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Patrimoine du 21ème siècle, journées du 19 et 20/09/2015

Parcours d’art de Saint-Apollinaire-de-Rias. Faites-le quand vous voulez - à pieds (17km), en voiture, avec oeuvres visibles de suite ou accessibles en 5 ou 10 mn de marche comme pour "Mouvances" à la source de la Dunière.

Cartographie et schéma du parcours accessibles en blog "Parcours d’art"]

Aux Baraques - grande salle et salle Bibliothèque & EPN, les 19 et 20 septembre de 16 à 19h30 - exposition d’oeuvres diverses de Sébastien Camboulive, Didier Tallagrand et Pablo Garcia. Parcours projeté du parcours d’art virtuel et de son "Réel enrichi par tous".


Un thème qui nous a parlé pour au moins deux raisons :

1. par la largeur de la définition d’un patrimoine pouvant englober ce qui se cherche et se construit, ce qui explore le devenir du monde, comme l’art contemporain - d’un 21ème siècle encore bien jeune... (cf document accessible en bas de page)
-  parce que d’une des sept étapes de notre parcours à l’autre, la variable temporelle est évidente...

2. par la place faite à la patrimonialisation, patrimonialisation/comme recueil mémoriel dont les interprétations évoluent, et processus de réflexion critique, ce qui a conduit à la mise en place de cette naissante "commission philo" qui interroge le monde et les types et usages d’automatisation engendrés par les applications techniques du numérique, leurs conceptions, fonctions et niches d’utilisation... [1]


Ce qui a conduit aussi à l’implication de plus d’un millier de personnes dans la création de connaissances et biens communs, notamment par le biais d’écritures numériques diverses- constructions systémiques complexes dont chacune, même modeste, est création originale. Et ce, de participants ayant de 2 à 93 ans...


-  par la réflexion sur les frontières et limites - création/ patrimonialisation/ création/patrimonialisation... avec notamment Bernard et Lény Stora, au travers du film "le grand Charles" et des camps espagnols, avec notre propre "Résistances", "spectacle" théâtral complexe, et Carlos Lojo, metteur en scène, puis André Aziosmanoff et Virginie Martinez, vidéastes... avec aussi Alain Delarbre et son travail, à partir d’affiches authentiques, sur le coup d’Etat de 1851... puis avec Alain Delarbre et Maurice Reyne, sur Vernoux... Sylvette Béraud-Williams et Michel Schlenker, et d’autres, pour la reconstitution d’un passé perdu et retrouvé... On pourrait aussi citer, en autres domaines, un stage photo partagé en Arles, Feynerolles, Bontzolakis et son travail sur l’émergence mémorielle collective et individuelle, Martine Diersé et l’exploration des supports d’écriture et métamorphoses des dits supports à la cuisson ou l’impression... Et bien sûr sur le parcours d’art, avec notamment, Régine Raphoz, Pablo Garcia et Didier Tallagrand qui vous emmène de la prise de conscience de l’existence d’un patrimoine géologique à faire parler à l’ironique coup de massue sur la limite terre/eau qui vous pose en citoyen planétaire et galactique conscient et responsable.
Sans oublier Jean-Pascal Dubost - poète - démolissant l’"inspiration" au profit du travail de la langue et de l’histoire d’icelle, de la rature et de la biffure, du "langueyer" - du travail quoi (à ne pas confondre avec "l’emploi")...

Les artistes venus d’ailleurs donc et ayant d’autant plus enrichi ce territoire qu’il était déjà riche des travaux d’un Jean Nicolas, mais aussi de Paulette Vignal, du groupe "patois", de Fatima Mana, et, plus récemment, de Jean-Marie Mengin randonnant en milliers de km de sentiers mais aussi de siècles d’histoire, de vie humaine, animale, vegétale, géologique, de valeurs promues... patrimonialisant GR, mots et images et mises en relation par une écriture en blog irréductible à toute automaticité même basée sur études de contenus sémantiques, par sa sollicitation de l’imaginaire du lecteur et d’une complicité expérientielle qui va se développant au fil des pages... d’André Roche, restaurant des diapos de la vie ancienne du village, agençant ses photos de voyages... On pourrait aussi citer Geneviève Greco, Nicole Bertholon, Eliane Baud, Régine, Michèle, Marie-Claude, Christophe, Marie des Ponts, Elicia, Mendy, Mylène, Serena, Manon, Willemina, Amanda, Marcel, Simone, Robert...Nicole Chazel, Michel Cimaz et tant d’autres...notamment dans le très jeune public... On en oublie forcément des centaines...

Seulement montrer que la patrimonialisation ne saurait être, semble-t-il, sans une implication massive de la population, dans toutes ses composantes, pas plus que sans l’intervention de professionnels -artistes, auteurs, poètes... ni sans l’implication d’une équipe diverse comprenant un certain nombre de personnes ayant acquis et entretenu formation universitaire, artistique et/ou professionnelle de haut niveau... Deux pôles universitaies commencent à émerger en Ardèche - Aubenas et Lussas, autour du cinéma... Un réseau à développer... comme le travail universitaire à distance en EPN... Et bien sûr, pousser les jeunes à aller le plus loin possible dans les études, ne serait-ce que par la qualité de la vie culturelle proposée sur le plateau, la "reproduction" se jouant aussi à ce niveau...

Jacqueline Cimaz

[1] patrimonialisation sur laquelle nous avions déjà travaillé notamment avec la DRAC ethnologie à Vassieux et Lyon, et, ici, avec Sylvette Béraud-Williams et la commission créée... Et surtout par le biais ce divers colloques et séminaires organisés par Villes Internet...

Très riche dimanche à Chalencon

pour les Editions Les Rias. Où livres & livrets, images aussi, se font passeurs en toutes directions : informative, conviviale, éducative, scientifique, artistique, littéraire, philosophique, réflexive sur les enjeux du numérique, la citoyenneté...

Contacts riches, notamment avec ces catalans de passage, où la période de la clandestinité outre-Pyrénées a été évoquée. Résistance d’une langue interdite qui revit de plus belle... Avec beaucoup d’autres, qui connaissaient le travail de Jean Nicolas, et qui tenant parole, sont venus le 4 août à la présentation du livret "Rébellions & révoltes en Vivarais sous l’Ancien Régime", peuplé d’étranges images par Didier Tallagrand.

les Editions Les Rias étaient là,donc, avec livres, souvent tirés papier de "livres numériques", photos liées à l’exposition EPN en cours suite au concours Ville-Internet... De très riches échanges autour des textes, des photos et de leur genèse. Beaucoup d’intérêt pour les textes travaillés, mais aussi pour diverses formes d’expression ; et la littéracie... Par delà de simples usages parfois handicapants, l’absolue nécessité d’une formation technique au numérique mais surtout scientifique et philosophique (logique, histoire des sciences, sociologie, psychologie...etc)

Retour toujours attendu de certains questionnaires renseignés sur les usages du numérique... Nuages à faire pour étude des contenus exigeant un nombre significatif de réponses pour obtention de résultats exploitables...


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Bientôt des images assez nombreuses pour en faire une brochure numérique...

Dès qu’un peu de temps - et sans orage...

Et merci à tous ceux qui ont enrichi notre table de leurs idées, remarques et questions...

Nous les invitons d’ailleurs à venir ce week-end, assister puis participer au workshop de Pierre Morelli, universitaire, avec Delphine Forestier doctorante, Didier Tallagrand et Pablo Garcia artistes, et, pour Didier, - enseignant en école supérieure d’art - et l’équipe des Rias...

Jacqueline Cimaz

"Sympathique et coloré".


"Très lié à l’association".
"Des gens intéressants"
"On n’est pas dans la représentation !"
"ça ne parade pas"
"Des rencontres importantes comme celle de l’éducateur invité avec beaucoup d’insistance par Christophe. Un pont jeté entre travail et loisirs culturels..."

essai

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"Une écoute !"...
"C’était tout simple ! Et c’était sympa !"
"L’expo Tallagrand, très intéressant.
Toute cette remontée ! J’étais prise dedans. Je suivais tous les a-côtés..." (Nicole Bertholon)

La vidéo de Camboulive sur écran retourné, à côté du portrait fixe... Plébiscitée !

"Chacun se surprend à chercher les indices - des variations de couleurs, de traits"... (Nicole Bertholon)

<"La richesse de cette soirée ! Elle vient surtout de l’explicitation de la démarche de chaque artiste - une explicitation fouillée dans le détail, par chacun des deux artistes"... dit Michel Cimaz, qui revient aussi sur "l’interactif", les échanges...

Les images du jeu de Tallagrand ? "On connaissait les cartes... Mais la projection en grand (très grand !), c’est autre chose ! "
Du vécu comme expérience extraordinaire..." On entre dans l’image..."


