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Plan du Site

Où le numérique parait composante intégrée au travail artistique...

du moins pour ce que nous avons vu ! Un ou deux retours associatifs sont prévus, sinon trois, avec hors Lyon, Eveux. et Janish Kapoor.

Travaillant sur le numérique - son rôle dans les évolutions actuelles et notamment dans le cadre d’une automatisation de la société [1] nous avons tenté d’appréhender la découverte de la Biennale à partir d’une mise en tension Art/Numérique ou "Numérique/Art" récusant l’expression "art numérique", comme on a pu récuser "art acrylique" bien que les produits des deux options s’avèrent différents, d’ordres distincts...

Art tout court, donc, contemporain.

La "vie moderne" intègre le numérique et ne saurait s’en passer, pas plus qu’elle ne saurait s’y résoudre.

Ce qui frappe à ces journées professionnelles à la Sucrière, dans la confluence, lors de la visite suivant la présentation publique, c’est la manière dont le numérique s’est intégré à l’art ou, plutôt, la manière dont les artistes l’ont, certes questionné, mais aussi instrumentalisé. Et ce, avec un minimum des moyens.... [2]


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Thierry Raspail directeur artistique de la Biennale


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Ralph Rugoff, commissaire de l’exposition


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Chorale de l’association Houït, spécialisée dans la prise en charge des handicaps visuels et auditifs. Un très forte interprétation des canuts, lourde de sens...


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Comme projections enfermées, la profondeur d’une entrée italienne qui sédimente le temps ?


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Vue de côté...


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Ecriture numérique comme graphismes de lumière stoppés dans leur trajet ?


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Réglages de lumières...


Travail soigné, créatif, de gravure, dessin, peinture... intégrant certes de la vidéo, du projeté, du mis en mouvement ou de la 3D, mais si bien liés au sens.

D’ailleurs vous avez aussi du numérique intégré pour que le visiteur ait l’occasion de humer une odeur de jasmin, lourde, voluptueuse, et non naturelle, puisque la nuit artificielle, elle, trompe néanmoins les fleurs...


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La migrante rescapée Mais... d’une jeune artiste allemand... Quel accueuil ?


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Genres et rôles sociaux. L’homme technique en chaînes et boulons, la femme-enfant-poupée numérique ?



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Comme si, d’une part, le projeté avait acquis le même statut que le pastel ou la gravure, et que d’autre part, le numérique permettait d’engendrer des situations de création très diverses.

Démarche a contrario pour une lecture orale complexe, à plusieurs voix et en même temps, de textes différents.

La création humaine, artistique est 1ère et le numérique en est - doit en être un outil, ce qui parait effectivement à affirmer et réaffirmer quand l’automatisation de la société tend à remplacer les choix humains par des algorithmes fondés sur l’analyse machinique des comportements et des calculs de probabiblités pensés à partir de ceux-ci .

Et parfois efficients. Commandez un livre sur Amazone et le logiciel va vous en proposer d’autres, fondés sur la suite de commandes similaires. "Les gens qui commandent ça commandent souvent ceci"... Intéressant à savoir certes, tout en sachant que cela vous incite à faire de même et à entrer dans un moule sociologico-marchand de lecteurs pré-établis et donc à renoncer à votre liberté de choix qui pourrait pourtant être innovante, créative - hors sentiers battus.

Faites des recherches sur le cancer sur Internet et en moins de 24h vous commencez à recevoir des offres des Pompes funèbres !

En cela les choix de la Biennale sont réconfortants. L’humain d’abord - et donc diversifiés. Cf Kader Attia, ces/ses cicatrices - la vidéo-outil de synthèse, recherche et communication. Comme si le numérique, après la joie de la découverte ludique de ressources spectaculaires [3] était enfin appréhendé comme outil pour chercher, simuler, découvrir, comprendre, dire ou crier, partager...

A cet égard l’intérêt pour l’Afrique offre de nouvelles portes.

Comme, aux marges, le reflux annoncé d’utopies numériques ? A suivre.

Une biennale qui demande temps et retours... Et pose, en toute discrétion, beaucoup de questions...

N’oubliez pas de vous inscrire pour visites de novembre.(co-voiturage)

J.Cimaz





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[1] La société automatique" de Bernard Stiegler (Ed Fayard)

[2] Ce qui bien sûr, engendre d’autres questions...

[3] au sens de Debord

Art & numérique en pleins bois ? En station biologique en pleine nature ?


Et oui force est de constater l’omniprésence du numérique qui étaye et fait vivre, par les études et publications de Géopark et du Parc des Monts d’Ardèche, la présence de la mer sur ce plateau...

Si quelques uns connaissaient ces fossiles marins, pour d’autres, on va du numérique -support documentaire- aux découvertes concrètes...

Formidable apprentissage du monde grâce à ces documents fiables porteurs de connaissances vérifiées, analysées, situées, mises en système...

Années gagnées en construction des connaissances et outils pour géolocaliser, mettre en système, évaluer...


Et puis est aussi en voie de conception, la mise en à disposition souple, dense, structurée d’un réel augmenté fort de ces ressources et des potentialités d’autres recherches...


Soit la mer a déjà été là et à sa rencontre se sont formés les rias...

Mais de là à attendre le retour de la mer...

Attente au confluent d’approches diverses :

-  réchauffement et bouleversements climatiques "naturels" mais aussi accrus par l’incidence de plus en plus vraisemblable des activités humaines sur ce processus...

-  la peur des records, de phénomènes extrêmes dont se banalise le retour...

Et l’accès aux recherches et données véhiculées par voies numériques...

Ces courts-circuits temporels et spatiaux, la rencontre des diverses dimensions...

On pourrait dire la facilitation de la sérendipité et autres démarches heuristiques par apports et ressources d’un numérique qui sans abolir les différences culturelles induit diversification, recherches et étayage...

Numérique, art et recherches, comme fond sous-marin d’où naissent sinon d’autres formes de pensée du moins...

En attendant la mer... La mer, menace de submersion mais aussi semble-t-il lieu d’origine du vivant...

Cycles des marées et de leurs coefficients...

Didier Tallagrand s’expose à Montpellier


"Rivière Noire est la traduction française du nom d’un quartier d’Osaka traversé par la rivière éponyme, c’est aussi le titre d’un roman, celui d’un film, le nom d’un groupe de musique, d’une île dans l’océan indien.... Une polysémie qui rime avec "bile noire", autre liquide, qui prend sa source dans l’antique théorie des humeurs : la Melencolia."
D.Tallagrand

2 salles.
En bas à gauche, le caisson, un petit monochrome, puis à angle droit, des images. En face, un grand monochrome noir et une image très dense.

Là-haut des planches "cartes postales"...

De l’ensemble se dégage une vision distanciée, d’un Japon éloigné & décalé... Sombre & inquiétant...


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Une vision partagée sur fond d’interrogations multiples et réponses ouvertes...


Téléchargez le dossier de presse d’Aperto, très bien fait...


Un retour par la vieille ville et la vision, Carré Saint-Anne d’une tout autre exposition, celle d’Abdelkader Benchamma ...

Nos remerciements à Pablo, que nous devrions revoir ici en décembre, pour son pilotage très documenté par delà le côté sportif de la marche forcée & courbaturante en petites rues montantes et parfois pavées de la vieille ville.


J.Cimaz



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Compte-rendu intégral de la présentation du 4 août aux Baraques

Le texte intégral de la présentation de Jean Nicolas et de l’inédit dans l’augmentation de sa présentation par Didier Tallagrand, de l’inédit sur l’image, et de plus, la mise à profit de la qualité du Calaméo nouveau !




O.E.

De conférence en livre d’artiste


Affluence record en grande salle municipale. Du jamais vu ! Il a fallu aller prendre les chaises de la Bibliothèque... [1]

Rencontre de deux flux en leur intersection... Comme quand la vague montante croise le ressac d’une vague précédente en brutal retour de choc-en-digue, toute déferlance rentrée...

Deux flux ? La recherche en histoire et sa restitution, d’une part. De l’autre les investigations artistiques pour comprendre le monde, son et ses histoire(s) [2]


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Visites rapides d’exposition fortuite [3]. Echanges de quelques mots... Puis retours...

Découverte, aussi, des artistes exposés en permanence - Camboulive et Tallagrand... [4]

Puis installation du public face aux intervenants et au mur écran...


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Jacqueline Cimaz, en tant que responsable des éditions, brosse rapidement la longue histoire d’une aventure qui a pris le temps de mûrir, liée à la population, aux processus de patrimonialisation et création et insiste sur l’importance de ce travail collectif qui a déjà concerné plus de 1000 personnes différentes. Une conférence de Jean Nicolas, faite au Temple des Baraques le 30 octobre 2007, à disposition sur le site, et ce désir montant de publication numérique plus élaborée se heurtant au droit à l’image, puis l’idée qui a germé pendant la résidence 2013 de Didier Tallagrand, de réalisation d’un livre d’artiste [5]


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Jean Nicolas part de "La rébellion française, mouvements populaires et conscience sociale - 1661-1789", évoque la nuit du 4 août et l’abolition de(s) privilèges ; il évoque aussi l’actualité de cette question, et son travail d’adaptation au Vivarais et recherche spécifique de 2007 [6]. Il rappelle l’importance de ce concept de "résistance" dans l’histoire des Rias [7]


Didier Tallagrand situe sa démarche à partir de son travail artistique, de son intérêt pour l’espace, de sa formation de botaniste, de ses investigations artistiques concernant diverses formes de résistances, dont celle des végétaux...


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Après cette rapide présentation, Jean Nicolas offre, avant la projection, une vaste synthèse réactualisée de son texte.

Un auditoire attentif, captivé par l’érudition de l’intervenant et par son engagement vis-à-vis de contenus précisés et partagés, par l’ouverture aussi, de ses questionnements. Un lien fondamental, ancré dans l’histoire de ce plateau et l’Histoire tout court, entre le social et la liberté de conscience, qui s’affirme comme essentiel.


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Didier Tallagrand explique ensuite rapidement son travail au fil des pages. Et un temps fort et dense [8] - quand les grandes images murales parlent dans le contexte actuel comme parlaient - dans leur contexte- les fresques des muralistes mexicains...

Cette greffe de fleurs illégitimes comme étranges "syllabes de résistances" [9] d’un Vivarais immémorial en plantes accueillantes, volontaires et étonnées d’ici... [10]

Ces fleurs colorées reprises en nuances de gris qui loin de les réduire en cendres [11] leur confèrent de métalliques résistances comme étranges électrodes plongeant en profondes temporalités ou colonisant, par d’inédites voies, le fécond tableau périodique des éléments d’un certain Dmitri Mendéléiev.


Sacre du printemps d’un monde étrange ? Où ces étranges fleurs émergent de la terre comme focs picorant un "toit tranquille" au large de ce cimetière marin de Sète où repose l’auteur d’Eupalinos ou l’architecte , Paul Valéry


A moins qu’elles ne naissent de boue lancée par un peintre ou un danseur . Glaise de Nadj ou d’estuy qui immergea récemment en fond marin la cathédrale de Mallorca [12] ?

A voir...


J.Cimaz

NB. Et l’immense plaisir d’accueillir Danièle Orcier, vice-présidente avec Didier Tallagrand, d’Angle-art contemporain, accompagnée de Mathilde Papaprieto, artiste de la galerie - une sortie que nous pourrions faire dans la seconde quinzaine d’août - et pas seulement pour faire plaisir à Carla et Peter que nous avons eu tant de plaisir à retrouver...





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[1] 70 personnes avec les quelques personnes qui se sont excusées, plus de 63 présents !

[2] Ces investigations qui font avancer les connaissances avant la mise en mots des problématiques ou leur constitution en objet d’étude scientifique...

[3] laissée en place pour eviter un 3ème démontage/rémontage certes, mais aussi et surtout parce que ce rendu pédagogique et collectif d’un travail d’EPN montre l’irremplaçable apport des résidences d’artistes, quant, notamment, au développement de la créativité de tous...

[4] D’autant que lors des visites sont montrés projections, vidéos et objets... Rappel : ouverture les lundi et mardi de 16 à 19h, le vendredi de 17 à 20h30

[5] "à 2 voix et 4 mains", comme il dit...

[6] "Vivre ou survivre au 18ème siècle"

[7] depuis l’exposition de fin 2003 et le spectacle "Résistances" de 2006, avec son dépôt d’"objets de résistance".

[8] que le public aurait souhaité prolonger, mais sur lequel Didier Tallagrand pourra revenir lors de la Fête de la science

[9] L’expression de Jean Nicolas...

[10] Et les étranges évocations du public - de Marie Durand à Mandrin... ou Pierre Durand, totemisé par Régine Raphoz en Carrefour des Résistances - cf Parcours d’art communal...

[11] la cendre en la matière serait plutôt engrais, comme le marc de café ou ailleurs le varech - de vieux usages populaires...

[12] Miquel Barcelo bien sûr...

Projections, lectures à vive voix i tutti quanti

pour ce printemps des poètes 2014.

LA CREATION sociale, patrimoniale, poétique

avec

en socle

-  Le taxi de Paulette, quelques moments d’une vidéo de Bruno Marzloff, sociologue, à l’appui.
Ce n’était pas 15 ans mais 30 qu’elle avait d’avance, Paulette, en conjuguant service à la personne, lien social, co-voiturage, économie d’énergie...

Si elle avait pu passer son certificat d’étude et devenir institutrice et acquérir en fac les indispensables outils culturels et conceptuels, jusqu’où ne serait-elle allée... [1]

Question de "petits mots" mais pas seulement...


-  Des incursions en autres oeuvres de Paulette ; ses mémoires... Du moins "Souvenirs d’enfance et de village" pour mieux revenir au rapport de Paulette à la poésie et à la créativité, au travers du "taxi" mais en passant aussi par quelques oeuvres ou touches de ses amies :

-  quant à l’école des Baraques, avec récit et paysage sonore d’Eliane Baud, un beau travail qui n’a pas pris une ride...

-  celle de Geneviève, récente, aux couleurs du Printemps des poètes 2013 avec du sonore, histoire d’apprivoiser "passionément" Ghérasim Lucas...

Ce qu’ont aussi fait Régine, Jacqueline, Elicia et Amanda...

Car outre écrits amateurs, les poètes sont convoqués, au coeur de ces explorations et expériences.

Victor Hugo, "les pauvres gens" texte beau et émouvant, retenu par Paulette et par tous. [2] Une oralisation à plusieurs voix... Emotion garantie... Et une maîtrise de la langue de Victor Hugo, distanciant l’émotion, la faisant monter, la coupant puis en final, la rendant incontournable... Un travail de la langue qui s’approche là de l’écriture théâtrale, se faisant un instant, performative... L’exil à Guernesey ?

Lecture très riche où chacun a lu moins que prévu pour intégrer les volontaires du public à cette lecture. En plus de Paulette Vignal, Geneviève Greco, Jacqueline Cimaz, Eliane Baud, ont lu Fabrina Gachet, Fabienne Lamastre, Elicia Malosse, Jean-Marie Mangin, Willemina Reinhart...

On pourrait constater aussi que comme avec l’image d’Elicia, le travail sur l’art contemporain et la poésie d’aujourd’hui, appréhendés au travers des résidences d’artistes et poètes, est entrain d’entraîner une redécouverte et une relecture de l’art et de la littérature des siècles passés (comme à chaque époque) [3]

Les poètes convoqués :

-  Victor Hugo, donc, et le NET qui permet à tous l’impression du poème lu en projection murale à la taille réglable...
-  Ghérasim Lucas écouté en sonothèque, phonothèque ou site...
-  François Boddaert et Secousse n°3 - Secousse revue numérique de poésie,
-  Tardieu et "la môme de Rin..."

Deux compositeurs dont un poète sonore : Henri Chopin et Frédéric Acquaviva...


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Entre Saint-Apollinaire-de-Rias et Ré la Blanche dont on espère qu’elle ne sera "Ré l’ensevelie" ou "Ré l’Atlantide", où cinq d’ci, dont les petites filles de Paulette, étaient cet été... Ré dont la tour demeure introuvable, d’où Chopin, alors instituteur spécialisé, faisait connaître Isou et autres lettristes dans les années 1956-1957 [4]

La poésie au coeur de la création -artistique, certes, mais aussi numérque, écologique, sociale...

Avec au terminal deux mises en création-spectacle de poèmes :

" Liberté " d’Eluard chorégraphié en esplanade de la Tour Eiffel à Paris, reprise en flashmob à Lyon et ailleurs, et "Schvedranne" vidéopoème élctronique, questionnement rageur et responsable de la traite et de l’esclavage... Deux créations mixtes et intéressantes proposées par le Printemps des poètes 2014 et que le numérique met gratuitement à la portée du rural ardéchois et de tous...
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Nous reviendrons sur tout ça, tout ça et le Réel enrichi du Parcours d’art, pour la Fête de l’Internet, mais comme en tout parcours, une étape à ne pas manquer, même si nous n’avons guère eu le temps de communiquer à ce sujet...

