Les Rias
Sentier d’art

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Plan du Site

Conférence de Gilles Clément au PNR

Une salle de conférence comble ce 31 mars au Parc. Un public jeune, soucieux de la planète et en quête d’une qualité de vie exigeante en ces paysages des Monts d’Ardèche...

La question posée par ce public de la relation entre les créations artistiques qui vont s’y intégrer et un paysage "beau en soi". Une question qui effectivement a un sens. Mais tout dépend de ce qui va se faire !

On n’est pas dans un décor ajouté mais, d’après les explications de Gilles Clément dans l’interrogation par l’art de la géographie, y compris humaine et de son histoire...

Où l’art, s’il est de qualité, est moyen de connaissance et d’action, respectueux d’un paysage qu’il valorise et aide à faire parler pour tous.

Si ce type de travail et ses effets ne sont plus remis en cause pour les Turner, les impressionnistes, ils sont moins évidents pour un art contemporain plus difficile à comprendre, qu’il s’agisse d’arts visuels ou d’écritures...


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1ère partie d’une salle bien remplie...



A cet égard le niveau d’études est capital, le baccalauréat ayant le même rôle qu’avait le certificat d’étude il y a 4 ou 5 générations.
Des remarques qui rappellent quelquefois le "ça c’est du Picasso !" proféré quand un élève en difficulté ne soignait pas son travail (années 50-68). Chacun juge à partir des normes qu’il s’est construites et le niveau scolaire, comme la qualité du travail des enseignants dont on a disposés, jouent un rôle décisif dans la création de ou re-création de normes, de leurs utilisations et de l’appréhension de leur historicité.

Il n’y a pas création possible sans remise en cause des normes existantes par l’invention d’autres normes - ce qui n’empêche qu’il puisse y avoir des critères communs - par exemple entre la poésie de la fin du 19ème et celle du XXIème siècle, mais, heureusement, il y a aussi beaucoup de différences...

Comme il y en a en physique, en paléontologie, en médecine, en mathématiques... Il n’y a que si on ne fait rien que rien ne bouge - ni ne vit...

"Qui n’avance pas recule" dit-on souvent...

Reste que se pose comme à toute époque, la question de la qualité de l’art contemporain de l’époque. Une qualité qui dépend de facteurs intrinsèques...

La question n’est donc pas tant de la présence d’une oeuvre dans le paysage que de "quelle qualité de l’oeuvre", "conçue là pourquoi et comment", et, de "quelles activités médiationnelles" pour que les habitants puissent s’en emparer.

Ensuite tout est possible.

Et quand on voit comment Dassault a investi dans l’art, pour développer - en fonction de critères de rentabilité - les capacités créatrices de ses ingénieurs et techniciens ! Il ne s’agit pas de mécénat mais de visée d’amélioration qualitative et quantitative de la productivité, donc de la créativité de chacun et de tous (et sans doute du savoir travailler en équipe hétérogène).

Il n’y a pas que les pédagogues, psychiatres et universitaires... etc... pour dire que l’art est moyen de connaissance, capital dans la formation de la pensée et construction de soi et la socialisation. Ce pourquoi l’importance se soulignait récemment en Université d’été, de l’action de compagnies théâtrales, d’activités plastiques, d’ateliers d’écriture dans les quartiers populaires ou les campagnes... Partout... En insistant sur les quartiers ou campagnes "défavorisés", parce que c’est là que la baisse des subventions aux structures culturelles s’avérait la plus castastrophique pour les populations (et, en conséquence pour l’ordre public !) Et on pourrait ajouter pour le pays, l’Europe et tous les continents de la planète-Terre.

En ce sens on peut penser que ce projet du PNR des Monts d’Ardèche, s’il en a les moyens - budgétaires, artistiques, théoriques et médiationnels suffisants - peut avoir des conséquences éducatives, cognitives, sociales et civilisationnelles importantes pour toute la population ardéchoise, lozérienne ou gardoise du secteur, ou d’ailleurs, de tous âges et toutes conditions sociales.


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Où l’oeuvre doit faire bon ménage avec les vaches. Des images de Gilles Clément qui appelaient les auditeurs du fond de salle à se déplacer pour mieux les voir.



Contribuer au développement de l’autonomie, de la créativité de chacun, de ses actions pour développer la vie d’un territoire soucieuse de celle de la planète... Un jeune public exigeant, à ne pas décevoir, ce qui suppose qu’il y ait contact avec les artistes, écoute mutuelle, et réflexion philosophique.

D’immenses possibilités ont été dévoilées, reste à réaliser en faisant toute sa place, à côté des du travail artistique et en liaison avec lui, à l’information, la formation et l’écoute de ce jeune public.

Du fragile certes, mais aussi du passionnant, d’autant que l’importance de la mobilisation des jeunes montre l’importance d’exigences qui, loin de rejeter le projet cherchent à améliorer au maximum sa mise en oeuvre.

Jacqueline Cimaz,
représentant Les Rias, avec Nicole Durand
Où nous avons aussi retrouver les amis Pourchaire qui nous ont initiés, in situ-s (à Jaujac et Saint-Apollinaire-de-Rias), au Parcours d’art.






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Les paysages du Sentier d’art ? Un long passé dévoilé par Bernard Riou, paléontologue...


-  Après être venu il y a quelques mois pour découvrir le parcours in situ, Bernard Riou, dans sa conférence, ce 25/03/17, montre la vie du lieu, dans sa globalité, en multiples ères - et à l’échelle planétaire...

LSentier d’art des Rias-> http://enattendantlamer.fr/] donc, classé en 2015 au patrimoine européen de l’art contemporain du XXI ème siècle, est, de plus, Echappée du beau projet du PNR des Monts d’Ardèche sur la ligne de partage des eaux

Il est aussi Parcours de randonnée... fort bien balisé par une équipe qualifiée et vigilante, animée par Jean-Marie Mengin, avec Régine Froment et Marceline Moulin, équipe à laquelle ont également participé, pour diverses tâches, Robert Taconnet, Michel Cimaz... Des cartes du trajet et descriptifs du balisage sont à disposition à la Bibliothèque/EPN de Saint-Apollinaire-de-Rias, en mairie, et, à Vernoux, à l’Office du Tourisme ; mais ils peuvent aussi s’imprimer à partir du blog dédié, au Parcours de randonnée.

