Les Rias
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Plan du Site

Ateliers d’écriture numérique liés à la Fête de la Science 2012


Ecritures composites et complexes associant sons, images et textes et l’hétérogénéité des participants, dont plusieurs ont en fait participé à nombre d’ateliers... Ou ont voulu re-travailler. D’autres ne se sentent pas encore...

Bref si l’ensemble ressemble à un gâteau un peu bourratif, il témoigne de l’implication dans un travail pour comprendre le numérique et en maîtriser tant soit peu l’écriture et les écritures... Comme un cahier de travail ou comme ces cahiers de roulement où chacun écrivait tour à tour... Et puis ces références à des vidéos, à amis sur facebook ! La fête aux liens ; une écriture à n dimensions...


Et son de Doug Aitken pour blog...

1ères lecture et diction d’Elicia...
Lecture et diction de Mendy290912
Lecture et diction de Mylène 290912
Renee1290912
renee2290912
Lecture de Nicolle Barbay
Duo Nicolle-Renée


26mai : avec retard, les suites annoncées

Déjà avec l’album d’Elicia

une bonne part de ses photos, en évitant toutefois les séries complètes pour donner au public l’envie d’aller voir...

Un beau travail, une première réussie et beaucoup de réflexion dans le choix des lieux et orientations de la photo...


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L’album de Christophe après dure récupération en l’absence de câble...

Une grande première avec ces photos prises par Christophe

avec son téléphone.

Félicitations !


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Journée du 26 mai

une richesse extraordinaire.

Penone d’abord, Penone et la fabrique du Pont d’Aleyrac

La fabrique du Pont d’Aleyrac et la présentation d’Annie Mirabel


Une présentation qui place l’humain au centre :

-  les intérêts et choix de Giuseppe Pénone,

-  sa démarche artistique

-  la procédure utilisée : le choc initial, le recueil et le travail de l’onde qui la rend audible...

-  le dessin, la gravure, l’arbre et la traduction graphique que fait l’artiste de ce langage sonore de l’arbre,

-  la mise en écriture musicale classique de ce son de l’arbre, [1]


Voir et écouter l’exposition.


D’abord écouter ces sons identifiés dont tous n’ont pas donné lieu à gravure, du moins à gravure exposée. Ces sons qui sont sculpture sonore de l’arbre...


Pour bien voir et comprendre la procédure qui soutend, structure et alimente la création artistique, avec, aussi, références picturales, notamment à la Renaissance italienne - Piero della Francesca, et ses arbres des années 1450, une vidéo...

Où on voit l’artiste, Giuseppe Penone, les techniciens dont le concours lui était indispensables, les gens d’ici qui connaissaient et savaient localiser les arbres, les responsables des quatre structures de diffusion de l’art contemporain ardéchoises impliquées dans cette opération.

Une familiarité et reconnaissance importantes pour le groupe avec la présence de Christian - Christian Bontzolakis - toujours parlant, mais là, à Fabras, en des lieux connus et riches de souvenirs pour une bonne part de groupe...


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De ces adjuvants et associations qui peuvent faire que pour tous et surtout pour nos jeunes participants cette journée reste à jamais ancrée comme référence et médiation vers l’art contemporain.

Quant au numérique - il ne s’agit pas d’art numérique, mais de création d’une oeuvre plurielle, composite et complexe, avec gravures et sculptures sonores, et écriture musicale pour laquelle le numérique a été un outil nécessaire à la réalisation et est outil indispensable à la diffusion sonore et transmedia... [2]

Une belle référence artistique et pédagogique qui n’a sans doute pas fini de livrer sa richesse...


Et une présentation qui par l’oeuvre, son instrumentation, l’apparente simplicité de son exposition, le travail de Pénone, et le guidage d’Annie Mirabel a fait qu’un groupe hétérogène et non spécialisé soit resté attentif pendant plus d’une heure, ait été enchanté, remué, ému avec l’impression partagée par tous - de 10 à 81 ans- d’avoir vécu un temps important, dense, inédit, informant le regard de chacun sur les choses et le monde et marquant à tout jamais les mémoires.


Il y avait eu, pour le groupe, l’installation du Carrefour des Résistances avec Régine Raphoz, l’exposition Maury et les lectures des poètes d’Obsidiane, les livres d’art de J-G.Cosculluela, la création d’un spectacle théâtral avec Carlos Lojo, puis avec Christian Bontzolakis, il y a eu les ateliers "livre d’art" et "terre", avec Martine Diersé, les Eoliens et la stèle, les expositions Kiefer et Barcelo, le Quai Branly, les ateliers d’écriture avec J-P.Dubost, et les interrogations sur ce portrait générique de l’Ardéchois d’ici construit par Camboulive, le stage des Rencontres d’Arles et les expositions photos... et tant d’autres apports...

Il y a ceux qui avancent depuis le début, les nouveaux, et cette étrange transmission intergénérationnelle et interculturelle qui s’opère dans le groupe et en tous sens (et la Kinect !). Il y avait eu tout ça. Et c’était beaucoup.

Mais là, incontestablement, un nouveau pas vient d’être franchi.

Densité, qualité, richesse et cette émotion d’Alicia, la petite presque nouvelle, vivant avec intensité cette démarche où jeunes et adultes, quels que soient leur âge et leur formation, vivaient ensemble cette expérience inédite, se sentant associés à la création.

Un moment rare et précieux. Un temps de travail mental très important, de tension, de concentration, même si, a posteriori, tout semblait aller de soi.

Et la visite du matin, hors ouverture publique, et avant fatigue et dispersion de la journée, était vraiment indispensable...

Un très grand merci à Bernard et Annie Mirabel...

