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Plan du Site

Bissextile et qui noxe ?

Eliane cherche les solstices
Equinoxe marque le début du printemps ou celui de l’automne
La durée du jour est égale à celle de la nuit ce qui modifie
légèrement la durée des saisons
Bissexte jour ajouté bessexte bisexué
Ah moi j’ai un...
Flûte
dit Eliane
Heureux celui qui comme... nait un 29 février
Quand j’aurai 100 ans il en aura 75 un jeunot quoi ? Pas 75 25
Mais si il en aura 25
Il aura soufflé 25 fois des bougies différentes
79/4=19 A un an près j’aurai 19 ans
Ouaouh
Avec tout ce qu’elle sait !
Une fois ils étaient à la Caisse d’Epargne
Je ne sais pas ce qu’ils voulaient faire comme transaction
il est sorti
ça faisait déjà quinze minutes que j’attendais il-lui-a-fermé-la-porte-sur-la-jambe
elle vous fait dire bojnour et vous a trouvé l’air fatigué
13 mots maux
Mauxmots vernousains
non-assistance mais a dit rin - comme la môme
J’ai pas d’papier suis sans papiers suis migrante argenterie enterrée en jardin
j’suis réfugiante en remorque tirée par tandem parental
paille
seau sans gant
en étable Vic les vaches
wagons de Saintes les bombes plombent
Notre maison avec plein de trous de balles moi j’ai voulu aller
dans la tranchée et ma copine...I tombait de la terre sur la tête quand i bombardaient
Et moi y avait un garçon qui s’appelait Rémi dans un fossé près de Puisseguin m’a roulée dans les orties dans un fossé en m’traitant de

sale réfugiée

la cousine disait ma mère elle donnait toujours l’os à moëlle à son fils et pas à la fille de ma mère
outragée outrageant
la cousine en plus son mari était prisonnier
séduisante ?
c’était mon père qui mangeait la tête des lapins et les joues
Et mon père ma mère disait il regardait la cousine avant d’partir dans les FTP
On est loin de l’équinoxe et de bissextile
dame oui et non
pas loin de la Gironde
la Gironde elle est sale
non c’est la marée
J’avais 8 ans une femme criait les allemands ils étaient dans une voiture ils mitraillaient les maisons
toutes les unes après les autres c’est pas la nuit c’était en plein jour
Je m’ rappelle les américains il y en avait un il avait perdu son truc de balles et quand ils ont bombardé Mantes-le-jolie la ville
la prison on habitait près du chemin de fer
Et tout d’un coup fuschchch - pas Fluchaire non - un obus
au dessus
on ne se rend pas compte quand on est petit
on y est allé voir
C’est pas la bib pas la mairie ou la salle nouvelle
On se rend pas compte quand on est petit
Quand est-ce qu’on va à Chalencon ?
On a descendu dans la tranchée i tombait d’la terre
On se rend pas compte quand on est petit
Arrêtez !
elle va faire pipi dans sa culotte !
de rire avec
Ma copine quand on traversait le pont dans la ferraille
La Gironde elle monte avec la mer et quand y a eu Xynthia !
évacuer Blaye... Pas si gironde que ça...
Ici on a Belaye En allant vers Silhac vous connaissez pas ?
Eliane a tutoie l’ordinateur quand elle l’aime pas quand i fait pas comme elle veut
Il fait rin qu’des bêtises mine de rin !
La Gironde à Saint-Andre-de-Cubzac i zavaient fait sauter le pont fallait marcher sur des madriers posés sur la vase
en celluloïd mon baigneur est tombé laisse-le a dit ma mère
je l’avais eu en celluloïd mais le burnous de ma grand-mère est resté dans la vase
le baigneur non j’l’ai rattrapé giflepaspossiblesurmadrieren équilibresur la vase-après-les- bombes
C qui qu’avait fait sauter le pont ? Les Allemands ou les FiFi où qu’était mon père ?
Autre côté zone libre
libre de quoi
étoile jaune déportation tickets de rationnement
Maréchal nous voilà au bligatoire
le carnet de tickets pour aller faire les courses
et les sous percés !
Vous vous souvenez pas des sous percés ?
Jacqueline comment qu’on fait les « € » ?
N’vous dérangez pas j’ai trouvé
Les fourmis !
J’vais tomber pour marcher parce que j’ai les jambes paralysées.
Les fourmis c’est les fourmis du parc.
A l’automne j’ai été envahie par les fourmis.
marée qui monte.
IL PEUT Y AVOIR DES VAGUES DE FOURMIS SUBMERSIVES !!
submersion subversion ?
Comme l’été dernier
à l’automne
j’ai été envahie par des fourmis volantes. J’en ai arrosées à l’essence.
NON. J’ai pas mis l’feu. « Final » a dit la Bibliothécaire.
Enregistré sous « non faits »
Enregistrer sous non fait, sous « La mer ». Geneviève attend depuis 1/2h les notes de Chopin !
Mon père...
Les pétards c’était à la Libération
J’me rappelle que mes frères nous avaient emmenées voir les américains
i jetaient des chewing-gums mon mari à Portes disait en bord de route
« chocolat mercains ? »
Vous zhabitiez en ville/C pas vrai/Ben vous zabitiez où alors ?
Les Américains c’était en ville !
Ben oui
ON EN A JAMAIS VUS AU MOULIN DU NOYER
(NDLR le centre devenu du monde depuis qu’existe une petite fille)
C pas vrai qu’j’habitais en ville mon village encore village et pas quartier
bombardé à souhait
à quelques kilomètres du port de la Pallice
poche mochebétongammé
les poches de l’Atlantique libérées plus-d’un-nan-après-le-reste-du-pays
et bombes et bombes et bombes
fourneaux pendants d’étage béant et culotte en haut d’un arbre
avenue Coligny
Bien sûr qu’ça a à voir avec l’équinoxe !
A l’équinoxe on a de grandes marées la mer monte
les voitures sont dans l’eau
la télé l’a fait voir à midi
Z’avez pas vu ?
R’gardez pas la télé !
C’est de nuit qu’ils zont débarqué
dans la maison on attendait nous amener
voir les hommes et les armes par bateaux
Oui en Normandie et-par-parachutes !
ça j’m’en rappelle J’AI VU LE FILM
 ? He bé dites donc :
le jour le plus long !
C’est pas l’équinoxe c’est le solstice
qui filmera quand l’océan qui se gonfle... ?
Y débarquaient en parachutes sur Sainte Mère l’Eglise
ça les submergera
La Rochette je m’en souviens
les trains étaient tellement hauts
en blockhauss
j’y jouais avec ma cousine Jacqueline
Après les Américains tout clôturé. JEEP hurlantes en rues rochelloises
En un an plus de la moitié d’une classe de seconde du lycée réputé de jeunes filles de La Rochelle mariée à soldats américains.
Parties.
Ah les filles de La Rochelle. Autres temps autres moeurs mais...
sans libertaire-pi-ra-te-rie
Les Allemands en déroute étaient plutôt des pauvres gens
ils avaient été obligés d’aller à la guerre
ils étaient tristes
Yen a un il m’a montré la photo de sa fille
Y zavaient leurs bêtes
ils étaient tristes (bis)
Et là-bas les bombardements
Y en a combien qui ne sont pas revenus ?
Fallait réparer la ferme
Et l’exode quand j’suis partie j’avais cinq ans j’me rappelle que mes frères nous avaient emmenées.
Quelle saleté la guerre.
Bombes d’Hiroschima en carottage de glace.
Impact des guerres actuelles sur objectif de maintien <1°5 du réchauffement planétaire ?

Bissextile & Equinoxe survivront-ils à l’anthropocène ?