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"Et si on regarde le travail de dimanche de Christophe et Marie-Claude !" (Jacqueline Cimaz)

" Bien. intéressant ! Camboulive, on connaissait en bonne part. Ce que Tallagrand a dit de son travail sur l’eau m’a beaucoup intéressée. Tout ce qu’il a expliqué de ses petites étapes [1] avec arrivée sur une construction... Les rives... L’eau c’est important... Et là, ces berges... (Geneviève Greco)

Eliane Baud : "Formidable le travail sur l’eau de Tallagrand ! Extraordinaire !"

"J’ai mis un petit moment à rentrer dans l’oeuvre de Tallagrand sur l’eau - explique Marie-Chantal d’Affroux - et puis j’ai perçu son cheminement qu’on pouvait presque suivre avec le doigt..."

" De l’inédit de Camboulive sur "Les papillons verts", "La ronde", "Spirales" et les escaliers d’Odessa... Et l’inscription de fait dans les problèmes de ce temps... Tallagrand... Outre l’entrée dans l’image - inépuisable et sans fond, la création de ses belles et mystérieues cartographies, l’imperceptible grain d’ambiguité humaine qui vous fait dériver les berges en temps immémoriaux... Et laisse la porte ouverte à l’étonnement et la réflexion"...(Ophélia Escriu)"


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1ers avis recueillis.

Vous l’avez compris !


On peut en rajouter d’autres, nous donner le vôtre !


Camboulive et Tallagrand, en toute simplicité, ont fait un tabac aux Baraques !

A.Marcinkowski apparemment ravi - si ce n’est ému - de voir l’accueil fait à l’art contemporain par la population...

Des artistes stimulés par l’accueil chaleureux... Et peut-être, aussi, par le fait de parler à deux voix...
A tour de rôle !
Comme en a décidé Sébastien Camboulive...


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Bientôt d’autres images et articles...


A noter 18 adhésions aux Rias en quelques jours - et, de plus, près de 300€ ainsi recueillis... Important pour la suite du travail et des nouveaux projets...

Le retour ou l’arrivée d’artistes ou d’intellectuels. Comme quoi le maintien d’exigences de qualité ne fait pas peur, au contraire...

A noter aussi le renforcement de partenariats avec d’autres associations - artistiques, comme "Angle-Art Contemporain" du sud de la Drôme, et "Folioles" de Saint-Apollinaire-de-Rias... - ou de liens re-créés avec le secteur social et éducatif...

Une immense richesse...


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Et l’importance, soulignée par plusieurs personnes du public, de tels apports culturels pour la jeunesse... L’évocation de la "Reproduction" de Bourdieu, par Tallagrand... Qui connait bien la question de l’échec en 1ère année de fac ou grandes écoles, avec le numerus clausus, pas réservé aux seules études de médecine...
Et la grande question, en amont, de la préparation au supérieur...

Le constat, largement partagé, du poids déterminant du culturel...


Concommitante, la demande d’ateliers d’écritures numériques

-  forme plutôt livre ? Ou plutôt vidéo ? Ou les deux ?

Et la remise de textes pour publications...

Le printemps de poètes et la Fête de l’Internet qui se préparent chez les uns et les autres... Qui dit mieux ?

Le parcours d’art qui avec l’appréhension corporelle des cartes projetées, a vu son complément virtuel se cristalliser...


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En rubrique "Arts visuels", arrivé dans la nuit de samedi à dimanche, le bel article, donc, de Nicole Bertholon...

Pour mardi prochain un petit groupe suffisant pour atelier d’écriture où vont beaucoup se travailler divers -types d’images - et l’immersion dans l’image - et le rajeunissement d’images...

Mais envoyez-nous vos demandes, propositions et calendriers... Et vos points de vue... Plus il y en aura, plus l’approche sera riche...

En sachant que ce travail est complexe et demande du temps...

(à suivre)

Jacqueline Cimaz

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[1] A découvrir sur le site de La chambre claire . Attention, vous pouvez aller de cartographie en dessein ou de dessein en dessein ou de cartographie en cartographie mais dans tous les cas il faut retourner à chaque fois à la présentation générale initiale,



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Pour préparer le public au vernissage-rencontre du 7


tout en préparant l’implantation de ce travail en réel enrichi de Combier... D’ailleurs, Marie-Claude, ce soir là, nous a beaucoup parlé de La Seauve, la ferme où elle a vécu, et tant travaillé, avec son époux, pendant des décennies...

La 1ère fois que les cartes suscitent avec tant de force un tel travail de mémoire et patrimonialisation, où pour la 1ère fois aussi se conjuguent avec une telle évidence récit et sérénité...

Travaux pratiques donc, non en jouant au jeu des 9 familles mais en jouant sur les cartes avec son corps. Comment ? Non pas en dansant, non ! Pas cette fois...

1.En regardant son image ou celle d’un proche, projetée en grand sur le mur, éventuellement avec le masque...

Une procédure :
-  capter une partie de l’image projetée sur son visage, si possible le masque,
-  gérer les ombres portées sur la grande image de la carte - du visage et du masque réel tenu à la main,
-  travailler avec un ou une complice qui photographie quand c’est prêt...


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Soit s’accaparer l’image, se l’approprier en la modifiant, et s’approprier le panorama ainsi appréhendé et marqué de manière délibérée...

Et raconter à ce moment ou un peu après ce qui vous tient à coeur sur ce temps-là...


Et la, ça fonctionne et c’est riche et bavard et des pans de passé, souvent douloureux, ressortent, apaisés...

Un moyen très riche de faire parler les cartes, grandies, dématérialisées dans une temporalité indéfinie ou infinie, comme prévu pour organisation du réel enrichi du territoire...

Seule contrainte : un jeu - ce jeu avec les grandes projections - qui ne peut se jouer efficacement à plus de trois à la fois et demande une gestion fine du matériel...

Mais une richesse !

Comme étrange bal masqué avec nos montagnes et rivières en sortie de grotte... _

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Ensuite, après, sans doute, rejouer autour d’une table à 5 ou 6, avec cet étrange jeu cartonné des 9 familles... Où on pourrait être nombreux en salle.. et voir l’émotion se distancier encore plus...


Donc possibilité de continuer en prenant rendez-vous à l’EPN. Le jeu en vaut la chandelle.

Entrez dans la ronde - pilotez avec votre corps l’image projetée sur vous, orientez l’ombre portée ou les ombres portées dans l’image projetée comme interrogations de vos propres zones d’ombre - faites-vous photographier jusqu’à ce que la nouvelle photo projetée vous convienne.

Et bien sûr, causez, le jeu en vaut la chandelle, et en prime vous aurez une nouvelle photo !


Du très fécond...

Donc, prendre rendez-vous...


Et mieux découvrir ce vendredi 7 février de quoi il retourne... Le re-découvrir plus profondément... avec l’artiste...


J.Cimaz
0475580957 ou 0676577070

NB. Et bien sûr, si vous en êtes d’accord, de nouvelles photos pour le concours Villes-Internet ! les dernières. Le recueil sera clos sous peu.





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Concours photos Villes Internet

Intéressant, notamment avec sa rubrique "Innovation"...

Le prétexte pour faire avec les jeunes ce qu’il n’y avait pas eu le temps de faire en fin de résidence de Christian Bontzolakis, où nous étions coincés par des impératifs de dates...


Donc


Comme on joue du piano, ou d’un autre instrument de musique, jouer avec son corps pour faire parler des projections vidéos de sites ou blogs... Pas évident du tout...Mais... Et si nous avons le temps de faire une autre séance...

Pas d’image en ligne, on les réserve à Villes Internet...

Bientôt juste une petite fuite...

L’exception quand même... Expression de Mendy et moustaches en lettres ! Et la posture de Mylène...

Comme besoin de rigidité corporelle pour résister au décousu du flux d’images et de mots et lettres ?


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J.Cimaz





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Mediations (sera toujours en cours de rédaction)

D’abord, bien sûr, le travail avec les artistes en résidence -comme cette fabrication de masques et les poses avec masques pour photos de Didier Tallagrand, puis jeux avec les cartes...


Les expositions à l’issue de résidences in situ ou à Paris ou Clermont-Ferrand quand les oeuvres conçues en résidence ici sont exposées ici et ailleurs ailleurs ou partout, comme avec Sébastien Camboulive.


Il y a aussi les expositions visitées avec un guide comme Barcelo en Avignon ou Kiefer au Grand Palais...


Et puis il y a ces découvertes en EPN par découvertes de photos et vidéos sur sites de galeries comme chez Daniel Templon ou à la Fondation Cartier... ou ailleurs... Voir notamment les vidéos ou diaporamas où s’expriment Yue Minjun, ou Asim Waquf. au Palais de Tokyo.

Comme, l’an passé, Doris Gréaud, chez Yvon Lambert-Paris...


