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Plan du Site

L’histoire des Ponts d’Ardèche présentée par Sylvette Béraud-Williams


Ce lundi 07 octobre 2013, dans la grande salle des Baraques l’ Exposition des Ponts d’Ardèche du service des Archives Départementales est présentée par Sylvette Béraud Williams.

Les archives Départementales travaillent sur une exposition en 2014 sur la Première Guerre Mondiale


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Photo Robert Combe


Sylvette a été impliquée dans cette exposition du fait que son père était ouvrier en charpente métallique dans les années 1943 / 50 d’où une riche documentation sur la reconstruction des ponts détruits durant la seconde guerre mondiale.

Sylvette nous a présenté un compte rendu passionnant et passionné de ses recherches et contacts avec les services en charge au sein des Archives et de la Direction Départementale du Territoire de l’Ardèche (héritier des Ponts et Chaussées, DDE).

Service des Ouvrages d’Art une section de 5 personnes en Ardèche ayant en charge les 2200 ponts ardéchois qui suit, surveille, contrôle, fait entretenir, réparer régulièrement tous ces ponts...

Evocation de la complexité des ponts suspendus ( l’Ardèche en 8 à sa charge)


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Extraits des textes décrivant le rôle ou le rapport des hommes et de leur vie dans ce périmètre spécifique des ponts véritables ouvrages d’art.

Merci à Sylvette pour cette belle évocation de ce monde que l’on côtoie sans avoir toujours conscience ou présence à l’esprit de son importance et de son rôle.

La dizaine de personnes présentes (dont la maman de Sylvette)à cette rencontre a été conquise par l’exposé de Sylvette

Robert Combe


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Des visites attentives tout au long de la semaine précédente...





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Exposition des ponts d’Ardèche

A voir. La participation de trois personnes expertes du secteur à cette documentation, Marcel Bélingard, Marceline Moulin et bien sûr Sylvette Béraud-Williams dont le père a travaillé sur un de ces ponts et dont la collection familiale, de son frère, a enrichi ce beau livre.


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Une belle publication du Conseil Général de l’Ardèche qui valorise et enrichit le patrimoine départemental. Exposition visible dans la grande salle sur les grilles toutes neuves participant de l’équipement progressif de la salle suite à sa réalisation. Un point d’orgue prévu ce lundi 7 à 17h avec une présentation de l’exposition par Sylvette Béraud-Williams.(ouverture : mardis 16h-19h30, mercredis et samedis 15-17h, vendredi 17h30-20h et sur rendez-vous.) Un exemplaire du livre non n vendu, sera consultable sur place. Le CD peut également être écouté

J.C.





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Du côté de Montchal

ou l’aboutissement de cinq années de recherche pour retrouver la maison qui l’hiver 43-44 a accueilli Fränzi Schlenker, ses enfants et sa belle-soeur entre Jurusson et la Clu...

On a su qu’elle se situait à Saint-Basile, au hameau de Montchal. Mais encore quelle maison ?

Là la localisation, et, de plus, grâce à Alain Ranc, le propriétaire, la visite et l’identification par Michel Schlenker grâce aux dessins et descriptions de sa mère et de sa soeur de cette drôle de cheminée, assez exceptionnelle semble-t-il...

Mais les attendus et la visite, et ce mélange d’émotion et de satisfaction d’avoir pu enfin restituer ce pan du passé... Et de voir ces lieux si souvent évoqués par Eva Schlenker...



Nos remerciements à M.Ranc, M. et Mme Montérémal, M.Rostaind et la municipalité de Saint-Basile...





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Du nouveau du côté de Monchal

Où nous irons le 14 octobre à 9h45 avec Michel Schlenker et Sylvette Béraud-Williams, et M.Rostaind, maire de Saint-Basile, et où nous devrions faire connaissance avec un M.Montérémal, propriétaire depuis 35 ans d’une maison proche de celle où furent cachés Fräntzie, Michel et Eva Schlenker et leur tante [1] - et beau-frère d’Alice Montet épouse Montérémal que nous avions rencontrée à Montélimar... Nous ferons aussi connaissance avec Alain Ranc. Le pont retrouvé entre Jurusson et la Clue, Lydie Chapus et André Péatier d’une part, André Chave et Henri Mourier de l’autre ?... Un pont où nous trouvons les familles Saluste et Montet/Montérémal/Ranc...

Une reconstitution lente à partir d’une petite chaussure oubliée dont se souvenait Simone Chapon, petite fille Saluste et Alice Montérémal, fille Montet... Un trou de mémoire qui se ravaude... Puis le travail de l’ethnologue, Sylvette Béraud-Williams - du recueil de mémoire au document scientifique dont une version numérique, facilement accessible à tous, contribuera à augmenter le réel de ce territoire...

Nous irons ensuite à la salle communale de Saint-Basile où nous recevra M.Rostaind, maire. Y évoquer avec la population et les élus, les souvenirs directs ou surtout transmis... Et ce quotidien rural bouleversé de l’époque [2]...