Après découverte d’un texte de Valérie Rouzeau, écriture à trois voix des 3/4 de l’équipe de la bibliothèque (Eliane Baud, Jacqueline Cimaz, Geneviève Greco) _


_

Reçu de Jean-Pascal Dubost

De réjouissantes nouvelles :
-  une publication :

-  l’annonce, enfin, de la transposition livresque de "Rêverie au travail", un blog-brouillon de résidence aux Rias. D’une immense richesse, cette résidence toujours inachevée en attendant la publication et sa présentation... Bientôt donc la fin d’une béance...

Et la publication d’un immense travail sur l’écriture poétique qui prolonge si bien le remarquable et trop confidentiel "Langueyer"

Merci Jean-Pascal.

Le livre reçu étant dédicacé nous en commandons un exemplaire à faire dédicacer pour les lecteurs de la bibliothèque et ajouter à ce rayon de poésie contemporaine assez exceptionnel de la Bibliothèque municipale.

Ophelia Escriu et Eliane Baud, bibliothécaire.






_

Printemps des poètes 2013 et dérives ou dérivées...

(JPG)


A partir du rayon très riche de poésie contemporaine, nous avons incité les participants à choisir un texte ou à le prendre en page 47, à en extraire de 5 à 7 mots et à écrire un texte poétique de la forme souhaitée avec ces mots.

Dans un second temps nous avons écouté quelques poètes de la sonothèque du CIPM - dont Gherasim Luca et Hugo Ball, et invité chacun à transformer son texte pour en créer une version sonore...


Quelques uns des 1ers essais aboutis :


L’école de Geneviève


Mots retenus : maison, nuit, étoile, yeux, chambre, jour


Texte :


Dans la cour de l’école, les effluves des tilleuls calment les enfants.

Pas de bruits, pas de bagarres, pas de cris. Le coup de sifflet du maître. Une bousculade dans la ville, le reflet des branches...


Diction :

MP3 - 1.6 Mo
L’école de Geneviève


Image de la gestation :

(JPG)




Texte de Régine et mise en voix


BAN BAN BAN Banlieue
Tu tu tualié actualité
caaage pin pin lapin
caaage re re ré doré
colère, coloré, recolé, releco
cocolere ex ex ex exprimé
vi i i i i e me mé meilleure
Mico microcos Microcosme cosmos
cosmo cosmopolis polise
cha cha chagrin exposé
me mé dia manipulateur
Mon Mon Mon Monde Médiatisé
Ré----------------------el augmenté
BAN BAN BAN Banlieue
Ge gens Ge gens des cités
Beauté tébeau Beau Beau
Prime, reprime, mepri, pri pri
réprimé.

MP3 - 1.1 Mo
REGINE




Texte de Jacqueline et un de ses essais de diction


Mots retenus, p47, F.Boddaert : Honneur - Hommage - Marinier - Civilité -Couleur - Temps - fil + reprise d’une phrase théâtrale des filles...


Texte incluant une diction orale


On ne
On ne fait pas
On ne fait pas de
On ne fait pas de bébés
On ne fait pas de bébés les
On ne fait pas de bébés les soirs de
On ne fait pas de bébés les soirs de pleine lune

Honneur hommage
couleur de lune

On ne
On ne fait pas de
On ne fait pas de bébés les
On ne fait pas de bébés les soirs de
On ne fait pas de bébés les soirs de pleine lune

Histoire de civilité de marinier

On ne
On ne fait pas de
On ne fait pas de bébés
On ne fait pas de bébés les soirs de
On ne fait pas de bébés les soirs de pleine
On ne fait pas de bébés les soirs de pleine lune

Le fil
le
Le fil
Le fil du temps
Le fil du temps se funambule

Ne pas je-ter le bé-bé a-vec l’eau du bain !

MP3 - 356.1 ko
Lune dAudacity

Morale - du jour : On - ne - fait - pas - de - bébé - avec - l’eau - du - bain !




Texte d’Elicia dit & temps d’écriture photographié

Les mots : Corbeau-vache-taureau-génisse-herbe-France-heure.


(JPG)


MP3 - 1.5 Mo
Elicia


(JPG)
Quand le poème d’Elicia devient bateau sur mer de Fanny...


texte dit d’Amanda et photo de sa mise en voix


(JPG)


MP3 - 176.1 ko
Amanda


_

(JPG)




Texte d’Eliane,


Les mots d’une page 47 : étoile, maison, nuit, yeux, chambre, jour


Vivre la nuit,
dans ma maison,
ne pas fermer les yeux,
pour voir
les étoiles à travers les fenêtres de la chambre.

Attendre le jour se lever.


et photo d’Eliane bibliothécaire disant au revoir à Elicia et sa maman - dans son ancienne classe où existe toujours pour elle, ce placard-bibliothèque dont elle assurait la gestion quand elle était en CM2

Vous ne le voyez pas quand vous venez ? Là (elle vous montrera), muré dans le mur blanc ?


(JPG)




Quant à Paulette elle s’est fait, chez elle, un recueil de poèmes en agenda périmé.

Textes soigneusement collés après long temps de choix...

Textes publiés par Rustica,

texte - magnifique de Victor Hugo...


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"La poésie c’est comme des lunettes pour voir le monde" disait Siméon... Ou quand perdure le poids de l’origine commune de poésie et philosophie, d’arts & philosophie ?


(à suivre)


Quand Emmanuelle Lauër, artiste en résidence, s’avère sensible à cette mémoire et à la beauté du texte choisi, et découvre là, chez Paulette, d’autres réseaux, non numériques - plutôt vieux livres ou anciennes rééditions ou copies populaires, pages réécrites avec soin ou collées en cahiers d’écolier - dans lesquels s’identifient des générations rurales qui, à l’époque de la constitution scolaire de ce réseau de textes, vivaient en relative autarcie, surtout l’hiver.

On ne connaissait ni Internet ni la télé mais Victor Hugo y faisait partager la vie des terre-neuvas et veuves bretonnes...

La place de la poésie dans cette école d’alors pourvoyeuse essentielle, avec les colporteurs, de culture et d’informations ?

Et si c’était parce qu’ils ont eu l’habitude de valoriser, faire circuler en veillées, transmettre des connaissances et des mots, que cette tranche de la population a su donner du sens à l’Internet via le site local ?

Un rural profond, fier de son patrimoine, sujet et acteur de la réticulation de son territoire ?

Et quand on apprend que Mme Tourtois, la maman de Sabine, ayant découvert sur le site, commentées par sa fille, les rencontres patois, ayant vu des photos, écouté du sonore, regardé les vidéos, va participer à la fin du mois, pour la première fois au groupe "patois"...

N’appréhende-t-on pas par là, ces médiations fines qui montrent comment la "réticularité" se constitue effectivement en couche nouvelle, épaisse de réseaux entrelacés, dense de la réalité et de la vie du territoire et de ses habitants - recueil de mémoires et gué pour l’action ?

Une surface de la commune comme hall d’aéroport - comparable à celui de Madrid avec, sur mur-fresque de la gare dans l’aérogare, son hommage à Néruda et ce poème en langue Quechua... Toutes ces personnes de la vallée ou de plus loin, anciens d’ici - de "souche" ou "par l’assistance" qui remontent chaque dernier vendredi du mois au "patois"... Et peuplent fermes, champs ou hameaux des projections de leurs mémoires...

Un réseau culturel -civilisationnel- vaste et élastique, créateur de contacts, du Cheylard à Romans en passant par Saint-Agrève, Chabeuil ? Un réseau multi-centré avec, outre St-Apo, Le Cheylard, et, plus ou moins connectés à d’autres réseaux - d’Annonay, Ardèche ou Drôme du Sud...

Des réseaux pour lesquels le numérique est outil privilégié de structuration, conservation et transmission...