Si l’art contemporain interroge le numérique, celui-ci permet de le faire connaître et de le diffuser...

Des échanges mutuellement avantageux ?

(à suivre)

J.Cimaz





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Après-midi du 11 novembre riche, fructueux et sympa


Plusieurs temps :

-  Visite des locaux - découverte de la bibliothèque/EPN, une trentaine de personnes ce jour dont nombre ne la connaissaient pas... Pour un certain nombre, découverte de l’Ardéchois générique du Plateau de Sébastien Camboulive et de la vidéo "Ardèche", sur grand écran...

Questions aussi l’après-midi sur "Les papillons verts" qui ont fonctionné et ont, une fois de plus fait l’unanimité - du public qui les connaissaient certes - mais aussi de tous ceux qui les découvraient... Un sens qui parait évident à tous.

Explications sur les masques qui intriguent toujours ceux qui les découvrent - résultats d’une très dense activité de médiation conçue et conduite par Didier Tallagrand lors de sa résidense à Saint-Apollinaire-de-Rias.


-  Projection de chacune des cartes de Didier Tallagrand, 54 cartes - 54 oeuvres d’art - réalisées selon une même procédure, mais toutes différentes en fonction du sens créé par l’attitude, l’âge, les vêtements de la personne photographiée, du rapport de ces éléments au masque fait et/ou choisi, et du rapport de ce personnage hybride et complexe au panorama, et plus spécifiquement, au fragment de paysage dans lequel il est incrusté.

Des questions et hypothèses quant à l’identification des quelques personnes non encore identifiées...


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Des remarques de nouveaux venus sur la qualité de ce qui était montré, de la présence d’une telle richesse en milieu rural et de ces liens avec Vidéoformes à Clermont-Ferrand, et la galerie Les Douches à Paris...

Trois tables d’exposition des publications très visitées aussi, et une démarche de patrimonialisation, de création de connaissances et d’investigation dont l’amplitude, la diversité et la cohérence ont surpris.

Où la projection de ces cartes, de leur force, a fait surgir ou a renforcé le constat que depuis des millions d’années c’est la culture qui est constitutive de l’humanité.

C’est d’ailleurs la première fois que des questions émergent quant au projet même de Didier Tallagrand pour cette oeuvre et qu’il faut en rappeler "l’histoire".  [1]


Passage au jeu : initiation de ceux qui le découvraient et difficultés pour tous malgré l’expertise de certains... Il parait nécessaire de fournir en plus de la règle, un référentiel avec les panoramas, soit réalisé à partir des séries de cartes reconstituées, ce qui parait trop explicite, soit constitué des seules photos des panoramas, à demander à Didier Tallagrand...

Un temps indispensable, et d’un avis général des participants, à renouveler...


Ensuite un goûter ardéchois à la crème de marron, confiture ou miel, apprécié de tous... Et bavard...

A renouveler, ont dit moult participants...

J.C.

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[1] Un autre aspect qui devrait être abordé avec notre nouveau projet, sur les clandestinités, comment dans les camps d’extermination, où qu’ils soient, la destruction de la culture, donc de l’humanité des personnes, était visée et comment la survie dont celle du plus de dignité possible de chacun, a été liée à des résistances culturelles (cf l’exposition Germaine Tillion à Lyon il y a quelques années... et de multiples autres écrits - cf aussi comment les régimes fascistes s’en sont toujours pris aux livres, à l’art, et à ces poètes créateurs et passeurs d’une culture orale quand les peuples étaient analphabètes.)..



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Etrange jeu des 9 familles ! Une nouvelle règle en 1ère castagnade 2013 !

Résultat de la mise en oeuvre du projet de Didier Tallagrand dont la lecture s’impose aux joueurs qui le réclament !!!

Le re-voici donc !

Ce samedi 19 comme prévu en petit journal, nouvelle séance de jeu.

Toujours l’étape où on cherche à re-constituter ces familles-panoramas ! Pas évident ; ça cherche et ça discute. Peu de plongées en abîmes archétypaux. Par contre, plongées revendiquées dans la beauté plusieurs fois soulignée de l’oeuvre, de plus en plus prégnante. [1] .

Une règle de méthode ajoutée : Ne poser de cartes que s’articulant d’un côté ou de l’autre à une ou plusieurs cartes d’une série en cours. Ordre et méthode. Engendrant quoi ? L’idée d’une astuce : bloquer les cartes de début ou fin de séries - grand-parent ou enfant - pour empocher la famille ; ça retarde tout le monde, mais ça marche... Le revers de la règle créée.

Une possibilité à laisser ? A encadrer - par exemple en n’autorisant la mise en réserve que si on a déjà déposé au moins une autre carte dans une suite ?

A voir ?

Bien des problèmes à résoudre qui ne laissent encore la place en plongées archéypales... Encore que ? L’ambiguité du blocage du jeu - pour gagner ou bloquer l’achèvement d’une "famille", sa clôture ? Une clôture voulue par l’artiste qui exclut le joueur si celui-ci n’a sa place dans le jeu ?

Quelques questions cependant sur les "mariages" effectués par l’artiste. Pourquoi un tel avec une telle ? Bien sûr des questions qui supposent l’identification...


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Une de ces tables de jeu à 6 (le maximum), où s’affinent les règles et s’approfondissent les entrées dans les cartes...




VOICI DONC l’ETAT NOUVEAU DE LA REGLE DU JEU au 20 octobre 2013.

1. la série de 6 cartes est déterminée par le seul paysage ( paysages de Saint-Apollinaire ou de ses environs...)

2. il y a 9 familles de 6 cartes (En allant vers la passerelle de Grippe/ Le Fraysse de Marcel Bélingard/Les bas du hameau "Le Village" de Saint-Apollinaire-de-Rias, vers la station d’épuration/Echiol/En passant par Jacques Antoine/ Immersion dans les profondeurs des Isles/Des hauts de Saint-Julien Labrousse et Cluac/ Vers Les Closeaux entre Vernoux et Pont du Belay/Vers Vaussèche, côté vernousain du Sérouan)

3. brasser les cartes. Distribuer 6 cartes par personne.

4. le 1er joueur ouvre la série de son choix en posant une carte. Il en pioche une.

5. le second joueur pose une ou plusieurs carte(s) appartenant à cette série, si possible en les ordonnant à la condition expresse que chacune s’articule, à droite ou à gauche, à la précédente... S’il n’a pas de carte(s) de la série, il ouvre une nouvelle série, avec une seule carte... Dans tous les cas, il pioche autant de cartes qu’il en a déposées.

6. idem pour les autres joueurs en sachant qu’un joueur peut poser diverses cartes appartenant à plusieurs séries, dès lors que ces dernières sont ouvertes et que ses cartes s’articulent exactement à des cartes déjà déposées...

7. quand un joueur termine une série en finissant de l’ordonner, en terminant une de ses extrêmités où les deux il prend la famille entière - un panorama... (et le jeu se poursuit comme défini précédemment)

8. quand les cartes sont épuisées c’est celui qui a la plus de familles qui gagne...


Si vous avez jouer avec des amis ou parents, faites-nous part de vos remarques, propositions, digressions...

J.C.


NB1. Règle téléchargeable ci-dessous

NB2. A noter que dans les ateliers d’écriture numérique liés à la Fête de la sciences, les cartes et masques se sont retrouvés, et même avec les mots de la Biennale ! ou encore celui-ci ou ce Calaméo aux beaux masques ou celui-là ou cet autre calaméo Et même quand il n’y a pas de masques, il y a des oiseaux ou l’amitié hommes/lion

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[1] Saut jungien de l’artiste joueur ce soir là pour éviter quelle peur assumée de la création ?

Règle du jeu au 20/10/2013

Entre temps, Brusquement Et ensuite...

"Aujourd’hui c’est Noël et c’est aussi l’anniversaire de Maelys.

Elle, elle croit au père Noël et ses parents, comme tous les ans lui font le coup du père Noel.

A part Maëlys, ils sont tous dans la pièce...

Entre temps, ils entendent des bruits qui semblent venir du jardin.

Et brusquement, intrigués, ils se précipitent vers les masques et voient le chat qui s’amuse à les griffer.

Et ensuite seulement, ils entendirent l’orage... Puis le bus qui s’arrêtait à la station.

Mathys



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Le masque de Mathys

ou l’entrée dans l’histoire


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Ne manque plus qu’un paysage, à choisir...

J.C.





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Biennale d’Art Contemporain Lyon 2013

Une grande Biennale d’art contemporain. Des vidéos à écouter et réécouter...

L’association Les Rias ayant reçu l’habilitation professionnelle, nous étions trois à Lyon pour découvrir oeuvres et problématiques.

Bientôt quelques articles...

