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Plan du Site

Constituer un fond documentaire. La conférence de Michel Schlenker


Texte exhaustif de la conférence de Michel Schlenker dans le cadre de la Fête de la Science 2012...


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Photo de Michel Schlenker par Mendy Deloche


Bientôt le second volet de la Fête de la Science avec la résultante d’ateliers créatifs composanr textes, images et sons...


J.Cimaz

NB. Pour envoyer le lien direct : "Constituer un fonds documentaire"





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Nouvelle documentation


Un double envoi de Michel Schlenker en matière de documentation scientifique pour la Bibliothèque.

1. Santé : la revue de l’INSERM

-  Déjà deux numéros déjà déposés en Bibliothèque


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2. Des films scientifiques

D’info@science-television.com : voir et revoir les films du Festival Pariscience

"Il y a peut-être là des choses intéressantes, éventuellement dignes d’être enregistrées pour la Bibliothèque ?"


-  Lettre Pariscience 01.03.2012

-  Sortie DVD du film "L’aile d’un papillon" FILMS A TROIS, via son éditeur "Les films du paradoxe", nous a annoncé la sortie DVD du film "L’AILE D’UN PAPILLON" de Nick de Pencier.

Le film avait remporté le Grand Prix Pariscience AST - Ville de Paris lors du festival 2007.

Plus d’infos sur le site du festival


-  "Ham, un chimpanzé dans l’espace" sur Planète +

"Ham, un chimpanzé dans l’espace", un film de Jérôme-Cécil Auffret, sélectionné au Festival Pariscience 2007, sera diffusé samedi 3 mars à 01:15 sur Planète +.


"Pasteur" sur Planète +



-  "Pasteur", un film de Alain Brunard, sélectionné au Festival Pariscience 2011...

Plus d’infos sur le site du festival


"L’Intelligence collective,une spécificité animale ?" sur Ushuaia TV

"L’Intelligence collective, une spécificité animale ?" de Jakob Kneser, sélectionné au Festival Pariscience 2010 Plus d’infos sur le site du festival


"Tipping Point" sur Ushuaia TV

"Tipping Point" de Laurence Jourdan, sélectionné au Festival Pariscience 2011, sera diffusé sur Ushuaia TV les :

Plus d’infos sur le site du festival , ou ou sur


ou "Naïca, la grotte aux cristaux géants" sur Planète +

-  "Naïca, la grotte aux cristaux géants", de Ruben Karenfeld, sélectionné au Fesival Pariscience 2009 diffusé sur Planète + le mercredi 07/03/2012 à 11:00. Extraits

-  AST / PARISCIENCE - 204 rue du Château des Rentiers, 75013 Paris - FRANCE Tel : +33 (0)1 47 27 10 02 - http://www.science-television.com/ - http://www.pariscience.fr/




Voir également :

sur

ou


J.Cimaz



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Fête de la science 2011


Dans moins d’un mois...

Livres, calicots et autres affiches, préparés avec beaucoup de soin par le CCSTI de l’Ardèche, sont ici.

Le livret d’annonce fait partie d’un trio : nous, nous faisons partie du Centre Ardèche, deux autres brochures, dont nous avons quelques exemplaires, concernent le nord et le sud Ardèche.


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Vendredi une réunion a permis de derniers échanges et précisions méthodologiques, avant ventilation du matériel préparé.


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Le programme de Saint-Apollinaire-de-Rias


Quelques échanges téléphoniques à ce sujet avec Alexis Chazard...

Un évènement ce workshop "Fête de la Science 2011" conduit par Pierre Ménard, workshop faisant écho à des préoccupations 2010 qui nous ont entraînés du côté de la réflexion sur la patrimonialisation, et du Mézenc, et devant irriguer la plage étagée par bancs de varech, traces et débris sédimentés d’écritures transmedias...

"Entre recueil de mémoire et écriture transmedia".

Nouvel angle d’approche ouvrant grand la porte d’un couloir qui de l’analyse de pratiques conduit à l’analyse des représentations et de leurs modifications par l’outil employé et ses utilisations...

Jacqueline Cimaz


Pour plus de précisions





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Hubert Guillaud et la nature du livre


"A nouveau, ce qu’annonce le numérique, ce n’est pas la disparition de la culture livresque, mais bien son explosion."




Un billet très intéressant dans son blog sur le Monde.


Il part d’un constat : la numérisation de tous les livres passés n’occupe pas le devant de la scène, ce qui émerge et s’impose étant l’apparition de nouvelles formes de livres, dans de nouveaux secteurs économiques et avec de nouvelles formes de distribution et émanant d’autres acteurs que ceux de l’édition traditionnelle...

Nouveaux auteurs et nouveaux contenus, formes souvent courtes... Et de citer Publie-Net...

Perméabilité croissante entre articles et livres... blogs et livres...


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« Boom de l’auto-édition et de l’édition personnalisée ». Arrivée de nouveaux livres non homothétiques n’ayant « pas le papier pour origine ni comme but ultime"... Cela signe surtout l’arrivée de nouveaux auteurs et de nouveaux contenus dans des formes de plus en plus nativement ou exclusivement numériques.

Des formes donc à inventer, ce qui, comme l’abordait déjà la projet « Media en quête d’identité » pose la question des liens, donc, sans doute de formes nouvelles de liens à inventer (sonores ou iconiques par exemple), des rapports à l’image et de la nature de celle-ci, et de la nature d’une écriture numérique irréductible à l’écriture textuelle, sonore, iconique et même cinématographique, une écriture composite et complexe relevant de la conception, de l’orchestration et de la composition de l’hétérogène - une écriture nouvelle demandant des compétences inédites en matière d’écriture et de lecture comme la conjugaison du tabulaire, du cinétique et du symbolique... Ce qu’à défaut de terme plus approprié nous avons appelé l’éciture ou la lecture « transmedia » et qui nous renvoie au workshop que doit animer Pierre Ménard le 15 octobre aux Baraques, dans le cadre de la Fête de la Science...

Alexis Chazard remarquait, à juste titre, qu’avec Pierre Ménard, de Publie-Net, on est dans la poésie, l’écriture... Certes, et un peu plus...

Et la lecture tabulaire de la poésie, à l’articulation des axes syntagmatique et paradigmatique n’est-elle pas, à ce jour la plus complexe qui soit ?

Nous allons d’ailleurs travailler le sonore...

Les questions que nous nous posons et qui sont plus banales dans une fête de la science sont celles de la nature de ces nouvelles activités, de l’appréhension des nouvelles compétences en jeu et de la conception des apprentissages nécessaires - scolaires, et non scolaires... Simple question de pédagogeu ou formateur de formateurs...

«  A nouveau, ce qu’annonce le numérique, ce n’est pas la disparition de la culture livresque, mais bien son explosion.  » écrit Guilhaud.

Certes, une explosion quantitative, une explosion de la diversité, une explosion qualitative aussi qui passe par l’interrogation des worshops, des Biennales, des formes nouvelles et émergentes d’investigation du réel et, peut-être par de nouvelles manières d’habiter le concept vygotskien de « médiations symboliques »

Jacqueline Cimaz





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Numérisé/Numérique et imprimé...


Un débat toujours ouvert, mais l’expression de nombreuses voix pour souligner les limites de la simple numérisation sans explorations autres des ressources du numérique en matière d’écriture littéraire ou documentaire...

Des idées, des exemples, des propositions ?

Nous avons déjà publié un livre d’Ophelia Escriu-i-Num’Llul, avec liens, y compris sur sites et vidéos choisies... Un jeu déjanté pour s’essayer ? Peut-être... Pas si sûr quand même quand on voit les contenus évoqués. Alors questions posées ? Bien sûr : combien de pages dans le livre d’Ophelia Escriu-i-Num’Llul ? Comment prendre en compte le transversal... Mais sans doute pas mal de questions beaucoup plus complexes touchant à l’écriture et à la lecture...

A signaler :

Pourquoi scanner ses livres soi-même ? 04 avril 2010 La feuille dans le Monde Où on peut faire ce que fait l’artiste, mais aussi tout autre chose...

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Et le rapport Miterrand ?

L’avis d’Hubert Guillaud cité par ebouquin

" Affligeant. Le contrat numérique ne parle que d’équipement (on va mettre des postes informatiques supplémentaires) et que de numérisation patrimoniale. Le Schéma numérique des bibliothèques pareil : rien sur la médiation, rien sur l’offre numérique des bibliothéques ... Rien d’innovant quant à l’action envers les publics éloignés."


PDF - 99.2 ko
Rapport Mitterand sur la lecture


Nous sommes allés y voir de plus près :


Ex : « d’ici à 2015, l’ensemble des bibliothèques et médiathèques des communes de plus de 20000 habitants seront informatisées, disposeront d’un site internet et offrirontdes ressources électroniques à leurs lecteurs ainsi qu’un accès à Internet, de préférence de manière gratuite pour l’usager. » Et les moins de 20000h ?


« Surtout, et pour répondre à l’émergence de la génération des écrans et aux nombreuses interrogations sur la lecture des jeunes publics, de 0 à 20 ans, la Bpi doit participer activement à la réflexion en cours sur la désaffection des jeunes pour la lecture et envisager la mise en place d’une offre de fonds et service à destination des jeunes voire très jeunes lecteurs, en s’appuyant sur un état des bonnes pratiques menées en bibliothèques territoriales, mais aussi sur les associations qui oeuvrent dans ce domaine, pour, dans un second temps, développer sa propre expertise. » Très bien mais... l’imprimé pour contrebalancer les écrans ? Les deux n’y perdent-ils pas ? Quels apprentissages de la lecture d’écran ? Quels apprentissages de la lecture de l’image ? L’abord de formes de lecture plus complexes et difficiles ne pourrait-elle, paradoxalement, redonner du sens à la lecture du livre imprimé ?


La bibliothèque constitue l’un des premiers équipements culturels de proximité... Il convient d’accélérer et de développer la transition des bibliothèques traditionnelles vers le numérique et d’installer le numérique au cœur des bibliothèques en offrant services et collections numériques pour toucher de nouveaux publics. Faute d’une telle démarche, le grand public aura tendance à dissocier bibliothèques et nouvelles technologies.

Bien sûr ! Ne peut-on, à partir de là, faire une re-lecture du paragraphe précédent ? Et puis l’offre de quel numérique ? Ces collections numériques ? Contenus ? Formes ? Contextes ?

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La double page la plus difficile à lire. Longue, hétérogène. Complexité du sens à construire...


La numérisation des contenus culturels patrimoniaux et leur diffusion au plus grand nombre doit s’appuyer sur les riches collections des bibliothèques territoriales. Quelle numérisation ? Quels apports spécifiques du numérique non-homothétique ? Par où on passerait de la reproduction à la création, l’innovation, le plus ?


Lutter contre les inégalités territoriales d’accès au livre et à la lecture par la création de « Contrats Territoires-lecture »
-  Moyens - financiers- mais aussi et surtout moyens pour la recherche et l’innovation ? La fameuse formation en cascade fondée sur la prospective ?


Une nouvelle fête du livre à l’impact populaire accru : A vous de lire ! manifestation participative et populaire, davantage centrée sur les petites et moyennes collectivités locales, s’appuyant sur un partenariat avec l’Education nationale et sur la participation du secteur marchand.
-  La manifestation sera l’occasion de promouvoir le livre et la lecture dans les villes et villages, hors des lieux qui lui sont traditionnellement dédiés...
-  Elle reflètera la lecture dans toutes ses déclinaisons, des plus traditionnelles aux plus insolites : lecture d’un ouvrage en continu menée par le public, mise en espace de textes, textes choisis du livre « qui a changé ma vie », lecture en langage des signes, performances, bal littéraire, pique-nique littéraire, ou toute autre forme de lecture vagabonde. Internet et ses réseaux sociaux décupleront ces initiatives, notamment sur le site.

-  Simple reproduction ou création d’inédit, de ce qui ne peut se faire sans l’Internet ?

Familiariser l’enfant avec la lecture dès le plus jeune âge : l’extension de l’opération « Premières Pages » Bien sûr...

La création d’un groupe de travail numérique des bibliothèques françaises au sein du conseil du livre, présidée par une personnalité de premier plan, permettra d’instruire concrètement et de mettre en oeuvre au mieux les 11 grandes recommandations formulées dans le rapport Schéma numérique des bibliothèques, notamment :
-  l’organisation concertée de la numérisation entre les grandes bibliothèques françaises,
-  l’élaboration d’un plan de développement du livre numérique (e-book) en bibliothèque ...
Donc en fait du livre numérisé homothétique et non du livre numérique apportant un plus ! Et question subsidiaire : quels apprentissages de la lecture d’écrans ? Comment résorber les disparités pointées par le rapport Donnat ?

D’autres mesures utiles sont proposées, mais elles ne paraissent pas suffisantes, le non homothétique c’est-à-dire l’écriture, la création - pour l’auteur et le lecteur- n’étant pas prises en compte.

A quand une démarche prospective qui donne les moyens d’avancer, d’inventer et motive toutes sortes de lecture - lecture comprise de l’imprimé littéraire ? Pour tous les publics ?

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Prospective Prospective Prospective

Le livre sera-t-il numérique ?
-  29 mars 2010

Selon l’étude du CNL confiée à Ipsos MediaCT, la transformation des habitudes de lecture sera profonde et irréversible, mais le choc moins brutal que pour d’autres industries culturelles. Musique, cinéma, photographie : la révolution numérique a déjà bouleversé de nombreuses pratiques culturelles. Le livre semble encore à l’écart, mais pour combien de temps ? A l’heure où une nouvelle génération de supports de lecture arrive sur le marché Français, le CNL (Centre (...)

Lire l’article sur le site du CNL

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Rapport Mitterand sur la lecture

Entre voeux et réponse...


L’engagement à tenir... La publication promise et toujours les doutes quant à l’aboutissement...

Un fichier limite en taille avec ses images et ses liens...

Des difficultés contournées plus que résolues avec la vidéo à insérer...

Et surtout des problèmes d’incompatibilité de format son qui ne nous ont pas permis de mettre en forme les interviews réalisés par Colin Charvet et de les insérer dans le livre.


Des difficultés dont on viendra certainement à bout... Mais il faudra du temps et il n’était pas possible de différer plus longtemps une publication attendue, qui contient l’essentiel du travail des élèves et dont nous n’avons su qu’elle était publiable qu’après vérification de la réussite de la longue conversion du document par Calaméo, après un premier échec et lors d’une seconde tentative.

Une publication de 70 pages, avec beaucoup d’images... Support et aboutissement d’un travail authentique des élèves et des enseignants...


Au voeux...


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Nous pouvons donc répondre :


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LIRE LE LIVRE






L’équipe de la Bibliothèque de Saint-Apollinaire et la commission Sciences des Rias.


avec nos remerciements aussi à l’Arche des Métiers...





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La fin d’un projet, de deux projets, et le début d’un autre.




I. Fin du volet "Scolaires"


du projet Fête de la Science 2009 "Media en quête d’identité",

avec la mise au point et la publication de "CDI en traque chez Desmarteau ou Media en quête d’identité", le livre né d’un très riche partenariat entre le Collège public de Vernoux-en-Vivarais, et, plus particulièrement, les élèves de deux classes de 6ème et Perrine Chambaud, professeur-documentaliste, sans qui ce projet n’aurait pas eu lieu, la Bibliothèque Municipale de Saint-Apollinaire-de-Rias, l’association Les Rias et l’animateur socio-culturel du CIAS.


Un livre qui intègre :

-  les corrections des élèves sur leur propre travail et sa présentation sous forme de livre,


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Couverture du livre sous Calaméo. Cliquez sur ce lien pour ouvrir le livre, à lire en plein écran (version définitive - 70 pages)




-  leurs remarques sur ce livre, leurs réalisations, et la nature de ce qu’ils ont fait,

et qui intègre aussi

-  la sortie à Saint-Paul-Trois-Châteaux, la rencontre avec Claudine Desmarteau,

-  le travail d’écriture brève effectué au préalable avec Ghislaine Michon, professeur de français, pour mieux appréhender l’oeuvre de Desmarteau...


-  Y figurent également quelques notes de synthèse sur la représentation du livre à l’ère du numérique, sur la représentation qu’ont les élèves de l’écriture et de l’écriture numérique, et, plus particulièrement sur leur travail d’insertion d’hyperliens qui montre une diversité et un niveau très intéressant de pratiques d’écriture [1] numériques.

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Des liens qui parlent...


Où la technique a été outil pour la réflexion, mais où se révèle aussi un décalage entre le niveau et la richesse de pratiques d’écriture utilisant l’image et la qualité des images utilisées.

D’où l’idée qui taraude de l’urgente nécessité d’une présence accrue de l’art contemporain et actuel sur le net, de l’art de toutes les époques et tous les pays [2] Installations, sculptures, peintures, photos, vidéo, cinéma, art numérique...

De la nécessité aussi d’un travail conséquent de l’image ?

Et d’une réflexion de fond sur la lecture de l’image




II. Fin du projet "Media en quête d’identité".


Media en quête d’identité ?

Il faut savoir clore un projet et là enfin, la fin s’impose, de soi. Non qu’on ait des réponses aux questions initialement posées. On a plutôt, en guise de réponses, des questions différentes, sans doute plus précises et nombreuses..


Les "réponses" aux questions :


-  A côté du livre imprimé, livre simplement numérisé ?

-  Livre imprimé ? Certains le suppriment déjà et les Résistances s’organisent au carré du livre d’artiste.

-  Livre simplement numérisé et souvent, mal numérisé ? A part les fonctions de conservation et transmission, quel intérêt autre ? [3]


-  Ou exploitant les ressources du numérique ?

-  Là la richesse foisonne mais reste aux marges, affaire d’artistes, de chercheurs ou tentative de résistance d’éditeur branché ?

-  Des jeunes ou moins jeunes qui y entrent sans préjugés, ouvrent des voies nouvelles pour une lecture et une écriture inédites et riches [4] qui, comme toujours, en les dépassant, tendent à restructurer les formes anciennes...

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Un sommaire et une page/élèves


-  Et si numérique, comment ? Contenus (l’image, son) ? Formes ? Interfaces ? Pratiques, Interactivité et apprentissages ? Enjeux pour la lecture et l’écriture, la création ? Découvrir, expérimenter et débattre pour mieux appréhender.

-  Tout est possible aux réservoirs des techniques. [5]

Mais les choix et engagements pour la qualité de l’écriture et de la lecture ?

-  Comment réussir à naviguer entre écueils de la médiocrité, d’outils liberticides, de la frilosité aveugle et aveuglante, de la fuite en avant - non moins aveugle - dans la technicité, des ruptures de tous ordres ?

-  Vers quelle culture numérique aller ? Quelle culture numérique profitant à tous ? Quelles formations ? Quels contenus de formation ?

-  Et l’image ?


Et si la consommation et, à moindre degré, la lecture d’images occupaient l’espace laissé par le reflux de la lecture ?

Une hypothèse qui surgit du contat du décalage entre le niveau d’écriture et lecture numériques acquis par ces jeunes collégiens et la relative pauvreté de leurs références iconographiques et picturales, sur laquelle nous reviendrons.


Le numérique pose autrement le rapport texte/image.

Images fixes ou mobiles,


-  livre image, la forme livre sur l’écran : quel sens par rapport à l’œuvre numérique ? Une composante possible de celle-ci ? Quels apports du numérique au numérisé ?

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Pages élèves de présentation des Salpote à partir des documents téléchargés.


-  ou images dans le livre (y compris vidéo) Gadget ? Intérêt artistique ? Documentaire ? Là dans le livre, la vidéo qui reste externe [6] apporte la voix, les mots, l’image de Claudine Desmarteau - comme un morceau de réel, une preuve par image - ce qu’elle n’est évidemment pas : elle était écriture pour le site, pour le livre numérique, pour les parents, lecteurs, une référence commune pour les élèves...

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St-Paul-Trois-Châteaux ; la rencontre avec Claudine Desmarteau


-  ou niveau flux et système, la multiplicité des fonctions - où le papier devient écran, ordinateur ultra-plat et froissable, producteur de clônes, commande, où le livre interface permet d’activer des projections, des recherches documentaires, des communications en temps réel ou non ?


Media en quête d’identité s’est clos, sans avoir trouvé son identité ; il faudra du temps, il faudrait un débat citoyen.

Mais on cerne mieux ce qu’on ne sait pas, et certaines lignes de force apparaissent comme prémisses de lignes dans la limaille de fer.


Est-ce vraiment hasard si la frappe du point final de « Media en quête d’identité » coïncide avec la rédaction initiale de Résonnances lll, la greffe d’ "Ecritures de lumière" [7] à partir- images fixes en 3ème volet de « Résonnances » après les volets I - Arts plastiques et II - Vidéo - cinéma, images mobiles... ?


A ce sujet, l’image fixe serait-elle moins forte que l’image mobile ?

Il a quelques années, Kevin Carter, jeune photographe auteur d’une photo où on voyait une enfant d’Afrique mourant de faim, un vautour attendant sa mort à côté, a fini par se suicider, atteint par les réactions suscitées par son oeuvre.

"El tres de Mayo" [8], Guernica [9], les enfants d’Afrique morts de faim avant d’avoir vécu...

La densité de l’image fixe -peinture ou photo- ne semble-t-elle être une forme d’écriture d’autant plus forte qu’elle est ramassée ?




III. Déploiement d’un projet "image"


Quand la lecture régresse dans la durée, partout, que cette régression, trop ancienne, ne peut être attribuée au numérique, et que, de plus, celui-ci est l’apanage des plus diplômés et des plus assidus usagers des bibliothèques, des musées, galeries, théâtres, opéras... alors que le temps passé devant la télévision est inversement proportionnel au niveau d’étude - n’y a-t-il pas à s’interroger sur la lecture de l’image, un savoir-faire sans lequel on en resterait à la simple perception d’écrans ? Des pratiques de consommation d’images, qui tant bien que mal, occuperaient la place dégagée par le recul du livre ?

Une interrogation que l’examen des pratiques des élèves renforce...

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Ecritures brèves du cours de français...


Quelle place faite cependant à la culture de l’image dans le système éducatif alors qu’en tout domaine sa lecture est nécessaire ?

-  Lecture et écriture de l’image et dimension artistique, complémentaire de l’approche scientifique...

-  Quelle place des artothèques ou de rayons artothèques dans les Bibliothèques ? Un entrée intéressante se dessine avec le développement du prêt de CDROM, une dimension vidéothèque sinon cinémathèque ? ...


Des interrogations qui accompagnent Résonnances III, le volet photo qui va enrichir les volets arts plastiques et vidéo de Résonnances. [10]


Une succession/articulation entre deux projets qui a mûri imperceptiblement - avec la forte rencontre en Arles, de Nam Goldin et son intégration de la photo, de la vidéo et de l’installation - où le numérique englobe et est englobé...


"Résonnances", c’est une autre histoire qui démarre, succédant à la fois à Mouvances, dans le domaine des Arts Plastiques, et à "Media en quête d’identité" pour ce qui concerne l’écriture.

-  Résonnances I, installation plastique de Didier Michel, une oeuvre dispersée, renvoyant l’écho entre oeuvres d’art de Régine Raphoz et Martine Diersé, et bien au-delà...

-  Résonnances II, le projet vidéo- cinéma de Laura Monnier zvec Christian Bontzolakis et nous tous, et vous, passeurs entre I, II et III...

-  Et Résonnances III, qui se greffe, émergeant d’une demande sur l’image fixe, la photo [11], et les installations photos, avec Laura Monnier et Aurélie Ranc, du groupe des cinq qui ont fait le stage d’ Arles [12] - Jacqueline et Michel Cimaz, Régine Froment, Fatima Mana, et, donc, Aurélie... et avec, nous l’espérons bien, le Résidence de Sébastien Camboulive.

Quant à l’écriture photographique, [13]




, une démarche qui s’enrichit de culture numérique qu’elle soit photo numérique ou argentique comme chez le Clergue de Montmajour...

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Planche souvenirs de St-Paul


Un double travail d’accompagnement sera fait en Bibliothèque, lieu de lecture et d’écriture - avec mots ou images : par les livres, le livre d’artiste, la vidéo, et, bien sûr, le travail numérique de la photo, de l’image et de créations composites - dont, bien sûr, le livre numérique - aventure en cours à poursuivre...


Jacqueline Cimaz


article intitial de mi-février avec quelques réactualisations de juin 2010.



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[1] et sûrement "lecture"

[2] Cf à ce sujet, au quai Branly "La Fabrique des images ", une exposition à voir... Une sortie à organiser ? ...

[3] On aurait pu espérer un coût moindre, mais il semblerait que cela ne soit pas évident...

[4] pour peu qu’on s’y forme...

[5] Encore que ! Colin Charvet avait fait des enregistrements de réponses de jeunes très intéressants. Faute de logiciels compatibles, il n’est possible ni de travailler ces enrechistrements, ni de les faire fonctionner sur divers appareils... Les solutions existent sûrement, à intégrer ultérieurement aux sites, hors livre, mais il faut du temps pour les chercher et elles peuvent avoir un coût.

[6] non par choix mais par non maîtrise technique

[7] rédaction du 15 février, ce projet n’ayant pas abouti suite à des divergences quant au choix - non pas du "photographe", mais de l’artiste travaillant l’image photographique... Un choix maintenu de l’Association, Sébastien Camboulive étant d’ailleurs, en cette fin juin, en résidence aux Rias.

[8] toile de Goya montrant les espagnols fusillant des prisonniers français pendant les guerres napoléonniennes

[9] Picasso et le premier bombardement massif par les allemands d’une petite ville basque, prélude aux atrocités de la seconde guerre mondiale

[10] Un projet qui a évolué, depuis février, se centrant de plus en plus - en ce mois de juin 2010- sur écriture numérique et transmedia. S’enrichissant aussi aussi, en cette seconde moitié de juin, d’une meilleure appréhension du travail de Sébastien Camboulive avec une image "photographique" fixe fabriquée riche de la densité de ce travail dans un temps aplati ou court-circuité... Là encore échanger et faire pour mieux appréhender...