J.Cimaz et O.Escriu

NB. Il n’y a eu le temps de tout voir. Mais l’accès à tout est possible pour tous à partir de l’outil de travail mis en ligne sous calaméo... Il s’y reviendra en EPN...

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[1] On sait bien aussi que quand les courbes de QI restent étales ou continuent à monter passé l’âge adulte, c’est, certes, que les environnements sont stimulants, mais aussi qu’il était déjà très haut avant... Qui parlait de "Mozarts assassinés" ?

[2] Et qui nous rappelle ces "tempêtes bretonnes, chantées ou simplement filmées des vidéos de Renée Grûnweiser...

[3] Et quand hier, lors de la 1ère réunion préparatoire de la Fête de la science 2014, un chercheur du Mézenc nous disait en aparté que celui-ci avait sans doute était lieu de lecture du paysage pour les hommes de la grotte Chauvet, qu’on retrouvait le profil du Mézenc en courbure de dos de rhinocéros, et autres indices, qu’un autre chercheur parlait de la possibilité de la réalisation d’un parcours d’art de Chauvet au Jura souabe... Et pourquoi pas à la région d’Altamira... Voilà qui va dans le sens de ce que nous disait Didier Tallagrand il y a quelques mois, évoquant en semi-plaisanterie, à partir de la comparaison de formes et techniques, la possible existence d’écoles d’art à la préhistoire... En tous cas, la preuve de la mobilité par le Mézenc... Comme chemin de Compostelle, un chemin d’Altamira au Jura Souabe passant par Chauvet ? A étudier bien sûr...

[4] dont l’audition engendrait celle des chiens de Saint-Martin-de-Ré aboyant à la mort, en atmosphère très COBRA, avec le peintre belge Emile Hecq...



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Vernissage-rencontre Tallagrand/Camboulive


Rencontre exceptionnelle en milieu rural.
Quête identitaire et mise à jour de richesses insoupçonnées d’une population qui a toujours su prendre le temps de la réflexion, d’échanges et d’initiatives partagées...

"Eloge de la lenteur" dirait Jean-François Mannier.

Silence et écoute perlée en regards de Sébastien Camboulive caché derrière ce rideau qu’exige sa procédure photographique. Une exigence qui, si elle n’était, serait à inventer ? Comme carrés de "Papillons verts" vous distancient le réel d’un voile de contradictions entre ressources et dangers potentiels... Avancée à petits pas qui ménagent le temps nécessaire... Ne serait-ce que temps d’évaluer le pour et le contre...

Comme l’écrit Christine Blanchet à propos de Pablo Garcia, jeune artiste que nous allons bientôt connaître avec l’imminente mise en oeuvre du projet "Mémoire de clandestinités" :

" A une époque de surmédiatisation des informations et du règime de l’apparence, du montage, démontage, remontage des images sans recul, façonnant un point de vue unique, les dispositifs imaginés par Pablo Garcia nous invitent à repenser notre rapport aux images, au temps et à la distance nécessaires pour leur compréhension, à contrario du discours médiatique, usant d’immédiateté, qui transforme les illusions en vérités inaliénables."

Sébastien Camboulive, Didier Tallagrand. Deux artistes qui défrichent un terrain qui nous intéresse... avec des outils et d’une manière qui nous intéressent
Aux confins des rapports entre numérique, art et connaissance...



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Exemplaire plus lisible téléchargeable en fin d’article - après les notes.Fond de la 1ère page (couverture de l’exemplaire carton : détail de fond des Papillons verts de Camboulive avec recherche de cet insaisissable vert qui trouble et distancie, de D.Tallagrand. Les deux images sur carton du milieu, p 2&3 : l’Ardéchois de Camboulive,à gauche, avec en 1ère ou 2ème photo de la pile la même personne qu’en carte de Tallagrand à droite. P4, ou 4ème de couverture, image composite issue d’activités de médiation conduites, avec le jeu, par Didier Tallagrand et toujours la difficile quête d’un étrange vert non encore trouvé...


Où le numérique est outil de la vie quotidienne, outil pour le travail de l’artiste avec, par exemple, l’utilisation d’un filtre pour les masques, de ressources diverses pour construire ces personnages hybrides, ou d’un bon logiciel pour fondre 142 portraits...

Et de plus le numérique interroge... Certains parlent d’"ère du numérique". Le développement du numérique, cause ou réponse - avec, bien sûr, ses suites ? "L’ère" ne renvoie-t-elle, cependant à une vision techniciste du temps et de la vie des sociétés et des hommes en réduisant l’analyse à un seul facteur ?

Outils indispensables nés du numérique et de ses utilisations que la croissance de la population mondiale et l’urbanisation de la planète rendent incontournables... Outils réducteurs des distances, propagateurs de l’information, lieux aussi d’échanges sociaux divers : outils de régulation - des plans de circulation dans la ville à la maîtrise de données personnelles, aux pilotages automatiques ou non, aux systèmes complexes, gestion de flux, prothèses artificielles... Ne parle-ton d’un coeur... ? De drônes aussi et autres armes destructrices !

Interroger le monde avec le numérique, interroger la manière dont les usages du numérique modifient les pratiques...

Par delà la lucrative vente des fichiers avec vos/nos données...


Camboulive avec ses "Papillons verts".
Que seront les accès à ces champs -blé, bleuets et coquelicots - qui bordent le chemin qui relie le "village" à Combier, d’ici 15 ans ? Pourra-t-on aller au bord de la Dunière ou ne sera-t-elle plus que tiers d’un tryptique - trompe-l’oeil animé en hall d’aéroport -rappelant un monde rural en voie de disparition ? Questions que se posent les gens, comme ils se posent, évoquant "Soleil vert", celles de la retraite, de la vie et de la mort...


Tallagrand interroge les archétypes - entre autre...
S’y retrouver entre le vivant et le mécanique, l’automatique, l’humain et l’animal...

Ce qui par delà les évolutions historiques renvoie aux fondements de l’humanité et la vie sur terre...

Et avec cette fascination pour les oeuvres de la grotte Chauvet et sa question - plaisanterie qui n’en est moins une qu’il n’y parait - concernant l’existence d’écoles d’art en ces temps reculés... Du moins de communication et modes de transmission entre l’Ardèche et l’Espagne... modalités imaginables, formes de communication ? Transmission poétique ?

N’est-ce l’art - co-extensif au langage (le suivant ou le précédant ?) qui est à l’origine de l’humanité ? Une question que taraudent ces hybrides qu’il nous a fait faire et qu’il a fait cet été...


L’histoire, le nouveau et les constantes... Comme histoire - de bleu de la mer revenant à Gap où les créations humaines à force d’être désertées y perdent tout sens ou, au contraire, ouvrent la voie à moultes hypothèses ? Et pourtant... D’ailleurs l’échelle de l’histoire humaine et celle de l’histoire de la terre, avec ces ères où la mer baignait Gap et le lac de Vernoux... Huîtres de Pougnadoresse... Bélemnites de Crussol... Rias=fjords des Rias.

Des préoccupations qui taraudent le public... Quand à la Conche-en-Ré les blockhauss sont maintenant tombés sur la plage... Quand on sait que le point culminant de l’île se situe au haut d’une dune de 11 mètres de haut quelque part entre La Flotte et Le Bois... Loix - île dans l’île - avec ses 17km de digues. Le village de France qui a le plus de digue...
Ré, autre partage avec Camboulive... Après "Spirale", au départ, rencontre par revue en hall de gare...

Pour la série "Spirale", "Banska Bystrica #1, 2006, 90 x 97,5 cm", est, en prêt de longue durée [1]exposée aux Baraques.
Pour "La ronde", résidence plus récente dans l’Hérault, c’est "Jade", 70 x 70 cm", qui dans les mêmes conditions que "Banska Bystrica", est exposée.

"Les papillons verts" par contre, co-produits par Les Rias et Vidéoformes, sont mis à disposition des habitants par Les Rias.


Les masques, mis en valeur par les présentoirs de Michel Deloche, sont témoignages fragiles et précieux d’un large travail de médiation organisé par Didier Tallagrand sur ce plateau...

L’oeuvre d’art là, c’est le jeu de cartes et chacune des cartes  [2]


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Une image qui prend une densité autre après des mois de travail.


Art et philosophie ? Visions du monde se construisant et reconstruisant sans cesse par delà les mots et les images...

Ainsi en va-t-il d’ailleurs du descriptif de son projet par Didier Tallagrand :


"La première définition du panorama est : vue sur un vaste paysage depuis une hauteur, mais il peut être aussi une succession d’images se présentant à la pensée comme une vision complète."


A lire et relire. A chaque relecture on y trouve du nouveau, comme un autre éclairage... D’autres profondeurs...

Et diverses questions... De la place du contrat social, aux origines, bien avant le traité des Pyrénnées de ces îles aux Faisans et les poèmes de Goethe, bien avant Rousseau...


"En clair, et à partir de ces définitions et rapides descriptions, il s’agit d’aller chercher une idée puis de la mettre en lumière en impliquant un récit et ses indices contextuels. Ici et nulle part ailleurs, de quelles manières les expériences de la vie réelle sont elles perçues à travers la médiation de la mémoire et du fantasme. Ou comment susciter les projections imaginaires, mémorielles, émotives du spectateur en l’impliquant dans celles-ci. Puis en redonnant à ce dernier les objets inventés par cette médiation, de façon à les partager dans un espace commun symbolique."


Indispensables relectures du texte et des images qui l’accompagnaient...


C’est compliqué ? NON ! Complexe ? Un peu, "mais le monde ne s’est pas fait en un jour !" Je peux faire un masque ? Je peux essayer de composer avec une photo, un paysage ? Bien sûr, des ateliers qu’on peut faire au niveau de l’EPN et des Rias pour que chacun, même s’il n’y a pas participé puisse profiter des apports de cette résidence... Faire avec ses mains aide toujours à comprendre ! Et puis il a le jeu ! Un jeu complexe mais riche par ses suites pour chacun... Ce qu’il suscite... Et qui va loin - et profond ! Une autre perspective pour l’immense et inédit travail d’organisation des données disparates du réel enrichi d’un parcours d’art...


On peut aussi reprendre les ateliers de prise de photos standardidées et réalisation, avec 4 ou 5 portraits ou 6 ou 7 (pas 142 ! ) photos en essayant d’en tirer le maximum possible de portraits génériques...


Pour ceux qui préfèrent les mots, possibilité d’écrire sur les images, mettre en forme, s’exercer à la publication...


Les thématiques du Printemps des poètes 2014 et de la Fête de l’Internet 2014, nous offrent des voies royales d’investigation à cet égard... Un mars fécond s’y annonce...

Quant au travail du son, l’assemblée générale des Rias vient de prévoir un petit budget pour quelques ateliers de travail avec Brigitte Prévost et Hélène Hoffmann... retour à un autre niveau ou autrement sur Gherasim Luca ?


Mais venez à ce vernissage, venez rencontrer les artistes, apporter vos questions, discuter avec vos amis en petits groupes...Et puis vous y verrez du non vu, de très belles projections...


Jacqueline Cimaz

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[1] collection privée

[2] voir les moyens de faire un tirage de qualité d’une version agrandie à présenter sous vitrine murale à concevoir. Se renseigner auprès de Didier Tallagrand sur la présentation de l’oeuvre exposée au musée d’art contemporain de Sofia et sur celle qui, acquise par le département de l’Ardèche, sera visible à l’Artothèque départemental en Annonay. Toutes idées ou propositions seront bienvenues...

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maquette carte d’invitation

Biennale de Lyon

Des "histoires" d’artistes, ni documentaires, ni récits. Réalisations visuelles inédites, concrétions denses, composites... Intérêt artistique intrinsèque et apport irremplaçable pour l’appréhension de la complexité de l’écriture numérique... Des formes actuelles et émergentes "Transmission", le mot de cette Biennale - urbanisation de la planète et horizontalité des échanges planétaires, notamment entre artistes. Contradictions fécondes entre l’immédiateté des échanges et le travail dans la durée d’une création artistique étayée par l’histoire de l’art...(cf l’arbre renversé, un bel envoi de Régine Raphoz, ou son écriture plastique de la mémoire d’un tragique incendie. Athanor... Les Rias, habilitées, participeront aux journées professionnelles des 10 et 11 septembre à Lyon. Et sans doute, ensuite, plusieurs sorties collectives. Des analyses et interprétations qui donnent de nouveaux sens au projet de Didier Tallagrand (à suivre). De riches outils pour préparer la double visite du 29 au chemin de l’île aux faisans et à "l’histoire d’un oeil".

Le bel envoi de Clermont-Ferrand


"Une hybridation de plus en plus étroite entre art et science, recherche et art... devient de plus en plus prégnante. Comment rendre compte, comment « partager » cette expérience du sensible, ce qui demeure souvent du domaine de l’invisible, de l’impalpable ? Comment l’art contemporain, à l’aide des outils de son temps, peut mettre en forme le monde dans lequel nous vivons ? Comment être engagé dans les technologies sans être « phagocyté » par elles ?
Exemple des interventions des arts numériques dans l’espace public et dans la ligne de recherche des universités et des écoles."

Extrait d’une conférence à laquelle nous aurions aimé pouvoir être. d’autant que nous ne parlons plus d’arts numériques" mais d’art contemporain utilisant et interrogeant le numérique et son ou ses rôle(s) dans les transformations actuelles...

Une publication très riche de Vidéoforme...


Des questions ouvertes et/ou creusées :

-  La confirmation qu’un nouvel apprentissage de la lecture et de l’écriture est à effectuer pour tous et chacun. Urgence et risque de régression...

Non pas tant le risque d’un nouvel analphabétisme lié au seul non-savoir-utiliser les appareils et outils, [1] mais plus profondément celui d’un analphabétisme culturel au regard de ces transformations qui affectent la planète, des usages et fonctions du numérique dans ces processus et, justement, de l’hybridation sciences/art contemporain dans la formation de concepts nouveaux et indispensables à cette compréhension. [2]

-  Par ailleurs, une inversion de la démarche de construction de réseau(x) sur laquelle nous reviendrons dans un autre cadre...

Une indispensable révolution [3]culturelle...

Lisez, réfléchissez, envoyez commentaires et avis... initiez un débat... Sans peur [4]


Jacqueline Cimaz

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[1] qui disparait progressivement avec le vieillissement de la population

[2] cf la richesse pédagogique en la matière qu’offrent "1 BIS ÎLE DES FAISANS" ou "QUE NUAGES !"

[3] au sens physique du terme

[4] Il n’y a que l’immobiblisme ou le non-dit ou le "rester en retrait" qui puissent être source d’erreur, de non-développement et de régression



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Le CR des tables rondes de Vidéoformes

Entrailles de Papillons Verts

Deux planches réalisées en calme de Ré à partir des photos prises à Clermont il y a quelques mois...

Beau presque comme un Karskaia ou un Bonnefoi...


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Moins froides et rigides que certains ne les imaginaient à partir de la vision d’un recto lisse où rien ne parait relever du hasard.

Plutôt douces et souples non ? Où on sent le bricolage, les tâtonnements de ce travail rigoureux... Le calcul - la beauté des portes logiques - comme Mathématiques des chants de Maldoror... et le manuel - comme il y a quelques dizaines de millions d’années et même moins ou plus... Du fait main, même l’électronique...

A quand fer à souder, leds, transistors et autres capteurs aux Baraques ? Et même circuits à imprimer ?

Les filles, ça ne vous tente pas ? Mâtiné d’un tantinet d’axiomatique... Comme un code secret... Ce qui n’exclut les logiques floues...

Un atout quand vous allez approcher le Fablab du collège de Vernoux...

Autrement ?

Se préparer à découvrir La Ronde, l’anti-Malévitch...

Après, dans quelques mois, Spirales - l’origine d’une rencontre...

J.Cimaz

NB. Un titre qui fait réagir. Mais comment rendre compte de la radicalité de la rupture dans chaque pièce entre l’objet technique et l’oeuvre artistique ? Déjà le mot "Papillon" interroge les visiteurs. Vivant/artificiel ? Vivant/ Prothèse intelligente ?





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L’ultime phase du travail avec Didier Tallagrand ! Que nenni !

Une nouvelle plutôt, d’un projet, qui, bien que le contrat ait été rempli, et bien rempli, n’en finira de sitôt de s’achever. La réception va juste commencer !

Et puis Angle-Art Contemporain, en se donnant le temps d’une découverte après la perception de la force des rares images accessibles de "1 bis, chemin de l’île aux faisans",et l’intérêt pour divers articles comme celui concernant les jardins ouvriers de Varsovie.