En attendant des ateliers d’écriture numérique utilisant les trois expressions :

Entre temps... Brusquement, ... Et ensuite





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Marcel Bélingard en noeud de réseaux

Visite en résidence d’été de Marcel - avec son heureux calabert- pour lui apporter son jeu de cartes des neuf familles/paysages, sa règle du jeu, et, en même temps, enfin, quelques exemplaires réimprimés de son livre "Avoir vingt ans dans la tourmente."

Marcel est affairé dans son jardin, il remonte. Le plaisir de voir son livre réimprimé. La délicatesse de dire "Déjà, je ne l’attendais pas si tôt !" et non "Enfin !"

Et la découverte des cartes, le beau panorama du Fraysse - une "famille". L’émotion. Colette n’est plus là pour en profiter...


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Une famille Fraysse où se reconnait la solide générosité de Marcel. L’étrange perception de l’artiste


Dédicacer un livre pour Didier Tallagrand comme prévu. Un intérêt senti...
Des affinités tues, comme une reconnaissance... Tallagrand parlait avec tant d’émotion de l’extraordinaire richesse de Marcel...
Une vie passée à se battre contre l’occupant, à se dévouer, payer de sa personne.

Et ce colossal travail de patrimonialisation !
Des faits de guerre à la chazière en passant par la caillette...
Conserver histoire et civilisation, en faire un Bien Commun [1] à transmettre, offrir, avec cette chaleur et cette générosité qui ont toujours marqué la vie de Marcel Bélingard et sa manière d’être pour lui et les autres, dans ces siècles si durs...

De ces engagements de jeunesse qu’on ne saurait renier sans y perdre le sens de sa vie...

Anciens résistants, témoins de Tachay, auditeurs des textes...
Associations diverses d’anciens résistants, les Rias, l’association à laquelle il a tant apporté et dont il a reçu, comme lors de cette fabuleuse rencontre avec David Dumortier et ces histoires de poules... Ce regret de la relative mise à l’écart par la surdité dont il parlait à Didier Tallagrand lors du Banquet Républicain du 14 juillet...

Et par le Net que gère Edith, la nièce de Marcel, du virtuel bien réel, nourri de réseaux de mémoire et d’affinités, de relations raréfiées où la place des disparus est toujours marquée, de données, d’amour du texte, de l’écriture, réalité d’un virtuel se densifiant en fonction de rencontres et valeurs partagées. L’élite ouvrière que constituaient les typographes - uns strate sociale lectrice et cultivée...

Et ce tendre secret, cette écriture cachée en gestation pour une jeune amie à laquelle se parle de Prince Charmant... [2]

Le souci et la joie de la préparation d’une intervention imminente en collège... Parler aux jeunes de la Résistance, leur en transmettre les valeurs - valeurs de vigilance, d’éducation et dévouement à la cause commune...

Pouvoir donner ce qu’on a construit, avec compétence et générosité...

Valeurs qui sont à la base du développement, de la morale et du rayonnement - non seulement d’institutions nées à la Libération, comme la Sécurité Sociale- mais aussi de la vie associative, une richesse de ce pays, indispensable à sa vie culturelle, sociale et économique.

Un choix pédagogique d’une professeure avertie.


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... Heureusement que les fichiers du livre en disques durs ont su ne pas trop résister aux moteurs de recherche...

Il est nécessaire de pouvoir laisser à l’établissement scolaire une trace écrite de ce qui a été dit, la dédicace authentifiant la datation...


Sans ce secret qui préoccupe. Ce choix fait pour préserver, de taire l’indicible... comme pour les rescapés des camps... Et ce même rôle de l’écriture que celui souligné par Semprun - pouvoir vivre avec et après...


Toute la reconnaissance associative, amicale, chaleureuse, pour ces 10 années de partage, générosité et dévouement...
Et le besoin, d’une mise en forme numérique transmissible de ces apports civilisationnels de tribun aux accents épiques - pour laquelle il faudrait de l’écrit et de l’oral.

Eux aussi enrichissent le réel d’ici - et d’essentielle façon.
Or les enregistrements dont nous disposons sont d’inégale qualité... Du travail pour la 91ème année... Bien sûr !
 [3] Priver les générations montantes d’une telle richesse, de telles valeurs, de tels repères, vous n’y pensez pas !

Et forts des médiations symboliques ainsi constituées, de la mise à disposition de ces contenus constructeurs, faire lire ou relire "Matin brun"(Ed.Cheyne, la démonstration...) et "Le pont de Ran Mositar" (Albin Michel, la complexiré zt ses contradictions...), de belles leçons d’humanité de l’ami Franck Pavloff [4] ...

J.Cimaz

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[1] dont la place est prévue dans cet enrichissement du Réel du parcours d’Art qui se finalise peu à peu, avec ces écrits antérieurs...

[2] L’envie de dire "Qu’elle passe son bac d’abord !" Son bac et sans doute plus... Mais Marcel n’entendrait ni ne voudrait entendre... ni ne pourrait entendre. Il a été si heureux avec Colette - si proche, de jeunesse partagée en Résistance à ces temps plus douloureux au Fraysse. Colette, une grande dame, fine, cultivée et généreuse...
Et puis de quel droit ?
Marcel ! A bientôt 90 ans, on ne se refait pas ! Résistance et fleur bleue, itinéraire d’une vie offerte à son pays, à la liberté et cette immense fidélité à la promotion d’une culture populaire...

[3] A dire quand certaines pratiques économiques ou dits actuels remettraient à l’ordre du jour la problématique de "Soleil vert" !

[4] Franck Pavloff a animé des ateliers d’écriture dans des classes de cycle 3 de l’école de Saint-Agrève au début des années 2000





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Journées du patrimoine 2013

Un thème qui ne concernerait pas que le patrimoine bâti ancien ?

Aussi nous proposons, de prendre en compte, dans l’actuel et non bâti, le domaine de la protection d’oeuvres d’art contemporain associatives et communales, en salles communales et parcours d’art.


"Entre résidences et réseaux, les médiations au coeur de la protection des oeuvres d’art"


-  10-12h et 14h-17h le samedi 14 : Accueil en Bibliothèque/EPN & salle du Conseil jouxtant la Mairie de Saint-Apollinaire-de-Rias, aux Baraques (sur la D21 ) :

Présentation sur place des oeuvres de
-  Didier Tallagrand et Sébastien Camboulive (fixes -animée ou non, vidéo & projections...) et

-  des artistes du parcours d’art - Régine Raphoz & Martine Diersé- des 3 sites ainsi que du trajet, maintenant signalé, de ce parcours. Quatre artistes accueillis en résidence aux Rias et six oeuvres.


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-  Dimanche 15, de 11h30 à 12h30, 13h à 15h30, idem, au Forum des Associations, salle du lac à Vernoux-en-Vivarais :

-  présentation de photos, vidéo ou projections des oeuvres (la création),

+ table permanente de jeu des 9 familles (oeuvre de Didier Tallagrand .") et atelier d’écriture de fables par panorama ou, en transversal, par génération, ou... " ) (actualisations d’une esthétique de la réception ?)



Il nous semble en effet qu’entre résidences, d’une part, et, de l’autre, alimentation, orientations et usages du réticulaire, les formations, pratiques développées et médiations se situent au coeur de la protection des oeuvres d’art contemporain par la population elle-même [1]

P.S. A noter que d’ici là, trois d’entre nous ont auront mis à profit les journées professionnelles de la Biennanle d’Art contemporain de Lyon 2013, "La transmission, d’une esthétique de la création à une esthétique de la réception" qui auront posé cette question au sein de l’oeuvre d’art elle-même".

Ce que nous venons de vivre - après deux années de travail théâtral sur les avatars - avec la densité et la richesse de la résidence de Didier Tallagrand et la création de son oeuvre-jeu. "D’une inquiétante étrangeté" [2]

Chacun pouvant proposer d’autres pistes bibliographiques, y compris émanant d’autres champs théoriques...

J.Cimaz

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[1] ici en milieu rural, mais certainement aussi en milieux urbain et péri-urbain, pour peu que s’y tisse un travail de proximité..."

[2] Ce sur quoi nous reviendrons à partir d’une approche psychanalytique s’inspirant de Jung, mais aussi des "Essais sur le symbolique" de Guy Rosolatto, un livre re-commandé, qui devrait arriver sous peu...
PS. A ce sujet si quelqu’un pouvait nous dire où on peut retrouver des exemplaires ou copies d’exemplaires du supplément "Poésie et psychiatrie" (ou "Poésie, psychiatrie, éducation" ? ) à la revue Dialogue du Groupe Français d’Education Nouvelle - fin des années 60, puis années 70 - avec des articles ou citations de Diatkine, Misès, Rosolatto, plus tard Sigg - en sus des travaux de Lucien Bonafé et Tony Lainé... cela nous intéresserait...