[11] plus que la "belle photo", la photo matériau et/ou média d’un processus de création artistique

[12] Stage des Rencontres Internationales de la photo - été 2009

-  On pourrait ajouter en cette fin juin "De l’écriture numérique à l’écriture transmedia ou Résonnances IV", la nouvelle rédaction déjà citée , mais que déjà, la résidence de Sébastien Camboulive fait évoluer, avec des enrichissements totalement inédits...

[13] écriture de Lumière

Les 6èmes à Saint-Paul-trois-Châteaux...


Perrine Chambaud nous a envoyé 43 fichiers :

-  40 fichiers "image" dont 25 textes d’élèves scannés, 2 dédicaces de Claudine Desmarteau et 6 photos,
-  2 vidéos
-  et un bilan sous word.

Une richesse inouïe...


Reste à trouver le moyen de garder et valoriser toute cette information avec la meilleure résolution possible et le moins de poids possible.


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Les classes à St-Paul. Au sol, devant Claudine Desmarteau, un tirage papier de la maquette (provisoire) du livre numérique.


A voir et entendre comme si vous y étiez...



Rencontre scolaire avec Claudine Desmarteau
(lien vers Daily Motion)


Un gros travail en perspective mais un travail très motivant vu la qualité des apports du collège, de ses enseignants et de ces deux classes de 6ème !

Et puis la manière dont Claudine Desmarteau est entrée dans le jeu !


"Claudine Desmarteau était trés impressionnée par le travail... Elle a pris la peine de lire chaque page tout en commentant... [1]... Les élèves étaient fiers."

écrit Perrine Chambaud.



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[1] Chaque page du livre et les artices écrits en français à y intégrer...



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Rencontre avec Claudine Desmarteau, la vidéo






Rencontre scolaire avec Claudine Desmarteau
(lien vers Daily Motion)

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Dubost, Dall Armellina, Ménard. Ou communication et création multimedia


Ce 11 janvier 2010, Pierre Ménard était à Valence, à l’école des Beaux-Arts pour des ateliers d’écriture demandés par Luc Dall Armellina, professeur de cette école

qui avait lui-même effectué une performance à Nantes à l’automne, à la demande de Jean-Pascal Dubost.


Luc Dall Armellina a soutenu sa thèse en 2003 sur « Enjeux sociaux et Technologies de la communication, option communication et création multimedia. » [1]

Il semble situer ses mondes virtuels au sommet d’une pyramide reliant temps, espace et opérabilité [2].


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cf site de Luc Dall Armellina, à visiter...


Le thème de ces trois jours d’intervention de Pierre Ménard donc : «  Dire, faire, voir des histoires . »


Le principe de ce type d’atelier : découverte de textes, écoute, visionnage d’images, d’œuvres complexes, composites... Puis, à partir de là, création personnelle ou en groupe d’une œuvre composite mais composée d’apports hétérogènes : textes, images fixes ou mobiles, sons...

Ecritures mêlées donc - graphique, textuelle, sonore...etc

Mélange aussi du voulu et de l’aléatoire...

Une démarche complexe, multiforme, décrite dans "Liminaire"

Là c’est l’écriture textuelle qui est travaillée à partir des diverses sources...

Et publiée en recueil [3]

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lisible sous Calaméo


Recours à ces opérations cognitives complexes que requiert l’utilisation de l’hypertexte :

Hypertexte, que Jean Clément définit comme « une technologie intellectuelle à l’ère de la complexité. » [4]


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Le « transmedia » (cf "Culture en mutation - Le transmédia, la narration réinventée - sur France Culture ) se cherche et s’explore outre-atlantique notamment au MIT, avec son centre de la narration du futur. Eclater le récit sur divers supports et avec différentes modalités, successives ou simultanées... Arte doit bientôt montrer de ces récits où le spectateur-lecteur est particulièrement actif.

Des outils d’aide à l’écriture et/ou la lecture transmedia existent, plus sophistiqués que le schéma du conte de Propp et ses différents essais de numérisation - sans nul doute...

Le plus connu semble être le cube d’HBO où vous construisez un récit éclaté à partir de briques existantes, plus ou moins hétérogènes.


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Image du site de France culture, cité ci-dessus.


A voir et essayer

Il y a aussi, création transmedia d’un autre genre, ces fictions diffusées par des chaînes de télé qui passant pour du réel, utilisant les medias, de faux débats, de faux sites, viennent quasiment pirater le quotidien des spectateurs, faille narrative entre réalité et fiction.


Notes de lecture de Jacqueline Cimaz





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[1] Résumé en ligne

[2] « enaction » ? c’est-à-dire développement cognitif conjuguant le monde et l’esprit d’un être agissant dans ce monde. cf Varela et Morin

[3] les sons eux, sons recueillis dans la ville, mixés avec les lectures de textes... s’écoutent, eux, à la radio .

[4] Ce qui nous renvoie de nouveau à Morin



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Entre prototypes expérimentaux et science-fiction ?


Notes de lecture

Des protypes qui pourraient vite déboucher sur de nouveaux objets courants ?

Une évolution qui se dessine et que la miniaturisation des composants et circuits imprimés depuis déjà des décennies rend plus que plausible.

Quelque chose d’annoncé par Kaplan dans son livre sur "la métamorphose des objets" et quelque chose qui illustre le contenu du livre - des possibles...


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Un très grand intérêt en tous cas de la publication d’Hubert Guilhaud dans La Feuille de ce 29 janvier

Des vidéos à voir, pas toujours très lisibles, et en anglais... A voir et revoir après avoir lu le texte d’Hubert Guilhaud :

« Il suffit d’une feuille de papier pour créer un ordinateur, l’interface de projection est le seul papier... Le papier permet d’envisager des objets « électroniques » pliables. D’imaginer que toute pièce de papier devienne un élément de commande de l’électronique. Ce qui permettrait d’imaginer qu’en dessinant un bouton, un champ de recherche, il puisse devenir actif ! Voir d’imaginer des écrans de papier. »


Aller sur La Feuille et visionner les vidéos.


Comment la feuille peut-elle devenir écran interactif ? Dès les années 80, on clônait les écrans d’un ordinateur du réseau à l’autre... La miniaturisation permettant l’utilisation du papier ou du carton, les techniques "sans fil" ayant fait leur preuve, qu’y aurait-il là de non imaginable ? Et puis les supports évoluent...


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Commandes, capteurs, écrits sur papier (spécial ?) avec crayon (spécial ?), collés sur l’objet à commander ou interroger ? Sans doute d’autres techniques, mais déjà n’est-ce pas imaginable par la miniaturisation de la robotique telle qu’elle se pratiquait à l’école élémentaire dans la seconde moitié des années 80 - avec le câle sortant du TO7- et le reliant aux maquettes de feux rouges, chenillard ou autre train ou manège [1] [2]

La mise en relais ou système d’appareils hétérogènes pour aboutir à la superposition instructive d’images pourvoyeuses de renseignements sur le corps humain serait-elle inconcevable ?

L’objet flexible transparent entre souris et loupe, interroge davantage les habitués que nous sommes à un espace à deux dimensions, voire 3, mais...


Bref, quelque chose qui ravive l’impression de gâchis suscitée par l’abandon brutal de la robotique à l’école - un puissant facteur d’intérêt pour le scolaire et d’intéressement des filles à la culture scientifique - à la fin des années 80 lors de la rupture des accords avec Thomson... [3]


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Et puis bien sûr l’ouverture de nouvelles vies possibles du livre imprimé avec la possibilité d’entendre l’auteur lire un fragment de son texte, commenter son travail d’écriture et ses réécritures successives, renvoyant à des références culturelles qui l’ont inspirées... et à la possibilité de les voir projetées sur un écran qui vous suit...

Quelque chose dont la complexité, irréductible à un choix binaire entre apport sûr ou danger certain, rend indispensables la consutation des usagers et le débat citoyen...


Au loto des Rias, l’an passé, un "jeu" de lecture d’images numériques avait connu un grand succès et une très large réussite. Cette année, avec une donne modifiée car les jeunes adultes qui avaient participé l’an passé étaient retenus par un match de foot, nous avons risqué un questionnaire qui obligeait à lire une citation de Guilhaud et à s’en servir pour décrypter quelques images et interpréter. Cela a paru difficile, a souvent été abandonné en route, ou rempli partiellement, sauf par un élève de 5ème, un jeune de 12 ans qui a pratiquement eu réponse à tout...

Des questions posées quant à l’âge le plus ouvert à l’innovation ? Le plus propice à ce que certains ont appelé la pensée divergente ? Des interrogations à avoir sur les contenus d’enseignement ? Beaucoup de questions ouvertes à la réflexion et à la recherche...


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(New scientist)


Quelques réponses relevées en marge du loto :

-  Quelques types d’utilisations de ces technologies paraissent plus ou moins connus : d’abord, ce qui se rapporte au diagnostic médical, il y a aussi la lecture des journaux sur téléphone portable ou les liseuses avec possibilité d’oralisation pour non-lecteurs...

Le remplacement du livre imprimé par le livre numérique - ou simplement numérisé - parait quasiment inéluctable mais amène des réserves. Par contre les évolutions possibles du livre imprimé ne sont pas envisagées quand l’interface papier ouvre pourtant tout un champ de possibles...

Des réponses aussi qui paraissent très intéressantes par leurs nuances et le niveau de réflexion ainsi traduit. Ces innovations technologiques sont positives et ouvrent des perspectives, mais rien "ne sert d’en faire trop", il faut qu’elles soient utiles dans la "vie quotidienne" et "la progression du monde" et la volonté ou la demande qu’elles servent à faire baisser les coûts :

"Pour les gens à faibles revenus les maisons de nos jours sont trop équipées. Il faudrait en faire profiter les plus pauvres".

Un échantillon absolument pas significatif vu le nombre réduit de questionnaires relevés, mais des réponses qui donnent vraiment envie de poursuivre sondage et débat. Et ce rôle de La feuille -Homo Numericus, à souligner...

Jacqueline Cimaz

NB. A lire aussi concernant le passage du statique eu dynamique pour le livre imprimé, sur homo numericus Nous y reviendrons avant de retourner à l’écriture numérique





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[1] avec leds, capteurs, transistors... et pilotage à l’aide des macroprocédures Logo ?

[2] Et le robot qui sur la lune, ou sur une autre planète prélève des échantillons, les analyse et envoie les résultats... ?

[3] Et une belle formation à la logique avec les portes logiques et leur nécessaire maîtrise pour la programmation en Logo...

L’actualité se bouscule !


Un message de Perrine Chambaud, professeur-documentaliste au Collège Pierre Delarbre de Vernoux-en-Vivarais


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Educnet. Revue de presse du 02/12/09






"Un article ci-joint en plein dans le thème !"


Livre électronique : état des lieux, décembre 2009


Un dossier d’Educnet


Pour faire le point sur le livre numérique, la revue de presse de décembre 2009, sur le site Educnet, rappelle les définitions et les enjeux de la numérisation, recense les innovations et interroge sur la notion de bibliothèqiue numérique.


Prenez connaissance du dossier















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Revue de presse sur LaFeuille d’Hubert Guilhaud (Homo numericus), Lecture de "La métamorphose des objets" de Frédéric Kaplan, et d’Alain Giffard sur Skhole



Des nouvelles intéressantes sur LaFeuille le site d’Hubert Guilhaud... Provisoirement interrompues par un passage chez Kaplan... puis un renvoi chez Giffard...


Par ordre chronologique :


-  Imprimer des circuits électroniques dans les livres

Une ressource qui n’en est qu’à ses débuts. « Pour l’instant, ça ressemble à ces affreuses cartes de vœux musicales... Mais qui sait de quoi demain nos livres seront imprimés ! »




D’autant qu’à lire Kaplan on se rend compte « qu’une partie de l’électronique encore cachée sous la peau de la machine » pourrait bien finir « par s’innerver au sein du tissu lui-même » (du textile donc [1])

Quant à l’écran, il pourrait, flexible et mobile, suivre vos déplacements dans la pièce après vous avoir identifié pour répondre à vos besoins transmis sans souris, à distance, par gestes... La table-écran serait un outil idéal pour le travail d’équipe...

D’autres objets-interfaces devraient apparaître tous connectés à ce que Kaplan appelle « l’ordinateur planétaire » - ordinateur ou réseau d’ordinateurs regroupés susceptibles de stocker toutes les données de la planète et d’effectuer toutes les opérations nécessaires avec une puissance et une efficacité démultipliées... Le livre n’échappe à cette évolution...

« La métamorphose des objets » déjà, est livre lié à un site internet on peut lire chaque page, voir la répartition des commentaires, voir commentaires, bookmark, vidéos et photos. Et, bien sûr, on peut y laisser la marque de son passage.


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Quel devenir du livre dans ce contexte ?


Pour Kaplan, le numérique n’a pas tué l’imprimé et ne le fera pas parce que c’est au niveau de l’interface que se situe l’enjeu de la lecture et non à celui du support de stockage.


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Et au niveau de l’interface, Kaplan introduit déjà des lampes en bibliothèque, lampes qui pourraient être le catalyseur de rencontres inédites pour lesquelles le livre est le médiateur par excellence.


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Donc de nouvelles pratiques associant l’imprimé et le projeté (issu de sources diverses), le résultat de collectes et réflexions personnelles, et pouvant donner lieu à de nouvelles publications imprimées ou imprimables, entre albums photos, carnet de notes personnelles ou autres modes d’archivage...


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Donc des mixtes composites pour lesquels le livre physique sera une interface ouvrant la voie , un peu comme les adresses Internet ou les QRcodes dans son livre.


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D’autres objets-interfaces devraient faciliter les apprentissages collaboratifs et réguler un travail de groupe qui privilégie celui qui parle, élaborant, explicitant, synthétisant pour ce faire. D’où l’idée de la table conversationnelle permettant de prendre du recul par rapport aux échanges verbaux et de les réguler. De la réflection à la réflexion.

Plus que les albums photos ou les cassettes vidéo ces nouveaux interfaces rappellent à chacun son passé, entre outils de lucidité et obstacles au nécessaire travail d’oubli.

Ce qui renvoie à l’exposition Sophie Calle d’il y a quelques années au centre Pompidou avec son incessante réécriture de la lettre de rupture. Sophie Calle d’ailleurs citée par Kaplan :


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Des outils du meilleur et du pire selon le cas pourrait-on penser, d’où l’importance de la réflexion prospective pour orienter les débats et les choix.

Table-écran pour travail collaboratif ou pour pister chacun ? Plus profondément, par delà ces alternatives binaires, quelles pratiques avec ces nouvelles interfaces pour mieux se connaître, appréhender les possibles, choisir et se construire dans la société et le monde ?




Ceci conduit évidemment à s’interroger sur les compétences à acquérir et nous ramène à Guilhaud et LaFeuille : Le lecteur moderne doit savoir décoder la lecture classique et la lecture numérique, Écrit-il ce 19 janvier, renvoyant à Alain Giffard et son blog. Et à ce remarquable article « Lecture numérique et Culture écrite », où Giffard assimile la navigation initiale sur le net à une « pré-lecture. » A faire suivre donc d’une vraie lecture et à ne pas confondre avec celle-ci.


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« L’activité de repérage avant de collecter et produire le texte à lire nécessite une double compétence : sur les textes, mais aussi sur la technologie numérique [2].

Le lecteur qui n’a pas cette compétence en reste à la prélecture. (...) Lorsqu’on forme à la navigation sans insister sur le fait qu’elle doit être suivie par une lecture attentive, comment éviter que beaucoup d’internautes, notamment parmi les jeunes, confondent pré-lecture et lecture, navigation et lecture numérique et croient qu’elle peut remplacer la lecture classique ? »



Voilà qui nous renvoie au travail effectué au Collège de Vernoux : après un premier balayage des textes des duos par ceux-ci, de l’ordre de la pré-lecture, une lecture plus sélective pour mettre en rapport images à insérer et texte [3] puis une lecture plus interprétative pour insérer des hyperliens.

Lors de la découverte du « livre » d’ensemble, lecture à la fois plus synthétique, la perception de l’ensemble amenant une réévaluation de chaque partie (toujours la lecture classique) mais mise en place progressive d’une lecture numérique nouvelle passant par le tri et la catégorisation des hyperliens et la belle interrogation surgie dans un groupe sur le nombre de niveaux d’hyperliens compatible à la fois avec l’enrichissement et la lisibilité du texte.




"(...) Situation étonnante : la lecture-consommation, telle que la porte l’espace des lectures industrielles suppose un lecteur amateur, responsable, compétent... c’est-à-dire très exactement le contraire du consommateur.

La lecture numérique appelle ce que l’étude d’Olivier Donnat nomme « cumul des modes d’accès », c’est-à-dire une double formation, à la lecture classique et au numérique. Toute autre orientation ne peut être qu’une catastrophe cognitive et culturelle. "




Par ailleurs, Guilhaud rappelle que par delà le livre imprimé, inscrit dans un espace physique, matériel, dans le temps et l’espace et le livre numérique, inscrit dans un espace virtuel qui privilégie structure logique, organisation et articulations, appartenance à un réseau, il y a le texte, né d’une création, irréductible à ces environnements physique ou virtuel.


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Il cite Giffard qui apporte un éclairage intéressant sur la lecture numérique, « devenue une pratique culturelle ». D’où la question : «  Comment la lecture numérique, comme culture et comme pratique, prend-elle place dans la culture écrite ?  »


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Cela dans le contexte, depuis une trentaine d’années, d’une baisse générale, significative et avérée de la lecture sur le long terme qui n’est pas une conséquence du numérique, d’une part, et, d’autre part, du développement du numérique.

L’étude du Ministère de la Culture et de la Communication contient précisément une tentative pour proposer un modèle du rapport à la culture et aux médias, en fonction du milieu social, de l’âge et du genre qui, pour la première fois, intègre le numérique.

Ce tableau distingue quatre configurations d’accès à la culture et aux médias :
-  « l’imprimé média central »,
-  « la télévision média hégémonique »,
-  « la culture d’écran », et
-  le « cumul des modes d’accès ».

Dans le « milieu socio-culturel défavorisé », c’est la télévision qui joue le rôle de mode d’accès hégémonique pour les plus de 45 ans, cependant que la culture d’écran caractérise les jeunes. Dans la génération des 30-44 ans, les hommes penchent du côté de la culture d’écran, les femmes vers l’imprimé. Le « milieu socio-culturel favorisé » pratique le cumul de tous les modes d’accès, sauf chez les générations nées avant guerre (65 ans et plus) qui restent centrées sur l’imprimé. Le milieu socio-culturel moyen est celui qui connaît la plus grande diversité de configurations.

Donc une polarisation des différents rapports à la culture et une fragmentation qui interroge.

La lecture numérique existe, depuis l’invention du web. Mais l’acte de lecture numérique est compliqué et difficile.

"Ce que requièrent le texte et le medium numériques, c’est la capacité à articuler les différentes vitesses de lecture, et non la seule lecture rapide enchaînant les clics. Le lecteur doit combiner le survol du web et l’exploration méthodique de certains liens intertextuels, enchaîner la scrutation d’un texte donné et sa lecture soutenue".


Alain Giffard insiste sur le fait que la lecture numérique semble être aussi le lieu d’une confusion entre la pré-lecture et la lecture.

"La navigation initiale est une sorte de pré-lecture. Or la pré-lecture ne vaut que si elle est effectivement suivie d’une lecture. L’activité de repérage avant de collecter et produire le texte à lire nécessite une double compétence : sur les textes, mais aussi sur la technologie numérique (par exemple, savoir distinguer les différentes fonctions du lien hypertextuel). Le lecteur qui n’a pas cette compétence en reste à la prélecture"...

Il est indispensable de replacer la lecture numérique dans le cadre de la lecture en général..


"Savoir si la lecture est menée de telle manière qu’elle encourage ou non la réflexion est non seulement une question fondamentale mais la question à adresser à toute lecture, y compris la lecture numérique."


Des exigences ou distinctions négligées ou brouillées par la commercialisation des lectures et des lecteurs...


Et ce paradoxe, souligné avec insistance : "la lecture-consommation suppose un lecteur amateur, responsable, compétent, qui adopte la lecture comme technique de soi, c’est-à-dire très exactement le contraire du consommateur".

Ce qui peut explique le constat du poids des inégalités socioculturelles : la lecture numérique appelle ce que l’étude d’Olivier Donnat nomme "cumul des modes d’accès", résultat d’une double formation, à la lecture classique et au numérique et apanage des plus hauts niveaux d’étude.

"Toute autre orientation ne peut être qu’une catastrophe cognitive et culturelle" écrit Giffard.

La nécessité d’un immense effort au niveau des formations scolaires et de l’Education populaire...

C’est bien ce que nous pensions. [4]


Lectures recommandées, crayon ou souris à la main [5], des textes de Guilhaud, Giffard [6], du livre de Kaplan et de l’étude de Donnat [7]

Jacqueline Cimaz



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[1] quand on pense à certaine installation mouvante d’Annette Messager que nous avons vue à Beaubourg...

[2] par exemple, savoir distinguer les différentes fonctions du lien hypertextuel

[3] Il faudra bien aussi revenir sur la lecture de l’image et les nouvelles formes et exigences de cette lecture à l’ère du numérique. Nous y reviendrons déjà à partir de l’intervention en janvier de Pierre Ménard aux Beaux-Arts de Valence et des recherches de Luc Dall Armellina (professeur dans cette école), accesibles sur son site... L’écriture "transmedia" aussi ... et le passionnant cube d’HBO...

[4] C’est ce sur quoi notre modeste pratique de Bibliothécaires bénévoles en milieu rural, dans une Bibliothèque équipée d’un Point d’Accès Public à Internet, et devenue, de fait, EPN, nous questionne toujours plus...

[5] il suffit de les copier/coller du site sur word ou Open office pour pouvoir surligner, déplacer, rapprocher, commenter - travailler et faire parler un texte qui vous parle

[6] Nous reviendrons sur Skhole et Vygotski avec la recherche d’un texte perdu sur les oeuvres d’art comme médiations symboliques constitutives de la personne

[7] Possibilité d’accéder aux sites et autres textes en ligne en bibliothèque. La publication de l’étude d’Olivier Donnat et le livre cité de Kaplan seront bientôt en prêt à la Bibliothèque



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Quatrièmes et dernières séances d’interventions au collège


Rétrospective et bilan numérisés


Ces quatre doubles rencontres au collège ne se seront pas déroulées sous un ciel serein, puisque à part les deux premières, le temps vindicatif a copieusement enneigé le plateau vernousain jusqu’à le rendre impraticable, frôlant l’hésitation, soupesant l’indécision puis l’annulation. Allant même s’attaquer aux voitures de deux intervenants. Pour l’un, un mur affronté frontalement, pour l’autre, un pneu crevé et un portable cassé.

Mais qu’à cela ne tienne, pour cette ultime rencontre, tous les animateurs étaient présents. Il s’agissait de présenter le travail effectué par les deux classes de sixième et mis sous Calaméo par Jacqueline et la possibilité pour certains de faire procéder à quelques retouches avant de balancer le livre numérique sur la toile mondiale. Dimension à peine visible tant elle paraît virtuelle.

Avis et commentaires fusent. Les élèves plongent directement dans leur travail, ressortent de l’étude des différentes procédures numérisées une critique constructive, font émerger de cette vision globale de leur travaux, présentés sous la forme d’un Calaméo, une appropriation maîtrisée de cet outil et de ses procédures maniées sans la distance de l’a priori. Ils laissent l’impression d’avoir emprunté un chemin d’apprentissage lisse comme expérience innée.

La Bibliothèque/EPN de Saint Apollinaire de Rias, maître d’œuvre de ce projet, proposé dans le cadre de la Fête de la Science 2009, et la volonté et l’investissement de Perrine Chambaud, enseignante-documentaliste ont ouvert un accès, point d’appui immédiat pour d’autres apprentissages, fils conducteurs numériques, porte ouverte sur une simple volonté de mettre à disposition compétences et savoirs au service du plus grand nombre.

Fatima Mana Bibliothécaire, bénévole.

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Un apport mutuel et décisif pour la clôture de ce projet Fête de la Science 2009


Il s’agissait de présenter aux élèves une première maquette d’ensemble de leurs travaux, sous la forme d’un livre

-  publié sur écran,
-  numérique et non numérisé, puisqu’utilisant de nombreuses ressources du traitement de textes, - particulièrement au niveau de l’interactivité : notes, sommaire et retour, de nombreux hyperliens internes ou externes, ciblés vers texte ou images et
-  fait de ces travaux effectués à partir des documents fournis à chaque groupe, les mêmes pour les deux classes - documents à s’approprier au travers du travail de mise en forme, mise en relation texte/image, mise en page, liaison vers une cible sélectionnée à partir d’une ancre précisée... Documents à appréhender donc et à valoriser par la mise en page.


La découverte de la maquette apportait une autre dimension : par delà la découverte du travail des copains, de l’intervention des adultes qui donnait à cette "œuvre" tout le poids du sérieux d’une innovation scolaire, scientifique et technique, de la proximité créée avec l’auteur, l’assemblage structuré par deux sommaires interactifs [1] créait un nouvel objet, de l’ordre de la synthèse et non pas de la simple compilation. Un sens d’ensemble qui a déjà été perçu par les élèves et a contribué à la richesse et aux avancées de la réflexion.

