’agit de mâter l’encre, l’étaler sous le rouleau, maîtriser la matière et l’instrument pour la fluidifier.

Reprendre les même gestes du matin mais avec l’encre pour support.

Installer les objets sélectionnés sur la plaque.

Désordonné dans un premier temps, le geste hésite puis s’agrippe au rouleau. Une feuille immaculée attend, posée juste à côté pour recevoir l’objet encré.

Poser l’aléatoire sur elle, l’emprisonner d’une seconde feuille de papier, arriver jusqu’à la presse tant convoitée sans bousculer l’installation. Serrer, serrer et puis découvrir ces bizarreries qui dépassent nos prévisions.

Un pur moment de bonheur sur l’impression réalisée.




Deux possibilités offerts :

-  encrer l’objet sur la plaque, le poser ensuite sur une feuille, mettre une deuxième feuille. Les deux reçoivent alors des impressions, à peu près symétriques...

-  encrer l’objet sur un support provisoire puis appliquer le bon papier... Une seule feuille imprimée dans ce cas.

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Les monotypes s’explorent avec des objets divers et les procédures gagnent en diversié ce qu’elles perdent en respect de la procédure...



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Les fronts penchés s’activent, d’autres possibilités d’impressions sont proposées par Martine Diersé.

La production des stagiaires foisonne. Bientôt un champ de feuilles étend sa floraison dans les moindres recoins de la petite bibliothèque.


Quelle journée !

Fatima Mana






Création d’un livre d’artiste.


Ce que Martine Diersé nous propose le dimanche matin, c’est de construire un livre à partir des 10 monotypes réalisés la veille par chacun des stagiaires.

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Fabriquer à partir d’un réseau de feuilles, un livre comme un livre qui s’ouvre et se referme.

Un livre qui propose plusieurs lectures possibles avec l’effet de surprise en l’ouvrant plus ou moins.

Utiliser un travail d’expérimentation, travailler sur la matière et sur le hasard.

Dans un premier temps de sélection, observer les 10 monotypes étalés devant soi, regarder sa production en utilisant les nuances, faire un choix chronologique ( intensités) qui sera utilisé pour la mise en page.

La plasticienne nous parle de certains monotypes très proches de la photographie, de Degas qui retravaillait son monotype.

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Juxtaposer les monotypes les uns après les autres, c’est comme un paysage à la manière chinoise qui se déroule en continue.

Elle évoque le bleu, couleur de l’infini- couleur du vide- aspiration vers l’infini. Nous propose de jouer le contraste entre les éléments faibles et les formes plus denses en assemblant nos monotypes.

Les organiser en s’appuyant sur un rythme( répétitif ou rompu volontairement), rythmé par la couleur. Prend pour exemple Yves Klein à Beaubourg, l’expo du vide et son aspiration vers l’infini.




Des méthodes de pliage et d’assemblage sont expérimentées.


Pour plier marquer le dessus de la pliure au cutter, incision très légère en surface du papier. A continuer donc tantôt d’un côté tantôt de l’autre pour un pliage en accordéon...


Pour lier :

-  la charnière, petit bout de papier découpé et encollé, à poser perpendiculairement aux bords des papiers à lier....


-  le papier adhésif sur toute la longueur des deux faces à relier...

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L’inspiration ouverte, une ruche s’empare de l’espace municipal. La création est en marche et se concrétise par des résultats esthétiques étonnants. Les enfants, Notamment dotés d’une imagination étincelante sont très productifs.

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Un temps est proposé par Martine Diersé pour que chacun présente et lise son travail.


A noter la présence très appréciée de Geneviève Gréco, qui empêchée par des problèmes de santé, n’avait pu depuis des mois participer aux animations riassoises.


Une autre étape est prévue à Fabras, au Château du Pin, dans l’antre même de la plasticienne qui mettra à notre disposition la panoplie du parfait imprimeur en herbe que nous sommes afin d’ouvrir la porte à d’autres connaissances.

Fatima Mana





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Mouvance, source enneigée de la Dunière...


Blanc de la neige, rose fond des ornières, transparences de glace...

Des airs d’un Kiefer...

Nouvelle approche de la source de la Dunière... toute crue étanchée...

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Visiteurs séduits malgré la gadoue, l’humidité et le froid... Un site que le blanc rend moins austère...





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Orgues éoliennes


Après une halte au Carrefour des Résistances, toujours en marge du stage "Livre d’artiste", nous avons fait un saut rapide aux orgues...

Malgré l’usure du temps et du gel qui a fendu les orgues de bambou, et autres outrages dûs au vieillissement, les orgues s’entendaient bien avec la burle...

Les "Sonnailles" comme les a nommés la population locale - un nom de lieu-dit qui, en trois ans, a totalement supplanté l’ancien - fonctionnaient.

Pas autant certes qu’il y a trois ou quatre ans mais assez pour qu’on puisse se faire une petite idée de la splendeur et de la force des sons passés...

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L’idée est conservée, de faire, comme convenu, des orgues différentes un peu plus loin, qui allient au son une recherche plastique, et de les installer quelque part en haut du chemin de randonnée, à un endroit bien venté par vent du nord et vent du midi ; mais la volonté se confirme quand même de laisser les orgues initiales en les restaurant "un peu", en remplaçant notamment, progressivement, les tuyaux de bambous par des tuyaux en PVC peints...

Martine Diersé a testé un tuyau de céramique apporté. Une lègère vibration quand on oriente l’ouverture vers le vent, mais faible... La nécessité de fentes, perpendiculaires aux vents dominants, parait incontournable... Un problème technique à résoudre...

Peut-être mieux se renseigner sur le mécanisme de Zadar ?


La question est effectivement posée d’une installation plastiquement intéressante et qui, en même temps conserve ou améliore la quelité acoustique - avec la puissance, la qualité et la diversité des sons...



Un des problèmes à résoudre pour la création de ce sentier d’art qui mettrait en relation le Carrefour des Résistances, les orgues ancienne et nouvelle génération et l’installation projetée à la source de la Dunière...

Ce troisième lieu reconnu le dimanche malgré la neige et les ornières... ornières roses, courantes et cristallines...





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Atelier Livre d’Artiste avec Martine Diersé,


plasticienne, les 14 et 15 février, à la Bibliothèque-LAPI municipale, aux Baraques...


Martine Diersé est bien connue ici, d’abord comme sculptrice et céramiste.

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Nous avons vu ses oeuvres à Fabras lors d’un voyage spécifique, puis, pour certains, à diverses occasions...

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Cette première visite devrait donc aussi être un premier jalon d’un partenariat conséquent.


(JPG) Cet atelier où on va faire des impressions, permettra de déboucher sur des réalisations personnelles...


Celles-ci devraient aussi pouvoir être utilisées [1] pour la réalisation du livre collectif comprenant les

150 textes reçus l’an passé pour le Printemps des poètes...

et nombre de photos des vitrines de Vernoux...


et pour le tiré à part des textes d’auteurs qui nous avaient été communiqués à cette occasion ("Eloge de l’Autre" )...


Pour le matériel à amener, objets dont on aimerait utiliser l’empreinte, outils divers, chiffons, scotch papier... et ce que demande Martine Diersé :

"Il faudrait des agrafeuses, du scotch en papier (colle à l’eau si possible), de la colle blanche, des stylos, feutres, etc si vous en avez et surtout que chacun prévoie des petits objets plats à encrer et à imprimer."




Comme toujours jusqu’à ce jour, l’atelier est gratuit. Par contre, il est recommandé de s’inscrire par courriel ou à défaut téléphone, l’espace et le nombre de places étant limités...




Martine Diersé dont nous apprécions beaucoup le travail participe aux Estivales de Fabras, au remarquable spectacle théâtral réalisé tous les deux ans avec des professionnels, des plasticiens et la population. Elle y travaille avec Christian Bontzolakis, auteur et metteur en scène qui devrait intervenir en fin d’année...

Mais, elle est essentiellement céramiste et sculptrice, réalisant des installations dans les jardins...

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et nous devons mettre à profit sa venue pour aborder avec elle la question de la réfection des orgues éoliennes et celle du Sentier de randonnée/sentier d’Art pour laquelle son avis peut être précieux...


Un atelier passionant donc et un moment important dans la vie de l’association...


NB. Pour cet atelier d’impression,

"J’apporte -dit Martine Diersé- une ou deux petites presses, du papier, de l’encre, des rouleaux, des plaques pour encrer..."




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[1] avec photo, photocopie, scanner...



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Les membres,


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Au sujet de "Les membres", cette belle sculpture de Patrick Maury qui entrait en résonnance avec des préoccupations actuelles, nous avions demandé d’autres photos à Patrick Maury.

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Des photos qui donnent encore plus de densité à l’oeuvre, à laquelle Patrick Maury associe un extrait de "Tête d’Or" de Paul Claudel.




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Livre d’artiste encore : Jean-Baptiste de Seynes/ Pascal Boulage


"Chansons pratiques", un très beau texte de Jean-Baptiste de Seynes...

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Et de très beaux dessins de Pascal Boulage...

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Un tout petit tirage, un livre fort et dense,

un régal...

aux Editions "S’ayme à bruire"





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Rencontre avec La part des anges...


-  Maison de la Poésie de Nantes, Jean-Pascal Dubost, Bernard Bretonnière,

-  Françoise Bretonnier, Bernard Bretonnière, estuaires...

-  Dunière, Eyrieux, Rhône et delta...

confluent ici à la part des anges et débouche sur "écorchés" - bernard manciet/éric chabrely


valves ... langantes... gluantes roses trémières... marée montante ... os de seiche refendu... nageoire enfarouchée... paume poissonneuse...


la peau le sable la soie

lorsque la mer se retire

les dévêtant de leur houle


... dans le kapok du varech



au fort carrefour des phares qu’écartèlent des groseilles



un livre couleurs subtiles - mémoire et sable - et rose varech décomposé - où les écritures s’inversent et superposent leurs transparences entre gravures écorchées, ombres froissées...

Un beau livre...





"Pastèl, alquimia del blau"...


"Arabia, mesopotamoa e tot aquel Orient, de Nil a Volga, fins al lac Baikal, lo veson florejar en tufas daraudas e mellifèras pels camins caravanjèrs."


"Toulouse chante, dans son bel occitan à la fois Languedocien sur la rive droite, et sur l’autre gascon. L’aveyronnais roule les "r" l’ariégeois les roucoule. Les langages aussi ont leur couleur, de la rudesse rouge du Tarn à la subtilité bleuâtre des Gaves".


Et l’occitan des sources de la Dunière, couleur mémoire, couleur rires, couleur 20 ans ? C’est quelle couleur ?


"Pastel" un très beau texte de Manciet - revirada Alem Surre-Garcia...


Où l’on retrouve nos citrons secs bleus mais pas nos poires rouges ou jaunes, cela va de soi... [1]

Des photos de Alain Béguerie, Philippe Soussens, Chabrely.com, Tim Clinch. Tâches d’aquarelle pastel et graphisme : Chabrely.com




Nous reviendrons la semaine prochaine sur le travail d’"estuaires"...



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[1] Un "livre de collection sur le pastel, le bleu, l’alchimie du bleu... Un texte de Bernard MANCIET traduit en occitan toulousain qui en huit chapitres, conte à sa belle et unique manière l’épopée du Pastel, cet « or bleu » qui a fait la fortune (et la ruine) des maîtres pastelliers, notamment à Toulouse (hôtels particuliers : Delfau, d’Assézat... ), à Albi aux XVème et XVIème siècles, couleur des rois de France, à l’origine du pays et du mât de cocagne, transporté par les gabares au fil de la Garonne, issu des feuilles d’une plante apparemment ordinaire mais qui, au fil des transformations successives se transmute en ce pigment bleu unique dont l’utilisation multiple et parfois inattendue sublime le pouvoir et accroît le mystère originel. Plante remise en culture dans le Gers par exemple...

...Bernard Manciet, « un des plus grands poètes de ce temps », « un de nos poètes majeurs », est né à Sabres (Landes) en 1923. Depuis 1947 il bâtit une oeuvre qui touche à la poésie, au roman, à la nouvelle et à l’essai. Cette oeuvre exprime d’abord l’amour d’une langue : le gascon dont il a fait son moyen d’expression privilégié. Ses essais en français l’ont fait connaître à un public plus large ainsi que diverses pièces pour le théâtre. Son verbe est lumineux, incandescent. Son oeuvre maîtresse : « L’Enterrement à Sabres » a été rééditée en 1996 dans une édition bilingue établie par Guy Latry.

Le 19 décembre 2002 Bernard Manciet a reçu la Médaille de l’Académie, décernée par l’Académie Nationale des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Bordeaux.

(Chaque exemplaire est un livre unique par pastel déposé à la main sur chaque couverture... collage manuel des photographies, tranche bleue ...)

Marie-Christine Moreau.

Pour plus de renseignements : apartdesangeseditions@orange.fr



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Mouvances - la source de la Dunière


En allant des Baraques aux Nonières, avant Cluac, on prend à gauche, un petit chemin de terre creusé de profondes ornières - un chemin de randonnée.

Le chemin tourne à droite et descend derrière une maison.


La source de la Dunière est en bas, en haut d’un virage à gauche, cachée derrière une petit triangle de terrain herbeux -municipal- et de quelques plantes qui aiment l’eau.

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Il faut savoir de quoi il s’agit !

Pourtant, un indice.

Rien ne sort apparemment de cette vasque d’eau claire ; cependant, en face, de l’autre côté du chemin, en contre-bas d’une pancarte de bois, un ruisseau dévale dans le creux d’un ravin : la Dunière qui sépare alors, Saint-Apollinaire, à l’ouest, nord-ouest, du côté de la source, et Saint-Jean-Chambre, sur la rive droite.

Au-dessus, pas très loin, sur la crête, c’est à gauche Saint-Julien-Labrousse, et à droite, Saint-Basile.

Le point culminant de la commune, à plus de 800m d’altitude.

De la route, la D21, on aperçoit bien le Gerbier des Joncs et le Mézenc...


La source de le Dunière, elle, regarde à l’est... De ce côté ci de la ligne de partage des eaux, on va vers la Méditerranée...

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Des pentes et vallées assez profondes livrées aux chevreuils...

En ce début décembre 2008, il fait un froid glacial, la lune est blanche, le jour décline vite. D’ailleurs, au loin, les lumières de Vernoux sont déjà allumées.

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Il fait sombre, photographier donne l’onglée.


Des couleurs froides, des gris, verts bruns, de l’eau qui court partout sur le chemin, dans les traces de pneus, entre les touffes d’herbe et les cratoles de neige restante...


Au-dessus de la source, un chemin mène à une retenue d’eau. De beaux reflets...



Mais la surprise, depuis le début, vient du sol : ces gris, ces empreintes, cette eau et ces reflets dans la moindre flaque, la chaleur et la vivacité des couleurs de cailloux découverts par l’érosion toujours dans l’eau, des granits... Des couleurs vivifiées par l’eau qui dévale comme à grande marée descendante... Des herbes plus vertes qu’algues, mais des feuilles goémon...

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Des roses, des ocres, un ciel plus bleu qu’il ne l’est, les nuances des troncs, éventuels feuillages...

Des formes étranges - mouvantes, éphémères sans doute, mais prégnantes.

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Du jamais vraiment vu par ici, mais une évidence : c’est bien le lieu qu’il fallait à ce projet et c’est bien ce projet qu’appelait ce lieu, à suivre, au fil de Dunière, Eyrieux, Rhône et delta...