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Réussite d’une restitution malgré la date et l’heure


La découverte échelonnée et admirative devant la qualité, la densité et la polysémie de chaque carte. "

"Une inquiétante étrangeté" " - terme repris par Didier Tallagrand - qui, avec les cartes, ne semble pas trop inquiéter les présents, au contraire, à l’exception, peut-être, des très jeunes enfants...
Visites successives et permanence d’un noyau dur qui essayant le jeu en a peu à peu élaboré des règles...




Les règles dégagées (état provisoire du jeu) :

1. la série de 6 cartes est déterminée par le seul paysage ( paysages de Saint-Apollinaire ou de ses environs...)

2. il y a 9 familles de 6 cartes (En allant vers la passerelle de Grippe/ Le Fraysse de Marcel Bélingard/Les bas du hameau "Le Village" de Saint-Apollinaire-de-Rias, vers la station d’épuration/Echiol/En passant par Jacques Antoine/ Immersion dans les profondeurs des Isles/Des hauts de Saint-Julien Labrousse et Cluac/ Vers Les Closeaux entre Vernoux et Pont du Belay/Vers Vaussèche, côté vernousain du Sérouan)

3. brasser les cartes. Distribuer 6 cartes par personne.

4. le 1er joueur ouvre la série de son choix en posant une carte. Il en pioche une.

5. le second joueur pose une ou plusieurs carte(s) appartenant à cette série, si possible en les ordonnant... S’il n’a pas de carte(s) de la série, il ouvre une nouvelle série, avec une seule carte... Dans tous les cas, il pioche autant de cartes qu’il en a déposées.

6. idem pour les autres joueurs en sachant qu’un joueur peut poser diverses cartes appartenant à plusieurs séries, dès lors que ces dernières sont ouvertes...

7. quand un joueur termine une série et finit de l’ordonner, il prend la famille entière - un panorama... (et le jeu se poursuit comme défini précédemment)

8. quand les cartes sont épuisées c’est celui qui a la plus de familles qui gagne...




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Distribution et vente des cartes.

-  Tous ceux qui ont participé au projet ont droit à un jeu de cartes gratuit.

-  Des exemplaires sont en vente à 15€ (10€ pour les membres des Rias).

Il va de soi que l’association mettra gratuitement à disposition des participants le nombre de jeux nécessaires pour que chacun de ceux qui sont venus jouer puisse jouer même s’il n’a pas participé au projet ni acheté un jeu !

-  Des exemplaires signés par l’artiste sont en vente à 40€ l’un (nombre limité)

Nos immenses remerciements à Didier Tallagrand pour la qualité de son travail, celle des activités de médiation, son accompagnement du 1er jeu, sa disponibilité et son attention vis-à-vis de tous et de chacun... [1]




A un participant qui lui disait" "Vous en avez des idées !" Didier Tallagrand a répondu :
C’est ça être artiste, il faut avoir des idées !
Et quand on dit qu’il faut irriguer le numérique par l’artistique, la boucle parait bouclée, ou presque !

A noter aussi l’appréciation par l’artiste de la publication de Geneviève Greco sur le voyage du 29...

A noter également que la preuve est faite, avant emploi en situation ouverte, que ce jeu des 9 familles, et son "inquiétante étrangeté", sont bien inducteurs d’un travail de mémoire, d’un travail sur soi et de communication pour peu qu’on joue le jeu tout en restant dans les limites d’un tel jeu. [2] Se pose donc la question d’un travail préalable, en équipe, sur les modalités - nécessairement sociales- du jeu et le balisage de sa conduite. Et à cet égard, le travail d’élaboration des règles effectué en salle communale, avec Didier Tallagrand, s’est avéré tout à fait concluant.

Il parait aussi important de rappeler, pour mise en place d’une situation structurée et balisée, le contenu précis du projet même de Didier Tallagrand  [3]

où la dernière phrase
"Puis en redonnant à ce dernier les objets inventés par cette médiation, de façon à les partager dans un espace commun symbolique." est essentielle. La médiation sociale, tiers incontournable pour passage de l’imaginaire au symbolique [4]




Suites et non fin  : Un projet qui évolue... Celui concernant la publication de la conférence de Jean Nicolas.

Une conférence où il adaptait son travail sur les mouvements rébellionnaires au 18ème siècle [5] à la situation spécifique de l’Ardèche. Cette conférence est en ligne sur le site de Saint-Apollinaire-de-Rias -espace "Les Rias"- où chacun peut la lire...

Cependant, vu la qualité de ce texte, de son extraction et de sa mise en forme, il nous avait semblé qu’une publication papier s’imposait. D’abord l’idée d’une impression d’un Calaméo, puis au fil de l’immense résidence de Tallagrand, l’idée d’une mise en valeur artistique.
Un temps de rencontre, au Vernat avec exposition informelle de livres d’artistes et livres incluant une participation artistique...
Histoire de monter la barre à la hauteur [6] d’ambitions nourries par la qualité de la Conférence de Jean Nicolas et par l’entrée toujours plus avant dans la richesse du travail de Didier Tallagrand.

Un concept fort intéressant de celui-ci, côté image, utilisant une modalité inédite de ces surprenantes voies de distanciation dans l’invention desquelles il excelle et qui, à première vue opposées au formel du Design, renvoient à la vie [7]... Comme un chemin sans fin à un détour duquel vous bloquerait une puissante et incournable métaphore... [8]


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Alors la forme de la brochure ou du livre de restitution ?
Nous avons vu de très belles mises en livre de Pascal Boulage et d’Isabelle Sauvage...
Mais quand cette exposition distille peu à peu la spécificité de ces étranges oeuvres/livrets de Tallagrand comme espaces-temps clos en leur forme mais à l’inépuisable ouverture métaphorique [9].

Nous reviendrons sur la polysémie et la densité de "1 bis ïle des faisans" pour mieux voir comment cette forme, derrière son apparente banalité de brochure, construit, dès qu’on en a vu/lu plusieurs, une spécificiré qui fait sens...

Une forme à retenir, bien sûr pour cette "publication".

Mais quelle mise en livre objet/sujet va nous proposer D.Tallagrand ?


En temps voulu, nous ouvrirons une souscription...




Autre débat : le partenariat Angle-art contemporain/Les Rias... /
Contenu ? Finalité ? Modalités ?Pas simple car des démarches apparemment très différentes..

-  Angle-Art contemporain : des expositions distinctes, de belle qualité, programmées et annoncées 18 mois à l’avance...

-  Les Rias : à l’inverse d’une démarche de programmation de spectacles ou expositions, un projet complexe inscrit dans la durée, impliquant artistes et populations, avec diverses portes d’entrée et terrains d’expérimentation, de créations sociales, scientifiques, technologiques et artistiques. Un projet de construction et transmission de connaissances, multiforme, évolutif et vivant qui se déploie au jour le jour et s’enrichit d’inédits -comme cette résidence de Tallagrand- qui le remettent partiellement en cause en fournissant matière et opportunité de restructurations et développements nouveaux...
A l’opposé du "spectacle" analysé par Debord. Une forme de création sociale, participant avec les réseaux, d’une complexe esthétique de la transmission à inventer ? Pourquoi pas, tout cela découlant de la conception - qui a présidé à la création même des Rias, selon laquelle l’art est d’abord moyen de connaissance. Relire Vygotski, livre cité :

" La poésie ou l’art se trouvent donc être un mode particulier de pensée, qui en fin de compte aboutit au même résultat que la connaissance scientifique... mais seulement par une autre voie. L’art ne se distingue de la science que par sa méthode, c’est-à-dire par le mode du vécu, c’est-à-dire, sur le plan psychologique. La poésie, tout comme la prose, dit Potebnia, est d’abord et surtout un certain mode de pensée et de connaissance..."
"Sans l’image il n’y a pas d’art, en particulier pas de poésie"
Pour exposer jusqu’au bout la façon dont cette théorie voit le processus de compréhension artistique, il faut indiquer que toute oeuvre d’art peut de ce point de vue être appliquée à titre de prédicat à des idées ou phénomènes nouveaux, inconnus et servir à leur aperception de même que l’image dans un mot aide à l’aperception de la signification nouvelle. Tout ce que nous ne sommes pas en mesure de comprendre directement, nous pouvons le comprendre par une voie détournée, au moyen d’une allégorie, et l’effet psychologique de l’oeuvre d’art peut être tout entier ramené à ce détour".
 [10]

Pour en revenir au partenariat avec Angle-art contemporain, des différences de démarches, certes, mais un pont composé d’exigences de qualité et d’authenticité et, bien sûr d’intérêt l’Art Contemporain qui se nouent...
L’idée émergente aussi, à voir, d’utiliser un travail effectué/ et se prolongeant d’Angle qui, pour diverses raisons, nous parle très fort et parlera fort à tous ici, pour re-labourer la mémoire et les valeurs de ces lieux, autrement... Un travail qui pourrait abonder, en lui donnant une autre tonalité, ce réel enrichi-par-tous d’ici qui se construit et se transforme peu à peu, et qui, en retour, pourrait donner consistance au travail en cours à Angle avec restitution sous forme de co-publication, d’expositions en divers lieux, de films, conférences ou de toutes autres modalités à définir...