Les raisons de l’impossibilité d’une clôture ?

D’abord une compréhension du projet qui continue à s’approfondir, avec son vécu, mais aussi par les débats, les remarques, les comparaisons, et notamment, les apports internes ou externes comme ceux de la préparation de cette très riche Biennale de Lyon 2013...

Un intérêt intrinsèquement artistique et un intérêt capital pour la compréhension, plus large, du monde et, également, juste émergente, de la spécificité des écritures numériques.

La dimension prospective, chercheuse, pionnière, une nouvelle fois évidente, de la création artistique.

Et puis, il va y avoir les utilisations du produit artistique créé - un jeu de cartes.


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Une des multiples pistes, utilisation des masques comme caractères d’un étrange alphabet - sens détourné...


Un jeu de cartes, un produit passeur et inducteur de nouveaux savoirs et formes de communication.

De plus, un jeu de cartes très particulier avec les diverses images des uns et des autres et leurs incrustations en panoramas. Et une histoire d’artiste utilisant comme matériaux vivants et mouvants les histoires des uns et des autres.

Histoires plus ou moins fossilisées à la longue en images statiques [1] que le jeu va faire vivre, déployant, transformant, et appelant d’autres histoires.


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Idem. Où la forme de chaque caractère et de la tablette font sens...


D’une esthétique de la création à une esthétique de la réception. L’évolution que théorise cette Biennale.

De quoi nourrir le « Réel enrichi » du parcours d’art, non comme on empilerait des pots de confiture numérique ou des Encyclopédies, mais par un questionnement, là aussi, sur l’esthétique de la réception créatrice à susciter. Où ce n’est plus tant, par exemple, le récit de Christophe sur le feu de cheminée à La Seauve qui importe, que la manière dont le public va en faire son miel, avec quelles références ? Quelles images ? Quelles appropriations ? Quelles avancées ? Quelle compréhension ? Quelles re-créations ? et autres créations ? Quels prolongements ?

Quels développements d’une sérendipité riche mais dont les caractères invasif et apparemment incontrôlable puissent être maîtrisés ? Où ce ne sont pas tant les contenus transmis qui comptent que les interrogations et transferts qu’ils suscitent...

Ni spectacle -au sens de Debord, ni marchandise- plutôt outils et objets de formation et, en premier lieu, recherches sur la formation des connaissances et compétences, demandée et suscitée, en situation, par ces problématiques et pratiques nouvelles...

Et la découverte par delà le travail avec Didier Tallagrand, artiste et enseignant, de son travail, associatif, de recherche et éducation populaire, et d’orientation - de fait - du développement de l’art contemporain, par ses auteurs et pour le public.

Le sens de l’adhésion non précipitée à Angle-art contemporain où il nous est apparu que la création artistique était appréhendée et investie comme moyen de connaissance du monde nécessaire à l’implication et l’action de tous.

Jacqueline Cimaz


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[1] si n’étaient leur ambiguité et leur polysémie,



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Montée en puissance de deux expositions

Camboulive et Tallagrand.

Camboulive : manquent les photos ou la publication du dedans ou derrière des Papillons verts... Très réclamé... Bientôt !

Tallagrand : manquent des photos et des informations quant à leur finalisation suivant que l’artiste envisagera ou non une publication... Manquent bien sûr les cartes et une vitrine -type cabinet des curiosités du 19ème où restera exposé en permanence un jeu de cartes. Et qui doit aller avec Les Papillons Verts - à moins que, chassé-croisé- elle ne prenne place en EPN. Et puis peut-être une vidéo mettant en évidence la genèse et les vécus d’une création qui a poussé aux limites les activités de création, repoussant au maximum l’inévitable rupture ? Trouver le réalisateur capable de traduire l’inédit et la spécificité de cette situation et les questions théoriques soulevées et d’en faire un film qui soit à la fois objet d’art et irremplaçable outil pédagogique... Entre Chris Marker et Agnès Varda ... Il faut toujours rêver grand... C’est ce qui fait avancer aux Rias...

Donc vous l’avez compris, il n’y aura jamais de vernissage au goût d’achevé prématuré ! Il y a déjà une vie des oeuvres et de la double exposition. Prévoir un point d’orgue à la rencontre des deux artistes... Une présentation officialisée lors de l’inauguration d’une salle à laquelle elles confèrent un sens fort. La présence de cette qualité artistique et de ses interrogations en salle hyperconnectée ; le numérique questionné au coeur ou travaillé au corps...

Et puis le jeu avec les jeux et ses utilisations en conception et montage d’un réel-enrichi-par-tous...

Plutôt un permis de vivre qu’un vernissage qui, comme tout badigeonnage de vernis fige et suspend le devenir... (Comme fixatif sur fusain ou pastel, donc pas totalement inutile, mais...

Un des intérêts du numérique ne serait-il dans ses possibilités de simulation, de transformation, de détournement, d’ouverture d’espaces à n dimensions... D’espaces à défricher ouverts à la réflexion et à la création ?

...

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Des masques comme étranges signes de ponctuation et caractères d’une lointaine écriture...


Et la richesse des interventions humaines, la complémentarité des compétences...

Merci à Sabine Tourtois et à son neveu, Alexis Tourtois qui ont passé tant de temps, de séances pour arriver à retourner la vidéo de Camboulive - "l’Ardèche", afin qu’elle puisse fonctionner normalement !

Et qui, du coup, ont trouvé une autre fonction à l’écran pour mieux réguler le travail de l’image effectué au cours des formations en EPN ... Comme ces transformations de la montagne ardéchoise...


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Voir ses activités exploratoires...


Merci à Michel Deloche pour sa conception et réalisation et adaptation des présentoirs...

Cette richesse humaine indispensable à celle de ces réseaux d’ici qui croisent le "virtuel" (qui est réel) et le réel (souvent virtuel)... Quelque chose qui a sans doute à voir avec ces transformations du territoire rural qu’évoquait récemment Jean Nicolas...

Avec une dimension cosmopolite dans un sens, mais dans un autre, fondée sur des communautés d’intérêts, de questionnements, d’investissement, et beaucoup d’ouverture et d’authenticité de la part de tous... Et puis la planète est si petite à notre époque...

Une richesse à faire vivre...

Jacqueline Cimaz





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Quand Jordi Casals

s’approprie les oeuvres de Didier Tallagrand et Sébastien Camboulive.

Des oeuvres dont il perçoit d’emblée l’intérêt, la contemporéanité et l’immense qualité...


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Un bel hommage rendu aussi au travail des Rias et à ses dernières avancées en matière d’art contemporain interogeant le numérique et l’utilisant [1]

Jacqueline Cimaz

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[1] et non d’"arts numériques", une expression qui apparait de plus en plus comme un non-sens si elle n’est, comme au final du travail théâtral, artisanat d’art entre outil pédagogique et élément du décor théâtral. C’est-à-dire accessoire ou élément d’une plus vaste installation, un des éléments contribuant à la construction du sens...



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Un retour attendu

Non - pas encore - celui des cartes, mais celui du prototype, plié, de la boîte, et l’apport de photos agrandies de quelques uns de ces étranges personnages de mystérieuses familles.... Et puis, quelques épreuves de travaux intermédiaires servant au travail des panoramas - y faire les choix d’incrustation. Qui incruster et comment constituer des familles ?

Un résultat dense, polysémique, riche, troublant... Magnifique ! Et l’apport irremplaçable, en petites touches d’échanges, sur conception et utilisations possibles...

Le travail de Tallagrand plébiscité parce qu’il parle à tous ceux qui n’ont pas trop peur d’un remue-ménage [1] en profondeurs...

Et des visiteurs qui soulignent la qualité, la richesse et l’inédit de ce qui est en cours d’exposition... Y compris creux arrivés plus tard...


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Ces court-circuits entre l’art et la vie... Comme, plus directs et beaucoup plus superficiels, cette nuit où Goya habilla sa maja ou la polémique autour d’un certain déjeuner sur l’herbe...

Et le refus partagé, sûr - bien qu’on n’en ait jamais parlé - mais c’est évident - de tout art officiel, du réalisme socialiste aux théories de l’art dégénéré ou autres avatars...

Ce que Jean Nicolas mettait en relation avec l’évolution de ce territoire... Son passage en quelques années d’un monde rural au monde d’aujourd’hui, avec ces questionnements ouvrant ou tentant d’ouvrir la voie à l’intervention des gens et à la réflexion collective, nécessairement inédite...

Si des valeurs demeurent, fortes, les dogmes sont passés...

Et ce très beau cadeau de Tallagrand disant vendredi "j’ai eu besoin de (ré ?-) introduire la figure humaine dans mon oeuvre et j’ai senti avec ce projet que c’était le moment (ou l’opportunité) Le poids décisif d’exigences et logiques artistiques...


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Un vécu d’une richesse exceptionnelle, d’une rare densité, que les participants n’oublieront pas. De ces expériences en amont de la mise en mots qui font dire a posteriori que l’art est prémonitoire...

L’immense apport de Tallagrand par delà le résultat - à ne surtout pas prendre comme un banal jeu de cartes - même si les cartes dans l’inconscient collectif - du tarot à "se faire tirer les cartes"...

L’immense apport de Tallagrand c’est ce que nous avons perçu comme l’authenticité d’une démarche artistique - d’une démarche donc, totalement inédite et très exigente.

Art contemporain c’est-à-dire ouvrant la voie à des lendemains imprévisibles, ce qui n’empêche d’aller se chercher des références dans les siècles passés - y compris le 20ème et son art moderne, le 17ème et le 18ème ou d’autres - et les civilisations différentes - préhistoriques, égyptienne, amérindiennes -avec ces écritures logographiques, ces savoirs encore inexpliqués - ou de l’Afrique occidentale d’avant la traite...

Un temps rare dans un village d’Ardèche... Peu importe le lieu ? Sans doute, mais la qualité et la prégnance des valeurs d’une population, son ouverture, la fécondité des nouveaux apports - et 10 ans de travail des Rias...


Et puis la richesse de la médiation poussée à l’extrême par Tallagrand.


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De la patrimonialisation à la création contemporaine...

Et puis, avant son départ, un autre partage avec Didier Tallagrand, sur une question qui nous tient à coeur - celle des rapports entre art et numérique. Nous avons parlé, comme beaucoup, d’"arts numériques". Mais, assez vite, l’expression nous a gênés et nous avons préféré parler "d’art contemporain interrogeant le numérique - et ses usages" et "utilisant des outils numériques, dont les réseaux". [2] Accord complet sur ce point aussi, étayé par de nouveaux exemples. Et bien sûr, par les utilisations faites du numérique par Tallagrand pour déconstruire, reconstruire les photos d’animaux en un univers de masques spécifique et identifiable (travail de médiation), photographier les gens avec leurs masques, détourer ces personnages - hybrides comme Centaure inversé, les apparier pour incrustation dans de très travaillés panoramas, faire des simulations jusqu’à satisfaction pour construire chaque carte... (travail de création, nécessairement personnel)

Jacqueline Cimaz

NB. Les documents s’exposent, plus ou moins mis en valeur, au rythme de la fabrication des présentoirs, puis d’une vitrine, de la mise en place de classeur... A proximité de l’"Ardèche" et des "Papillons verts" de Sébastien Camboulive. Vernissage a posteriori, en liaison avec l’inauguration de la salle et avec, nous l’espérons, présence de Sébastien Camboulive et Didier Tallagrand (par ordre d’entrée en scène...)


Une nouvelle visite prévue en soirée, ce dimanche, celle de Jordi Casals et amis, après fermeture de son exposition Dali à Boffres [3]



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[1] ou méninges ? Ou...

[2] Le travail de Camboulive ayant constitué un bon support pour initier cette réflexion.

[3] "art moderne" bien sûr et non "contemporain"... Un lien mâtiné éventuellement de surréalisme (et non dadaisme - celui-ci ayant été très présent, par contre, avec Frédéric Acquaviva, et les lettristes, les concrétistes brésiliens et Joan Brossa, et certaines écritures logographiques de Jean-Pascal Dubost )



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Didier Tallagrand,

la force extraordinaire de l’émergence du sens dans sa diversité.




comme l’horloger assemblant des pièces fait naître le temps de sa mesure
il assemble des animaux choisis par tous et chacun en différentes proximités
avec des corps sans tête

tels en tympans d’église insurgée

le masque cache crie rend hommage ou questionne
l’affichage creuse la connaissance de chacun et des autres là où affleurent conscient et inconscient individuel ou collectif
entre archétypes immémoriaux

et roman local

oscillant de tragédie en
bouffonnerie pudique
au grinçant lissé
et projections assumées sur l’animal ?


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Un réalisme reconstruit qui fait sens commun - valeur reconnue et partagée.

Le fait de travailler dans l’espace public en proposant des constructions intellectuelles et culturelles, est une forme de résistance au monument.


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Didier Tallagrand incruste ensuite cet être hybride
dans le paysage choisi par lui
distancié par d’étranges lumières renvoyant aux
origines de la vie et
glauques interrogations du monde et de la planète,

et aussi, aux clair-obscurs de la peinture classique...


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Le sens émerge alors pour ceux qui les regarde
s’insinue s’impose s’étale disparait se réaffirme se densifie se réapproprie explose se recompose

flamboyant
La force du roman et la complexité du gothique

matinée des interrogations sidérées des Miro des années 30
ou des dieux égyptiens.

la force extraordinaire de l’émergence du sens

Apport insidieux implosif au réelenrichipartous du parcours d’art

comme forêt dressée shakespearienne
de varechs en mur dense souple épais oscillant résistant
au rythme de marée en mort d’eau
 [1]


pour mieux s’opposer à la marchandisation d’une kulture exclusivement descendante
 [2]


et faire place à l’art comme expérience autonome
et enrichir paradoxalement
par cette expérience là,
expérience de l’altérité de l’individu et de son être
la culture du territoire.



Un partous évident assumé revendiqué distillé dégusté dans la richesse de sa diversité

Apport se totémisant
en carrefour de résistances
catalyseur interrogeant impulsant la naissance du sens
mettant en lumière
torche en grotte immémoriale
la métamorphose orchestrée de modestes apports individuels
devenant réel enrichi et évolutif du parcours d’art.




Propos divers recueillis par Jacqueline Cimaz
suite au vécu de ce projet qui se poursuit
à la richesse des échanges sur ce travail et d’autres
comme "l’île aux faisans"
et à une discussion/interview au pas à pas sur un état provisoire avancé de ce texte
y insufflant alors en gras d’autres dimensions.




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[1] cf, ce qui confirmerait la richesse de ce travail s’il en était besoin, l’émergence déjà de tentatives de détournement d’origines diverses comme celle reçue de Patagonie par O.Escriu

[2] et financièrement rentable à court terme.

Pour nous, aux Rias, l’art est moyen de connaissance et d’action, expérience exceptionnelle, formatrice, pilotis de cette culture dont la reproduction est indispensable à la réussite scolaire - reproduction familiale, nourrie aussi par les amis et par ces rencontres que privilégient certaines politiques culturelles municipales. Ce dont on reparle avec la volonté affirmée de réduire la fracture numérique, nouvelle couche, et pas des moindres, d’une stratification culturelle qui se mesure actuellement par le taux d’échecs imprévus en 1ère année de fac.





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L’eau ? Du doc à l’art pour comprendre le monde....

L’eau, Malpasset, les catastrophes, sur lesquelles revient Robert Combe...

Dans la lignée du projet " Du recueil de mémoire à l’écriture transmedia",

avec ses phases successives :

-  la patrimonialisation - les catastrophes, leur mémoire, leur analyse et les enseignements tirés, faisant partie de ce patrimoine...

-  l’identité individuelle... Cf celle de ce pays d’eau qu’est la Camargue... et Aitken...

-  la créativité individuelle et collective et ce projet de réel ’augmenté" devenu "réel enrichi"

-  avec cette interpénétration croissante du documentaire et de l’artistique...




On pourrait évoquer ce fragment de tableau bleu et léger qu’avait préparé Max Boyer, évocation d’origine du monde in utero ou profondeur des océans...



Les 4 éléments - l’eau, la terre, l’air, le feu qui structurent l’imaginaire et sont indispensables à la vie humaine...

L’eau, origine de la vie...

Elément structurant l’imaginaire et la pensée : origine, pureté (l’eau lave), fait pousser... Fluidité...

L’eau c’est la vie et la vie, aujourd’hui est interrogée par les bouleversements et le devenir de la planète en époque de réseaux - de réticulaire - d’Internet des objets, de prothèses intelligentes...

Quand on nous dit que les prochaines cartes d’identité porteront l’empreinte de nos ondes cérébrales... Nos ONDES cérébrales... L’onde ?..


Appréhender le monde...

-  > La nécessité d’une réflexion et la proposition d’un workshop...