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S’ayme à bruire


Après le beau livre réalisé avec François Boddaert "Au branle ancien de cette toujours querelle", nous avons reçu, envoyé par Pascal Boulage, le catalogue de S’Ayme à bruire [1].


A paraître en 2009 :

-  "vent, une étude", de Jean-Baptiste de Seynes, poèmes imprimés sur grands papiers, accompagnés d’oeuvres de divers plasticiens [2]

-  "Sonnards et autres poétries" de Pascal Boulage, avec une peinture de l’auteur...


Par ailleurs, ne semblent pas encore épuisés :

-  "chansons pratiques" de Jean-Baptiste de Seynes, avec de très beaux dessins de Pascal Boulage,

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-  "un lance-pierre pour San Francisco" de Christian Doumet, avec une oeuvre originale de Pascal Boulage.


La très belle documentation reçue sera exposée en bibliothèque, avec d’autres livres d’artiste, fin janvier ou début février avant le week-end de travail avec Martine Diersé.



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[1] Editions rares, tirages confidentiels, livres d’artistes

[2] A. de Seynes, N.Arietta, C.Faivre, J-L.Gerbaud, F.Couraillon, P.Boulage, A.Hollan...



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Boddaert/Boulage


ou retour sur une présentation de livres d’artiste...


"Au branle ancien de cette toujours querelle" - S’Ayme à bruire, 2007


Un livre d’artiste où classicisme et sobriété accompagnent la distanciation pour souligner la violence et la force d’un texte magnifique qui traverse et "rage" l’actuel... Un très beau texte de François Boddaert [1]

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Une oeuvre plastique sur et avec ce texte ? Un travail remarquable de Pascal Boulage, parallèle au texte et point d’orgue, qui contient, endigue et laisse dépasser... Tension, résistance, contre-point, chaleur et opacité des couleurs et des noirs...

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Inépuisable livre qui montre encore que simplicité et évidence résultent toujours d’un long travail de gestation et d’échanges...

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Des livres comme ça on en redemande - et dans les bibliothèques - passeurs pour qualité d’inépuisable lecture...

J.Cimaz





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[1] poète et éditeur, cf "Jusqu’à ce que le jour vous sépare ou Une question de lumière"...

Poètes et peintres : les enjeux d’une correspondance


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Autour de la table, trois poètes, des livres d’artistes et une conversation...

Jean Gabriel Cosculluela, poète, entame le débat en s’appuyant sur un échantillon de livres d’artistes qu’il a apportés.

D’emblée, le précieux, le fragile, la rareté s’accrochent aux regards.

Pour Jean Gabriel Cosculluela,

-  « L’écriture, ce n’est pas que de l’émotion, c’est aussi un travail. »

-  « L’artiste n’imite pas ce qu’écrit l’écrivain, il fait autrement le livre »

Et voilà le débat amorcé comme on bâtit les fondations d’une idée.

Une conversation presque intimiste se nourrit au fil des réflexions posées sur la table.

Il se parle ensuite à plusieurs voix du texte qui accompagne le texte, de chacun des trois corps de métier (artiste-poète-éditeur) qui va au rendez-vous du livre et dialogue avec lui.

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La spécificité du livre d’artiste est qu’il devient un livre singulier.

Patrick Maury raconte la rencontre, même avec soi-même, celle qui se fait quand l’un et l’autre s’oublient (artiste- poète).

Jean Gabriel Cosculluela, dit :

-  « Lorsque j’écris, c’est comme si quelque chose était entrain de commencer »


D’autres réflexions nourrissent la conversation telles que :

-  "pour qu’il y ait un livre, il faut la présence des mots" ou "le principe du livre d’artiste est la rareté"

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Un moment singulier que ce temps vécu autour de la poésie et de l’art, en conclusion de ces dix jours d’expositions, de lectures et d’atelier d’écriture, traversés par des rencontres exceptionnelles.

Une ponctuation poétique délicieuse.

Fatima Mana

Des échanges très riches entre poètes auxquels chacun se sentait privilégié d’assister... Un public impliqué et qui a participé aux échanges et apporté ou fait passer des livres ou collages achevés ou en cours d’élaboration, comme Magali Ruiz ou Aurélie Ranc... Chez d’autres, un regard tout à fait nouveau sur le livre... Une très belle exposition des livres d’artistes d’Obsidiane et de Jean-Gabriel Cosculluela...

Des références partagées, un beau prélude à l’atelier du 1er week-end de décembre avec Martine Diersé...





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Des étrangers aux Baraques !


"Bizarre, étrange que ce groupe agglutiné sur l’esplanade du temple des Baraques avec l’impression d’attendre ! Ah oui, bien sûr, il y a l’expo ?

Venus des Baronnies, pour rencontrer le Vice-président du CDRA, Maire de Saint-Apollinaire, au sujet de PNR (Parc Naturel Régional), les voilà attentifs aux explications du premier magistrat de la commune de Saint Apollinaire de Rias, laquelle a demandé son intégration au Parc Naturel des Monts d’Ardèche pour 2011.

Michel Cimaz trempe ses mots dans la ruralité qui se vit au quotidien, mentionne les inconvénients (éloignement géographiques) mais il parle de la ruralité avec des images vivantes.

D’un lieu où il se passe des choses, notamment avec l’association « Les Rias » et sa présence culturelle dans le canton. Une instance passerelle qui tisse le lien social entre nouveaux et anciens résidents.

Il est prévu de visiter les expositions -"les Plombs- Anatomies imaginaires" de Patrick Maury, "Mayas au bord du Temps, ou autres photographies de voyage" de Bruno Grégoire.


Mais des interrogations fusent sur l’association, ses relations aux diverses instances.

A l’intérieur du Temple, le groupe qui met en place une commissions culture se renseigne..."

Jacqueline Cimaz explique comment l’association participe, en tant que telle, au CLD [1].

Des liens existent entre le Parc et le CLD d’où ces relations, notamment dans le domaine de culture.

Elles sont d’autant plus riches que les orientations du Parc,celles du CLD et des Rias, en matière culturelle, sont convergentes :

-  refus d’une démarche culturelle qui soit seulement "descendante" - la démarche "Malraux" qui apporte à la population une culture d’une grande qualité, mais l’apporte sans répondre à une demande assez élaborée - ou seulement "ascendante" - la démarche "écomusée", qui implique la population, s’intéresse à la culture locale, mais sans la faire vraiment évoluer par des actions culturelles en résidence suffisamment ambitieuses.

-  pour privilégier une démarche qui conjugue l’ascendant et le descendant, suscitant l’expression et le travail du patrimoine humain, son ouverture, sa valorisation, son évolution dans un processus de création nourri par la rencontre d’oeuvres et le travail dans la durée avec des professionnels qualifiés.

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"Le groupe intéressé par la position du PNR des Monts d’Ardèche, écoute ensuite l’historique et la présentation rapides de la démarche de l’association exposée par Jacqueline Cimaz.

Puis ils visitent l’exposition, surpris par toute cette richesse « du faire ensemble » qui se vit concrètement. La table des publications, témoin d’une des activités importantes de l’association, reçoit un vif intérêt.

De riches échanges ponctuent ce temps de rencontre."

Fatima Mana


Avant de quitter la commune, le groupe fait un crochet par le Carrefour des Résistances - qui plait et intéresse, puis une halte à Combier où, bien qu’ils aient beaucoup souffert et soient à restaurer ou refaire, les orgues éoliennes interpellent, d’autant que des participants sont allés à Zadar...

Jacqueline Cimaz rappelle que l’association qui rayonne sur nombre de communes du Parc, est très intéressée par une intégration qui permettrait d’accéder aux ressources culturelles d’un nouveau réseau...

Le groupe est ensuite parti pour Désaignes et Lamastre...

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Une découverte imprévue de Maury et Grégoire, d’Obsidiane et des Rias, une de ces rencontres inédites qui surgissent parfois quand une équipe à l’affût d’idées, de partages et de confirmations, met en oeuvre pour monter son projet une démarche exemplaire de collecte d’informations, constitution de références communes, de réflexion collective...

Et des échanges très enrichissants aussi pour les Rias.



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[1] représentation civile auprès du CDRA, nouveau territoire créé sur cette partie de la Drôme et de l’Ardèche



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Meschonnic et ses peintres


de beaux livres d’artistes exposés à la galerie du Théâtre de Privas [1], à l’initiative de la revue "faire part".

Une exposition à voir...

Un intérêt actuel accru pour le livre d’artiste et son évolution depuis qu’à Alès, Pierre-André Benoît mettait en relation Char et Picasso, Char et Miro et ses celluloïds, et tant d’autres, depuis "Poésure et peintrie" à la Vieille Charité, Jassaud à Nîmes au Carré d’Art...

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Après la venue de Jacques Brémond et la visite de son atelier, après l’intervention de Jean-Gabriel Cosculluela pour Lire en Fête 2007, après la découverte de certaines œuvres à Cheyne, de nouvelles références communes pour les membres des Rias et bibliothècaires bénévoles présents qui devraient enrichir la découverte des très beaux livres d’artistes d’Obsidiane et des nouveaux livres de Jean-Gabriel Cosculluela, ce dimanche 19 aux Baraques...



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[1] 15 au 31 octobre (le numéro de la revue faire part "le poème meschonnic" et les précédents sont disponibles sur place...)


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Maury et Grégoire s’exposent jusqu’au 19...

Une exposition à voir...

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Une soixantaine de visiteurs à ce jour. Exposition ouverte tous les jours de 14h30à 17h jusqu’au 19 octobre...





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Poirier IX08 latitude 46°15’ 09" longitude 06° 19’ 55


" Ci-après la légende de ma dernière installation. Trois tonnes environ.     ¿ On marche sur la tête ? !

« Poirier IX08 latitude 46°15’ 09" longitude 06° 19’ 55"

une installation de trois tonnes environ...

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Hommage rendu à une nature précieuse,

et manière de réaffirmer qu’il convient pour notre survie de revenir sans cesse à un positionnement responsable à l’égard des ressources naturelles.

Cet arbre inversé est le signe emblématique que nous marchons sur la tête,

une façon de dénoncer la manière dont les hommes mènent le monde : à l’envers.

L’arbre fruitier a été choisi afin de signifier plus précisément que les vieux vergers se meurent. »

Régine Raphoz





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Jean-Pierre Skalka, Dominique Lardenois et sa fille au Carrefour des Résistances


Un temps fort après Citizen Ionesco, la découverte par Dominique Lardenois, comédien, metteur en scène et Directeur du Théâtre de Privas, et par Jean-Pierre Skalka, acteur, du Carrefour des Résistances...

Dominique Lardenois remonte un cairn. Sa fille circule entre cairns, totems et plaque...

Tous observent le bois, la simplicité et la force de ces totems de châtaigniers... Les trois adhèrent...

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Evocation de l’arrestation de Pierre Durand, des Cohen, du maquis de Juventin, oui. Mais inutile à la limite ou redondante : l’oeuvre parle et fort.

Ces visiteurs sont des habitués de l’art contemporain, avec la galerie du Théâtre.

L’austérité et la force de l’oeuvre palpée par Jean-Pierre Skalka en imposent. Rien à dire de plus. Juste une photo de groupe, à la demande de Dominique Lardenois, juste... Fixer le lieu, la rencontre... C’est fort...

Comme l’était la concentration du comédien avant le spectacle...





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Et de nouveaux avis sur le livre d’or...


toujours différents, ces nouveaux et beaux commentaires, mais qui renvoient toujours à ces mêmes catégories dégagées, en les enrichissant .


-  à la médiation :

« Quel bonheur de se retrouver si loin de tout et pourtant si près de tout ! Merci pour votre énergie et votre accueil. »

Patricia de Haute Savoie


-  aux valeurs :

« Résister, et résister encore, donner aux hommes l’envie de comprendre, apprendre et puis... faire. Résister hier, résister aujourd’hui pour construire sur des fondations résistantes... et faire des hommes libres. »

Michel Chaudy

« Bravo pour cette œuvre du « Carrefour de la Résistance », produit de la volonté et de la solidarité de nos montagnes ardèchoises. Aujourd’hui tout comme hier, il faut beaucoup de prudence, d’écoute et être toujours prêt a agir ou réagir aux choses de la vie. Bravo et bon courage à tous ceux qui affirment leurs pensées par leurs actes, leurs écrits ou leur travail de tous les jours. La vie du monde repose sur les êtres simples qui agissent et vivent avec leur coeur. »

Robert Combe


-  à l’œuvre et son intégration dans le paysage :

« Voilà des silhouettes élancées et élégantes qui se fondent à merveille dans le paysage. »

Bénédicte





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Affluence au Carrefour des Résistances


"Il est des rendez-vous à ne pas manquer, comme celui de la présentation du « Carrefour des Résistances » ce vendredi 5 septembre.

Caché par un ciel de maïs, l’oeuvre tombe sous les yeux du passant promeneur ou de passage, surpris de cette insertion réussie dans le paysage.

Au carrefour du carrefour, en ce jour naît l’exceptionnel d’une parole.

Portée avec détermination, soutenue par les uns et les autres, de près ou de loin, de petits riens ou d’importances, tous ont contribué à ce possible réalisé.

Un jalon, une empreinte que cette oeuvre devenue, accrochée au fil rouge de la démarche associative.

Là bas, un peu plus loin, attend un autre projet dont les lignes se perspectivent déjà..."

Fatima Mana

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En ce jour d’interlude entre deux déluges, seulement chahutée par quelques rafales de vent, l’association Les Rias a proposé deux temps pour présenter le « Carrefour des Résistances » à la population.

-  Le premier s’est déroulé sur le lieu même de l’installation réalisée par Régine Raphoz, le second au temple, car s’il ne pleuvait pas, une ondée n’était pas exclue, et, surtout, le vent violent risquait d’emporter et l’écran et le son.




Dès le début d’après-midi, des membres des Rias s’affairaient sur le lieu de l’installation, arrachant les herbes rebelles afin de permettre aux écorces de pin de tapisser le sol pour mieux faire ressortir sculptures et cairns.

A 17h30, les premières voitures arrivèrent puis le ballet des visiteurs se concentra autour du lieu.

Sur place, l’artiste eut tout le loisir d’exposer sa démarche et de répondre aux questions des gens qui s’étaient déplacés témoignant ainsi leur vif intérêt pour l’aboutissement de ce long projet.


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Quelques uns eurent même le privilège d’assister à la signature de l’œuvre par l’artiste, estampillant chaque sculpture de son sceau.


La plupart des dizaines de personnes présentes se rendirent ensuite au temple pour

-  recevoir un résumé de la plaquette "Carrefour des Résistances et Passeurs d’art" qui présente la démarche des Rias et livre les remarques de la population [1],

-  écouter la présentation de Jacqueline Cimaz, présidente de l’association, qui rappelle brièvement la démarche des Rias, puis expose une synthèse des nombreux avis recueillis, avant de s’attarder sur excuses et remerciements [2],

-  entendre la présentation par Régine Raphoz de l’ensemble de son oeuvre étayée par un diaporama,

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-  visionner le diaporama des Rias qui revient sur trois ans de travail et de réflexion aboutissant au Carrefour des Résistances [3]. Un diaporama, court et synthétique, particulièrement applaudi, qui a le mérite de présenter une synthèse et de montrer que l’installation de Régine Raphoz n’a rien d’une commande faite au hasard...