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Le passage en revue critique de chaque page où le duo auteur a eu à préciser ses choix et désirs quant aux couleurs de texte, addition ou non d’un fond foncé - un travail sur des critères de lisibilité - a fait appréhender quelques problèmes spécifiques à la publication numérique, comme, aussi, la vérification des liens et une amorce de typologie fonctionnelle de ceux-ci (indication de sources, recours à un dictionnaire ou une encyclopédie pour expliquer un mot, évocation d’une référence personnelle ou mise en relation par analogie, ou interpellation du lecteur... [2])

Une étude que nous allons approfondir pour enfin boucler ce projet science, et qui parait renforcer l’hypothèse d’une incidence du support sur le contenu et creuse la différence sinon la rupture entre la simple numérisation de l’imprimé et l’écriture numérique [3]


Le débat a été de plus en plus riche en cours de journée, après précision de ce qu’on entendait par "écriture", d’abord assimilée à copie manuscrite par quelques uns. Questions sur le résultat - livre ou pas ? Sur l’écriture - écriture ou pas ? avec ces blocs déjà donnés [4].... Des réponses parfois opposées souvent nuancées et justifiées. Le débat a été riche et cette richesse devrait permettre que la réflexion se poursuive d’elle-même... Et puis les petits papiers où chacun a noté ses réponses avant de les dire, quelques enregistrements audios, vont aider à mieux en saisir encore le contenu.

L’essentiel de ces analyses sera inclus en fin de "livre" numérique, après rentrée des corrections des élèves, et, avec, peut-être, quelques enregistrements audios...

Peut-être aussi vidéos puisque Perrine Chambaud va filmer lors de la recontre de ses classes avec Claudine Desmarteau, à Saint-Paul-Trois-Châteaux...

La version définitive du "livre" devrait donc être en ligne d’ici deux à trois semaines sur le site du collège et celui de la Bibliothèque.

Jacqueline Cimaz (Bibliothécaire Référente Internet, bénévole)



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[1] même si en ce domaine les problèmes d’images perdues ne nous ont pas permis d’aller aussi loin qu’on l’avait initialement souhaité dans l’automatisation...

[2] la dimension phatique de Jackobson avec les émoticones !

[3] Il ne s’agit évidemment pas d’une recherche au sens scientifique du terme, vu le nombre d’élèves - 52, les conditions d’intervention, encore que certaines variables aient bien été contrôlées avec le choix fait par Perrine Chambaud de fournir aux deux classes les mêmes documents de départ et des documents bien définis. Il y a eu aussi la standardisation des conditions de travail. De quoi étayer quand même des hypothèses qui donneront certainement lieu à des recherches universitaires - si ce n’est fait... De quoi aussi amener de l’eau à la réflexion sur le rapport Zelnik en ce qui concerne la question du support et les choix à faire.

A aucun moment les élèves n’ont été dans l’"homothétique" car ils n’étaient pas dans le plan, ni même le 3D, mais dans le composite et l’hétérogène. Des compétences nouvelles et complexes en matière d’écriture et lecture qu’il faudra bien que le système scolaire puisse prendre en compte. La vitesse d’apprentissage des élèves et le contenu du "débat" dans les classes, les paliers franchis par la réflexion de ces élèves de 6ème, montrent les possibles. Reste la formation des enseignants et la disparition possible avec les IUFM, si cette éventualité se précisait, de ce creuset où se fécondaient formations initiale et continue, où se construisaient des heuristiques, où on avançait dans la pratique sur la difficile question de la transmission de l’expertise...

[4] Des réponses où ressortent d’abord, l’honnêteté intellectuelle des élèves et l’appris civique du B2i : ce n’est pas eux qui ont écrit ces documents ! Dans un second temps seulement émergent les questions sur l’apport à l’écriture - ou le rôle dans l’écriture - de la mise en forme et de l’adjonction de liens - que posent la diversité et la complexité de ces apports pour de mêmes documents



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Maquette rescapée à relire...


Le voilà après bien des difficultés et des pertes au niveau couleurs, transparences, mise en page...

La version Word rendue indispensable par la disparition réitérée des images sous Open Office ne garde pas ses liens en PDF. D’incompréhensibles difficultés avec PDF Créator.

Repassée sous Open Office avec images grâce à Vista (Et oui !) elle y perd la couleur des bordures - de l’arrière-plan - qui lui allait pourtant fort bien.


Par contre, quand ils ne l’avaient pas fait eux-mêmes, il a fallu insérer un fond foncé derrière les morceaux de texte pastels des élèves...

De Word à Calaméo on perd aussi la couleur pleine page et, de plus, une bonne part de la mise en page... Première version détruite et refaite, donc.

Media en quête d’identité ou CDI en traque chez Desmarteau

Double-cliquer sur le mini-calaméo pour l’agrandir, puis choisir le plein écran -et, si nécessaire - utiliser le zoom...


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Donc là, la perte de la couleur d’arrière-plan, de Word à Open Office, mais conservation des images, et une exportation d’Open Office en PDF qui préserve ensuite tout le reste - dont les hyperliens externes et internes, et permet une prise en charge totale par Calaméo.


Bref, OUF !


Et maintenant l’essentiel, la relecture du contenu....

Ces jeunes ont bien travaillé et Perrine et l’équipe...


Une neige de plus à rettraper pour la classe de l’après-midi ?


De quoi, déjà, présenter aux élèves l’assemblage de leurs travaux, le sens qui surgit de l’ensemble constitué, avec une projection, si possible, sur grand écran, et de quoi revenir sur la discussion du premier jour sur le "livre" numérique, après cette appréhension, modeste, mais de l’intérieur, par l’expérience.

Mais au fait, le "livre numérique", c’est quoi ? (cf le rapport du Ministère de la Culture, sorti sur Calaméo le 7 janvier, article ci-dessous )


Jacqueline Cimaz

NB. Les feuilles blanches - ou vertes - dans le livre, ce n’est pas pour gaspiller de l’espace-écran - juste avoir une maquette pour quelques impressions-papier...

D’ailleurs, par respect pour le travail des élèves et de l’équipe, nous avons mis (Les Editions Les Rias) un numéro d’ISBN, et après relecture, enverrons à la BNF cette 1ère publication numérique officielle, histoire que le travail des élèves ne puisse servir à n’importe qui pour n’importe quoi... Un Bien Commun pédagogique gratuit...

Pour communiquer cette maquette : A lire

Remarque : l’origine des difficultés vient vraisemblablement des différences de systèmes d’exploitation et versions et fonctionnements des logiciels d’un poste à l’autre... Si néanmoins quelqu’un savait comment passer de Créator à Calaméo en gardant les liens ou de Word à Open Office ou Calaméo en gardant la couleur d’arrière-plan...




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Création et Internet, un rapport


au Ministre de la Culture et de la Communication, Frédéric Mitterand, à la suite d’une mission confiée par lui à MM.Patrick Zelnik, Jacques Toubon et Guillaume Cerutti.

Un rapport publié ce 7 Janvier 2010, que nous avons été les premiers ou parmi les deux ou trois premiers à découvrir sous Calaméo. [1]


Ce rapport traite
-  du décollage des services musicaux en 1,
-  en 3., des œuvres cinématographiques et audiovisuelles
-  et en 4. du rôle des pouvoirs publics.

Il conclut d’ailleurs à un besoin de régulation.


Mais c’est le point 2. qui a retenu toute notre attention ;

« le secteur du livre doit se préparer sans tarder aux évolutions à venir » - même s’il bénéficie d’un répit dû au fait que la substituabilité du livre numérique au livre imprimé ne soit que partielle à ce jour.


Un répit pensons-nous qui peut permettre les nécessaires réflexions et débats dans un domaine culturel qui nous tient particulièrement à cœur.


Un chapitre à lire sur le livre, et trois annexes qui fondent les propositions :

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Et des statistiques fort intéressantes...


Un rapport à lire ainsi que les statistiques et

annexes

qui y sont intégérées.




Ce qui concerne le livre « numérisé » ou « numérique », nous est familier.

... « La principale difficulté est celle de la construction d’une définition générale du livre numérique, ce type de livres recouvrant des formats multiples, dont certains sont probablement inconnus à ce jour. Ce constat avait conduit M.Bruno Pytino à recommander, dans son rapport rendu en juin 2008, de ne pas étendre le champ d’application de la loi de 1981 à tout le livre numérique.

Toutefois, si "le livre numérique reste, un an et demi plus tard, un objet culturel difficile à saisir dans une définition unique et pérenne, il est en revanche tout à fait possible de définir le livre « homothétique », fac-similé électronique du livre papier." »


Une légitimation de la distinction que nous avons été amenés à faire entre livre numérisé - appelé ici « homothétique », la copie du livre imprimé, et livre numérique dont il est souligné qu’il est encore fort mal défini... Ce qui nous renvoie à Ménard et "la forme d’un livre"

Le rapport le situe comme livre d’abord conçu pour l’Internet et publié seulement dans un second temps sur papier. Et ses auteurs estiment qu’il est moins urgent de légiférer pour ce type de livre dans la mesure où son « public reste souvent à conquérir, tandis que le risque d’incertitude de la définition est plus élevé »


Aucune allusion à Publie-Net et la revue d’Ici là ni à la poésie numérique... Pourtant !


Ce qui nous renvoie à « Media en quête d’identité », notre projet Fête de la Science 2009, et au travail non encore terminé à ce sujet, mais où l’expérience des élèves entre « français » et B2i, et le suivi ou l’organisation de leur travail font émerger certains points.

-  Les matériaux de départ déjà : non pas des livres, même si les livres imprimés ont été reçus et circulent, mais pour cette action, le site de Claudine Desmarteau, auteure de jeunesse, - avec la présence de ses livres imprimés, partiellement numérisés et les atouts numériques de la présentation... L’offre par ce site d’outils - "techniques matérialisées", comme disait Langevin.

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Photo d’écran. Un sommaire interactif !


-  la découverte manifeste par les élèves, de profondeurs et ressources du numérique avec l’insertion de tableaux et d’images dans le texte, l’importation de liens avec des morceaux de sites fonctionnels, la création de liens internes et externes, et dans un cas, avec insertion de références personnelles, un espace de réflexion, de choix et création modeste mais intéressant...

-  la structuration littéraire, technique et pédagogique au travers du choix des documents, de leur mise en forme, de l’élaboration des fiches consignes et fiches-savoirs, des outils et documents créés, des références de départ qui posent la diversité, le «  en-devenir » et ouvrent une dimension prospective... Et puis par delà les duos, l’émergence du niveau collectif du travail, le travail d’équipe rendu possible par la médiation de Perrine Chambaud, la professeure-documentaliste.

-  la production globale, synthèse d’une étape, dont la découverte, dans cette unité au ras-du-travail, est néanmoins nécessairement pourvoyeuse d’un sens spécifique (à voir lors de la séance de restitution), ne serait-ce qu’au niveau de la non-finitude du produit « fini » numérique - un autre rapport au temps et à la durée - de sa nature « objet livre » ? - en tous cas, objet non clos, ouvrant par ses liens des chaînes et réseaux infinis, entre « livre », fait de morceaux de sites, blog - un « truc » numérique que la prudence des professionnels ou ex-professionnels impliqués a moulé dans la forme familière du Calaméo - guide et passeur non encore vécus comme contrainte.

La «  réflexion sur les usages » évoquée par le rapport parait bien nécessaire...Et la remarque, à laquelle nous ne pouvons que souscrire concernant la recherche

... «  qui n’est pas assez développée en France dans un secteur où elle est pourtant indispensable  »


Le postulat est fait que l’extension au livre « numérisé » de loi de 1981 sur le prix unique du livre, ou du moins de son contenu, devrait atténuer les disparités entre livre imprimé et livre numérique, et donc contribuer à privilégier le contenu par rapport aux vecteurs de transmission.


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Rotation d’une photo d’écran. Des statistiques très intéressantes. A lire sous Calaméo.

Cela étant, on peut se demander si le vecteur de transmission n’entraîne pas une approche différente du contenu, si ce n’est des contenus différents.


Une étude approfondie du travail des élèves de 6ème du Collège Delarbre de Vernoux, à faire, semble déjà montrer, à partir d’une première approche, des différences de fonctionnalités des liens hypertextes qu’ils ont mis en place - sur de mêmes textes extérieurs de départ.

Le choix des hyperliens et du type d’hyperliens, débouche sur des types de contenus différents. (Simple renvoi informatif [2], recherches documentaires de différents niveaux [3], apports de références personnels [4] ou , clin d’œil communicationnel... [5]) qui, à travers le ludique, dénote d’une bonne prise de recul... Liens vers textes ou images, types de textes ou d’images...

On peut penser que plus de temps et de maîtrise accroîtrait encore cette diversité...


Les liens entre contenus et supports ?
-  cf l’interview de Jean-Pascal Dubost refusant la publication d’un de ses livres sur Publie-Net :

« L’eussé-je destiné à une publication électronique, je l’aurais peut-être conçu autrement. »


N’est-ce pas un des domaines dans lesquels il conviendrait de développer des recherches - et recherches-actions ? [6]


Comme celui de l’approche des compétences requises pour la lecture et l’écriture hypermédias (dont ces écritures brèves chères à Ménard), des modalités d’apprentissage dans le système scolaire et vis-à-vis de ces populations adultes guettées par « l’illectronisme » ?



Bref si le "répit" offert dans la mise en place du livre numérique concerne le législateur, les économistes et les professionnels du livre, il nous parait aussi ouvrir un espace intéressant à la recherche fondamentale et appliquée, notamment en matière d’apprentissage, à la formation des enseignants, bibliothécaires et autres responsables d’Espaces Publics numériques, et à un indispensable débat citoyen [7]...

Jacqueline Cimaz





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[1] Comme quoi le logiciel qui nous l’a proposé avait bien ciblé notre profil

[2] cf
-  p38 le lien vers http://www.amazon.fr/Livres/s ?ie=UTF8&rh=n:301061,
-  p27, celui vers Claudine%20Desmarteau&field-author=Claudine%20Desmarteau&page=1

[3] ex p37, de Trouilleland t1 vers http://www.sitartmag.com/trouilleland.htm

[4] p44 http://www.linternaute.com/ nature-animaux/nature/diaporama/agenda/octobre/images/ 6.jpg

[5] p44 http://malcontenta.blog.lemonde.fr/files/2009/03/smiley-rire1209759738.1237052649.JPG

[6] cf l’apport de Julia Bonaccorsi à partir de la BD, « Changements de supports : des riens qui n’ont rien d’anodin » .

Celui de Pierre Ménard sur les formes d’écriture brève .

[7] A ce sujet nous parviennent après rédaction de cette article, la lettre d’information de Lafeuille avec ses divers articles et le lien vers le site de François Bon . Du grain à moudre pour le débat...



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Une pause qui tombe à pic...


(JPG) pour réunir les réalisations des élèves et en faire le ou les livre(s) numérique(s) annoncé(s).

Malheureusement les images sont parties en vacances sans suivre les textes des fichiers Open Office.

Quant à Open Office, beaucoup de réticences pour réintroduire des images ou convertir un fichier word...

Pour une fois c’est Vista qui nous tire de ce mauvais pas...

Voici donc - non pas un livre - mais une première ébauche soumise à relecture, notamment quand à la place des images - fantaisie de certains groupes ou erreurs ?

Par ailleurs il reste à introduire le travail de la seconde classe, où, là aussi, la chasse aux images risque d’être aléatoire...

Peut-être aussi d’autres articles, avis, interrogations...


Bref, une pré-publication, un jalon pour concertation, avis et réajustements dans la poursuite du travail...


Voilà l’objet dans son 1er état provisoire

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à lire, agrandi, avec textes, images et liens, sur liseuse Calaméo.

Du bon travail des élèves, en trois "heures" qui sont loin des soixante minutes...


Certains ont dit le premier jour qu’un camion roulant dans un livre c’était une vidéo et pas un livre, et qu’ils préféraient le livre papier...(Ceux de Claudine Desmarteau sont arrivés...)

Et les hyperliens ?

D’autres avaient affirmé avec conviction que les blogs c’était mieux que les livres, qu’on y écrivait tous les jours...etc...

Qu’en pensent-ils en ayant navigué entre site, documents numériques et livres imprimés de Claudine Desmarteau ?

Et quelle place de la forme livre -comme ce que nous avons créé- dans le numérique ? Concessions pour un passage ? Outils pour certaines utilisations en attendant la mise en place de nouveaux référents ?

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Un débat à avoir à partir du ou des document(s), la semaine de la rentrée...

-  Débat qui ne devrait pas empêcher d’aborder les liens avec une image pour cible ou ancre (une école de précision !), le paramètrage des titres et l’automatisation du sommaire (non effectuée dans cette partie du document provisoire), mais un débat de fond qui parait nécessaire...


Jacqueline Cimaz





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Troisième vague d’interventions malgré la neige...

lors de ce dernier vendredi avant les vacances.


Apprentissages du jour :

• poursuite du travail sur l’insertion d’hyperliens, rappels sur ancre, cible et menus contextuels (clic droit ou apparation automatique lors de sélections)

• retour pour certains sur l’insertion d’images dans un tableau, où le besoin de maîtrise technique prend parfois le pas sur le sens du choix.

• dissipation de la confusion entre le pied de page, partie de la page extérieure à la partie où on écrit, mais où on peut aussi inscrire des renseignements qui se retrouvent alors à l’identique sur toutes les pages et la note de bas de page, automatiquement située au bas de la partie courante de la page et spécifique à celle-ci.

Pour le reste, il s’agit de toiletter les textes pour que puisse s’effectuer pendant les vacances leur structuration - prévue - en un livre numérique unique.


Le vendredi de la rentrée la projection de ces documents permettra de se réinterroger sur le "livre numérique", ses spécificités par rapport au livre imprimé, mais aussi par rapport aux sites et autres blogs.

Ensuite, il devrait être possible d’aborder le paramètrage des titres et la réalisation d’un sommaire automatique et, éventuellement les liens ayant une image pour ancre et/ou cible - un travail de haute précision...

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L’évènement de la matinée, outre la neige, a été la venue de Christian Prost, journaliste. Un temps que nous avions attendu pour distribuer à chacun le fasicule officiel de la Fête de la Science.

Un geste important même si la semaine officielle est terminée : il permet de parler d’un évènement qui se reproduit chaque année - avec le thème de la biodiversité l’an prochain. Il situe le cadre de notre intervention, son sens, sa légitimité scientifique et citoyenne. Une trace utile aussi pour les familles.

Et puis la volonté existe de toujours développer ce pôle scientifique ardéchois implanté au Cheylard et de toujours mieux y associer les scolaires afin qu’ils bénéficient des moyens scientifiques et techniques ainsi mis à disposition de tous.


Jacqueline Cimaz






Rétrospectives et continuité - le vécu de Fatima Mana


Même la neige ne les a pas dissuadés, armés contre elle de bottes de sept lieux, ils sont là, dès la porte franchie, à l’assaut des ordinateurs.

Confrontées au nombre, les chaises raclent et cassent la matière du silence. De front, l’installation envahit l’espace puis « l’effet » Perrine le traverse lentement du regard. Au bord de la salle, sa voix se répand, crescendo, se réapproprie les bruits. Ils retombent en cascade puis s’évaporent dans l’air.

A même l’attention, les collégiens sont prêts et rentrent à cloche-pied dans la ronde de l’apprentissage, ajourent les derniers sons à la traîne puis se concentrent sur les paroles adultes, mués tout à coup en enfants sages.

La voix remonte le courant de la semaine dernière, rétrospective ce qui a été fait. Le temps n’a aucune emprise sur eux , aussitôt fusent les réponses.

Un léger réviser s’installe avant de reprendre la traversée. Au passage, ils appliquent les dernières acquisitions avec une aisance coite d’autant de facilité.

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Ils s’approchent des significations, remuent un instant leur sens, l’évalue en une fraction de seconde. A peine a t-on dit « rappelez-vous ! » que déjà, ils courent sur les pentes aux déclivités parfois avalées par leur élan mais qu’importe !

Pourtant il y aurait de quoi déséquilibrer la studieuse atmosphère en place : la neige est là, par intermittence fouette tempétueusement l’air, donnant des fourmis dans les jambes écolières. Une distribution de chocolat happe leur gourmandise et puis surtout, les vacances de Noël se rapprochent à pas comptés.

Même si la joie déborde de leurs yeux, ils rattrapent ses soleil, les rangent impalpables mais bien présents dans leur cartable.

Les voilà qui sautent à la corde virtuelle avec les liens hypertextes ou hyperliens, de quoi les attacher sur leur chaise. Les élèves amarrent les ancres sur la plage. Sporadiquement jettent un œil vers l’extérieur, font des bonshommes de neige dans leur tête en plongeant sur le paysage hivernal. Détachent l’extérieur si près de l’envie de batifoler dans le manteau blanc encore immaculé.

La concentration récupérée, ils sont sur le site de Claudine Desmarteau, déplacent leur curseur, naviguent en haute mer avec ses planches de dessins, abandonnent des rires qui fusent sur les commentaires et tombent sur les images.

Les collégiens utilisent la mitoyenneté des groupes pour s’entraider. Ils s’approchent, partagent, estompant la difficulté passagère.

A la rentrée, le livre numérique sera prêt. Presque tous se demandent à quoi il ressemblera. S’échappe à l’endroit de la première intervention d’il y a quelques semaines déjà une réflexion : madame c’est quoi une liseuse ? Et-ce que ça sert pour dormir ?

Fatima Mana





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Bilan de la fête de la science 2009.


-   Rencontre avec les porteurs de projets et le coordinateur des actions de la fête de la science dans notre département, l’Arche des métiers.

Une quinzaine de structures étaient présentes à cette réunion, portant sur le bilan des animations. Chacune à son tour relate les actions proposées lors de ce temps dédié à la science.

De l’accueil à la fréquentation et la communication, à tour de rôle, les porteurs de projets déclinent l’événement national sur leur territoire.

Jacqueline Cimaz présente les retombées de l’action « Média en quête d’identité » : programmation originale et d’actualité portée par la bibliothèque de Saint Apollinaire de Rias.

Une semaine entière qui se prolonge toujours en collège, des intervenants de tous bords - de l’universitaire au poète - des centaines de personnes contactées, informées, interviewées, participant à la fête de la science pour tous et à la disposition de tous, pour une appropriation du phénomène scientifique et un développement de la réflexion.

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Les constats qui émergent après la présentation sont épluchés afin de consolider l’action 2010 :
-  Repenser la communication : plus sectorielle
-  Consolider le partenariat
-  Favoriser le rapprochement des opérations
-  veiller à une plus grande implication des scolaires
-  Besoin et création de points relais sur le département.
-  Dépôt des dossiers courant mai pour donner du temps à la mise en place des projets.

Pour 2010, la fête de la science se déroulera du jeudi 21 octobre au dimanche 24 octobre. Une thématique nationale est proposée : la biodiversité. « Thème pouvant être élargi à la bioéthique permettant de traiter des sujets sciences/société sur le vivant. »

Au premier abord, le sujet laisse quelque peu perplexe mais n’en doutons pas, la bibliothèque de Saint Apollinaire soulèvera sans tarder une idée pour s’y engouffrer..

Fatima Mana


NB. Une proposition de J.Cimaz : Fête de la science 2010 - la biodiversité : avant de savoir si on s’engage dans ce travail, découverte d’un site permettant d’appréhender une approche scientifique de la question, celui du CNRS.





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Nouvelle vague d’interventions au Collège


au menu du jour : rappel de la problématique avec petits compléments éventuels, puis poursuite et approfondissement d’un faire qui permet de se forger une opinion en meilleure connaissance de cause.

Les apprentissages :

-  l’insertion et la manipulation d’un tableau au service d’une mise en page qui articule blocs de texte et images, (et donc aussi, l’insertion d’une image dans un tableau,

-  l’insertion d’un pied de page - un utilitaire pour la gestion des dossiers,

-  l’insertion d’un lien hypertexte (où ancre et cible sont texte) : un apprentissage à poursuivre avec des hyperliens où ancres et cibles pourront aussi être images...






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Deuxième rencontre au collège, les notes de Fatima Mana avant son savoureux récit .


-  Jacqueline à Colin :
-  Si vous aviez Siméon un peu plus grand dans la classe, comment aborderiez vous cette formation ?
-  Colin : -Exactement de la même manière que vous l’avez fait, en posant d’abord le cadre, les références. Ils sont complètement pris dans l’envie de manipuler mais il faut qu’ils s’approprient les données !
-  Jacqueline se retournant vers Perrine :
-  Je peux leur donner un garde-fou ? Ne surtout pas mettre un tableau en haut ou bas de page : on ne peut plus reprendre la main pour écrire s’il n’y a pas de lignes ouvertes au-dessus ou en-dessous, on peut toujours mais c’est compliqué...
-  A mince, j’aurais pas dû
-  Jacqueline : Qu’est-ce que tu veux faire ?
-  Moi aussi je pagaïe !
-  Jacqueline : utilise la marche arrière !
-  Moi, j’aimerais bien que l’image soit à la même hauteur !
-  Jacqueline : refait marche arrière et tu la retrouveras !
-  Là, je la trouve c’est magique !
-  Colin : on va leur faire la note pour le pied de page.
-  Perrine : qu’est-ce qu’un pied de page ?
-  C’est un tableau qui se rajoute en dehors de ma page.
-  Oh, ça coupe le tableau !
-  Monsieur, j’ai perdu mon curseur
-  Oh, la majuscule est venue toute seule !
-  Jacqueline : Non, ne l’efface pas, c’était bien !
-  Jacqueline : là ils sont prêts pour passer à l’hyperlien !
-  Perrine : c’est quoi créer un lien ?
-  on clique dessus et ça nous met des informations !
-  On copie l’URL/sélection/clic droit/coller.
-  Jacqueline : Je vous recommande d’aller choisir la cible. STOP- sonnerie : il est l’heure !


