Pôle Multi-Média
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Résonnances à l’Ecole des Beaux Arts de Valence
Et là plus concrètement, le volet 2 : "un partenariat avec Alexis Chazard et ses étudiants de l’Ecole des Beaux-Arts de Valence, écritures sur « Camisards / Maquisards » en prenant appui, entre autre, sur le travail de Sylvette Béraud-Williams qui a conduit à la publication de « Entre silence et oubli, mémoire d’un quotidien rural bouleversé » : ateliers étudiants-population, réalisation et diffusion d’un DVD. Et une autre approche d’une identité au cours des siècles."
La genèse de ce projet ? L’écriture et la culture numérique, certes... L’image... Les arts vivants avant... Le constat de ce glissement sémantique camisard-maquisard et maquisard-camisard, nous l’avions fait dès la création de l’association, en parlant avec les gens et puis, bien sûr, surtout, avec le spectacle théâtral "Résistances" de juillet 2006 qui, pourtant, différenciait en trois tableaux :
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Des valeurs qui structurent fortement le patrimoine local et qu’on a retrouvées au cours des 56 entretiens conduits par Sylvette Béraud-Williams dans son travail de cinq années - coupé par une exposition de restitution- et régulièrement accompagné par la Commission Collecte des Rias - travail qui a donné lieu à "Entre silence et oubli- mémoires d’un quotidien rural bouleversé"
Nous sommes allées déposer le livre pour Alexis Chazard à l’Ecole des Beaux-Arts de Valence... Temps d’attente bienvenu pour photographier une architecture qui parle... [3]
Un livre qu’Alexis Chazard s’est déjà approprié...
..."le contenu et les documents sont passionnants"nous écrit-il...
Le lien avec l’écriture transmedia, la culture numérique, allez-vous peut-être vous demander ? Pour nous, il est évident ! Nous avons toujours conjugué scientifique et artistique comme moyens de connaissance - et d’action. Les arts sont pour nous moyens d’investigation du réel, d’appréhension et d’action - parfois avant la verbalisation [4]. Moyens aussi de pouvoir apprivoiser, vivre avec les horreurs de ce monde [5]
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Pourquoi l’écriture numérique parce qu’elle est numérique, échapperait-elle à cette règle ? Serait-elle pure technique - hors sens [6] Si numérique et non simplement numérisée, l’écriture se fait transmedia, l’intéressant n’est-il pas la question du sens ? Moyens inédits, puissants pour des questions fortes et inédites dont les réponses sont à construire et où là aussi l’image ou le composite, le mixte images fixes ou mobiles/sons... peuvent anticiper sur les mises en mots [7] Sinon la montagne n’accoucherait que d’une souris...
Bref le sujet proposé par Alexis Chazard suite à quelques échanges que nous avions eus dans un escalier du Lux lors des journées sur l’image, ne pouvait que nous convenir. L’écriture transmedia pour aller fouiller ce glissement maquisard-camisard structurant les mentalités du plateau depuis des décennies ! Mieux le comprendre et mieux comprendre sa force et son enracinement... [8] Déjà recueillir les mots, et tout ce qui passe dans la voix et tout ce qui passe dans les expressions du visage, le geste, le contexte... Fouiller avec la caméra, le son... Et pourquoi pas l’expression-création provoquée du "dessine-moi" au "jeu théâtral" [9] Une écriture pour avancer dans la compréhension, ouverte sur le présent, ses indices, ses menaces, ses potentialités, ses signes à poser en tant que tels, utiliser et décrypter... Une écriture pour fouailler, comprendre, prévoir, agir... Ecrire c’est faire...
Jacqueline Cimaz
NB. "Résonnances" : pas d’erreur d’orthographe, juste le choix de l’écriture classique ’et ses connotations) retenue par le Littré...