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-  suivre l’exposé, par Christian Pourchaire, sur le travail de Régine Raphoz à Jaujac, illustré par un diaporama réalisé à cette occasion par l’Association "Atout Cœur " de Jaujac, montrant l’oeuvre de Régine dans le volcan, mais aussi le travail avec les scolaires.... [4]

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Visionner librement ensuite un diaporama présentant les diverses réalisations effectuées de 2002 à 2008 dans ce cadre "Sur mon chemin un artiste passe..." du Sentier Art et Nature de Jaujac... [5]



Vu la densité du programme, la richesse des interventions, et l’heure relativement tardive [6], il a été décidé - en accord avec le public- de reporter à une autre date la lecture à plusieurs voix des fragments d’avis montrant les contenus du classement effectué [7]




Les discussions se sont ensuite poursuivies autour du pot de l’amitié offert par la municipalité de Saint-Apollinaire, ou de la table de littérature où "Carrefour des Résistances ou Passeurs d’art" livrait le détail de ces citations...




Nous tenons à remercier pour leur présence MM. Michel Chaudy, référent du CLD-ValDAC, Arzel Marcinkowski, chargé de mission Arts Plastiques et Visuels au Conseil Général de l’Ardèche, Pouradier-Dutheil, Directeur de l’Agence Drôme-Ardèche de Véolia-eau, les élus et habitants des diverses communes du Plateau, les représentants d’associations, dont la FOL de l’Ardèche, l’Office du Tourisme du Pays de Vernoux...

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Nous avons dénombré de 70 à 80 participants, dont près d’une vingtaine d’artistes ou auteurs [8]...


A noter quatre nouvelles adhésions aux Rias qui devraient renforcer le poids des arts plastiques et visuels en son sein...


Nicole Bertholon, Fatima Mana, Jacqueline Cimaz



Photos Fatima Mana, Jacqueline Cimaz, Michel Cimaz, Arlette Chazel... et images extraites des diaporamas de Régine Raphoz d’une part, de Christian et Edith Pourchaire d’autre part (Toute utilisation est évidemment soumise à demande d’autorisation)



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[1] document téléchargeable

[2] - les adhérents des Rias d’abord, la population,
-  le CLD ValDAC, et Michel Chaudy, son « référent », ici présent, les organisateurs de divers groupes de travail départementaux ou régionaux pour leur rôle dans le développement de la réflexion, essentielle pour toute réalisation, pour les divers apprentissages collectifs et individuels, comme les conseils d’Arzel Marcinkowski, les professionnels avec lesquels l’association a travaillé - avec une mention particulière pour Christian Astor... les artistes dont l’œuvre a interpelé le groupe...
-  Régine Raphoz pour son travail et ses qualités humaines et relationnelles, Patricia Picard pour la façon dont elle est entrée si rapidement et justement dans le projet, avec sa plaque,
-  la municipalité de Saint-Apollinaire-de-Rias pour sa disponibilité, l’implication des conseillers,
-  la DRAC Rhône-Alpes qui, avec Sylvette Béraud-Williams, a permis de mieux appréhender ce patrimoine humain du Plateau,
-  tous ceux qui au-delà des diverses formes de soutien par les cotisations, dons, achats de livres, ont aidé l’association directement, financièrement, pour ce projet, et sans qui cette œuvre n’aurait pu voir le jour :

-  outre la mairie de Saint-Apollinaire, déjà citée, celles de Châteauneuf de Vernoux, Saint-Basile, Saint-Jean-Chambre, Saint-Julien-le-Roux, Saint-Maurice-en Chalencon, et, bien sûr, le Conseil Général de l’Ardèche, et la Région Rhône-Alpes. ..

-  et enfin Véolia-eau, représentée ici par M.Pouradier-Dutheil, directeur de l’agence Drôme-Ardèche, qui a répondu à la lettre des Rias sollicitant le bénévolat d’entreprise...

(Il est d’ailleurs intéressant pour les sponsors ou mécènes éventuels, que l’association vienne d’être reconnue comme association d’intérêt général, ce qui permet de déduire, dans une certaine limite, ces dons des montants imposables...)

[3] Réalisation Jacqueline Cimaz à partir de photos de J.Cimaz, F.Mana, M.Ruiz, N. et A. Chazel, N.Bertholon, G.Greco... et avec une musique composée pour la circonstance par Béranger Courtial et Thibault Marie

[4] Le texte de Lao-Tseu a été associé par Régine Raphoz à son travail dans le cratère (la boule de clématites), la photographie que nous avons insérée à droite représente un beau travail des enfants réalisé avec Régine... Ce diaporama,a été fait par l’Association "Atout Cœur" - " Artephemere" étant l’identifiant Internet, la signature de la manifestation "Sur mon chemin un artiste passe..." 2002-2008.

[5] Le CD avec ces deux diaporamas et celui du sentier 2008 pourra être visionné en bibliothèque le mardi et le jeudi aux heures habituelles d’ouverture - respectivement 16 à 19h30 et 17h30 à 20h - tout comme le diaporama des Rias et celui de Régine Raphoz

[6] un retard d’une trentaine de minutes a été pris en raison de problèmes techniques avant 18h30, et surtout du changement de lieu, du déplacement d’une longue caravane de voitures du Carrefour au temple

[7] La lecture des avis de la population, des écrits souvent très réfléchis, sentis, ne pouvait être bâclée... Ce report offria l’occasion d’une répétition supplémentaire aux lecteurs. Il devrait aussi permettre d’intégrer quelques nouveaux apports - ces écrits du 5 septembre qui se situent souvent à la charnière du Faire "ensemble" et de valeurs fortement affirmées

[8] Etaient représentés les arts plastiques et visuels, la poésie, la littérature, l’histoire, l’ethnologie...



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Descriptif de la plaquette
Présentation J.Cimaz

Enfin, la plaque !


Après réalisation d’un maquette, les contacts pris en juillet avec diverses entreprises sont restés sans suites, à cause des vacances et, peut-être aussi, de la difficulté technique que représentait la reproduction des logos.

A la mi-août, il paraissait impossible d’avoir une plaque pour le 5 septembre...

Mais notre SOS désespéré, porté par Internet, a été entendu par Christian et Edith Pourchaire qui nous ont mis en contact avec Patricia Picard...

Courriel et téléphone... Avec énergie, promptitude et compétence, l’émailleuse, artisane d’art, résolut le problème...

Fidèle à la commande, plus dans l’esprit que dans les détails, comme il se doit, elle a su réaliser une oeuvre magnifique, adaptée à la fois aux contingences matérielles du lieu et à l’installation de Régine Raphoz...


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"La plaque commandée à Patricia Picard, arriva sur le lieu de son implantation sous des cataractes d’eau.

La décision de l’emporter à la bibliothèque pour prendre toute la mesure du savoir-faire de l’artiste fut prise. Le maire et l’employé communal sortirent ses 80 kgs de la voiture comme si de rien n’était.

Le monde s’affaira autour d’elle qui trônait sur deux tables. En lave émaillée, son contenu s’intégrera parfaitement à la structure contemporaine et au paysage."

Fatima Mana


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Patricia Picard, après accord des présents consultés, termina sur place le montage de la plaque...


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Et le vendredi après-midi, après séchage de la colle, elle put être mise en place, et entourée d’une garniture d’écorces...





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5 septembre, le Carrefour des Résistances présenté au public...


Pourquoi cette présentation, alors que beaucoup l’ont déjà vu, ont donné un avis, sont intervenus ?

Pour donner, avec un peu de recul, les explications concernant l’oeuvre et le travail de médiation effectué... Celui-ci est d’ailleurs explicité comme prévu dans la plaquette "Carrefour des Résistances et Passeurs d’art" qui sera disponible le 5 septembre.

(JPG) Le Carrefour est l’aboutissement d’un long travail  [1] dans l’association - tout le travail sur la Résistance, le spectacle de 2006, croisant diverses formes de résistance à plusieurs siècles d’intervalle, une réalisation collective éphémère avec Aurélie Ranc au gué de Vaussèche, les ateliers avec Christian Astor, la tension en peinture, puis des esquisses collectives et des maquettes en volume...


Une démarche qui est allée le plus loin possible jusqu’à la décision de passer le relais à un artiste professionnel après mise au point et diffusion d’un appel d’offre... [2]


De nouveaux apprentissages dans ce domaine, inédits pour nous, l’élaboration et l’utilisation de critères, pour effectuer un choix difficile à faire entre la vingtaine de projets reçus, une large consultation, le dialogue avec les quatre artistes pré-sélectionnés dans un premier temps, puis le choix du projet de Régine Raphoz, avec certaines demandes comme celle concernant le bois de châtaignier...


Régine Raphoz a travaillé pendant plusieurs mois, puis un jour, un courriel nous a indiqué que le travail était prêt et que l’installation pouvait être mise en place...


Cette mise en place s’est effectuée fin juin ; un beau travail collectif ! Des cairns ont été réalisés, remontés, l’installation précautionneusement protégée des vaches, déseherbée ou non...


Parallèlement, les pourparlers avançaient pour la réalisation de la plaque...


Des avis étaient recueillis, la plupart étant écrits sur le livre d’or, classés et souvent partiellement repris sur le site.

La synthèse sera communiquée au public.


Mais avant, Régine Raphoz, s’appuyant sur un diaporama, situera le Carrefour des Résistances dans l’ensemble de son travail.

Un second diaporama accompagnera le récit de son travail et d’une installation très conviviale...

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Christian Pourchaire, cheville ouvrière pendant six ans du très beau projet "Sur mon chemin un artiste passe", parlera du travail de Régine Raphoz à Jaujac et des finalités et enjeux d’un tel type de travail aujourd’hui...


Enfin, les échanges se poursuivront en petits groupes autour du verre de l’amitié, après lecture à plusieurs voix de deux ou trois petits textes littéraires écrits sur le Carrefour...


Il va aussi de soi, que de nouveaux avis seront recueillis... Une belle soirée en perspective... [3]



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[1] trois ou quatre années de travail sous des formes différentes

[2] procédure dans laquelle nous avons été aidés par Arzel Marcinkowski, chargé de mission arts visuels au Conseil Général de l’rdèche

[3] En cas de pluie, les projections et présentations (1/2 au maximum) auraient lieu au Temple des Baraques.



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Intégration au paysage, invitation à la participation et densité, polysémie de l’oeuvre et démarche de l’artiste...




avec les premières phrases de Jean-Gabriel Cosculluela...




De nouveaux textes et de nouvelles approches qui insistent



-  toujours sur l’harmonie avec la nature,


« L’oeuvre de Régine Raphoz, remplie d’humilité, habite le silence et fond sa matière dans le paysage. » [1]




-  Mais aussi sur l’invitation à la participation faite au spectateur au travers de l’élaboration de cairns :


« Bravo pour l’idée. En plus, on peut en construire » écrit Donovan Leterrier (13ans1/2)


Certains, comme Magali, Mathieu et Béranger, iront plus loin, construisant ailleurs d’autres cairns comme création éphémère à visée uniquement artistique - cairns et aussi alignements...

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Et Fatima Mana :

« Rassurante, la similitude du faire ensemble où les résonances rapprochent la distance.

Au delà de la sculpture symbole, se fabrique l’implication des uns et des autres. Notamment avec le geste, en érigeant ou redressant un cairn... » [2]


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-  Et encore sur la réflexion avant édification, réflexion sur les sens possibles :


« Au pied de ces grands totems, des cairns ?

Pour moi qui fais beaucoup de randonnées en montagne les cairns servent à guider le randonneur....

Mais pas que...

Les bergers devaient les construire pour ne pas se perdre par mauvais temps. »




-  Et le temps de maturation nécessaire :


« Je devais revenir, car je ne pouvais pas apporter ma pierre à cet édifice dans la précipitation, le lieu étant porteur d’histoires fortes... »


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On pourrait rapprocher ces extraits du texte de Régine Froment d’une phrase d’Antonio Saura [3]  :


« La mémoire culturelle se manifeste à la faveur de n’importe quel geste, même minime ; mieux : plus la mémoire est chargée culturellement, et plus le geste, même ténu, gagnera en densité. »




-  D’ailleurs, dans ce même texte [4], au début, n’est-ce pas la densité de l’œuvre que souligne Régine Froment ?


« Un soir, j’étais un peu pressée, mais je me suis arrêtée. En arrivant sur le site, j’ai été surprise par la hauteur des personnages. Dans la lumière du soir qui tombait, ils étaient impressionnants. »


Parlant de l’œuvre, Fatima Mana écrit :

« Porteuse de sens, elle s’approprie une densité où l’émotion s’installe. » [5]



-  Et dans quelques premières phrases pour le Livre d’or - car un autre écrit est prévu- Jean-Gabriel Cosculluela [6] situe "l’harmonie avec la nature" [7] au coeur même de la démarche de création de Régine Raphoz, recentration sur une oeuvre qui intège sa propre histoire et les aléas de sa gestation et peut ainsi ouvrir les sens et rester ouverte.




"Dans cette exposition au paysage, au croisement des vents, des lumières et des chemins et de quelques mots...

Et tout autant, avant l’exposition, cette écriture brute, ces lignes de grumes, non encore équarries, mais déjà présentes dans la pensée.

Il y a ici une tension du paysage et ici le mot exposition prend tout son sens, tous ses sens, sommes-nous tentés de dire : il s’agit de s’exposer à la terre, à l’air, à l’eau, au feu des chemins pour tracer des lignes, pour signer un silence, une présence.

Il y a le geste vertical d’une prière qui n’oublie ni l’étendue, ni le cheminement, ni l’attention portée aux bords : à ce qui nous limite, à ce qui nous déborde dans l’inconnu du paysage."




Et l’on pourrait ici revenir à Saura : « La modernité n’est pas le rejet de la mémoire, c’est son installation dans la vastitude du musée imaginaire. » [8]


Un musée où, pour les jeunes, la musique a une place importante.

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Ainsi Béranger Courtial et Thibaut Marie ont essayé de travailler la musique jusqu’à faire émerger leur impression d’ensemble devant le Carrefour. Un long travail, acharné, à la guitare, avec des percussions improvisées... puis l’enregistrement... la réécoute sur l’ordinateur qui ne satisfait pas encore les auteurs...



Synthèse : Jacqueline Cimaz. Photos : Fatima Mana

NB. Souvent les vacanciers ou voyageurs ramènent un ou plusieurs petits caillou(x) pour les cairns. Les trois petits cailloux rouges viennent évidemment de Roussillon...





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[1] extrait d’un texte de Fatima Mana qui sera publié dans la plaquette prévue

[2] texte cité

[3] Antonio Saura « Discours de Cuenca » (Traduction de Marcel Cohen, avec la collaboration de Enrique Pastor et Marie-Claude Dana.) Ed L’échoppe coll. Envois (1997)

[4] cf publication prévue d’une plaquette

[5] texte cité

[6] poète, auteur ou co-auteur de livres d’artistes

[7] notion qui ressort du contenu des avis

[8] Discours du 01/10/1997 prononcé à l’occasion de sa nomination au titre de docteur honoris causa de l’Université de Castille-La Manche



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"Résister"


L’avis synthétique de Daniel Barral :

" Bravo pour cette réalisation dans un pays où le mot « Résister » prend tout son sens."





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Autres lieux, autres cairns...



(JPG) Bauduc revit... ou vit toujours...

et n’a pas pris une ride...

sinon celles de l’eau et du sable (cf Astor)

Autres lieux, cairns sur pilotis ?

Autres résistances ?

Celles de Bauduc... multiples...




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Nouvelles visites, nouveaux regards...



Approche prosaïque et questionnante de Joan et Jessica, au moment où la lumière du soir étire les ombres et leur confère une étrange présence/absence...