Et puis peut-être, avec la profondeur que parait prendre cette Biennale d’Art Contemporain de Lyon 2013, l’invitation à travailler la transmission - d’une esthétique de création à une esthétique de la réception - sous forme de cafés philosophiques ou apports ponctuels autres... avec visée d’aller de l’externe à l’interne, notamment dans les réseaux... Où nous pourrions recevoir en domaines artistiques et historiques et offrir en matière de réseaux et théorie de la connaissance ? etc... Du mutuellement avantageux prenant des formes à préciser chemin faisant, en se donnant le temps nécessaire...

Des pistes à défricher, mais déjà de consistantes perspectives...
Et, au sujet des ponts existant fondés sur des exigences de qualité et d’authencité, préciser, s’il en était besoin, que [11]

J.Cimaz
photos M. ou J.Cimaz

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[1] NB. ne pas hésiter à signaler d’éventuelles erreurs quant aux règles ou autres points abordés, et à faire d’autres suggestions...

[2] Avant que parler, par exemple, ne devienne, hors analyse, l’ultime chemin de hallage pour ne pas dire l’indicible ou que s’effilochent ces espaces où il est indispensable de noyer poissons... ou surréalistes oiseaux... A ne pas baliser les usages un risque apprenti-so(u)rcier...

[3]

-  LE RÉCIT

-  Dans des temps très anciens, les habitants du village des Rias se réunissaient lors d’une joyeuse fête estivale.
Dissimulant leur visages derrière des masques d’animaux, ils s’incarnaient en de multiples avatars convoqués là afin de dénouer le désordre du monde. En premier lieu de leur monde à eux, décomposant et recomposant familles, terres, langues et religions. Lors d’une de ces manifestations hédonistes quelque chose se figea dans le mouvement de la fête. Ancrés dans leur pays, les habitants arrêtèrent la manifestation et chacun rentra chez soi.
Depuis, au sein de chaque maison, on joue à un jeu de cartes rappelant ces réjouissantes métamorphoses, dont les règles s’inventent dans l’interactivité des représentations animalières au fil de la frise des paysages.

LA RÉALITÉ

-  C’est un projet qui se développe à partir d’un récit, et qui va rejouer, représenter, ce récit en plusieurs mouvements :

-  Une rencontre festive, conviviale, pour la prise de vue photographique de chacun des participants affublé d’un masque d’animal de son choix. (les masques seront déjà fabriqués, images de têtes d’animaux contrecollés sur carton tenus sur un bâton, manipulés manuellement devant les visages).
(En fait, à la demande des Rias, les masques ont essentiellement été conçus par les participants, sous la direction et suivant une méthodologie de D.Tallagrand. NDLR)
Une opération d’inscrutation de l’image de ces personnages mythiques dans des photos de paysages panoramiques des alentours.
La réalisation d’un jeu de cartes des 7, 8, 9... familles, édité à quelques centaines d’exemplaires afin d’être donné à chacun et aux autres, pour jouer et rejouer ce récit.

UNE RÉALITÉ ENRICHIE

-  Le terme avatar trouve son origine en Inde, où il signifie descente et désigne les incarnations sous formes d’animaux des Dieux hindous. Dans cette mythologie, il s’agit d’une descente divine sur terre pour rétablir le désordre du monde. Depuis le film de James Cameron, et au delà, avatar s’emploie au sens figuré comme changement, transformation d’une personne ou d’une chose en son double virtuel.
Le jeu des 7 familles a été initié en France au milieu du XIXième siècle. Objet culturel très codifié c’est un jeu d’échange, d’interaction entre les joueurs ; transgénérationnel, il est un support de mémoire en mode humoristique.
La première définition du panorama est : vue sur une vaste paysage depuis une hauteur, mais il peut être aussi une succession d’images se présentant à la pensée comme une vision complète.
En clair, et à partir de ces définitions et rapides descriptions, il s’agit d’aller chercher une idée puis de la mettre en lumière en impliquant un récit et ses indices contextuels. Ici et nulle part ailleurs, de quelles manières les expériences de la vie réelle sont-elles perçues à travers la médiation de la mémoire et du fantasme.
Ou comment susciter les projections imaginaires, mémorielles, émotives du spectateur en l’impliquant dans celles-ci. Puis en redonnant à ce dernier les objets inventés par cette médiation, de façon à les partager dans un espace commun symbolique
.

[4] cf Wallon, Vygotski ("Psychologie de l’art", Traduction de Françoise Sève,La Dispute 2005), Michel Verrier...

[5] où il démontre qu’ils ont préparé la révolution de 1789, que celle-ci n’est pas apparue comme coup de tonnerre en ciel serein. Cf Jean Nicolas "La rébellion française. Mouvements populaires et conscience sociale 1661-1789" Seuil.

[6] qui augmente sans cesse

[7] mais celle-ci n’est-elle aussi cartographiée ?

[8] laquelle vous renvoie laborieusement à une image, puis à une autre plus intime et d’autres en contexte daté ou non...

[9] ou métonymique

[10] les extraits mis en valeur l’ont été par nous. Un exemplaire de ce livre va être acheté et mis en prêt (gratuit) en Bibliothèque municipale.

[11] fantasmagories et autres constructions mémorielles et imaginaires ne s’opposent pas, bien entendu à la qualité et l’authenticité, mais en seraient plutôt, au contraire, voies de passages obligées... comme arrêt devant lituanienne d’Agatha



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Ce mardi 3 septembre 2013

Une journée dense, chargée, préparée à la hâte, mais de riches contenus...

Arrivée prévue à 10h30 de Didier Tallagrand au Vernat :

-  Voir des oeuvres et livres pour avoir des références communes, des idées éventuelles d’utilisations possibles...

-  A 11h arrivée de Jean Nicolas pour faire le point sur un autre projet et son devenir...

-  11h45 départ vers un lieu de déjeuner non encore déterminé.

Mise à profit du voyage pour explorer la question des modalités du partenariat Angle-Rias

-  Visite rapide de l’exposition Dali de Boffres

-  15 à 16h réflexion sur le jeu des 9 familles et sur ses modalités d’utilisation.


Un jeu qui est une oeuvre d’art.

La fin d’une période de création où l’artiste, Didier Tallagrand, a surfé à la limite extrême de la médiation et de la création.


La fin d’une résidence particulièrement fructueuse à laquelle plus de 70 personnes ont été directement associées et ont produit des réalisations de qualité... Une expérience unique.


-  16h : Didier Tallagrand présentera le jeu au public, en salle communale aux Baraques. La presse nous a annoncé sa venue et posera toute question utile... [1]

Les jeux seront alors remis, comme convenu, à tous les participants.

Un certain nombre d’autres exemplaires seront éventuellement en vente.

Mais l’important c’est le passage, le moment de la transmission. Ce bref moment de bascule d’une esthétique de la création à une esthétique de la réception

(à inventer !).

La TRANSMISSION, le mot de la Biennale d’Art Contemporain de Lyon 2013.

Va ensuite commencer, en effet, le second versant de cette expérience on ne peut plus innovante et actuelle.

L’organisation des jeux et de leur exploitation... Avec les pratiques et idées de tous...


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"Transmission" ?  :

Transmission planétaire horizontale par l’Internet - communication notamment entre artistes.

Transmission directe par découverte d’une vidéo et débat.

Le choix fait ici, toujours, d’associer le Net et les rencontres de proximité.

Et au noeud des réseaux, maintenant, l’esthétique de la réception.


Les Rias ont obtenu l’habilitation professionnelle à la Biennale Art Contemporain de Lyon et entendent en user au maximum.

Nous serons trois ou plus aux journées professionnelles des 10 et 11 septembre et organiserons plusieurs visites à la Biennale.


De plus s’insinue l’idée, à débattre, de créer, peut-être une fois par mois, une sorte de café philosophique étayé par les vidéos et autres documents de la Biennale et par quelques lectures.

Interroger les apports de questions soulevées par cette Biennale à la théorie de la connaissance, et ce,

en utilisant l’ancrage dans le vécu partagé et exceptionnel de la résidence de Didier Tallagrand.

Ce qui, bien sûr, entrainerait la création d’un nouveau blog, partagé.


La Bibliothèque ce mardi sera donc ouverte de 15 à 19h30 afin que ceux qui ne seraient pas disponibles à 16h puissent venir chercher leur jeu. Et faire part de leurs idées...