(à suivre)


Où l’on pourrait comprendre comment un réseau dont St-Apo est un noeud important peut, entre autres réseaux où la mémoire et la vie locale sont aussi fortement impliquées - comme l’identité religieuse sinon "camisarde", républicaine (cf le "non" de 1851, unique en France, au référendum-plébiscite de Louis-Napoléon Bonaparte), l’identité liée à l’"accueil" et la résistance lors de la seconde guerre mondiale (résistances civiles et armées), mais aussi l’accueil d’artistes et d’intellectuels après 1968, avec l’intérêt pour le travail artistique et le travail scientifique qui en ont découlé, etc... ?


Comment donc, en cette époque de métropolisation planétaire, le réticulaire peut-il sauver un rural semblant menacé à terme par l’urbanisation galopante ?

Des propos d’un éminent géographe dont la compréhension semble paradoxalement se construire peu à peu, sans que cela soit cherché [1] au travers de l’analyse des médiations fines et banales que notre activité révèle ou tisse...

Une voie éclairée comme par lueurs diffuses d’un filtre par Altered Earth de Douglas Aiken...

Une voie que rendent toute simple les nids d’Emmanuelle Lauer : la vie inductrice et protectrice de ces réseaux qui n’en sont qu’émanations.

Une voie que Sébastien Camboulive laboure en profondeur derrière surfaces belles et classiques - "L’Ardèche" et l’identité personnelle, "Les papillons verts", la question récurrente des rapports vivant/non vivant ou simulation/réel que posent avec acuité les progrès de l’Internet des objets, des prothèses "intelligentes", les modélisations ou simulations, l’utilisation des ondes cérébrales, le pilotage par "la pensée"... Même si, sur le fond, les arguments de Wittgenstein à ce sujet restent irréfutables...


Où la ruralité renverrait à une sorte de simplicité propice à la schématisation, pour mieux voir l’essentiel, serait lunettes - comme la poésie pour Siméon, ou simplement ciel plus clair pour y poser un télescope ?

Un travail en profondeur, de proximité, visible et lisible et formateur pour tous.

Design de signes à l’arrivée, peut-être (cf la signalétique du parcours d’art), mais d’abord longue gestation, discussion et expérimentation de ces signes...

-  Du réel au signe, non moins réel... Comme évolution de dessins en signes chargés de culture chez Toguo ?


(à suivre)


L’apport des résidences

"Au croisement des oeuvres réalisées par les artistes répond celui des publics : la résidence est certainement le moyen de rendre présente la création plastique au plus près des populations, de les concerner dans la durée, de leur faire appréhender la démarche de création, dans sa lenteur et son opiniâtreté. Loin de l’exposition spectacle, la résidence offre aux politiques territoriales un outil adapté à des transformations en profondeur qui voient dans l’art un mode d’innovation, un geste désintéressé, un apprentissage de l’autonomie.

Élisabeth CAILLET, Université de Metz, science po, 2008.

lien  [2]

Cité dans AAAR.fr


(à suivre)


La question à poser est-elle "que se passerait-il si... ?" Ou Questions artistiques posées par cette question ? En sachant qu’on pourra piocher dans les réponses de quoi poser des questions non formulables au préalable...

Même si cette histoire des Rias- fjords se jetant dans la mer à l’est de Vernoux - à certaines époques du secondaire et/ou du tertiaire fait rêver...

Un rêve non réductible, comme l’évoque Vernoux 2212, l’une des deux réponses pré-sélectionnées - celle du collège de Vernoux à notre appel à projet "Mon territoire, je le transforme"...Une contre-utopie intéressante et bien faite, mais plutôt désespérante pour lecteur non averti, malgré l’ambiguité originelle de la pomme ?

La mer était bien à l’entrée de ce qui sera ultérieurement le lieu "Vernoux" à certaines périodes du tertiaire ou du quaternaire... Ou de Gap, Gap restant d’ailleurs en liaison bleue avec Marseille comme l’a établi Didier Tallagrand que nous allons avoir l’immense plaisir d’accueillir à Saint-Apollinaire-de-Rias en juin.


(à suivre)


Poésie & numérique ? Poésie & philosophie ? De Victor Hugo à "comment-le-réticulaire pourrait-il sauver-le-rural" ? La poésie comme lunettes et l’art entre télescope & microscope, ères passées et futures, quête de l’émergent, de l’inédit et tête chercheuse d’in-formation (au sens de mise en forme) où le Design se fait Interface ou l’Interface, Design ?

(à suivre)


-  réticulaire = numérique + expérience & mémoire + débat & sciences sociales + art... ?

comme pour les jardins ouvriers de Varsovie... qui occupent encore 3 % de la superficie du territoire de la métropole ?

Et de là en cultures vivrières utilitaires & décoratives en balcons ou toitures ? (Une expérience architecturale déjà ancienne à Ivry ! )

-  "Le Bahauss à St-Apo !" vous rêvez ?

Bien sûr ! D’autant qu’il est déjà chemin des Muletiers où ce qui fut traité de "cage à lapins" il y a quelques années est aujourd’hui admirépar tous pour une beauté liée au savoir de sa fonctionnalité ?

le réticulaire sauverait le rural par son hétérogénéité et sa richesse, son systémique et composite qui permettrait de penser, concevoir, conserver, transformer, accompagner les inéluctables transformations et de peser sur leurs contenus et leurs finalités ?


(à suivre)


Vos avis ?

Quand les voitures décolleront bientôt à la verticale comme le montrent les jeunes du Repère ? Déjà quelques discussions surprises chez des habitants quant aux risques d’accidents avec des voitures volantes... Mais quand on sait que capture d’images, lecture & interprétation, simulation... vont bientôt permettre à votre voiture de se garer seule...


Jacqueline Cimaz





_

[1] plutôt comme question posée, notée, en attente un peu exigeante en tiroir de bureau...

[2] Voilà qui justifie a posteriori notre choix d’intégration des réalisations des gens lors de ces rencontres, au "réel enrichi du parcours d’art"...

L’école de Geneviève
Elicia
Elicia 2
REGINE
Amanda
onnefait PAS De
Jacqueline
Lune dAudacity

Jean-Michel Maulpoix à Privas en Poésie

...

Jean-Michel Maulpoix est poète et essayiste. Il est né à Montbéliard (Doubs) en 1952.

Fondateur du Centre d’Etudes Poétiques, puis des revues Recueil, et Le Nouveau Recueil (aujourd’hui sur internet), il est professeur à l’université de Nanterre où il anime un groupe de recherche sur la poésie contemporaine.

RENCONTRES-COLLOQUE avec de nombreux intervenants sur l’oeuvre de Jean-Michel Maulpoix ainsi qu’une lecture par Agnès SOURDILLON...

Agnès SOURDILLON a suivi l’École du théâtre national de Chaillot dirigée par Antoine Vitez. Elle a travaillé au théâtre avec Valère Novarina, Stéphane Braunschweig, François Wastiaux, Christian Colin, Alain Ollivier, Bruno Sachel. Au cinéma, on a pu la voir dans des films de Jean-Luc Godard, Jérôme de Missolz, et Sophie Fillières.


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Chantal Colomb-Guillaume est membre du centre de recherche Écritures de la modernité dirigé par Michel Collot à Paris 3. Après des études de Lettres modernes et de Philosophie à Paris IV, elle a soutenu une thèse de Littératures comparées : Roger Munier et la topologie de l’être chez l’Harmattan, 2004. Elle est l’auteur d’un entretien avec Roger Munier, Sauf-conduit, paru en 1999 aux éditions Lettres vives. Elle a coordonné le dossier Bernard Noël pour la revue Europe, et publié de nombreux articles consacrés à la poésie contemporaine dans l’Animal, le Courrier International d’Etudes Poétiques, Europe, Le Nouveau Recueil... ainsi que des traductions de l’allemand. Sa dernière prose, Portrait d’un artiste inconnu, a paru dans la Revue des ressources en 2010.