Annie Mirabel dont plusieurs personnes du groupe - des tranches les moins jeunes d’après l’état civil, ont traduit son expertise et son engagement par "On sent qu’elle vit sa passion". (Cf en bas de cette page, le petit document audio extrait d’une vidéo d’APN...)

Jacqueline Cimaz

NB. Des compléments textes oraux ou écrits, et des images fixes ou mobiles, devraient nous parvenir et s’ajouter à cet article...


Temps 2 de cette journée, le pique-nique


Tables repérées occupées, on cherche, redescend vers le nord et tombe sur une aire vaste et avec jeux.

Trois tables pour le pique-nique et là, après la tension du matin, spontanément, le groupe se scinde en trois en fonction des âges... Par delà le besoin de nourriture, les intérêts divergent...

Les jeunes vont quand même nous proposer une installation corporelle dans la cage à écureuil devenant couchettes superposées pour d’imaginaires voyages.


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Temps 3, la maison du châtaignier


Visite moins tendue où se retrouve avec plaisir le familier ou celui des parents et grands-parents. Pour rester dans les arbres, racines identitaires.

Disponibilité de ceux qui nous accueillent.

Visite guidée mais aussi temps d’imprégnation d’un environnement dont le muséal en cours de construction, laisse encore la possibilité d’osciller avec bonheur entre didactisme et cabinet de curiosité.

Un mélange aussi d’un côté "art brut" qui va d’objets utilitaires à certaines réalisations artisanales sinon artistiques, au plus contemporain avec les photos de Sylvie Collard, le film...

Et sur la lancée du matin, on se met à penser, et pourquoi pas une réproduction du châtaigner de Pénone et de sa sculpture sonore qui sont là si près, de l’autre côté du pont ? Au moins, une citation...

A noter que nos jeunes, qui doivent nous les faire passer, ont pris, là aussi, beaucoup de photos et vidéos.

L’APN (appareil photo numérique) outil privilégié de prises de notes, de mises en mémoire mais surtout, sans doute, d’investigation du réel.

Christophe lui, n’a pas utilisé l’APN mais la fonction photo de son téléphone portable. Des prises de vue de plus en plus pensées en cours de journée qui étayent le côté actif des visites.


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Des matériaux qu’on attend avec impatience...

N’oubliez pas le site, les jeunes et les moins jeunes ; il a besoin de vous !



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[1] Il peut aussi y avoir des créations musicales à partir de ces matériaux sonores, c’est alors une autre histoire, relevant d’autres artistes, extérieure au travail de Pénone (cf les plus de 80 versions des Ménines de Vélazquez réalisées par Picasso, une façon d’interroger, à partir d’une autre époque, le travail de Vélazquez...

[2] On pourrait aussi s’intéresser à la polysémie d’une gravure posant la diffusion ondulatoire d’une empreinte à une époque où le développement de l’internet des objets sucite moultes inquiétudes quant à l’identité et la préservation d’une vie "privée"...



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paroles

De la belle écriture de Christian Bontzolakis dans la nuit tournonaise


Une écriture à la fois plastique, vidéographique et orale, vocale.

Vocale à deux voix, la sienne et celle de Colette Bonzo cette mère morte jeune en laissant une oeuvre considérable, dense, rythmée, sombre ou colorée, expressionniste.


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Composition de trois projections différentes


Colette Bontzolakis autodidacte ? Avec des études supérieures de lettres à côté.


Double matériau ou outil d’écriture :

-  la voix qui fait vibrer l’air et écrit des sons, une écriture-flux qui torsade les dits -écrits - de la mère et ceux, plus récents du fils, d’un fils qui écrit, et écrit du théâtre... et insuffle des résonnances postérieures à la mort de la mère mais surlignant ses choix...

-  à moins que ce ne soit l’histoire qui se dise seule...

-  la projection vidéo d’un montage préalablement travaillé : choix des peintures ; des fragments en macro, de leur ordre, des contiguïtés...


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Composition de quatre projections différentes


-  choix en fonction du support - ni papier ni papyrus, ni écran. Mur de la Cour d’honneur, mur de l’ancien Donjon, chargé d’histoire, mur de prison, murs portant haut au-dessus du Rhône...


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Donc une écriture composite, transmedia, où le mur support interfère avec l’œuvre projetée comme motif de remplissage actif et vivant, sinon réactif à l’exploration/intrusion profonde que constitue la projection. Un mur dont la matière, ces pierres, donnent un autre grain aux œuvres, une autre densité, comme, parfois, dubufettiser un Lorjou ? Ni trahison, ni irrespect plutôt investigation, questionnement, appropriation.

Et les oeuvres vivent, répondent autrement... Intemporelles.

Jacqueline Cimaz



Une exposition à voir(jusqu’à octobre 2011) Tous renseignements

Mise en valeur de grands tableaux dans la salle d’entrée


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D’autres oeuvres dans les salles de la tour ronde, comme


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les phares de l’île de Sein ou le bal à Paiolive


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Et une vidéo signalée par Christian Bontzolakis








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Re-belote ? Que nenni !


Même chose qu’il y a six mois l’expo Camboulive ? oui et NON !

OUI POURQUOI ?

La même vidéo. Les mêmes photos. Le même agrandissement. La même disposition dans le temple. Certes !

Non alors ? Et oui "non" et pas seulement à cause de la température.

NON parce que c’est dans la tête des re-visiteurs que ça a changé ?

On ne se cherche plus, ou plus de la même façon. Il ne s’agit plus de s’identifier ; ça on en a fait son deuil. Plutôt voir sa contribution à cette identité numérique hybride et collective et pourtant si proche.