-  1. partant du documentaire : un diaporama sur les ponts de le Dunière, de sa source au confluent avec l’Eyrieux... « Et pont et pont... »

et ouvrir le diaporama «  Sous les ponts, la Dunière »... de Marie des Ponts. )


-  2. à situer par rapport à une carte géologique qui montre qu’à une ère antérieure, la mer montait jusqu’à Vernoux - d’où les Rias, les fjords... Une situation que peut faire revivre un changement climatique...


-  3. aboutissant à l’art - art moyen d’investigation, de connaissance, d’action...

La création, complémentaire de la recherche scientifique et la précédant souvent.

Et là, les Papillons verts de Sébastien Camboulive - après le portrait générique de l’Ardéchois qui posait l’identité de la personne, les Papillons verts... , ou encore

Une installation où on retrouve la Dunière... élément d’un triptyque avec le champ et les arbres, et qui pose la question du vivant

Un enfant de trois ans définit la vie par le mouvement. Là, ça bouge, et parait intelligent... jouant avec la lumière... interrogeant l’articulation réseau/territoire... Pourtant on est dans l’artificiel : 36 ou 30 ventilateurs par panneau, des circuits imprimés, une grande photo décomposée en petites photos de 4 pixels, pliées, collées...

Du trompe-l’œil animé  ? Un véritable plébiscite populaire, intergénérationnel, interculturel...


Le numérique complément intelligent ? Prothèse ? Une question qui taraude l’époque avec les recompositions territoriales, l’urbanisation de la planète et la place des territoires ruraux - urbanités agricoles, parcs-réserves, balcons ou toitures/jardins ouvriers ou ?


Médiation : le workshop et la réalisation dans ce cadre de productions documentaires et/ou artistiques avec images, textes et sons, relevant donc d’une écriture numérique complexe - numérique et non numérisée... _

Des activités pour explorer, donner consistance aux questions qui se posent...

Jacqueline CIMAZ





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Rencontre avec Emmanuelle Lauer

Emmanuelle Lauer est venue à Saint-Apollianire-de-Rias pour une première découverte et prise de contact suite à l’appel à projet Articulation réseaux numériques/local de l’association Les Rias.




Donc, le projet portera sur une intégration du numérique au réel ?

-  une installation sera proposée aux Baraques où des éléments naturels (branchages, formes de nids...) et des éléments numériques (écrans) feront oeuvre ensemble, mélange de médiums pont entre la technologie et le territoire.

- pont-interface entre géographies physique, économique... habituelles et géographies des réseaux ?

-  tout à fait. Et les nids sont choisis pour leur force symbolique, de puissance de vie ; ils appartiennent au monde animal mais symboliquement ils appartiennent aussi au monde humain. Ils nous renvoient à notre animalité, à notre sensualité, notre relation à la vie, à la mort. Ils sont également une représentation symbolique de la gestation, comme moment rare et intense de la relation de la personne à son corps


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-Donc, vous introduisez l’humain et le vivant au coeur même de la relation "naturel"/numérique ?

-  Oui, pour moi c’est un tout où l’un enrichit l’autre, sans hiérarchie entre les deux.

- Et l’art ?

-  L’art ? Il est dans la sensibilité que l’artiste développe au cours des années, dans un travail quotidien de création.

- Donc à ce jour savez-vous exactement comment sera votre oeuvre ?

-  Non,elle est encore en devenir..

- Et le numérique, le concevez-vous sans intervention artistique ?

-  Non comme tout dans la vie !

Jacqueline Cimaz




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Final d’une évaluation

des projets, tous intéressants, reçus en réponse à l’appel à projet artistique des Rias.


"Afin de conduire au mieux son propre projet « Du recueil de mémoire à l’écriture transmedia, travail sur les écritures numériques en lien avec le thème de l’identité », débouchant sur une augmentation du réel du territoire, projet sur lequel elle a déjà beaucoup avancé, l’association Les Rias, confrontée au problème de l’articulation entre réseaux et local, souhaiterait que ses propres investigations puissent bénéficier d’un regard d’artiste, inédit, sur ce type de questionnement..." cf Initiatives sur le site de Villes Internet et Commentaires.


(JPG) "Installation lumière et son 2011, L’aparté, Domaine de Trémelin, Iffendic, Bretagne"

"LES LUMIERES DE LA TERRE" "Installation numérique et sonore en vidéo-projection Projection sur un mur de 15 mètres de long ; 3 vidéo-projecteurs, enceintes et ordinateurs.

Sur fond de forêt avec ses bruits ordinaires, des néons colorés tombent des arbres pour aussitôt disparaître ; ils évoquent l’amour et la sensualité, reprennent les codes des enseignes à néons roses pour les détourner de leur usage habituel. Ce travail parle de nos relations urbanité/nature, de l’urbain qui vient régulièrement se reconnecter avec la nature et qui ne cherche pas seulement la beauté des paysages, l’odeur de la terre, mais aussi des choses moins disibles, moins conscientes."

cf le site d’Emmanuelle Lauer


Critères ressortant d’un choix longuement réfléchi et dans lequel une bonne trentaine de personnes ont été impliquées :

-  outre la nécessité institutionnelle d’être titulaire d’un diplôme dans le domaine des arts plastiques,
-  outre la disponibilité,
-  la diversité de l’oeuvre, sa qualité plastique, sa densité et sa polysémie,

ses interrogations sur nos relations urbanité/nature, mettant en jeu, y compris la sexualité, l’inconscient, s’avèrent presque en avance sur nos propres interrogations en la matière, nourries par une mention Villes-Internet "Ruralité", par une conférence-débat à Metz, sur "Les territoires et le numérique", et par la découverte d’une problématique relativement nouvelle pour nous - assez différente de celle posée jadis par la création des "Villes Nouvelles", comme Melun-Sénart - et des recherches en la matière du groupe Chronos, et donc postérieures, à ce niveau, au travail d’Emmanuelle Lauer sur le sujet.


Le projet d’Emmanuelle Lauer répond donc à notre objectif essentiel : trouver dans l’art, par l’art une réponse à nos interrogations avant même que celles-ci n’aient été mises en mots et encore moins constituées - à notre niveau du moins- en objet d’étude scientifique.

L’art moyen de connaissance et qui, paradoxalement, en densifiant, semble lisser la complexité.

Un choix aux limites qui pourrait déboucher sur de l’inédit de grande qualité...


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A noter aussi, que si nous étions entrés dans l’oeuvre de Camboulive par "Spirales" (temps, contradiction continuité/discontinuité soulignée par la nature même du numérique...), la découverte rapide des travaux sur "foule et cognition", évoqués par le groupe Chronos, vient de modifier notre regard sur ce pan antérieur de son oeuvre - Marseille, Slovaquie, la limite pluie/neige...

Et comme un rapprochement entre "Les papillons Verts" à découvrir le 20 mars à Clermont puis aux Baraques à partir de la mi-avril, et "Les Lumières de la terre"...

Pas affaire de paternité et maternité, quand, ici, Mendy et Quentin attendent la petite soeur pour juillet, Cynthia rayonnante et plus belle que jamais... Et d’accord pour qu’on le dise à toute la planète...


 ? Mais A voir, l’irruption du vivant et de la subjectivité dans ces affaires de territoire et de réseaux...

Relire précautionneusement Canguilhem et sa critique de "l’idée de Nature" ?

Où connaître = créer ?

Des solutions inédites, intelligentes et humaines s’imposant au cœur des modalités d’urbanisation et d’articulation péri-urbain/urbain/rural-de-PNR ?

Quand la créche ( multi-accueil) implantée maintenant depuis plus de trois ans a posé, non sans difficultés, mais avec un succès que nul ne conteste plus désormais, un maillage non centralisé ni hiérarchique du territoire...


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Pour en revenir à Emmanuelle Lauer, autres arguments retenus par le groupe :

-  cet intérêt pour le mot et mot-image, pour les écritures numériques et les questions de fond qui la traversent, quand vogue l’oralité...

— le ressenti, notamment au travers de "Les lumières de la terre", mais pas seulement, d’une proximité culturelle avec la population de Saint-Apollinaire-de-Rias, ouverte aux recherches artistiques actuelles,
* depuis l’arrivée, après 1968, d’une population d’artistes et d’intellectuels dont certains ont poursuivi une oeuvre artistique, créé des SCOPS toujours en expansion, comme Ardelaine... -> une image positive sur ce territoire [1]
* depuis le début de réalisation de notre parcours d’art dont la spécificité dès la 1ère oeuvre a été d’associer un côté "land-art" et un côté mémoriel avec le "Carrefour des Résistances" de Régine Raphoz
* et ce depuis la création de notre association et donc bientôt de 9 ans de travail avec la population sur ou par l’art, émaillé de résidences d’artistes, d’activités de médiation, de créations diverses entre artistique et social, d’expositions

Un travail de patrimonialisation intégrant des dimensions artistiques notamment par le travail de l’image, et, à moindre degré, du son, et les investigations théâtrales, sans oublier les ateliers d’écriture et les ponts jetés avec le "patois" (version vécue ici de l’occitan ) au travers d’une approche ethnologique et culturelle.

-  l’impression qu’il serait possible, au regard de son oeuvre, d’intégrer la population à des processus de création comme cela s’est fait avec Sébastien Camboulive et ses 142 photos, lors de la venue de Frédéric Acquaviva, musicien, en juin 2012, avec le remplacement de fragments de musique par une photo d’un auditeur seul sous son casque avec la musique - une oeuvre qui a été présentée en avant 1ère aux Etats-Unis et qui nous a valu en septembre 2012, l’immense plaisir de voir Saint-Apollinaire-de-Rias cité entre Berlin, Madrid et New-York dans Art Press ou de savoir que les visages de Marie-Claude, Christophe, Geneviève, Nicole et les autres étaient interrogés aux USA...

-  une intégration d’une grande portée quand on voit comment "nos filles" de 10 ans se sont construit des modalités personnelles d’appropriation et restitution de la musique d’Acquaviva à partir de leur maîtrise du langage Hiphop.

-  le pari donc au regard de tous ces éléments, que la réponse à l’appel à projet d’Emmanuelle Lauer serait susceptible de répondre à notre besoin d’y voir plus clair, d’aller plus loin dans l’appréhension des utilisations et fonctions de ce numérique dans les bouleversements actuels... Elément de confort et d’efficacité dans de nouvelles zones proximales de développement dérivées des sphères de l’urbanisation planétaire ?

A noter d’ailleurs que bien que nous soyions en territoire rural, il y a eu une appropriation immédiate de "Arrive" ( Nuit Blanche 2007) par les adultes actifs du groupe, une appropriaation qui ne peut s’attribuer à la seule audience médiatique des "Nuits blanches"...

-  Dire aussi qu’Emmanuelle Lauer côtoiera peut-être, ici, Christian Bontzolakis, auteur et metteur en scène, avec lequel le travail entrepris et poursuivi vient de prendre une dimension nouvelle, et que des interactions fécondes peuvent naître de cette rencontre ?

Jacqueline Cimaz





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[1] où Mandrin reste un héros positif

Exposition dernière minute


Un message de Sébastien Camboulive :

"Bonjour Jacqueline,

Dernière minute : le portrait réalisé sur le plateau de Vernoux sera exposé (ainsi que les 142 petits autres) à la galerie Les Douches en mars !! Je n’ai pas encore les dates précises. Une vraie occasion pour vous de passer à Paris. A bientôt "


Que voilà une bonne nouvelle, surtout quand on connait les exigences de qualité de la galerie "Les Douches la galerie".

Nouvelle reconnaissance d’une qualité du travail de Sébastien Camboulive dont nous n’avions pas douté une minute.

Une force, une densité dans l’appréhension du contemporain et notamment d’un passage au numérique qui, sinon bafoue, du moins interroge l’identité individuelle.

Derrière l’hermétisme d’un apparent classicisme, d’un figuratif qui emballe, délimite, contient, sans concession inutile au flou ou à l’anecdotique, la puissance, sinon la violence, des interrogations qui taraudent l’époque.

Nous avons pu en observer les effets en mesurant l’angoisse de ceux qui recherchaient leur image, se recherchaient, s’accrochant aux détails vestimentaires perceptibles dans la vidéo.

Les Baraques, le plateau de Vernoux, Valence, l’Ardèche, Rhône-Alpes, la France, l’Europe... Quelle place, quelle identité sur cette planète que je parcours d’un clic... Où les ondes cérébrales d’ici se mêlent aux vents des steppes d’Asie... Où l’image de la caméra thermique - la preuve par Gréaud et les bombardements "propres" - s’avère plus puissante "en Bien" comme "en Mal" que toutes les images connues à ce jour...

Pire que la disparition/présence de l’image dans la spirale du flux vidéo...

La CNIL y trouvera-t-elle paratonnerre ?

Le contrôle citoyen ?

La violence des interrogations enrobée en clair obscur de De La Tour avant que les mangeurs de pommes de terre de Van Gogh ne vous labourent tout ça...

Comme calme avant l’orage...

Comme calme des "Papillons verts" bientôt exposés à Stapo [1] Vivant, frémissant comme jour de printemps avant quel cataclysme éco-sismo-socio...logique ?

"Plus c’est doux et plus c’est fort", disait une plasticienne amie...

Une longue éducation d’un regard sédimenté de médiations symboliques.

Il faut avoir appris à regarder pour voir le travail de Camboulive...

Jacqueline Cimaz

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[1] noeud plus que microscopique dans ces immenses réseaux aux mailles enchevêtrées...



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Entre numérique et artistique, entre réseau et oeuvre...

Bien sûr, du réseau Villes Internet à la programmation d’une sortie en Arles ce 7 novembre 2012...

pour aller voir l’exposition Doug Aitken "Altered Earth"


1. D’une navigaton sur le réseau Villes-Internet de Saint-Apollinaire-de-Rias sur le site Villes-Internet à...


Renseignements trouvés au semi-hasard du parcours de notre "Réseau" de villes choisies (par nous) sur le site de "Villes Internet", un petit réseau où Arles est en tête - cela va de soi. [1]

Ce qui voudrait dire qu’un réseau ne se constitue pas que par la seule rationalité des découvertes d’un moteur de recherche...

Celle-ci viendrait après ?


2. Recherches en site(s)


Arts numériques. Un travail intéressant à La Rochelle cette année... Qu’en dit le moteur de recherche ? Rien ! Et rien sur le site... Faut voir celui de la presse locale... Idem pour Les Sables d’Olonne, où pourtant, ces acrobaties inclinées de plan B...

A voir...

Mais le critère "Arts Numériques" [2] a fait son entrée dans les espaces "réseaux" du site de Villes internet.


On y trouve Bron, richesse des structures invitées qui oeuvrent et cherchent sur le terrain, conjuguée aux recherches universitaires. Le sentiment d’une densité sous-jacente... Très intéressant.

Idem pour Bayonne, la séduction de poids d’un projet de Cyberbase où on aborderait par les arts numériques les TIC à l’école... [3]

Arlesqui fait partie de notre réseau n’apparait pas dans les résultats du moteur de recherche !!!

Abondance de biens ? Ou plutôt niveau d’une recherche et d’un travail où on parle sans doute davantage de démarches artistiques utilisant le numérique" que d’"arts numériques". Pourtant le numérique, même Clergue s’y était mis pour d’immenses et magnifiques créations... Et Nam Goldin - son installation vue d’en haut comme dans un puits... Et là Aitken ! Une exposition valorisée par sa démarche artistique globale plus que par son utilisation d’outils numériques devenus transparents, qui amènent souvent, d’ailleurs, à qualifier d’"art numérique" ce qui est plutôt activité de médiation, atelier destiné à explorer ou familiariser avec l’usage des Ecritures Numériques, à développer la créativité numérique - sans prétention artistique...

Il faut énormément de travail et de temps pour devenir artiste ou chercheur ou formateur... Et la polyvalence pour être féconde, démultiplie de manière exponentielle ce besoin de temps...

On en dira un peu plus sur cette exposition jeudi 8 car le 7 à moins d’énormes intempéries un groupe d’ici s’en va-t-en Arles, co-voiturage conquérant - découvrir Doug Aitken...


Nous sommes persuadés que ce n’est pas tant ce que montre le site - une annonce en agenda puis la plaquette-en-site présentation intéressante de l’oeuvre par l’artiste et les organisateurs (la Fondation Luma bien connue de nos lecteurs...) - qui constituent l’apport artistique et numérique majeur, mais l’oeuvre elle-même, utilisant à des fins artistiques des outils numériques qui se font transparents devant la force et les sens de l’art [[cf le "Ground" de Ryochi Kurokawa, découvert à Bourgoin-Jallieu et que certaines ont osé comparer à "Guernica" ...


-  "Arles, ville aux images en mouvement, à la Grande halle du Parc des Ateliers jusqu’au 20 novembre.