Les artistes concernés dans cette aventure commencée en 2009 et sans doute inachevée, sont, par ordre chronologique d’entrée en scène :
-  Régine Raphoz (Carrefour des Résistances),
-  Martine Diersé (Eoliens et Mouvances),
-  Sébastien Camboulive (l’"Ardéchois d’ici" et les "Papillons verts"...) salle des Baraques...
-  Pablo Garcia (Demain c’est loin", oeuvre en cours de réfection car trois fois vandalisée et/ou volée) Et une armoire/installation active, qui fait beaucoup parler ( également en grande salle des Baraques...)
-  Et bien sûr, l’auteur du ponton "En attendant la merr", tête de réseau numérique du Parcours d’art - Didier Tallagrand, dont d’autres oeuvres sont également exposées en salles des Baraques, sans omettre un très beau et dense jeu de cartes - oeuvre réalisée après travail de création de masques avec la population - visibles aux Baraques - comme l’oeuvre/brochure "Rébellions & révoltes en Vivarais sous l’Ancien Régime", sur un texte de Jean Nicolas, Images de Didier Tallagrand. Un beau livret d’art. A noter en outre un modeste livret imprimé par nos soins, mais riche des réponses à interviews de Jean Nicolas et Didier Tallagrand. Où ce dernier précise sa démarche artistique  ! Une riche & rare explicitation obtenue grâce à la ténacité d’Ophelia Escriu. De l’inédit, très intéressant ! Chaque oeuvre est présentée en blog spécifique. Tous sont accessibles à partir de la tête de réseau numérique du parcours "En attendant la mer.fr" & également du blog "Faire du numérique un Bien Commun"...


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Actuellement en cours, le beau projet de Sébastien Camboulive, "Le privilège d’être vivant" (cadre "Echappée" du projet artistique sur "La ligne de partage des eaux", porté par le PNR des Monts d’Ardèche.. Une exposition prévue tout l’été aux Baraques (vernissage le 4 juillet, avant celui du Projet du PNR sur la Ligne de partage des Eaux qui aura lieu le 7 juillet)

La découverte du projet du PNR nous a fait appréhender plus fortement les liens entre art contemporain et géographie... Nous les avons abordés à partir de nos préoccupations pour la planète, avec ces bouleversements climatiques engendrant montée des océans et phénomènes paroxystiques. C’est à partir de ces derniers que Sébastien Camboulive a conçu, en autre domaine, exclusivement artistique, le projet " Le privilège d’être vivant " en cours... A découvrir le 4 juillet...

Ensuite ? Toujours préoccupés par les bouleversements climatiques engendrés par une activité humaine peu soucieuse de la planète et intervenant sur la géologie même de la terre, nous avons pensé le rétrécissement des terres habitables et l’augmentation des migrations... Une visite très riche en un atelier d’écriture et édition - des publications fouaillant ce devenir avec cartographies des îles des Rocheuses aux USA, de Monserrat en Catalogne, des Pyrénées, Alpes et Massif Central en France...

Et s’est imposée cette image de terres réduites en îlots, sinon terre(s)prison ou îles-prisons (pour migrants climatiques réfugiés que nous serons tous ?)....

Comment alors ne pas en parler à un artiste connu travaillant sur les prisons ? Nous en avons pris contact avec Nicolas Daubannes après visite de son exposition au Château des Adhémars de 2015 et lors de rencontres à Angle. Il y pense depuis plus d’un an. Nous espérons avoir quelques subventions pour mener à bien ce projet en 2017-2018... A noter qu’en 2016, 42% des recettes des Rias sont issues de dons de sponsors privés, notamment, mais non exclusivement, de retraités...

L’art moyen de connaissance, fouillant le réel... nourrissant réflexion et action ?


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Alors, nous direz-vous, mais quel rapport avec la venue de Bernard Riou, paléontologue ? (Après celles de Nicolas Parrain sur les forêts, le bois, de Bernard Seguin, sur le climat interrogé à partir de la culture de la vigne... comme en hommage à Leroy-Ladurie...)

Le rapport ? Pardi, l’anthropocène ! L’anthropocène ? C’est quoi ? Une ère géologique, une nouvelle ère géologique caractérisée par le fait que l’activité humaine intervienne dans la vie même de la planète et puisse l’anéantir.

Les savants les plus sérieux sont inquiets ; la question se pose, lancinante : la fin de l’anthropocène ne sera-t-elle celle de toute vie sur terre ?

Les derniers GIEC ont posé des seuils de réduction draconiens de l’activité humaine polluante qui fait monter les émissions de CO2 et de méthane lesquelles entrainent les bouleversements climatiques.

Malheureusement de nombreux pays, dont de grandes puissances, ne les respectent pas. Des îles du Pacifique vont disparaître comme de grandes étendues de banquise...

Il ne s’agit pas de prévisions fantaisistes mais de recherches sérieuses, même si ce qui en ressort reste difficile à concevoir...

Les artistes perçoivent des indices et l’art fouaille le réel, établissant des relations avant que les sciences ne les prouvent (cf l’intervention de Bernard Stora au Vernat il y a quelques années...)

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Voilà qui explique la venue de Bernard Riou, paléontologue. Les raisons de celles-ci sont multiples.

-  il faut connaître le passé pour comprendre le présent et imaginer l’avenir. Le remarquable travail du Bois du Four, travail scientifique, a été et est toujours pourvoyeur de connaissances...
-   connaître le passé et comprendre le présent aident à imaginer le futur... et à pouvoir agir sur son devenir... L’anticipation exige les connaissances... Entre identification et datations de fossiles-preuves, renvoyant de plus à un vécu local...

Entre découverte des ères passées, de celles où notre plateau était profondément enfoui dans les profondeurs marines...

Comprendre et faire comprendre que la planète a une vie, bien antérieure à la vie humaine, et que celle-ci, si on n’y prend garde, peut avoir une fin, comme toute vie animale ou végétale - que ce risque est là aujourd’hui et qu’il y a urgence...

Pour résumer l’immense richesse de l’intervention de Bernard Riou On pourrait dire tout simplement que le naturel avec lequel il pose les étapes intriquées du passé de notre planète prouve que celle-ci a une vie, indépendante de la vie humaine, et qui suit son cours, à son rythme.

C’est tout.

Mais cela suffit pour que chacun puisse mieux concevoir qu’on est à une bifurcation ; puisqu’aujourd’hui l’activité humaine peut modifier ce rythme et qu’une humanité jouant les apprentis-sorciers peut même anéantir toute vie sur la planète-Terre.(cf interviews 2016 en côte atlantique )

Sans effleurer cette question, en faisant simplement connaître de manière claire et précise le passé de notre planète et les traces en fossiles de vivants - animal et/ou végétal - sinon géologique - (ces plaques tectoniques qui se déplacent, se chevauchent...) il a permis à chacun, suivant l’avancée de ses réflexions et questionnements actuels, de mieux prendre conscience des fondements scientifiques de la vie planétaire et de ses fragilités.