On a pris son parti du côté anxiogène avec ce son audible dans toute la grande salle comme s’il venait d’on ne sait où, d’outre les murs...

Là-bas, sur l’écran, ça change imperceptiblement, se défait [1], se défait pour mieux se reformer, ça palpite, ça vit...


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Créature création d’une nouvelle identité ; numérique ? Pas la reine de Facebook, l’Ardéchoise/chois d’ici, survivant des dragonades, descendant de Marie Durand et de son frère Pierre, de ceux qui ont caché et des cachés, des nourrices et des nourris, des déportés et des dénonceurs, des violées et des violeurs...

Et comment diable cet artiste venu d’ailleurs qui ne nous connait pas, pince-sans-rire, a-t-il pu utiliser notre image pour paufiner ce portrait lisse, intemporel, sans une ride, fermé sur l’indicible, remarquent aujourd’hui les visiteurs ?

Lisser, polir le temps, les différences, et pourtant affirmer une identité dans laquelle chacun se reconnait mordicus aujourd’hui, pour le meilleur et pour le pire...

"Pas l’inspir, le travail, la contrainte " dirait Dubost...

Et ceux qui ont goûté aux ateliers de médiation, sont bien placés pour le mesurer. Contrainte du faire coïncider puis de l’incontournable lisser... Lisser jusqu’à faire apparaître quoi ? Un trait qui de probable devient certain, d’une identité qui s’affirme, trouvée, construite...comme l’incertaine polysémie du sourire de la Joconde...

La même exposition sans doute mais plus le même regard et cette croissance tentaculaire de l’imperceptible vidéo.

Jacqueline Cimaz



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[1] Tiens donc, le titre du livre de Jean-Pascal Dubost !



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Emergeant de la matière...


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D’une transparence émergeant de la matière, s’écoule en équilibre, de la symétrie millimétrée au plus que parfait, opérant sur les murs, une métamorphose révélée par le support inter-changé.

La série de portraits de Sébastien Camboulive tutoie le regard à hauteur de visage, le retient d’infimes différences appuyées contre une nouvelle apparence où le verre s’accroche aux plis de la lumière.

Reprendre une expo, délaissée aux portes de l’hiver dernier et l’installer à l’entame de l’été, ne peut s’ensuivre qu’un autrement. En vrac, les émotions d’hier et de nouvelles dues au temps traversé.

Nous devinons l’un des modes opératoires de l’artiste qui poursuit sa quête créative avec nos paysages ardèchois, les pixelisant par milliers pour les besoins de trois installations que nous découvrirons au printemps prochain.

Sébastien Camboulive n’a pas hésité à s’attaquer à la distance pour être présent au vernissage et semer sa venue dans nos champs de blés ébouriffés de bise qui l’ont imprégné.

Puis il y a dans cette exposition proposée par l’association Les Rias, l’opportunité de découvrir pour tous ceux qui ne l’ont pas encore vue, ou revoir dans l’entrelacs des portraits numériques installés, le sien.

Comme cette visiteuse hier, portant un regard tout neuf sur l’oeuvre, retrouvant ses traits, travaillés par l’imagination de artiste et qui plus est en sa présence.

De la belle occasion de comprendre au plus près une démarche artistique.

Fatima Mana





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Eoliens, l’approche ludique et pédagogique




ou la vie féconde d’un projet-charnière...

Retour aux orgues pour découvrir le septième Eolien qui, moins haut et plus trapu [1], plait.


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Mais ce jour, en l’abence totale de vent, les orgues sont muets.

Qu’à cela ne tienne, les Sifflets sont là - beaux, ludiques et pédagogiques, et ça marche, même avant apprentissage...

Un seul problème, l’envie, tout à fait naturelle quand on n’est pas grand, de s’y suspendre pour mieux être à la hauteur...



Côté ludique d’une oeuvre austère de Martine Diersé.


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lien vers Dailymotion




Les Eoliens ont été présentés au public avec "Mouvances", la stèle de Martine Diersé, le 29 mai 2010, puis revisités en septembre, ainsi que le "Carrefour des Résistances", l’installation, plus ancienne de Régine Raphoz, lors des Journées du Patrimoine.


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29 mai 2010. Martine Diersé présentant "Mouvances" et les "Eoliens" (6/7)


Ces trois oeuvres constituent la base d’un futur parcours d’art, à inaugurer au printemps 2011, et qui devrait poursuivre son développement par le biais de nouveaux appels à projet. [2]

Nombre de questions à partir de là, comme "Y a-t-il une jonction possible entre le parcours d’art et les arts numériques qui ne soit seulement éphémère" ? Certains, tout à fait irréalistes, se mettent même à rêver, au confluent de flux d’eau et de fibres optiques, d’un mécenat permettant la construction d’un lieu de projection, recherche et formation...

Décidément l’Utopie sur ce plateau pauvre qui n’a pour seule richesse que son patrimoine immatériel, ses valeurs et sa ténacité...

Et l’Utopie ne débouche-t-elle pas souvent sur d’effectives réalisations ? Et de vous citer moult exemples de siècles lointains ou proches et du XXIème siècle...

Jacqueline Cimaz



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[1] le 3ème, au second plan,) à partir de la gauche sur la photo

[2] Ce parcours d’art est un volet essentiel de notre activité en arts plastiques et visuels qui comporte également l’organisation d’expositions (Dali, Couturier, Camboulive cette année - et la restitution du stage d’Arles 2009) et des visites d’expositions (Kiefer, Messager, Barcelo, expositions des Rencontres Internationales de la photo d’Arles, 2009 et 2010...) et surtout un travail en plein essor, issu à l’origine d’interrogations sur le devenir du livre imprimé, qui émerge au confluent des arts visuels, transmedia, numériques.