Pascal Riou est né en 1954. Essentiellement publié chez Cheyne éditeur et aux Editions de la revue Conférence : La Gloire secrète, Le Jardin dispersé, Sous le sorbier du voyage. Il a fondé et dirigé avec Marc Leymarios la collection de traductions D’une voix l’autre chez Cheyne. Membre du comité de rédaction de la revue Conférence depuis plus de dix ans. Il travaille avec des artistes. Derniers ouvrages parus : Ce que Cézanne donne à penser (collectif, Gallimard, 2008), Sur la terre (revue Conférence, 2010).

Jean-Marc Sourdillon est né en 1961 ; il enseigne en classe préparatoire à Saint-Germain-en-Laye. A publié Les Tourterelles (préface de P. Jaccottet, Prix du premier recueil de poèmes 2009) et Les Miens de personne (préface de J-P Lemaire et seize lavis de G. Sacksick, 2010) ; un essai sur Philippe Jaccottet et ses traductions, Un Lien radieux, L’Harmattan (2004), Gilles Sacksick, entre le mat et le vif aux éditions La Maison-près-Bastille (2010). Il a présenté et traduit l’oeuvre de la philosophe María Zambrano aux éditions Jérôme Millon : L’Inspiration continue, essais sur les perplexes (2006) et La Confession : genre littéraire (2007).

Esther Tellermann est professeur agrégée de lettres, maintenant psychanalyste. En 2004 est paru un remarquable récit : Une Odeur humaine (Farrago/Léo Scheer). Elle a collaboré à de nombreuses revues : Action Poétique, Banana Split, Po&sie, Ralentir Travaux, Scherzo, Nioques, faire part, Le Nouveau Recueil, Europe, Rehauts, Le Préau des collines... Ses livres sont publiés principalement aux éditions Flammarion : Première apparition avec épaisseur, (1986-2007), médaille d’argent de l’Académie française, Trois plans inhumains (1989), Distance de fuite (1991), Pangéia (1996), Guerre extrême (1999) prix François Coppée de l’Académie Française en 2000, Encre plus rouge (2003), Terre exacte (2007), Contre l’épisode, (2011). Esther Tellermann est présente dans l’anthologie poétique française de la bibliothèque de la Pléiade, Tome II : XVIIIe, XIXe, XXe siècle, Gallimard, 2000. Le numéro 39 de la revue Nu(e) était consacré à son œuvre.

Franck Villain est né en 1968 dans le Nord de la France. Il vit au Japon où il enseigne à l’Université de Tsukuba. Il est l’auteur d’une thèse sur André du Bouchet (L’écriture du simple, Septentrion, 2001), d’un livre sur René Char (Sortir, René Char et la rencontre du dehors, Satô Insatsu, Japon, 2002), et a dirigé deux ouvrages collectifs (L’appel, Recherches Valenciennoises n°14, PU Valenciennes, 2004 ; Le haïkai vu d’ici, Revue des Sciences Humaines, n°282, 2006).


Alain Chanéac


Exposition du 16/03 au 31/03 2 0 1 2

La revue faire part en partenariat avec la Galerie du Théâtre de Privas présente les artistes plasticiens ayant contribué au numéro

« Jean-Michel Maulpoix : d’un bleu critique »

Christophe AVELLA BAGUR, Michel DUPORT, Christian GARDAIR , Jean-Michel MAULPOIX, Henri MICHAUX, Dominique PENLOUP, Jean-Marc de SAMIE, Anne SLACIK, Werner STEMANS.

L’exposition sera ouverte les mercredis, jeudis, vendredis, samedis de 15h ? 18h.

16 mars : 18h30 vernissage de l’exposition dans la Galerie d’art du Théâtre en présence de Jean-Michel Maulpoix.


Rencontres-Lectures-Colloque les 16 et 17 mars 2012 à Privas

-  16 MARS ? : 18h30 - vernissage de l’exposition 19h15 - lecture d’extraits de l’oeuvre de Jean-Michel Maulpoix par la comédienne Agnès SOURDILLON.

-  17 MARS ? :

Colloque-rencontres autour Jean-Michel Maulpoix

Organisation, animation et accueil ? : Alain Coste, Alain Chanéac

9h : accueil Alain Coste / ouverture de la journée

10h-12h
-  Interventions :
-  Chantal COLLOMB-GUILLAUME
-  Esther TELLERMANN
-  Jean-Marc SOURDILLON

12h-14h :
-  repas pris en commun dans le foyer du Théâtre de Privas 14h-16h :
-  Interventions :
-  Franck VILLAIN
-  Pascal RIOU
-  Jean Gabriel COSCULLUELA

Interventions de Jean-Michel MAULPOIX

16h-17h :
-  lectures par Agnès SOURDILLON et Jean-Michel Maulpoix 31 MARS : 15h : pour la clôture de l’exposition, intervention de la revue sur Jacques Dupin dans le cadre des animations autour de la médiathèque de Privas qui portera son nom.


P.S. Jean-Michel Maulpoix - Numéro 28/29 D’UN BLEU CRITIQUE. Dans le cadre de Privas en Poésie rencontres-Lectures les 16 et 17 mars 2012.


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Exposition du 16 au 31 Mars 2 0 1 2


NB. Pour réervations, voir le site de la revue



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De feu et de couleur


"Marmer au maillet les échalas sur les pârchées ! Dans les derniers gels, émosser les boutures, les doigts gourds, le nez qui coule ; et, du sabot, incliner le ragot dans les vapeurs âcres du fumier épandu...

avril 1839"


Un beau travail d’écriture de François Boddaert publié par "Le temps qu’il fait" - De feu et de couleur.

Feu des couleurs, feue une époque...

Une écriture qui fouaille l’identité aux confins des territoires de mémoire...

Rupture et continuité, une nouvelle fois rencontrée entre lecture tabulaire de la poésie et lecture lisuelle -à apprendre- des écritures transmedias...

"...La feuille est là, la rafle enfle lentement les grumes d’or : fromenté, malvoisie, samoureau, pinot noir, pinot blanc, tresseau, plant du roy - le fameux cot à grain noir.

juillet 1825")


(JPG)
Secousse 3


De belles photos de Georges Monti qui "illustrent" ( ?) un texte qui se suffit largement à lui-même...

Fallait-il les insérer dans le texte ? Les regrouper comme fasicule à part en début ou fin de livre ? Et pleine page ? Insérer lien ou Q-code pour les voir projetées en grand ?

Encadrées de noir, fermées... - Feu... N’est-ce pas réduire à la linéarité le temps multidimensionnel, sédimenté, bourré de références datées, et archéologique, et composite... qu’engendre la densité de l’écriture de Boddaert ?

A moins d’une démarche comme celle de ces enfants d’autrefois qui découvraient et structuraient le monde et l’histoire, en collant des images de chocolat, soigneusement, sur cahiers quadrillés quand les grandes soeurs à la frange roulée sur bigoudis brillantinés s’adonnaient aux romans photos type Nous Deux... Le daté de l’image...

L’image ? Y penser pour une réédition ?


En tous cas, un très beau petit livre qui sent bon le papier épais et contient -autant qu’il puisse se contenir - un grand texte...

A lire et relire...


Et puis, une autre richesse : écouter livre à la main la lecture du texte sur Secousse 3 et voir en quelques mois, en touches discrètes et ramassées, l’évolution de l’écriture... L’écriture se faisant et reprenant, râture, élagage,ajout...


Jacqueline Cimaz

NB. Ce livre envoyé avec ses voeux "à tous" par François Boddaert sera intégré ce mardi 3 janvier au rayon poésie de la Bibliothèque...




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Des nouvelles de Jean-Gabriel Cosculluela


qui de temps en temps va sur notre site et y suit le travail de Jean-Pascal Dubost et Pierre Ménard.