Contenus remarquables, énoncés clairement, avec des outils pédagogiques bien faits et attrayants, mettant le plus complexe à la portée de tous. Une approche à la fois systémique et chronologique donnant à chacun les bases nécessaires pour construire sa vision d’un monde toujours évolutif sur lequel tous et chacun interviennent.

Cette année 2017, notre fête de la science pourrait conjuguer deux thèmes - approfondir l’appréhension de la vie de la planète (avec Bernard Riou -paléonthologue) et, par le biais de l’intervention soignante, celle de la complexité de la vie, y compris animale, ce avec Pierre Froment, vétérinaire alternatif et auteur.

Art et sciences. Appréhension du réel et construction de connaissances. Deux démarches liées et complémentaires.

Merci à Bernard Riou pour la richesse de sa prestation - introduction aussi à une réflexion philosophique qui soit de plus en plus accessible à tous.

Jacqueline Cimaz

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Cri écrit civique reçu cette nuit du 11 au 12/09/2015 à 5h47...

" Bonjour,
Voici un article traduisant mon indignation face au vandalisme de l’oeuvre de Pablo Garcia.
A toi de voir si il peut être mis en ligne ou pas, l’important pour moi étant de prendre position face à la connerie.
A bientôt peut-être"

Merci à toi Fatima et à quand tu veux...ou peux...
Ne pas publier ton texte ? Quand, dans la marée montante des témoignages de soutien, certains silences laissent pantois...
Pablo sera là cette semaine pour préparer son exposition qui sera inaugurée samedi 19 à 19h aux Baraques, dans le cadre des journées européennes du patrimoine...



D’une œuvre à l’autre...
Parallèle incontournable entre « le vagin de la reine » d’Anish Kapoor et « Demain c’est loin » de Pablo Garcia. Pas plus tard qu’hier pour l’œuvre de A. Kapoor et il y a peu pour l’installation de P Garcia, des récidives similaires quant au pas franchi, ne laissant qu’une empreinte - celle des bas instincts de la connerie. Pourquoi ces actes gratuits ne renvoyant même pas aux vandales la dimension de leur gestes primaires ?
Ce n’est pas parce qu’on ne comprend pas une démarche artistique plantée au beau milieu d’un espace commun, que certains s’arrogent le droit de faire n’importe quoi !
Mesurent-ils les retombées, puériles et vaines de leurs gestes, face aux résistances d’ici et d’ailleurs - on ne tue pas la liberté d’expression qu’elle s’appelle Charlie ou Demain c’est loin !

Attaquer l’art, l’une des nombreuses voies de la connaissance permettant de nous construire et d’alléger le monde, n’aura servi qu’à conforter cette action de résister, séculaire et oh combien représentative d’une Ardèche qui n’en finit pas de nous étonner, tant ses résistances patrimoniales et contemporaines y sont implantées.

Si rassurantes résistances face aux amalgames faisant la part belle au n’importe quoi, comme la réaction de ce maire de l’Isère devant la situation désespérée des réfugiés, tonitruant qu’il n’acceptera sur sa commune que des Chrétiens parce qu’eux ne sont pas susceptibles de décapiter leur patron.

Nous devrions nous souvenirs qu’à une époque pas si lointaine, c’était le juif qu’on traquait. A qui le tour demain ?

Fatima Mana





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Merci, merci infiniment...

à tous ceux qui, sous des formes diverses, nous font part de leur indignation, de leur soutien, suite, après un premier vol, à une vandalisation de l’oeuvre "Demain c’est loin" de Pablo Garcia, vandalisation à laquelle le public a attribué une odeur nauséabonde...

Pourquoi ?

Ceci sans doute pour plusieurs raisons :

-  d’abord parce que la nouvelle s’est diffusée quand les medias passaient en boucle l’annonce de la vandalisation de l’oeuvre d’Anish Kapoor , "le vagin de la reine", au château de Versailles...

-  ensuite parce que j’ai, moi-même, en prenant appui sur le travail des commissions "ethnologie" et "histoire" de l’association Les Rias avec Eva, Michel et Claire Schlenker, participé, plusieurs années de suite, à Saint-Agrève, à l’information des scolaires sur les persécutions des personnes dont la famille pouvait être d’origine juive et sur l’accueil effectué, au risque de sa vie, par la population du plateau... [1]


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L’oeuvre 1ère utilisée par Angle...


-  enfin parce que nous avions choisi, en commission "sentier d’art" des Rias, de mettre une oeuvre à Chanalettes, près de ce carrefour qui mène à Monchal, hameau de Saint-Basile où se réfugia la famille Schlenker - après dénonciation à Saint-Apollinaire où la cachait Lydie Chapus, et avant de devoir quitter précipitamment cet abri, de nuit, pour La Clu, au fond des bois, à Saint-Michel-de-Chabrillanoux, quand une autre dénonciation s’annonçait...

Relire le livre de Sylvette Béraud-Williams "Entre silence et oubli", et revenir sur ce temps, lourd et douloureux, où se sont peu à peu construits les moyens de l’identification certaine de la maison de Monchal où était la famille Schlenker à Saint-Basile - après des mois sinon des années de recherche.

Relire aussi le texte de Pablo Garcia où il évoque la non signalisation sur l’autoroute Narbonne-Bordeaux, du camp de Bram où furent parqués nombre d’espagnols de la Retirada quand les franquistes et leur légion Condor, écrasèrent la République espagnole, déjà victime de la politique de non-interventation. "Guernica", immortalisée par Picasso, où les nazis firent de premiers essais préparant la guerre de 39-45.


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Enrichissement en point 7 par activités de médiation très jeune public


NB. Un public fasciné par les "Papillons verts" "des l’eau...de l’eau !


La force de l’art. ce que soulignait Thierry Raspail, directeur artistique de la Biennale d’art contemporain, il y a quelques jours, à Lyon, lors de sa présentation aux professionnels. L’art moyen de connaissance, et construction de savoirs comme la science. Par des voies différentes, permettant souvent d’appréhender des phénomènes non encore verbalisés ni constitués en objets d’études scientifiques. (cf l’intervention de Bernard Stora aux Rias, il y a quelques années...)

Nous avions décidé avec Pablo de conserver l’oeuvre vandalisée telle quelle, la vandalisation devenant partie constituante de son sens, avant de savoir que Kapoor serait vandalisé et allait prendre une décision similaire...

La commission "Philosophie" des Rias, qui vient de se créer, avec le projet, notamment, d’aller plus loin dans l’analyse du numérique et de l’automatisation de la société [2] se penchera certainement aussi sur l’antisémitisme et tous les racismes [3]-quels qu’ils soient- et sur leur poids dans la réflexion nécessaire et urgente quant à un "accueil" des "migrants" qui nous renvoie aujourd’hui aux heures les plus sombres de notre histoire.