C’est d’abord le projet "Du recueil de mémoire à l’écriture transmedia" dont une première phase est engagée mais qui se déploiera en 2011 (1er semestre) avec la seconde phase, inédite, du travail de Sébastien Camboulive (dont l’ensemble sera exposé ensuite à la galerie d’art contemporain du théâtre de Privas), le partenariat avec Alexis Chazard et ses étudiants de l’Ecole Régionale des Beaux-Arts de Valence, et la résidence de Jean-Pascal Dubost, auteur, poète (et président de la Maison de la Poésie de Nantes).



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De clôture en nouveau départ


L’exposition Camboulive s’est clôturée, intempéries aidant, et bien que le petit flux de visites se perpétue régulièrement.

Un petit flux averti. Des visiteurs qui restent de plus en plus longtemps et reviennent.

Eliane, du dessus de la pile des superpositions choisies a vite compris.

Les comparaisons se sont précisées. Comme un jeu de cartes transparentes : celle qui est dessus le paquet passe ensuite dessous. la seconde devient première ; chacun à son tour marque donc de son empreinte privilégiée les 142 épaisseurs.

L’ordre d’exposition correspond à l’ordre de passage de la vidéo.


"Les yeux sont les mêmes" nous a-t-on dit.

Fortes de l’expérience en atelier nous expliquons que Camboulive cale d’abord les yeux, puis étire ou remonte pour caler la ligne centrale de la bouche. Le reste varie davantage comme les vêtements, oreilles, chevelures... Quant au nez, il faut parfois intervenir d’autorité pour estomper d’intempestives narines qui tachent les transparences ultérieures...

Mais alors les yeux et la bouche ça bouge ? Papier en main, on traque les mouvements des paupières, d’un reflet sur l’iris, ceux des lèvres... Des différences imperceptibles ? Certes. Mais de mieux en mieux perçues.

D’ailleurs les scientifiques sont de ceux qui sont restés le plus longtemps devant la vidéo, la regardant parfois deux fois comme Sylvette Béraud-Williams ou Jean et Renée Nicolas.


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Les derniers visiteurs...


Dominique Lardenois, directeur du Théâtre de Privas et de sa galerie d’art, venu hors expo sur rendez-vous, en a fait autant, ainsi que Nadine Demange, actrice.

Dans ce temps où on scrute, d’un coup, un insight : on se met à reconnaitre des gens comme s’il y avait eu un apprentissage du regard ! Et les images affichées qui paraissaient toutes pareilles se sont différenciées !

Une expérience inédite faite par les derniers visiteurs ou re-visiteurs. Inédite et étonnante.


La compréhension du "comment c’est fait" et "comment ça fonctionne", la prise de la mesure du travail sous-jacent de l’artiste, ouvrent alors un espace de disponibilité pour appréhender la démarche artistique et ses effets sur le visiteur...

Quête de l’identité, difficultés de la communication...

On peut alors évoquer d’autres oeuvres de Camboulive, comme La limite pluie-neige ou Spirales ou l’Eternité ... ou encore la lancinante et très intéressante Chapelle de l’Oratoire, le regard sur le regard, la dimension "méta"...




La lecture aboutie de la vidéo ardéchoise rend évidente le choix de "la musique" : la vidéo respire ! [1]


Et on rappelle une autre quête d’identité - celle de Boltanski avec les cendres ou des photos des déportés. Pour le son, nous dit Camboulive, il (Boltanski) a fait une banque de données de respirations...


De l’Ardéchois du plateau à d’autres interrogations sur l’identité, la vie, la mort, le temps, la communication...

Certains proposent maintenant d’autres pistes pour une approche dont ils ont mesuré la densité : les ancêtres, la généalogie... Un foisonnement qui témoigne de l’appropriation et l’alimente...

Où l’on rejoint toujours le temps...


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Images pour mémoire de cette belle expo, conçue et montée par sébastien Camboulive


Une autre interrogation porte sur "actuel" et "classique". Le clacissisme du visage obtenu avec une démarche aussi contemporaine - le sourire de la Joconde ou la transparence de la Dentelière. Vinci et Vermeer.

Ou, par delà les époques, le travail artistique. Aborder de bases différentes et toujours actuelles des problèmes récurrents et "éternels", comme l’aile de l’oiseau frôlant la bille d’acier de la taille de la terre et la flèche de Zénon d’Elée ?

Bref le volume, l’authenticité et la qualité d’un travail d’un abord d’autant plus hermétique a priori qu’il apparait lissé, simple, fermé, dans une mise en scène, en espace et en son ne laissant rien au hasard, ont été de mieux en mieux perçus au fil des visites.

Son adaptation au lieu aussi...

Une très belle exposition.


Elle sera reprise en Ardèche, à la galerie d’art contemporain du Théâtre de Privas pendant la saison 2011-2012.

La petite salle de projection y sera lieu idéal pour la projection en continu de la vidéo. Les 142 visages issus des différentes superpositions seront exposés dans la troisième ou la seconde et troisième parties de la galerie, peut-être agrandis.

L’exposition sera complétée à l’entrée - intérieure ou extérieure - par d’autres oeuvres de Camboulive.

Celles-ci pourraient être les quatre installations projetées dans le cadre de la résidence ardéchoise à Saint-Apollinaire-de-Rias si le projet, comme nous l’espérons, aboutit [2]


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La visite de Dominique Lardenois et Nadine Demange


Et après ?