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L’herbe a poussé... les chataigniers ont déjà blanchi.

Une dimension temporelle qui s’insinue, coule et s’étale...

Joan Casals : "Excellente prestation, oeuvre en harmonie avec la nature."




Alors que,quelques jours auparavant, les membres présents de la Commission Communication du CLD, allaient, à l’issue d’une réunion, découvrir le Carrefour des Résistances dans la nuit d’été...

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Photos Fatima Mana, Jacqueline Cimaz, Fabien Michel dit Baron, Nadège Dallard.... _





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Nouveaux avis reçus et requis...


Le recueil d’avis se poursuit pour préparation d’une petite brochure d’accompagnement de l’oeuvre. Tous avis, croquis... bienvenus...


Sur la soixantaine d’avis recueillis à ce jour, à l’exception de deux avis négatifs, très généraux, portant l’un sur les artistes en général, l’autre sur la Résistance - indirect et irrecevable - tous sont positifs.


On retrouve toujours l’oeuvre et les valeurs, avec juste des déplacements d’accents...

l’oeuvre :

-   " Une oeuvre d’une grande pureté, qui invite au silence, au recueillement... au souvenir..."

Daïa, sculptrice


les valeurs :

-   "Ardèche, terre de Résistances ! Ah ! Marie Durand ! Carrefour épuré, tellement fort. Et la Résistance doit continuer !"

Yves Paganelli, auteur, chanteur, compositeur...


L’oeuvre, les valeurs et l’humain, à l’intersection de l’histoire et du contexte local :

-   "Après les orgues [1], les cairns. Un paysage connu qui prend plus de vie. Le passé et le présent communient : le bois, la pierre et l’inventivité des hommes"

Annie et Jean-François Ackerman


Une accumulation de témoignages d’une immense richesse ; d’autres sont annoncés, y compris des poèmes...






Nous avons aussi commencé à réfléchir sur la maquette de la plaque - simulation ci-dessous - avec des précisions à introduire notamment en matière de logos (taille en fonction des dimensions réelles et des chartes graphiques des diverses instances, éventuellement nouveaux logos des communes...)

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Tous les avis seront là aussi bienvenus...



Pour voir le Carrefour des Résistances, avant mise en place de la signalétique [2], sa position exacte :

-  commune de Saint-Apollinaire de Rias,

-  à l’intersection des voies communales de Leyral [3]et d’Echiol.





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[1] allusion à nos orgues éoliennes qui gémissent ou chantent avec le vent, sur lieu fortement marqué par les luttes pour la liberté de conscience, valeur toujours actuelle...

[2] en cours d’élaboration

[3] qui relie la D21 (Vernoux-Les Nonières- à partir de la Pierre Plantée) à la D2 (Saint-Jean-Silhac) avant le pont du Belay

Carrefour des Résistances : une vie déjà pleine d’imprévus



D’abord de nouveaux avis, dont voici quelques quelques extraits :

- Sur l’oeuvre :

"Le bois et la pierre si caractéristiques de notre terre ardéchoise et de sa stabilité semblent ici comme en mouvement... Laissons-nous entraîner ! Félicitations..."

Frédéric SEILLER


- L’oeuvre et le travail : "Au fil des heures, avec le concours des ouvriers bénévoles, les totems se sont levés... Bravo à l’artiste..."

Geneviève GRECO


- L’oeuvre et les valeurs : "Silhouettes très humaines qui font vibrer les souvenirs. Pour que l’esprit de résistance continue à souffler ! Bois, Pierre, Terre et Ciel et vent d’espérance..."

Renée et Jean NICOLAS


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-   L’oeuvre, le travail collectif et les valeurs :

"Le projet pour le Carrefour des Résistances, mûri depuis deux ans a abouti de manière parfaite associant l’artiste bien sûr, les acteurs mais aussi les gens du pays !

En pleine campagne, entourés de champs, des totems magnifiques s’érigent pour commémorer ce qui s’est passé ici dans ce pays, chargé d’Histoire, haut lieu de Résistances.

Cet art contemporain, oeuvre d’un travail d’artiste aux qualités indéniables a su parfaitement symboliser la résistance en respectant l’identité propre à cette région, les châtaigniers, ce bois si noble, poussent ici... et résistent au temps comme ont su résister nos anciens... au froid, à la vie dure de ce pays, à l’oppression et à l’intolérance... fidèle aux valeurs qu’ils nous ont transmises !

Que ce Carrefour reste le symbole très fort d’un pays qui a su Résister et dont la Mémoire devrait perdurer pour les générations à venir !

Nicole CHAZEL


- Les valeurs :

" Il est bon de marquer des lieux où des hommes et des femmes ont su résister. Un retour sur le passé permet d’avancer..."

Signature non lisible...



De nouveaux témoignages qui renforcent l’analyse de contenu des premiers...


Une oeuvre forte dont la forme fait sens - des falaises de Bandiagara et la cosmologie Dogon, aux résistances des déportés de Gorée, des pêcheurs de l’Atlantique et à celles d’ici, camisards et maquisards croisés de résistances civiles, ou du monde et de la planète... Chacun construit son sens, le change, le diversifie...


Régine Raphoz en sculptant ses bois, connaissait ces résistances d’ici, qui lui parlaient, et l’oeuvre de Pénone, et l’âge des châtaigniers, cherchant au coeur du bois, l’origine, le temps et la vie, le germe...

Ces niches où certains ont vu des caches...

Une oeuvre dense, forte, polysémique, parfaitement intégrée au lieu et aux valeurs, et ouvrant sur le monde et l’à venir...

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Et puis, à côté des mots, il y a les actes :

-  comme le beau geste de François Bouix entourant le Carrefour d’un fil bleu protecteur tendu entre piquets de bois, pour que les vaches, en passant, n’aillent pas faire tomber les cairns... Piquets rustiques qui ne détonnent pas et dont l’un a déjà été utilisé comme pupitre pour écrire sur le livre d’or...


Et Manon, six ans, qui installe pierres et bouts de bois, tout petits cairns détournés, et se promène avec une délectation interrogative au milieu de ces édifices de pierre presqu’aussi hauts qu’elle...


Et Nicole, retour des Landes, qui a posé la pierre amenée et aligné de petits cailloux sur les aplats du bois, imitée en cela par Bastien, huit ans...


Des interventions non prévues, diverses, qui montrent la richesse et l’ouverture de l’oeuvre...


NB. A noter que certaines personnes, très impliquées, n’ont ancore laissé ni texte dans le livre d’or, ni touche personnelle sur le site...

Peur en passant à l’acte de fermer le champ des possibles ?





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Paroles de jeunes


Béranger et Thibaud, 18 ans chacun, sont surpris. Ils n’imaginaient pas "ça comme ça".


Pourtant ce sont eux qui ont pris et porté des pierres de la Dunière, guidés par M.Riou, et ils avaient entendu parler du projet...


(JPG) - Béranger : "les totems sont magnifiques. Finesse et création de ces oeuvres structurelles feront le bonheur des randonneurs !"

Le cairn de Jacqueline ? : "on se demande bien pourquoi il est tombé ?"

- Thibaud : il pense "pareil et même plus" (concernant les réflexions de Béranger)

"Cette architecture contemporaine représente avec assurance le côté lumineux de la résistance mais nous laisse perplexes - agréablement étonnés..."

Avec leurs guitares ils vont composer des morceaux de musique qui aillent avec le lieu et l’installation...





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Art contemporain en milieu rural : examen de passage réussi !



Et réussi au delà de toute espérance pour l’installation de Régine Raphoz mise en place sur le plateau de Vernoux, à un bon kilomètre du hameau le plus proche, près d’une ferme, en pleins champs, à Saint-Apollinaire-de-Rias.

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Sur un chemin où sont sans doute passés, à plusieurs siècles d’intervalles, le Pasteur Pierre Durand, après son arrestation au gué de Vaussèche, les rescapés du maquis de Juventin, les Cohen cachés à Echiol au moment de la rafle de Vernoux...

Les raisons de cette réussite ?

Ce sont celles qui avaient guidé le choix de la commission arts plastiques :

-  d’abord, la qualité de l’oeuvre de Régine Raphoz, sa densité, la force, à travers son dépouillement, de son rapport au sens, sa polysémie...

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"Du beau travail, très évocateur, encore mieux que ce qu’on imaginait d’après les projets" (Simone Foray)

« L’artiste a su s’imprégner, imaginer, mais aussi réduire afin se satisfaire le lieu... » (Christian Prost)

-  la manière dont elle a pris le relais d’un projet du groupe mûri depuis deux ans :

" (Ces silhouettes vigiles...) Nées des mains de Régine, elles sont nos enfants, à nous tous qui pendant de longs mois avons vécu la gestation de ce projet. Nous l’avons rêvé, ébauché, dégrossi, Régine lui a donné forme et vie", écrit Nicole Bertholon.


-  les valeurs :

" Je vous remercie, écrit Régine Raphoz dans le livre d’or, de m’avoir permis d’être là pour partager ces valeurs humanistes dont vous vous faites les fervents défenseurs.

Je souhaite laisser dans ces sculptures érigées au Carrefour des Résistances, des vecteurs d’énergie capables de marquer et de faire perdurer ces valeurs au coeur du monde. "

Valeurs que chacun se réapproprie avec sa propre culture, comme ces vacanciers en promenade, découvrant le chantier par hasard et qui ont longuement observé et questionné l’artiste :

"C’est une très bonne initiative de symboliser ainsi la résistance pour témoigner du courage des anciens aux générations futures... Venant de l’est de la France qui a particulièrement souffert de la guerre, je suis particulièrement sensible à ce que ce lieu commémorera. Bravo à l’artiste qui a si bien su représenter les actions et l’histoire de la résistance locale". (S.Vogel)

Réappropriation avec sa culture, son vécu, son histoire, comme le texte très émouvant d’Eva Schlenker :

"Heureuse de participer à cette réalisation, en pensant que pas à pas, l’Association Les Rias inscrit dans le bois, la pierre, le papier, les pixels... l’héroïsme des habitants de cette somptueuse région. Bravo à tous."

L’insistance par Hélène Claret, par delà la mémoire, sur ce "tous", le travail collectif :

" Très bonne initiative de mémoire pour les futures générations qui passeront au carrefour "Echiol", des résistants... Et le merveilleux travail de sculpture sur bois de l’artiste Régine, et de toutes les personnes avec... les galets, les pelleteuses, les tracteurs, pelletées de gravillons, de ciment pour le béton afin que tiennent bien à tous les vents et intempéries les sculptures -mémoires... Bon souvenir au partage, assemblage, des dons divers de chacun. Assemblage : une belle mosaïque".

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-  les matériaux, eux aussi liés aux valeurs :

" Le choix des châtaigniers sculptés et érigés respecte la nature et la ténacité des habitants de la région et s’intègre parfaitement à l’environnement." ( Une autre personne du groupe de l’Est)


Ces extraits de quelques unes des inscriptions sur le livre d’or, et d’autres, non citées, montrent bien que l’oeuvre a fait sens pour chacun.

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Non figuratif, ce long travail du bois fouillant le tronc de châtaignier et son âge, poli et ouvert, suscite, accueille et re-présente ces sens que chacun y met et s’en enrichit... Où l’on retrouve le "La forme fait sens" de Meishonnic [1]

Et comme quoi, aussi, l’art contemporain parle à tous pour peu qu’il soit en phase avec la culture de chacun et du groupe, et apporte réponse à ce qui préoccupe ou tient à coeur... ou de nouvelles questions...

Jacqueline Cimaz

NB. Une convention a été mise au point, liant pour trente ans les parties concernées, puis renouvelable...




Carrefour des Résistances : un week-end de travail...


Dès 8h30 ce vendredi matin les travaux de préparation ont commencé avec les engins de chantier pour creuser les fosses destinées à recevoir les totems apportés par Régine Raphoz vers 10h. Le gravier, les sacs de ciment, la bétonnière, les étais, tout était prêt grâce à la présence active de Robert Taconet, de Michel Fayard et d’Yves Rostaind ( pour les plus qualifiés)- qui ont apporté à l’artiste toute l’aide nécessaire à la mise en place.

De nombreux habitants et/ou adhérents des Rias ont assisté et/ou participé au travail, posé des questions, donné leur avis tout au long de la journée.

La pause de midi a même vu une affluence sympathique autour du pique-nique organisé par les soins de Fatima Mana et Geneviève Greco...

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A la fin de la journée les trois troncs de chataignier sculptés se dressaient fièrement au Carrefour des Résistances. Il restait encore a piocher et ratisser la terre à leur pied pour permettre l’installation des cairns qui s’est déroulée durant la matinée du samedi, avec la participation des bénévoles de passage.

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Quelques pierres attendent encore, au bord du chemin, ceux qui n’ont pas pu participer aujourd’hui. Le résultat, au dire des témoins de ces deux journées, dépasse toutes les espérances et dégage une vraie émotion.


Nicole Bertholon




Après le compte-rendu de Nicole Bertholon, les mots du vécu de Fatima Mana...


"D’abord le temps. A lui tout seul, presque un défi mêlé à la patience du projet Riassois.

Une lente maturation frottée aux chardons de la réalité.

Puis le jour J sous un ciel bleu - si rare, glissant ses couleurs paisibles sur le site choisi, que le monde présent se resserra avec bonheur autour de sa perfection.

Un vent guilleret surveillait en bon petit soldat la lourde chaleur estivale afin que les bâtisseurs apprécient suffisamment sa présence.

Dès 8h30, la mini-pelleteuse creusait en triangle les fondations de la trilogie totémique.

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En milieu de matinée, l’arrivée de l’artiste posa l’impatience du temps sur le bord du fossé et festonna de larges sourires les visages présents. Focalisés sur les oeuvres allongées, tous les regards s’en imprégnaient admiratifs.


L’efficacité des travailleurs, affairés autour des sculptures, ordonnança magistralement la cohésion.. Sanglé, harnaché, le premier totem fendit doucement l’espace collé à ses formes généreuses.

Une patine douce et chaude renvoyait la gestuelle familière du temps imbibée du talent de l’artiste.

Majestueux, il s’enfila dans la fondation retenant encore les gestes du savoir faire.


Le monde arriva sur le site, apportant avec lui ses dimanches tranquilles qu’il posa sur la nappe blanche festonnée d’ombre, prête à s’attabler de retrouvailles amicales.

Des gerbes de conversations installaient de ci, de là, leur chaude présence. Par intermittence, elles s’éteignaient sporadiquement, observant le travail des hommes sous la direction de l’artiste mettre en place avec une facilité déconcertante le deuxième totem cerné d’une dextérité à l’épreuve du temps.

A l’occasion du pique-nique, Renoir et « sa partie de campagne » s’invitèrent à l’ombre de midi, des pigments chaleureux le traversèrent de sa lumière.

En milieu d’après-midi, sous les éclats d’un soleil batailleur, le troisième totem se faufila, avec la même exigence artistique que pour les précédents, dans son emplacement.

(JPG)


Les paroles autour du chantier préparaient la moisson de souvenirs et cimentaient le partage du faire ensemble.

D’une précaution toute maternelle, la journée déposa les ocres de ses dernières heures, râtelant, aplanissant la surface du site pour y déposer les ultimes reflets mordorés de son soir.


Samedi matin se déshabilla totalement de l’appréhension et du doute quant au résultat final. Chacun s’appropria spontanément formes et couleurs, défiant les lois de la gravité afin d’ériger les cairns en leur donnant tout simplement la parole.