Y rencontrer d’autres mémoires avant de découvrir avec François Juston et filmer avec Joan Casals, ce chemin par où passèrent les fugitifs, par Combier, à travers bois, entre Jurusson et Monchal...

Ensuite, sans doute d’autres faits...

Jacqueline Cimaz


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[1] et qui a "99% de chances" d’être celle de M.Alain Ranc avec lequel nous venons d’avoir un long échange téléphonique et qui sera présent à Monchal dimanche matin et pourra montrer à Michel Schlenker une pièce à grande cheminée, qui n’a pas changé "et ne changera pas"... Emotion et un grand pas dans la reconstitution historique... Où on apprend aussi que la famille Ranc avait prête une grange pour y faire une école avant les lois rendant l’école obligatoire et en attendant la construction de l’école de La Planche. Instruction/accueil/Résistance, des liens séculaires à interroger... Des entretiens ethnologiques devraient suivre avec MM.Montérémal et Ranc et F.Juston

[2] cf "Entre silence et oubli..." le beau livre de Sylvette Béraud-Williams (Ed. Les Rias)



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Les Boutières Argentines, entre l’Ardèche et la Pampa.


Ce projet a vu le jour lors de deux résidences d’artistes qui se sont déroulées en 2009 et 2010 dans le cadre du MARAF (Manifestation d’Art Rural d’Avant les Foins) festival de la région des Boutières, en Ardèche.

Né de la démarche de trois musiciens, deux Ardéchois - Anne le Corre et Eric Houdart - et un Argentin - Alfonso Pacin -, le projet "Les Boutières Argentines" a voulu concrétiser la proposition originale du Maraf de mettre en relation une pratique culturelle exogène, la musique argentine, avec la tradition chantée d’un milieu rural particulier, les Boutières, ceci en raison des similitudes de contextes et des différences culturelles riches d’une interaction potentielle remarquable.

La rencontre de ces deux univers musicaux, la recherche de points communs et de divergences, a permis la création d’un objet artistique original, fusion entre deux langages, expression inédite d’une réalité quotidienne fortement attachée au territoire.

Les musiciens ont travaillé à partir de chants traditionnels argentins et de chansons collectées par Sylvette Béraud-Williams, chansons d’amour ou de mai, chants à danser et de Carnaval, en occitan ou en français.

Interrogeant mélodies et thèmes des deux traditions, se réappropriant cette matière et la vivifiant, en tissant les brins colorés et se laissant porter par l’improvisation, ils ont modelé leur propre création musicale.

Passerelle entre deux cultures, cette oeuvre métissée, profondément actuelle, porte l’écho des chants populaires qui l’ont nourrie.

Le CD, paru en décembre 2011, est accompagné d’un livret d’une trentaine de pages retraçant la démarche et re-situant [1] les deux répertoires à l’origine de la création musicale.

Sylvette Bréraud-Williams

_ NB. Nous avions fait un reportage sur la présentation au public au temple de Chalencon avec quelques flashs vidéo...

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[1] Il peut se commander au MARAF (15 €) : www.maraf.org

Sylvette nous offre son très beau site...


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ENFIN ! aurions-nous envie de crier ! Un site encore en gestation mais qui promet...

Merci à toi, Sylvette, pour cette création

Jacqueline Cimaz





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Une lettre de Michel Aguettaz


Quelques jours après intervention à Saint-Agrève pour un témoignage relatif à la cache des enfants juifs pendant la seconde guerre mondiale [1] où l’extrait du travail des collégiens de Lamastre réalisé avec Michel Aguettaz en 2008 dans le cadre concours de la Résistance en Ardèche, extrait concernant la famille Wertheimer a été lu, nous avons reçu cette lettre Michel Aguettaz :

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La lettre était accompagnée de la brochure "Rafles et actes de résistance en Ardèche de 1940 à 1944 - internements, déportations et sauvetages."


Un document intéressant.

Nous avons toutefois été étonnés de n’y voir aucune allusion au long travail conduit par Sylvette Béraud-Williams, ethnologue, et la Commission "Collecte Ethnologique" des Rias à l’initiative de la DRAC Rhône-Alpes, travail prolongé ensuite par la publication du livre "Entre silence et oubli, mémoires d’un quotidien rural bouleversé".

Ce travail qui s’est échelonné sur plus de six ans a en effet été ponctué par la collecte de nombreux documents (cf entre autres, les nombreuses fausses cartes d’identité de Robert Combes père...) et, d’autre part, par la création de documents (interviews divers, récits appuyés sur documents cf témoignages de Michel et Eva Schlenker, d’Alice Montérémal...) Reconstitution de pans du passé -la cache à Montchal (Saint-Basile) avec les photos et le témoignage de Simone Chapon, la quête plus difficile de l’histoire de la maison Keller. Interrogations sur les suites de la déportation ou de la prison à partir là aussi de témoignages mais également de documents et d’objets. Deux points forts à cet égard - la rafle de Vernoux avec les annotations faites par le père de M.Etienne sur un livre décrivant Bergen-Belsen, les écrits de Colette Plantier, la fille de Mme Etienne, sans oublier ces vêtements de déportée entretenus et conservés par René Plantier, le petit-fils de Mme Etienne...