Nous pensons qu’une exposition de cette qualité pour laquelle il était normal que la priorité soit donnée à l’Ardèche, devrait poursuivre sa vie en d’autres lieux, entre Arles, Paris et Nantes ou ailleurs [3]


Jacqueline Cimaz

NB. Il nous parait nécessaire aussi d’inviter à un retour sur le CV de Sébastien Camboulive... Un CV conséquent où on retrouve aussi, maintenant, Saint-Apollinaire-de-Rias, le Temple des Baraques et l’association Les Rias.



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[1] relation à double sens, non ?

[2] demeurent des problèmes à la frontière du technique et de l’artistique, et aussi de coût, que l’Association Les Rias va tenter de résoudre.

[3] Et pourquoi pas en Amérique latine ?



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Une lecture de la vidéo


qui prend chaque jour plus d’importance, souvent accompagnée par l’appui pris sur les photos papier. Suivre la transformation des détails pour retrouver la démarche de l’artiste, ses choix, ses interventions...

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Ce qui a guidé l’ordre retenu... Une lecture chaque jour plus riche... Et des différences qui avec les lectures ou relectures de Sylvette Béraud-Williams, de Jean Nicolas, de François Juston, Fanny, Cécile Risson, deviennent de plus en plus perceptibles.

Une exposition qui demande plusieurs visites et une vidéo qui a conquis un nouveau statut.

D’où ces visites ou re-visites de plus en plus longues et attentives...

Quelque chose d’inépuisable dans cette exposition...

Et ce jour, cette évidence partagée au travers d’une transparence qui vit, d’un certain classicisme - une référence à Vermeer de Delft...

Et puis ce message de Martine Diersé, au sujet de la carte avec le visage retenu par Sébastien Camboulive :
-  "Christian m’a donné la carte du portrait par Camboulive, très beau visage, plein et serein ; étonnant !"


Jacqueline Cimaz



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Une oeuvre qui s’entend davantage chaque jour


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Petit flux régulier de visiteurs.

Visiteurs avertis surpris par la qualité d’une exposition au sujet de laquelle ils ont plusieurs fois évoqué le nom de Boltanski [1].

Ces alignements lancinants, ces variations que leur imperceptibilité même pose comme rédhibitoire rupture... L’être côte à côte, la participation à une même image générique renvoient au besoin de se reconnaître, d’affirmer son identité, mais dans le même mouvement, elle sépare des autres. Eux, vous, moi titrait Camboulive. [2]

Pour les non familiarisés avec l’art contemporain, perception de quelque chose qui interpelle, fait réfléchir, quelque chose qui, avec cette question de l’identité, inquiète un peu.

Pour tous, conscience de l’importance et de la valeur du travail effectué, et de la nécessité de donner quelques clés de lecture.


Jacqueline Cimaz


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Dès l’entrée, l’étonnement s’enroule au visiteur, se répand sur un visage perplexe fouillant du regard l’alignement photographique.

Seul ou à plusieurs, la réaction première, éphémère, stratifie le trait. Variation à même les contours de l’exposition prise dans les rets des yeux curieux.

Front d’images sur fond de traversée, formes inattendues appréhendées rapidement, survolement remontant les deux côtés à pas lents, tenter de déshabiller les images.

Attentivité discrète ou fixée sur le portrait figé dans la trame créative de Camboulive, commentaires intérieurs ou à pleine voix, tous remuent le vif réactif.

Le souffle de l’artiste pulvérise l’attendu, l’appréhende de contemporanéité le temps d’y installer son empreinte.

Présente jusqu’au 3 novembre [3] au temple des Baraques, l’exposition de « toi-moi-vous » échappe à l’idée préconçue pulvérisant celle bien arrêtée construisant autour de l’identité un nouveau langage artistique.


Fatima Mana

[1] cf ces boites empilées, exposées dans les années 90 au Carré d’Art à Nîmes, qui renvoyaient aux cendres et à l’identité des morts des camps d’extermination...

[2] Et non "Moi et les Autres" ("Poèmes et images de 107 enfants", Ecole Célestin Freinet de Bagnols-sur-Cèze. 1998. cf "Poésie et arts à l’école" coordonné par Jacqueline Cimaz, CRDP Languedoc-Roussillon, Montpellier 2002)

[3] ou un peu plus sur rendez-vous, nombre de personnes ayant été empêchées de venir en raison des intempéries. Tel au 0475844725 et donner son N° de tel pour confirmation. NDLR



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Trois temps


Trois temps affiliés à la même action absorbent la temporalité dense du moment et glissent de l’un à l’autre sans respiration. Du montage de l’exposition à l’atelier photo débouchant sur le vernissage, pas de quoi laisser de la tranquillité au temps pour respirer.

Nous avons d’abord circulé sur les alignements photographiques, arrêté l’espace, fait place à l’oeuvre de Sébastien Camboulive pour qu’elle fasse sens, tenter de comprendre la démarche de l’artiste en passant par une mise en situation, autrement dit une application en directe de son processus de création - objet image - appareil photos - ordinateur.


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Un banc, des marques, improvisation d’un studio ; photos en conditions standard. Travail de superposition sur l’ordinateur. De premiers résultats, retravaillés ensuite... Poursuivre, récidiver, poursuivre avec prise de quelques libertés...


Et c’est alors que le non vu à vue comble la visualisation travaillée jusqu’alors à l’interrogation. En plein insaisissable nous percevons ce bout de lumière, partie intégrante de sa création.

Finalement, 142 visages génériques dans le temple des Baraques, alignés à la rectitude géométrique renvoient non seulement un visible inattendu où chacun tente de se reconnaître d’emblée, mais aussi une étendue de traits mis à jour dans la pénombre étudiée par l’artiste.

L’intrigue imbriquée le plus souvent à l’approximation tant la similitude d’un portrait à l’autre est telle qu’elle soulève immanquablement la question : où suis-je ?