Deux projets d’édition sur Publie.net, sur le travail d’une amie peintre, pour l’un, pour l’autre sur "la poésie, pour quoi faire ?"

-   L’écriture ?

-  Oui, l’écriture est toujours très présente.Deux récits traduits en espagnol viennent de paraître dans la revue Cuadernos de Filologia Francesa : "Arrojar luz " et "Arena, arena".

-  Et les projets ?

-  Je prépare plusieurs livres d’artistes avec plusieurs peintres pour 2012. Egalement un essai sur la photographie. Enfin, un de mes livres vient d’être traduit en espagnol par le poète Miguel Casado et va être publié aux éd. Trea en 2012 avec une préface de Bernard Noël : "Tierra de sombra".

J’en ressens une grande joie : ce livre sur la mort de mon père revient en quelque sorte à sa langue d’origine.

-  

Il y a d’autres publications. Je te joins une bio-bibliographie.

Un travail sur lequel nous aurons sans doute l’occasion de revenir...

Jacqueline Cimaz


Le dit document :

Né en 1951 à Rieux-Minervois (Aude). Origines aragonaises (Pyrénées espagnoles). Après l’Aude, Montpellier, il vit maintenant en Haute-Ardèche. Conservateur des bibliothèques. Écrivain, traducteur de l’espagnol, éditeur (collections Lettre Suit Jacques Brémond & Atelier des Grames, et Espaces de peu Atelier des Grames). Depuis 1995, il travaille avec des peintres, des photographes et des sculpteurs pour des livres courants et livres d’artistes ( Jean Anguera, Jean-Gilles Badaire, Georges Badin, Janos Ber, Guy Calamusa, Michèle Clancy, Anne Deguelle, Roger Dérieux, Michel Duport, Jean-Louis Fauthoux, Joël Frémiot, Francis Helgorsky, Christian Jaccard, Martine Lafon, Joël Leick, Catherine Liégeois, Robert Lobet, Jean-Luc Meysonnier, Serge Plagnol, Fabrice Rebeyrolle, Jacqueline Salmon, Anne Slacik, Christian Sorg, Gérard Truilhé, Anik Vinay...). Textes de critique d’art. Nombreux textes dans des revues françaises et étrangères et sur des sites Internet.

Depuis L’Affouillé (1980), plus d’une trentaine de livres chez divers éditeurs : à Demeure, L’Amourier, à Passage, L’Art et la Manière, Atelier des Grames, Atelier du Hanneton, J. Brémond, Le Cadratin, Comp’act, Fata Morgana, Filigranes, J.P. Huguet, Méridianes, La Porte, Post-Rodo, Propos2, La Sétérée, Tarabuste, Voix d’Encre, Zéro l’infini...

Parmi les plus récents : D’un retrait, un (Atelier des Grames, 2003) , Buée ( J. Brémond, 2003), L’Envers de l’eau (Fata Morgana, 2005), Le Livre le livre (JP Huguet, 2008), Je serai ton silence (Propos 2, 2008), Faire la lumière (Atelier des Grames, 2009), Un mot, mendiant (Atelier des Grames & J. Brémond, 2009), Rouge passé lequel (Méridianes, 2009), A port de temps en collaboration (Atelier des Grames, 2009), D’un retrait , deux (Atelier des Grames, 2010), Nuidité du feu (éd.Jean-Pierre Huguet, 2010), Sable, sable / Arena, arena (Atelier Liégeois , 2010),

L’Envers (Atelier éOle, 2011), Tas (La Margeride, 2011), L’Envers , éd. augm.(Le Cadratin, 2011), Le Pays d’en haut (Le Chassel, 2011) et à paraître Une Conversation ( éd. Trames, 2012), Nuidité de la couleur (Mémoires/Eric Coisel, 2012), L’Erre et l’air (Mémoires /Eric Coisel, 2012), Lieu, lumière (Mano à Mano / Alain Freixe, 2012), A l’écart d’oubli (La Petite Fabrique, 2012), La Neige neige sur la neige (La Petite Fabrique, 2012) et en Espagne Tierra de sombra, traduction de Miguel Casado et préface de Bernard Noël (Trea, 2012)...

Nombreuses lectures publiques depuis trente ans. En 2009 : Centre d’Art Espace Chabrillan à Montélimar, Atelier des Grames à Gigondas, Instituto Cervantés / Centre Régional des Lettres Midi-Pyrénées à Toulouse, Festival international « Les Voix de la Méditerranée » à Lodève, La Petite Librairie des Champs à Boulbon. En 2010 : Galerie Alma-Montpellier, BDP du Vaucluse à Sorgues, Médiathèque La Durance à Cavaillon, Salon « Les Edites » à Roanne, 7èmes Rencontres RRR à Riom, Bibliothèque Municipale d’Oppède. En 2011 : Librairie Domens à Pézenas, Direction du livre et de la Lecture du Gard /Médiathèque Léon Alègre Bagnols-sur-Cèze, Salon Les Edites à Roanne, Médiathèque Livrée Ceccano en Avignon, Atelier typographique Le Cadratin à Vevey (Suisse), Château de Voguë ... (document décembre 2011)



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Froncer le monde d’intention


Accroché aux petits bruits ambiants, le bazar de la vie va et vient d’un univers à l’autre et se niche entre deux rives - chemin de halage mené tambour battant sur la jetée de la permanence -

De loin, désordre habité en point de départ taillé au choix spontané ou déterminé, les habitudes froncent le monde d’intention ramassée à marée basse.

Avec le plaisir de faire ensemble un bout de route, poète à vue, une tribu se lance à remplir son questionnaire poignardant par derrière l’inspiration au travail.

Sous une pluie d’interrogations fraîchement fauchées, se mâche l’idée du poète rêveur entassée à l’état sauvage de l’idée reçue.

Epinglée à l’épaule l’image d’un monde, part du monde distillée au venant de l’idée toute faite d’un poète.

Colère de ruine traînant ses retombées fluorescentes éparpillées entre open office et word, mordre rageusement l’inexpliqué sous la disparition de son travail de la matinée aspiré au large de la virtualité.

D’autre soupèsent l’activité à venir, en l’occurrence l’atelier de signalétique. Au pied du sentier, panneaux et piquets à éparpiller dans les mèches rebelles du paysage.

Fatima Mana


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Errances-Recup d’R-V manqué mais "Que le monde est petit !"

ou simples notes de lecture.


Nous annoncions récemment :

"Marseille ce vendredi 5,

18h vitrine de l’Espace Culture (Cannebière, 42) (((Sur Vol))) #2 : "Vous êtes ici" de Giney Ayme. 20h30 la compagnie Vidéo-Action Lecture (((Sur Vol))) #3 : Première diagonale de Giney Ayme et Florence Pazzottu. Nous envoyer vos éventuels commentaires."

Nous n’avons pas à ce jour reçu de commentaires.

Mais en revenant sur Gare Maritime 2010, "anthologie écrite et sonore de poésie contemporaine", brochure annuelle comprenant un CD audio, éditée par la Maison de la Poésie de Nantes,, nous avons trouvé, passée l’ouverture de Jean-Pascal Dubost, passés les précisions et le sommaire, passé Nicolas Pesquès et avant vingt-neuf autres auteurs, Florence Pazzotu, Florence Pazzotu et ses deux "inconférences". La première, qui est la seconde sur le disque, une phrase de vingt-quatre lignes, la seconde, qui est la première sur le disque, une phrase de dix-sept lignes avec un point-virgule à la douzième ligne.

Une écriture qui coule et creuse, une diction lente, profonde qui fait éclore des mots en les jetant et les objectivant.