Tertre, tas, amas, verticalité sans prétention dressaient leur visage géométrique, observant le ciel de leur hauteur naïve.

La matière en mouvement s’élevait au gré des inspirations puis le résultat prit du recul et laissa de la satisfaction au fond des regards habités par les traces toutes chaudes d’un moment exceptionnel partagé.


Fatima Mana

(JPG)


Les photos sont de Nicole Bertholon, Nicole Chazel Jacqueline Cimaz, Michel Cimaz, Fatima Mana, Régine Raphoz...



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[1] détourné, puisque ce constat s’appliquait au mot et à la poésie


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Quelques jalons en guise de gué...



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L’aboutissement d’une longue démarche :

-  le recueil des valeurs, mémoires de la population -dits, objets, photos anciennes...
-  le choix de travailler ce qui émergeait : les valeurs et mémoires de "Résistances", télescopant diverses époques historiques...
-  le travail de mémoire et valorisation de ce patrimoine, par la collecte, en atelier d’écriture -par l’écriture poétique- avec la réalisation d’un spectacle théâtral...
-  l’approche plastique, aussi, au travers d’ateliers avec Christian Astor, la précision d’un projet de réalisation au travers de diverses maquettes...
-  puis le passage du statut de réalisateur collectif à celui de commanditaire, avec la mise au point et le réajustement d’un appel à projet et l’aide d’Arzel Marcinkowski...
-  l’étude collective et élargie de la vingtaine de projets reçus, avec l’affinement de critères, un long travail très approfondi,
-  la rencontre, en janvier 2008 (la qualité du travail collectif demande du temps) avec quatre artistes dont les projets paraissaient les plus proches de notre demande,

(JPG) - la sélection finale, à une très large majorité du groupe élargi, du projet de Régine Raphoz pour ses qualités plastiques, sa densité et surtout parce qu’il prenait sens par rapport à tout notre travail et, cela devient de plus en plus évident, l’élargissait et l’enrichissait tout en respectant l’identité propre, liée au vécu de ce plateau...

-  Ensuite il y a eu la quête des châtaigniers et les longs mois de travail de Régine Raphoz...



Régine Raphoz sera là vendredi matin -sauf si météo contraire- avec ses totems et son matériel. L’équipe fera les trous, après réflexion et simulations sur les emplacements, dressera les totems, les scellera...


A midi, le pique-nique est prévu sur place, auquel participeront Michel, Eva et Claire Schlenker, Sylvette Béraud-Williams, avec, bien sûr, Régine Raphoz...

Un temps dense, très fort, en perspective...


Nous travaillerons sans doute le vendredi, le samedi et peut-être le dimanche matin...

(JPG) Chacun peut passer quand il veut, donner ses impressions (qui seront recueillies), interroger l’artiste... et, éventuellement, participer en édifiant un cairn ou apportant son galet à un cairn...


Cette participation durera puisque les passants sont invités à surveiller les cairns, les redresser s’ils tombent... Une belle façon de faire vivre l’oeuvre [1]


La Région Rhône-Alpes, le Département de l’Ardèche ont contribué de manière importante à ce projet, la DRAC aussi pour la collecte, les communes qui aident l’association, et, à titre de sponsor privé impliqué dans le domaine artistique, Véolia.


Une inauguration officielle aura lieu début septembre. D’ici là il faut concevoir plaque et plaquettes, aménager le terre-plein, signer une convention tripartite, et, sans doute préparer une publication avec le concours de Régine Raphoz, les impressions recueillies, l’expression de l’équipe...


Jacqueline Cimaz


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[1] A cet égard, pour répondre à des questions posées à juste titre, une restauration des orgues éoliennes est envisagée...


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Galets des Isles...

Ils seront à disposition pour l’érection de cairns au pied des totems, dès que ceux-ci seront en place... Nos remerciements à M.Riou pour son aide et son don...


(JPG)


"Pour l’installation du « Carrefour des Résistances » qui aura lieu le 27 et 28 juin, les Rias sont partis à la recherche de galets.

La sculpture prévue voudrait inciter les habitants ou les gens de passage à participer au travers de Cairns érigés et stratifiés par un petit amoncellement de cailloux, en les invitant à veiller sur leur équilibre qui sera confronté aux temps et malmené par les éléments naturels tel que le vent.


Sous une chaleur estivale, une équipe Riassoise est partie défricher la rivière.

En fin stratège, elle s’est dotée d’une jeunesse qui dès la vue de l’onde pure batifola d’efficacité, nouant ses mains aux pierres, allégeant la simplicité du geste bâtisseur de sa force herculéenne.

Extraites de leur lit écumant, amassées en tas informe, elles provisionneront suffisamment les prétentions de hauteurs utopiques ne dépendant que d’une platitude cailloutesque aléatoire.

Tressant l’événement autour de sa démarche, l’association espère un ciel clément - et sans accrocs nuageux pour la circonstance, remettant l’ouvrage sur un plus tard à réorganiser."

Fatima Mana





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Carrefour des résistances : message, réunion et invitation...




Une réunion efficace

La réunion d’un groupe de travail émanant essentiellement des commissions « Arts plastiques » et « Manifestations diverses » a eu lieu ce jeudi 12 juin à la bibliothèque municipale afin de mettre au point les modalités de la mise en place de l’oeuvre de Régine Raphoz, « Carrefour des résistances ».


Les Rias ont arrêté le week-end du 27/28 et peut-être 29 juin pour son installation.


Les indications d’Alain Fluchaire, professionnel de la pierre, de Michel Cimaz et de Robert Taconet nous ont permis de mieux venir à bout d’une certaine complexité technique tout en s’appuyant sur les indications de l’artiste.

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D’autres points inhérents à l’installation de l’oeuvre, soulevés et résolus par les uns et les autres, ont jalonné la rencontre, permettant d’anticiper au mieux pour un bon déroulement de l’installation prévue.


Maintenant au travail !


Fatima Mana




L’invitation des Rias


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 [1]

[1] Cf message de Régine Raphoz annonçant qu’elle pensait avoir fini le travail fin juin. Elle nous aménerait donc les troncs, organiserait et animerait l’installation.

Cela étant, il y avait un certain nombre de contraintes techniques, que nous avions publiées en demandant de l’aide.

C’est forte de ce travail préalable que la réunion a pu avancer ce jeudi.

Les contraintes concernaient essentiellement :

-  " les 3 trous à creuser de 80x80x80 environ pour laquelle l’utilisation d’une mini pelle paraissait nécessaire...
-  "L’érection des fûts de 3,50m qui demande l’utilisation d’un tracteur muni d’une fourche... "
-  "Le ciment, le mélange, l’eau, des pierres...
-  les tasseaux...





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La transformation...




(JPG) Un envoi de Régine Raphoz.

Des ébauches,

sans doute couchées ?


Mais qui font plus que

résister en passant

à la verticale...


Le privilège d’assister ainsi à la transformation...

-  la création,

ce qui émerge, dense,

déjà polysémique...




Dans une semaine un calendrier devrait pouvoir être mis au point pour la mise en place de l’installation, et la participation la plus large possible à cette mise en place...


Un temps fort et émouvant...





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Au pied de l’arbre...


(JPG) Régine Raphoz nous avait fait savoir qu’elle avait une piste, ce qui se précise :


-La quête des grumes de chataigners est en passe d’aboutir et je vais pouvoir commencer le travail de taille.



J’ai eu le temps de multiplier les dessins...

tous essentiels et inutiles quand on est au pied de l’arbre.


J’espère que les pièces seront en place cet été mais je me garde de prendre date avant d’avoir teminé la taille.



Mes pensées sont au Rias et il me restera à vous rencontrez pour achever l’oeuvre sur le terrain.

Avec vous, lui insufler l’énergie qui lui donnera des racines.




(JPG) Nous avons demandé à Régine Raphoz comment elle voyait l’installation...

- "Comment je vois la chose ?

Un jour, on fait les trous,

le lendemain on installe les arbres et on coule le béton,

le surlendemain ou la semaine suivante on remet le terrain en forme,

puis sur une autre journée qui peut être à la suite , on fait des cairns et la fête."





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Recherche de chataigniers...




(JPG) Suite à des réponses intéressantes et généreuses pour lesquelles nous tenons à remercier Danielle Izopet, Colette et Marcel Bélingard, la commune de Saint-Apollinaire, il s’avère que

tout arbre mort sur pied risque d’être creux

et que les possibilités d’exploitation pour ce projet précis ne peuvent être évaluées qu’après abattage de l’arbre et examen des coupes...


Régine Raphoz a ainsi précisé sa demande :

"Il faudrait trouver des arbres , des fûts non calibrés de préférence (ou un gros arbre ou même des branches maîtresses d’un très gros arbre) qui ont été abattus en pleine santé si je puis dire, et qui sèchent depuis plusieurs années."






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Le choix...



Le choix d’un projet pour le Carrefour des Résistances parmi quatre projets de grande qualité n’était pas simple à effectuer... L’élimination était difficile, sinon impossible...

Les avis divergeaient parfois. Le groupe a discuté ; les consultations ont été élargies, d’où des avis inédits et qui ont fait réagir.

Chacun a tenté de ranger... en fonction de ses goûts, des attentes perçues de la population, du site, de sa topologie et de ses dimensions, du passage des personnes et troupeaux...

Ceci a permis une appropriation plus approfondie encore de chaque projet...


(JPG) Finalement un large consensus s’est dégagé sur le projet de Régine Raphoz.

Il a été quantifié en soirée où nous avons fait une synthèse des avis recueillis et demandé pour étayage un classement écrit... Sur 17 personnes dont 16 se sont prononcées (1 déclaration d’impossibilité de choisir), 10 ont classé ce projet en 1ère position, 3 en 2ème et 2 en 3ème, 1 personne n’ayant indiqué qu’un seul choix.


Les raisons de ce choix ? L’explicitation n’est pas simple...

Des divers échanges, l’avis ressort que ce projet prend en compte les résistances dans leur généralité et spécificités - en posant leur dimension humaine et donc historique.

Les formes parlent parce qu’elles sont à la fois denses et polysémiques.

(JPG)

Les totems évoquent des personnes et convoquent des résistances séculaires d’ici et de divers continents - le totem..., foules en marche ou groupes en fuite, ou réflexion ou recherche... Ils peuvent aussi être, non pas voiles, mais mâts de galères...

A leur pied, les Cairns ne sont pas d’ici, mais d’autres lieux de résistances, pierres polies par les eaux résistant à l’érosion... Et chacun "apporte sa pierre" et construit, et en fonction des apports des autres puisqu’empilement il y a, et de pierres de tailles décroissantes...

Ni figuration, ni décoration, ni commémoration, un travail d’artiste dont la densité, la force et la polysémie ont fait sens pour le groupe...



De plus, il se réfère, ou fait écho, de près ou de loin et sans manichéisme, à certains invariants dégagés par le groupe. Enfin les matériaux - arbres (châtaigniers) et pierres- sont d’ici...


NB. L’image présentant les totems et les cairns n’est qu’une simulation entre autres possibles, faite par nos soins en tentant le placer des croquis de Régine Raphoz scannés sur une plaquette. Ce n’est pas à l’échelle, par ailleurs les totems ne sont pas faits et évolueront certainement ; la mise en place sera effectuée par l’artiste qui associera la population à la recherche de disposition... Dès que nous aurons des données plus précises et fidèles, elles remplaceront cette première ébauche.

La planche verticale sur fond blanc regroupe les images des éléments constitutifs du dossier, que Régine Raphoz vient de nous envoyer...

(JPG)

La planche horizontale sur fond blanc comporte deux images extraites d’un diaporama sur ses oeuvres envoyé par Régine Raphoz. Elles représentent des oeuvres que plusieurs d’entre nous ont particulièrement aimées...


Demande de Régine Raphoz et des Rias :

"Je commence à prospecter pour évaluer dans quelle mesure j’ai des chances de trouver ces trois arbres ici. J’aimerais que vous fassiez une prise de température à travers le réseau local, pour évaluer les pistes chez vous."

Qui pourrait nous indiquer où touver trois troncs de châtaignier assez grands (totems de 2m,80), éventuellement avec branche(s) en haut et déjà secs... ?





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Carrefour des Résistances




(JPG) Le processus de choix d’un projet parmi les dossiers reçus, tous de qualité professionnelle, s’est avéré particulièrement difficile, en dépit du travail d’équipe, des outils mis au point et utilisés.

A ce stade, après une pré-sélection répondant à un large consensus, il a été indispensable de rencontrer les artistes pour des échanges plus précis, avant-dernière étape précédant le choix, puis le travail et la mise en place de l’installation pérenne au "Carrefour des Résistances".



Ce week-end des 12 et 13 janvier, les Rias ont donc reçu les quatre artistes pré-séléctionnés, suivant le calendrier établi :

-  samedi 12, 14h30 à la Bibliothèque : Annet Perrin,

-  samedi 12 à 16h30 : Luciano Di Rosa,

-  dimanche 13 à 10 h 30, Régine Raphoz,

-  11h30, Pierre Guimet.


Dans un premier temps, rendez-vous fut pris sur le lieu pour permettre de mieux visualiser les propositions avec la prise en compte d’éléments non modifiables (végétation, poteaux éléctriques, passages etc...)


(JPG)


Les présents, membres ou non de la commission "Arts plastiques", ont ensuite échangé avec chacun des artistes, questionnant pour préciser les représentations du projet proposé, utilisant aussi la grille élaborée à partir de l’appel à projet et de la première découverte des dossiers, notamment en ce qui concerne faisabilité, sécurité, pérennité de l’oeuvre...


Un temps très riche à partir de beaux projets, professionnels, cohérents et réfléchis...

Un choix qui s’avère cependant de plus en plus difficile puisque choisir un projet c’est écarter les autres et que, tous, là, sont extrêmement intéressants.

Un nouveau temps de réflexion et d’échanges est nécessaire.

Deux critères sont apparus comme essentiels lors de premiers échanges informels - l’adaptation au lieu et à ses utilisations d’une part, et, par ailleurs, l’ancrage dans le patrimoine local et ses valeurs...


La population était peu présente ce jour, non par manque d’intérêt mais parce que beaucoup ne se sentaient pas "compétents", comme ils l’ont dit ensuite.

Pourtant ces avis, justement, auraient été très instructifs.


(JPG)

L’assemblée générale du 19 sera mise à profit pour présenter brièvement ces projets et recueillir d’autres avis, ensuite la commission qui devrait quasiment être au complet ce jour, se réunira, hors A.G., pour tenter d’effectuer le choix le plus pertinent.


Depuis bientôt trois ans, de gestation, maturation, transformation de ce projet, le regard des uns et des autres sur l’art contemporain s’est modifié dans l’association, d’une manière très sensible.

Dépassant parfois une première découverte, les a priori ont laissé place à la réflexion, l’analyse et la curiosité. Des opportunités - comme la visite de l’exposition "Monumenta" d’Anselm Kiefer à Paris - ont ouvert de nouvelles perspectives et offert des références donnant plus d’autonomie à la critique (au sens positif du terme). Le groupe en dégageant ce qu’il veut ou ne veut pas pour le projet, construit des connaissances et fait émerger du sens.


Fatima Mana et Jacqueline Cimaz

NB. A noter aussi que, comme à chaque atelier, conversations, repas partagés sinon hébergement, ont suscité rapports amicaux et convivialité...

En l’occurrence, quelque chose qui, s’il peut ouvrir des perspectives d’avenir, ne peut faciliter le choix immédiat...

PS. Un compte-rendu détaillé des échanges sera fait par Fatima Mana et Nicole Bertholon.