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Lorsque nous pénétrons dans la salle d’informatique, l’air est différent. Les élèves reconnaissent les intervenants. Leurs regards s’égarent un instant sur les visages puis se ruent vers les ordinateurs.

Les groupes sont légèrement élimés par l’absence de passage mais qu’importe, elle sera vite comblée par les fabuleuses capacités à récupérer et intégrer le cours normal de l’après.

Un brouhaha bien vivant s’étale dans l’espace, remplit les coins. Perrine égalise sa voix sans rentrer dans la bataille des sons en bandes serrés qui ne demandent qu’à s’éparpiller. Bizarrement, les groupes font retomber le léger dissipé et rentre de plein fouet dans l’écoute, déposant au passage toute l’attentivité dont ils disposent.

Perrine bat le rappel de leur mémoire toute neuve avec une première question : « Sur quel thème a-t-on travaillé la semaine dernière ? »


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Un laps très court d’hésitation puis jaillit la réponse : le livre numérique !

Tout azimut, ils plongent et brassent au ras d’hier, les éléments trempés ou embrouillés mais avec toute la force de leur spontanéité.

L’opération retrouvée - son dossier précédemment enregistré pour continuer n’est que passage obligé d’une procédure maintes fois appliquée.

Par delà la voix de Jacqueline qui présente le premier exercice, l’impatience fait des petits bonds, ramasse le silence pour comprendre. L’enfance modèle est sur l’instant, prête à s’abriter sous les nuées du silence.

Se servir d’un tableau pour y insérer des images, scinder, fusionner : l’intelligence est au travail. Les souris courent, les claviers - sarabande de clics - tracent parfois légèrement de la perplexité sur le trajet, mais dans l’ensemble, ils avancent à grandes foulées, en pleine lumière. C’est étonnant d’observer leur rapidité. Avec l’aisance des faucheurs de blé, ils gerbent et moissonnent le parcours d’une langue commune à leur âge : la spontanéité.

Les trois exercices proposés sont avalés comme un goûter avec le naturel appétit de l’apprendre jamais rassasié.





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Premières interventions au Collège de Vernoux


dans le cadre de la 3ème phase du projet "Media en quête d’identité", notre projet Fête de la Science 2009.

Où 52 élèves de 6 ème réfléchissent à l’évolution du livre et du numérique, à partir d’une pratique riche et vivante de la lecture et de la découverte du livre. Quand sciences et techniques se conjuguent avec littérature et arts visuels... Ou un projet Science qui s’enrichit toujours...

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Ce qui a été montré très rapidement aux élèves pour situer un espace-problème :

-  Un livre numérisé sur le site de Publie-net la liseuse et le texte, la forme-livre sur Ecran, les fonctionnalités d’une liseuse, les livres avec images, puis le « Ceci est-il un livre ? » de François Bon ou les incertaines frontières livre/média, D’ici là N°4 la revue de Pierre Ménard avec textes de jeunes poètes, images et musique, puis d’autres formes-sources de connaissances-créations que la forme-livre avec la poésie numérique de Gherban , les Poetics Spams de Gérenton ou la conférence en ligne de Nicolas Thély, interwievé par le CNRS-Chartreuse [1].

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Et, bien sûr, ultérieurement, au coup par coup, le site de Claudine Desmarteau sur lequel les élèves vont vraiment travailler (insertion d’images, créations de liens, approche des textes par leur mise en forme...)

-  Des questions ou remarques qui montrent que cet espace-problème a bien été perçu :


-  C’est quoi, un livre numérique ?

-  C’est un livre où les images c’est pas des feuilles- c’est virtuel
-  C’est un livre sur internet

-  Ceci est-il un livre ?

-  Non c’est une vidéo !
-  Ça bouge- il y a une vidéo dans le livre !
-  Après, c’est plus un livre !
-  Moi j’achèterai pas une liseuse !

-  Pourquoi ?

-  ça fait pas pareil- il y en a pas autant !
-  je prefère le blog, il y a de tout, des photos et l’arrière plan
-  ça évolue tous les jours, on écrit tous les jours...
-  tout le monde peut le voir

Bonne compréhension que montre aussi l’intérêt manifesté pour d’Ici là, ou la surprise vis-à-vis d’une oeuvre de Gérenton avec un « ça c’est de la poésie ? » vraiment interrogatif....

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Ensuite, pour préciser le but du travail pour les élèves, a été montré très rapidement sur le site de la Bibliothèque de Saint-Apollinaire-de-Rias, rubrique Sciences, le Calaméo , portant le bilan de la Semaine de la Science (dans l’article, cliquer sur le lien « le document »). [2]


L’aboutissement du travail, en effet, devrait se traduire par la réalisation d’un document numérique composite, avec au moins textes, images et liens, sommaire automatique, préparant la rencontre de fin janvier avec Claudine Desmarteau à Saint-Paul-Trois-Châteaux et publié sous forme de Calaméo sur le site du Collège de Vernoux. C’est la demande de Perrine Chambaud, documentaliste, clé de voûte de cette expérience partenariale.

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Les objectifs pour le Collège ce sont évidemment ceux de ce travail sur un auteur conduit par le CDI, des objectifs liés à la lecture et la culture du livre, des objectifs liés aussi à la culture numérique, inter-disciplinaires et qui devraient, tout en concernant la révision et consolidation des acquis du B2i Ecoles, correspondre aux compétences que valide le B2i Collège. [3]


Ainsi les élèves ont exercé leurs compétences en matière de navigation, de chargement de fichiers, de lecture sur écran, de choix de police, taille et couleurs de caractères... Ils ont appris à justifier des blocs de texte, à insérer un tableau en choisissant un nombre de colonnes correspondant à un choix quant à l’articulation texte/image, puis ont commencé à insérer une image préalablement identifiée et repérée dans une colonne du tableau, éventuellement du texte dans une autre, puis à régler largeur et hauteur de la ligne pour la lisibilité.

Des savoir-faire techniques et des choix complexes de mise en page, sur lesquels il faudra revenir avant d’aborder l’introduction d’hyperliens...

En même temps ils progressaient dans la découverte de l’oeuvre de Claudine Desmarteau.

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Pour la Bibliothèque Municipale de Saint-Apollinaire-de-Rias et l’association Les Rias, engagées depuis des mois dans le projet « Media en quête d’identité » :

-  une façon de vérifier, si besoin en était encore, que ce projet s’inscrit bien dans une problématique actuelle, que ce partenariat s’avère susceptible d’introduire une dimension prospective motivante pour les élèves et que les compétences offertes par l’intervention de trois personnes en plus de celles de la documentaliste facilitent les apprentissages techniques, permettant aussi aux élèves de dépasser les seuls aspects techniques pour s’intéresser au sens de l’écriture en général et plus particulièrement de l’écriture numérique - par exemple avec les choix à faire quant aux appariements texte/image, texte ou image et hyperlien...

La prise de conscience de la nécessité d’un travail d’éditeur sur le Net ?

Des compétences au niveau de l’écriture numérique qui devraient avoir une incidence sur les compétences de lecteurs numériques et permettre le développement d’une nécessaire approche critique et constructive vis-à-vis du numérique.


Un moyen aussi d’élargir un accès très hiérarchisé et sélectif à la culture numérique ?

Et, parce que les enfants parlent et agissent en famille, de faire reculer la fracture numérique et l’illectronisme ? Aux limites d’une Utopie qui fait avancer ?




Et puis il y a l’apport des élèves - des questions sensées, d’aujourd’hui, ce précieux désir d’apprendre, de savoir faire, de maîtriser les outils, d’appréhender les théories que ceux-ci matérialisent (cf les interrogations sur liseuse et forme-livre à l’écran)...

L’apport des élèves et celui de Perrine Chambaud, avec son professionnalisme et son niveau d’axpertise, son travail de recherche et d’auto-formation personnel, son désir d’ouverture en fonction des besoins des élèves, sa volonté de tous les faire progresser en s’appuyant sur une impressionnante connaissance des ressources de chacun...

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Une expérience et des ouvertures qui vont, en retour enrichir notre travail avec le public en bibliothèque et notre propre réflexion sur ces rapports complexes et qui se cherchent entre livre et culture numérique.

Et un après qui taraude depuis un certain temps et monte à l’horizon aux confins de la culture numérique et des arts visuels - un nouvel objet à définir ?




La réflexion est ouverte à tous. Nous pouvons faire visiter au public les sites qui nous ont servi de points d’appui, regarder ceux qu’ils nous feront découvrir.

Après les ateliers de la semaine officielle de la science, et en accord avec l’Arche des Métiers, Pôle scientifique en Ardèche, nous prolongeons...

Il y a donc la possibilité de venir chaque mardi de 16 à 19h30 ou jeudi de 17h30 à 20h, pour poursuivre ou démarrer information, expérimentation, réflexion et formation en Bibliothèque municipale...


Jacqueline Cimaz

NB1. Deux coups de... NON ! Deux "découvertes récentes" cette semaine : les Poetics Spams de Gérenton et les Mécaniques poétiques d’Ez3quiel au CCSTI de Grenoble ...

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sans oublier l’exposition d’Airan King citée par Lafeuille


NB2. Outils pour expliciter les consignes le 11
-  l’insertion d’un tableau, l’insertion dans le tableau de blocs de textes et d’images, la scission et la fusion des cellules au service de la mise en page...
-  l’insertion de liens hypertextes, les cibles ou les ancres étant textes ou images (4 possibilités) -> la nécessité d’un travail d’édition...




Premières rencontres


Une action dans sa continuité : la fête de la science. Un thème : Média en quête d’identité. Un cadre : le collège Delarbre de Vernoux Des élèves : 2 classes de sixième Deux temps par rencontre : 11H et 15H. Une bibliothèque : Saint Apollinaire de Rias.

Réunir tous ces éléments et l’on parvient à un projet qui vit ses applications au travers des animations proposées, métamorphosant parfois pour les intervenants le hier en aujourd’hui. Jacqueline et sa formation d’enseignante imprégnée d’une envie de transmettre jamais bien loin, la spécificité de Colin, de son travail au CIAS avec la jeunesse habituée à prendre la mesure de sa spontanéité et de ses revers -une occasion de fabriquer du lien pour faciliter son action. Perrine et son professionnalisme d’une implication rare qui renvoie à la définition au ras du mot et de son sens, Fatima qui a une justification bizarre de sa présence : récolter les mots des élèves pour qu’ils deviennent traces et témoins du travail entrepris. Ils la regardent, scepticisme en bannière sur les fronts.

Ne pas oublier la présence discrète mais efficace des responsables de la salle d’informatique du collège.

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Une présentation des trois intervenants, parenthèse permettant d’installer la route prise et qui traversera le mois de décembre et peut-être un peu plus, pour aller jusqu’au terme de l’action engagée, à moins que ce ne soit simplement le rapporté précis d’un endroit à part, déployant sa spontanéité sur les visages où gicle l’enfance en transition ne s’encombrant pas encore de complexité mais fonçant simplement dans ses baskets, les deux pieds bien à plat sur le monde.

Ils sont là, curieux de ce qui va se dérouler, prêts à découdre les suspensions de l’interrogation pour n’en faire qu’une bouchée. Installés par groupe de deux devant chaque ordinateur, ils savent déjà à quelle sauce ils seront mangés. Leur curiosité est à l’affût de la première question lancée par Jacqueline :

-  Savez-vous ce qu’est un livre numérique ?

Fusent alors une constellation de réponses jetées par dessus le vif du sujet. Tombées à côté, écorchées à l’à peu près ou le plus souvent déployées à l’air libre avec des mots renfermant la solution.

L’importance du travail entrepris par Perrine, préparant pour chaque groupe un dossier de travail où le média a sa propre identité, facilite l’abordage de la compréhension et des apprentissages.

Défaisant l’appréhension, les groupes avancent, justifient le texte et la mise en page, caracolent dans la prairie virtuelle. D’un ordinateur à l’autre, les intervenants défont les éventuels nœuds de l’incompréhension apparus lors d’une manipulation.

Bien sûr, un laps de temps fut nécessaire à chacun pour trouver ses marques, mais la route prise emprunte un paysage où l’abrupt de l’apprentissage est détourné par l’envie et la volonté de découvrir quelques unes des fonctionnalités numériques avec l’opportunité accoudée aux possibilités de l’utiliser pour mieux l’appréhender.

Fatima Mana



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[1] juste un flash de quelques dizaines de secondes pour montrer que si on veut, on peut toujours, en travaillant, se former gratuitement chez soi, avec Internet - un exemple très intéressant dans ce cas pour artistes, enseignants et informaticiens...

[2] Un élève voyant la photo de la banderole « ça je l’ai vu à Vernoux ! »

[3] Cf travail déjà cité des IA-IPR de Grenoble sur le B2i collèges .



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Poetic spam


Le projet "Media en quête d’identité" nous a amené beaucoup de nouveaux contacts et souvent des messages très intéressants.

Nous retiendrons pour cette dernière période celui de Marc Gérenthon, un artiste dont nous avons d’emblée apprécié l’oeuvre et sa qualité - avec un mention très particulière pour ce Poétic Spam, pour Gold is blue et les autres...

Poétic spam : une poésie sonore à regarder et entendre...


Et l’artiste ? Un beau texte de Thierry Delcourt  :

(JPG) "À l’opposé d’une production monolithique, son travail offre effectivement une invitation multiple et hétérogène au regard et à la pensée, incitant à une pérégrination sans ennui, comme je les aime, faite d’associations d’idées, de sensations, de questions restant ouvertes et sans réponse, si ce n’est la provocation à penser, à ressentir, à réveiller la mémoire d’enfant autant que la conscience critique. Marc Gerenton ne se laisse donc pas résumer ; il garde sa part d’insaisissable qu’il ne tient pas à circonscrire et à expliquer, de crainte de s’égarer ou de la dévoyer. Toutefois, il en sait plus qu’il ne veut m’en révéler : « voyez mon travail, je suis curieux de votre regard », semble dire sa délicate réserve !"

Un site à visiter avant de voir "pour de vrai"...


Jacqueline Cimaz





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Interventions en milieu scolaire : la 3 ème phase


de Media en quête d’identité, un projet Science qui a besoin du temps et de la lenteur de la réflexion.


Trois temps de préparation cette semaine.

Le premier pour revoir en équipe comment mettre des liens internes et externes, des notes, et réunir les ingrédients d’un formatage permettant d’automatiser un sommaire interactif : révision pour les futurs intervenants, notamment Jacqueline Cimaz, Colin Charvet et Michèle Dormont... ou apprentissages -techniques- à consolider.


Le vécu de cette séance en Bibliothèque par Fatima Mana


Une formation qui récidive.

Au ras de l’endroit, allongement de tables juxtaposées, d’ordinateurs enfilés, enfilades reliée aux fils, cliquetis plus ou moins réguliers, attardés sur l’attention qui s’attarde : la formation dispensée par Jacqueline peut commencer.

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Nous voilà quelques uns, oreilles ouvertes pour apprendre ou raviver l’appris.

On s’approche doucement dans le mouvement de l’apprentissage, concentrés sur la chronologie du travail, préparé par Jacqueline et représenté par un support virtuel. C’est une mise en circonstance qui soutiendra les interventions qui se feront au collège de Vernoux, dans le cadre et la poursuite de la fête de la science

Cette animation renferme des procédures aux procédés parfois alambiqués, impliquant et sollicitant une réflexion embroussaillée. Jetée la relation de cause à effet concentrée sur la logique, manipulée, mais distanciée par la complexité. Une application qui sera abordée avec une facilité déconcertante, par ces jeunes collégiens n’ayant pas les a priori d’adultes engoncés dans la peur de ne pas y arriver.

Installer- appliquer- récupérer- rapporter- insérer- pré- sélectionner des photos puisées dans le site des Rias puis principe et démarche atteints, introduire le lien hypertexte : va-et-vient pour une communication ne correspondant pas forcément à la démarche communiquée.

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Chapitré le sommaire par une technicienne du virtuel, donne forcément aux choses plus d’aise, permettant même d’avoir l’impression de suivre et de comprendre un mécanisme souvent ébranlé par des difficultés rencontrées.

Mais bien au delà de ces actes qui se conjuguent et s’articulent, il y a le chemin pris de ce faire ensemble qui se solidifie à chaque permanence.




La préparation au collège


Jacqueline Cimaz et Perrine Chambaud ont donc affiné ensemble la préparation.

Le problème est de faire appréhender par les élèves les questions posées par l’irruption du numérique - le contenu du projet Fête de la Science - au travers de quelques exemples et surtout à partir de réalisations concrètes - simples et liées aux programmes et à la vie des classes. Doter un texte numérisé de quelques ressources numériques, c’est quelque chose qui peut se faire à partir de n’importe quel texte numérisé.

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La question du choix du texte de départ était donc en suspens, toujours ouverte.

Perrine Chambaud qui connait ses classes a proposé en professionnelle LA SOLUTION.

Les classes vont en février rencontrer une auteur de "littérature jeunesse", Claudine Desmarteau, dans le cadre du Salon du livre de Saint-Paul-Trois-Châteaux. Il fallait donc lire des livres de cette auteure et étudier son oeuvre.

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Il se trouve -coïncidence ?- qu’elle a un site, avec diverses entrées, sur ce site la couverture de ses livres et même des liseuses qui en font découvrir quelques pages, sur ce site, aussi, des news, des liens...

Perrine Chambaud a donc sorti de ce site ou d’autres sites liés, un texte pour chaque groupe de deux élèves - groupes savamment composés par elle - avec au moins une adresse de référence sur laquelle faire un lien.

(JPG) Il ne restait plus à l’équipe de la Bibliothèque qu’à trouver des images par capture d’écrans et introduire les liens complémentaires pour indiquer les sources de ces images.


Tous les ingrédients sont là pour que dans une situation fonctionnelle, liée à la vie de la classe, les élèves apprennent à insérer des images dans un texte, des hyperliens entre textes et images, externes et internes, des notes...

La mise en place de sommaire interactif et automatisable sera faite sur ces textes très courts pour comprendre comment ça marche...

Mais c’est l’équipe du projet qui réunira deux fois - puisqu’il y a deux classes, tous les textes en un seul, deux gros documents donc, paramètrera titres et sous-titres sur l’ensemble puis fera le sommaire, et exportera le tout sous PDF.


Lors de la 3ème séquence les élèves découvriront leur texte global finalisé, vérifieront les liens, puis suivront la transformation sous Calaméo et la publication sur blog ou site...

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A partir de là on réévoquera les exemples de livres numériques montrés la première semaine pour s’interroger sur l’identité de ce nouvel objet par rapport au livre imprimé, numérisé, mais par rapport aussi à l’oeuvre numérique comme cette oeuvre complexe que constitue le site de Claudine Desmarteau avec ces parties de livres inclus... On recueillera les remarques.

Et si la réponse des élèves qui d’ici là auront développé quelques compétences du B2i collège, [1] c’était simplement l’étonnement ?

S’ils pensaient que faire de telles distinctions n’a pas grand sens mais que "livre" ou autrechose, l’important c’est que le truc numérique qui s’élabore colle au mieux aux objectifs visés, soit exact, précis, fonctionnel jusque dans sa présentation et, de plus, si possible beau ou du moins agréable à lire ?

A voir...

Carte d'identité (JPG)

Cliquer sous l’image ou ici pour accéder au site de Claudine Desmarteau.


Nous attendons avec beaucoup d’intérêt les remarques de ces jeunes nés à l’ère du numérique pour mettre un point final à notre projet et espérons que l’Arche des métiers ne nous en voudra pas trop pour ce délai supplémentaire...




Jusqu’au premier des jours J, (et sans doute après) suite du travail et des échanges par courriel.

cf sous Calaméo






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[1] cf le travail des IA-IPR de Grenoble sur le B2i Collège .

Une semaine dense et calme


pour la Fête de la science, où le travail avance tout doucement et où la réflexion acquiert un nouveau niveau de maîtrise...

La visite de Christian Feroussier, Directeur de l’Arche des Métiers, ce vendredi après-midi...

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"Du B2i adultes au livre numérique", un article de notre petit journal qui interpelle le regard de Christian Féroussier.




Et une fausse sortie puisque c’est après cette fin officielle que vont commencer les nombreuses interventions prévues en milieu scolaire - collège et élémentaire...

Déjà une réunion de préparation, ce mardi, suite aux échanges de courriels...

A noter la participation, également ce mardi, de Jacqueline Cimaz à une Table Ronde sur la culture et les rapports Ville/Campagne. Une intervention où, au sein de la culture, l’importance de la culture numérique devrait apparaître. Moyen de diminuer les disparités par l’accessibilité aux services et connaissances, ou facteur d’aggravation - puisque l’utilisation de l’Internet est fortement corrélée au niveau d’étude et que les très diplômés sont plus rares en milieu rural ? Des contradictions à analyser...

Et l’importance de l’Education Populaire et du scolaire ! A ce sujet, les options retenues :

1. Cycles de trois séances/classe

-  pour découvrir comment donner de l’interactivité à un livre numérique,

-  puis s’interroger sur les frontières entre cette forme-livre interactive et l’œuvre numérique, entre cette forme-livre interactive et le livre simplement numérisé

-  et décrire ce qu’on aimerait en matière de livre ou d’oeuvre pour appréhender de manière plus critique la déferlante annoncée.


2. Ou, en classe élémentaire à plusieurs niveaux : présentation en une seule séance de livres numérisés ou numériques et d’œuvres numériques et publication sous liseuse ou page d’un ensemble de textes et/ou dessins de la classe. Puis relais pris par l’enseignant ?




Ci-dessous, le journal de bord de la semaine, de Fatima Mana, assorti de quelques textes référencés - rappels et commentaires, le tout sous Calaméo - utilisé non pas comme support d’un "livre numérique" mais détourné en simple présentateur ergonomique et agréable, de documents textes et images ainsi mieux agrégés et réunis que, par exemple, sous un Powerpoint (et tout aussi projetable sur grand écran).

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Le document


Son aspect sous Calaméo :

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L’aspect sous Calaméo. En prime un petit son qui séduit quand on tourne les pages. Et en outre, une possibilité de zoomer à en perdre tout lien...


Ne pas en avoir peur ! C’est téléchargeable et donc imprimable si nécessaire. Tout simple...





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Après la richesse des débats du 14

avec un public impliqué, divers, prudent et réfléchi, une semaine dense en perspective...

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donc tous les jours à la Bibliothèque de 14 à 17h sauf jeudi où la bibliothèque sera ouverte de 17 à 20h.

Venez participer aux ateliers ou seulement donner un avis, poser des questions, faire part de votre expérience, échanger et, bien sûr, lire, sur papier ou écran, emprunter des livres...





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Rencontre, conférence-débat du 14 novembre


dans le cadre de la Fête de la Science 2009 en Ardèche.

l’oeuvre numérique malgré sa complexité est bien appréhendée, mais où la forme-livre numérique fait débat...


Tous les textes, liens, commentaires, outils... à disposition ci-dessous...


Un après-midi du 14 novembre riche et apprécié, qui nous apparait comme le point de départ réussi d’une réflexion élargie et approfondie à poursuivre.


Un après-midi du 14 novembre riche et apprécié, qui confirme le bien-fondé du choix effectué d’un ancrage dans les réalisations pratiques pour les formations adultes ou scolaires. La prégnance constatée des expériences vécues et références familières quand "la mémoire configure" la découverte de ces nouveaux domaines..."

Nous conseillons de prendre le temps de lire et d’explorer peu à peu tous les liens...




Le compte-rendu de Nicole Bertholon


14 novembre 2009 -Fête de la Science- Saint-Apollinaire-de-Rias

Jacqueline Cimaz situe cet après-midi de présentation et de débats autour du "livre numérique" dans le contexte de la vie de la bibliothèque municipale qui a confronté ses membres à ce nouveau média en pleine définition et évolution, d’un travail en amont de sept mois enrichi d’apports divers, dont celui, essentiel, de Pierre Ménard.

Du livre numérisé qui se présente comme un livre papier mais lu sur écran, à d’autres formes bénéficiant de fonctions interactives, d’apports de divers medias, il est parfois difficile de s’orienter et de s’adapter, et d’en mesurer les impacts (présentation du « reader » : accès dans un petit encombrement à un grand nombre d’ouvrages, facilitation de la lecture avec grossissement des caractères et même pour certains, possibilité « d’écouter » la lecture) ; évocation du « runbook »...), et oeuvre numérique multiforme...


Sur liseuse Calaméo :

-  La présentation de Jacqueline Cimaz,

avec tous les liens utiles - internes et externes


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Jean-Pascal Dubost, bien connu des Rias pour les ateliers d’écriture qu’il anime régulièrement depuis plusieurs années, nous fait part de ses interrogations face à cet univers du numérique, constatant que pour son cas personnel l’écriture est différente entre espace/papier (cahier avec marges) et l’espace/écran pensé sous une autre forme.

Se définit comme n’étant pas un « poète numérique » en évoquant les mouvements « spatialiste » et « lettriste » des années 50/60, intéressé par le va-et-vient entre les deux aspects. Il craint une perte d’essence (pas du sens) dans l’écriture numérique et évoque « l’épaisseur temporelle » d‘un auteur comme Proust qui lui semblerait menacée. L’écran est un passage dans le travail, mais déconcentre alors que pour lui l’écriture est « lenteur et patience ». Le numérique va vite et introduit le risque de « zapping ». Comment réagit la mémoire face au numérique ?

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Intervention de Julia Bonaccorsi (qui présentera une réflexion sur la bande dessinée numérique en deuxième partie). Elle souligne « l’aplatissement des ouvrages » induit par le numérique alors que le livre est un outil abouti techniquement. Un autre danger est évoqué, celui de la masse des informations et du manque d’échanges entre auteur et éditeur. La « coupure » du livre avec le monde extérieur est un aspect positif alors que sur internet on est partout et au même moment. Le livre au contraire permet de s’isoler du reste et de se concentrer. A partir du moment où l’on a un texte, des images et du son (ce que propose l’écran) n’est-on pas dans une forme qui évoque un film sous-titré ?