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Fiche de la Maison de la Poésie de Nantes


"Objectiver c’est le mouvement de jeter devant soi." nous expliquait récemment Jean-Claude Mermet [1]. Ce qu’on jette devient objet, mais en s’en séparant on devient sujet. Plus on objective le monde, et plus on devient sujet. Les objets du patrimoine sont le résultat de ce processus, pas les choses (on peut qualifier une autre personne de « sa chose ») Quand on parle de patrimoine on parle de « quelque chose qui fait lien ».


C’est d’un point de vue autre que Jean-Pascal Dubost écrit :

" Lancer de vie mais aussi lancer de langue, vers ce qui manque... / ... La poète tente de faire de ce qui échappe [être jetée, être lancée], un acte maîtrisé : jeter, lancer. Entrer dans la densité du réel en jetant les mots dont le rôle, éternellement tant qu’en vie, sera de creuser un "trou d’allégresse".

"Les mots de Florence Pazottu, coulés dans une polymorphie poétique..." Et de citer Wittgenstein dans sa Grammaire philosophique : "vouloir dire quelquechose, c’est comme s’élancer vers quelqu’un".


" J’aimerais, avant d’attaquer le vif du sujet, m’assurer d’une certaine loyauté de votre part, ne le prenez pas mal, j’aurais pu dire neutralité, j’aurais pu dire une fraternelle, fidèle étrangeté, c’est qu’il est parfois difficile, n’est-ce pas, de parler avec ceux qui ne lancent pas leur pensée, la font glisser, tourner sur soi, qui ne lancent pas leur pensée à la même distance du champ de Narcisse que soi..." [2]


Florence Pazzotu et Giney Ayme ? Une autre occasion et faire le déplacement, et où ?


Jacqueline Cimaz



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[1] cadre Fête de la science 2010 .

[2] extrait de la deuxième inconférence de Florence Pazzotu, citée dans Gare Maritime 2010.



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Venaille et Boddaert/Venaille, bref retour sur un hommage


"Langue : "En quelle langue ai-je écrit mes livres ? mais en venaille, tout simplement !"


Et au risque (risque ou non) de faire réagir François, cette définition prémonitoire de la page - synopsis écrit en boddaert/venaille ? - à mettre en exergue de toute page de "livre" numérique gardant la "forme livre" :

"Page : Equivalent d’une galerie de peinture ; occuper ce lieu et le faire vivre."



Pendant que j’écris ces quelques lignes, directement sur le site, "Franck Venaille / François Boddert / Je revendique tous les droits / jeanmichelplace/poésie", ouvert, à gauche de l’ordinateur, maintenu ouvert par le poids de l’appareil photo, au milieu de piles de courriers en retard, coup de fil d’une bibliothécaire d’une autre bibliothèque du secteur qui veut des renseignements pour acheter une liseuse souhaitant se lancer dans l’achat de livres numériques/ numérisés... Envoi vers Publie-Net et d’Ici là, échanges, parcours du site de la Bibliothèque [1], accessoirement de celui du "PAPI" [2], [3] et celui des Rias [4] et puis retour en Bibliothèque -Poésie [5] Va utiliser le site, la rubrique "sciences" pour se documenter... Après on verra...

Où on se rend compte de l’importance du continent non aperçu de prime abord qui sépare le numérisé [6] du numérique...

Faire des cubes des livres numériques pour en matérialiser l’existence, comme le propose James Bridle cité par Hubert Guilhaud dans LaFeuille, pourquoi pas ? Une belle façon de répondre à la question de "rendre ses lectures numériques (et leur valeur, intellectuelle et affective) visibles... Le numérique a toujours besoin d’instanciation. "

Mais là, il s’agirait d’autre chose. De re-création. Loin de l’homothétie, une « traduction » numérique s’apparentant à l’« adaptation » cinématographique » ?


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Retour non indemne donc à "Franck Venaille / François Boddert / Je revendique tous les droits / jeanmichelplace/poésie".

Un foutu livre où on sait pas d’emblée qui écrit quoi, où tout se mélange. Non, c’est pas compliqué mais complexe d’une complexité qui donne sa densité à ce livre à n dimensions. Une très belle écriture, hétérogène, composite, innovante. Comme un livre numérique qui aurait été imprimé... une projection mathématique, à plat sur la page d’un "truc" vivant, foisonnant, nourri de références culturelles, d’engagements personnels, aux courts-circuits saisissants...

Juste l’idée, comme ça, qu’une version numérique - limite trans-media- pourrait rendre plus explicites la densité et la multidimensionnalité de l’écriture de Boddaert et de celle de Venaille et ce, sans aplatir la polysémie et la richesse d’un texte multiforme et inépuisable, en offrant au contraire au lecteur de multiples ouvertures pour construire ses sens... L’impression que cette richesse, malgré les photos et la mise en page, est presque à l’étroit dans l’imprimé, et la certitude qu’un peu plus d’espace(s) n’entraînerait aucune dilution...


L’intrusion en émeute, ghetto de Venaille, de cette double photo de Boltanski et Messager jeunes, chez/de Monory...




Effets de digression dûe à un coup de téléphone intempestif. Sans nul doute.


Mais un livre à lire et relire, cela parait incontournable.


Jacqueline Cimaz



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[1] rubrique sciences, et où on feuillette le livre des élèves du collège de Vernoux pour introduire la différence numérisé/numérique... rubrique "Biens communs " aussi...

[2] ineffaçable anachronisme cette rubrique

[3] Internet Accès Public et ses livres plus ou moins numériques - au moins un lien sur le site...

[4] rubrique Publication pour voir le recensement de nos publications numériques

[5] recommandé pour outil pédagogique sur l’écriture numérique -ou comment utiliser le numérique pour autre chose que de la pub-vidéo en romans de gare... tenter de faire contribuer l’écriture vidéo à l’écriture globale...

[6] l’"Homothétique", pauvres mathématiques...



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Esquifs sereins d’Ambre et Jordi en mer Patalgonne


un album d’images, le second envoi d’Ophélia Escriu-i- Num’Llul

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le regarder

et l’écouter puisqu’il permet maintenant d’accéder à une lecture... Par ailleurs, pour cette 3ème réédition, des images ont pris place sur la couverture...





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Livre numérique reçu de Patagonie


pour la Fête de l’Internet 2010,

et qu’après mûre réflexion, nous publions, pour donner une idée d’une écriture numérique complexe.

Celle-ci -non homothétique [1] et non imprimable - articule le textuel linéaire, celui des liens, notes, légendes d’images, paratextes des vidéos, contexte [2], écritures photographique et plastique, vidéographiques...

Le choix du contraste des points de vue entre les deux vidéos est voulu [3]. Donc plusieurs voix/voies par canaux divers et une écriture à la fois très personnelle et chef d’orchestre de notre lointaine auteure. [4]

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La double page la plus difficile à lire. Longue, hétérogène. Complexité du sens à construire...


Au moment où vient d’être publié le rapport Mitterrand sur la lecture, sur lequel nous reviendrons, un tout petit pavé, ou juste caillou, en mare frileuse dont les ondes n’en finiront pas de... Juste un petit truc pédago de classe unique de Patagonie, pour susciter la réflexion ? Avec iceberg dont partie émergée... et délai de route nul à l’ère du numérique [5]

Si le « livre » numérique, en effet, [6] est composite et complexe, fait d’écritures résolument hétérogènes, non homothétique, inéluctablement irréductible à l’imprimé, il semble bien -aujourd’hui [7] - se poser en complément et non en substitut du livre imprimé.

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La double page la plus facile à lire du livre d’Ophelia Escriu-i-Num’Llul


Un petit [8] « livre » dont la lecture demande un tout petit minimum de compétences techniques, mais surtout des compétences particulièrement élaborées, nouvelles et complexes, en matière de lecture.

Ce qui pose la question de la conception et de l’apprentissage de formes de lecture qui n’existent pas encore ou sont à peine émergentes...


La chose


Donc, un "truc" numérique étrange à feuilleter  [9] pour élargir le champ habituel des techniques d’écriture possibles, et surtout faire réfléchir.