Pablo Garcia sera là sous peu pour installer son exposition de restitution de résidence dans le cadre du projet "Mémoires de clandestinités" Une 1ère restitution a eu lieu à Angle-art contemporain, de Saint-Paul-Trois-Châteaux, dans le cadre du partenariat établi entre Les Rias et Angle. Elle sera retravaillée pour Les Baraques.


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cadre "Journées européennes du patrimoine", 2015



Inauguration prévue le 19 septembre à 19h aux Baraques, dans le cadre des Journées européennes du patrimoine, le parcours d’art de Saint-Apollinaire-de-Rias s’inscrivant dans ce patrimoine européen du 21ème siècle.

Jacqueline Cimaz



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[1] cf le site de la FOL, il doit même y avoir encore l’accès possible à une vidéo...

[2] cf Bernard Stiegler, "la société automatique"(Fayard ed.)

[3] et sexismes"

Les panneaux s’avancent

avant la belle saison.

Une organisation et un travail de préparation remarquables effectué par Marie des Ponts, en liaison avec Régine Froment.

Si bien que le groupe progresse rapidement...

Encore du travail en perspective pour une tâche aussi soignée et précise...

Mais on commence à bien voir où on va...


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La signalétique "parcours d’art" s’avance...





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Après l’expo Diersé, les installations...


Nanette Fert et ses frères, venus pour préciser le passé de leurs parents et le leur - et celui des collégiens et de Vernoux, et de l’école du milieu du 20ème siècle, ont découvert l’exposition Diersé, d’où l’envie, d’autant qu’ils aiment marcher de découvrir le parcours d’art.


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Un temps admiratif et festif aux Eoliens dont les orgues chantaient au vent du midi... Avec bien sûr, l’essai des sifflets.

Ensuite, "Mouvances", la stèle à la source de la Dunière. La mer y a été entendue...


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Des oeuvres appréciées, un nouveau regard sur l’exposition...

Des échanges riches et chaleureux...

J.Cimaz



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Des étrangers sur le sentier

Travailler des yeux leur présence cheminante sur le sentier d’art, ramasser de plein fouet les réactions suscitées et dispersées autour des installations, dans les herbages de la curiosité, la balade traverse souffle coupé l’inattendu.

Enduit de surprise, au pied des sculptures se glisse l’étonnement quand s’imprime collines et vallons enjambées du regard - De la Dunière, apercevoir le Ventoux, des pas traversiers décrivent bouche bée le tout près soudain à portée.

Au premier plan la beauté des choses simples.

Plus tard, sur le retour, le parcours rappelle aux randonneurs d’un jour, qu’entretissée de volonté, la ruralité a elle aussi ses points du monde qui s’écoulent d’un pays appuyé sur ses racines d’où partent d’autres racines nouées à la volonté de le faire vivre.


Fatima Mana


Nadia sentier d’art - 24.3 ko
Nadia sentier d’art



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Nadia sentier d’art

Naissance d’un parcours d’art


Les installations plastiques - Carrefour des Résistances, Eoliens- orgues et sifflets, Stèle "Mouvances", existent. Ici chacun sait aller de l’une à l’autre, et a sa représentation de l’itinéraire.

Mais ce jour où les panneaux prennent formes et couleurs, où l’on précise les textes a minima, leur calligraphie, où l’on croise son vert, surgissent de tout cela un nouveau regard, une nouvelle entité et une identité précisée.

Le parcours s’esquisse en tant que tel.

La forme fait sens.


Par ailleurs, la lenteur s’impose - revendiquée, non comme temps vide et perdu même si elle demande toujours plus - et beaucoup plus - de temps, mais comme espace d’échanges, prise d’avis, essais... durée de la maturation, de la décision et transformation.


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"Plus de travail", comme cela se dit parfois ? Oui et non. Non parce qu’il ne s’agit pas de tâches autres répondant à d’étrangères finalités. Oui, effectivement, parce qu’approfondir, affiner, s’informer, réfléchir, demande nouvelles investigations et nouvelles réalisations-réponses.

On pourrait s’interroger : "n’en fait-on pas trop ?" ou "ne perd-on beaucoup de temps aux Rias, on est débordé, on pourrait faire moins"... ou constater "On en fait toujours davantage"...

Ne suffirait-il pas d’écrire au pinceau sans se poser de problèmes d’homogénéité, de calque, de gabarit... ? De suivre son inspiration plutôt que d’aller chercher midi à quatorze heures ? [1]

Où se vit intensément avec ces panneaux et le fait qu’ils fassent émerger un nouveau niveau de réalité, la nécessité de se donner le temps et de faire ce qu’il faut faire pour bien faire.

Ces piquets portent effectivement un nouveau concept.

Une fois de plus, le parti qui se prend et s’assume, de privilégier la qualité aux dépens de la hâte, va demander la durée...

D’où cette impression mêlée de frustation parce que des problèmes restent à résoudre qu’on a fait apparaître et de richesse, dûe à la qualité de ce faire-ensemble exigeant. La démarche habituelle vécue dans un domaine nouveau et inédit.


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La création d’un design qui... "La mise en forme et en écriture (qui va) déterminer le mode de transmission et d’appropriation des contenus." [2]

Un temps partagé d’une grande qualité. Richesse, convivialité, mais aussi la fatigue dûe à l’authenticité de l’implication dans la réflexion et la réalisation.

Un moment partagé d’une grande qualité fondé sur le travail exigeant, en amont, de repérage, d’analyse et d’organisation effectué par Marie de Ponts et Régine.

Jacqueline Cimaz



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[1] ...la violence intérieure, laquelle violence est en branle quand est décidé d’écrire le poème qui exigera violence pour l’aller chercher, en connaissance d’une hyper présence de la nécessité, mais vague et floue, informe, par conséquence insatisfaisante, alors aller pour trouver une pleine disposition de ses moyens ;"... écrit Jean-Pascal Dubost sur son blog ve 6 mai...

[2] cf présentation par A.Lantenois et G.Rouffineau de la journée du 17 mai à l’ERBA de Valence "Histoire et transmission : un enjeu du design graphique ?"



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Sentier d’Art,


Alea jacta est !!!!!!!

Mercredi 6 Avril, sous un soleil radieux et un air printanier, Robert, Régine et Marie, crayons, cahiers et numérique en mains sont partis du Carrefour des Résistances pour reconnaître le tracé du sentier d’art.

Il convenait de choisir l’emplacement des poteaux et panneaux directionnels, de situer les carrefours et changements de direction et de définir le sens et les textes de signalétique.

