Bibliothèque
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Article reçu de Frédéric Kaplan
Un article qui nous convient tout à fait, théorise ce qu’on a dit... La capitalisation d’un travail et une synthèse qui devrait permettre d’avancer.
Quelques extraits essentiels dans lesquels nous avons souligné certains passages : "Nous pouvons penser le livre papier comme un lieu aménageable et fermé. C’est précisément parce qu’il permet cette structuration hiérarchique, que le livre traditionnel a pu être le support de la demonstration longue et de la narration complexe. Livre et réseau semblent porteurs de deux fonctions différentes, architecturante pour le premier, rhizomique pour le second. L’un dompte la complexité en l’organisant dans un espace fermé, l’autre la fragmente, la disperse, l’éclate et ainsi l’apprivoise. Des fonctions complémentaires...
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Parce qu’il est implicitement l’héritier du livre papier, le livre électronique pourrait avoir vocation à faire revivre la fonction architecturante du livre dans le contexte de la lecture sur écran. Pourtant il n’en prend pas toujours le chemin. Le livre dans son passage au réseau n’échappe pas à la tendance à la fragmentation." La question serait donc de trouver la place "pour une forme de livre numérique qui conserve et prolonge la fonction architecturante du livre papier. Pour conserver leur intégrité, la présentation et l’interactivité des œuvres ainsi produites seraient basées d’abord sur des choix éditoriaux (typographie, organisation spatiale, graphique et sonore) et seulement ensuite sur les préférences du lecteur. Ce format devrait permettre de construire des édifices complexes et fermés qui s’ils permettent néanmoins de tisser des liens vers autres objets du réseau ne se fassent pas fragmenter par lui . Il devrait donner naissance à des livres numériques qui, au delà des simple fac-similés des livres papiers ou de sites webs déguisés, proposerait enfin des supports nouveaux pour structurer des propos complexes. " N’est-ce pas le cas dans le modeste essai d’Ophelia Escriu-i-Num’Llul où les deux vidéos mettent en évidence mieux que tout texte écrit les fonctions référentielle et explicative d’une part et conative de l’autre, des discours suscités par le même évènement ? "La fonction architecturante du livre pourrait alors continuer de jouer son si important rôle culturel mais dans autre format."
Un article qui nous parait capital...
A suivre ?
Jacqueline Cimaz
" En vrac l’e-mouvances " [4]z, ou plutôt une ébauche de livre ou cahier, à transformer progressivement, puisqu’existe sous Calaméo cette fabuleuse ressource que constitue la possibilité de télécharger une nouvelle version d’un document. [[laquelle remp [1]e-mouvances ", -> http://fr.calameo.com/read/000102223cd3a26629086] un tout petit et très modeste livre donc, destiné à évoluer. Déjà au niveau technique, essayer d’avoir un accès plus direct à la vidéo. Question de formats... Comme pour le son ... A résoudre.
Profiter ensuite de la technique domptée pour se consacrer mieux aux explorations sur ce que pourrait être cette fameuse écriture numérique transmedia qui depuis sa récente apparition grandit très vite ... Et puis retravailler chaque image et texte. Au fait, la vidéo dans l’image, pour l’interroger, la compléter, la subvertir, quand et comment ?
Et si l’on reprend certains critères [[cf "Les arts et la poésie à l’école", [ouvrage collec [2] transmedia peut-elle faire sens ? Comment conjuguer le "référentiel" [[l’objectif, l’explicatif]] et le "conatif" [[le langage pour co [3]...]] de deux écritures vidéo distinctes dont la lecture est nécessairement décalée, quand chacune, de plus, est liée à un contexte et un paratexte précis, et, ce, en sus, à l’intérieur d’une banale page de livre alliant déjà texte et peut-être image, et peut-être même image composite ? Si l’on prend l’exemple de « "Retours affleurés de ressacs en rêts", , l’ordre des vidéos et l’ensemble du texte suffisent-ils à insuffler un effet pub suffisant à la seconde vidéo, [[ d’autant plus perceptible qu’elle s’insère alors de manière paradoxale dans un journal "sérieux"]] pour do [5]e ?