De cet alignement de visages, subsistent les traits-traces que seul peut déceler l’artiste. Prenant par le raccourci du souvenir, le photographe imprégné encore de son travail, l’évidence dans les yeux, lance avec certitude un mais vous êtes là !


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Il les a tant travaillées ces transparences et superpositions exposées que l’ardéchois du plateau l’habite encore. D’ailleurs le flagrant saute à la figure de quelques uns, détaillant le portrait trait pour trait, celui-ci renvoie un quelque chose que l’on ne peut expliquer, comme ces appartenances nouées aux accents qui situent la région d’origine.

Assujettie à la curiosité, la trentaine de présents détaille les portraits comme l’on s’approche d’un paysage installé dans le lointain mais que l’on est prêt à découvrir, quitte à en découdre avec sa distance.

Une vidéo boucle en boucle l’oeuvre de Sébastien Camboulive. Il faut la regarder yeux rivés pour y saisir l’imperceptible. Transformation infime, éphémère d’un visage à l’autre, introspection des transparences, déclinaison des traits, bouleversement de l’attendu lisible soudain à l’oeil nu.

Fatima Mana





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Un rendu attendu


Souvenez vous, il y a quatre mois environ, les Rias lançait une invitation, énigmatique pour certains accumulant un tas d’interrogation, mais qui cependant interpellés par la singularité de la démarche, sont allés jusqu’au bout de leur curiosité même s’ils étaient suivis de près par l’hésitation.

D’un pas décidé,vous vous dirigiez vers le studio improvisé de l’artiste, ne sachant pas évidemment à quelle sauce vous seriez manger tout en ayant une vague impression de don de soi mis au service de la création.


(JPG) Et bien aujourd’hui, l’artiste photographe en résidence, Sébastien Camboulive est de retour parmi nous venu nous présenter son travail.

Verra- t-on ce que nous verrons comme l’oralité d’une langue commune, l’émanation d’un point de vue artistique exprimé, conceptuel creusé aux traits devenus matière - regard du dedans de l’artiste ciselant l’initial où coule l’apparence travaillée au corps de la transparence.

Sébastien Camboulive s’appuie sur la force du trait, le force, l’estompe dans l’épreuve, le révèle.

L’arrivée de Sébastien concrétise l’événement en marche avec la préparation de l’exposition, présentée en avant première ce vendredi 15 octobre au temple des Baraques à Saint Apollinaire de Rias.

Comme pour chaque exposition, il s’agit de se réapproprier l’espace du temple. Cela suppose un agencement préparé au millimètre près afin que le visiteur puisse voyager dans l’histoire exposée par l’artiste, de telle manière que sa lecture deviennent rythme à hauteur de l’oeuvre exprimée.

Fatima Mana





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L’atelier dans l’eau

ou la programmation d’un livre en gestation.

Pénétrer dans le mystère d’un atelier de création dans l’eau qui n’a rien du spectacula.

Plutôt quête, recherche des marques et de la marque, de la trace, de la source, plongée dans les profondeurs des temps advenus et à venir.

-  "L’eau, la mer, la mère, l’inconscient," nous dit Anne-Marie Bedoucha ; l’amer noyé d’avant naissance... Certes.


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Anne-Marie Bedoucha pendant son interview


-  "Le cadre, la loi, le père, la structure ;" la réalité... Le cadre pansé et pensé...

Le cadre qui structure, verdicte, endigue... Bien sûr !

Le cadre à ras-d’eau dont l’analyse dans des siècles pourra interroger l’étrange presque-immersion décelée comme en radiographie de fresques de la Renaissance...

Quand le chat d’eau Mystic traque un ambigu mortifère,

Quand le quitch de la couleur vous pète à la figure comme hurlement de détresse.

Encadrer le réel pour le voir, le tenir, cadre ébauche immobilisant le courant - temps d’eau de fleuve côtier si proche de la mer.


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"Jordi Casals s’est approprié le lieu et ses hauteurs végétales omniprésentes, inflorescences spontanées pesant de tout leur poids sur l’espace, comme ces retombées amoncelées en vrac tout autour, revendiquant une part de lumière", note Fatima Mana.


Alors la création affaire de douleur et de cri ?

NON

Affaire de savoir-faire, de recherche, innvovation, de maîtrise sur le maîtrisable, d’ouvertures et savoirs assimilés, d’investigation... Et une puissance exponentielle qui croît quand le champ se réduit.

"D’un endroit sauvage, Jordi Casals en a fait une langue. De la rumeur des remous, il remue ses contradictions d’artiste, imprime au lieu sa respiration, introduit un rythme au hasard, ponctue le cours de la rivière d’arrêt sur cadre qui deviennent champ d’investigations, improvise à l’aplomb de tous ses sens en éveil." souligne Fatima Mana.

La clé de l’extraordinaire densité des cadres-sculptures de Jordi Casals, de la fascination qu’ils insinuent et de prégnance du regard qu’ils imposent sur ce qu’ils entourent.



Atelier eau en marge d’un interview de Jordi Casals
Cliquez sur ce lien si vous voulez aller sur le site de Daily Motion.


Faire un livre sur cette étape-eau du chemin de création de Jordi Casals ? Pas simple. Quelle synthèse non prématurée ?


Vont aussi y contribuer Fatima Mana et ses mots, un courant dépassant les tourbillons de petites mais profondes marmites de géant, le regard-phare analytique d’Anne-Marie Bedoucha, la sérénité-pugnacité réparatrice de Christiane Laroche, la surface planifiante tous rouages huilés, de Joan Casals, et surtout, la marche, les mots et attitudes de Jordi Casals, la force insidieuse et discrète [1] de ses sculptures-cadres.