C’est un parcours qui offre à mesure de la montée divers points d’horizon :

-  Plateau de Vernoux
-  La traversée du village de St Apollinaire de Rias (Eglise) et
-  en montant vers Combier panorama sur Le Serre de la Roue, Chateauneuf de Vernoux, St Julien le Roux, et
-  au loin le Mont Ventoux, les 3 Becs et le Massif du Vercors.

Passages dans des forêts de feuillus et résineux pour une découverte émouvante des Orgues éoliens de Combier et la vue des montagnes Ardéchoises en toile de Fond.

Une réunion de mise au point a eu lieu Jeudi 14 avec M.le Maire et Mme la Présidente.

Les poteaux et panneaux sont en fabrication...

Une autre journée de reconnaisance est prévue pour le kilométrage du trajet et sa durée en temps.

Une prolongation jusqu’à la stèle de la Source de la Dunière est envisagée.

Marie des Ponts.


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Une réunion studieuse, réfléchie, argumentée... Revenir sur les embranchements, entre photos et cartes, penser à ce qu’il faut dans un sens et dans l’autre, au piéton et à l’automobiliste, se référer au cadastre et à la connaissance qu’a chacun du terrain - et puis à l’expérience et aux savoirs des randonneuses... Le choix des couleurs - tenir compte de la lisibilité, de l’identité propre du parcours et de sa différenciation, des harmonies de couleurs... De la faisabilité aussi, mesurer, estimer, évaluer...

Un travail d’équipe sérieux, approfondi, solide. Emergeant du divers, la cohérence se construit peu à peu...

Jacqueline Cimaz



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Exemples de panneaux glanés en cours de route...

L’article de Fatima Mana :

"Parcours et balisage sur fond de sentier d’art"

Sur fond de sentier d’art et de signalétique, Marceline, Régine et Robert ont transporté les chemins de randonnées jusqu’à la Bibliothèque/PAPI, déposant le parcours et son balisage sur la table à palabre.

Des panneaux coupés au centimètre près de la précision visuelle, baliseront les couloirs de verdure, allégeance saisonnière de la sauvagine aux genets, étreinte printanière.

Michel Cimaz, maire de Saint Apollinaire, cadastre des yeux son pays et le racine, arpenté aux quatre saisons, le connaissant comme sa poche.

Photos à l’appui, les panneaux sont plantés aux endroits délimités par la somptuosité du paysage.Point de départ acquiescé unanimement, le Carrefour des Résistances. De l’aller-retour bouclé en tour ou demi parcours, le choix appartiendra au randonneur errant au vent de l’inspiration du moment. Signaler le sens et son envers, objet d’un départ, d’une arrivée, l’avancée du projet vient d’installer son pas de géant sur la réalité.

A deux doigts de l’été, les panneaux seront préparés en atelier après avoir subi le savoir-faire de M Catalon. Notre trio randonneur a parcouru le sentier, le couvrant d’une efficacité sortant l’ordinaire des sentiers battus, taillant l’illisible et pourtant si concret d’un lieu balisé tout simplement au faire ensemble.

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Quelques étapes de la succession d’emplacements potentiels de panneaux...






































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Rando/signalétique


Régine, Robert et Marie ont arpenté le sentier d’art carte, papier/crayon en main pour déterminer les besoins en signalétique et les mieux d’implantation.


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Une profusion de photos, notes et croquis.

Un travail approfondi sur lequel reviendra Marie des Ponts.





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Monumentalisation des Eoliens


Un tout autre abord leur donne une autre situation, un autre poids, une autre densité.

Presque un air officiel.

Combier oeil de mégapole rurale des années 2050 ?


Que s’est-il passé ?

Un débroussaille alentour qui les situe à l’esplanade des grands capitales su monde, en bout de pelouse...


Photos Michel Cimaz qui en a perdu les vols d'oies qui traversaient le ciel... (JPG)




























L’auteur de cette métamorphose ?

Demandez à Cécile Risson ! Fanny a juste vendu la mèche avant de partir vers d’autres infinis.

Jacqueline Cimaz





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Une balade contée sous un soleil estival.


Première d’une série proposée par l’OT, la balade contée de Saint Apollinaire de Rias a compté pas moins d’une quarantaine de personnes.


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De 3 ans1/2 à ..., la plupart touristes, résolument décidés à découvrir des paysages à couper le souffle au sortir des chemins délicieusement boisés les protégeant d’un soleil fanfaron attaquant au moindre découvert, et sans distinction, de ses grandes coulées de lumière, les promeneurs.

Nicolas Garousse, technicien de l’OT, ouvre la marche, carte en main, tracée au cordeau de l’implication citoyenne par Michel Cimaz, maire de la commune, qui n’a pas hésité à débroussailler des chemins écroulés d’herbes folles pour que le monde puisse la traverser en toute quiétude.


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Emmanuel Torlet, conteur, convoite l’ombre tapie dans de douces anfractuosités paysagères et installe son histoire en différents points du parcours. Dès ses premières paroles, un cercle de silence l’encercle. Les enfants, happés par la profondeur de la voix conteuse sont immobiles, figés, atteints de plein fouet par l’histoire. Au milieu des bois, s’en donne à coeur joie l’imagination ouverte parfois au vent de la peur qui fauche de frissons l’enfance à l’abrupt du conte raconté.


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L’arrêt aux orgues de Combier est une étape appréciée par les randonneurs, d’abord parce qu’ils ont les ¾ du parcours dans les jambes, une réalité incontournable, d’autre part, l’étonnement habite leur visage et réveille curiosité et intérêt. Les commentaires vont bon train, distillés dans la bonne humeur.

Mais pas un pet de nonne pour un peu de vent, histoire de les entendre émettre un son, même plaintif. Enserrées dans la platitude d’une bise fatiguée, leur mutisme momentané déconcerte certes mais laisse aussi la porte ouverte à l’idée que par grand vent, leur tonitrument habite totalement l’endroit.


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Cinq haltes ont jalonné le parcours pour une histoire à dormir debout. Les randonneurs ont pu constater aussi que l’une des particularités de notre pays est que régulièrement, même lorsque l’on descend une pente vive, on finit par monter.

C’est un groupe entier qui fait provision de convivialité au retour, devant le pot de l’amitié offert par la municipalité.

Fatima Mana





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Un sentier d’art et une balade contée


L’objectif de Nicolas Garousse, technicien/animateur de l’office de tourisme du plateau de Vernoux, en venant à Saint Apollinaire de Rias, était de s’approprier de visu le sentier d’art en évolution constante de l’association « Les Rias ».

Son objectif étant la préparation de la première balade contée de l’année, organisée par l’OT. Elles traverseront l’été tous les quinze jours, alternées par les lectures estivales et ce, chaque mercredi. Ces opérations se dérouleront alternativement sur toutes les communes du plateau.