Douze écrans géants suspendus pour plonger au coeur d’une Camargue inconnue : c’est une expérience multimedia signée de l’artiste contemporain Doug Aitken que propose la Fondation LUMA à partir du 20 octobre dans la Grande Halle des Ateliers."


3. Doug Aitken ?


Doug Aitken a filmé pendant des mois les paysages camarguais. Le résultat est une oeuvre nouvelle, baptisée « Altered Earth », construite à partir d’images d’une beauté à couper le souffle. La technologie est ici au service de l’émotion. Le visiteur sera immergé dans un univers sonore et visuel. Il aura l’impression d’avancer dans un paysage en mouvement, dans un labyrinthe d’images diffusées sur 12 écrans de 8,5 mètres de large sur 5 mètres de haut, suspendus à 60 cm du sol.

Un avant-goût de cette création avait fasciné les spectateurs en juillet 2011, projetée sur un écran transparent installé place de la République. L’exposition qui durera un mois à la Grande Halle sera l’unique présentation de cette oeuvre, par la volonté de l’artiste qui ne souhaite pas qu’elle se déplace « hors du paysage dans lequel elle est née ». ( citation du site de présentation .)

A voir aussi, ces extraits de la plaquette de communication (accès à partir de l’agenda d’Arles... de clic en clic ???) A visiter


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4. Retour en site(s) de réseau Villes Internet


Bron, où l’on retrouve des structures connues en Rhône-Alpes et rencontrées aussi à Désert Numérique. On a ajoute Bron à notre réseau..

Bayonne. Une expérience qu’on aimerait suivre, et pourquoi pas aller voir un jour, d’autant que le volet pédagogique, fondé notamment sur le développement de l’éducation aux arts numériques est relativement inédit. Quel est le porteur de ce projet (IUFM, IEN, école, ville, artothèque, Beaux-Arts... ?). Nous ajoutons Bayonne à notre réseau et irons voir le site... Des idées aussi et pistes pour les enseignants ardéchois ?


5. En synthèse ? re-retour sur Aitken


Quels que soient les choix, l’important réside dans les exigences de qualité quant à la réalisation...

Le numérique en tant que tel n’est pas art numérique.

L’art relève d’une visée exploratrice et créatrice, nourrie de références, d’investigations et d’exigences actuelles. L’art est outil d’investigation, moyen de connaissance.

Une visite dont on suppute l’immense richesse...

C’est pourquoi nous irons à Arles ce mercredi 7 novembre (co-voiturage). Pour participation téléphoner. Rendez-vous au vernat à 8h45, Vernoux 9h...


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Vers un beau moment, un temps d’enrichissement et de références partagées, du concret pour bien distinguer art et numérique, utilisation d’outils numériques dans une perspective artistique et recherches artistiques pour mieux appréhender la nature du numérique...

Et vivre cette immersion en images mouvantes, sons et architectures, d’une Camargue aimée...


Ainsi en terminant cette navigation en réseau et en art nous sommes retournés au réseau Villes Internet pour poser la question à Changé du détournement ou de l’exploitation artistiques qu’ils pensaient éventuellement faire à partir des données filmées des travaux en centre ville - de cette prise de vue concevable comme interrogation de la frontière entre veille et surveillance ou du temps, de la fin d’un paysage urbain disparaissant avant l’émergence d’un autre... Ou autre chose qui agrandisse (augmente) la perception de ce paysage urbain...


Après Kiefer, Barcelo, La petite fabrique de l’image, Nam Goldin et ses amis, une nouvelle référence à partager pour le développement de la vie culturelle locale...

Peut-être aussi une entrée élargie en nombre et qualité dans une amorce de sous-réseau vivant de Villes-Internet orienté par la volonté de faire de l’EPN un lieu de diffusion artistique utilisant et interrogeant le numérique...

J.Cimaz

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[1] C’est une ville qu’on connait par les Rencontres Internationales de la photo, un stage associatif d’une semaine fait en aôut 2009 dans le cadre du projet "Mouvances".

Arles.

Et la Camargue.

Et de nombreuses visites entre Arles, Piémançon ("la plage d’Arles"), Le Vaccarès et Bauduc... Salins, moustiques et bois flottés... Et odeur d’immortelles...

Et même une rubrique spécifique "Arles" sur le site municipal de Saint-Apollinaire-de-Rias, partie associative... Découvertes et expériences partagées. Vidéo et photos et exposition...

[2] un critère commode même si l’expression est contestable ; il faudrait plutôt dire, "arts utilisant des outils numériques" ou "arts interrogeant les écritures numériques" ; il y a aussi "arts utilisant des outils numériques pour appréhender l’ère émergente du numérique"... "Arts numériques a le mérite de la simplicité, du moins pour une première entrée...

[3] Le B2i par les arts numériques, ce que nous avons approché ici avec le détournement de la photo numérique et son travail, celui de l’image et un peu du son, dans le cadre de l’expérimentation B2i Adultes, en commençant par Rouillé et le tri (papier) "belles photos"/"utilisations artistiques de la photo" ( en utilisant notamment le travail de Catherine Poncin exposé à la galerie "Filles du Calvaire", celui de Sophie Calle exposé au Centre Pompidou, puis celui de Stéphane Couturier (exposition et port-folio Les Douches la Galerie) que nous avons exposé ultérieurement aux Baraques en même temps que la restitution du stage d’Arles... L’envie, donc, d’en savoir davantage.



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Ecritures numériques et identité

où la constitution d’un herbier numérique, qui demande, déjà, un gros travail photo, conjugue avancées scientifiques, philosophiques et bientôt artistiques...

Une hypothèse qui s’impose quant à une dialectique réseaux/vie locale : enrichissement mutuel et avancées intriquées. On irrigue les réseaux et s’en nourrit. Le jeté d’herbier de Paulette à la face du monde n’a rien d’un repli frileux : la volonté de conjuguer l’ici et la planète, de s’affirmer -positivement - et la conviction qu’un petit village d’Ardèche fort de son patrimoine, ouvert, attaché à la terre et à la biodiversité et aux évolutions des modes de vie quand elles vont vers l’extension des libertés individuelles et collectives, a aussi son mot à dire ...

Certaines constructions qui choquaient il y a un temps sont maintenant admirées ; l’autre jour, en marge d’une exposition il se discutait du mariage homosexuel et de la parentalité...

Les réseaux, la télé...

Depuis ce jour où l’arrivée de l’électicité dans les hameaux de bûcherons de la forêt d’Argone a fait remonter de 15 points le QI moyen de l’IME du coin, parce qu’avec l’électricité arrivait la Télé et, par elle, une découverte du monde...

L’herbier c’est un peu du "je suis là, les pieds sur ma terre que je connais, qu’ont modelée et défendue mes ancêtres, je suis là, et par là, de cette planète à laquelle je tiens, d’ailleurs "ils" feraient bien de faire attention...

Le local et les réseaux, points d’ancrages, vecteurs et moteurs de développement ?

Questions ouvertes, et pour le moment on en est aux plantes. Mais si les abeilles comme celle au coeur d’une fleur photographiée, venaient à disparaître...

La cousine de Patagonie d’Ophelia Escriu vient de nous envoyer deux de ses "bidouillages" - "Géolocalisation" et "Réchauffement climatique"...


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Maic cet herbier en gestation ? A découvrir et tous renseignements et remarques seront bienvenus....


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Jacqueline Cimaz



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Travaux d’atelier d’Adine Duval

Une procédure de travail reprenant la transcription graphique des sons... et bien autre chose...

Travail d’artiste ; des pistes pour explorer, appréhender une démarche d’investigation artistique...

Des recherches belles et intéressantes...

A savourer...

Et s’essayer, bien sûr de son écran - avec calques, filtres et autres outils....


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J.Cimaz




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Création artistique et numérique

Rencontre à Paris, à la Cité des sciences et de l’industrie ce 15 juin.

Une rencontre organisée par le Ministère de la Culture et de la communication , ou par le Secrétariat général/service de la coordination des politiques culturelles et de l’innovation en association avec la Direction générale de la création artistique et le centre National du cinéma et de l’image, animée en partenariat avec universcience/Cité des sciences et de l’industrie et dans le cadre de Futur en Seine.

le site des rencontres

Des questions de fond abordées :

-  créer à l’heure du numérique. Divers points de vue de critique et d’artistes.

Un travail remarquable présenté par Myriam Gourfink qui montre comment d’adjuvant ou d’instrument pour la création, le numérique - en matérialisant le non-perceptible, donnant voix à l’inédit- devient outil au service de l’investigation artistique si ce n’est moteur de la création.

La question est alors posée des financements de ces nouveaux outils, du travail des techniciens, et artistes partenaires, de la diffusion... Un coût certain et important, qui se différencie suivant les usages, de ce qui est recherche et création à ce qui est "spectacle"...

En Rhône-Alpes le Lux - [1] nous est bien connu comme lieu de diffusion et de débats intéressants comme celui portant l’an passé sur l’écriture - avec Alain Giffard et Marin Dacos... - dont il est regrettable que le contenu ne permette toujours pas d’éviter le retour récurrent de la confusion numérisé/numérique en matière d’écriture et lecture... Quand on voit Général Instin" sur Remue-Net, Le Tiers livre ou Arte... et la remise en question de la notion même d’"auteur" (individuel et particulier) qui en découle, force est de constater que de nombreux obstacles épistémologiques continuent à entraver des avancées potentielles dans le domaine des arts et de l’écriture, mais aussi en matière de formation de nouvelles compétences de lecture et d’écriture...


AADN ou le blog que nous avons commencé à contacter pour notre futur centre de diffusion des arts numériques, et l’ANRA, nous sont connus, comme Désert Numérique qui semble engagé dans une évolution en profondeur.


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Le bouquet final nous a été offert par le nord avec Le Fresnoy où nous nous proposons depuis longtemps d’aller, le phénix, , Transfictions , l’Imaginarium et Plaine-Images (avec Pierre Giner ou bien . Ou encore le Pole Images Nord-Pas de Calais

Quand à l’Observatoire des politiques culturelles il y a longtemps que nous le connaissons et sommes abonnés à des publications toujours intéressantes.

Christophe Kim nous est connu par Art Press, un abonnement depuis tant d’années...

Pour Christophe Bruno, une découverte, mais un site de référence... Comme pour M.Gourfink - et LOL

Le CNC connu par le friche de la Belle de mai. Dans les premières créations numériques...

Belle de mai, Fondation Cartier, des lieux de recherche et médiation...

Arcadi une découverte qui parait en phase avec notre projet de création/médiation par le spectacle vivant appuyé sur le dialogue corporel avec la kinect... [De la kinect à Pina Bausch en passant par les hologrammes ?]

La Scam, des rapports intéressants en matière d’écriture...

"Le numérique : nouvelle donne, nouvelle politique culturelle", un projet régional auquel nous avons participé dès le début, avec, notamment, la découverte de travaux récents de Benayoun.

cda enghien les bains - une publication à connaître...

Des apports qui justifient largement le voyage.

mcd une mine de renseignements. Avec Benayoun bien connu par les sitographies Education Nationale, notamment celle du CNDP, régulièrement réactualisée.

Une aide à chercher pour la conception de notre lieu de diffusion et d’appréhension des arts numériques ?

mcd, la Chartreuse de Villeneuve lez Avignon, Balpe - L’Ecole Normale de Melun dans la 2ème moitié des années 70. Et puis François Bon, son "Ceci est un livre" avec le camion qui roule dans les pages... "Parking" et le numérique ? La multiplicité des points de vue ? Remue Net Publie-Net et Pierre Ménard...

AADN et l’ANRA, La Compagnie Haut et Court

Universcience

O.Escriu

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[1] voir aussi le site .



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Frédéric Acquaviva


Jacqueline Cimaz présente Frédéric Acquaviva qui interviendra en deux temps : ce soir, avec une vidéo sur quatre artistes liés au lettrisme ou à la poésie sonore, et demain samedi en tant que compositeur de musique. C’est dire que ce week-end fait une large part au SON.


« Les poètes sonores sont très connus dans un tout petit milieu, mais peu connus par ailleurs, ce qui est une injustice dans le domaine de l’art.

Les gens n’osent pas aller vers l’avant-garde, de peur de ne pas comprendre, or, il n’y a rien à comprendre, que ce que l’on voit, entend ».

Frédéric explique qu’il a suivi la démarche de ces artistes pendant de nombreuses années, et ce tournage se situe alors qu’ils ont atteint un âge avancé, âge auquel, seulement, ils ont été reconnus.

Leur pratique expérimentale en « amateur », la transversalité de leurs explorations artistiques, leur gratuité, explique peut-être cette reconnaissance tardive en dehors du milieu artistique lui-même.

« Les résultats sont surprenants, dégagent une vraie beauté, celle d’être soi-même, d’aller au bout d’une pratique, de l’anticonformisme ».


QUATRE ,

c’est le titre de ce film : quatre portraits brossés non comme une présentation exhaustive de ces artistes, mais plus comme quatre moments de création vivante.

La plupart du temps, on se trouve confrontés aux œuvres achevées. Là, c’est tout le contraire, on assiste en direct à la création, aux hésitations, aux choix des matériaux et à leur utilisation, aux commentaires de l’artiste, qui se parle à soi-même, à la caméra, à nous, avec des gros plans qui nous rendent si proches ces beaux vieillards en pleine action/réflexion.


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C’est d’abord Maurice Lemaître, poète lettriste, mais que nous voyons là en train de prendre un piano pour en faire une sculpture, lui ôtant sa qualité d’objet sonore pour plus s’attacher à sa qualité d’objet.

Le deuxième « portrait » est celui d’Henri Chopin, réalisé en collaboration avec Maria Faustino, collant sur un support à plat, des résidus d’une poubelle de table, têtes de crevettes roses, filtres ou mégots de cigarettes « du jaune d’or au safran », vin rouge, moisissures et cendres grises, dans un agencement des couleurs et des textures reliées par la fluidité des coulures de colle de poisson blanche.


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Vient ensuite Bernard Heidsieck en train de découper des séries de lettres et de terminer les pages d’un abécédaire dont chaque page est une figure originale.


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Enfin, Jean-Luc Parant a choisi des formes rondes d’écriture bouclée traversant et retraversant indéfiniment la même page en différents endroits selon que l’artiste ouvre ou non les yeux pour les coucher sur la page indifférente qui les accueille.

Suit un temps de discussion durant lequel Frédéric explicite la réalisation de ce long métrage fait de 4 courts métrages, axés sur les seuls aspects plastiques de ces productions artistiques et sur ces relations privilégiées dans la durée avec ces artistes dont l’un est mort depuis, Henri Chopin. [1]


Une soirée qui nous a ouvert la porte sur un univers insolite et attachant à beaucoup d’égards et qui nous a mis en appétit pour aborder le programme du lendemain.


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Le lendemain, le beau temps invite Frédéric à s’installer dehors, entre herbe et soleil, accompagné discrètement par le chant de grillons frénétiques, puis par le ronflement moins discret d’une débroussailleuse entêtée et entêtante.


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Aujourd’hui, c’est Frédéric compositeur qui nous présente son travail, ses recherches, ses productions depuis ses débuts de compositeur autodidacte en 1990, soit un peu plus de 20 ans d’exploration et de compositions sonores à partir de voix, de sons électroniques, d’instruments de musique, de bruits captés. Nous ayant présenté la veille ce qui s’était fait dans le domaine de la poésie sonore et du lettrisme il souligne une dimension musicale mal explorée, et cite Russolo, puis Isou, Lemaître, Pomerand et explique le titre de sa conférence-audition : « Ni poésie sonore, ni lettrisme : musique »

La poésie sonore n’est pas de la musique, mais de la poésie. La musique lettriste n’a volontairement pas de hauteur, de micro-tonalité, c’est une musique « plate ».


Sa première composition « O(e)uvre » (1990), réalisée à partir d’une pédale de piano, va être enregistrée à Londres et n’est pas disponible. Les pièces sur lesquelles il a travaillé ont une durée de quelques 10èmes de seconde à cinq heures. « Sens unique(s) » est une pièce de concert électroacoustique qui dure 1h.

« Coma  » présente deux versions, celle de 1991-92, et celle de 1996 avec voix.

Des extraits de « Sens unique(s) » et de «  Coma  » nous sont proposés à l’écoute. Cette dernière composition est écrite pour un orchestre de 16 flûtes, avec orchestration pour guitare électrique à l’archet. ( Version définitive avec voix de l’écrivain Pierre Guyotat).

L’œuvre suivante intitulée « K. Requiem », commande de France-Culture (67mn), éditée chez Al Dante et composée pour orgue, orgue de barbarie, guitare, voix diverses, accordage de piano à l’Institut des Jeunes Aveugles, trompettes, cors et traduit l’intérêt de l’auteur pour le sensoriel, le son enveloppant et/ou élargi, l’hyper-corporel... mais aussi sa conceptualisation de la musique.