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Projets Carrefour des Résistances, un choix long et difficile...



(JPG) 11 projets arrivés et enregistrés...

D’ores et déjà la qualité et le sérieux du travail apparaissent.

Une première confrontation

aux critères de l’Appel à projet a été effectuée en

commission le 7 novembre et a permis

l’élaboration d’une grille ;

plusieurs séances de travail seront nécessaires, et des demandes de précision...


Fidèles à notre démarche de démocratie participative,

et à notre volonté de permettre à la population d’appréhender l’art contemporain,

nous souhaitons élargir le cercle des consultations,

et même d’utilisation de la grille...




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Carrefour des Résistances



(JPG) Suite aux demandes reçues de plasticiens intéressés par notre projet, quelques précisions sur ce carrefour...

-  il s’agit d’un lieu extérieur et on souhaite une réalisation pérenne. Ce lieu n’a pas de nom.

-  il peut éventuellement y avoir un autre lieu extérieur mais celui-ci est beaucoup plus fort au niveau symbolique.

-  Il ne parait pas possible de déplacer les lignes électriques ou téléphoniques qui font partie de paysage rural et restent liées à une idée de progrès pour la population ancienne,

-  des photos qui étaient plus bas dans la page donnent un aperçu du lieu,

(JPG)

-  le relevé cadastral ne correspond pas à la réalité puisque la petite route d’Echiol se sépare en deux branches enserrant le terre-plein central (triangulaire) pour rejoindre la route principale,

-  à noter qu’il y a un point d’eau sur ce terrain,

-  le calendrier : il sera à définir ultérieurement.

Le plus tôt sera le mieux pour la réalisation, mais il faudra prendre le temps des consultations.

Nous aimerions, si possible, que ce soit terminé avant juin 2008.

-  modalités de concertation avec la population : elle aura d’abord lieu avec le groupe de travail engagé en arts plastiques, puis élargie au village et au plateau... ou sous d’autres formes auprès d’adhérents qui résident en ville en hiver...

Elle sera d’abord consultation sur les projets, puis, peut-être, à partir d’un premier choix, avec deux ou trois artistes.

(JPG) Ensuite on aimerait que l’artiste qui s’engage dans le projet rencontre la population à une fréquence et suivant des modalités à définir avec lui, pour ce qu’il considère comme des étapes importantes de sa réalisation...

-  Il va de soi que les artistes peuvent faire des propositions quant aux modalités de concertation avec la population. Le fait d’avoir déjà effectué un travail n’enferme pas...

Par contre, les valeurs et expériences historiques font que cette population s’implique si les conditions s’y prêtent.

-  il y a un maximum de renseignements sur le site, dans les rubriques Arts plastiques et Citoyenneté,

-  pour ceux qui ne nous ont rien envoyé, nous aimerions voir des oeuvres déjà réalisées en photos, diaporamas, sur site internet...


L’équipe est disponible en bibliothèque les mardi de 16h15 à 18h et jeudi de 17h45 à 19h (ou sur rendez-vous) - à l’exception du jeudi 11 octobre.

On peut prendre rendez-vous par courriel ou en téléphonant à la bibliothèque au 0475580957 aux heures d’ouverture ou en fin de matinée au 0475844725.

Un accusé de réception a été adressé par courriel à tous ceux qui nous ont contactés.

Ci-dessous les photos demandées du carrefour...

(JPG)





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Carrefour des Résistances

Le projet se précise à la rentrée.

La réflexion s’est approfondie et l’espace réduit entre création collective aidée par un artiste et création par un artiste choisi par l’équipe et travaillant avec la population, alternative imposée par des exigences artistiques et techniques.

Plusieurs avis de participation ont été reçus et une réunion est prévue ce jeudi pour préparer collectivement les réponses aux questions posées. Des démarches et des envois qui paraissent de grande qualité... Et éventuellement des rencontres en perspective...



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Appel à projet Rias 040907
Présentation succinte de l’association et du projet

Réunion du 18 juillet



en présence d’Arzel Marcinkowski, chargé de mission Arts Visuels au Conseil Général de l’Ardèche, sur les réponses à l’appel à projet.

Un bilan de l’appel à projet est d’abord fait :

une seule réponse, et sans projet explicite. D’où des interrogations, des questions quant aux perspectives et alternatives.

Des compléments d’information et contacts sont précisés visite au Pin, découverte du parcours de Jaujac, du Sentier des Lauzes , et, si possible, visite de l’atelier Kiefer...

Mais quelle démarche envisager ?

- la création par un artiste à partir d’une idée et en dialoguant avec la population, ou

-  la création par un groupe non professionnel, plus ou moins représentatif de la population et aidé par une équipe d’artistes, et, bien sûr, dialoguant aussi avec la population ?

Dans les deux cas, l’absence de projet plus précis ne permet pas d’avancer valablement.

Les grands axes de la démarche des Rias concernant la médiation et la démocratisation culturelles ont été rappelés :

(JPG)
-  L’ancrage dans la culture des gens avec approches scientifiques et investigations artistiques pour faire émerger à la conscience de tous et de chacun, un patrimoine humain immatériel

-  l’ambition et donc les exigences, quant à la qualité artistique (choix des références notamment)

-  La mise en œuvre de projets avec des professionnels qualifiés permettant des apprentissages collectifs, essentiellement dans le domaine de l’écriture, des arts visuels et du spectacle vivant

-  La mise en œuvre de la démocratie participative dans la démarche même de création artistique

Ce rappel n’apporte pas de réponse mais renvoie à un resserrement de l’espace entre les deux démarches citées.

Ce qui parait certain c’est que le groupe, fort du travail effectué, des références construites, a maintenant besoin qu’on lui propose un ou plusieurs projets professionnels :

-  pour la qualité artistique,

-  pour la maîtrise des problèmes techniques liés à la réalisation, à la sécurité et à la maintenance,

Et que ces projets laissent des ouvertures pour l’implication du groupe et de la population.

Par ailleurs une meilleure connaissance du budget disponible qui n’est ni énorme ni négligeable, devrait aider à concrétiser.

L’idée de faire un nouvel appel à projet, précisé, s’impose donc peu à peu

.

Arzel Marcinkowski suggère qu’un bref article ou communiqué soit diffusé joint à l’occasion de la sortie de l’appel à projet. Il souligne que l’identité associative hors circuits de notoriété peut être un handicap sauf s’il y a adhésion à l’idée du projet

Par ailleurs, cela doit conduire à relire le projet FIACRE Médiations de manière à ce que les actions entreprises ne soient pas en divergence avec ce projet mais au contraire un moyen d’approfondir la problématique et d’enrichir les réponses.




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Rétropsective Kiefer de Bilbao : une incursion de Nicole Chaudier...



(JPG) Oui j’y suis allée,

depuis mon petit coin de séjour dans les Landes,

en passant par la si joile cité de San Sebastian.

Deux heures d’autoroute.

Après avoir trouvé un parking,

remonté une rue espagnole typique,

j’ai trouvé un grand chien de fleurs.

Et,

derrière,

(JPG)

le musée,

impressionnant :

de ces arrondis,

de ces lignes

superposées

en perspectives longues,

comme des coques de bateaux !


Tout en brillances...

J’ai fait le tour,

soulagée d’être arrivée.

J’ai goûté

l’espace de la place aux jets d’eau au pied du monument et

le calme de la rivière où le bâtiment se mire comme un géant en son miroir.

Après les formalités d’entrée,

munie de mon appareil audiophone ( ?)en français,

j’établis un plan de visite :

-  de nombreuses salles m’attendent,

entre expositions permanentes et

-  celles de Kiefer (10 salles) et Dürer (3 ou 4 salles)

J’y resterai plus de trois heures jusqu’à la fermeture !


Nicole Chaudier


Un second texte de Nicole Chaudier nous parle du contenu de l’exposition,

un texte sans image puisque dans le musée on ne peut photographier ...

"J’ai pris plaisir à circuler dans l’installation dite « la matière du Temps » de Richard Serra, l’un des sculpteurs les plus célèbres du XXème siècle, loué pour le côté contestataire et novateur de son art.

Comme j’y été encouragée, j’ai parcouru chaque sculpture à l’intérieur et à l’extérieur, effet inoubliable d’interaction du temps et de l’espace, à ne pas manquer.

Me voilà prête pour aborder les immenses œuvres de Kiefer, des monuments débordants de références diverses de tous horizons : historiques, religieux, des traditions de son pays d’origine et d’autres pays. Sa palette de peintre, très monochrome se combine avec des matériaux surprenants et naturels : du plomb à la cendre en passant par les coloris chauds de l’argile.

(JPG) Des chaises accrochées aux paysages d’hiver, jusqu’à la carte du ciel de 15 mètres en passant par les cheveux de Bérénice, sortant de la carlingue de l’avion écrasé, tout voudrait nous laisser croire à l’anéantissement et pourtant tels ses tournesols par ici au milieu des livres, une étoile alliée d’une fleur, la lumière en dessus des plissements de la terre, un quelque chose fertile se réapproprie la vie au milieu du désastre.

C’est une des idées principales que je retire de cette longue et studieuse rencontre avec cette œuvre - l’alliance de la peinture, sculpture, du collage et même de l’écriture m’a étonnée d’abord par son audace mais je m’y suis ralliée car elle soulignait le sollennel et l’urgence des messages transmis.

J’ai été ravie d’approfondir la connaissance de cet artiste né la même année que moi, aimant certains de mes auteurs et m’ouvrant une porte singulière vers l’art contemporain.


J’ai eu à peine le temps de regarder les gravures et estampes de Dürer admirables de précision, et j’ai aperçu de loin la salle consacrée à l’apprentissage à travers l’art. Je suis partie avant que l’araignée géante ne me fasse peur.

Guggenheim, «  snobisme » m’ont dit certains, « il y a tant de super sculpteurs autour ». Mais je ne suis pas venue en snobe et j’ai beaucoup aimé ma visite en solitaire nez à nez avec Anselm Kiefer." _



NB. Nous rappelons qu’une visite privée ou de groupe si cela intéresse, est prévue au Guggenheim de Bilbao pour y voir l’exposition Kiefer - peut-être aussi Dürer et l’exposition permanente ; et, bien sûr, le bâtiment...

Si vous êtes intéressés, faites-vous connaître - en sachant que l’exposition Kiefer se termine le 3 septembre.





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Voyage riche et dense ce 20 juin 2007


(JPG)

Avec l’exposition Kiefer,

celle pour laquelle le voyage avait été organisé, et que d’autres ont pu voir par leurs propres moyens

-  une immense exposition, belle, riche et dense, qui séduit par sa qualité et sa maturité plastiques.

Les installations, gigantesques, structurées, alliant des matériaux bruts, du gravas, du cassé, des livres de plomb, du fer, du verre... plus ou moins insolites et polysémiques, cristallisant les sens,

renvoyant chacun selon sa culture, à des ruines des guerres, aux barraques des camps, en passant par le clin d’oeil appuyé à Van Gogh -ces tournesols dont Ferrat disait qu’ils sont dans un coffre au Japon, ou aux chutes d’étoiles...

(JPG)

Dans les "maisons",

des panneaux entiers de peintures allient terre craquelée, matériaux végétaux divers et acryliques, parfois du fer et d’autres métaux...

Un travail de la matière et de la couleur remarquable, époustouflant et d’autant plus fort qu’il est doux...

Interrogations de cultures religieuses ? De l’irrationnel ?

D’un fond culturel accumulé dans l’histoire, et parfois perverti ?

Symboles autres qui renvoient au monde d’aujourd’hui, palme de la paix ou fougères de voies de résistances ?

Là aussi la densité ouvre les sens, mais l’importance du travail, du corps à corps avec la matière et l’évidence atteinte, excluent la facilité et la gratuité et pose la résistance dans et par la création.



(JPG)

Ses relations avec l’histoire ?

Les atrocités, l’indicible ?

La complexité ?

Dans la double référence à Celan et Bachmann ?

Sans nul doute...

Mais, comme toujours quand une oeuvre est d’une telle qualité

et tellement en prise avec son temps,

elle fait émerger plus de questions qu’elle n’apporte de réponses.

Par contre chacun est reparti convaincu que cette question du sens qui le taraude est essentielle et que peut-être l’essentiel c’est justement la force avec laquelle se pose la question d’un sens.


Pour ceux qui avaient vu l’exposition du printemps 2004 à Berlin, très dure et belle, l’impression peut-être de plus de recul sinon de sérénité, de polysémie et de cette apparente facilité que donne un travail considérable et abouti...





(JPG) Traversée de la Seine

ensuite

jusqu’au

Centre

Culturel

Canadien

où étaient exposées

des photos

d’Edward

Burtynsky.



Une exploration complexe

des relations

entre la terre et

la technologie...

Où la beauté des photos

retient l’accès aux sens ?






Et puis, Beaubourg, ou plutôt dans Beaubourg, l’exposition Annette Messager, "Les Messagers".

(JPG)

"le corps, le sexe, l’enfance, l’animal, la peur, le désir et la mort passent et repassent comme des obsessions dont nul ne peut se débarrasser" écrit Philippe Dagen dans le Monde du 21 juin.

Le groupe y a aussi vu un remarquable travail des matériaux souples, du mouvement et de la lumière

et est reparti de l’exposition avec un très dur questionnement sur la manière dont notre monde traite la vie, l’humain et la planète au travers de la pollution, de la biologie, des nanotechnologies...

En rire ou en grincer ? Sûrement en débattre...


Deux expositions qui font mieux appréhender le rôle de l’art comme moyen d’investigation, de connaissance et d’action.

Deux expositions qu’il fallait voir et qui n’ont pas fini de faire réfléchir...




(JPG) La traversée du Marais :

une traversée orientée par la découverte de bon nombre des

Hôtels particuliers

qui subsistent dans ce quartier...

(et préalablement repérés sur Internet)...

Une découverte aussi, à travers la lecture des panneaux

de l’histoire du quartier...

Après la place des Vosges et ses arcades, cap sur la Bastille en pleins préparatifs pour la Fête de la Musique...


Puis une photo rue du Faubourg Saint-Antoine en évoquant le passé de ce faubourg, haut lieu de résistances populaires (cf "Un coup d’Etat raconté par ses affiches et vu de Silhac", brochure d’Alain Delarbre et DVD - la période 1848-1851)



(JPG) Enfin quelques images évoquant la bonne humeur et la convivialité qui ont régné tout au long de cette journée,

médiatisées par la qualité des découvertes et autres partages.


Un groupe aux dimensions fluctuantes, avec une participation appréciée d’adhérents parisiens ou banlieusards avec lesquels de nouveaux liens se sont créés...


On pourrait aussi évoquer le quart d’heure de panique consécutif à la disparition d’un élu subrepticement sorti du restaurant pendant que le groupe s’était installé au café d’en face (et déjà à Beaubourg - alors que l’avis de disparition était communiqué aux trois étages de ce même magnifique restaurant à la belle salle gothique). Heureusement, le téléphone portable a vite chassé l’évocation de mystérieux souterrains...

Aux dernières nouvelles, cela ne devrait pas donner lieu à l’écriture d’un roman policier ? Par contre, nous devrions bientôt pouvoir mettre en ligne un texte de Sylvette Béraud-Williams sur les deux expositions -Kiefer et Messager, et peut-être d’autres textes...


NB. Il était interdit de faire des photos dans l’exposition d’Annette Messager. Quelques articles : Art Press, Beaux-Arts, le Monde... ou autres sites... ou articles... Quelques livres ont été rapportés.