Evocations de Publi-net- le "livre numérisé" ou "numérique", de Poezibao - "l’oeuvre numérique", et du « twitter », message bref (147 caractères au plus)


Il est à noter l’importance des échanges entre les conférenciers et le public tout au long de l’après-midi, chacun alimentant le débat par ses remarques, ses questions, ses réponses.

C’est une réflexion fouillée où chacun apporte son expérience, ses connaissances, ses interrogations, son ressenti. Les échanges sont nombreux, l’assistance se sent concernée par cette confrontation entre ces nouvelles lectures possibles et le livre traditionnel.

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A Saint-Apollinaire-de-Rias, dans le cadre de la bibliothèque, le problème s’est posé : comment se crée une publication numérique ?

Les participants à cette expérience, avec Jacqueline - Michèle, Régine, Fatima, Marceline - expliquent leur démarche, leur tâtonnements, leurs trouvailles (voir site). Colin repose la question du fonctionnement de la mémoire dans la lecture sur papier et sur écran : est-il le même ? (liaison avec le n° de Science et Vie de Septembre 2009 )


Jacqueline Cimaz donne la conclusion à cette première partie : l’œuvre numérique dans toute sa complexité n’est réductible ni au livre numérisé, ni au livre numérique.


Après une courte pause la parole est donnée à Julia Bonaccorsi, Maître de Conférence à l’Université de Créteil.

La lecture est toujours une question très débattue. L’introduction de l’écran dans l’acte de lire implique de nouvelles interrogations fondamentales : comment conserver les textes, comment vivre de sa production écrite, qu’est-ce qu’être éditeur ? Et d’autres interrogations encore : quel « plus » cognitif apporte la lecture sur écran ? Est-ce la mort du livre ? Est-ce une révolution ?

Julia se propose d’aborder ces questions par le biais de la Bande Dessinée en ligne. En effet, certaines BD, créées au départ pour l’écran (par exemple dans des blogs ou dans des carnets en ligne) ont été ensuite recomposées et imprimées dans des livres.

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Que se passe-t-il dans ce sens là ? On emploie le terme de texte ou d’écriture pour ce qui relève du graphique, du visuel.

Est-ce qu’un support chasse l’autre ? Elle prend des exemples français qui existent en nombre important puisqu’un Festi-blog de la BD rassemble environ 200 participants à Paris depuis plusieurs années (comme le festival d’Angoulème de la BD)

Le diaporama de Julia illustre les questions et nourrit les débats : nous faisons connaissance avec Martin Wilberg et « le journal d’un remplaçant », « l’actu en patates », et surtout avec « Chicou-chicou » BD écrite en ligne par quatre auteurs qui interviennent à la suite, sans rupture, les graphiques se déroulant de haut en bas, en milieu de page, laissant les marges de droite et de gauche, soit en blanc, soit aux informations (souvent parasites) des hébergeurs...

Un vaste panorama de l’existant nous est offert avec les précisions relatives à chaque type de production. Dans certaines, on retrouve cependant la même démarche qu’une écriture sur papier, des planches classiques, plus ou moins formatées, une régularité de production, (avec ou sans effacement automatique) une unification des styles, l’utilisation ou non de ruptures, qui pourraient amener à réfléchir à une « sociologie des producteurs »

Confrontation ou succession des planches ? Quelle parenté entre BD numérique et le cinéma d’animation ?

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Jean-Pascal souligne l’absence de l’auteur dans certaines productions numériques et pose une question essentielle (liée à toute production et pas seulement au numérique) : " A partir de quel moment devient-on un artiste, est-on créateur d’une œuvre si tout est mis au même niveau, tous les cadres donnés, et quelle formation des gens envisageable ?"

Julia rapporte un simple constat : dans le nombre de productions présentées au Festi-blog, n’émergent au fil des ans que quelques auteurs. Peut-on parler, dans une certaine mesure, de « sélection naturelle » comme dans le monde de l’édition ?

Les discussions fertiles continuent autour de l’exposition d’Adine Duval, cependant il est clair que ces débats passionnants ont plus posé de questions qu’ils n’ont apporté de réponses. Ils ont un immense mérite, celui d’éveiller la conscience des lecteurs, actuels et futurs sur les enjeux de l’introduction des médias dans le domaine de la lecture, sur la complexification de l’acte de lire avec les apports de la technologie, sur la certitude d’être à l’aube, sinon d’une révolution, au moins d’une évolution à grande échelle : une problématique pleinement du domaine de la Fête de la Science, bien comprise par la Bibliothèque et les Rias.




Annexes, sur liseuses Calaméo, [1] les textes de deux interviews importants, assortis de quelques photos :


-  "La mémoire configure" L’interview-bilan de Julia Bonaccorsi après une journée particulièrement riche et dense.


-  "Où « l’œuvre numérique » laisse place au précieux du livre numérisé, mais pas à un « livre numérique » apparenté aux médias." L’interview-bilan de Jean-Pascal Dubost


-  Ce samedi 14, la Grange du Vernat accueillait aussi une exposition d’une jeune plasticienne, Adine Duval. Des techniques mixtes -dessins, collages, gravures, lithos... Un travail sur la trace et la mémoire, de grandes oeuvres très fortes comme cette "campagne vue d’en haut" de 2007 où les traits semblent interroger l’aménagement de l’espace et la transformation d’un espace rural entre production et paysagé, paysage traversé et marqué par un cheminement et une lecture/écriture et ponctuation personnels. Emergents de cette campagne, les signes, répétitifs pour mieux comprendre et dire.

De très beaux objets comme l’ardoise jaune, mémoire d’encre violette. De quoi ravir, par sa qualité, l’édition dite de jeunesse. Panneau indicateur aussi d’un carrefour encore ouvert au choix entre décor, ou appréhension et transformation d’un monde...

Exposition à visiter sur le blog d’Adine Duval, un blog qui s’est structuré, pourvu d’un sommaire et de textes...

Décidément, un samedi où art, sciences et techniques se sont complétés et conjugués pour tenter de défricher un monde et un temps...


Le point de vue d’Adine Duval sur ce samedi après-midi de rencontres et échanges...


Outil :

-  

PDF - 99.7 ko
L’outil "Sommaire" de Michèle Dormont

le "SOMMAIRE" de Michèle Dormont, réalisé à partir de ses propres expériences à partir d’un document présenté par Christelle Caille.





Travaux en cours...

-  Esquisses de "livres numériques" : "Portraits" de Fatima Mana,

PDF - 328.4 ko
Portraits Ebauche 1

ébauche 1,


PDF - 317.3 ko
Portraits Ebauche 2

ébauche 2,


PDF - 1.4 Mo
Roman et cinéma

"Roman/cinéma" au début octobre.






-  Exemples de diaporamas pour explorer des frontières avec le dit "livre numérique" :

-  "Le voyage en Camargue", Mouvances, un bel album avec titre. (en cours de re-travail dans l’attente de création d’une bande-son spécifique - par exemple avec enregistrement de bruits)

-  NB. Le projet "Mouvances", oeuvre que réalise Martine Diersé, qui sera installée à Saint-Apollinaire-de-Rias par l’association Les Rias, grâce à l’aide de la Région Rhône-Alpes, du Conseil Général de l’Ardèche, du CDRA VAlDAC, des municipalités de Saint-Apollinaire-de-Rias, Saint-Basile, Châteauneuf-de-Vernoux, Saint-Jean-Chambre, Saint-Julien-le Roux, Saint Maurice-en-Chalencon et de Véolia-Eau.

-  Le "Carrefour des Résistances", diaporama plus ancien de Jacqueline, avec plus de textes...


-  NB. Le Carrefour des Résistances, oeuvre de Régine Raphoz, a été installé à Saint-Apollinaire-de-Rias par l’association Les Rias, grâce à l’aide de la Région Rhône-Alpes, du Conseil Général de l’Ardèche, des municipalités de Saint-Apollinaire-de-Rias, Saint-Basile, Châteauneuf-de-Vernoux, Saint-Jean-Chambre, Saint-Julien-le Roux, Saint Maurice-en-Chalencon et de Véolia-Eau.





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[1] Calameo-> http://fr.calameo.com/

L’outil "Sommaire" de Michèle Dormont
Portraits Ebauche 1
Portraits Ebauche 2
Roman et cinéma

Interview à RDB de ce vendedi 13 non podcastée...


A défaut d’une réplique fidèle un contenu de préparation à peu près respecté même si c’est dans le désordre...


Media en quête d’identité


Origine du projet nœud, convergences de diverses dimensions :

- Déjà, l’expérience de la fête de la science avec le bel apport de M.Schlenker

Par ailleurs nous apprécions la qualité de la Fête de la Science, de son contenu et de son organisation.

- Personnellement, une expérience professionnelle de la formation à l’Informatique et l’Internet, à la pédagogie de cette formation et à la réflexion sur les apprentissages nécessaires. On lit différemment sur écran et la lecture est plus complexe, de même pour l’écriture.

-Mais surtout une préoccupation de bibliothécaires bénévoles. Ce projet est d’abord un projet Bibliothèque où je me suis engagée en tant que bibliothécaire référente Internet, avec l’appui des Rias et de sa commission sciences dont Nicole Bertholon est reponsable.

Donc un projet, appelant un travail d’équipe pour expérimenter, la participation d’intervenants qualifiés, et reposant déjà sur 7 mois de travail en amont


7 mois d’évolution de ce travail qui colle à une actualité qui évolue très vite et nous a fait passer par 3 étapes successives.

-  1. le e-book, simple copie du livre imprimé sur écran. Intérêt de l’accessibilité mais pauvreté en regard du livre imprimé et du livre numérique.

-  2. le livre numérique : tout autre chose qu’une simple numérisation, une création - textes, images fixes ou mobiles, sons, paroles, commentaires de l’auteur, notes des lecteurs précédents, échanges, recherches... cf le travail de Publie-Net dans ce domaine... De plus, on peut grossir les lettres, écouter... avoir une traduction.

-  maintenant on met en question les liseuses qui portent le livre sur écran, ou iphones, la forme livre. On parle d’œuvre numérique multiforme intégrant films, émissions, de la musique, des livres aussi, Ménard vient de nous donner un bel exemple sur son blog le 11 novembre, une œuvre dont l’unité vient du choix des ingrédients et d’une composition qui produit le sens. Objets difficiles à lire, aux dimensions artistiques et littéraires indéniables, articluées au technique et au scientifique.


L’organisation de la semaine


-  Les apports et le débat de ce samedi avec la présentation rapide de notre travail avec Pierre Ménard , un auteur critique - J-P.Dubost, qui a aussi l’habitude d’organiser des performances à la Maison de la Poésie de Nantes, qu’il préside qui pose la spécificité de l’écriture numérique, une universitaire, Julia Bonaccorsi, qui va parler de la BD en commentant des BD numériques projetées sur grand écran,

A noter que J-P.Dubost a fait venir à Nantes, pour une performance, Luc Dall’Armellina, professeur à l’école des Beaux-Arts de Valence qui fait lui-même venir Ménard à Valence début janvier. Ce n’est pas un hasard : une réflexion nouvelle, qui va très vite, qui conjugue scientifique, technique et artistique .

Nous avons choisi de beaucoup projeter sur grand écran, pour que ceux qui ne connaissent pas trop le livre et l’œuvre numériques puissent les découvrir, pour que ce soit accessible à tous. Et pour tous, il est intéressant de savoir de quoi on parle.


-  Ensuite il y aura des ateliers tout au long de la semaine sur l’œuvre numérique, le livre, les écritures brèves, la réalisation d’un document interactif, les écritures collaboratives avec Dominique Wojylac, du SIVU des Inforoutes, le mercredi après-midi, la mise au point des réalisations numériques puis un retour sur les enjeux, les choix et l’apport artistique...

Les ateliers s’appuieront sur les réalisations achevées ou en cours de l’équipe qui a travaillé à partir de l’intervention de Christelle Caille, des Inforoutes de l’Ardèche, et dans le prolongement de l’expérimentation B2i.

Les enjeux sont importants d’autant qu’avec le déplacement annoncé de l’Internet et des réseaux vers les objets se dessinent des perspectives qui peuvent être inquiétantes. Nous pensons qu’il faut un large débat là-dessus et sur ce qui va bouleverser notre vie quotidienne.


Et après, des interventions en milieu scolaire qui iront jusqu’aux vacances et déborderont peut-être en janvier. Il y en a dejà pas mal de programmées. Cf les ateliers proposés sont sur notre site Internet et sur le blog spécifique créé pour l’occasion avec P.Ménard, et qui s’adressent au Collège, aux CM pour l’école élémentaire et aux lycées...

Ces interventions auront des dimensions informatique, internet, scientifique, technique et en même temps artistique et littéraire : apprendre de nouvelles formes de lecture et d’écriture.

D’ailleurs samedi il y aura dans la salle une exposition d’Adine Duval, une jeune plasticienne qui fait un travail intéressant.


La question du livre est la pointe de l’iceberg de transformations beaucoup plus larges, d’une très grande actualité et qui évoluent très vite.

Pour le domaine qui nous concerne, le récent rapport sur les pratiques culturelles des Français à l’ère du numérique montre que déjà 82% des foyers sont équipés, 53% ayant accès au haut débit. Par contre l’utilisation maximale de l’Internet est le fait de partie la plus diplômée de la population, au-dessus de bac+3, celle qui déjà lit le plus, va le plus au cinéma, au théâtre, aux musées... Par ailleurs, diplômée - et jeune.

Cela nous parait poser un problème de démocratisation, d’élargissement de l’accès à la culture numérique, à la culture tout court...

De formation donc, un pendant indispensable aussi au nécessaire débat citoyen...

Jacqueline Cimaz





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14 novembre, un évènement à ne pas manquer


-   Bâtons rompus...

Jordi, 48 ans :- "Un livre numérique, c’est ce que fait Google. Ils prennent des livres, les numérisent, les mettent en ligne. Tout dépend des livres. La vulgarisation tue la rareté..."

Jessica, 18 ans :
-  "Le numérique ? L’écriture est moins spontanée ; sur l’ordi ça vient pas pareil, on réfléchit ; ça introduit une distance - oui, c’est ça... Et puis, c’est écologique.

Joan, 20 ans dans quelques jours :
-  "Un livre numérique ? C’est comme un diaporama !"

Christian, 63 ans :
-  "Le devenir du livre ? Je n’ai pas un bon contact avec la lecture sur écran, surtout si c’est long. J’ai besoin du rapport au papier, de l’odeur, de toucher... D’un autre côté ça me fascine. Blog, site, on n’écrit pas pareil..."

Fatima, 53 ans :- "Tu devrais parler de la photo, le passage de l’argentique au numérique et la rapidité du changement, ça aide à imaginer..."

Michel, 67 ans :
-  "Je pense qu’il y aura deux types de livres - le livre numérique, et puis il restera quand même le livre d’art qui est autre chose qu’un livre, un livre d’artiste... Un livre qu’on peut lire sur une liseuse ; c’est une ouverture immense, c’est la librairie chez soi... Mais il n’y a pas les conseils du libraire... Par contre on peut trouver des critiques de livres autant qu’on veut..."

Jean-Michel, 43 ans :
-  Le livre numérisé ou numérique ? ça apporte un confort d’utilisation... La forme papier est à garder aussi, il faut la possibilité d’avoir le choix. Le numérique permet l’accès à d’autres publications, avec d’autres dispositions, c’est l’avantage... La mort annoncée des ordinateurs sous leur forme actuelle ? Dans quelques années on va mieux maîtriser... On va vers une mutation. La société change, évolue. Certains usages sont à combattre, mais on ne peut occulter ces changements. Il y a aussi une spécificité de l’écriture numérique...



Quelle numérisation ? Quelles ressources ? Quels dangers ? Quelle échelle des bouleversements en cours ? Quels choix ? Et quelle maîtrise de ces choix par la population ?


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Le débat autour de projections sur le devenir du livre en ce début de 21ème siècle, et par delà le livre sur ces bouleversements de notre vie quotidienne qui se profilent à très grande vitesse...


Les contenus et intervenants


L’apport de Pierre Ménard, auteur, de Publie-Net, et créateur numérique :

des exemples de livres ou revues numériques, d’outils pour les lire, le questionnement sur ce qu’est le livre aujourd’hui...


La démonstration de Julia Bonaccorsi, universitaire, à partir de la BD numérique et son questionnement des complémentarités numérique/imprimé et des apports mutuels...


La position et les réticences de Jean-Pascal Dubost et son refus de la simple mise sur écran du livre-papier, son refus de la mise en ligne d’un de ses livres :

"L’eussé-je destiné à une publication électronique, je l’aurais peut-être conçu autrement."


Un bref aperçu sur "Les pratiques culturelles des français à l’ère du numérique" et un débat qui devrait évoquer les bouleversements annoncés comme imminents de la vie quotidienne.

Un débat qui peut s’appuyer sur les réalisations achevées ou en cours de l’équipe qui, depuis six mois, travaille en bibliothèque... Et a déjà bénéficié d’apports divers.

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Un débat incontournable qui sera suivi d’une semaine d’ateliers.

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Un débat préparé par six ces mois de travail d’équipe, des rencontres diverses et lectures diverses, et de riches formations...

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Le projet et le volet écriture, la synthèse de Pierre Ménard, sur le blog .


Jacqueline Cimaz


NB. Et bien sûr la possibilité d’effectuer un certain nombre d’animations en milieu scolaire, en décembre et janvier, à partir de deux modules - évidemment négociables - que nous proposons...

PS. Les vendredi sont déjà bloqués dans ce cadre jusqu’à Noël, pour des ateliers.

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Les pratiques culturelles des français à l’ère numérique ou la source de nouvelles interrogations quant au "livre numérique"


L’ouvrage « Les pratiques culturelles des Français à l’ère numérique » qui vient d’être publié aux éditions La Découverte/Ministère de la Culture et de la Communication, suscite réflexion et commentaires.

Les résultats complets de l’enquête 2008 sont en ligne sur le site du ministère de la culture et de la communication où ils sont consultables gratuitement.

La synthèse d’Olivier Donnat, téléchargeable au format PDF, est instructive.


Quelles conclusions en tire-t-on ?

-  que l’usage de l’ordinateur personnel s’est généralisé - 83% des ménages sont équipés, 52% de la population dispose de l’accès au Haut-Débit...

-  que la fréquentation est quotidienne, que les jeunes sont plus massivement concernés que les couches plus âgées de la population.

Par ailleurs, la lecture baisse, particulièrement chez les jeunes, comme l’utilisation de la radio et de la télévision.

Une tendance lourde, venant de très loin et qui n’a rien à voir avec l’irruption, extrêmement rapide, de l’Internet.

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En effet, les plus grands utilisateurs de l’Internet personnel sont les personnes les plus diplômées (niveau d’études supérieur à BAC+3), les étudiants... Ce sont les mêmes qui sont les plus grands lecteurs, qui vont au théâtre, au cinéma, à l’Opéra et fréquentent les musées.


Si les différences socioculturelles continuent à se reproduire selon des mécanismes mis en évidence par Bourdieu, à la différence de la télévision, plus regardée par les moins diplômés, et mis à part les téléchargements de films américains massivement effectués par des jeunes précarisés, l’Internet, profondément marqué par ces différences socioculturelles, s’avère domaine de prédilection des "héritiers".

Quelles interrogations à partir de là ? Quelles interrogations cela fait-il surgir dans le champ encore hétérogène et ouvert du "livre" numérique ?


On ne peut ne pas se poser de questions multiples, diverses, sinon contradictoires au sujet des rapports entre l’émergence et la diffusion de livres et d’oeuvres numérisées et numériques et ces utilisations culturelles hiérarchisées de l’Internet...


Approcher les pratiques au regard de notre projet d’études ?

D’abord, cette mise en lumière de l’existence, têtue et élargie, d’une forte corrélation entre le niveau d’études supérieures, les pratiques culturelles telles que fréquentation de théâtres ou musées et la lecture de livres d’une part, et, d’autre part, le temps de travail ou consultation non contrainte de l’Internet...

L’internet si souvent perçu comme pourvoyeur de connaissances, facteur de démocratisation... Potentialités non activées, non abouties, même dans ce champ ?

Quelles médiations fines pour aboutir à ce qui a posteriori devient déterminisme ? Quel jeu s’offre à l’action éducative ?


Quelles incidences en attendre pour le devenir du livre numérisé ou de l’oeuvre numérique ?

-  Difficultés à hauteur de la baisse de la lecture ? Suppléance, regain à la faveur d’un nouveau support, d’une autre écriture naissante ?

Et cette idée émise - de variantes allant du digest papier grand public à l’oeuvre complète numérisée pour une élite spécialisée... Bon sens ou perversion du bon sens ?


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Dans la lune N°17

Pire :

-  Le livre simplement numérisé rendant des services vis-à-vis de quêtes documentaires et d’une approche documentarisée des littératures passées serait-il plus largement accessible que des dossiers plus complexes et construits ? le cas échéant, pour quelles générations et quels usages ?

L’œuvre numérique littéraire, poétique, profitant souvent des ressources spécifiques d’un numérique avec lequel elle est plus exigeante - interactivité, utilisation de l’image fixe ou mobile et du son - parfois avant-gardiste, devrait, semble-t-il, trouver ses meilleurs supports parmi ces couches très diplômées et cultivées ? Est-ce à dire qu’elle serait plus sélective alors qu’elle parait indispensable aux avancées qualitatives ? A voir...

Ou bien, comme cela avait été mis en évidence il y a quelques décennies par le Groupe Français d’Education Nouvelle (GFEN), [1] s’il est avéré que les innovations pédagogiques maîtrisées profitent d’abord et davantage aux "meilleurs" élèves, elles profitent à tous, c’est-à-dire que les écarts se creusent, mais dans un contexte de progression généralisée...

Certes le terrain ni la situation ne sont les mêmes... Un beau sujet de thèse...


Les internautes trouvent sur le net études, recherches, réflexions, points de vue et prises de position intéressantes. La visite virtuelle d’un musée précède souvent la visite effective, permettant de la préparer -ce que nous avions fait pour l’exposition Kiefer. Elle peut aussi la suivre avec apports de précisions, de connaissances complémentaires.

Mais à l’inverse de la télévision où la réception est plus passive, la recherche sur le net est active, facilitée par la maitrise culturelle, les capacités d’induction et déduction, de mise en relation au niveau du sens, de mots précis, d’images, dossiers, liens et organisations des liens... Active et donc plus difficile ? Demandant des apprentissages spécifiques ? Lesquels ?

C’est certainement parce q’ils en tirent un profit cognitif maximum que les plus diplômés passent le plus de temps sur le net. En fonction des intérêts, les ressources qu’offrent les liens sont pourvoyeuses de connaissances nouvelles et démultipliées.

Dans ces conditions, pour en revenir aux relations imprimé/numérique, la lecture numérique - mieux que seulement numérisée - devrait nécessairement être appréciée par ces utilisateurs là - ce qui n’exclut pas l’achat du livre imprimé pour conserver, rassembler de manière tangible, ce qui a été source de recherches et connaissances.

Questions/réponses en vrac... De longues et multiples études approfondies seraient, seront nécessaires... Mais la situation évolue très vite, les enjeux et les choix sont là...

L’avancée éducative, formatrice -scolaire et non scolaire - une priorité ? sans doute...

La nécessité de revenir sur la question des apprentissages pour l’utilisation du net - non seulement techniques mais surtout de lecture, d’écriture, du texte et des images, des sons, de choix et d’organisation des données, d’évaluation, de régulation ?... Un besoin d’une formation nouvelle dans le système scolaire mais aussi au niveau de l’éducation populaire... et des pratiques et apports en bibliothèque... sans doute...

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Quelles formations ? Quels outils ? Comment les concevoir ?

Pour se servir encore plus d’Internet, il faut pouvoir s’en servir mieux... et vice-versa... ?


Non seulement ce rapport soulève de nombreuses questions qui traversent nécessairement le champ du "livre numérique", de la lecture et de l’écriture... mais chaque pas nouveau dans la quête d’identité fait envoler de nouvelles questions comme moineaux effarouchés.

Et puis, il y a le ressac, le choc de l’internet - l’espace-temps en mouvement d’un module structuré d’écrans successifs ou reliés- sur l’écriture et la conception de l’imprimé...

Exemple ? DanS la LUnE n°17 ! Ecriture brèves-longue de Caroline Sagot-Duvauroux, bien sûr un estomac d’autruche - et ces couleurs grinçantes des pages 18-19. A lire du début à la fin (ou autres parcours) mais lire les images, les textes, l’organisation... et le Port Folio BlueSky. La preuve par 117 de ce que dit Julia Bonaccorsi avec des planches de BD [2] ?


« Cette évolution a définitivement consacré les écrans comme support privilégié de nos rapports à la culture tout en accentuant la porosité entre culture et distraction, entre le monde de l’art et ceux du divertissement et de la communication. Avec le numérique et la polyvalence des terminaux aujourd’hui disponibles, la plupart des pratiques culturelles convergent désormais vers les écrans : visionnage d’images et écoute de musique bien entendu, mais aussi lecture de textes ou pratiques en amateur, sans parler de la présence désormais banale des écrans dans les bibliothèques, les lieux d’exposition et même parfois dans certains lieux de spectacle vivant. Tout est désormais potentiellement visualisable sur un écran et accessible par l’intermédiaire de l’internet. » poursuit la synthèse.

Mais la porosité relevée entre des pratiques hétérogènes ou des produits de qualités très différentes dans une hiérarchie à préciser, peut effectivement constituer un brouillage culturel inquiétant.