Beaucoup de questions donc, même avec cette "forme-livre" conservée [[ou peut-être grâce à cette contrainte ?]]
Une réflexion indispensable si on veut aborder l’écriture numérique et la lecture numérique - la culture numérique - p [6]
Une question qu’effleure Hubert Guilhaud dans LaFeuille, évoquant le mouvement d’auteurs de BD et les relations auteurs/éditeurs à l’ère du numérique : "Il ne s’agit pas seulement de numériser des contenus ou de faire des avenants aux contrats pour récupérer les droits d’exploitation numérique des oeuvres, mais bien d’accompagner les auteurs dans leurs projets numériques, d’expérimenter et innover dans le domaine..." Francois Bon, avec la réédition de "l’enterrement" dans Publie-net, affirme la nécessité de joindre à tout livre imprimé acheté un double numérique gratuit. Une proposition qui parait intéressante. Mais, en fait, on est toujours dans une version numérisée du livre - même si elle est souvent l’original et non la copie de l’imprimé. Numérisée pas vraiment numérique, ou, du moins, n’exploitant pas les ressources du numérique à l’intérieur même de l’écriture... Un moyen certes de poser autrement la question d’un rapport qui semble chavirer des relations entre auteur et éditeur... Mais n’est-ce pas rester encore à la périphérie ? L’écriture transmedia sera-t-elle ou non, et/ou dans quelles proportions, l’avenir de l’écriture ? Doit-on la cantonner à la pub dans les romans de gare, d’une part, et de l’autre, en faire l’isolat élitiste de livres d’artistes numériques ? Ou est-on à l’aube de profonds bouleversements de l’écriture ? Bien malin qui répondrait aujourd’hui à ces questions. Il parait néanmoins indispensable et urgent de se les poser...
Et, pour cela, de se livrer à quelques explorations ? A juste - titre pédagogique...[[cf dans ce domaine, le travail de Pierre Ménard à l’école des Beaux-Arts de Valence, en janvier 2010, et son contexte...
Va-t-on dire ;"Ah ils ne lisent plus !", "Ah ils n’écrivent plus !" ou va-t-on s’intéresser à ce qui émerge et s’invente ? Et quand on voit l’extraordinaire développement de ces petits films faits avec les téléphones portables, la recherche et la qualité, les investigations et la création dont certains font preuve... Prendre appui sur ... Féconder mutuellement ces formes d’écriture au lieu de les opposer... Une démarche à avoir au niveau de la société... Dépasser les rejets frileux de l’illectronisme... pour mieux penser et écrire... Il y a urgence... Orphelia Escriu-i-Num’Llul
[1] laquelle remplace la précédente. [2] cf "Les arts et la poésie à l’école", ouvrage collectif coordonné par Jacqueline Cimaz - CRDP de Montpellier - 2002
[3] l’objectif, l’explicatif [4] le langage pour convaincre, faire faire, faire... [5] d’autant plus perceptible qu’elle s’insère alors de manière paradoxale dans un journal "sérieux" [6] ou peut-être grâce à cette contrainte ? [7] cf dans ce domaine, le travail de Pierre Ménard à l’école des Beaux-Arts de Valence, en janvier 2010, et son contexte...
Sur la Dunière et ponts et ponts, petits et grands ponts...
ou les efforts intenses de Marie des Ponts et Régine pour aboutir.... Après vous n’avez plus qu’à aller voir le livre sous Calaméo
passer la souris sur la page pour faire surgir le lien ![]()
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Après vous le fermez et retournez dans le livre...
Une étape de plus dans un début intéressant... ça va être dur de finir "Roman et cinéma" !
Jacqueline Cimaz
Mouvances et se mouvoir... [6]m>
L’idée de passage, d’éphémère, d’irréversible... et en même temps d’apport -comme bois flottés sur la plage, de redécouverte - ces sédiments qui émergent, d’inédit, des gestation, de création...