[1] 2ème semestre [2] 1er semestre [3] Pas les Beaux-Arts de Paris, quai Malaquais, en 1958, non plutôt Berlin 2004 Sony Center ... [4] cf le côté "prémonitoire" de l’expressionisme allemand... [5] cf les belles pages de Semprun sur l’écriture et Buckenwald, l’opposition Adorno/Celan quant à l’écriture par Celan de sa poésie dans la langue des bourreaux, avec cette pensée récurrente que peut-être ouvrirait son livre la main qui avait tué sa mère... [6] Existe-t-il d’ailleurs une technique dénuée de sens ? cf la belle réponse qu’apporte à cette question le "Dérelieur" de Yolaine Carlier exposé en 2004 à la Literatur Haus de Berlin ... [7] et d’ailleurs faciliter leur émergence... [8] A ce sujet peut-être quelque chose à chercher dans le livre de Jean-Nicolas et dans la conférence qu’il avait construite à partir de là pour le seul Vivarais ou plutôt Vivarais du Nord et du Sud (texte téléchargeable ci-dessous)... Résistance et révolution de 1789 ? Incendier les châteaux en 1789, les dépôts d’essence allemands en 1943... et des questions plus actuelles qu’il a posées dans son article de "Le feu aux écoles, le feu aux châteaux", un texte inédit, qui pose des questions fondamentales et passionnantes et contribue à ouvrir des perspectives ( N° Hors série d’août-septembre 2008 de "Marianne l’Histoire" "Les grandes rébellions" ). [9] cf ce qui a émergé dans l’écriture puis le jeu du spectacle "Mouvances"...
Du recueil de mémoire à l’écriture transmedia, nouvelles résonnances
Un projet second semestre 2010 se prolongeant éventuellement début 2011 Un projet précisé et enrichi. Dans le cadre de notre action culturelle, axée arts plastiques et culture numérique, de notre action en bibliothèque pour faire dépasser la fracture numérique à une population tout-venant, [1] tout en valorisant son patrimoine par l’écriture et l’image, nous souhaitons continuer notre travail sur l’écriture numérique (et non simplement numérisée) et l’écriture transmedia, en 3 temps entrelacés ou successifs avec :
Tourner mes pages de ce livre numérique, flèche blanche, à droite.
Jacqueline Cimaz
juin 2010
_ [1] Pour notre dernier spectacle théâtral (29 mai 2010), les âges des acteurs allaient de 8 à 86 ans, les statuts professionnels de l’ouvrier de CAT (Centre d’aide par le travail) à l’universitaire en passant par toutes les diversités possibles (ou presque) [2] (cf ce marché de Lamastre où il se parle « patois » jusqu’à 9h30, français jusqu’à 11h et hollandais au-delà...) A vous de lire
D’abord parce que les photos étaient belles, que la neige et l’eau parlent et que ces petits livrets ressemblaient fort à des livres ou cahiers ordinaires... Ensuite cependant, beaucoup de questions : "la différence elle est dans ce lien"... souvent la seule différence. Quand on est sur l’ordi et qu’on clique, on arrive sur le site... Fanny dixit. Et puis il y en trois où on a d’autres liens ; quoi ? Du son, un poème ? L’Ophelia de Rimbaud dit par une actrice, un cadeau de Télérama au Printemps des poètes ; ça c’est chouette, vous tournez les pages et entendez le poème... Juste une trace, quelques lignes dans l’imprimé qui ne font pas partie du texte d’ensemble et soulignent le manque. A voir sur l’ordi, à découvrir de chez soi ou en Bibliothèque. Idem pour les vidéos - une avec le son de l’eau de la source de la Dunière - deux autres sur une même page c’est plus complexe. ![]()
Et l’envie de s’y frotter pour découvrir, aller plus loin.
On est plus dans le "A vous d’écrire !" que dans le "A vous de lire !". L’un facilitant l’autre. Si tout ça est bien modeste, une prise de conscience des bouleversements en cours - bien moins énormes qu’on pouvait le penser - on est presque rassuré... Mais une mesure peu à peu de l’hétérogène et de l’irréversible... A suivre, accompagner doucement - en pesant au besoin -et il y en a bien besoin- sur les choix à faire... Tout ceci n’a pas empêché Mendy et Fanny de dédicacer. Une première pour elles.
On rattrape même les jours fériés à la Bibliothèque de Saint-Apo !