Et bien sûr, la "forme livre" ?

Donnez-nous vos avis...


Et merci à Orphelia Escriu-i-Num’llul et à son fils pour cet envoi.

Merci aussi à Marie des Ponts pour la voie tracée.




Jacqueline Cimaz




Un commentaire Fatima Mana :

-  Les sonorités d’Orphélie

-  Omniprésence océanne et moult réminiscences révoltées, sarclées aux mots, raclées en fragments îliens de Ré, rabattent sur chaque vers des couleurs habitées à l’invisible indélébile.
-  Izou numérisé trempe l’écume dans l’encrier. Survient Orphélie de Patagonie, psalmodie familière plaquée au style, comblé au premier degré par l’intensité des similitudes étrangement étrangères et pourtant si proches. Accueillir la distance, irréfutable lointain même si le doute poursuit à travers la lecture, homothétisé, point commun d’une atmosphère qui semblerait identifiée.





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[1] "homothétique", d’après l’appellation officielle = livre imprimé numérisé au format PDF ; c’est tout.

[2] de la page du Monde

[3] Des objectifs de communication différents transversaux à la tension émotion/documentaire

[4] Où la vidéo joue le rôle du "song" dans le théâtre de Brecht, introduit la distance en ayant l’air d’immerger dans le réel ?

[5] Le 0 de l’infini de Zénon dont... ?

[6] ou truc à lire sur écran ou murs ou arbres ou visage...

[7] personne à ce jour ne peut dire ce que sera le devenir du livre dans quelques décennies.

[8] en nombre apparent de pages car avec les liens et les vidéos...

[9] cliquer sur le lien, le livre s’ouvre sous Calaméo. Il faut ensuite promener la souris sur les liens ou numéros de notes pour les ouvrir. Pour la 1ère vidéo, ne rien faire - attendre et anticiper- pendant le chargement



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Internet 2010, eau précieuse en paysages époustouflants


Le livre numérique de Nicole Bertholon, retour de Syrie et Jordanie...


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Lire le livre, ses écritures photographique et textuelle brève.


Et puis c’est encore un histoire d’eau, dans le sillage de Mouvances...

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Nicole Bertholon


Le texte de Nicole Bertholon : « Je marcherai tout doucement jusqu’à un puits dans le désert"

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Ecriture brève et photographique


de Mendy de Malavis...

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A savourer


La recette :


-  Une petite fille de huit ans part à la découverte des alentours suivie par la vigilante présence, un pas en arrière, de Fatima Mana, bibliothécaire.

-  La petite fille, appareil en mains, choisit seule ce qu’elle veut photographier ; d’abord le paysage du surplomb du jardin est,

-  ensuite, sa découverte de deux lapins [1] dont les bibliothécaires ignoraient l’existence. Qui a mis là cette cage mystérieuse ? A qui appartiennent-ils ? Qui les nourrit ? Ils ont l’air chouchoutés. Les deux sont photographiés, mais ultérieurement Mendy ne retiendra qu’une photo - non pas celle du lapin ordinaire, mais celle du lapin angora ou du moins poilu à souhait et non frisé,

-  puis Mendy pose ses yeux étonnés sur un bois qui a déjà transporté Fatima sur la plage de Piémançon, bois flotté oblige, sans allusion aucune aux lampes de Mathieu,

-  puis Mendy s’aventure hors enceinte du périmètre de l’édifice libre, égal et fraternel sous la veille vigilante de Fatima ; le duo attaque la Blachette.

(JPG) Premier arrêt : Mendy s’extasie devant une ferraille touristique aux relents feneyrères. Râteleuse ? Botteleuse ? Elle râtèlerait et/ou mettrait en bottes et devient ainsi dans l’ambiguité râte-botteleuse. Jacqueline interrogera ensuite la fonctionnalité des trous dans la selle. La "sueur" dirait Jean-Pascal ! [2]

-  Halte sur deux bouleaux frémissants, immobilisés par la saisie du clic, puis rêve de cocon. Fatima convoque Jaujac et la maison de scotch de Yorga...

Mendy pense école et à ce qu’a dit la maîtresse du ver à soie.

Fatima, maternante, l’enrobe de Barbe à papa et de conseils rendus indispensables - quand même- par la dangerosité des urticantes processionnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnaires.

Quoi ! La neige et le froid de cet hiver sibérien n’en sont-ils pas venus à bout ? Pourtant ! se demande prosaïquement Jacqueline à bout de verglas, glace, glisse...

-  Mendy attirée par les fleurs d’ajonc, leur beau jaune et leur précocité zappe leur piquante traitrise.

-  Sur le retour, Fatima voit des arbres morts. Y’a qu’ça ! Mendy y voit un paysage photogénique, photographiable et cadre juste en haut une petite branche riante.


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Dès le retour Jacqueline se jette sur la carte de l’appareil, et, pédagogue, demande à Mendy où la mettre. Mendy se rit de la question n’ignorant rien des fentes de l’ordinateur.

Après ça sélectionne, ça range, ça renomme avec des chiffres. A 9, stop convenu.

Puis Mendy émet scolairement des phrases grammaticalement correctes. Mais atelier d’écriture oblige, celles-ci sont ensuite déshabillées pour une BREVE exploration-énumération.

Le résultat ? Relire ci-dessus cette percutante création.

Rédaction collective



Le texte de Fatima Mana


Au gré d’un clic, un paysage de huit ans d’âge.

Prenez un appareil photographique numérique, mettez le dans les mains d’une petite fille spontanée et curieuse, accompagnez la dans le paysage proche de la bibliothèque.

Ses yeux balayent déjà le tout près avant de s’éloigner du périmètre, vagabondent sur les strates collinaires puis s’en prennent à la façade de l’école. Du cadre au clic : l’intention.

Des hasards tombent à ses pieds en pistant l’inspiration jusqu’à sélectionner naturellement le sujet, saisi en flagrant délit de curiosité.

A l’aléatoire d’un chemin, planté au croisement du temps, une râteleuse râtelle le passé. Du haut de ses huit ans, Mendy pose un siècle sur la machine rouillée, refait le paysage et le trempe dans le bleu de son âge, emprisonne d’un clic l’espace choisi.

Rentrer les fragments de sa balade dans l’ordi. Là aussi Mendy rétrécit sans à priori le champ des apprentissages puisqu’elle sait ! Fonce à l’emblée de ses prises de vue étalées à vue sur l’écran.

Il ne reste plus qu’à travailler ces petits bonheurs à la découverte...




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[1] sans montre de gousset

[2] Jean-Pascal Dubost "Les qutre-chemins" ed.Cheyne coll. Poèmes pour grandir

A quelque chose malheur est bon


ou nième loi de la dialectique : retourner un inconvenient en son contraire...

Dire comme vous voulez pour dire que les difficultés non résolues rencontrées pour inscrire notre manifestation Fête de l’Internet sur le site officiel, ont amené notre interlocuteur à les inscrire sur un autre site de portée nationale.

Et que ce faisant, il en a extrait la quintessence.... L’ECRITURE NUMERIQUE...

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Atelier très classique ce jour, avec la belle photo, mais aussi une sortie photo mémoire - école d’enfance - des écritures sur photos d’autrui qui se mettent en place, sans compter les mots de Dubost qui se regroupent hétéroclitement, aléatoirement, incongrument [1].

L’intervention inattendue d’un UBU ventru et ciblé.

Des projets qui, heureusement, commencent à diverger. Bref, ça va déborder sur les dates, comme d’hab... mais...


Déjà Marie Des Ponts a suscité de doctes considérations sur l’outil diaporama ou l’outil forme livre (qui sera aussi imprimé papier) pour présenter un même texte et de mêmes images...

Et un travail intéressant d’écriture brève.


Poursuite demain avec un jeune public et des explorations plus risquées...