D’après les échos reçus il semblerait que le tirage de ces cartes (et leur maquette) soit une très belle réussite.

A vous d’en juger...

Au plaisir de vous voir remettre ces jeux oeuvres d’art...

J.Cimaz





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[1] La pire des dates possibles un jour de rentrée scolaire. Mais il n’y avait pas d’autres choix possibles.



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Sortie des Rias du 29 Août à Saint Paul Trois Châteaux

À Visite « d’Angle Art Contemporain » commentée par Didier Tallagrand


Nous avions rendez-vous avec Didier Tallagrand vers 11h30, à la croisée des routes conduisant à Vénéjean et à Saint Etienne des Sorts ; le minibus venant de Saint Apo, via Vernoux, et notre voiture arrivant du Nord Isère. Et nous nous sommes trouvés, au lieu et à l’heure dite ! Didier a pris la tête du mini convoi jusqu’à une aire de stationnement, au bord du Rhône où nous allions pouvoir pique-niquer. Mais avant, nous avions le temps d’une promenade en direction de « l’île aux Faisans » accompagnés par le chant frénétique des cigales. Pourquoi cette promenade ? Peut-être pour permettre à Didier Tallagrand de nous parler de son travail à propos de « l’Isle aux Faisans » Cheminant sur une route poussiéreuse qui s’enfonce dans la végétation foisonnante des « lônes » de bord du Rhône il nous fait part des similitudes découvertes progressivement entre cette Isle aux Faisans et celle située sur la Bidassoa, fleuve frontière entre la France et l’Espagne, deux îles fluviales, deux territoires restreints cependant riches de réalités historiques.


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L’Isle aux Faisans de la Bidassoa, c’est cette île qui accueillit avec faste le mariage du roi Louis XIV avec l’infante d’Espagne. Celle du Rhône a une histoire moins glorieuse : elle servit de repère aux « pirates d’eaux douces » experts dans l’art de détrousser les voyageurs, une sorte de no-man’s-land, de terre sauvage livrée à la végétation soumise aux caprices des fleuves. Cette île, la nôtre, fit partie d’un projet de parc d’attractions, d’installations industrielles liées sans doute aux activités fluviales, pour finalement devenir le point d’ancrage d’un pilier de la voie TGV ! Et finalement, comme l’accès en est interdit, il s’avéra indispensable de faire demi-tour avant de l’avoir vraiment atteinte, non sans avoir vu et entendu le TGV tout proche. D’ailleurs la faim commençait à se faire sentir et le pique-nique à l’ombre des peupliers fut le bienvenu.


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Saint-Paul-Trois Châteaux nous attendait, sa placette ensoleillée et ses terrasses de cafés avant de rejoindre, à deux pas, le but de notre « expédition ». Didier nous présenta l’historique de cette exposition, une partie des œuvres engrangées par Freddy DENAES, collectionneur « compulsif » non dépourvu de discernement et attaché à la variété des formes d’expression artistique que nous avons pu apprécier au cours de cette visite : des huiles, des gouaches, des encres, des collages, des photos argentiques, des écritures poétiques, sur des supports variés allant de la toile classique aux matières végétales en passant par les clichés de radiologie, des provenances proches ou lointaines d’artistes français, espagnols, chinois, africains, aborigènes,.... des très connus d’autres moins renommés.

Quelques noms, pêle-mêle comme pour réalise un certain « jeu de cartes à l a Didier Tallagrand » : Miro, Ubac, Titi et Jean-Luc Parant, Santiago, Matisse.... du figuratif, du non figuratif, de l’interrogation et du sensible, un style de présentation par le choix du regroupement des œuvres qui fait la qualité et la subtilité de cette installation si bien servie par notre guide. Pour clore cette visite, un rafraichissement nous fut offert avant que notre petit groupa d’une douzaine de personnes ne reprenne son chemin du retour, conscient d’avoir vécu un moment privilégié de présentation artistique : une confirmation de la valeur du travail et des relations tissées avec Didier Tallagrand et Angle Art Contemporain.





Nicole Bertholon





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Iles aux faisans

Une sortie riche sur laquelle plusieurs vont écrire...

Déjà le Calaméo de Genevieve

Une belle écriture mêlant l’icônique et un textuel composite qui se jouant discrètement des logiques temporelles introduisent doute et densité, profondeur...





Une lecture personnelle...

Les lectures personnelles de chacun... Bientôt celle de Nicole Bertholon...




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Jordi Casals s’expose Dali à Boffres

Jordi Casals qui a des attaches sur le canton, est adhérent des Rias depuis 2004, comme, plus tard, son fils Joan, domicilié à Vernoux, et qui, enfant, a sillonné les chemins des alentours, à cheval puis en moto, pendant weeks-ends et vacances...


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Des dédicaces travaillées...


Il y a quelques années, en juillet 2010, les prêts d’oeuvres de Dali par Jordi Casals ont permis la première exposition du peintre catalan dans le canton, organisée par Les Rias, au Temple des Baraques.


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Alice, en cette salle où la mère de Michel Cimaz et son frère ont appris à lire...


Les Editions Les Rias lui avaient, par ailleurs, consacré une publication collective réalisée à l’occasion d’une autre exposition Dali, à Valbonne


Là, venant de s’installer dans la région, il organise, à titre personnel, à Boffres, une nouvelle exposition Dali, plus conséquente que celle des Baraques.

Une belle exposition, où même les proches découvrent des pièces inconnues - comme cette mystérieuse et contemporaine "Alice au pays des merveilles"...

Une belle exposition, bien médiatisée et très fréquentée...


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Temps de rafraichissement...pour les trois maires et Francine Robert, adjointe à Boffres.


Un plus pour la vie rurale...

Et qui vaut la peine d’être vue...

Faire aussi parler Jordi et l’écouter...


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Des maires appréciant la qualité de cette offre culturelle en milieu rural : MM.Giné, maire de Cornas, parlant catalan, Edmond, maire de Boffres, Cimaz, maire de Saint-Apollinaire-de-Rias et beau-père de Jordi Casals.


Ce dimanche où sont venues 128 personnes, dont certaines avaient fait pour cela 200km [1], il se parlait, en aparté, des ambiguités du personnage - qui n’a pas eu vis-à-vis du franquisme les attitudes d’un Tapiès, d’un Miro ou d’un Pau Casals, et aussi de ces noms propres catalans issus de noms communs qui témoignent de l’afflux de réfugiés d’origines juives ou arabo-andalouses fuyant il y a bien des siècles l’avancée de l’Inquisition... Il se parlait aussi de la langue catalane interdite par le franquisme, de la parenté catalan/occitan [2]

De Gala et d’Eluard... De Buñuel et Dali... [3] Des queues de Figueres si ce n’est des oursins de Cadaquès...


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Quand se disent quelques mots en catalan. Un bel exemple de résistance d’une langue !


Et si la frénésie productrice de Dali était fuite en avant devant c/ses contradictions ?
A Figueres, de très beaux tableaux peu médiatisés, magnifiques, d’intéressantes installations comme ce tombeau ouvert tapissé de circuits imprimés, créé dans les années 80-90, quand les circuits imprimés commençaient juste à se diffuser... Mémoires annexes pour les morts comme mobilier de tombeaux antiques ? Et ces montres molles - témoins de la relativité du temps et de l’espace ?


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Fin de visites


En parler avec Jordi qui n’en dira que ce qu’il veut dire, mais peut en dire beaucoup... Surtout si vous le lancez sur photos et films de Dali, ou séjour à Monaco...

Boffres n’est pas Beaubourg, certes. Rien à voir avec l’immense exposition de 2012 et une conception muséale tout à fait nouvelle... Mais la sortie programmée des Rias à l’exposition Dali, vue au préalable avec Jordi, maintes fois cité pour ses prêts, n’a pu avoir lieu faute de places disponibles pour visites -guidées ou non ! Et ce malgré demande non tardive !

Alors, même s’il y en a infiniment moins, cela va de soi, ne vous privez pas d’une visite à Boffres ! Là aussi des objets, comme le célèbre canapé, permettent une entrée ludique et familière dans l’oeuvre...

Jacqueline Cimaz

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[1] soit 400 aller-et-retour

[2] et du groupe "patois" des Rias...

[3] "Un chien andalou" et cette insupportable coupure de l’oeil !



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Masques ? ça usine !


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C’est beau et le travail plait !
L’apprentissage de procédures et de leur sens acquis par tous, sans exception aucune !
Fabuleux !

Et il n’a pas fini de s’en parler !

Nouvelle journée de travail aujourd’hui puis séquence pédagogique ouverte à tous au marché jeudi prochain devant le tabac d’en haut, suivie jusqu’au dimanche inclus de séances aux Baraques, en grande salle et EPN et cour...

Mais d’ici là on sera passé pour beaucoup, des masques au paysages !