En 2000, il fait des essais de configurations différentes, de superpositions des temps de l’œuvre dont chacun était affecté à un espace spécifique. L’auditeur peut passer successivement dans trois espaces pour écouter chaque « temps » de l’œuvre, ou au contraire écouter leur superposition. Ces essais portent également sur des lieux de nature différente du plus rudimentaire au plus sophistiqué, et sur la variation des durées. Nous écoutons alors un extrait d’une version de « K. Requiem  » qui est une réduction en stéréo des 3 espaces en même temps. La composition dure 23 mn.

« Oreilles vides » (avec son diffusé très bas) dure 295 mn et 29s.

La plupart de ces travaux sont réalisés avec très peu de moyens.

Revenons aux compositions qui nous sont présentées, par ordre chronologique :

-  En 1999 « Et...et...et », 14 mn, voix d’un entretien à France-Culture, entrecoupé de signaux électroniques, bruits de bouches, utilisation de « déchets sonores ».

-  « L’ Infracantate  » : micro-séparations, jamais placées au même endroit.

-  Puis 4 pièces travaillées entre 2006 et 2008 données dans 4 endroits différents (sorties en 2009)

Son envie de travailler sur le disque, support en voie de disparition, lui fait produire un tirage en 100 exemplaires dont le prix est celui de la numérotation du tirage : 1€ le numéro 1, 2€ le numéro 2, etc...

-  Une pièce de 1/24ème de seconde, « Exercice Spirituel » , (l’équivalent en son de l’image subliminale) accessible dans une galerie avec lecteur DVD ? Nous arrivons à une recherche pour, à partir de tous les sons, aboutir à un son unique. Puis les présenter dans tous les pays dans les langues d’origine, mais mal dits ou mal traduits volontairement.

-  Quatre variations « 4 Etudes animales », pour battant de chiotte et chienne.

-  50 secondes de « Musique élastique » : sons, voix, bruits (ponctuations).

-  « Le Disque », une création en 8 parties de 40 mn, écriture horizontale et verticale données en 8 lieux différents, en même temps ou avec des décalages pour une durée de 8h (pièces de 40 mn entrecoupées de pauses de 20mn).

Dans cet ordre d’idées, Acquaviva souhaiterait faire un concert de deux fois 40 mn avec la projection des 8 « webcams ». « Ensemble en extension » dont la durée se développerait jusqu’à sa mort...

-  Transcriptions sous forme papier ou d’objets musicaux appelés « concerts muets ».

En 2010/2011, il travaille avec une mezzo-soprano anglaise, Loré Lixenberg. « Aatie », opéra-monde » est créé à la Fenice de Venise puis dans sa version intégrale au Conservatoire de Paris.

-  C’est ensuite une pièce à 2 titres « Musique démotique » ou « Musique hiératique » pour dispositif mobile.

-  Sa 27ème pièce « Musique Cabalistique » : chacun à notre tour, nous sommes invités à écouter individuellement « au casque », la durée qui nous convient pendant que Frédéric nous prend en photo pour constituer une partition faite de nos photos. Cette musique n’existera que sous la forme de ces photos. Il est à noter que les participants restent fascinés par l’écoute « au casque » de cette œuvre.


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La matinée s’achève, nous laissant l’impression d’avoir ouvert, grâce à Frédéric, une porte sur un univers sonore, une réflexion artistique, une expérience auditive que nous n’aurions sûrement pas envisagée sans l’implication de l’association « Les Rias » : un grand souffle de recherche anticonformiste, l’acceptation d’une écoute différente, la mise à bas des inhibitions, des timidités et des préjugés, au travers d’une relation humaine simple et vraie.


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Nicole Bertholon

(Le Vernat - Saint-Apollinaire-de-Rias, 1er et 2 juin 2012)

Texte relu par Frédéric Acquaviva. Images Jacqueline Cimaz avec autorisation de Frédéric Acquaviva pour film et carnet...


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[1] Celui par qui Jacqueline Cimaz a découvert Isou, le lettrisme et la poésie sonore, à Saint-Martin -de-Ré en 1956 ou 1957


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L’émotion de la découverte d’un carnet d’Henri Chopin (Coll. Frederic Acquaviva)



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Flash sonore d’appareil photo, comme ça, pour aperçu, au milieu des criquets, tondeuse, et d’hélicoptère récurrent...

« Paysages » de Sébastien Camboulive


-  28 septembre : vernissage de l’exposition - trois blocs d’images animées - réalisations effectuées dans le cadre de la Résidence de l’artiste aux Rias et de ses suites.

Une exposition qui aura lieu dans le nouvel espace communal.

Avec atelier d’écriture numérique en EPN pendant la durée de l’exposition utilisant par exemple la pixellisation de l’image et son pendant sonore.

En parallèle, réexposition au Temple des 142 portraits de l’ardéchois d’ici. La vidéo correspondante sera projetée en continu aux deux endroits -Temple et EPN.

-  Ensuite ? Ouverture à d’autres projets arts numériques

Un groupe intéressant création et résidence, découvert à Bourgoin Jallieu ? Et/ou le travail de MAO de Samuel Pabion... A voir...


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L’inacceptable


Ce qui est sûr c’est qu’après des mois de latence dans des locaux provisoires à l’accès un peu difficile et sans eau, la fin des travaux et la nouvelle organisation des locaux ouvriront des conditions de travail et perspectives nouvelles. Il est évident aussi que des interventions extérieures de qualité sont nécessaires pour enrichir les apports de tous - que ceux-ci aient ou non été répertoriés durant la Fête de l’Internet 2012.

Un travail amorcé qui devrait se déployer dans les nouveaux locaux.

J.Cimaz





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Autour du numérique


Rencontres professionnelles autour du numérique, organisées par la Région Rhône-Alpes


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C’est aux anciens abattoirs de Bourgoin, aménagés depuis plusieurs années en scène de musiques actuelles, qu’avait lieu cette première rencontre, un an après l’engagement de la Région autour de trois grands axes : démocratiser l’accès au numérique, développer de nouvelles formes de médiation et d’éducation artistique et culturelle, accompagner les professionnels de la Culture et les entreprises dans les mutations en cours et soutenir les arts numériques et la création. Le programme était copieux, étalé sur une après midi entière prolongée par deux spectacles en soirée. C’est sous un soleil plus estival que printanier que nous nous sommes retrouvées, Jacqueline et moi, pour assister dans un premier temps au bilan de cette première année. Sur les onze points retenus par la Région, beaucoup de chiffrages ont été donnés sur les projets et leurs coûts ; j’ai noté au passage la numérisation des salles de cinéma, très avancée en Rhône Alpes. Les interventions se sont succédées, sous forme de questions/réponses, permettant aux professionnels et aux artistes de s’exprimer face aux représentants de la région. Un point a longuement été débattu, celui de la formation, difficile à organiser car création et techniques évoluent en même temps et la plupart des productions proposent des innovations.


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Nous avons pu assister à deux ateliers qui illustraient parfaitement cette problématique, avant d’être acheminés en car sur un lieu d’exposition d’art numérique en centre ville, investi par une douzaine d’œuvres d’artistes très intéressantes dans leur diversité.


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De retour aux Abattoirs nous avons attendu l’heure des spectacles avec quelques grignotages offerts par la Région organisatrice de la journée. Il commençait à faire frais et nous avons hésité à rester, mais heureusement, notre endurance a été récompensée car nous avons assisté, en plein air, au spectacle intitulé « Rue de la Révolution », qui a comblé tous nos espoirs ; musiques, projections au mur, lumières, voix, textes dits ou écrits, déplacements des accessoires et des acteurs, tout concordait à créer une émotion artistique intense. Après une pause, une deuxième production, en salle cette fois, combinait sonorités et lumières d’intensité et de fréquences variables et synchronisées, sous la conduite d’un « Maître du jeu » devant un pupitre. De la qualité encore, même si, fatiguées nous avons déclaré forfait. Nous nous sommes donc éclipsées un peu avant la fin, pleinement satisfaites d’avoir pu assister à cette journée très riche autour des arts numériques

Nicole Bertholon





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Vers l’"Ardèche" de Camboulive, le pont sonore de Bontzolakis


Un travail remarquable effectué lors de la dernière séance théâtre...

Où l’accordon qui oublie ses utilisations habituelles devient outil d’investigation et création.

Où les participants sous la houlette de Régine qui, si on peut dire, donne le "la", s’emploient à faire de leur respiration collective, dans un sens puis dans l’autre, une création sonore...

L’intégration de ces réalisations -numérisées - au spectacle, qui font le lien entre des parties hétérogènes du projet global ne constituerait-elle pas un service culturel innovant ?

D’autant qu’un second pont pourrait ête jeté vers quelques autres documents numérisés par Sylvette en son recueil de mémoire, notamment avec les chants des ouvrières de la soie.

Comment le groupe local, intergénérationnel et interculturel, porté par une situation de création et la direction d’un professionnel transforme-t-il le recueil numérisé en une écriture numérique sonore qui se cherche mais pose déjà sa spécificité ?

Le numérisé transformé par le spectacle vivant qui l’enrichit, plonge chacun dans l’immersif puis en retire tous les acteurs pour assumer collectivement "l’augmentation" ainsi créée du spectacle en gestation.

Jacqueline Cimaz

NB. Une démarche dialectique entre immersion et augmentation du réel médiatisée par l’apport de références culturelles. Comment, entre Kinect et pilotage de son avatar d’une part, spectacle visé de l’autre, ne pas convoquer Pina Bausch ?

Ou les références culturelles tiers médiateur pour passer de la maitrise du numérisé à l’invention d’écritures numériques capables d’augmenter le réel ?

Et Barcelo et Nadj ? Expositions diverses + livres + vidéo, service. frontière numérisé/numérique, vivant/numérique ? Enchevêtrement de spirales infinies ?



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Ardèche, la vidéo de Sébastien Camboulive est en ligne


Avoir et revoir, écouter et savourer...



ardeche par sebastiencamboulive



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Point laborieux pour axes thématiques du dernier volet

Aborder enfin ce qui est devenu le troisième volet du projet des Rias « Du recueil de mémoire à l’écriture transmedia »

-  après « Visage » de Camboulive et ce qui se poursuit en "Paysage", l’approche par l’image de l’image de soi, l’identité, la communication, ou la non communication,

-  après « Rêverie au travail », de Dubost qui se poursuit avec le blog brouillon public intermédiaire pour une écriture poétique puisant dans le contexte et le réel les matériaux de son travail de transformation et création et les moyens de son propre approfondissement,


Retour à l’origine du projet donc, avec Alexis Chazard

-  pour cerner les utilisations du design graphique en matière de recueil de mémoire et l’incidence de l’outil même sur l’objet de la recherche.

Après une phase de brainstorming sur Framapad, puis en réunion, dont il semble difficile de sortir, quelques pistes se dégagent à partir de constats.


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On a déjà rencontré divers outils mathématiques. leur choix n’est pas neutre.

Ont été recensées diverses pistes susceptibles de concerner le travail :
-  Camisard/maquisard - sans oublier le contexte,
-  affaire Conti - souvenirs vivaces et contradictoires sur ce plateau...
-  châtaigniers
-  histoire de l’association, liens résistance/mouvances ou résistance et réseaux, flux...
-  histoires d’enfance résister pour vivre cf les enfants cachés de 1942 à 1944...
-  l’Histoire vue du plateau : mai 68, crise pétrolière, alternance (la gauche au pouvoir), les trente glorieuses...


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Ont été envisagées les modalités de mise en forme avec une attirance manifeste pour la vidéo - qui peut être composite - et se projeter sur murs, écran, groupes de personnes ou troncs d’arbre comme nous l’avions déjà envisagé - en l’occurrence troncs de « châtaigniers » Ce qui pourrait supposer plusieurs supports et l’utilisation des interstices et divers plans et surfaces...

A noter que les concrétistes brésiliens semblent utiliser les hologrammes. A voir ?


Dans l’ensemble, les axes doivent permettre d’une part un recueil large et engagé, d’autre part un intérêt identifiable pour le lecteur (historique, affectif, pédagogique... voire cognitif, artistique...)


Des outils de mise en œuvre :

-  Omeka
-  les ensembles d’interliens
-  les supports externes au web (DVD-Rom, application tactile)
-  les base de données...


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La restitution pourrait se faire sous forme de tablette(s ) sur laquelle pourrait être hébergée l’application élaborée et qui serait mise à disposition du public en bibliothèque.


Autre proposition :

On pourrait aussi élaborer une plateforme qui puisse accueillir les témoignages les plus hétérogènes sur des périodes historiques non préalablement définies. Si le dispositif pouvait exister sur une longue période, la perception même de l’Histoire apparaîtrait comme dynamique.

Médias envisageables :

-  enregistrements sonores
-  vidéo
-  texte
-  méta-données cf DC Dublin Core standards
-  images dont images construites, composites... Collages numériques...




Ceci est un projet. Alexis Chazard doit nous faire parvenir sa synthèse et de nouvelles propositions.

Participaient à cette réunion de travail : Sylvette Béraud-Williams, Nicole Berholon, Jacqueline Cimaz, Fatima Mana sous l’oeil prudent de Jean-Pascal Dubost.


Jacqueline Cimaz


NB. La proposition d’un premier recueil de matériaux par techniques simples et facilement exploitables, proposées par J.C. et adoptée est en cours. Une cinquantaine d’interviews prévus dont certains pourraient éventuellement nécessiter un approfondissement professionnel...



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Framapadomekatypewithme...


De nouveaux outils pour "Du recueil de mémoire à l’écriture transmedia", outils proposés par Alexis Chazard, avec l’idée force, entre autres, que la culture doit se construire sur des éléments sûrs, qu’il y a des confusions à dépasser entre forme et contenu et qu’un système distinguant feuille de style et contenus s’impose...

D’abord, bien sûr ? Framapad  [1]


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Autre outil, OMEKA . Un outil qui permet de classer, répertorier.


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Il y a aussi "Type with me"


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Serez-vous TypeWith.me ?


Outils avec lesquels on ne peut ne pas tenter présentation rangée, ordre qui s’impose et autres mises en forme...

Ce à quoi Framapad ajoute une certaine convivialité, du moins l’écriture collaborative...


Et ne voilà-t-il pas qu’un de ces premiers envois à Framapad mêle tout, proposant une restitution à la Nam June Paik sur amas de supports composites ?


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Utiliser l’outil, le maîtriser, puis le détourner pour mieux signifier et explorer ou explorer et signifier ?

A voir...

OE.

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[1] Nettement supérieur au "Trésor de Télémat", écriture partagée sur minitel des Années ???



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Du recueil de mémoire à l’écriture transmédia, 11 octobre 2011


Séance de travail avec Alexis Chazard

Participants : Jacqueline Cimaz, Fatima Mana, Sylvette Béraud Williams, Nicole Bertholon

La réunion programmée n’a pu commencer qu’en fin de matinée à cause des difficultés de transport dues à la grève SNCF, mais les échanges fructueux amorcés se sont poursuivis pendant le repas et jusqu’à la fin de la permanence de la bibliothèque où rendez-vous sera pris pour une seconde séance de travail le 4 novembre. Alexis retrace le cadre de son travail avec ses collègues et ses étudiants à Valence, précisant qu’il s’agit d’une continuité culturelle aux conditions d’accès différentes et non du remplacement du livre. Il situe également les caractéristiques géographiques, historiques et humaines du territoire, la nécessité d’aller vers les gens. Jacqueline Cimaz fait le point des projets aboutis depuis la création de l’association et des actions en cours avec les résidences de Sébastien Camboulive et de Jean Pascal Dubost, souligne l’importance de l’appropriation de l’outil informatique dans l’éventail des productions qu’il permet, liées à l’écrit et aux approches artistiques. Alexis Chazard aborde ensuite les aspects techniques possibles en fonction des objectifs qu’il convient d’affiner. Les thèmes et les sujets sont également débattus selon leur pertinence, leur faisabilité, mais aussi en corrélation avec les objectifs de l’association. Parmi ces « possibles » est envisagé le livre de Sylvette, de plein pied dans l’histoire locale, auquel l’écriture transmédia pourrait apporter des éléments répondant au désir des lecteurs d’en savoir plus à son propos. Le thème « Camisards/ Maquisards » est également envisagé, relié à l’idée de Résister, fil conducteur des premières implications des Rias. Les années 60 et la transformation des modes de vie dans le secteur sont évoquées. Un travail effectué par Sylvette sur « le Châtaignier » pourrait également s’envisager, « enraciné » dans l’histoire du terroir. Alexis nous présente également des CDRom de 97 et 99 et des outils informatiques qui devraient nous permettre de réfléchir sur le fond et la forme et de travailler sur ces thèmes dans les prochaines semaines afin de faire le point lors de la réunion du 4 novembre. Nous nous quittons vers 19h, satisfaits de cette journée de travail qui a ouvert et précisé des pistes multiples, pas toujours faciles à suivre, mais dans l’esprit des actions des Rias.