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C’est avec l’intention retournée de faire découvrir nos paysages ardéchois aux touristes et de délimiter l’imprévisible éventuel, que Nicolas Garousse et Michel Cimaz, maire de la commune de Saint Apollinaire, se sont penchés sur le cadastre pour fabriquer un itinéraire passant par le lieu incontournable des orgues, situées sur le sentier d’art.

Tous deux débuissonnent les chemins et préméditent les conditions idéales d’une balade réussie. Ne restera plus qu’au soleil à faire son travail estival.

Fatima Mana

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NB. A noter que Nicolas Garousse a été le 45ème visiteur d’une exposition marque-pages dont il a apprécié la qualité.





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Quand s’eilèvan e s’envolan las nèulas dau sentièr d’art




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Orgues éoliennes haubannées de Combier sur lieu de passage vers les Assemblées...

Les "Sonailles", comme disent les riverains, se sont tues, vaincues par le gel des hivers.

Une oeuvre d’art va leur succéder avec des terres plus actives ou activables par les passants, des socles prêts à accueillir des orgues de bambou à faire hiverner de Toussaint à Pâques... Martine Diersé s’y emploie, et Nicole Bertholon est en quête de bambous beaux et pas chers.


Résistances et le "Carrefour des Résistances" de Régine Raphoz.

Au carrefour de résistances croisées au fil des siècles, la belle oeuvre de Régine Raphoz, emblématique, et son succès populaire.

Œuvre passeur d’art contemporain soignée par riverains et passants, un Bien Commun...


"Mouvances" stèle de Martine Diersé convoquant des steppes sibériennes comme mers moutonnantes et figées à la source de la Dunière.

La stèle émergera au dégel sans débâcle... Bientôt ?


"Résonnances" en trois temps comme valse d’Aragon ou valse brune de l’accordéon de Régine...

-  1er temps : installation de l’oeuvre dispersée de Didier Michel, sémaphore renvoyant l’écho de Carrefour en Stèle en passant par les Orgues...

-  2ème temps : temps vidéo

Du recueil de mémoire à l’écriture cinématographique, construire et réaliser un film à partir de la réouverture d’un chemin inutilisé pendant des décennies - un film qui sera une oeuvre collective, réalisée en atelier avec Laura Monnier, de Lussas.

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Intervention possible dans ce cadre de Christian Bontzolakis pour mise en scène éventuelle de groupes dans le film.

Et un travail plus personnel de Laura Monnier : l’appréhension avec la caméra de performances d’artistes, de cet insolite pas si insolite que ça avec ces ruraux profonds qui soignent les oeuvres, les protègent de fil bleu, se les sont appropriées, bref ne sont pas conformes aux pré-jugés... L’exploration de tout ça par la caméra de Laura, jeune diplômée en "documentaire créatif", avec son appétit, son respect et sa tendresse pour les gens - L’"Être ensemble" avec l’art contemporain, chez nous, et l’articulation labourée entre Mémoires - et pas n’importe lesquelles ici - et création actuelle.

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Et quelques interventions éphémères, in-situ, avec Aurélie Ranc, originaire d’ici,

ou en bibliothèque avec Adine Duval.

C’est le projet qu’ont reçu ceux qui nous aident, un projet qui, il y a une semaine, s’arrêtait là.



Mais voilà que depuis tout s’est emballé.


Message d’Arzel Marcinkowski évoquant "Ecritures de lumière" - appel à projet ministériel géré par la DRAC - et invitant les structures de diffusion d’arts plastiques du département à y répondre.

Lecture ou relecture du texte à la lumière de ce message - la photo bien sûr était dans "Résonnance" transversale toujours présente...

Réponse à l’appel à projet - Laura et Aurélie, et les quatre autres d’Arles...

Et évidence aussi de s’adresser à "Ville Ouverte". Camboulive

"et Camboulive tu nous en parles on connait on a même travaillé sur ses oeuvres pour le B2i et il est sur le site" "j’ai vu quelque chose" "ça me dit..."

Téléphone et mail et un beau double projet qui tient la route ou le sentier et se rajoute en volet 3

Dossier à la DRAC envoyé- à renvoyer CG et sponsors -

intéresse

chercher scolaires intéressés - trouvé déjà groupe-ados-sympa-et-sans-problème-de-transport-pour-travail-sur-sentier-d’art - on continue -

education nationale - attendre fin des vacances


Et même échanges de rêves avec dame de DRAC - pour un après d’arts numériques et Lux - quand s’eilèvan e s’envolan las nèulas dau sentièr d’art comme feuilles quadrillées au vent de la Fayolle

Ce qui ne serait plus "Résonnance" mais autre chose

Alors ?

alors, pour le moment, finir Mouvances, et Résonnance sur la lancée, avec ce...




-  3ème temps rajouté, le volet photo = Autre écriture"  [1]

-  une résidence de Sébastien Camboulive avec la réalisation de portraits génériques à superposer...

Et à côté, des ateliers associatifs...

Fondre un d’Ardéchois de tous temps ? [2]

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Quelques oeuvres de Camboulive qui nous parlent particulièrement


et une exploration - lecture/écriture du paysage rural aux imaginaires accents-axes sud américains... Qui pourrait- de fait- réinterroger le travail de Didier Michel ?

L’association d’ados à ce travail.


Quelques sites pour découvrir le travail de Sébastien Camboulive :
-  d’abord le sien...
-  néoman’s land avec "Les solitudes groupées"
-  Aleph et Lanscape I et II ...


-  le projet de Laura Monnier, lecture/écriture du travail de l’artiste, des relations entre artiste et population, artiste et chacun...

Un volet travail de groupes sur ou autour du sentierchantier avec interférences et utilisations de projections, projections sur murs et arbres...

Une quête Marathon obligeant à une écriture photographique rapide puis un travail de lecture approfondie pour trier, apparier et choisir des photos... Une phase de réinvestissement création avec un autre thème...

Une démarche à construire conduisant à une réflexion sur l’image...

A préciser puis réinvestir avec les scolaires en enclenchant un nouveau projet avec eux...

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Aurélie Ranc à la source de la Dunière, toujours enneigée.


-  celui d’Aurélie Ranc, travail d’écriture photographique et textuelle à partir de récits de vie, mise en forme et exposition/installation sur le sentier, pouvant ensuite circuler et constituer un support pour les interventions en milieu scolaire...

Interrogations aussi sur l’évolution des usages familiaux et sociaux de la photo.

Des échanges, des réflexions, des expositions, des publications y compris à partir du travail avec les adolescents...