Et pour poursuivre sur cet exemple, une fois de plus, la voie royale passe par une approche au pas à pas, dans la durée, par l’écriture, le faire et le faire chacun, mais avec le groupe. Ainsi, ces petits livres "numériques" réalisés, ces petits livres, modestes et attrayants... avec en 4ème de couverture ce lien actif vers le site, accepté et compris par tous. Un lien qui change tout, on n’est plus dans l’imprimé ni le numérisé. Ensuite, aller plus loin, doucement, à petit pas, en commençant par réassurer ce qu’on sait faire. Et puis, avec la photo numérique on est déjà dans la culture numérique. Quand Fanny traque les saturations en bleu ou rouge des paysages de neige... Quand Marie des Ponts fabrique un diaporama ou construit le rythme titres/sous-titres/images... Quand Régine filme des séquences de patois avec l’APN...
De tenter de faire dépasser la fracture numérique, par contre, oui [[et être plus à l [1]t de l’écrit, aussi...]] ! Et puis si on veut comprendre ce qui se passe et s’y situer, avoir les moyens de pouvoir réfléchir et peser sur certains choix...
D’autant que du réseau hydraulique à la "toile", le Net, des flux de flots aux flux d’infos... _
La plupart des participants ont joué le jeu. Des petits livres avec quelques images et légendes - écritures brèves - ou autre chose... C’est plaisant, agréable à regarder sous Calaméo. C’est bien de les avoir aussi papier pour expliquer ce qui fait la différence entre numérisé et numérique...
Quatre sont à rééditer avec une couverture pleine page. D’autres sont prêts ou quasiment prêts pour l’édition...
L’impression d’un lien sur le papier, visible certes, ne permet pas néanmoins [[du moins en attendant les ordinateurs feuille de papier annoncés par Kaplan ]] de cliquer sur ce lien pour accéder à de la vidéo, du son ou à d’autres textes ou imag [3]qui aime les mots se rebiffe - l’interactivité dans un récit littéraire ! Jamais de la vie... Mais pourtant Jean-Baptiste Poquelin dit Molière ? Le théâtre ? Ou à l’inverse le song de Brecht ? ... De si modestes petits livres susciteraient la panique ? L’écriture n’en a-t-elle pas vu d’autre et qui l’a fait avancer ? [[Les lettristes par exemple...]]
Bref il est plutôt rassurant de voir que si ces petits livres contribuent agréablement à la réduction de l’illectronisme, ils suscitent aussi de vra [4]le - documentaire sur l’eau (ou autre chose) évoquant des mouvances, face - interrogeant sur le numérique, sur l’écriture et sur l’écriture numérique... Visée et objectifs pédagogiques donc et une évaluation très positive pour ce travail entre deux eaux qui appartient aux multiples et mouvantes médiations du projet "Mouvances"...
Il a fonctionné dans le prolongement d’autres travaux, et en contre-point du travail de mise en mots puis en paroles, en espace et en scène effectué depuis des mois avec Christian Bontzolakis...
Si l’eau est souvent un lien de surface, thématique, l’articulation est plus profonde, au niveau de l’émergence même de l’écriture et de sa mise en forme - et donc de la lecture... C’est pourquoi il nous paraissait légitime d’associer les deux.
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Que celui-ci soit retenu - validé - au niveau du Ministère de la Culture, du CNL, est intéressant, car nous y avons posé très clairement la différence entre numérique et simplement numérisé, la volonté de dépasser la fracture numérique et de susciter le début d’une très modeste exploration de l’écriture transmedia que ce soit dans une approche liée au scientifique ou par une approche plus intéressée par l’artistique... Approche au niveau des usages mais aussi de l’écriture elle-même et de la lecture...
il y aura donc la journée du 29, volet artistique, principal, essentiel, de notre projet Mouvances avec la découverte de la stèle "Mouvances" à la source de la Dunière, aux Mottes, stèle compacte, rigide, belle, porteuse de mouvances des steppes sibériennes et de ce bruit de la mer dans laquelle s’est jetée l’eau de notre Dunière - et de toutes les mers du monde... ![]()
Celle aussi des Eoliens, ces orgues nouvelles et siffets, si beaux, à Combier. ![]()
Une musique nouvelle... Et très belle installation plastique...