Non tant sans doute par ce qui est donné à voir, que par le besoin créé d’un apport de connaissances, d’outils, critères, références pour construire son savoir. Ce qui pose le plus problème est-ce la diversité de l’offre, qui effectivement tend à niveler, ou l’insuffisance d’échanges structurants ou d’outils qui permettent à chacun de construire, d’opérer les distinctions nécessaires, de choisir ?

Appliqué au domaine restreint du "livre" ou de l’oeuvre numérique ce rapport n’a pas fini d’engendrer des questions...

Le temps, le moyen, la volonté de chercher et construire des réponses ? Les enjeux ?

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Jaume Plensa à Nice. De nuit et de jour. Une culture de sortie ouverte à tous - et ça marche.



"La profonde originalité de l’internet -dit la synthèse- tient dans ce paradoxe : bien qu’utilisé très largement à domicile - les connexions sur appareils nomades restant à ce jour limitées -, ce nouveau média apparaît plutôt lié à la culture de sortie dont sont porteurs les fractions jeunes et diplômées de la population, celles dont le mode de loisir est le plus tourné vers l’extérieur du domicile et dont la participation à la vie culturelle est la plus forte." [3]

Jacqueline Cimaz

(premières questions en vrac d’après une première approche de données et de la synthèse du rapport d’Olivier Donat publié par les Editions La Découverte, partiellement accessible sur écran en bibliothèque et bientôt consultable en livre).



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[1] et vérifié localement à partir de l’analyse comparée de résultats aux évaluations nationales CM2 sur plusieurs années rapportés aux pratiques pédagogiques, notamment en ZEP

[2] complémentarité et apports mutuels entre numérique et imprimé. Ce qui était aussi abordé dans le dossier sciences communiqué par Colin Charvet ...

[3] La vie culturelle n’est-elle que loisir ? Ou moyen d’investigation et appréhension du réel, "de vivre avec" (Semprun), de connaissance et d’action, de construction de la personne (les "médiations symboliques" de Vygotski), et de lien social... ?





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Quête d’identité


De nouvelles voies de recherche se sont peu à peu dégagées...

Un déplacement de la quête d’identité...


Et un courrier de Pierre Ménard est parvenu ce soir, après mise en ligne et mise en liseuse du texte - qu’il faudra mettre en exergue de la prochaine synthèse : _

" Pour votre texte, d’accord avec votre analyse  :"la question n’est pas de situer le livre numérique par rapport au livre papier"

Avec l’oeuvre numérique (et ses nombreuses formes d’expressions) on invente quelque chose de radicalement différent du livre, même si le principe de lecture y reste primordial, il est désormais lié à l’écriture."


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La brève synthèse du projet réactualisé, directement lisible sur la liseuse de Calaméo. [1]



Sur ce document, après la synthèse, l’organisation du débat du 14 et celle de la semaine de la science...

et les modules proposés aux jeunes qui sont évidemment à négocier avec enseignants ou animateurs intéressés...

Ces deux parties aussi ont été mises en cohérence avec l’évolution du projet.


Par ailleurs, toute remarque ou proposition est bienvenue...




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[1] Cliquer sur le carré gris pour avoir le plein écran, Echappe pour le quitter ; et, pour le retour au site, appuyer sur la flèche de navigation retour en haut à gauche.

Par ailleurs les liens hypertextes sont actifs.



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Media en quête d’identité, projet sciences, le programme

et l’ouverture au scolaire...

Un travail en cours depuis plus d’un semestre, pour lequel la Semaine de la science va constituer un point d’orgue, mais qui devrait se poursuivre ensuite, ne serait-ce que pour suivre une évolution d’une extrême rapidité, aux enjeux conséquents, sur lesquels la réflexion et les choix du public peuvent néanmoins influer ...

Les apports des professionnels avec lesquels nous travaillons...

Des échanges instructifs et fructueux avec des responsables d’établissements scolaires, notamment au niveau des collèges et auprès d’autres personnels travaillant avec les enfants, les pré-adolescents et les adolescents, auxquels ont participé Jacqueline Cimaz, Michèle Dormont, Régine Froment et Fatima Mana...

Tout cela a permis que le programme se décante peu à peu tant pour les animations/recherches de la semaine de la science que pour la mise au point de modules exportables dans les lieux où sont les jeunes.

Tout ceci peut encore évoluer et s’affiner en fonction de remarques ou propositions diverses.


Semaine de la science


Samedi 14 novembre de 14 à 17h à la Grange du Vernat, commune de Saint-Apollinaire de-Rias :


(JPG) - Présentation rapide du projet

« Media en quête d’identité » par l’équipe,

à partir du Blog offert et activé par Pierre Ménard, de Publie-net.

-  « De l’écran au papier, de la page à la planche, le cas de la Bande dessinée ». A partir de projections de pages sur écran,

commentaire de Julia Bonaccorsi, maître de conférences à l’Université de Créteil.

-  L’écriture et ses supports, le témoignage de Jean-Pascal Dubost,

auteur, critique Président de la Maison de la Poésie de Nantes.

-  Projections et débat...




Semaine du 16 au 20 novembre


Lundi, 14-17h, bibliothèque :

-  L’arrivée du livre numérique : questions posées, enjeux, diversité des réponses... (Exposé et débat à partir de projection de documents)
-  La question de l’écriture, d’écritures brèves : travaux pratiques...

Mardi, 14-17h, bibliothèque : (JPG)

-  découverte d’un document interactif, quelques pistes pour rendre un texte interactif (exemple à partir des documents collectés et déjà numérisés lors des journées Roman/Cinéma organisées à l’initiative d’Ecran Village avec le concours des Bibliothèques du plateau...
-  Synthèse : incidences sur l’écriture et ses évolutions.

(La bibliothèque sera exceptionnellement fermée à 17h)

Mercredi, 14-17h, bibliothèque :

-  atelier sur les écritures collaboratives conduit par Dominique Wojylac, formateur du SIVU des Inforoutes de l’Ardèche, de 14h30 à 16h30.
-  En guise de synthèse : échanges sur « écritures collaboratives et intellectuel collectif » - ou le travail de groupe...

Jeudi, 17-20h, bibliothèque :

-  poursuite, présentation mutuelle et enrichissements réciproques à partir des réalisations effectuées.
-  Possibilité d’une présentation à un groupe plus large.
-  Complexité des écritures et des lectures, personnelles et collaboratives.

Vendredi, 14-17h, bibliothèque :

-  les apprentissages nécessaires et les nouvelles compétences mises en jeu : besoins de formation pour une maîtrise de la lecture de textes et documents composites et leur évaluation
-  les enjeux du déferlement numérique, du choix des supports et interfaces, ressources et problèmes, les apports possibles et l’ouverture de la création artistique

NB. A part pour les plages publiques, ou les débats, le nombre de participants sera limité par le nombre d’appareils disponibles, sauf si vous venez avec un ordinateur portable. Inscriptions indispensables pour totalité ou partie des ateliers ( à bm-stapo@inforoutes-ardeche.fr , par téléphone à la Bibliothèque pendant ses heures d’ouverture les mardi de 13 à 19h30 et jeudi de 17h30 à 20h, au 0475580957 ou à défaut au 0475844725 ou au 0475582609.)



Apports possibles


Comme préconisé par les organisateurs de la Fête de la Science, nous avons prévu d’ouvrir la semaine aux scolaires, et, de plus, ou surtout, vu les problèmes de transport, de proposer quelques animations en milieu scolaire, mais plutôt hors et après semaine de la science.


Modules adolescents/pré-adolescents


Option I. 1 : 5 séances d’une heure (salle équipée d’ordinateurs, écran, vidéoprojecteur) :

(JPG) I.1.1. L’arrivée du livre numérique : questions posées, enjeux, diversité des réponses... La question de l’écriture, des écritures "de l’instant"...

I.1.2. Atelier 1. découverte d’un texte interactif, quelques pistes pour rendre un texte interactif (par exemple un document déjà réalisé et numérisé). Incidences sur l’écriture.

I.1.3. Atelier 2. conception d’un document interactif composite (texte, image, son) personnel.

I.1.4. Atelier 3. présentation mutuelle et enrichissements réciproques à partir des réalisations effectuées (possibilité d’ouverture à un groupe plus large). Complexité des écritures et des lectures. L’écriture collaborative.

I. 1.5. Synthèse :
-  les apprentissages nécessaires et les nouvelles compétences mises en jeu
-  les besoins de formation pour une maîtrise de la lecture de textes et documents composites et leur évaluation
-  les enjeux du déferlement numérique, du choix des supports et interfaces, les apports possibles et l’ouverture de la création artistique.


Option I.2. : 3 séances où les 3 ateliers sont remplacés par une seule séance de présentation de travaux finis ou en cours réalisés dans d’autres ateliers


Option I. 3. : une seule séance de présentation et débat...

NB. L’option I sera encore précisée après la semaine de la science puisque les 5 points correspondent à peu près à l’emploi du temps de la semaine du 16 au 20 novembre (3h proposées chaque jour )




Niveau cycle 3 de l’école élémentaire et cycle d’observation des collèges :

Option II. 1. : 5 séances d’une heure (salle équipée d’ordinateurs, écran, vidéoprojecteur) :

II. 1.1. : L’arrivée du livre numérique : (JPG) présentation sur écran, et si possible, autres supports. Débat à partir des questions... Les écritures brèves : recensement des formes utilisées. Travaux pratiques rapides pour les faire évoluer.

II. 1.2. : Atelier 1. découverte d’un texte interactif, lecture d’un document hypertexte - Lecture linéaire de 3 à 7 pages écrans successives et d’un ou deux niveaux de liens suivant le niveau. Réalisation de graphes des divers parcours de lecture et discussion. De la lecture au coupé-collé pour exposé... Arborescences et graphes à partir d’un exemple simple.

II. 1.3. : Atelier 2. conception d’une arborescence et de pages simples avec texte et image. L’introduction de deux ou trois liens hypertextes (dont un aller et retour par liens). Ecriture collaborative d’un document à partir de pages individuelles.

II. 1.4. Atelier 3. présentation mutuelle et enrichissements réciproques à partir des réalisations effectuées (possibilité d’ouverture à un groupe plus large). Travail personnel aidé. Incitation à la prise de notes et à l’écriture d’une liste récapitulative des opérations effectuées, personnelle puis collective.

Eventuellement II. 1.5. : découverte de livres numériques dans le domaine de la littérature de jeunesse. Mais c’est un domaine non exploré à ce jour par l’équipe, ni du point de vue de la quantité de produits ni de celui de la qualité (hormis quelques CD comme Kirikou ?) [1]


Option II. 2 : 3 séances : 1.1., 1.2 et éventuellement 1.5.


Option II. 3 : 1 séance : 1.1. première partie, et, si possible à partir de 1.5. dès que des produits composites vraiment intéressants seront sortie (comme un D’Ici là non pas pour enfants mais accessibles aux enfants...) [2]


Nos interventions sont évidemment bénévoles et gratuites. Nous répondrons, en fonction de nos disponibilités, aux demandes de proximité et à celles qui sont le plus susceptibles de permettre une démultiplication des connaissances et savoir-faire dans un domaine interdisciplinaire, à l’intersection de champs de recherches et de pratiques hétérogènes et dont l’articulation elle-même évolue à grande vitesse. Il nous parait important que le public et les jeunes en particulier soient suffisamment à même de mesurer l’amplitude de ces mutations pour, sans frilosité aucune, explorer des niches d’utilisation encore ouvertes, en inventer de nouvelles et permettre que s’effectuent des choix qui privilégient la réflexion, les échanges, la diversité et la qualité des lectures et écritures (quels qu’en soient les supports et en fonction de ceux-ci)...


Jacqueline Cimaz



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[1] Une recherche sur Internet fait découvrir d’excellents dossiers en PDF comme celui du CRDP d’Aix-Marseille sur Averroes (qui n’est pas du niveau Ecole élémentaire !), la sélection de la Joie par les Livres, devenue service de la BNF , quelques premiers titres numérisés, mais peu de choix et peu de ressources apparemment quant au ressources du numérique utilisées à ce jour... Recherches à approfondir -peut-être du côté de la BD- et à suivre... Tous avis là-dessus, bien sûr, seront bienvenus...

[2] Il s’agit évidemment de propositions que nous avons rédigées parce qu’un Principal de collège nous l’a demandé. Elles sont provisoires, liées à une connaissance actuelle d’un phénomène qui évolue très vite, construite grâce aux apports des professionnels particulièrement qualifiés avec lesquels nous travaillons. De plus, il va de soi qu’elles sont à négocier avec les enseignants...



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Le beau cadeau de Bernard Stora, outil pour une nouvelle synthèse


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Suite au message de Bernard Stora, j’ai écouté l’émission. de France-Culture. Des réponses de Marin Dacos, Virginie Clayssen, et Hubert Guillaud [1] qui confortent le choix du projet sur le livre numérique et le cheminement fait. Pourtant en notes, quelques précisions ou remarques qui découlent de notre expérience.

Il y a urgence pour la réflexion... Voyez le Monde de ce dimanche 17 octobre. Quel numérique ? Quelle place pour la création ? Combien de temps pouvoir résister disait PM ?

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L’émission partait en guerre contre sept lieux communs.


1. Le livre électronique est d’abord une question de support ?

Du débat il ressort qu’il y devrait y avoir de nombreux supports et usages, qu’on n’en est qu’à la préhistoire de l’édition numérique, que la question de l’accès est la plus importante que celle du support, qu’il faut aller chercher le lecteur là où il est... [2]

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2. Le livre numérique signe la mort du livre papier ?

Absurde, le livre numérique ne va pas enterrer le livre papier mais va développer une diversité des usages et supports en fonction des besoins, des intérêts. La question ne se pose pas en termes de substitution mais de complémentarité, de plus dans un contexte de bouleversement des références culturelles, d’apparition d’une « culture-jeunes » inédite.

Les réponses, en effet, pointent aussi ce changement de culture, un « glissement culturel », l’émergence d’autres modes de construction des connaissances... et la nécessité d’un accompagnement pour développer de nouvelles compétences...

L’usage de l’Internet, a-t-il été dit, tendrait à diminuer la capacité de lire des textes longs, ce que réfutent les participants soulignant que celle-ci n’est pas évidente, avec ou sans Internet.

Des niches d’utilisation ont plus ou moins été dégagées en fonction des types de textes et d’usages. En fait l’évolution des pratiques, notamment quant à la lecture de romans sur support numérique, amène à les nuancer sinon les contredire. Actuellement, on ne sait pas. Le recul est insuffisant, il n’y pas la durée nécessaire à des recherches de fond...

Par ailleurs des constats nouveaux interfèrent. A partir par exemple des rapports entre taille du livre et nombre de lecteurs attendus. Du tirage papier d’un résumé pour vulgarisation pour un large public à l’édition numérique complète comme preuve scientifique pour un petit nombre de chercheurs, quels intermédiaires ?

De plus, les diverses liseuses ne donnent pas satisfaction. Mais quels étaient les critères de lisibilité du livre papier à l’an 14 de Gutemberg ? Il faut prendre le temps de faire des pronostics et de tester. Certains usages à naître vont imposer certaines formes... On parle du livre, mais le livre électronique est toujours rematérialisé sous une forme ou une autre. Le livre papier pourrait n’être qu’un terminal comme un autre, adapté à des besoins particuliers. A voir, il y a nécessité d’exploration de données...


3. La lecture en ligne ou en réseau serait une lecture discrète  [3]

On balbutie ; la pensée n’a pas disparu ! Ce qui dérange lorsqu’on lit en ligne, c’est ce qui est extérieur comme l’arrivée de mails, flux d’informations. C’est le réseau qui distrait de la lecture comme un coup de sonnette, de téléphone ou des éclats de voix dans la rue...

On a dit, peut-être un peu vite, qu’il y aurait plus d’activité cérébrale avec la lecture numérique, plus de choix à effectuer. C’est à étudier. L’activité cérébrale est différente. Les hyperliens activent les zones de la décisions. On choisit ou non de cliquer.

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Bientôt des livres sur les DS ?


Le débat ne peut se réduire à une querelle des anciens et des modernes... Les élèves photographiés par Doisneau étaient distraits par des oiseaux, non par des SMS, mais la distraction est de tout temps. Et de tout temps, plus on s’est concentré et plus on est allé loin dans les études. Il est donc faux de dire qu’à cause d’Internet on n’arriverait plus à se concentrer. Cela était aussi avec le livre papier... [4]

Le livre papier peut n’être aussi qu’un marqueur social dans sa bibliothèque.

Le numérique suscite une lecture utile, plus dispersée, plus riche. Il permet le développement d’heuristiques.  [5]

Le problème a été soulevé de la pléthore informationnelle, qui oblige, pour s’en tirer, à être plus sélectif, plus rapide dans la prise de décision.

Et là il est dit par un des participants que « la coopération » remplace sur le Net la culture du génie. Qui s’en plaindrait ? Que la lecture connectée ouvre la porte à d’autres formes de lecture et au partage des annotations... Que la nature du support se fait oublier dans la lecture...

Le numérique facilite la recherche documentaire. Par contre il est difficile d’annoter, de griffonner, même si certaines liseuses commencent à offrir un espace aux annotations et échanges d’annotations...

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4. Un livre numérique n’est-il qu’un livre qu’on lit sur écran ?

Le livre inscriptible existe. Hubert Guilhaud parle du « read writte web » : lire mais aussi écrire, jouer, partager des notes... Des livres numériques supports de lecture et de communication.... Et de plus des livres où on peut proposer de la vidéo, du son, le livre - version numérique, et le livre audio, et le commentaire.  [6]

Ce qu’évoquent les invités de l’émission, insistant sur l’importance de la numérisatuion du patrimoine, mais aussi sur l’invention du livre de demain, par des équipes pluridisciplinaires avec des auteurs mais aussi des plasticiens, des musiciens, des informaticiens bien sûr,... et créant des objets mixtes, complexes...des « livres augmentés » ?

Une place intéressante là pour l’édition numérique, l’édition en réseau... Des livres dont les lecteurs propageraient aussi la diffusion, de bouche à oreille, par recommandations... à divers niveaux... Où le livre est vecteur d’échanges.

Des objets complexes, avec leurs recommandations, qu’il sera difficile de re-publier papier....


5. L’edition numérique signe la disparition de l’éditeur ?

Faux ! La menace vient de la surinformation. L’éditeur vend son choix de sélection, un service, un travail de tri. Le métier va évoluer, mais il y aura plus que jamais besoin d’éditeurs qui choisissent, mettent en forme, interviennent... L’auto-édition se développe et l’éditeur devient aussi éditeur d’auto-édition. Les deux sont complémentaires.

Plus haut que l’éditeur, par contre, il y a les concentrateurs qui contrôlent la distribution (Google, Amazone...) Le risque, là, est accru pour les petits éditeurs, dont le travail est plus dur dans le numérique car il est plus cher d’éditer du numérique, de mettre en forme. Il y a aussi la concurrence, et plus de textes que de gens pour les lire. Comment capter l’attention du public, des structures qui vendent les applications ? Certains titres ont été exclus sous Iphone, un problème au cœur du nœud de diffusion...

Le problème n’est pas du numérique mais de la concentration, que le numérique accroit. En même temps il offre des capillarités, des opportunités pour trouver des moyens de contournement, faire que les périphéries ne soient pas écartées, que les petits ne soient pas dissous...

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6. La question du libraire ?

Elle se pose. Il existe déjà des libraires qui distribuent en ligne, sans librairie, de chez eux. Par contre la présence de la vente de livres numériques en librairie physique est très rare. Elle ne peut se développer que s’il y a contrôle du prix du livre numérique.

Il y a aussi, à résoudre, la question du piratage, celle du libre accès à certains textes scientifiques. Quels modèles trouver pour financer les auteurs dans un autre cadre ?


7. l’édition numérique signe la fin de l’auteur ?

Cette question n’a pu être abordée faute de temps.


Il nous semble qu’il faudrait distinguer certains abus de la grande distribution , à maîtriser si faire se peut, et le domaine des écritures collaboratives où les auteurs restent nommés mais où l’objet mixte produit peut être beaucoup plus que la somme des apports de chacun s’il y a finalement fonctionnement d’un intellectuel collectif... A suivre...

Jacqueline Cimaz

NB. Notes partielles, non suivies d’une réécoute de l’émission. Notes destinées à inciter à son écoute, et à susciter des échanges... y compris sur des points non abordés [7]



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[1] dont nous connaissons bien [LaFeuille- http://lafeuille.homo-numericus.net/]

[2] Nous ajouterions que tout support suscitant des pratiques susceptibles de réduire la fracture numérique et de développer la réflexion parait intéressant et qu’en ce domaine comme dans d’autres, la diversité est souhaitable en fonction des usages et intérêts, et aussi de l’espace laissé à des utilisations innovantes.

[3] où « discrète » = fragmentée)

[4] Des études sur l‘ « échec scolaire » avaient montré il y a quelques décennies comment la non disponibilité psychologique liée à des problèmes sociaux, familiaux et/ou culturels rendait quasiment impossible l’investissement scolaire nécessaire.

[5] Un constat que nous avions fait, la construction de stratégies de recherche et construction personnelles, dans laquelle jouent les références culturelles, l’expérience, la projection dans le temps et la capacité de choix et de prise de décision, et donc de prise de risque, de pari. Le risque étant là sans conséquences graves, l’entraînement est intéressant. D’où la construction de logiciels de simulation, il y a quelques années, en mathématique, dans le cadre de la recherche pédagogique...

[6] Voilà qui est au cœur de nos préoccupations - complémentarité certes entre livre papier et livre numérique mais aussi numérique qui ne soit pas que du numérisé mais intègre justement, les ressources spécifiques du numérique, en matière d’interactivité, d’hyperliens, d’associations texte donné/annotations, commentaires ou réécriture, texte/son/images fixes ou mobiles... Ce qui avait fait refuser à Jean-Pascal Dubost qu’un de ses livres écrits et imprimés soit publié sur écran par Publie-Net, parce qu’il l’aurait sans doute écrit autrement s’il avait écrit pour l’écran... Ce qui nous a amenés à nous intéresser particulièrement au travail de Pierre Ménard dans et aux marges de Publie-Net pour introduire le son, la vidéo... à l’évolution des liseuses de Publie-Net, et de Publie-Net tout simplement dans un contexte difficile... Ce qui nous a amenés aussi à nous interroger sur l’écriture numérique, cette écriture dont la spécificité était dessinée en creux par Dubost et à suivre de près la poésie numérique - y compris dans ses retranchements où on parle de poésie sans mots - et surtout ces recherches qui foisonnent à la jonction de la poésie et des arts plastiques et éventuellement du son, du run-book de Wattier aux blogs-carnets de notes, des DVD d’Incidences à certaines performances de Nantes, de la Cité Universitaire ou d’ailleurs...

[7] les libraires certes, mais les bibliothécaires - dans les grosses Bibliothèques-médiathèques urbaines, et dans le réseau rural des toutes petites bibliothèques ?
-  les apprentissages de l’écriture numérique et de la lecture numérique - quelque chose dont Julia Bonaccorsi nous parlera le 14 novembre - avec les compétences spécifiques, nouvelles et toujours plus élaborées qu’ils demandent - des questions qui se posent en Bibliothèques, centres de loisirs et dans le système scolaire. Et corollaire : la formation initiale et continue des professeurs d’école, collège, lycée... Existe-t-il des textes prospectifs en la matière qui seraient instructifs pour tous ?



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Quelques supports de la lecture numérique


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avec la liseuse et l’e-phone, objets apportés et montrés par Pierre Ménard,

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La liseuse ouverte


différents de la liseuse mise en ligne ...


Des outils qu’il faut connaître mais dont il faut connaître, pour chacun, les ressources et les limites...

Des problèmes de choix et des problèmes techniques, comme ceux qui se résolvent au pas à pas avec "D’ici là" sur Publie-Net. L’important c’est le but fixé, et la volonté d’avancer, et puis les moyens...

Une insatisfaction et des exigences qui font sans cesse progresser, ce qui n’est pas toujours le cas, comme le souligne Joe Wikert cité par H.Guillaud dans La Feuille

et qui conforte l’idée qu’en la matière Publie-Net et Meynard jouent un rôle de pionniers dans un contexte particulièrement difficile ?

Jacqueline Cimaz


NB. Puisqu’on parle de La Feuille et, déjà, de cadeaux de Noël et qu’il n’y a certainement pas que B. et M. pour rester si longtemps le nez sur la DS, l’arrivée de livres sur les DS ? Mais sous quelle forme ? Lesquels ? Avec quelles ressources ? Des questions à poser, et puis d’autres textes intéressants et/ou inquiétants à découvrir en descendant la feuille et ses billets...


On n’a pas fini de se poser la question qu’arrive le "wikireader1"

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"Ce lecteur minimaliste, presque low tech, est très éloigné des interfaces de lecture qu’on nous propose habituellement... Wikireader ressemble aux premiers JoyPad de Nintendo ou aux Tamagutchis. Il ne coute rien (66 euros pour cette première version... et on peut imaginer que son prix baisse). Il s’alimente d’une carte SD. Il est pour l’instant dédié à Wikipédia, mais rien n’empêche d’imaginer mettre tout ou n’importe quoi dedans, tant que c’est du texte... (on à hâte de voir les premiers hacks de WikiReader).

On pourrait tout à fait imaginer que des tas de contenus soient demain accessibles sur de mini-terminaux de ce type... On en trouverait dans le commerce avec des livres préchargés...

Et si demain les livres consistaient en un support et un contenu électroniques, vendus en bundle ? Avec Wikireader, d’un coup, on peut imaginer vendre un support électronique pour chaque contenu, ou à tout le moins, esquisser une perspective où l’électronique devient aussi souple que le livre lui-même...

cf le texte intégral sur LaFeuille...