La nécessité aussi de se renseigner sur les agrandissements, la plastification, les supports pour mise en place à l’extérieur, des photos...


Un beau projet et un final qui n’en finit pas de faire résonner les sens de ce premier triangle d’art...


Jacqueline Cimaz





Le miel de l’hiver.


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Pour s’approprier le sentier d’art de Saint Apollinaire de Rias dans la perspective de futures installations contemporaines qui l’étofferont au fil des ans, il faut savoir affronter des itinéraires greffés à la saison. C’est ainsi qu’Aurélie Ranc, plasticienne, est venue prendre par les yeux ses paysages et déchiffrer sous leur nudité gelée les ciels luxuriants de l’été jusqu’à en oublier les frimas fluctuants et parfois indélogeables campés sur certaines hauteurs.

Comme la source de la Dunière et sa descente infernalement enneigée qui occupe nos pas mal assurés. Le miel de l’hiver enrobe sa courbe d’une épaisseur immaculée. Un murmure ridicule tente de gronder dans le creux du fossé.

Sous les paupières de la terre saisie, le temps paraît encore si loin de l’inclusion chaude du soleil courant dans les herbes hautes de l’été. Et pourtant, un instant suspendu à la réalité tout près, la stèle de Martine Diersé garde la source bouillonnante de sa matière volcanique.

Les orgues éoliennes, exilées entre congères et route impraticable forment rapidement le constat inatteignable de notre souhait, qu’à cela ne tienne, nous nous rabattons au bas de la commune moins hostile où Aurélie découvre un sentier réhabilité par la volonté commune de retrouver son utilité travaillée autrefois aux charrois et aux pas des hommes.

Nous bouclons le parcours par la fin ou le début des balades proposées : le Carrefour des Résistances, lisière d’une histoire revisitée à chaque arrêt.

Nous rentrons visionner les sorties effectuées au printemps dernier sous la foisonnance des genets et des vagues de bleuets sertissant les collines de reflets colorés.

Aurélie absorbe ce monde végétal époustouflant de beauté, écume son espace pour y installer son projet

Fatima Mana





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[1] Officiellement approuvé ce 26 février par le Bureau élargi des Rias

[2] Une idée qui plait au groupe "Patois/Occitan" qui cherche donc à scanner des portraits d’autrefois d’assez bonne résolution ou grande taille, type photos de mariage des parents ou grands-parents



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Paulette, Fatima et Sylvette sur les sentes d’autrefois...



Laura Monnier, vidéaste, a proposé des pistes pour nous faire réfléchir et préciser notre demande, entre atelier et création vidéo.

Une question posée :

-  JC :"Pourquoi le corps ? Le corps parcourant ce chemin ? Et pourquoi ne pas interroger plutôt les regards, les corps, les attitudes, les mouvements, les mots dans les relations des gens avec les artistes ?" (cf Nadj et Barcelo...ou l’interview de Nadj puis pasodoble présenté par Barcelo ), Les images du site le Tadorne que nous venons de découvrir... de Pêle-mail ... et de Todo arte

-  FM. "Je pense aussi à l’appropriation du lieu et de l’itinéraire fait de logique et de savoir-faire avec ces sentes d’autrefois, parties intégrantes du paysage que chacun connaissait et entretenait (quand Paulette nous parle de ces anciens chemins qui reliaient et entretenaient aussi la relation des uns aux autres)

-  LM : " Je pourrais travailler avec un groupe de personnes sur l’observation d’autrui, sur les gestes de..."

-  JC : "L’artiste ?" Des "randonneurs" d’aujourd’hui ? Des usagers d’autrefois ? Des paysans d’autrefois ? D’un auteur qui, comme Mouriès, s’arrête à chaque arbre pour ouvrir des pistes ou des branches d’écriture ?...

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Mettre ses pas dans les pas de Paulette. Photos d’écran de premiers rushs de Virginie Martinez...


Rebondissant par courriel sur la dernière proposition de Fatima, Sylvette propose :

-  "Je suis tout à fait d’accord avec les commentaires de Fatima. Je suis particulièrement sensible à l’appropriation du lieu et de l’itinéraire... avec "ces sentes d’autrefois" ce qu’en dit Paulette, etc...

Mais je rajouterais la marque visuelle ou sonore des activités récentes ou d’aujourd’hui, car ces lieux, aussi sauvages semblent-ils ont bien été façonnés par la main de l’homme et sont l’oeuvre significative de ses choix (même l’abandon et l’embroussaillement)."


JC. Justement Tremplin, une association de réinsertion qui débroussaille les sentiers, a réouvert cette année un chemin très ancien non dégagé depuis des décennies, mais emprunté autrefois pour aller aux veillées, au village... Ce bien sûr, à la demande de la mairie (C’est d’ailleurs dans les (pages mairie...)

Ce chemin est un petit tronçon du parcours qui relie le Carrefour des Résistances et les orgues éoliennes.

Un troncon très beau, avec des larges points de vue, un tronçon, où, disait Christian Pourchaire [1], des artistes retiendraient sûrement des lieux bien précis d’installations...

Un tronçon où pourraient se faire des pauses-lectures avec des textes de Paulette, de Fatima, de Sylvette, où pourrait, avec Christian Bontzolakis se concevoir des mouvements de groupes, entre mémoire et création d’aujourd’hui.

La vidéo pour voir, conserver, prendre des matériaux, la vidéo pour interférer, projeter sur un arbre au large tronc, sur un mur, comme le proposait Laura ?

A voir, la réflexion s’ouvre juste...

J.Cimaz

(Où JC= Jacqueline Cimaz, FM=Fatima Mana, LM=Laura Monnier, Paulette = Paulette Vignal, Sylvette = Sylvette Béraud-Williams)



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[1] cf le bel article d’Edith Pourchaire à ce sujet.



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Résonnance et vidéo


Nous avons reçu de la jeune vidéaste ce qu’elle appelle un "début de projet", intéressant conçu par rapport à son propre travail mais à recentrer, adapter, comme prévu, en fonction des lieux, des gens, des oeuvres existantes...

Laura Monnier souhaitant pouvoir approfondir rapidement sa préparation, nous avons déjà lancé une large consultation pour recueillir idées, impressions, sentiments de chacun.

Des élements qui devraient lui permettre d’appréhender plus finement un lieu, une expérience, un patrimoine et une équipe qu’elle ne connait pas encore...

Une rencontre est à prévoir entre elle et Didier Michel, l’auteur de Résonnance, Martine Diersé qui prépare Mouvance, et, ne serait-ce que par courriel, Régine Raphoz dont elle ne connait pas encore autrement que par le site Internet, le Carrefour des Résistances.

Et puis il y a les orgues pour lesquels, à ce jour, la solution n’est pas encore trouvée...