Ces deux visites, dont la première demande une toute petite marche en chemin de terre [[ceux qui auraient des difficultés peuvent aller directement à Combier, ou même, attendre au temple...]] seront précédées par le spectacle théâtral Mouvances, réalisé à partir des mots de chacun, mis en synopsis par Christian Bontzolakis - une réécriture [[ une "méta-écriture", différente mais un peu du même ordre que celle de [5]s sont souvent des témoignages, une macroécriture au sens des macro-procédures vulgarisées par la programmation Logo des années 90...]] puis polis au fil des répétitions... Où chacun a brodé sur ce qu’évoquait Mouvances pour lui... Un spectacle un peu déconcertant où eaux et autres flux se mêlent... Un spectacle inédit et unique... 11 acteurs et Christian. De 6 à 86 ans. Dont certains sont intervenus en université, où d’autres travaillent en CAT, ou dans le social, où d’autres ont toujours regretté ce contexte économique qui a empêché des générations de dépasser le certificat d’études... Et puis nos deux jeunes, que feront-elles ? Tout est ouvert pour elles... 11 acteurs mais une quinzaine d’auteurs - et Christian... Parmi ces acteurs, sept ont déjà publié un petit livre numérique ; pour les quatre autres c’est plus ou moins en cours...
En effet, en marge de la préparation de ce spectacle théâtral il y a eu le travail régulier en Bibliothèque, à partir de très beaux livres sur l’eau, consultés et utilisés au moment du B2i [[pour, notamment, distinguer la "belle photo" et la photo, matériau ou outil pour artiste - cf André Rouillé... et la préface à Meltingpoint de Couturier, dont nous exposerons les photos de Villa Noailles en août...]], à partir des mois et mois de travail sur le livre numérique [[projet Fête de la science 2009
]], 18 mois qui ont permis la réalisation rapide et relativement autonome de ces livres numériques dont [7] et leur exposition papier au temple, au retour de Combier, lors du pot de vernissage. Bien sûr aussi ils sont sur Internet [8] étant mise à jour au fil des éditions et rééditions, il suffit d’un clic pour y accéder. Tout cela peut aussi se suivre en Bibliothèque lors de visites autonomes ou accompagnées ... Jacqueline Cimaz Ou programmées à cet effet. ![]()
[1] ni des écrivains ! [2] et être plus à l’aise dans le maniement de l’écrit, aussi... [3] du moins en attendant les ordinateurs feuille de papier annoncés par Kaplan [4] Les lettristes par exemple... [5] ceux qui auraient des difficultés peuvent aller directement à Combier, ou même, attendre au temple... [6] une "méta-écriture", différente mais un peu du même ordre que celle de Sylvette Béraud-Williams dans "Entre silence et oubli, mémoires d’un quotidien rural bouleversé" où les méta-mots sont souvent des témoignages, une macroécriture au sens des macro-procédures vulgarisées par la programmation Logo des années 90... [7] pour, notamment, distinguer la "belle photo" et la photo, matériau ou outil pour artiste - cf André Rouillé... et la préface à Meltingpoint de Couturier, dont nous exposerons les photos de Villa Noailles en août... [8] projet Fête de la science 2009
N.U.M.E.R.I. ?. ?. ?. l’escriture ? [9]nt.
1. LIVRES EXISTANT SOUS FORME IMPRIMEE
Trois possibilités :
1.1. Simple numérisation et diffusion au format PDF
Cela peut être utile
1.2. Edition numérique introduisant une relative interactivité
1.2.1. Edition numérique introduisant une interactivité plus ou moins périphérique par rapport au texte :
1.2.2. Edition numérique introduisant une interactivité encore périphérique par rapport au texte, mais le mettant en relation avec un contexte ou des informations extérieures :
1.3. Création numérique du livre ou re-création, s’apparentant à « l’adaptation » cinématographique d’un roman (forme livre ou non)
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