Nicole Bertholon





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Vidéos de Giney Ayme


Giney Ayme npus a envoyé une vidéo dans le cadre du concours.

En voici quelques autres à consulter avant une éventuelle rencontre, ici, en Ardèche...


STATION 1 vidéoperformance Giney AYME et Ph. BOISNARD


Station 4

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Rendre le monde plus intelligible

A peine rentrées dans l’amphi, nous saute aux yeux un monde et ses contours spécifiques focalisés sur l’avenir. Concentrée à l’endroit même, une nuée d’étudiants réveille la spontanéité originelle fleurant bon la liberté s’écoulant paisiblement dans les couloirs de la faculté des Beaux Arts de Valence.

Eclaboussée de lumière, revendiquée par une architecture contemporaine aux symétries africaines, toiles bédouines en pleine ville, l’objet de notre présence sur les bancs de la fac est une journée d’études sur le design graphique, outil permettant de « rendre le monde plus intelligible. »

Six intervenants pour une rétrospective de son histoire, à partir de leurs approches expérimentales et professionnelles - où comment l’historien s’empare de cet outil et le met au service de l’histoire pour corroborer, argumenter, soutenir agrandir et la faire évoluer.

Comprendre l’énergie abondamment déversée dans ce thème, son poids et sa représentation sur l’organisation du savoir, avec pour introduction le diagramme, un moyen de récapituler son historicité au coeur d’une lisibilité progressive tout en mesurant son potentiel visuel.

Entre scientifique et technique constitué d’empreintes expérimentales, ce temps fut aussi l’occasion d’évaluer le rapport évolutif à la culture numérique.

Incorporée à l’objet direct de notre présence sur les bancs de la fac, le projet d’écriture transmédia porté par l’association Les Rias pour contexte, et la curiosité d’observer le glissement sémantique « camisard-maquisard » sujet imprégné de passé,croqué par le regard frais de la jeunesse.

Comme base de donnée, un dialogue à établir entre l’histoire et le numérique. Confondre l’histoire avec l’outil, la traduire, l’interpréter dans une autre écriture, l’extraire du magma patrimonial afin qu’elle fasse, soit et devienne sens dans une autre appropriation : tout un programme et ce dès la rentrée prochaine.

Fatima Mana  


Parcours de notes et images et quelques interrogations


Une approche de l’écriture de l’histoire et de ses modes de transmission en ces débuts de l’ère numérique avec l’émergence de pratiques culturelles nouvelles et souvent hétérogènes et composites

-> Le design graphique influence-t-il cette écriture et ses lectures ? -> La transmission est-elle enjeu d’un design graphique, défini comme "traitement formel des informations, des savoirs et des fictions" ? -> Quels choix alors du designer et de l’historien ? -> Quelle incidence de la culture numérique sur les rapports au temps avec l’omniprésence du présent ? -> Quelle scénarisation ? [1]

Question récurrente de la scénarisation, qui ne date pas d’hier [2], mais à laquelle le numérique donne d’autres dimensions sinon une autre nature, avec l’immédiateté et la démultiplication de réponses... Et puis, les arts plastiques ne sont-ils pas irréductibles au "design", et celui-ci aux arts plastiques ? [3]

Les organisateurs mettaient l’accent sur une scénarisation - organisation spécifique, agencement qui « induit des connexions », conditionne, mais, permettant des reconstructions autonomes, suscite une construction dynamique du savoir.



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Une matinée modérée par Gilles Rouffineau.

Les diverses interventions ont apporté au public des références communes, des exemples et des repères.

-  Astrit Schmidt Burkhardt (Berlin) a présenté dans le cadre d’une histoire du Design, le long travail de George Maciunas, « concepteur d’un système graphique visualisant dates et faits historiques » - entre carte, schéma et plan. Une visée totalisante sinon synthétique, mais soucieuse d’articulations, de mises en relation dans l’espace y compris à trois dimensions [4]


-  Sean Takats (Fairfax - Virginie), chercheur américain vivant au Vietnam s’est interrogé sur le design à concevoir pour le développement et le suivi d’outils numériques pour l’histoire, au service de tous...

Le numérique offre des formes nouvelles pour dire l’histoire, le Centre pour l’histoire et les nouveaux medias ou CHNM, conduit des recherches en éducation et sur les projets publics, s’intéresse à la définition des identités numériques, d’où un travail évoqué avec Marin Dacos.

Les recherches sont dirigées par des professeurs d’histoire connaissant les technologies, alors que les logiciels sont créés par des informaticiens... quand il est difficile de poser une question non encore définie.

Les historiens souhaitent surtout numériser. Et là, le design reste encore restrictif car il n’y a pas exploitation des ressources spécifiques du numérique notamment en matière de possibilités de mises à jour et personnalisation...

Divers logiciels peuvent être consultés comme OMEKA avec une infrastructure abstraite permettant d’évoluer . Tous les projets sont « open source » [5]

La forme suit la fonction... La question posée est celle de la production des outils pour les historiens

Faut-il différencier le design suivant les usages ou imaginer des systèmes assez ouverts pour que les gens puissent les habiter, y déployer leurs heuristiques ? [6]

L’ ergonomique prime sur l’esthétique.


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Annick Lantenois privilégie les pratiques plutôt que la forme en tant que telle... le fait qu’experts et non-experts puissent travailler ensemble. Il ne faut pas que la fonction suive la forme, le design [7] est essentiel...


-  Christophe Leclerq (Paris) évoque l’E.A.T, créé en 66, pour faciliter la collaboration d’artistes et d’ingénieurs. Un rappel du Bauhaus ? Des outils précis pour une organisation et une identité qui seraient à préciser encore ? Une réflexion en tous cas, pour comprendre, valoriser les archives, diversifier les approches.

Où il est question de projet in progress ( cf Cage/Rauchenberg), d’un catalogue établissant des relations entre arts et techniques (cf Tinguely...) Il y a eu au départ beaucoup plus d’artistes que d’ingénieurs... Un travail en cours. Un site web multicritères est prévu.



L’après-midi est modérée par Annick LANTENOIS

-  MISE EN SCÈNE DE L’HISTOIRE, avec François Cheval, conservateur du (musée Nicéphore Nièpce, de Châlons sur Saône). François Cheval insiste sur le nombre d’images produites : 2 Milliards par semaine et sur la vitesse de transmission (ce qui caractérise le numérique)

La retouche est apparue dès l’origine. PHOTOSHOPAGE ; le statut différent vient de la vitesse et d’associations. Tout est opaque dans le photographique.

"On a banni les dispositifs individuels et travaillé les interfaces..." Il s’agit de rendre collectif ce qui était individuel. images les plus banales. Vie et destin...


-  Marie-Sylvie POLI (Grenoble-Avignon), sociologue. Deux études de cas ( muséographie) :

-  Etude de "Spoliés L’aryanisation économique en France de 1940 à 1944" (Label exposition d’intérêt national. 25000€ évaluation.. 366 visiteurs interrogés, 45 entretiens longs.

-  Comment les visiteurs avaient-ils vécu l’écriture expographique ? 40 entretiens avec photos. Historiens, ethnologues, historiens de l’art.

Blocs d’images et de textes relatifs à la mise sous tutelle, l’administration, provisoire. Vouloir exterminer le pouvoir économique des Juifs.

Des Résultats intéressants [8]

-  Emigrés : Barthélemy Toguo. Histoire, ethnographie, histoire de l’art... Savoirs non retenus, propos politique de la NHI. Patrimonialisation du patrimoine culturel (Picasso, P.Baush...)

-  L’immigration comme patrimoine... Catégories des historiens : rendre présent le passé, l’utiliser sur un mode mythique...
-  Récit narratif structurant, se situer soi-même L’interdiscours et soi

A. Différence historiens, scénographes -> Les gens se redocumentent sur Internet


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-  Thierry FOURNIER (Paris)

Pariétale (Table interactive de très grandes dimensions, à Nestploria (Hautes-Pyrénées), avec EnsadLab / Surfaces sensibles ... Ensad, sciences po....histoire d’une grotte prèe de Tarbes d’où table très grande....
-  On sait peu. "Des trucs dont on n’est pas sûr. Lasers tout autour de la table...calibrage des lasers. Embrayeurs d’activités. Il évoque aussi la question de la négociation : on ne peut parler que de ce qu’on ne sait pas ?...
-  Le statut de l’image et ses relations aux techniques - Bernard Stiegler...  [9]

-  La dimension encyclopédique, textuelle ? Textes qui apparaissent.. cf Leroy-Gouran. Histoire : De Certeaux. Histoire infinie, asymptotique - De Broglie... Mise en crise de l’histoire... ne dire que ce qu’on peut dire. Retour sur Brunot... devenir du desgin d’objets... Travail sur principe de précaution : sciences, medias et politique...


Une journée dense, touffue qui donne des repères et permet de commencer à appréhender une problématique nouvelle...

Tous nos remerciements à l’ERBA pour l’invitation à cette journée... [10]


Jacqueline Cimaz



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[1] On peut penser à cet égard à l’exposition Germaine Thillon il y a quelques années à Lyon. La construction suscitée, à touches petites ou non, d’un sens faisant émerger la perception et des savoirs sur la résistance dans les camps, et le rôle de la culture dans ses choix et modalités de mise en œuvre... On peut penser à l’exposition Kiefer de 2004 à Berlin avec ses avions, livres et maisons figés/brûlés sur fond d’immenses paysages/cimetières ou au boites ou tas de Boltanski ou aux croix d’Egon Schütte ou au rôle du song chez Brecht. On peut penser à Guernica, als Segadors de Miro et à son hommage au dernier garotté du franquisme - la seule toile où il ait accepté le hasard des coulures. On peut penser al dos de mayo de Goya, aux bourgeois de Calais, à Guernica, à Barcelo labourant la traite en fond de mer... Au rôle de la peinture pour les familles royales... y la maja desnuda...

[2] penser à Versailles, l’ordonnancement de ses jardins, l’organisation de ses fêtes, les rituels de la Cour...

[3] Restent des choix transversaux et difficiles et des réponses délicates - comme dans le conflit Adorno/Celan. Un poète juif écrivant en allemand peut-il continuer à écrire dans la langue des bourreaux après le génocide ? La main qui a tué ma mère sera peut-être celle qui ouvrira mon livre... Un problème qui après la guerre a traversé toute la littérature allemande.

[4] et quatre au sens de Kaplan, avec l’organisation non pas en livre, mais en tableaux complexes, parfois dans l’espace, par ailleurs très beaux, et reliés entre eux.) D’où l’attribut de "précurseur de l’hypertexte" affecté à Macunias...

Une transposition graphique de la poésie, aussi, qui nous rapproche des concrétistes brésiliens chers à Dubost  ?

[5] cf aussi l’écosysteme Zotero intégré à Firefox (possibilité d’extraire les métadonnées des systèmes comptabilisés).

[6] Où Ménard et Dubost parleraient aussi de « sérendipité » ?

[7] comme projet/conception/"programmation" ?

[8]

-  98% de satisfaits ; des gens disent leur émotion. Tristesse écoeurement, honte...
-  compréhension mais représentativité de Grenoble ?
-  Les gens plongeaient dans les textes : Soah, spoliation et solution finale... La dimension scientifique ne ressortaient pas. Différent dans l’organisation, position spécifique du scénographe...

Repères : cité nationale de l’histoire et de l’immigration à Paris (MCC)

-  Modalités de réception des dispositifs de médiation des savoirs dans les expositions d’histoire : deux études de cas.

[9] Se réapproprier par la pratique....cf Musée de l’image ou de la trace de l’image - instanciation par la technique. Effet de simulation de toucher. Programmations, écarts petits. Simulation.

[10] A ce sujet existe-t-il des actes ou une publication sur la première journée, relative à l’écriture numérique ? Ou serait-ce celle qui avait eu lieu au Lux avec une table ronde modérée par Gilles Rouffineau ?



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Réunion fondatrice à l’ERBA de Valence


Il s’agissait de préciser la mise en œuvre du volet né en mars 2010 du projet « Du recueil de mémoire à l’écriture transmedia ».

Alexis Chazard était accompagné d’Annick Lantenois et de Gilles Rouffineau.

Après divers échanges, la problématique se précise.

1. Quant à la nature du partenariat :

-  il s’agit bien d’un partenariat du type « Résidence », comme nous l’avions toujours envisagé.

Comme Sébastien Camboulive a conçu son projet à partir de son travail antérieur, de ses préoccupations artistiques actuelles et après échanges approfondis permettant l’ancrage sur le plateau, comme Jean-Pascal Dubost a conçu son projet de publication et travaille formes et contenus après dialogues et parcours de Saint-Apollinaire-de-Rias et de ses alentours, rejetant l’inspiration et aspirant les rythmes de ses pas, l’équipe des Beaux-Arts va nous proposer un projet enraciné dans son travail et les problématiques auxquelles elle est actuellement confrontée, interrogeant de ce point de vue ce qui l’a intéressée dans l’histoire du plateau, à partir de sa propre recherche de documents, éventuellement de nos documents bruts, et de ce qu’elle perçoit de l’appréhension qui en a été faite depuis six ans par Les Rias - ce qui ressort d’un travail continu et évolutif de patrimonialisation, d’appréhension artistique, de formation numérique, d’approches historiques et ethnologiques... largement évoqué dans le site et structuré par divers points forts comme l’exposition fondatrice de 2005 [1], le spectacle de 2006 [2], la création du « Carrefour des Résistances » - 2007/2008 [3], la publication en 2010 de « Entre silence et oubli, mémoires d’un quotidien rural bouleversé », [4], diverses autres éditions s’apparentant au recueil de mémoire [5] ou à des études [6] ou rééditions en cours comme le livre d’Alain Sabatier [7]... [8]


Il y a aussi la réflexion sur les articulations scientifique/artistique, avec la visite de "Monumenta", l’exposition Kiefer au Grand Palais, après un long travail en bibliothèque sur l’oeuvre de Celan, [9] [10]le travail en ce printemps des poètes 2011 sur le texte d’Edouard Glissant, hommage à Miquel Barcelo [11] [12]

On pourrait aussi évoquer à cet égard l’intervention de Bernard Stora sur les relations entre documentaire et fictionnel lors de la présentation très documentée de son film "Le grand Charles", "L’imagination outil d’investigation historique" [13]

A noter, dans le même ordre d’idées la publication imminente de "Les larmes de la foi" de Fatima Mana : un récit parfois âpre comme art brut, qui met en scène le "roman" du Plateau [14], le pendant fictionnel pour le projet "Résistances" des Rias du livre de Sylvette Béraud-Williams.


L’association offre un terrain, des interrogations et pratiques, ses acquis, un accompagnement, l’hébergement lors de recherches locales, une certaine forme de veille... Elle a aussi son identité propre aux points mouvants de rencontres de vagues d’interrogations d’aujourd’hui et de forts ressacs de valeurs et transmis d’ici - ligne de crêtes d’un patrimoine sans cesse recréé.


Les résidences permettent aussi des rencontres fécondes, directes ou non, entre les divers artistes impliqués au fil des ans.

Elles apportent leurs flux de connaissances créées et de découverte au pas à pas de cette création et des processus mis en jeu au travers d’activités de médiation (deux ou trois ateliers initialement prévus, avec Alexis Chazard, la participation d’étudiants)...

Les « restitutions en fin de travail" peuvent prendre diverses formes allant de l’exposition à l’évènement-performance en passant par la publication. Tout est possible et nécessairement inédit.

L’association essaie de repérer l’émergeant, les stratégies et heuristiques déployées lors des activités de médiation, d’esquissuer [15]des lignes de force, comme, concernant la photo, celle qui, partant de "Melting Point, la préface de Rouillé et sa distinction "belle photo"/"photo outil et matériaux pour artistes" [16], traversant le stage d’Arles et les expos 2009 -Nan Goldin (photo/vidéo/installation en puits, "Nam Goldin et ses amis" et ces fenêtres berlinoises...) - irrigue notre exposition Couturier 2010- Villa Noailles - où la forme fait sens [17] et le temps de lecture des photos...


2. quant aux contenus :

-  l’ERBA doit nous communiquer son projet

Des échanges de courriels ou une réunion devraient permettre d’approfondir sa représentation et de préciser éventuellement des apports possibles de notre part, l’organisation d’activités de médiation...

Des propositions d’études spécifiques (participation à des journées d’études, visites d’expositions, bibliographie, sitographie...)

Cela parait d’autant plus important que le concept de "design" est relativement nouveau pour nous, et qu’il nous semble - à ce jour et sans connaître- que les pratiques qui y font référence ne sont pas toujours sans poser des problèmes de fond quant aux rapports forme et contenu, construction scientifique/modélisation/ simulation/communication...