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Laisser la synthèse au lecteur bien sûr et lui offrir une écriture nécessairement hétérogène, composite, textuelle, visuelle, sonore, une programmation discrète certes [2] mais non aléatoire...


Un livre dont la programmation [3] demandera plusieurs mois de travail.

Un livre fouaillant la création, non le vécu.

"Parce qu’artiste, il fouille les évidences et dénonce la facilité. Des aptitudes mises en lumière, irrévocablement présentes dans toute rencontre d’exception." conclut Fatima Mana [4]


Jacqueline Cimaz



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[1] entre discrétion et discontinuité

[2] au sens mathématique de la discontinuité, cette discontinuité qu’Escher pose en montrant l’impossibilité de sa négation...

[3] non pas pour des raisons techniques même si celles-ci sont indéniables

[4] notes prises lors de l’interview dans l’eau fraiche de septembre...



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DéRêVer avec Julien Blaine à la galerie du Théâtre de Privas.


Découverte de Julien Blaine


Atypique, tel est le qualificatif qui peut-être colle le mieux au personnage. Peintre, photographe, sculpteur et que sais-je encore...

Julien Blaine explore, débusque, interroge, interpelle, revendique un avant-gardisme, le réinvente, se l’approprie.

Dans sa déambulation préhistorique, (performance filmée dans une grotte) il interroge les échos, expulse l’histoire- retour aux sources primitives. Mains aux visage, il creuse l’expression, la restitue.

Julien Blaine dans sa performance évacue l’origine, la réinvente avec les moyens dont il dispose : voix -gestes...

Découverte et cheminement étonnant que la galerie d’exposition du théâtre de Privas met à notre disposition.

Sous le ciel de la création, une rencontre -intervalle -incursion -excursion dans le foisonnement de l’art contemporain. En ressortant du monde de Julien Blaine, nous accompagne l’impression d’avoir aborder une autre langue.

Fatima Mana


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L’invitation, les heures de visite...


PDF - 562.8 ko
Le dossier pédagogique du CCDP. Un dossier très complet.




Avant-garde ? Avant-garde d’aujourd’hui


Dans cette exposition ?


Des tableaux composites, des galets et objets. Des vidéos. Des performances où le son, la collection, la répétition, l’intervention, la création - l’attitude, le pas et la nudité fouaillent un passé-en-grotte recréé ?

La voix, le son...

Blaine... Nous avions vu Serge Pey et ses tomates à Vassieux, nous apprécions le travail de Giney Aymes et ses recherches et créations exigeantes.

Une manière de tenter de fixer l’éphémère - dans "Je rougis" - bien que tout regard soit création ? Donc de recréer du non éphémère à partir de l’éphémère ? Bien sûr en se disant, même discrètement ?


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Dans l’exposition du théâtre de Privas ce n’est pas le cas, la performance et les projections vidéo sur le corps ou sur écrans divers ne sont pas regard sur la performance, ni miroirs de Gala, mais parties intégrantes de l’exposition - comme les cris, les sons - réels ou dans la vidéo. [1]

"...Ce qui est toujours surprenant avec Julien Blaine, c’est en quel sens, loin d’utiliser la musique comme support - ce qui se fait dans beaucoup de lectures de poésie (voire la majorité), où nous avons à faire à deux lignes distinctes, amenant que la musique est subordonnée à la voix - il se mette en dialogue avec le son. Car Pour lui, la musique et sa sémiotique, ses tonalités, est une production de signes du livre de la nature, une poiétique que livre la nature au même sens qu’elle se livre dans la langue qui travaille la bouche du poète. Ce DVD est important car il rappelle cela, et donc en quelque sorte rappelle l’ensemble de sa poétique qui le mène à la naissance du langage." écrit Philipe Boisnard présentant "Je rougis".  [2]


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Au théâtre de Privas, ou, plutôt, à la galerie du Théâtre de Privas, ce que dit Boisnard de la musique est transposable à l’image. Blaine ne se retourne pas en partant mais il sait que l’image est là, l’accueille sur son corps, à contre-mouvement, posant une écriture sonore et visuelle complexe, fixe et mobile, hétérogène et composite, qui englobe et dépasse son jeu et les élements témoins, passages, gués, jalons ou traces... la lumière qui vient et va... ces sons d’infra-langage...


Facilité ? Sûrement pas ! Plutôt lissage d’un long travail abouti - comme pierre polie ou comme ce trait de Picasso inscrit sur la toile après des heures et des heures d’immobilité devant elle.


Une exposition à voir et revoir si possible un jour de performance...

Et bien sûr, donner quelques clés au public, notamment scolaire... en allant à l’essentiel... Savoir que c’est Julien Blaine qui a créé le CIPM en 1989.



href="http://www.dailymotion.com/video/xf1olq_blaine-a-la-galerie-du-theatre-de-p_creation">


Que chacun puisse dire ensuite comme Giney Ayme "J’aime apprendre, ça élargit l’horizon puisque cela démontre que ce que l’on ignore est bien plus vaste que ce que l’on croit connaître." [3]

Jacqueline Cimaz



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[1] Même si après le vernissage, la performance de ce soit là va devenir - elle-même filmée- nouvel élément de l’exposition...

[2] (Julien Blaine et Richard Léandre, Je rougis, ed. Incidences vidéopoésie, col. Le point sur le i #15.)

[3] Entretien avec Giney Ayme à propos de vidéo-poésie



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Le dossier pédagogique du CCDP. Un dossier très complet.
L’invitation, les heures de visite...

Ecritures visuelles, ne pas se perdre en écritures...