Les photos sont de Jacqueline Cimaz, Michel Cimaz, Régine Froment, Geneviève Gréco,Fatima Mana.

Elles seront tirées et exposées lors des journées "Lire en fête" en octobre



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texte

L’appel à projet artistique



Après avoir eu l’avis unanime de la commission arts plastiques, le Bureau des Rias, réuni le 5 juin, a eu une nouvelle discussion approfondie sur le contenu de cet appel issu d’une longue concertation et l’a retenu à l’unanimité, en insistant sur l’importance de la concertation avec la population et de son implication et, bien sûr, sur la qualité artistique visée et la faisabilité technique...



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Appel à projet
Appel à projet Carrefour des Résistances.

Un week-end très riche



Week-end de travail sur la maquette avec Christian Astor.



Découverte d’un nouveau procédé de construction dans l’espace - inspiré des techniques africaines - pour le passage au volume.

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Le travail est d’abord individuel chacun se lançant dans l’exploration des contraintes et ressources de la technique...

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"Samedi, écrit Nicole Bertholon, les recherches d’expression des volumes sont abordées à partir de papiers qui seront roulés afin de constituer des tubes légers, solides, maniables.

Des affiches grand format permettent en outre de jouer sur la couleur des « baguettes » ainsi confectionnées. Le ruban adhésif et surtout le pistolet à colle sont utilisés dans un premier temps pour construire les maquettes individuelles de grande dimension.

Ces techniques suggérées par Christian Astor s’avèrent vite très encourageantes.

On observe bientôt des transgressions de la consigne donnant naissance à des éléments très divers : surfaces géométriques planes, bandes torsadées, frisottis de papier, formes évidées, ribambelles, arceaux, tissages, flots, entrelacs supportant des messages écrits.

Les blancs et les couleurs sont « mis en scène » Des photos sont faites à différentes phases de la réalisation, témoins d’intentions fugitives ou de projets structurés."


Avec cette nouvelle technique en effet, il n’y a pas simple reproduction ou transposition mais, au départ, création à partir du matériel - démarche d’abord exploratoire - puis progressivement, plus chargée de sens, où, entre autres évocations, mer, galères et traite apparaissent fortuitement ( ?) (et a posteriori).

(JPG) Ce qu’explicite Nicole Bertholon : "le dimanche, la fragilité des réalisations, constatée, conduit le groupe à consolider par des attaches les liaisons entre les divers éléments.

Un gros rouleau de ficelle rouge fera l’affaire. Peu à peu, ces liens d’abord simplement utilitaires prennent une dimension décorative et une importance signifiante dans les structures qui s’enrichissent également de l’apport d’autres éléments récupérés et de colorations de peintures acryliques.

Les parties mobiles trouvent des positions et des places différentes avant d’être fixées, les structures sont rapprochées les unes des autres pour créer un effet d’ensemble.

Ça et là il est cependant possible d’identifier
-  des éléments qui reviennent de façon permanente, témoignant de la pérennité du projet,
-  mais aussi des éléments nouveaux témoignant, eux, de son évolution."



On retrouve, arc, voiles triangulaires ou courbes, réceptacles divers, autres circuits d’eau possibles mais aussi des tensions droites, répétitions, rythmes nouveaux...

Par ailleurs les échanges, appropriations, reprises de l’intervention de l’autre, apparaissent et se développent peu à peu au cours du week-end...



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En fin de matinée un temps de discussion permet au groupe de "réfléchir sur les rapports entre le projet de création artistique autour de l’idée de résistances de l’association et les apports des artistes auxquels elle a fait appel pour l’aider dans cette démarche sans dévier de l’objectif artistique."



Les stagiaires discutent ensuite sur le projet "d’appel à projet" qui semble convenir en l’état...



A noter en marge de l’atelier, des discussions sur la revue de presse concernant l’exposition Kiefer, les livres empruntés -dont de très beaux livres prêtés par la BDP- et ceux édités par l’association...



Une nouvelle adhésion à l’association, celle de Christian Laune, architecte et président d’Artopi, qui avait tenu à accompagner C.Astor et dont les discrètes interventions dans l’atelier ont été d’une très grande richesse.



"Comme à l’accoutumée, les pauses repas permettent de riches échanges sur le projet dans une ambiance conviviale", conclut Nicole Bertholon dans son compte-rendu...


photos : Jacqueline Cimaz, Mathieu Courtial, Fatima Mana, Magali Ruiz




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Période dense et touffue avant la venue de Christian Astor et la visite de l’exposition Kiefer



(JPG) A la fois des essais plastiques individuels, des lectures pour préparer la visite de l’exposition Kiefer, des recherches, et la mise en chantier d’un cahier des charges et d’une offre plus précise avant même la venue d’Astor, et comme lui-même le souhaitait... (projet bientôt en ligne pour avis et concertation)


Et en même temps, ce qui parait monter très fort dans le groupe pour ce Carrefour des Résistances : la nécessité d’un lien entre Ecriture et Arts plastiques ou visuels, Poésie et Arts plastiques, et ce, dans toutes les générations...


Ce groupe parait relativement représentatif de la population, ou, du moins, fortement impliqué dans la concertation et fort de son travail.

C’est lui qui, avec l’incitation d’Astor, a pu dégager des invariants formels à partir de l’imaginaire collectif, comme concentrés de sens, explicités a posteriori et d’autant plus forts qu’ils sont dépouillés et non représentatifs :

-  arc(s) en tension (la couleur et la forme de la tension... de la potence à la tension qu’est toute résistance...)

-  voile(s) ou partie(s) mobile(s) plus ou moins soumises aux vents (le vécu sensoriel du spectacle théâtral aux orgues... marche vers les assemblées, des maquis, aléatoire des placements...)

-  tressage ou autre évocation de réseau ou système (vies croisées, temps et espaces torsadés, déplacements de groupes et place du mot, du poème...),

-  circulation d’eau (authenticité, créations éphémères au gué de Vaussèche, spirale du temps...)

-  utilisation de transparences et de reflets (ombres chinoises du spectacle, caches huguenotes, des interdits préfectoraux, de familles et d’enfants juifs, de résistants... ruptures, décalages, complexité...)


La mise en évidence d’éléments qui - même si ceux-ci n’étaient pas repris dans le projet final - a permis d’appréhender une démarche, un processus d’abstraction et conduit à une autre lecture de l’art contemporain.



Quelques éléments pour nourrir cette réflexion

et préparer la visite de Monumenta, où l’œuvre parlera d’elle-même ...


-  Extraits de l’interview d’Anselm Kiefer par Richard Leydier - « pluie d’étoiles au Grand Palais  », dans le numéro 334 d’Art Press (mai 2007) (En vente en kiosque ou par le site www.artpress.com)



« ... Depuis que je me suis installé à Barjac, en 1993, j’ai commencé à concevoir un bâtiment autour de chaque ensemble d’œuvres...

... au Grand Palais, on a un dôme, un univers, c’est un cosmos...

D’où le titre de votre exposition : Sternenfall ?

Il n’y a pas de traduction totalement fidèle en français. Le plus approchant serait « Chute des étoiles ». Le mot « Sternenfall » est très connoté en allemand... quand j’ai choisi ce titre, j’ai surtout pensé aux phénomènes de la naissance et de la mort d’une étoile. A chaque instant, de nombreux astres explosent, d’autres naissent, les débris des uns traversent le cosmos, coagulant et donnant naissance aux autres. En allemand, on dit Stirb und werden : mort et renaissance. Dans l’univers, ce mouvement m’a toujours fasciné.

-  Pouvez-vous évoquer cette conversation triangulaire entre l’artiste Anselm Kiefer et les poètes Paul Celan et Ingeborg Bachmann ?

... J’aimerais être un poète mais je ne le suis pas. Je fais autre chose. La poésie, cette faculté à se focaliser sur le langage, qui est un concentré de vie, c’est pour moi une chose fantastique... recréer le monde avec des mots est fantastique.

-  Concrètement comment les poèmes nourrissent-ils les tableaux ?

J’appelle les poèmes... Je commence une œuvre à la condition d’être emporté par quelque chose, par l’appel de ce poète... Il s’agit aussi d’une offrande. Je me sens comme un serviteur. Le tableau est une sorte de germination de mes discussions avec le poète. »



Dans le même numéro d’Art press, une interprétation de Jean Clair, dans un article - « kiefer, l’œuvre au noir » :

... « Chez Celan, la mélancolie s’est faite radicale, meurtière, sentiment d’une solitude sans salut, d’un abandon, sans livres ni Livre. Nous ne sommes plus chez les vivants, nous sommes déjà passés chez les morts-vivants, comme on appelait ceux des camps. Ce n’est plus l’automne, dont parlent, en écho au poète, les tableaux de Kiefer, c’est un hiver de la culture, comme on évoque un hiver nucléaire, avec sa neige glacée, ses végétaux calcinés, sa désolation, sa stérilité. »



" TREMBLE, ton feuillage blanc regarde l’obscurité.

La chevelure de ma mère ne blanchira pas.

Dent-de-lion, l’Ukraine est si verte.

Ma blonde mère n’en est pas rentrée."

écrivait Celan en 1945 (Espenbaum Die Gedichte trad. Andrea Lauterwein in "Anselm Kiefer et la poésie de Paul Celan" (Ed. Regard)


Celan qui évoquait « ce qui s’est passé », « ce qui est tu », plutôt que la Shoa...et qui écrivait en 1946 dans une lettre à Max Rychner, rédacteur de Die Tat, journal zurichois :

« La main qui ouvrira mon livre aura peut-être serré la main de celui qui fut l’assassin de ma mère. »

Dans le livre dont est extraite cette citation « Paul Celan. Poèmes. Traduits et présentés par John E.Jackson suivis d’un essai sur la poésie de Paul Celan (ed. José Corti) », ces quelques autres phrases de Paul Celan répondant à une enquête de la Librairie Flinker :

« Sans doute la langue elle-même, la langue en tant que telle n’est-elle jamais à l’œuvre ici, ce qui est à l’œuvre c’est un Je qui parle à partir de l’angle d’inclinaison spécifique de son existence... La réalité n’est pas, la réalité veut être cherchée et conquise. »

Un « je » qui sait ce qui s’est passé et peut parler à partir de là même dans cette langue qui est celle des bourreaux, mais qui est aussi la sienne...(certains ont parlé de « contre-langue » comme on parlerait de « contre-feu »)

« Elle, la langue, fut sauvegardée, oui, malgré tout. Mais elle dut alors traverser son propre manque de réponses, dut traverser un mutisme effroyable, traverser les mille ténèbres des discours porteurs de mort. Elle traversa et ne trouva pas de mots pour ce qui se passait, mais elle traversa ce passage et put enfin ressurgir au jour enrichie de tout cela",

écrit-il dans le discours de Brême (Paris, 18 mai 1960.) Quant au poète...

"ce sont les efforts de celui qui, survolé d’étoiles, qui sont oeuvre humaine, qui, exposé en ce sens jamais pressenti encore et par là effroyablement à découvert, va de tout son être au langage, blessé par la réalité et en quête de réalité"

La situation d’Ingeborg Bachmann, "descendante du collectif de bourreaux", un héritage insupportable, et à qui Kiefer dédie ses fleurs de sang, est totalement différente ; elle, fait de l’exilé, dans un texte de 1957, également repris par Kiefer, un code universel pour l’écrivain de langue allemande après 1945 (Exil, traduction de J-P.lefbvre dans "Anthologie bilingue de la poésie allemande" - Gallimard 1993- également cité dans "Anselm Kiefer et la poésie de Paul Celan") :

Je suis un mot qui passe

plus nulle part déclaré

inconnu au royaume des préfets

en surnombre dans les villes d’or

et dans la campagne verdoyante

au rebut depuis longtemps

et sans rien du tout

que le vent que le temps et l’être sonore !

Moi qui ne peux vivre parmi les hommes !

Moi avec la langue allemande

ce nuage autour de moi

que je garde comme maison

je dérive à travers toutes les langues

Ô combien il s’assombrit !

les obscurs les sons de pluie

eux seuls tombent, les peu nombreux

Dans les zones plus claires il monte ensuite le mort.



(De nombreux poèmes d’Ingeborg Bachmann et de Paul Celan sont lisibles, enregistrables et imprimables sur le site de Monumenta.)


On pourrait aussi évoquer un poème de Jean-Gabriel Cosculluela publié dans la revue « Le nouveau recueil » n°55, Paris 2000 :

"S’amuir"

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - à Thierry Metz

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - Le silence n’est pas le silence

-  - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - Paul Celan

-  - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - Entretien dans la montagne


Creuser un trou dans la terre, le mot et les mettre à nu. Composer le silence à la main, en tas, resserré au bord du trou. Le silence est inachevé, à bout de mot ; il y a toujours un mot plus bas que l’autre. Creuser le silence même, garder l’alphabet du noir, habiter le seuil toujours affouillé des mots.

Le seuil affouillé des mots rappelle une épaisse couche de neige.

S’amuïr sur le seuil.

S’amuïr sur le deuil. »




ou ce poème inédit, dans lequel Jean-Gabriel Cosculluela fait "référence à la rencontre et l’entretien "ratés" de Paul Celan avec Theodor W.Adorno à Sils Maria" et à l’importance pour Celan d’écrire "un poème et d’autres après Auschwitz"  :

"PIERRIER. FLEUR

-  - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - à Éric Celan-Antschel et à José Angel Valente


Montagne.

Pas. Celui.

Pas.

Près du torrent,

le chemin d’oubli.

Pas.

Près du pierrier,

qui oublie ?

Mes yeux tombent en arrêt

c’est le brasier d’une fleur.

Le nom seul de la fleur

dans sa bouche.

Champ.

Pas.

Dans ce champ à personne,

cassé.

Pas. Celui.

Il taille des silences

dans le pierrier.

Peu de silences.

Dans le pierrier

-  contrainte de lumière -

Pas.

Il dérange la terre des morts.

Il n’y a nul passant.

Pas. Celui.

Dans sa bouche nue,

la fleur seule.

-  l’ alphabet inouï

de la fleur seule.


Pierrier. Fleur.

Dans le froid,

l’innommé n’appartient pas.

Son visage cèle

une famine de mots."


6 Mars 2001

avec des mots de Guennadi Aïgui , Raïssa Sarbi et Paul Celan.



NB. Deux annonces culturelles en bas de page d’accueil du site local qui peuvent intéresser les participants au voyage à Paris :

-  pour la thématique, l’exposition Ewa Korczak Tomaszewska à Tournon,

-  pour les autres visites parisiennes l’exposition photo d’Edward Burtynsky au Centre Culturel canadien.


Revue de presse :

-  L’Humanité du 30 mai," Chute d’étoiles au Grand Palais" de Maurice Ulrich

"Né en 1945 en Allemagne, travaillant en France depuis 1993 et dans un vaste domaine à Barjac, dans le Gard, Anselm Kiefer est bien de cette génération de l’immédiat après-guerre qui va vivre durant des années l’étonnant silence de ceux qui les ont précédés...

...Voies de chemin de fer qui s’entrecroisent, hangars aux perspectives angoissantes, mais ce n’est pas par l’allusion, le récit que s’opère ce dévoilement. C’est d’abord par la matière, les matières. Ses peintures, quand il s’agit de peintures, souvent de très grands formats, semblent découpées à même le sol, la terre, la rouille. D’une certaine manière elles ne sont ni abstraites ni figuratives, elles sont ailleurs, elles disent une vision, des strates de la mémoire et de l’histoire. Ses sculptures, outre le béton, la ferraille, sont aussi de plomb et sont des cuirassés, des avions de combat. Non pas des reproductions, pas non plus des modèles réduits, mais bien plutôt comme les fantômes de ces machines dans des cauchemars. Ils nous hantent comme nous hantent les barbelés, les blockhaus, les tanks et les canons rouillés que l’on trouve encore sur les lieux des combats.