Même si vous êtes surbookée, vous n’allez tout de même résister à une telle détermination, programmée, projetée, structurée ! Effectivement on est vite subjugué par les qualités d’organisation. Des photos choisies, de l’appareil photo numérique offert à Noël. Le choix est pensé, réfléchi, des simulations sont faites ; on réajuste. C’est la perfection qui est visée. Donc, de l’eau - et mouvance, le passage à l’état solide... Et puis mouvances aussi, de ces vagues de neige... On trie et range les photos ; au passage on les améliore. Accentuer les contrastes avec le calque de réglage des niveaux, mais éviter les couleurs criardes qui ne feraient pas neige avec "teintes/saturation". Ces bleus et cyans à remettre à leur place. En même temps on numérote. Après près de 4 heures de travail intense, Fanny consent avec regret à arrêter. Elle emporte un petit portable pour pouvoir écrire chez elle des "légendes" numérotées pour les photos. Quand elle reviendra les porter, elle aura rajouté deux photos dans le livre ; et ce que n’avait fait à ce jour aucun adulte, elle a préparé les images et textes pour 1ère et 4ème de couverture. ![]()
Elle a ses exigences Fanny, comme si elle visait un label qualité ; et elle ne consent qu’avec peine à déléguer le travail de mise en page avec insertion des images, la conversion en PDF puis sous Calaméo - parce qu’elle redescend dans la vallée. Mais la prochaine fois, n’en doutons pas, elle ira jusqu’au bout... Alors comme ça, accessoirement, on parle d’avenir, de Claire Schlenker et d’orientation des filles vers les écoles d’ingénieur... Mais elle a le temps Fanny. La prochaine fois, elle fera -promis- seule la mise en page, les conversions et même l’introduction d’au moins un lien hypertexte sous Calaméo, et qui sait, peut-être d’une petite musique en MP3.
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En attendant, le livre est là, et bien lisible . Il suffit d’un clic...
Ou vue rapide par un seul coup d’oeil malicieux ? Un pas de géant pour une entrée récente dans la culture numérique. Si elle n’est pas sousalimentée l’an prochain, le collège -la 6ème, ce sera un régal. Et si de plus, quelque démarche artistique vient introduire un peu de surprise dans cette conquête très décidée du numérique... Poésure et peintrie ? Numérition et créatique ?... Et un plaisir pour bibliothécaire... Merci Fanny !
Ah oui, et autre chose : on a parlé des autorisations pour les photos. Fanny est allée d’elle-même et seule, voir chacun pour demander les autorisations, même pour un numéro de tracteur -ce qui est parfait... Et accessoirement, quand on se dit que ce monde va mal, c’est très réconfortant de pouvoir se dire, mais ces jeunes avec leurs qualités, leurs capacités d’apprentissage, création et leur détermination, on peut leur faire confiance !
Question à Formavia ...
Intéressant Formavia ! Du solide, du constructif ! L’impression toutefois d’être un peu aux marges, tout en sachant que c’est souvent des marges que viennent les questions qui font avancer... A voir... Formavia, avec sa richesse, un réseau social pour nous ? Un nouveau paragraphe à intégrer à nos annonces culturelles ? Le descriptif du réseau formavia -groupe B2i Adultes, C2i, culture numérique"..." [1] indique : « Il existe 1001 façons et 1001 raisons d’apprendre tout au long de la vie. Apprendre à apprendre forme le terreau des formations de demain ." Et l’auteur innove en demandant à chacun : « ET vous qu’avez-vous appris aujourd’hui ? Et si chacun racontait son expérience et ses usages des TIC ! en formation, nous pourrions croiser nos savoirs. Tout cela est métaphore. Pourtant l’innovation est un mouvement perpétuel qui demande à s’acclimater à la vie réelle. » A partir de là des questions intéressantes concernant la formation, le contenu et la nature de la formation et des propositions de pistes de travail... Où l’on parle de compétences... de Biens communs... ![]()
Nous, dans notre Bibliothèque, avons abordé la notion de Biens Communs en les entendant comme "Biens à offrir", gratuits :
Ce, avec une double visée,
Ce savoir-écrire s’il ne crée pas forcément d’œuvre d’art, parait néanmoins constituer un passage obligé pour l’apprentissage de la lecture des « textes » ou produits transmedia. C’est, semble-t-il, le domaine que nous aimerions travailler aux confins de l’artistique, du technique et du cognitif... Vos avis ? Jacqueline Cimaz
[1] - du presque sur mesure |
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