Qu’il nous semble y avoir des enjeux importants, cognitifs, techniques et sociaux, des risques - par exemple de nivellement, de mises en équivalence formelles de contenus différents, de poids accru de modalités de transmission "descendante" plus ou moins masquée (cf le poids symbolique insidieux du logo. Relire Vygotski et sa conception des "médiations symboliques" ?)

Donc une attente non frileuse mais vigilante et intéressée pour mieux comprendre.

Une problématique qui rejoint nos intérêts pour le numérique, ces nouvelles écritures qui exigent "programmation" de l’hétérogène au sens de Kaplan et son livre "programmé", au sens de Patrick Beurard-Valdoye préfaçant le travail d’Anne Kawala.... Dessein ? Nouvelles compétences d’écriveur et lecteur - à coup sûr.

Ou le sens à chercher au niveau non pas de chaque instrument -même s’il influe- mais de l’orchestration...  [18]


3. pour le plaisir

Il est toujours enrichissant d’élargir le cercle des "partenaires", d’autant lorsque les qualifications ouvrent de grands espaces de découvertes et d’apprentissages.

Si l’atelier programmé d’Alexis Chazard à Désert Numérique parait intéressant par sa conception, da problématique et ses dimensions critiques, le texte d’Annick Lantenois sur l’identité et les utilisations des strates d’identités numériques nous a permis de mieux analyser nos pratiques. Une démarche de sens opposé à première vue à celle du travail de Camboulive... Et pourtant le fil rouge de l’identité dans le projet, identité d’un groupe, identité de chacun, qui renvoie à ce camisard/maquisard constitutif de l’identité de ce plateau... [19]

Et puis il y a ce qu’on peut lire de Gilles Rouffineau qui élargit le question du livre numérique, de l’écriture et des formes-livres...

Tout cela sur fond de rapports entre forme et contenu, sur fond d’histoire...

Jacqueline Cimaz


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Une très belle exposition Excoffon à voir à l’ERBA ; jusqu’au 20 mai.

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[1] travail avec Yolaine Carlier

[2] travail avec Carlos Lojo

[3] création de Régine Raphoz après longue élaboration préalable de l’appel à projet et long processus, collectif, d’évaluation critériée...

[4] de Sylvette Béraud-Williams, à l’issue de plusieurs années de travail jalonnées par les entretiens, le labeur de la commission Collecte et deux expositions

[5] Henry Constanty, Simone Foray, Marcel Bélingard...

[6] « Histoire d’un coup d’Etat racontée par ses affiches et vue de Silhac » d’Alain Delarbre

[7] « Religion et politique au XIXe siècle, le canton de Vernoux-en-Vivarais », préface de Pierre Bolle

[8] A noter que dans un autre cadre - professionnel- Jacqueline Cimaz avait participé, comme représentante de l’Education Nationale, au Comité scientifique du projet de "Centre international pour l’accueil, la paix et la tolérance" et à divers colloques qui y étaient liés...( Ce projet, initié par le SIVOM Vivarais-Lignon, entendait conjuguer exposition permanente sur l’identité du plateau avec ses traditions d’accueil des réfugiés au cours des siècles, recherches et actions éducatives citoyennes.

[9] cf "Anselm Kiefer et la poésie de Paul Celan" d’Andréa Lauterwein - Editions du Regard

[10] et la réflexion sur la polémique Celan/Adorno concernant la possibilité pour le poète de continuer à écrire dans une langue qui était celle des bourreaux, le risque que la main qui ouvrirait son livre soit celle qui a tué sa mère....

[11] in "Miquel Barcelo", Editions Yvon Lambert

[12] entre visite guidée en juillet 2010 des trois expositions Barcelo en Avignon, et récente visite des "Dogons" -et de "La Fabrique de l’image" au Musée du quai Branly

[13] Où il nous disait avoir découvert "des choses" par la fiction qui ont ensuite été confirmées par l’approche scientifique...(Il s’agissait en fait de la mise en oeuvre de démarches inductives dans le fictionnel dont les hypothèses étaient ensuite vérifiées par la découverte de nouveaux documents.)

[14] roman au sens de "roman familial", ici celui d’une population locale bien délimitée et à l’identité forte - celle qu’analyse l’étude de Sabatier

[15] faute de frappe, mais impossible a posteriori, quand on vit les relations de Dubost et de l’inspiration, d’enlever ce "u" qui s’est imposé !

[16] correspondant au passage d’un monde monocentré à un univers de flux et réseaux, pluricentré

[17] cf Meschonnic

[18] si l’on peut se permettre en plus la réduction d’un tel raccourci pédagogique. Autre image : donnez à des groupes d’élèves différents, des documents identiques (ex : sept même photos, trois mêmes textes, deux mêmes enregistrements sonores ) et demandez leur d’en faire un document composite. Vous aurez autant de documents composites que de groupes et conformes à la consigne. Si vos documents sont historiques et que vous y ajoutez une consigne quant à l’utilisation du "produit" pour interpréter, dégager le sens d’une situation, ils n’auront pas nécessairement la même pertinence. Quels critères d’évaluation ? Une question que s’est posée Kaplan et à laquelle il répond en instituant dans un scénario pédagogique une phase critique à partir des documents réalisés qui renvoie à une confrontation des "produits" médiatisée par le recours à des sources documentaires et à de nouvelles études...

[19] Et si on rapproche la démarche de Camboulive du travail de Boltanski sur les camps...



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Résonnances à l’Ecole des Beaux Arts de Valence


Un projet 2010 [1]-2011 [2] qui se précise, des échanges qui se concrétisent...

Et là plus concrètement, le volet 2 :

"un partenariat avec Alexis Chazard et ses étudiants de l’Ecole des Beaux-Arts de Valence, écritures sur « Camisards / Maquisards » en prenant appui, entre autre, sur le travail de Sylvette Béraud-Williams qui a conduit à la publication de « Entre silence et oubli, mémoire d’un quotidien rural bouleversé » : ateliers étudiants-population, réalisation et diffusion d’un DVD. Et une autre approche d’une identité au cours des siècles."


La genèse de ce projet ?

L’écriture et la culture numérique, certes... L’image... Les arts vivants avant...

Le constat de ce glissement sémantique camisard-maquisard et maquisard-camisard, nous l’avions fait dès la création de l’association, en parlant avec les gens et puis, bien sûr, surtout, avec le spectacle théâtral "Résistances" de juillet 2006 qui, pourtant, différenciait en trois tableaux :

-  les Résistances séculaires liées aux luttes pour la liberté de conscience - civiles ou armées,

-  la Résistance civile - par le vote - au coup d’Etat - et ce qui l’amorçait -le fameux référendum-plébiscite de Louis Napoléon Bonaparte, décembre 1851, l’Etat de siège en Ardèche et son cortège d’interdits...

-  les Résistances - civiles et armées- qui ont marqué la période 1939-1945.


Camisard/Maquisard ... et la fierté de compter un galérien ou un Résistant -FTP ou AS- dans sa famille...


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Des valeurs qui structurent fortement le patrimoine local et qu’on a retrouvées au cours des 56 entretiens conduits par Sylvette Béraud-Williams dans son travail de cinq années - coupé par une exposition de restitution- et régulièrement accompagné par la Commission Collecte des Rias - travail qui a donné lieu à "Entre silence et oubli- mémoires d’un quotidien rural bouleversé"


Nous sommes allées déposer le livre pour Alexis Chazard à l’Ecole des Beaux-Arts de Valence... Temps d’attente bienvenu pour photographier une architecture qui parle... [3]


Un livre qu’Alexis Chazard s’est déjà approprié... ..."le contenu et les documents sont passionnants"nous écrit-il...


Le lien avec l’écriture transmedia, la culture numérique, allez-vous peut-être vous demander ?

Pour nous, il est évident !

Nous avons toujours conjugué scientifique et artistique comme moyens de connaissance - et d’action.

Les arts sont pour nous démarches d’investigation du réel, d’appréhension et d’action - parfois avant la verbalisation [4]. Moyens aussi de pouvoir apprivoiser, vivre avec les horreurs de ce monde [5]


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Pourquoi l’écriture numérique parce qu’elle est numérique, échapperait-elle à cette règle ? Serait-elle pure technique - hors sens [6]

Si numérique et non simplement numérisée, l’écriture se fait transmedia, l’intéressant n’est-il pas la question du sens ? Moyens inédits, puissants pour des questions fortes et inédites dont les réponses sont à construire et où là aussi l’image ou le composite, le mixte images fixes ou mobiles/sons... peuvent anticiper sur les mises en mots [7]

Une écriture composite, hétérogène, entrain de se constituer [8], d’émerger en tant qu’entité nouvelle, avec son identité...

Sinon la montagne n’accoucherait que d’une souris...


Bref le sujet proposé par Alexis Chazard suite à quelques échanges que nous avions eus dans un escalier du Lux lors des journées sur l’image, ne pouvait que nous convenir.

L’écriture transmedia pour aller fouiller ce glissement maquisard/camisard structurant les mentalités du plateau depuis des décennies ! Mieux le comprendre et mieux comprendre sa force et son enracinement dans la durée... [9]

Déjà recueillir les mots, et tout ce qui passe dans la voix et tout ce qui passe dans les expressions du visage, le geste, le contexte... Fouiller avec la caméra, le son... Et pourquoi pas l’expression-création provoquée du "dessine-moi" au "jeu théâtral" [10]

Une écriture pour avancer dans la compréhension, ouverte sur le présent, ses indices, ses menaces, ses potentialités, ses signes à poser en tant que tels, utiliser et décrypter... Une écriture pour fouailler, comprendre, prévoir, agir... Ecrire c’est faire...

Jacqueline Cimaz


NB. "Résonnances" : pas d’erreur d’orthographe, juste le choix de l’écriture classique (et ses connotations) retenue par le Littré...



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[1] 2ème semestre

[2] 1er semestre

[3] Pas les Beaux-Arts de Paris, quai Malaquais, en 1958, non plutôt Berlin 2004 Sony Center ...

[4] cf le côté "prémonitoire" de l’expressionisme allemand...

[5] cf les belles pages de Semprun sur l’écriture et Buckenwald, l’opposition Adorno/Celan quant à l’écriture par Celan de sa poésie dans la langue des bourreaux, avec cette pensée récurrente que peut-être ouvrirait son livre la main qui avait tué sa mère...

[6] Existe-t-il d’ailleurs une technique dénuée de sens ? cf la belle réponse qu’apporte à cette question le "Dérelieur" de Yolaine Carlier exposé en 2004 à la Literatur Haus de Berlin ...

[7] et d’ailleurs faciliter leur émergence...

[8] cf les workshops

[9] A ce sujet peut-être quelque chose à chercher dans le livre de Jean-Nicolas et dans la conférence qu’il avait construite à partir de là pour le seul Vivarais ou plutôt Vivarais du Nord et du Sud (texte téléchargeable ci-dessous)... Résistance et révolution de 1789 ? Incendier les châteaux en 1789, les dépôts d’essence allemands en 1943... et des questions plus actuelles qu’il a posées dans son article de "Le feu aux écoles, le feu aux châteaux", un texte inédit, qui pose des questions fondamentales et passionnantes et contribue à ouvrir des perspectives ( N° Hors série d’août-septembre 2008 de "Marianne l’Histoire" "Les grandes rébellions" ).

[10] cf ce qui a émergé dans l’écriture puis le jeu du spectacle "Mouvances"...



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Révoltes en Vivarais

Du recueil de mémoire à l’écriture transmedia.


Un projet de l’association Les Rias, projet second semestre 2010 se prolongeant en 2011. Un projet où l’on surfe des arts visuels à la culture numérique et vice-versa. Un projet né en bonne part de la réflexion du PAPI et qui doit en retour irriguer le travail de celui-ci au travers d’un travail concret de médiation. Un projet partenarial Rias/bibliothèque-PAPI donc, avec, peut-être, à un moment donné, une ouverture sur Ecran-Village ?

Un projet précisé et enrichi. Un projet pour lequel nous venons de recevoir l’arrêté attributif de la Région, donc soutenu par le Conseil Régional - FIACRE.

Du recueil de mémoire à l’écriture transmedia, travail sur les écritures numériques en lien avec le thème de l’identité. Nos remerciements au Conseil Régional et un soutien à une démarche conjuguant depuis le début, objectifs de qualité et travail de médiation .

Dans le cadre de notre action culturelle, axée arts plastiques et culture numérique, de notre action en bibliothèque pour faire dépasser la fracture numérique à une population tout-venant, [1] tout en valorisant son patrimoine par l’écriture et l’image, nous souhaitons continuer à défricher et déchiffrer l’écriture numérique (et non simplement numérisée) et l’écriture transmedia, en 3 temps entrelacés ou successifs avec :

-  la résidence de Sébastien Camboulive, artiste travaillant la photo et la vidéo, là sur le thème de l’identité, notamment "l’habitant/l’habitué" de Saint-Apollinaire et du Plateau, peut-être des différentes populations [2] Peut-être aussi sur les axes imaginaires de la lecture de nos paysages, avec donc, une production personnelle et des activités de médiation... Un projet largement engagé


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Deux vidéos à entendre et voir...

un site où Sébastien Camboulive présente rapidement sa démarche et deux de ses vidéos : "L’Eternité à échelle réduite, en accéléré et en couleur" et "Fade to graze" - des éléments pour l’appréhension d’une démarche complexe... Retrouver l’Ardéchois sur le site de Sébastien Camboulive , y découvrir son travail avec la photo et la vidéo.



-  un partenariat avec Alexis Chazard et ses étudiants de l’Ecole des Beaux-Arts de Valence, écritures sur le glissement sémantique fréquemment constaté « Camisards / Maquisards » en prenant appui, entre autre, sur le travail de Sylvette Béraud-Williams qui a conduit à la publication de « Entre silence et oubli, mémoire d’un quotidien rural bouleversé » : ateliers étudiants-population pour le recueil de mémoire, sa précision éventuelle à partir d’études de cas, la conception, réalisation et diffusion d’une édition numérique (DVD, site Internet...) Où la dite population peut éventuellement fournir des acteurs... Alexis Chazard a dirigé la réalisation de nombreux workshops. Où certains outils permettent de se jouer du temps.





-  une résidence de Jean-Pascal Dubost connu depuis des années, centrée sur le travail d’écriture - textuelle- une dimension toute nouvelle et de l’inédit avec cette écriture du poète qui prime. Ecriture à partir de la mémoire comme dans ses Intermédiaires Irlandais, mémoires recueillies là de rêveries au travail... Un savoir-faire au niveau du maniement de la langue, une polysémie, une densité par rapport auxquelles situer le transmedia...Et puis il y aura le livre...

Lors de la présentation de TerreFerme en septembre 2009, J-P.Dubost a associé sa lecture et la projection sur grand écran de pages du livre et/ou de photos.

La question là pourrait être de réunir, texte dit (son donc), pages écrites et images - fixes ou mobiles- dans un DVD ou un livre numérique [3]. Pour en revenir au livre de Dubost, dont la forme ne peut être définie à ce jour, sa présentation au public sera, dans tous les cas, de l’ordre de la performance.

Médiations tout au long du travail sous forme d’ateliers d’écriture, de lecture, de dictions-performances...



-  un spectacle théâtral avec Christian Bontzolakis - synthèse des expériences et ressentis et création collective.

-  des interventions de préparation et d’accompagnement de Sylvette Béraud-Williams, ethnologue, pourraient être envisagées en contre-point...

Jacqueline Cimaz juin et septembre 2010



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[1] Pour notre dernier spectacle théâtral (29 mai 2010), les âges des acteurs allaient de 8 à 86 ans, les statuts professionnels de l’ouvrier de CAT (Centre d’aide par le travail) à l’universitaire en passant par toutes les diversités possibles (ou presque)

[2] (cf ce marché de Lamastre où il se parle « patois » jusqu’à 9h30, français jusqu’à 11h et hollandais au-delà...)

[3] Une clarification théorique très intéressante introduite ce 4 octobre dans l’atelier "Artistes" de la journée régionale sur le numérique par Florent Aziosmanoff établissant une distinction entre "discours sur".../ langage / artisanat, distinction dont nous avons immédiatement rapproché le terme de "langage" de la notion d’"application" récemment attribuée au livre numérique par Frédéric Kaplan, et qui permet à ce livre, non plus "imprimé" mais "programmé" (Kaplan), d’intégrer "sa propre interactivité" - (Aziosmanoff définissant, lui, la spécificité numérique comme possiblité pour l’objet créé d’avoir une vie autonome, d’inter-agir...) Un grand pas en avant, pour nous, grâce à cette clarification conceptuelle, dans l’appréhension d’une identité spécifique du livre numérique.



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