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Un réseau en action pour la fête de la science.

Des porteurs de projets tout autour de la table ont répondu à l’invitation de « l’arche des métiers » du Cheylard, instance responsable de la fête de la science dans notre département.

Une vingtaine de structures présentes, chacune décline le ou les projets qui se dérouleront sur son territoire.

Premier constat : la bibliothèque de Saint Apollinaire de Rias est l’une des seules structures à avoir choisi pour thème le Média avec son projet « média en quête d’identité ».

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Jacqueline Cimaz, bibliothécaire référente-internet, expose le projet et décline les actions proposées, situe les interventions et autres temps dont certains ont déjà eu lieu en amont pour préparer les ateliers ou mettre à profit le contact avec les gens pour échanges et recueil d’avis ou opinions, également utile au travail d’atelier...

Contact sera pris avec les établissements scolaires pour envisager d’éventuelles modalités de travail permettant de faire bénéficier les élèves d’apports d’une grande qualité et d’une actualité certaine.

Avant de repartir nous récupérons les supports publicitaires mis à notre disposition, notamment les programmes, affiches et invitations qui seront largement distribués sur notre canton.

Fatima Mana





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Science, Fête 2009.


-  Présentation publique des projets Fête de la Science et retrait du matériel de communication ce mardi 6 à 14h30 au centre socio-culturel de La Voulte.

Ce matériel est déjà téléchargeable en ligne.

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Notre entrée dans le sujet : le recensement des niches d’utilisation du texte numérique ou simplement numérisé, et leur classement en fonction du support et des modalités de numérisation.


Possibilité d’animation à partir d’un document très simple...


Ateliers divers...


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Changements de supports : des riens qui n’ont rien d’anodin


"Changements de support : de l’écran au papier, de la page à la planche, le cas de la bande-dessinée "

un résumé de la conférence que nous propose Julia Bonaccorsi, Maître de Conférence, le samedi 14 novembre, à Saint-Apollinaire-de-Rias, pour l’Ouverture de la Fête de la science 2009 [1]

(JPG) Depuis quelques années, plusieurs dessinateurs de bande-dessinée en ligne, amateurs ou professionnels, ont été publiés en format papier. Du « blog BD » au livre, les glissements et les métamorphoses sont révélateurs de certaines spécificités de la lecture sur écran, et des enjeux relatifs à l’objet livre.

Comment les auteurs utilisent-ils la page écran et le dispositif informatisé dans la narration visuelle ? Qu’il s’agisse de pages de carnets numérisées, ou encore de dessins réalisés avec des outils numériques, quelles sont les frontières entre les pratiques ? Comment ces pages créées pour un dispositif informatisé et éditées selon un rythme, des contraintes et des potentialités spécifiques à l’écran sont-elles alors soumises à un nouveau régime éditorial, le livre ?

Ce sont ces circulations médiatiques qui nous intéresseront particulièrement, et nous proposons de réfléchir à partir de quelques exemples les questions vives en jeu : quels genres de bande-dessinée et quelles modalités de lecture s’inventent en ligne dans le cadre de ces weblogs ?

De la page écran à la planche, la narration s’enrichit tour à tour des capacités du numérique comme de l’imprimé.


Présentation de Julia Bonaccorsi (pour St Apollinaire de Rias, 14 novembre 2009)




NB. Un livre de Julia Bonaccorsi : "Le devoir de lecture Médiations d’une pratique culturelle" (D’après sa thèse)


(JPG) "La lecture est tout à la fois un apprentissage technique, une culture et une appartenance. Elle est un véritable enjeu social en tant que pivot de la démocratisation culturelle. Le projet de cet ouvrage est de comprendre et décrire ce devoir de lecture comme modèle construit et constamment renouvelé. La circulation et la construction symbolique d’un modèle de la lecture débordant les institutions repérées et labellisées sont analysées sur un mode intersémiotique à travers des phénomènes divers : des lieux, des textes, des objets et des gestes, des vitrines d’exposition ou un spectacle de lecture à voix haute.

Le parcours temporel et spatial proposé conduit à interroger l’action culturelle à la fois dans les cadres de l’injonction politique et les usages sociaux situés. Le devoir de lecture montre ainsi la pertinence d’une alternative à une comparaison entre le dire et le faire pour l’analyse des politiques publiques de la culture."_

Julia Bonaccorsi est maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’université Paris-Est et membre du Céditec. Ses recherches portent sur la médiation des savoirs et les valeurs culturelles.

Pour plus de renseignements aller sur le site du Ceditec.



Fiche de commande du livre en ligne. Possibilité de le commander avec paiement sécurisé à partir du site www.Lavoisier.fr.

Et si vous allez sur le site de la librairie Lavoisier, allez donc visiter le secteur des e-books...



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[1] Après cette intervention, le débat sera ouvert, centré donc sur les compétences requises et les apprentissages. On entrera ensuite dans le vif de l’écriture numérique avec les commentaires de Jean-Pascal Dubost à partir de la projection de pages -textes et/ou images numériques, et sons. Les problèmes plus techniques seront abordés par Dominique Wojylac


Apports, point et calendrier...


Apports papier cette semaine avec le numéro spécial de "Books" - L’actualité par les livres du monde - "Internet rend-il encore plus bête ? ", amené par Simone Foray, sceptique.

Il est intéressant de voir à quelle échelle se posent les problèmes et sous quelles suivant les secteurs, de découvrir des échanges d’opinions...

Mais nous n’y avons pas vraiment trouvé d’études scientifiques suceptibles d’enrichir notre travail.

Dans le Monde 2 du 5 septembre, un article de bon sens, fondé sur la synthèse de diverses recherches sur l’apprentissage, de Pierre Assouline : "Le double tempo de la lecture".

Il y rappelle que la question n’est pas celle du support de lecture -écran ou papier- mais celle du contenu et de la forme du texte.

Et dans tous les cas, il faut trier, ce qui suppose de nouvelles compétences de la part du lecteur.


Prochaines échéances :

-  mardi 22 : ultime séance entre nous pour la maîtrise de la création de liens multiformes, notes et commentaires sous Open Office Org.

-  week-end du 26, 27 septembre : la débiographisation, atelier d’écriture avec Jean-Pascal Dubost,

-  le samedi à 18h, présentation de Terreferme.

En marge de ce week-end, nous ne manquerons évidemment pas de re-poser la question des spécificités de l’écriture numérique à Jean-Pascal.

-   samedi 10 octobre : atelier d’écriture avec Pierre Ménard, "Ecriture de l’instant", réflexion sur les formes d’écriture imposées par certains outils de communication numérique. Et création d’un blog...

-  mardi 13 octobre : séance de travail avec Dominique Wojylac, du SIVU des Inforoutes. Exploration de nouvelles pistes pour la compréhension des problèmes posés par le développement de la lecture et de l’écriture numériques - le fameux concept "read and write ?" Contenu encore à préciser.


De plus, dès ce jour :

Mise au point définitive du débat du 14 novembre et de l’emploi du temps de la semaine du 15 au 22.

Les personnes intéressées par la participation à ce débat sont invitées à se faire connaître au plus vite.

Jacqueline Cimaz





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Notre fil dans l’écheveau ou la réussite d’un long suivi à partager...


Il y a quelques mois, inquiets de voir arriver un livre numérique qui n’était qu’un livre numérisé en OCR - ou un peu mieux, mais pas terrible - nous avons pris peur de ce qui arrivait.

Pas la peur du numérique non, mais la peur d’une déferlante qui bouscule tout au détriment de la qualité, sans réflexion aucune sur les usages, les pratiques existantes et à venir, sur l’écriture et la lecture, les apprentissages...


Sachant que le numérique avait des ressources et qu’il ne s’en parlait guère, nous avons voulu marquer la différence entre numérique et simplement numérisé, susciter la réflexion sur les différentes formes de livres, imprimé/numérisé/numérique.

D’où notre projet sciences sur le livre dit numérique «  Un media en quête d’identité »


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Ecriture collaborative visible à la saisie


De premières expériences nous intéressaient - Eric Wattier et son run-book sur fond de stratégies d’artothèques (vouées à la disparition par les bibliothèques numérisant et sans plus, les images comme le reste ? ), Wattier donc, et puis ce numéro 33 sur la poésie numériques de « Passage d’encres » signalé par Jean-Pascal Dubost - pas seulement une revisite d’Isidore Izou et Queneau, même si chaque nouvelle innovation technique semble inciter à revenir sur des pratiques passées cf "El textorizador : convierte imágenes en texto", Nosololibros [1] à moins que ce ne soit l’inverse : réutiliser ce qu’on sait faire pour explorer de nouvelles techniques... pas seulement des revisites, mais des ouvertures...

Nous nous sommes formés à certaines formes d’interactivité tout en incitant à une réflexion de fond, et une réflexion de tous.

Une réflexion sur les pratiques, les techniques, les rapports entre techniques et pratiques, l’écriture, la lecture, les apprentissages, les enjeux et les choix...


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L’article scientifique nouveau...


Nous avons aussi suivi pas à pas, guidés par Remue-Net, les débuts de Publie-net et de clic en clic, en quête d’interactivité, nous étions vite arrivés à Pierre Ménard...

Par liens on avait trouvé un autre site intéressant où la vidéo et le livre se rencontraient...

Mais on était encore sur notre faim et puis Ménard semblait était trop occupé pour avoir le temps de venir dans une petite bibliothèque au fin fond de l’Ardèche..."Vous n’y pensez pas, avait dit une personne dont j’ai oublié le nom"


Pierre Ménard animera un atelier d’écriture aux Baraques ce 10 octobre dans le cadre de notre projet Sciences, le travail de l’atelier étant ensuite présenté et démultiplié lors de la semaine de la science en novembre.



Et puis tout a explosé !

En quelques mois, réflexion, débat et innovation ont jailli de tout côté.

Une réflexion qui nait, se développe, s’enfle.


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Ecriture


Bien sûr, une réflexion qui préexistait à nos premières interrogations et que nous avons découverte...

Mais aussi une réflexion dont le développement est sans doute apparu en même temps en divers lieux parce qu’appelée par les problèmes qui se posent à tous et les enjeux perçus... et puis peut-être que la réflexion critique en ce pays n’est pas si exsangue qu’il y parait... surgissant sous des formes nouvelles là où on ne l’attendait pas forcément ...

Bref, on est presque submergé par ce qu’on a lancé, découvrant chaque jour des mots nouveaux comme "twitter", "kindle", "trakback" et autres - des fois trois par jour  !


La question c’est de s’y retrouver...

Et de repérer, d’inventorier, d’analyser les pratiques et leurs évolutions.

Ainsi il semblerait qu’il y ait diversification des supports servant à la consultation des livres électroniques.


De plus, au niveau de l’offre technique, deux mouvements convergent :

-  d’une part l’évolution des liseuses, la dernière de François Bon !

-  d’autre part une évolution technologique inattendue du livre papier comme celle qui apparaît ce jour avec l’article de Kaplan "le livre sera l’avenir du livre."

Ou qui pourrait être attendue quand on nous parle de faire corps avec l’image... mais qui renvoie aussi à la robotisation des objets, cachée ou apparente...


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La Feuille, image et corps...


Le capteur devant la lampe qui suit vos mouvements occulaires, les transmet à l’ordinateur qui affiche les commentaires d’autres lecteurs ou vos propres comportements lors d’une lecture précédente du même passage... [2]

Une explosion foisonnante et diverse faisant émerger de nouvelles pratiques, de nouvelles compétences et non le rouleau compresseur d’une numérisation stéréotypée, monolithique et opaque...


Alors tout est-il reglé ? Notre projet devenu inutile ?

Une telle conclusion serait dangereuse vu le poids d’intérêts peu avouables - et qui ne sont pas seulement financiers (mais le sont aussi).

L’important n’est-ce pas déjà que cette mutation technologique en cours, dont on imagine encore mal la portée, ne se fasse pas sans réflexion et débat citoyens ?


Un exemple (fictif) : le héros d’un roman part en voyage avec ses enfants dans le Grand Nord, lien et d’un coup de clic, le village du père Noël en images, tous les renseignements pratiques concernant hôtels, randonnées en traineau...

Mais suivant votre profil [3], l’ordinateur vous dirigera plutôt sur la vallée de la Colca, et là...


Comme l’écrit Bertrand Calenge dans son commentaire du 7 septembre 2009 à 1:47 à l’article de Karl Dubost “D’une culture du savoir à une culture du partage” :

"Plus qu’à une culture du partage, l’excellent exemple de Karl Dubost évoque plutôt une économie de la dissémination, qui certes peut conduire des auteurs à construire leurs écrits en fonction de ces usages complémentaires et rémunérateurs (on connait déjà cette tendance dans nombre de polars et de films), mais aussi donnerait des possibilités d’exploitation enrichie de nombre d’oeuvres déjà présentes dans notre patrimoine culturel. Bref, mille itinéraires nouveaux à construire : l’idée devrait pouvoir intéresser aussi d’autres acteurs moins intéressés économiquement : les bibliothécaires !!

A rapprocher du contenu d’un autre billet




Mais pour reprendre l’itinéraire de notre projet...


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Ceci est un livre, et musical...


Nous sommes retournés sur Publie-Net et nous y avons trouvé « D’ici là » la revue de Pierre Ménard, des avancées techniques, pédagogiques et ergonomiques intéressantes, et, de là, le blog de P.M... Et la musique... [4]

Et puis il y a LaFeuille .

LaFeuille c’est qui ?

Mystère. Mais c’est pas "qui", c’est un message comme une Brève anonyme qu’on reçoit chaque jour dans son courriel.

On l’a d’abord mis dans les spams et puis deux jours plus tard le contenu !!!

Et ce sous-titre : « Observer l’innovation pour comprendre les enjeux de l’édition électronique »

Ainsi, regarder cette belle vidéo de François Bon ...


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Ceci est un livre


Alors là, on a récupéré les autres messages de LaFeuille et lu. Ouah !

De là, un clic conduit au site de La Feuille, toujours anonyme ou multiple, collaboratif c’est sûr...

Et, on y a retrouvé Pierre Ménard et Bertrand Calenge...

Qui nous a abonnés à LaFeuille ? Peu importe, mais on l’en remercie...

On y a apprécié les informations sur les innovations techniques et les nouvelles pratiques au jour le jour, une réflexion poussée, tant philosophique que fondée sur l’expérience, le souci de l’écriture, de la lecture et des apprentissages... [5]

Et puis les liens, et ce colloque à Marseille, dans un cadre universitaire, «  Sur l’avenir du livre en questions  ». «  Il nous faut imaginer le livre futur, et le futur du livre, dans un monde de plus en plus virtuel et numérique.  »


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Recherche sur Gargantua - liseuse de Publie-net


Sur La Feuille, chacun peut laisser son commentaire après chaque article et ces commentaires sont souvent des plus intéressants et divers, permettant au lecteur d’appréhender différents points de vue, moins opposés que complémentaires, et à articuler. Et la correspondance de site à site avec le trackback

Le vécu d’une entrée toute simple dans la complexite et les mouvances de la réflexion - l’émouvance d’une réflexion multipolaire... [6]

Sans doute, mais qui confirme aussi le bien-fondé des inquiétudes que nous avions et le besoin de réflexion, de débat et d’action que renforce une constatation de Kaplan ... ce qu’il appelle "l’internet des objets",

"...l’internet des objets, la robotisation des objets limite les pouvoirs de l’homme et s’oppose ainsi aux ressources et potentialités de l’Internet que nous connaissons..."  [7]

Une inquiétante conclusion de cet article de Kaplan qui appelle plus que la vigilance

Les enjeux sont immenses, et vitaux, et vont au-delà du livre. Le débat est donc toujours ouvert, et s’impose pour tenter de préserver et d’accroître le pouvoir de chacun et de tous sur le monde.

Si pour le livre un devenir intéressant est celui qui torsade le texte et ses lecteurs successifs, peut-on espérer, peut-on envisager des modalités de rapports dynamiques et ouverts entre les objets robotisés telles qu’ils soient toujours médiatisés par la pensée et l’action humaines - des usagers, au quotidien et d’instances citoyennes collaboratives ?

C’est une perspective qu’ouvre Daniel Kaplan, envisageant pour éviter une "société de contrôle",un "repenser" collectif de l’Internet dans la continuité des travaux sur les logiciels libres qui renverserait l’industrialisation de l’Internet en internetisation de l’industrie... Un dossier à étudier et suivre...


Jacqueline Cimaz

Bibliothécaire référente Internet bénévole à la Bibliothèque municipale de Saint-Apollinaire-de-Rias point d’accès public à Internet  [8]

NB1. Les "images" sont extraites de La Feuille ou de sites atteints à partir de La Feuille, nous vous invitons à prendre le temps de lire ce site et d’étudier les dossiers comme ceux de Daniel Kaplan sur Internetactu.net... S’inscrire à la lettre d’information

NB2. Notre site a été expérimental dès sa création à l’ouverture de la Bibliothèque + délais de mise en place du PAPI, conception et consultations... C’est une très vieille version de SPIP non réajustable. Il y a des adaptations que nous ne pouvons ou ne savons pas faire - ou n’avons pas le temps de faire... notamment pour gérer les commentaires. Mais nous pouvons les intégrer à partir de courriels adressés au webmaster... Ceci pour vous inviter à réagir, proposer...




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[1] Blog de la Biblioteca del IES Francisco de los Ríos de Fernán Núñez (Córdoba, Andalucía)) ou automatiser l’écriture automatique...

[2] Inconcevable ? Pas tellement quand dans les années 80 on a développé la robotique à l’école élémentaire, avec le fil qui partait du TO7 (ordinateur Thomson), appris aux enseignants et aux élèves (l’inoubliable intérêt de ces enfants dits de "milieux défavorisés !) à piloter le chariot, le manège, le petit train, les feux rouges, à manier leds, transistors, capteurs, moteurs et portes logiques et bien sûr à concevoir les procédures en logo, utiliser boucles et conditions et même macro-procédures et simulations (l’écluse !). Et la modélisation logo d’un système expert, celle de Prolog et des clauses... Bien sûr, cela n’a plus grand chose à voir avec les technologies d’aujourd’hui - si ce n’est au niveau pédagogique... Mais la lecture de Kaplan ravive l’impression d’immense gâchis qui a suivi la suppression du travail sur la robotique à l’école, du jour au lendemain, lors de la suppression des accords avec Thomson.

[3] l’utilisation de ces données enregistrées dès que vous allez visiter un site... Et plus, quand le technicien qui suit votre imprimante lit votre écran en temps réel et y intervient...

[4] Quelque chose qui nous a renvoyé à Giney Aymes et Incidences...

[5] Cf les 10 commandements de l’éditeur d’e-book... - à discuter...

[6] Déjà Morin dans la Fête de l’Internet, il y a deux ou trois ans...

[7] Où le pilote du TO7 a disparu, miniaturisé, captif dans l’objet autonimsé ?

[8] 160 habitants



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Difficile de suivre les lièvres soulevés par la numérisation... Un appel à contribution sous forme d’interview.




Jacqueline Cimaz - Lire en Fête n’aura pas lieu cette année.

Fatima Mana - Même si l’action était concentrée sur une courte période, elle avait le mérite de faire exister, d’inviter et d’inciter la rencontre autour du livre.

JC - d’aider la recherche, l’écriture, la lecture.

FM. Qu’attendre de la nouvelle mouture 2010 ?

JC - Réponse à chercher/construire sur le site de Lire en Fête, peut-être ?

Et tu y trouveras aussi un lien vers un article très stimulant pour la réflexion : « Le numérique se substitue au livre scolaire dans les cartables - L’avenir des salles de classe réside-t-il dans les livres scolaires numériques ? » Projet/laboratoire dans un Etat des USA dont le gouverneur...

FM - Je pense que ce support ne peut se substituer au rôle et apport de l’enseignant- La disparition de la classe... Elle serait remplacée par quoi ?

JC - L’écoute ou la lecture sur écran, individualisée, du domicile personnel... Quelque chose qui pourrait être positif en tant que complément, mais très dangereux s’il élimine ou réduit le rôle de l’interaction sociale dans la construction des connaissances.

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Publie-net présente D’Ici là, la revue de Pierre Ménard


FM - On n’avait pas parlé déjà il y a quelques années, de remplacer les enseignants par des machines ? Cela me fait penser au livre d’Aldous Huxley « Le meilleur des mondes ». D’accord c’est un monde dystopique mais ce moyen de substitution aux enseignants qui se mettrait doucement en place serait un précédent qui risquerait d’imprégner la société - pour l’instant américaine.

JC - Et rappelle la belle époque de l’enseignement programmé, ou du moins des illusions relatives à l’enseignement programmé...

Sans doute de quoi donner une nouvelle jeunesse au « Talyzina » «  De l’enseignement programmé à la programmation de la connaissance  », un livre collectif publié aux P.U.F de Lille en 1980 - qui renversait la formule, posant la question de l’apprentissage - toujours individuel, mais dans un contexte d’interaction sociale, et de la formation - opposé par les pédagogues au rêve d’un enseignement programmé pour formater [1]

FM - ?

JC - Le numérique, c’est sûr, il est là. La question n’est pas numérique ou pas numérique, mais quel numérique, quelle numérisation, pour quels usages ? Pour qui, pourquoi et pour quoi faire et comment ? [2]

FM - J’aime la notion de livre aléatoire qui circule et s’amplifie- livre de mots ou d’images qui circulent dans un outil support, proposé à la participation imaginative de chacun. Mais cela ne peut faire oublier le risque de fracture numérique.

JC - C’est sûr.

Un problème différemment abordé dans le blog de Pierre Ménard , citant ce 23 août, Thierry Crouzet et la réaction d’André Rougier au texte de Crouzet. :

« Oublier, pire encore, vouloir oublier que l’ordinateur et tout ce qui s’y rattache ne sont que des outils (des dispositifs pour reprendre la terminologie d’Agamben), ce serait ouvrir la boîte de Pandore sans se donner les moyens de la refermer si nécessaire. »

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D’ici là n°2. Une musique à écouter et réécouter...


Il va plus loin :

"C’est pourquoi... il faut arracher aux dispositifs (à tous les dispositifs) la possibilité d’usage qu’ils ont capturée.".

FM - A lire...

JC - Chaque jour nous mesurons mieux l’ampleur des enjeux - non pas tant du numérique que des choix fondamentaux liés à sa conception, son « habillage idéologique », à celle de sa nature, de ses fonctionnements et de ses usages.

Un débat et une réflexion dont l’urgence et la nécessité grandissent très vite, pour que - comme on le dit au CLD [3], «  en dernier ressort, ce soit les citoyens qui décident  »...

Le numérique - chape d’algorithmes, de flux, de réseaux quadrillant et enserrant le monde [4], ou outil au service de tous, d’aide au développement d’heuristiques [5] ?

FM - Et réduire l’illectronisme par ce biais là ! Je pense à Marie et son regard sur l’outil, son appropriation qui semble plus facile et plus maîtrisée que la lecture du livre (interactivité par les jeux). Mais les ateliers ?

JC - A cet égard l’intérêt de Ménard [6] pour les pratiques innovantes des jeunes parait une voie à explorer avec beaucoup d’attention et qui, quelque part, d’une certaine façon, renvoie à ce besoin de « s’exprimer avec les moyens dont on dispose quand on est démuni » évoqués dans un tout autre contexte par Jean Nicolas [7]

L’innovation stratégique avec l’Internet peut elle-même être des plus complexes. On l’a vu récemment en Iran...

Lors d’une réunion récente de l’Observatoire de la famille dans le secteur, certains notaient que la carence en moyens de mobilité en milieu rural induit le développement de bandes au travers de ces divers modes de communication par Internet [8]. d’où l’intérêt des ateliers proposés par Pierre Ménard.

FM - Les ateliers ? Le nombre incalculable de fois où l’on entend lors d’une invitation à un atelier d’écriture « Ce n’est pas pour moi ! » avec l’impression que l’écriture ne s’adresse qu’à une élite intellectuelle ! Le numérique par le biais de la banalisation expressive telle que le t’chat- la messagerie- facebook etc... peut devenir un support intéressant, modifiant l’approche de l’atelier d’écriture...

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Toujours D’ici là n°2. Où l’on retrouve Giney Aymes...


JC. et permettant d’aborder ensuite de nouvelles formes d’écriture. A voir avec ces ateliers d’écriture "Poésie écran" proposés pour « les jeunes de 15 à 95 ans » :

"Nouvelles écritures, SMS, email, chat, tweets. Un atelier pour capter l’art et la manière du texte très court. Les formes de l’instant qui sont au coeur de certains textes diffusés sur la plateforme Publie.net."

"Ces ateliers d’écriture proposent un travail sur les fragments de pensées et les idées éphémères qu’induit la communication textuelle à l’ère du numérique (email, chat, SMS, tweets, etc...) »

FM - tweets ?

JC - des messages instantanés (« clavardage » au Québec), qui s’affichent en temps réel, permettant le dialogue.

FM - Encore un nouveau moyen de communication ! Aura-t-on le temps de se l’approprier avant qu’un autre n’apparaisse ?

J’allais te parler d’éphémère aussi, mais pour le numérique. Lorsque l’on constate qu’à peine de nouveaux procédés sont vulgarisés que déjà ils deviennent obsolètes. Puis il y a la notion de temps de la mémoire numérisée, ces traces qui n’ont que peu d’existence face au séculaire papier.