Jacqueline Cimaz





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La densité du beau travail de Didier Tallagrand

Un travail d’une immense qualité qui interroge quant à l’image de soi - de soi, de ce qui fait l’humanité, du vivant et du territoire.

Un travail qui touche à sa fin même s’il parait manifeste que les questions soulevées vont poursuivre leur cheminement et marquer non seulement la construction et mise en perspective de ce qui va enrichir le parcours d’art, mais aussi les pensées et ressentis de chacun...

Les deux derniers jours pour la construction des masques, sauf exception, sont ce vendredi 5 et ce samedi 6 juillet.

Ensuite il y aura possibilité de participer à des photos utilisant des masques existants, les 11 et 14, au travail d’incrustation, sur ordinateur, des images dans les panoramas, les 12 et le 13.

Les cartes doivent être terminées pour remise à l’imprimerie le 15 juillet. Tous les participants à la réalisation auront un jeu.


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Des soirées-jeu des 7 familles seront ensuite organisées entre nous pour ceux qui le souhaitent - en liaison avec l’enrichissement du réel du parcours d’art.


En outre, l’exposition des masques est prévue cet été, en EPN, en même temps que le travail de Sébastien Camboulive sur l’Ardèche - un questionnement sur l’identité.

Alors que le Papillons Verts renvoient au vivant ou non-vivant, au vivant ou à l’artificiel.


Une problématique qu’abordent aussi, très différemment, les nids d’Emmanuelle Lauer.

J.Cimaz



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Consultation sur 2 projets, information et débat sur un tout autre projet

ce vendredi 21...

Ouvert à tous...


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J.Cimaz





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Médiation et projet d’exposition

Deux artistes qui travaillent à partir du bois -de manières très différentes - en sculptant pour faire parler en les mettant en forme des spécificités du bois ou en peignant ces formes sans les modifier.


Max Boyer




et Hélène Hoffmann




Les exposer ensemble pour montrer que ce n’est pas tant le matériau qui compte que le projet humain et artistique qui est derrière, transforme et fait sens ?

Donner une dimension ludique et participative à l’appréhension de cette exposition double du type "promenons-nous dans les bois", mais avec un regard armé de carnets de croquis, d’appareils photos ou téléphones prenant des notes en images fixes ou animés, d’enregistraments de sons fabriqués avec sa voix, ses pieds ou des ustensiles divers en fonction de chaque appréhension à construire de la visite...


Ensuite en retournant - après visite du parcours d’art, et de lieux multiples ( ?), là où Didier Tallagrand aura marqué l’espace - à la salle municipale, où vivront l’Ardèche, les Papillons Verts de Sébastien Camboulive, les nids d’Emmanuelle Lauer - restitutions de résidences - prendre le temps de construire, en une ou plusieurs séances, une publication numérique combinant ces notes visuelles, sonores et textuelles [1]

Un temps de médiation participatif et, au final, collectif... Où, pour s’approprier on met la main à la pâte, où on prend conscience aussi de la spécificité de son propre regard sur l’oeuvre, de sa re-création personnelle et de son apport au développement des compétences créatrices de chacun. Où le numérique, distanciant et permettant de structurer, s’avère un remarquable outil au service de la médiation...

La possibilité aussi, d’un regard évolutif sur l’oeuvre...

Où chacun, toujours, dialogue avec l’artiste...

Dans cette visée, une première publication numérique sur le travail de Max Boyer...

Jacqueline Cimaz...

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[1] belle occasion d’en faire l’essentiel du travail traduisible en B2i numérique...


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Médiation Art Contemporain II

Par une belle journée de printemps, ce mardi 16 avril 2013, nous voilà en route pour Privas pour cette 2eme journée de formation « médiation art contemporain ». Après une heure de route, Jacqueline arrive juste devant la porte du théâtre de Privas Galerie des expositions lieu retenu pour cette deuxième rencontre bi-départementale art contemporain : médiation.

Sont déjà là M A .Marcinkowski, Mmes Eva Ferres et Sandrine Diart les formatrices.

Après un bonjour et un échange de quelques mots il s’offre la possibilité de faire bénéficier de la formation à Max Boyer de Coux, que Jacqueline contacte par téléphone mobile.

Après l’arrivée des différents participants à la formation, vers 9H30, commence le tour de table. Présentation personnelle, fonction, activité de sa structure, son secteur rural ou urbain... Présentation par les animatrices du programme et déroulement de la journée. Exemple de projet réalisé dans le Gers. Analyse et enseignement de l’expérience du vécu.

Travail pratique en appui sur ce qu’inspire la projection de quelques photos de Béatrix Von Conta artiste actuellement exposée à Privas sur le thème Au bord des eaux mêlées .

Travail sur post it collés sur le support mural puis triés, regroupés par idées « maîtresses » Usages, Réseaux, Berges, Industries ...


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Médiation/sédimentation pour entrée dans le travail de Béatrix Von Conta...(photos J.Cimaz)


Le temps passe ... visite de l’exposition Découverte des photographies de Béatrix Von Conta prises à saint Jean de Muzols, Chateaubourg, Le Pouzin entre autre ...

La visite étant faite il est l’heure de rejoindre à pied le restaurant pour la pose repas. A table les échanges entre convives continuent.

Après le repas le retour en sens inverse dans les rues de Privas au Théâtre pour la deuxième partie de la journée. Nous sommes répartis en trois groupes de 4 ou 5 pour un travail/exercice qui consiste en s’appuyant sur le travail du matin et en lien avec l’expo, plus enrichissement de ses idées personnelles (il avait été demandé aux participants de venir avec un objet [livre, image,récit...]qui évoque la thématique de l’eau) de dégager les enjeux,d’identifier les acteurs, trouver trois partenaires

Chaque groupe travaille son thème choisi . La première étape étant de choisir son thème et ensuite regrouper les idées , en faire la synthèse préparer la restitution pour présentation à l’ensemble des participants ...

Chaque groupe présente son travail qui est enrichi par la discussion. A l’issu de ces restitution arrive l’heure de la fin de cette formation.

Selon mon avis personnel cette deuxième journée a été plus positive que la première. Il y a eu au sein des groupes des échanges fructueux et une bonne participation de tous.

La journée se termine par la distribution du questionnaire de fin de stage. Et ce sont les au-revoir. Rangement et retour. En voiture Max nous guide pour la sortie de Privas. Quelques minutes plus tard il nous quitte pour rejoindre sa maison et Jacqueline m’emmène sur la route en sens inverse au matin pour le retour au Vernat par une chaude fin d’après-midi

Robert Combe



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Art contemporain et médiation


Une journée d’étude à Montélimar... Avec une professionnelle impliquée, Marion Viollet, représentant le Ministère de la Culture et soucieuse de promouvoir une professionnalisation de la médiation.

(JPG) Participaient également Arzel Marcinkowski, chargé de mission Arts visuels pour le Département de l’Ardèche et Mireille Cluzet qui pendant des années a effectué un travail conséquent en direction des scolaires et des enseignants en Ardèche.

L’association Les Rias était représentée par Robert Combe, vice-président et Jacqueline Cimaz, présidente.

Une journée intéressante, notamment par le panorama offert des départements et par la diversité des pratiques et points de vue... Et bien sûr aussi par la visite du Centre d’art contemporain qu’est ce château des Adhémar...

Ci-dessous le compte-rendu envoyé par Marion Viollet...


Des discussions intéressantes, y compris aux marges...

Un débat à approfondir en ce qui concerne les expressions "art contemporain", "art numérique"...

Ces épithètes qui désignent un domaine ou des outils ou une datation...

Ne s’agirait-il pas plutôt, tout simplement d’art ?

Art moyen de connaissance, établissant des relations signifiantes d’un domaine à l’autre, d’un temps à l’autre - en toute sérendipité- et avant que les problématiques ne soient mises en mots et/ou constituées en objets d’études ou de recherches scientifiques ?

N’est-ce pas d’ailleurs là l’essentiel de ce qu’il convient de faire passer en milieu scolaire, quelle que soit l’époque et le domaine abordés ?

D’autant que chaque époque réinterroge l’art de passés qui lui parlent... Et qu’il y a une histoire des expositions d’un artiste comme il y a une histoire des traductions d’un texte, l’articulation diachronique/synchronique ou histoire et contexte évoluant sans cesse...

Si professionnalisation il y a, ce qui parait à l’ordre du jour, avec notamment l’essentielle conception d’outils, se pose avec acuité la question du contenu et niveau de la formation initiale...

Des journées qu’il était important d’organiser...


Jacqueline Cimaz


Quelques images... Où se mêlent exposition actuelle et reliquats intéressants d’une exposition antérieure où le spectateur est aussi, partiellement, auteur de l’oeuvre...

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L’envoi de Marion Viollet


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