Une nouvelle rubrique créée pour -déjà- recevoir les images de Sébastien Camboulive.

Une nouvelle rubrique différente des rubriques :


-  - Ecriture , une rubrique des Rias où il se parle beaucoup de l’Ecriture telle qu’elle s’aborde, aevc des professionnels, en ateliers d’écriture ou lors de manifestations spécifiques telles celles du "Lire en Fête" des trente ans d’Obsidiane...


-  Publications , rubrique des Rias, où il s’agit de nos publications, imprimées ou numérisées ou numériques, et de leur présentation au public ; de l’écriture à l’édition et la lecture, on est là, essentiellement, dans un volet "Médiation".


-  Communication, , rubrique des Rias - en aval de la médiation aux échanges avec un public plus large ou de la médiation à la communication sur l’association et la vie associative...


-  Projets , rubrique des Rias, là, on n’est plus en aval mais en amont, à la source d’un projet ou au point de départ d’un nouveau projet - plutôt à un stade où de qui domine ce sont les expériences partagées en tant qu’elles sont productrices de références communes...


-  Biens communs ?, , rubrique de la Bibliothèque, ou l’écriture comme partage et comme don, l’inter-médiation...


-  Projets citoyens , rubrique des Rias, l’écriture en tant qu’outil ou démarche au service de la démocratie participative, du "donner la parole" à ceux qu’on appelle souvent les "sans voix"...


-   Poésie , une rubrique de la Bibliothèque, où la complexité de l’écriture poétique ouvre comme une évidence la voie à un numérique irréductible au simplement numérisé...


-  Ecriture numérique , une rubrique de la Bibliothèque, où depuis le bel apport de Pierre Ménard à Publie-Net avec un d’Ici là transmedia, on s’est posé la question de l’écriture numérique...


-  - Sciences , une rubrique MAJEURE et très FOURNIE, de la Bibliothèque : de sa genèse à son faux achévement avec les questions subsidiaires qui n’en finissent pas de ricocher, tout le projet Fête de la Science 2009 "Media en quête d’identité", de premières questions sur "papier" ou "numérisé" à une réflexion de fond sur une écriture émergente, hétérogène et composite, qui intègre et dépasse les spécificités de numérique. C’est dans ce cadre qu’on trouve la totalité du travail avec les classes de 6ème du collège P.Delarbre de Vernoux et le livre numérique co-produit ... Les réflexions sur le rapport Donnat, les apports de Guilhaud, Giffard, Kaplan et bien d’autres... On y trouve aussi "Dubost, Dall Armellina, Ménard. Ou communication et création multimedia" , article qui, d’une certaine façon, annonce le projet "Du recueil de mémoire à l’écriture transmedia"


-   Créations plastiques numériques , une rubrique du PAPI, l’image, partie intégrante d’une nouvelle écriture [1]...


-  - Culture numérique , une rubrique relativement nouvelle du PAPI, appelée à une vie intense avec le projet en cours et à poursuivre "Du recueil de mémoire à l’écriture transmedia", , projet 2010 -2ème semestre 2010 -premier semestre 2011...


-   Ecrire avec Internet , autre rubrique du PAPI, constituant le socle du projet développé dans "Culture numérique", un long travail d’approche, de tâtonnements, de réflexion en amont...


-  et Réseaux , rubrique du PAPI ou la réflexion institutionnelle pour le développement de la culture numérique...


-  - une réflexion fondé sur le travail effectué en profondeur et dans la durée en Formations , à ce jour la rubrique majeure du PAPI avec tout ce qui s’est construit dans le cadre de l’expérimentation B2i Adultes, travail initié par une réflexion et des expériences sur l’image (cf l’article "Rébarbatif le B2i ? Que nenni !" Où on parlait déjà de Camboulive...)


Jacqueline Cimaz



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[1] cf à cet égard le compte-rendu des journées sur l’image au Lux, en 2010



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Le bel envoi de Sébastien Camboulive


Réception du travail effectué à partir des 142 portraits :

-  le portrait de l’"Ardéchois" du plateau qu’il retient,


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plutôt féminin, entre deux âges...

-  les 142 Ardéchois réalisés en mettant chacun, à tour de rôle, en tête des superpositions... Un album à voir...

A voir et revoir, en comparant les images des doubles pages ; à la fois une ressemblance évidente et des différences flagrantes pour peu que la lecture s’attarde sur les détails vestimentaires, la forme des épaules avant de remonter sur la forme du visage, des lèvres, des yeux...

Un travail colossal pour appréhender l’identité construite, ressortant de chaque image.

Et si vous comparez l’Ardéchois du Plateau au professeur d’IUFM de Clermond-Ferrand  : la marque du regard de l’artiste et une réflexion suscitée sur unité et différences de l’identité humaine en France à notre époque. Sur les différences intergénérationnelles et interculturelles aussi.


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Une amie me disait : "Ces deux "portraits" sont trop pareils, se ressemblent trop..." sans les avoir rapprochés et regardés côte à côte... Sans avoir avoir effectué une comparaison qui permet de mieux appréhender les différences imperceptibles qui d’un portrait à l’autre construisent l’identité collective et ses légers flous... Ou comment l’art permet de tenter d’appréhender des questions émergentes, des problèmes philosophiques de fond à l’heure du développement et du brassage planétaires...

-  Et enfin, un film vidéo avec le changement de l’image au fil des 142 ordres de superposition, des différences à la limite du perceptible, un son extrêmement intéressant.

Cette vidéo qui ne peut être montrée sur le site, vu son poids, sera bientôt visible au Temple des Baraques lors de l’exposition et à la Bibliothèque municipale de Saint-Apollinaire-de-Rias.

Jacqueline Cimaz





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