Une réunion de travail devra être organisée avant la fin mars...

Ne pas hésiter à tout dire, même si cela vous parait farfelu...





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Résonnance, écho-sémaphore en sentier d’art....

ou « Ceci n’est pas une signalétique. »


Ce projet s’inscrit dans la continuité du travail effectué en arts plastiques depuis plusieurs années par les Rias, travail associant le recours à des artistes professionnels pour des créations et le travail de ces artistes avec la population pour former ainsi un public tout-venant à l’appréhension de l’art contemporain et affirmer la présence de celui-ci dans la ruralité.

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Large et longue étude des projets qui a conduit à retenir celui de Martine Diersé pour "Mouvances", à la source de la Dunière


La volonté existe, si, nous en avons les moyens, de concevoir un sentier d’art évolutif reliant diverses installations créées ou à créer [1].


Il s’agit toujours, donc, d’une programmation-résidence concernant d’abord les Arts Plastiques, avec

la mise en place en 2010, d’une œuvre « dispersée et multiple » donnant une unité et son identité de sentier d’art au trajet reliant

-  le « Carrefour des Résistances » de Régine Raphoz (installation 2008),

-  les orgues éoliennes de Combier (installation 2006, restauration/re-création 2009-2010) et

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Les orgues éoliennes du temps de la puissance, de la diversité et de la beauté de leur son...


-  « Mouvances » (installation 2009- début 2010, de Martine Diersé) à la source de la Dunière,
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et les nécessaires actions de médiation artistique à lier à cette opération, notamment dans le domaine de l’image fixe ou mobile (vidéo), de la poésie et du livre d’artiste la publiant, des arts vivants...


« Résonnance » ne donnera pas lieu à un appel à projet.


Nous avons fait un tel appel en 2009 pour « Mouvances », l’installation à la source de la Dunière. La commission a retenu, pour la source de la Dunière, le projet de Martine Diersé, en cours de réalisation et qui sera bientôt en place (dès que le sol ne risquera plus de geler).

Mais elle a aussi retenu le projet de Didier-Michel , non comme installation à la source de la Dunière, mais comme témoin/porteur, réitéré en deux ou trois pauses montrant, liant - baguette de sourcier en quête d’art et de vie - et interpelant, tel le "C’est comme"... de Marie-Claude, rapprochant les Plombs de Patrick Maury et le Carrefour des Résistances de Régine Raphoz, pour se forger un autre contenu du concept d’"art".


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La baguette de sourcier de Didier-Michel, une étude pour "Mouvances"


Didier-Michel, chromaticien sensoriel, réajuste son projet, devenu « Résonnance » «  Œuvre polychrome multiple en échos dispersés, trajectoire initiatique d’un chemin d’art et de médiation plastique  »

Didier-Michel, plasticien-performeur, ingénieur chromaticien multi-sensoriel, réalisera l’œuvre, lien-signe fort qui relance comme sémaphore, valorisé, se cherchant dans l’écho, le sens de ces œuvres austères que sont le Carrefour des Résistances, les Orgues éoliennes et Mouvances, enracinées dans la passé d’ici et son inconscient partagé.


-  Un choix paradoxal ?

Au bord du design de luxe et du décoratif - comme certains du Bauhaus ?

Ou une traversée du miroir qui parle, interrogeant sans complaisance l’articulation admise entre patrimoine et création contemporaine ?

L’œuvre de Didier-Michel est polysémique dans sa nudité, forte par la douceur de son chromatisme, elle devrait, parole en archipel [2] ramasser par sa dispersion même...

Si l’œuvre n’évoque que " l’ombre du réel " - comme les mots de Blanchot- elle est aussi espace de restitution de ce qui n’est plus à portée de vue... En un mot, le fonctionnement de cette oeuvre, sur et en dehors des autres oeuvres, renvoie à certaines interprétations du mythe d’Orphée [3].

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Carrefour des Résistances - l’oeuvre de Régine Raphoz - dans la neige


L’œuvre sur œuvres que sera l’installation de Didier-Michel, devrait inviter le passant à chercher ses propres réponses, à construire ses propres lectures des œuvres.


Pour les activités de médiation, outre Didier-Michel nous envisageons :

-  Atelier vidéo et/ou création vidéo [4] avec Laura Monnier, une jeune réalisatrice de Lussas,
-  Ateliers mise en paroles, en voix et en espaces avec Christian Bontzolakis, de Fabras,
-  Atelier d’écriture (poésie) avec Bruno Grégoire,
-  Atelier livre d’artiste, découpages-collages, avecMartine Diersé, plasticienne, de Fabras,
-  Atelier livre d’artiste, à partir de la photo avec Aurélie Ranc, plasticienne de Saint-Julien-en-Saint-Alban,
-  Atelier de boîtes-livres d’artiste avec Adine Duval, plasticienne, de Saint-Julien-le-Roux.

Des artistes connus et appréciés, le choix aussi de la proximité [5], qui facilite les contacts et un travail plus approfondi, plus en prise sur la réalité locale, plus en phase aussi avec un public local divers et composite - la constitution d’une équipe...

Et pourquoi pas une exposition collective à laquelle il serait bon que Régine Raphoz puisse s’associer... et nous propose, à cette occasion, un atelier de son choix...

A voir [6]...


Jacqueline Cimaz


NB. A ce jour, pour ces diverses œuvres et les activités de médiation liées, nous avons bénéficié d’aides du CNL, de la Région Rhône-Alpes, du CDRA-ValDAC, du Conseil Général de l’Ardèche, des municipalités de Saint-Apollinaire-de-Rias, Châteauneuf-de-Vernoux, Saint-Basile, Saint-Jean-Chambre, Saint-Julien-le-Roux, Saint-Maurice-en-Chalencon, de Véolia-eau, gestionnaire du cycle de l’eau, et d’un certain nombre de particuliers.



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[1] si possible au rythme d’une par an, ou deux tous les trois ans.

[2] cf Char

[3] «  Mythes d’Homère, mythe d’Orphée : Les méandres de l’interprétation  » par Aline Smeesters, Étudiante de licence en langues et littératures classiques

[4] performance filmée ou création vidéo donnant la parole au multiple, aux césures, à l’articulation et au chevauchement des rythmes, à l’inédit, à l’hétérogène...

[5] demande à faire aussi, un jour, à l’école des Beaux-Arts de Valence et/ou la Cartoucherie ?

[6] Tout dépendra aussi des subventions et autres aides octroyées pour ce projet... On aurait aussi pu penser à une œuvre numérique spécifique (Marc Gérenton ?)... A voir les années suivantes ?


Réalisation : Inforoutes de l'Ardèche -- PackWeb -- Spip --