Mais parce qu’elles sont ces spectres, les oeuvres de Kiefer ne se limitent pas à la réminiscence d’une période déterminée. Elles errent comme les ombres dans tous les territoires de la destruction et de la guerre. Dans cette errance, Kiefer, comme Dante avait trouvé la compagnie de Virgile, trouve celle des poètes et penseurs de l’homme moderne et de sa quête, dont il inscrit souvent des phrases sur ses tableaux mêmes. Paul Celan, Ingeborg Bachman pour cette manifestation particulièrement mais aussi Genet, Rilke, Hegel, Marx, Benjamin. Car la permanente interrogation de son oeuvre touche aussi à la place de l’homme dans l’univers, sous Cette obscure clarté qui tombe des étoiles, titre d’un de ses grands tableaux, en 1996. « La peinture, selon moi, n’est surtout pas une peinture d’illusion. Je ne peins pas pour donner l’image de quelque chose. Je peins seulement quand j’ai une apparition, un choc et que je veux transformer quelque chose. Quelque chose qui me possède et dont je dois me délivrer... »

C’est donc à la découverte de cette oeuvre tout à la fois démesurée et qui parle à l’intime que le public est invité." "

-  Le Monde du 31 mai : "La démesure d’Anselm Kiefer sous la verrière du Grand Palais",p1 et 25 "Le monde déchiré d’Anselm Kiefer" d’Emmanuelle Lequeux.

-  Beaux-Arts N° de juin "Le risque de la démesure" d’Itzhak Goldberg, Débat pour ou contre Kiefer" ? ... Une très belle photo d’une oeuvre en cours de réalisation il y a quelques mois à Barjac...

-  Le Monde 2 (N° 172 du 2 au 8 juin 2007) "Anselm Kiefer L’art de la démesure", un article de Philippe Dagen, photos Derek Hudson

..."Toute son oeuvre est obsédée par cette question de proportions, parce qu’elle est obsédée par l’histoire - celle des hommes et celle de la nature".

"La fascination, c’est la première réaction : le souffle coupé devant les prodiges, l’admiration devant la maîtrise visuelle et l’exceptionnelle puissance de production de l’artiste. A cet instant l’impact est à son comble. La grande machine lyrique fonctionne à plein régime. Si ce n’est que Kiefer fait tout pour rompre ce charme fatal."

-  Telerama N°2996 semaine du 16 au 22 juin  :"Une ombre sur les décombres", chronique de Paul Cena

Un parallèle Kiefer/Rebeyrolle dans une dénonciation de "l’inquiétante évolution de notre société."


Si vous avez connaissance d’autres articles, nous les signaler...



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Découvrir ou mieux connaître l’oeuvre d’Anselm Kiefer



Nous vous proposons d’aller voir les sites

-  du Grand-Palais dans lequel des nouveaux articles, vidéos, images... ont été incorporés,
-  celui du Musée Guggenheim de Bilbao où après plusieurs expositions, une grande rétrospective est en cours.

Voyage des Rias à Paris le 20 juin.

-  Départ de Valence-TGV à 6h54, retour 21h36.
-  Arrivée à Paris à 9h5, départ de Paris à 19h24 (Pour les Parisiens : rendez-vous pour rentrée au Grand Palais à 10h)
-  Départ Vernoux 5h40, parking d’Intermarché, retour Vernoux 22h30
-  Possibilité de voir une autre exposition
-  Repas prévu quartier Beaubourg
-  Après-midi libre pour ceux qui le souhaitent avec rendez-vous gare de Lyon à 18h50, sinon visite éventuelle d’une exposition à Beaubourg,
-  et visites de quartiers, éventuellement de galeries sur le trajet Beaubourg-Gare de Lyon par le Marais, Filles du Calvaire, Bastille...

Les frais de la visite guidée de l’exposition Kiefer sont pris en charge par les Rias (30 personnes maximum - 200€, visite du 20 juin à 10h au Grand Palais)

Le montant des autres frais est à la charge des participants ; le billet TGV est finalement revenu à 88€ aller et retour par personne.

Des places pour la visite sont encore disponibles, on peut donc encore s’inscrire et prendre son billet par ses propres moyens ou aux Rias.

Enfin, un autre voyage, en voitures particulières, aura éventuellement lieu cet été pour aller à Bilbao, où en plus de l’exposition, le Musée Guggenheim lui-même est d’un grand intérêt architectural...


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Carrefour des Résistances : un travail dense et fructueux !

Le projet 2007, toujours à enrichir, prend forme peu à peu. Une séance de travail a eu lieu le 24 mars.


Le groupe a d’abord observé les peintures-maquettes des ateliers précédents.

Puis, après la découverte de l’œuvre d’Anselm Kiefer, sur écran et papier, un retour sur les images du Centre d’Art Contemporain de la Maison des Roches et de la galerie d’art contemporain/parc de sculptures du Besset - rapportées du voyage au Chambon-sur-Lignon, chacun a réfléchi, d’abord avec papier et crayon.

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Nicole Bertholon a ensuite proposé de passer à la maquette en volume avec la terre...

Diverses idées ont été émises, comme celle d’utiliser la forme des Césars en y intégrant des bas-reliefs, en évidant l’acier pour y découper des formes et en travaillant la matière du métal.

La proposition de se servir de l’eau pour un travail des reflets a aussi été émise.

Cinq projets ont été provisoirement retenus : deux dessins et trois maquettes ou élément de maquette.

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Une nouvelle séance aura lieu avant la venue d’Astor début juin, pour travailler les volumes en intégrant le métal (rails, plaques, éventuellement tubes...) et l’eau...

NB. Ci-dessous, téléchargeable, le projet "Carrefour des Résistances " après ultimes concertations pour première mise en forme officielle, tel qu’approuvé par le CA du 24 novembre et transmis à nos partenaires.

Avis, idées, propositions, seront bienvenus et toujours sollicités tout au long de la réalisation du projet.

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Projet après synthèse des apports

Fructueuse réunion de la commission arts plastiques ce samedi 30 septembre

Il s’agissait de poursuivre la réflexion sur le projet en cours de réalisation d’une installation « Carrefour des Résistances », compte-tenu d’éléments communiqués par Christian Astor. (texte exhaustif de compte-rendu téléchargeable ci-dessous)

Extraits du texte mis au point par Nicole Bertholon et Marc Chouteau :

« De premières recherches ont été faites
-  avec créations éphémères in situ au gué de Vaussèche, en 2005,
-  et en atelier - peinture, en 2006.

Dans le cadre de la mise en œuvre de la démocratie participative, il est prévu de poursuivre, de consulter, d’associer et d’impliquer la population tout au long du travail avec des professionnels.

Une présentation du travail, sous forme d’expositions (croquis, maquettes, dossiers...) ( une par trimestre ?) permettrait de faire connaître la démarche d’élaboration du projet, les produits d’étapes intermédiaires en même temps que des peintures originales de Christian Astor (et bien sûr de recueillir de nouveaux avis).

Une vingtaine d’ateliers seront nécessaires avec les professionnels. Ils seront préparés ou complétés par des séances de travail de l’association Les Rias pour finir les modules d’œuvres non terminées lors des ateliers.

Les professionnels, outre Christian Astor, sont architectes, architecte paysagiste et plasticiens, sculpteur et céramiste, musicien et enseignant « des sons », gestionnaire des fluides, opérateur image... de l’association Artopi.

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Nicole Bertholon et Marc Chouteau

Divers ateliers sont proposés :
-  pour la récolte d’éléments qui pourront contribuer à la mise en place d’une maquette et agrandissement à taille réelle, dessins, peintures, photos, volumes, textes, vidéo, ( où les objets de Résistance pourraient avoir un rôle à jouer...)
-  éventuellement (1) de récolte de volumes en terre, (où le travail conduit lors de l’exposition « l’empreinte de la nature » pourrait connaître des prolongements...)- éventuellement (1) de récolte de sons et images, (où photos et vidéos et autres enregistrements sonores du spectacle « résistances » pourraient trouver leur place...)
-  pour la maquette définitive,
-  pour la réalisation, avec la totalité des artistes intervenants
-  pour l’installation, avec éventuellement, (selon les projets déjà finalisés en ateliers), cuisson sur le lieu même des pièces sculptées lors des ateliers, dans tous les cas, mise en place des voiles, portes lacées en plexiglas, images, son et circulation d’eau, coordination pour finitions et expression libre sur l’installation même.

Diverses contraintes doivent être prises en compte (cf compte-rendu)

Une exposition récapitulative de la genèse du projet accompagnerait l’installation. »

Le déroulement du projet tiendra évidemment compte des acquis actuels, des réalisations effectuées, des propositions de la population, en continuité avec le spectacle théâtral du 29 juillet, la collecte des Objets de Résistance, mais aussi en rupture avec lui, puisqu’il s’agit de franchir une nouvelle étape.

Par ailleurs la mise en œuvre de cette étape sera évidemment fonction des subventions obtenues en 2007 pour sa réalisation - notamment en ce qui concerne contraintes techniques et surtout, temps d’intervention des professionnels.

Lieu d’implantation pour ce Carrefour des Résistances :

Plusieurs terrains municipaux ont été visités suite à la difficulté de retenir le premier envisagé. Le lieu le plus intéressant se situe en bordure de la terrasse du parking du Temple (cadre, visibilité et faisabilité). Un examen attentif des contraintes techniques avec Michel Cimaz, maire, a montre que les divers problèmes d’implantation rencontrés devraient pouvoir être résolus sans difficultés majeures.

Mise en œuvre du projet :

La commission propose que le 21 octobre pour le débat public, ouvert aux élus : «  action culturelle et démocratie participative, comment et pourquoi s’impliquer », une exposition des premières maquettes-peintures collectives du « Carrefour des Résistances » (réalisées le 11 juin) soit présentée au public (cf sur le site, http://www.lesrias.fr la rubrique « Arts plastiques » des Rias). Il est également demandé de réaliser un classeur avec photos de réalisations, peintures et de le mettre à la disposition du public en bibliothèque.

Il s’agit toujours, en effet, pour les Rias, de conjuguer étroitement ambitions au niveau de la qualité de recherches et créations en prise sur les problématiques actuelles et implication toujours plus large et intense de la population dans sa diversité.

Une première idée de Marc Chouteau à verser dans une boîte à idées pour ce projet : pourquoi ne pas mettre sur plexiglas certaines pages-images du livre des "Objets de résistance" et faire une sorte d’arbre avec ces feuilles dans l’installation, ce qui permettrait d’y intégrer les apports de nombreuses personnes... ?

Remarque sur « Action culturelle et démocratie participative » au sujet des arts plastiques

Le compte-rendu de l’Atelier Arts Plastiques des 10 et 11 juin 2006, élaboré par Nicole Bertholon, et téléchargeable en fin d’article suivant, relate déjà une expérience très forte en ce domaine :

« La dernière séance du dimanche matin nous proposa cette expérience : chaque stagiaire amorçait son projet en quelques coups de pinceaux, mais sur un temps très court. Au signal, chacun se décalait d’une place et se retrouvait dans la situation de continuer une réalisation dont il n’avait pas la clé et à laquelle il apportait généreusement sa contribution en essayant non seulement de la respecter mais de la rendre plus lisible, plus aboutie, l’opération étant à renouveler jusqu’à ce que chacun ait travaillé sur la totalité des propositions.

L’analyse des résultats montra une cohérence inattendue et dégagea des éléments fortement présents dans plusieurs réalisations, une sorte de « commun dénominateur » permettant le passage à la phase suivante des essais « in situ », et en grandeur réelle..."


Stage Arts Plastiques des 10 et 11 juin 2006 avec Christian Astor

(JPG) Il s’inscrivait dans la poursuite du travail entrepris par les Rias sur les lieux de mémoire, et, plus particulièrement, de l’investigation et de la valorisation, par les arts plastiques, des Mémoires des Résistances Huguenotes.

(Comme le spectacle du 29 juillet devrait le faire, par le théâtre).






Après un rappel en mots et images de l’installation éphémère créée l’an passé au gué de Vaussèche, où fut arrêté Pierre Durand, et des peintures réalisées au retour, chacun a cherché à exprimer par la couleur ce que devrait évoquer l’installation finale.

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En fin d’après-midi, le groupe s’arrêta au triangle-point (et non rond-point !) où sera dressée l’installation pour s’imprégner des lignes et couleurs du paysage, de ses orientations et mémoires.



Le dimanche matin, au travers d’un « cadavre exquis » nourri des références communes en construction, de premières esquisses furent ébauchées d’où émergeaient des constantes plastiques, que chacun retravailla ensuite individuellement. (voir compte-rendu téléchargeable de Nicole Bertholon)



Les photos prises de ces « œuvres » permettront la réalisation par le travail de l’image d’une ou plusieurs synthèses plastiques. Celles-ci ne devraient pas corseter le projet, mais, au contraire, fournir des matériaux à déconstruire, reconstruire, reprendre ou abandonner, dans la poursuite du projet.

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Après de longues, difficiles, douloureuses recherches, un nom très simple fut proposé pour le lieu d’implantation, retenu par tous comme une évidence « le carrefour des Résistances ». Carrefour réel, carrefour historique (du gué de Vaussèche aux Justes d’Echiol en passant par l’accueil du maquis à Gallimar...), carrefour quant à la diversité des modalités de résistance, et même quant à celle des participants au projet (un bel exemple de travail d’équipe et démocratie participative dans la création)...

Le travail sera poursuivi lors de rencontres visant déjà à la mise en forme d’un projet de qualité pour 2007 avec la participation éventuelle de professionnels (architecte, plasticien, peut-être aussi ferronnier, maçon, menuisier...), d’autant que le Maire de Saint-Apollinaire-de-Rias, Président du SIVOM de Vernoux, Michel Cimaz, nous a appris qu’il y avait l’eau et l’électricité à ce rond-point... Cela étant, une visite aux orgues éoliennes, où la réussite vient de la modestie du projet, de son intégration au paysage et du caractère plaintif des sons -fort et juste- incite à penser qu’il faudra beaucoup de travail d’équipe, de concertation avec la population, de recherches et autres simulations pour aboutir à une installation qui tire sa force de sa simplicité et soit une évidence pour tous.

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Un week-end dense, riche et convivial, inscrit dans un projet qu’il a permis d’orienter ! Un temps très fort pour la vie de l’association, avec cette avancée décisive dans la création collective. Merci au groupe et à chacun des participants ! Merci à Christian !


NB. Le compte-rendu exhaustif du week-end, par Nicole Bertholon, téléchargeable ci-dessous.


Installations

En liaison avec la collecte et/ou l’interprétation, les groupes se sont orientés vers des intallations.

Celle des orgues éoliennes est en place. Celle qui a été réalisée au gué de Vaussèche a été éphémère, passage vers d’autres peintures et une nouvelle installation à concevoir à partir de là et mettre en place dans un autre lieu.

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Peinture

Le travail s’est essentiellement effectué en ateliers d’arts plastiques. deux modules ont été organisés avec Christian Astor, peintre.

Ateliers

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Réalisation : Inforoutes de l'Ardèche -- PackWeb -- Spip --