JC - Pour en revenir aux tweets, ou autres SMS, leurs inconvénients supposés, notamment au niveau de l’orthographe, ont été soulignés par maints enseignants, mais on pourrait aussi s’interroger sur d’éventuelles incidences quant au développement de la « pensée divergente »... [9] A voir, en attendant la communication de recherches en cours ? Des travaux lyonnais avaient mis en évidence, il y quelques années, la nécessité d’apprentissages nouveaux, d’acquition de compétences complexes indispensables à la lecture sur écran [10]

Le domaine du rapport texte/écran doit être abordé le 14 novembre par Julia Bonaccorsi, universitaire, à partir de l’exemple des blogs de bande-dessinée, permettant "d’aborder aussi bien des pratiques amateures que professionnelles et de questionner les notions de page/planche d’un point de vue éditorial, les modes de lecture qui sont engagés etc."

P.Mendelsohn devrait aussi nous apporter une autre forme d’aide en ce domaine, notamment par la re-lecture de textes...

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D’Ici là n°2


Là, il s’agit d’écriture et de nouvelles formes d’écriture créées par les jeunes...

FM - Conclusion ? Bien sûr que oui pour le numérique et sa palette colossale de modes d’expressions, mais à condition que cela soit maîtrisé !

JC - maîtrisé par l’usager, tout à fait ! Les enjeux ne sont pas pour ou contre le numérique, mais quelles conceptions, evec qui, comment et pour quels usages, surtout quelles possibilités d’usages - ou de non-usages ?...

Les formes de numérisation du livre, qui sont à la source de nos interrogations, relèvent-elles de problèmes techniques ? Sans doute...

Il faut sinon les connaître, du moins en avoir une idée pour ne pas en être trop dépendant. L’apport du SIVU des Inforoutes de l’Ardèche et le travail effectué à partir de cet apport, nous ont déjà offert un espace d’automie permettant de premières comparaisons.

La proposition de Pierre Ménard de faire déboucher son atelier sur une création de blog devrait permettre d’élargir de manière sensible cet espace.

Pour tenter de mieux cerner les enjeux sociétaux, dans leur complexité...


FM- Apportez vos interrogations, propositions, vos contributions à ce débat, par message au webmaster.



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[1] "formatageur" ? On ne peut tout de même pas dire « formateur » et puis ça a quelque chose de "ravageur » !... Les catalogues d’objectifs à la Mager qui circulaient... confondant en outre compilation et synthèse ! Si pour descendre un escalier « tu te dis, je lève le pied droit de 10 cm, l’avance de 20, le baisse de... etc, sûr, tu te casses la figure... Le rêve d’un découpage de l’action en une série d’items à l’exécution desquels il suffirait de conditionner... Un rêve qui évacue l’histoire, le social, les crises, les restructurations...

[2] Cf notre projet sur le livre numérique pour la Fête de la science...

[3] Contrat local de développement, instance par définition d’une démocratie participative - "à vérifier", comme le disait récemment Guillaume Gourgues

[4] de la vie privée de chacun, de la pensée, à l’envoi de missiles

[5] au sens didactique du terme, soit un outil au service de l’inventivité, de la création, du contrôle individuel et social - de la "vérification" démocratique...

[6] Né en 1969, Pierre Ménard vit à Paris. Bibliothécaire, il anime régulièrement des ateliers d’écriture et de création multimédia. Il participe au comité d’orientation et publication de Publie.net et y anime la revue de création Internet : d’ici là. Il a publié "Le spectre des armatures" aux éditions Le Quartanier, "en avant marge" et "en un jour" sur Publie.net, "Quand tu t’endors" (album illustré par Mini labo), aux éditions Actes Sud Junior, ainsi que deux ouvrages collectifs, "Il me sera difficile de venir te voir" : Correspondances littéraires sur les conséquences de la politique de l’immigration en France, publié par les éditions "Vents d’ailleurs", et "Écrivains en série", un guide des séries (1948-2008), publié chez Léo Scheer, dans la collection Laureli.

Le site à consulter .

[7] « Le feu aux écoles, le feu aux châteaux » (Hors-série « Marianne », « l’Histoire », « Les grandes rébellions », août-septembre 2008 - revue consultable à la Bibliothèque de Saint-Apollinaire-de-Rias, où « La Rébellion Française », publiée en 2002 par Le Seuil, est empruntable dans la réédition 2008 de Gallimard. A noter également sur ce site, le texte intrégral de la conférence prononcée par Jean-Nicolas en 2007, sur les mouvements rébellionaires du 18ème siècle dans le Haut-Vivarais, avec une comparaison du caractère de ces mouvements dans le nord et le sud de la province, qui, lui, est toujours téléchargeable sur notre site) .

[8] au travers des diverses formes de messages mais aussi de jeux partagés à distance

[9] Ce qui laisserait bien sûr entier le problème de la structuration, des synthèses, de la planification, la contiguïté et l’analogie remplaçant induction et déduction ?

[10] écrans et suite d’écrans - linéaires ou offertes par liens uniques ou ouvrant des arborescences...



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Premier commentaire ou quand Colin Charvet ouvre un jeu de piste...


Colin Charvet, coordonateur Enfance-Jeunesse au CIAS du canton de Vernoux, nous signale une émission de France-Inter du 28 août, dans le cadre de « Tout s’explique » : « La lecture a changé, nos cerveaux aussi ».

Il nous parle des recherches de Thierry Baccino, professeur de psychologie cognitive et ergonomique à l’Université Nice-Sophia-Antipolis et Directeur scientifique au Laboratoire des usages en technologies d’information numériques (LUTIN) à Paris.

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Dès son arrivée en bibliothèque, Colin Charvet apporte son eau au moulin de la réflexion sur le livre numérique.


Ce qu’il nous en dit, donne envie d’en savoir un peu plus.

D’où une recherche sous Google pour arriver en 3 mots-clés à la bonne page du site de France-Inter

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De là bien sûr, on clique sur l’adresse de celui du LUTIN

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Où les « Actualités » renvoient d’emblée au numéro de septembre de « Sciences et vie » qui consacre un dossier complet à la lecture électronique : "La lecture change, nos cerveaux aussi". Nouveauté annoncée : ce dossier , auquel la contribution du LUTIN est essentielle, est accessible sous forme numérique

(JPG) Et de suite « Sciences et vie » livre au lecteur les clés de la navigation dans ce dossier.

Un texte à lire, des images, des vidéos sur lesquelles revenir...

Il y a une bonne dizaine d’années des travaux universitaires lyonnais -dont nous n’avons pu retrouver les références- comparaient les compétences exigées pour les diverses formes de lecture, de celle du texte écrit à celle de l’hypermedia en passant par le tableau [1], la revue composite et diverses autres étapes et concluaient à la complexité de la lecture de l’hypermedia. Le dossier montre celle-ci, esquisse au passage une évaluation d’apports de la formation et de l’expérience, de ressources ergonomiques...

Le point sur des recherches actuelles concernant la lecture de l’hypermedia. Un des volets indispensables à notre projet Science 2009.

La belle comparaison aussi de Thierry Baccino entre l’arrivée de la lecture numérique et celle de l’introduction, au 14ème siècle, par des moines irlandais, des espaces entre mots écrits et de la ponctuation, découverte qui a permis le passage de la lecture orale à la lecture silencieuse...

Nous vous invitons à lire ce dossier.

Nous rappelons aussi que nous sommes à disposition du public les mardi de 16 à 19h30 et jeudi de 17h30 à 20h, à la Bibliothèque municipale de St-Apollinaire-de-Rias [2] et pouvons aider les non (encore) habitués à la lecture numérique à la découverte du dossier sur écran d’ordinateur ou grand écran si besoin est. Bien entendu, le N° imprimé de la revue sera aussi en consultation et prêt à la Bibliothèque... [3]

Merci à Colin Charvet pour cet apport, intéressant par sa qualité et par l’ouverture des pistes auxquelles il donne accès...


Jacqueline Cimaz



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[1] Nous avions osé quelques rapprochements, à l’époque, avec la lecture tabulaire de la poésie...

[2] A côté de la mairie, aux Baraques

[3] De plus il est évident que cette découverte fera partie des divers ateliers proposés lors de la Semaine de la science


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Pierre Ménard de Publie-Net

nous a envoyé un courriel.

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Une participation qui nous parait très intéressante et souhaitable et devrait encore pouvoir être annoncée dans les documents officiels de la semaine de la science...

Nous avons cherché à en savoir un peu plus sur Pierre Ménard... 320 000 réponses...

et là, de suite nous parlant le run-book, auquel nous avait déjà conduit Eric Wattier. cf "Il n’y a pas d’images rares"

Quelque chose qui rappellerait la Belle Epoque de la Télématique à l’école avec son écriture partagée... Un souvenir de pauvreté, n’était-ce, peut-être, une certaine motivation à l’écriture. Ah Télémat !

Et bien sûr ces exquis cadavres...

Mais là ce qui fait toute la différence c’est la qualité des textes, des images et des échanges...

Affaire à suivre...


On découvre aussi le prix Poesie-média 2009...


Tout cela se conclut bien sûr, et déjà, en espérant que la venue pourra se concrétiser, par l’abonnement à un nouveau flux RSS...


Jacqueline Cimaz

NB. Bien sûr, il y a une erreur dans le message, il s’agit de Saint-Apollinaire-de-Rias et non de Privas. Est-ce si grave à l’ère du numérique ?



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Lissage du descriptif


du projet « Média en quête d’identité », suite à l’invitation à une relecture définitive par l’Arche des Métiers...

Texte d’accroche :

A côté du livre imprimé, livre simplement numérisé ?

Ou exploitant les ressources du numérique ? Et si oui, comment ?

-  Contenus (l’image ?), formes, interfaces ?
-  Pratiques, interactivité et apprentissages ?
-  Enjeux pour la lecture et l’écriture, la création ?

Découvrir, expérimenter et débattre pour mieux appréhender...


Jacqueline Cimaz





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Livres papier/livres numérisés ? Et le numérique, ça sert à quoi ?

Nous venons de lire "Variations sur une bibliothèque sans livres" carnet de notes du 17 juin de Bertrand Calenge. Classé dans : Non classé - bcalenge @ Mercredi 17 juin 2009

Cette lecture dont nous soulignons en les citant quelques points qui nous ont paru essentiels, est à faire dans sa totalité sur le site référencé ci-dessus.

Elle nous a permis de mieux préciser, en seconde partie, la position de notre projet science, "Media en quête d’identité".




« Après être devenu une hypothèse largement probable dans certaines bibliothèques universitaires, voilà que le concept de bibliothèque sans livres commence à être abordé dans la lecture publique » écrit Bertrand Calenge.

Il retient la crédibilité de ce concept, et son intérêt, pour peu notamment

« que demeure un espace d’information publique animé par des experts en navigation dans les contenus payés pour permettre et encourager sur les deniers publics le développement d’une connaissance partagée. »

« Mais la bibliothèque (publique) sans livres me semble être une réalité très imaginaire ... bien éloignée des réalités triviales des pratiques des publics ; avec la cote croissante des magazines, la bonne santé des prêts de romans et BD et le succès de la littérature pour enfants. » écrit-il.

Les « rapports aux moyens de la connaissance sont multiples. » et divers. Et puis il y a ce poids symbolique du livre... qu’on voit, palpe, « sent », ajouteraient certains. Donc sans doute des livres moins nombreux, mais toujours des livres.

On pourrait insister aussi sur le livre d’artiste, livre-objet, également irremplaçable...

Ce qui n’exclut évidemment pas le runbook... et n’est pas contradictoire non plus avec la non-rareté de l’image rappelée par Eric Wattier.


Une analyse donc, à laquelle on adhére.

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Nicole Bertholon découvrant une liseuse, écran plus grand que celui du miniportable (duquel la liseuse est totalement indépendante)


Mais quand on parle de livre "numérique", de quelle "numérisation" s’agit-il ? : d’une simple copie du texte écrit au format image ou sous PDF, intouchable, ou d’un texte sur écran, éventuellement avec image, éventuellement coloré et non statique, éventuellement prêt à recevoir une réponse du lecteur-voyeur-écouteur, éventuellement prêt à y répondre sous une forme aléatoire ou, mieux, pensée par l’auteur qui transforme cette réponse en nouveau matériau pour ses propres règles d’écriture [1]. En un mot copie fidèle et figée d’un texte - des plus légitimes pour la conservation d’un texte ancien [2]

... ou écriture nouvelle, inédite, dans un nouvel espace-temps, intégrant - si le sens cherché le requiert et la recherche du sens y conduit - toutes les ressources de l’écriture hypermedia et interactive, permettant des interventions et échanges inédits ? Soit de nouvelles formes d’écriture, de nouveaux rapports auteur/texte (hyper), lecteur/texte, auteur/lecteur et lecteur/auteur ? Suivant la réponse apportée, les niches d’utilisation ne seront pas les mêmes, ni le devenir...


C’est l’objet d’étude de notre projet « Media en quête d’identité », qui se développera en amont et dans le cadre de la Fête de la Science.

Et c’est pour appréhender les problèmes en groupe et de l’intérieur que nous avons décidé, pour voir, d’écrire et faire écrire [3] de petits livres numériques (et non numérisés) et de nous donner bien sûr le minimum de moyens techniques pour pouvoir le faire, d’où, ce jour, ce mardi 28 juillet, une formation avec Sophie Caille, des Inforoutes de l’Ardèche, au PDF interactif, structuré, comportant des liens entre texte et sommaire, et permettant si on le souhaite, semble-t-il, de pouvoir intégrer des réponses ou annotations de lecteurs...

Ensuite il faudra aller plus loin et entrer dans la programmation...

Ecrire pour mieux lire, et, en l’occurrence, tenter de cerner une écriture numérique qui ne soit pas seulement de l’écrit numérisé...

Avec la question sous-jacente, cette écriture numérique, hypertextuelle, hypermedia, restera-t-elle recherche et/ou production marginale, appréhendée par une élite, comme le fut la poésie lettriste ou comme le sont certaines productions du cipm, ou d’autres, ou s’agit-il des prémisses d’une nouvelle ère pour l’écriture/lecture, comme certains le pensent, quelque chose qui naîtrait en plusieurs lieux dont celui de créations actuelles qui interrogent sur écran ou mur d’écrans, les confins de l’art contemporain et de l’écriture, mais aussi de ces utilisations, mixtes et inédites, dans la rue, du téléphone portable, que font parfois de jeunes adolescents [4] ?

Bref, aucune réponse, mais beaucoup d’interrogations et une très grande inquiétude quand on ne voit interroger la déferlante numérisante qu’en fonction de critères économiques et marchands, sans réflexion de fond et citoyenne sur la lecture/écriture...


Jacqueline Cimaz



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[1] cf n’°33 sur la poésie numérique, de la revue "passage d’encre"...

[2] encore qu’une possibilité de plongée dans les méandres des ratures de l’auteur... et des annotations particulièrement intéressantes de divers lecteurs...

[3] ne serait-ce qu’en transposant de nos écrits existants...

[4] cf recueil et recherches du Lux à Valence...



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1ère formation en amont

Apprendre à créer un PDF structuré, avec des liens internes et permettant l’interactivité...

Une formation assurée par Christelle Caille, formatrice, du SIVU des Inforoutes de l’Ardèche.

Le nombre de places étant limité il est demandé de s’inscrire par courriel au webmaster ou, à défaut, par tel au 0475844725.

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Media en quête d’identité, une réflexion qui démarre sur un sujet qui va interpeler chacun sur cette planète pendant des années...





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Un concentré de projet


avec un dossier à remplir en ligne pour la fête de la science, demandant un descriptif en 100 caractères au plus...

MEDIA EN QUETE d’IDENTITE

-  Livre numérisé ou numérique ?
-  Incidences, niches d’utilisation, enjeux ?
-  Créer, débattre, apréhender.


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Sinon la réflexion se poursuit et se décante, et une équipe de plus en plus large s’empare du projet...

Un sous projet est né en liaison avec le projet roman/cinéma. Réaliser un petit livre numérique à partir du livre lu intégrant des hypothèses -textuelles ou graphiques - quant au film, à partir du livre et de l’affiche....


(JPG) A noter aussi que pour le dossier

visuels et logo sont demandés...

Les logos "Bibliothèque" et "PAPI" sont un anachronisme.

Le numérique est en effet partie intégrante de la Bibliothèque,

d’où une première tentative de fusion des deux logos.

En outre, le "PAPI (point d’accès public à Internet) ou LAPI (Lieu d’Accès Public à Internet),

devient EPN

Espace Public numérique...

Une première mouture a été faite,

à reprendre en fonction et dans la marge de temps disponible avant envoi...




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"Media en quête d’identité", le projet de la Bibliothèque labellisé

pour la Fête de la Science 2009.




Le contexte


...j’ai refusé à François Bon la publication numérique d’un texte mien envoyé à lui ... parce que c’était un texte conçu pour un support papier. L’eussé-je destiné à une publication électronique, je l’aurais peut-être conçu autrement.

Jean-Pascal Dubost


La poésie numérique commence quand l’informatique n’est plus seulement un support, mais un nouveau moyen de création, quand les poètes se font programmeurs et que leurs œuvres sont créées pour être reçues par des lecteurs par le truchement du numérique."

Jean Clément (laboratoire Paragraphe, Université Paris-VIII).




La BNF, Gallica, la Bibliothèque européenne, Google... développent des politiques de numérisation du livre avec des objectifs partiellement différents mais convergents pour l’essentiel quant aux modalités techniques : la numérisation du livre papier.

Un bon moyen de conservation, d’archivage et de mise en circulation pour les livres anciens. De plus, l’image est intégrée sans problème au livre.


Le nombre des numérisations, des publications de livres numérisés, augmente à une vitesse impressionante. Quel sort pour l’édition papier ? Certains prédisent sa disparition à brève échéance.

Des liseuses et autres présentoirs numériques s’inventent et se vendent, avec des avantages incontestables, ne serait-ce qu’en matière de taille des caractères, de possibilités de lecture orale pour les mal-voyants, de traduction, et même de recherches d’occurrences d’un mot ou d’échanges sur notes...


S’il n’est pas question de refuser cette numérisation, il parait cependant très urgent de s’interroger sur ses modalités et sa conception.


Ainsi n’y a-t-il que le support qui change - papier ou écran ? Le changement de support n’induit-il pas d’autres formes d’écriture, inédites, comme le suggère Jean-Pascal Dubost dans la phrase mise en exergue :

L’eussé-je destiné à une publication électronique, je l’aurais peut-être conçu autrement.

D’autres formes d’écriture - à inventer - mais aussi d’autres formes de lecture, inédites, dont l’émergence parait inéluctable ?

Autres formes d’écriture, de lecture, donc autres rapports entre l’auteur et son texte, le lecteur et le texte. Et entre l’auteur et le lecteur ?

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Fatima Mana se propose de transformer son texte pour une écriture numérique.

Ce texte est intégralement publié sur le site, simplement numérisé.

Autre proposition, dans le cadre du projet partenarial Roman/Cinéma, réaliser à partir de la lecture des livres et du questionnement de l’affiche des films, un ou des petit(s) livre(s) (d’art ?) numériques...




C’est là que les recherches de la poésie numérique apportent un nouvel éclairage sur des possibles : le poète programmeur qui conçoit son texte-visuel pour l’écran mais peut aussi offrir au lecteur des possibilités d’intervention et des modalités de traitement - aléatoires ou suivant des règles - de ces interventions.

Ceci n’est pas nouveau ; il y a des pionniers - le cipm à Marseille, des créateurs de vidéos, notamment dans le domaine de la poésie...


La question d’échelle se pose : ces recherches vont-elles rester l’affaire d’avant-gardes restreintes ou la généralisation galopante du livre numérisé va-t-elle amener sur la place publique la question d’un livre numérique et pas seulement numérisé, de l’écriture et de la lecture numériques pour tous ? Le changement d’échelle va-t-il poser la question d’un changement de nature, va-t-il susciter l’émergence de nouvelles niches d’utilisation de ce livre ?

Et, si oui, quels nouveaux apprentissages mettre en place -pour une lecture hypermedia plus complexe encore que la lecture ou l’écriture hypertextuelle ? Dans le système scolaire certes... des travaux sont déjà engagés, de manière plus ou moins ponctuelle...

Mais aussi quel accompagnement du public dans les bibliothèques, médiathèques, EPN, Artothèques... ?

Les innovations technologiques se succèdent à un rythme que les formations n’ont pas toujours anticipé. Quelqu’un, effrayé par l’ampleur du bouleversement que représente l’arrivée du livre numérisé, nous disait récemment "Pour des impératifs commerciaux, on met la charrue avant les boeufs"

Mais d’autres disaient "Les jeunes, ils sont de plein pied là-dedans, il n’y a qu’à voir ce qu’ils font avec ces téléphones portables..." Où ils vont recevoir, si ce n’est déjà fait, des livres - moins encombrants pour lire dans le métro... Et nos interlocuteurs poursuivaient : "Et si comme ça ils lisaient les jeunes, si ça au moins ça les faisait lire"...


Le problème c’est qu’elle est là la charrue, qu’elle ouvre des pistes et des voies, y compris celles de l’Utopie, certes, que de nouvelles pratiques émergent, que des heuristiques se mettent en place...


Et si du retard a été pris, il n’en parait que plus urgent de réfléchir...

Plutôt que subir des changements, anticiper, aménager les complémentarités. Observer, se renseigner, débattre...

Ainsi, ce jour, nous recevons les premiers exemplaires du livre - papier - de Sylvette Béraud-Williams. Ce qui frappe : la fidélité vis-à-vis de l’exemplaire remis en PDF sur clé USB. Ce n’est pas un livre papier numérisé, mais un livre en PDF tiré papier. La convergence ou plutôt la symétrie entre numérisation et tirage papier, là, interpelle.




Notre projet


Nos objectifs : sensibiliser à ces questions, approfondir collectivement la réflexion pour que l’intérêt de la lecture et de l’écriture soient prioritairement pris en compte et chercher dans une optique de complémentarité et d’enrichissement plutôt que d’exclusion...




La démarche :

alternance de

-  recherches documentaires [1],

-  d’ateliers de réalisations, création,

-  d’expositions, projections et de débats, en bibliothèque, lors de forums, d’interventions hors les murs en bibliothèques ou milieu scolaire... et par le biais du site Internet [2]




-  les ateliers : il s’agit de s’essayer à la création de livres numériques, à partir de nos productions ou de textes écrits exprès, de manière à mieux appréhender les ressources, les limites, les problèmes (profondeur, nombre, utilisation des liens hypertextes, gestion d’écritures collaboratives -du minitel au wiki en passant par le run-book, et surtout programmation, offre et traitement de l’interactivité).

L’intervention de formateurs du SIVU des Inforoutes de l’Ardèche -Christelle Caille et Dominique Wojylac - est prévue pour l’aide technique et la participation à la réflexion sur les pratiques...

-  Réflexion qui sera poursuivie lors de débats et d’échanges avec des enseignants-chercheurs engagés dans un travail universitaire, Julia Bonaccorsi notamment, des auteurs - Jean-Pascal Dubost, de plus Président de la maison de la Maison de la Poésie de Nantes, nous a confirmé sa participation le 14 novembre...

En ce qui concerne les apprentissages, Patrick Mendelsohn, directeur de l’IUFM de Grenoble (Université Joseph Fourier) a accepté de relire nos écrits sur l’apprentissages (apprentissages et lectures complexes, apprentissage et programmation)

Ces ateliers et débats sont amorcés et se dérouleraient en amont de la semaine de la Science, qui intervient la 3ème semaine de novembre.


Un grand débat,ou un Colloque, où interviendront universitaires et autres spécialistes, informaticiens, auteurs, graphistes... aura lieu le samedi 14 novembre.

M.Christian Biral [3], chargé de mission -Direction de l’Emploi, de la Formation Continue, et de l’égalité professionnelle, Service qualification et développement des compétences, au Conseil Régional, nous a fait savoir qu’il participerait à ce débat.

Ensuite pendant plus d’une semaine l’équipe qui aura réalisé le travail en amont animera les ateliers autour de l’exposition et des projections, mais aussi, éventuellement, des ateliers de réalisation et de mini-débats.

Dans tous les cas, la réflexion essaiera de cerner les incidences de ces bouleversements sur la lecture publique et privée, les pratiques de lecture, recherches documentaires et d’échanges, et sur le rôle éventuel des petites bibliothèques rurales ou du réseau de ces bibliothèques, des EPN... (approches prospective et heuristique) _



Domaines scientifiques et techniques éventuellement concernés par ce projet


-  sciences et techniques : la gravure (diaporama), l’informatique - avec divers logiciels pour la numérisation [4], et les échanges [5], et la programmation [6]... logique, éventuellement, robotique... [7]

-  sciences humaines : psychologie cognitive, sciences de l’éducation [8], sociologie (régulations)...

-  arts : infographie, travail de l’image, écriture...  [9]


NB. Un ensemble publication et vidéo, sinon une mallette, pourrait éventuellement être réalisé pour structurer et communiquer ce travail.


Jacqueline Cimaz et Fatima Mana



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[1] par exemple, inventaire sur Internet de diverses sortes de livres numériques ou numérisés, classement, catégorisation, recherche des spécificités, interrogations sur les pratiques d’écriture et lecture induites... pour conceptualisation et constitution de références communes

[2] qui, à l’occasion de la 100000ème visite va être restructuré et transféré sur une version actuelle de SPIP, puisque mis en place en 2005 sur une version expérimentale de SPIP, et à titre expérimental, il ne pouvait être simplement réactualisé

[3] intéressé par notre relation sur l’expérimentation B2i Adultes et par notre interrogation dans ce cadre, des rapports entre illectronisme et ilettrisme

[4] PDF structuré

[5] Wiki

[6] Il ne s’agit pas de former des programmeurs mais de faire comprendre comment on programme

[7] L’équipe du SIVU sera particulièrement concernée

[8] Nicole Bertholon, Jacqueline Cimaz

[9] A noter que cinq membres de l’équipe vont faire un stage photo - photo numérique et montage - en Arles, dans le cadre des Rencontres photo au mois d’août



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