Et un conseil pour ados : quand vous filmez -très bien, quelle prise de son d’eau ! - avec l’appareil photo, ne pas le coucher !

Nous ne savons pas retourner les vidéos !

Jacqueline Cimaz





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[1] Et nous n’avons pas encotre parlé de ces "Intermédiaires irlandais" qui nous renvoient à la flèche de Zénon, dont, bac de français oblige, nous dissertions aux dernières vacances avec Marjorie. Jean-Pascal qui nous découpe le temps en petits bouts plats comme briques de tourbe. Un coup de maître pour un premier récit...

Printanière de poésie numérique


non aléatoire... ou atelier d’écriture numérique

Contraintes :

-  thème : l’eau
-  textes brefs rythmés extraits de Fondrie et/ou TerreFerme de Jean-Pascal Dubost, détournés, transposés
-  dits ou écrits (pour le dit, choisir scène à filmer si voix off)
-  écriture textuelle personnelle (très brève) sur l’eau
-  film avec bruits d’eau divers
-  choix de sites-cibles
-  écriture numérique composite sur ordinateur pour création d’un objet associant images, fixes ou mobiles, sons, hyperliens... dont le temps de présentation ne dépasse pas 2mn30.

Outils : appareil photo numérique avec option vidéo et/ou téléphone portable, ordinateur (Open Office.org, Photoshop éléments, movie maker, audacity...)

Mise en forme finale : livre numérique ou vidéo ou diaporama, communicable par Internet ou courriel.

Jacqueline Cimaz et Fatima Mana





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Printemps des poètes 2010


Couleur Femme.

Pas de manifestation publique spectaculaire cette année. Ni de poèmes-affiches dans les vitrines. Il faut se renouveler.

Par contre, nombre de petits albums numériques avec images et textes [1] vont être mis au point et largement diffusés par la voie du Net.

Echange de "Biens Communs" pour la Fête de l’Internet...


Pour poursuivre l’écriture - y compris numérique, rendez-vous en Bibliothèque, les mardi 16 et jeudi 18, de 17h30 à 19h,

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Des femmes [2]vont

-  lire,

-  chercher des textes en rapport avec le thème sur lequel elles travaillent l’image pour la Fête de l’Internet,

-  mettre en commun les extraits relevés,

en contribuant au Printemps des Poètes.


Qu’ils soient écrits par des femmes ou par des hommes, les citations choisies seront des textes de grande qualité extraits du très riche rayon "Poésie" de notre Bibliothèque Municipale ( de nombreux éditeurs, en particulier Obsidiane, Jacques Brémond, Cheyne, l’Idée bleue... Et une auteure, Valérie Rouzeau...)

En démonstration, une revue de poésie : "Dans la lune"


Donc un travail de lecture, diction, choix de citations pour publication - numérique d’abord- avec des photos...

Vraisemblablement, aussi, un travail d’écriture...

Et un travail d’écriture numérique...


Autre publication en gestation, à réactualiser, celle de textes écrits pour le printemps 2008...


Donc un printemps des poètes non spectaculaire mais dédié à un travail en profondeur...

J.Cimaz et F.Mana



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[1] écrits par les auteurs du livre ou recueil de citations écrites en regard des images ou mixte des deux...

[2] Les hommes seront bien accueillis aussi s’il s’en présente



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Terreferme en poésie et autres réjouissantes nouvelles d’icelle...

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Terreferme retrouvée - retour moultes errances, terrasses à oblique chauffant, lignes de sol sur aile, foyers flottants sur tourbe, questions vivantes du passé et d’Amazonie l’aujourd’hui, et strates obligent de guano blanc coulant,

"un peu de bouésie"

réancre ici et dans l’histoire.


TERREFERME

la dernière publication de Jean-Pascal Dubost, publiée au Dé Bleu, l’Idée bleue.

Le deuxième volet d’une tétralogie - "La rêverie au travail".

Suite à une résidence à Segré. Après Fondrie - le feu- ici la terre -appréhendée et labourée au travers de la "ferme modèle".

"...la terre, saisie, en la circonstance, pour un labourage du réel et, jubilatoire du coup, pour creuser le décri."


Echo à Fondrie [1] -

...oui, nous allons constamment vers le poéme, du moins activement qu’inopinément, qu’opportunément, qu’impulsivement, qu’instanément, que précipitamment, que pressamment, que puissamment, que vivement, qu’inespérément...

"René Hodé" : du Dubost identifiable comme on reconnait un Miro.

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"Un arpentage sur un territoire et dans un concept" [2], et

"l’essentiel fut d’écrire"  [3]

Du Dubost certes, et qui relaboure Langueyer, et retourne toujours plus profond , de la langue au réel...

"avançons que nous pouvons agir comme un bœuf ouvrant, édonc labourer et creuser le réel avec le regard récrivant le paysage, que l’écriture refasse les yeux à neuf sur une matière abstraite ; seulement seule l’imagination fait le paysage ; et quoi sommes-nous après paysager ?"


Un texte à lire et relire et qui demande du temps tant est inépuisable la densité de ce labourage et dur le mur du "quoi sommes-nous après paysager" ?


NB. Jean-Pascal Dubost revenant à la Bibliothèque Municipale de Saint-Apollinaire-de-Rias pour un atelier d’écriture les 26 et 27 septembre, une présentation de "Terreferme" pourrait être organisée à cette ocassion.






Retour de ce pays multiculturel où s’affirme la richesse des civilisations pré-Incas et s’ignore Neruda, des flots de messages, et

Beaucoup de nouvelles d’éditeurs de poésie...


Après le courriel de Jacques Brémond , parti au marché de la poésie, où l’entourent ses poètes,


un message d’Alain Chanéac

"Parcours singuliers" le dernier numéro de la revue faire part - qui rompt ici par ce "Singuliers" au pluriel, avec sa tradition des monographies [4]

Quatre « singuliers » d’écriture comme "témoins de la pluralité des choix et des voix du collectif". [5]

Des œuvres en chemin dont déjà se dessinent des récurrences... Une couverture originale conçue par Tony Soulié...

-  A découvrir [6]






(JPG) Et puis ce presque par hasard surgi sur écran

site

d’Obsidiane

Secousse ...

prémonitoire ? prélude ? annonciatrice ?


Et à propos des poètes-artistes d’Obsidiane,

une photo de la dernière œuvre de Patrick Maury, "La Grèce heureuse"...


L’annonce aussi, de la sortie d’un nouveau livre de Bruno Grégoire,

sur lequel nous reviendrons après réception et lecture...






Des nouvelles d’Henri Poncet - Editions L’ACT MEM, qui vient de publier Joseph Julien Guglielmi. Présentation annoncée au Marché de la poésie...






Nous avions récemment évoqué le dernier numéro de Dans la lune , une revue non caramélisée - et chaque fois renouvelée...


Et bien sûr la poésie numérique de "Passage d’encre"...


Jacqueline Cimaz


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[1] Cheyne Editeur

[2] dédicace de Jean-Pascal

[3] idem

[4] et de qualité cf Bernard Vargaftig, Bernard Noël, Charles Juliet, Philippe Jaccottet, Christian Prigent, Hubert Lucot, Jacques Dupin, Henri Meschonnic, et ce numéro consacré au collectif CHANGE qui déjà annonçait un pluriel « singulier »...

[5] Jean-Marc Baillieu, Patrick Beurard-Valdoye

-  un gant beurre frais sans main sinue dans le sens du courant un seul gant néanmoins ambigu...

Nicolas Pesquès

-  chanson de champs graphique/et peut-être en sous-phrase/le sujet de l’impossibilité.

et Caroline Sagot Duvauroux

[6] Maison de la Presse - Le Cheylard ou Alalin Chanéac 8 chemin des Teinturiers 07160 Le Cheylard France





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