Reste donc à vérifier - la communication n’étant pas toujours notre fort- que les références au site et le livre ont bien été communiqués aux Archives Départementales, au Musée de la Résistance et de la Déportation en Ardèche, à l’ONAC, et, si cela n’a pas été fait, de combler rapidement ce manque...


Jacqueline Cimaz





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[1] opération "Les chemins de la mémoire" organisée par la FOL de l’Ardèche.

Reconnaissance et occasion d’une nouvelle rencontre


L’accueil chez les Etienne durant la seconde guerre mondiale...

Puis la rafle et la déportation. Le décès en camp de M.Etienne, le retour de Madame Etienne en habits de déportés ; la difficile réinsertion et la douleur de sa fille.

Tout cela figure dans "Entre silence et oubli", le beau livre de Sylvette Béraud-Williams publié par Les Rias. rencontres de Sylvette avec Colette Plantier, documents et vêtements transmis par son fils.

Mieux connaître l’histoire et son vécu, cette démarche si émouvante du père de M.Etienne tentant en mesurant les distances sur le plan de Bergen-Belsen d’imaginer ce qu’avaient été les dernières semaines de vie de son fils...


Des lectures pour présentation du livre au public où certains lecteurs ont dû s’arrêter, submergés par l’émotion.

Et puis les liens dans l’histoire locale - la fuite du fils Caen et de sa mère, ce jour de la rafle, à l’instigation, semble-t-il de Mme Delarbre, la cache de l’adolescent à Echiol chez Mme Rochedieu, la maman de Mme Brunel...


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La famille de Mme Etienne s’est retrouvée à Vernoux autour de Colette Plantier et de son fils, la mairie ayant décidé, suite à la proposition d’Alain Delarbre, d’inaugurer une rue Etienne.

Enfin ! aurait-on envie de dire. Depuis 66 ans !

Une initative appréciée, importante pour la mémoire de ce plateau et sa transmission.

Des rendez-vous ont été pris par Sylvette pour des compléments - tirés à part avec d’autres [1]à ajouter au livre - avant intégration dans une réédition...


Et l’émotion de voir ainsi ceux dont on avait tant entendu parler, qu’on avait lus...


La présence aussi de Marie-Thérèse Louis, la compagne de M.Vignal, ce "prisonnier", dont le récit, comme une ligne de force, traverse tout "entre silence et oubli"...


Jacqueline Cimaz




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[1] comme ceux de ces anciens maquisards de Vanosc récemment connus à Saint-Agrève dans le cadre des Chemins de la mémoire organisés par la FOL de l’Ardèche, qui ont pu rencontrer Marcel Bélingard à Devesset, et dont l’un, qui fut à La Rochelle et La Palice, a pu y côtoyer mon père, ancien des FTP ou y croiser mon grand-père, responsable du ravitaillement pour les FFI ...

Où la terre à elle seule était continent


La ferme des Combeaux de François-Guy Izèbe, c’est d’abord la rencontre d’un livre « L’arbre aux sept vies » de Sylvette Béraud Williams. 

Présenté au temple des Baraques devant une soixantaine de personnes, le documentaire était suivi d’un débat en présence du réalisateur et de l’auteur. Accompagnés tous deux par le sentiment que livre et film ont été fait au bon moment, ils remontent le temps et la réalité de cette l’histoire au travers de nombreuses questions posées par le public.

Que sont-ils devenus ?

Gens de peu de mots, ruisselle sur eux le travail à bout de bras, saillant veines et visages burinés. Les sept frères étaient à leur place et se désaltéraient du quotidien en observant le paysage époustouflant sous leurs yeux.

Les deux pieds dans la nature, ils enracinaient leur savoir-faire aux quatre saisons traversées, abandonnaient l’activité de celui qui disparaissait à l’endroit où il l’avait laissée, égrenaient le temps sans que le dehors ne le perturbe de quelques changements d’horaires à prétexte économique et autre rythme imposé, ne prenant de la modernité que ce qui les intéressait.

Le monde venait à eux écouler leur travail.

Soudée à la colline, la ferme des Combeaux pave l’état naturel de son passé et dévale l’horizon vidée de ses forces vives. Sur les talus de sa vie, fleurit la rémanence d’une époque où la terre à elle seule était continent.

Le pot de l’amitié a poursuivi l’échange autour de la convivialité.

Fatima Mana


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La ferme des Combeaux


Le 17 juin à 18h au Temple des Baraques, François-Guy Yzèbe, l’auteur, présentera son film "La ferme des Combeaux" .


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Authenticité d’un documentaire qui nous renvoie à "L’arbre aux sept vies".

François-Guy Yzèbe dédicacera son film et Sylvette Béraud-Williams dédicacera, elle, "l’Arbre aux sept vies."

Débat et verre de l’amitié à l’issue de la projection.

Jacqueline Cimaz





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Chalende


C’était le thème de la dernière rencontre patois que nous n’avons pu maintenir en raison de la neige et du verglas...

(JPG) Au repas de Noël des pompiers, Maryse Dorne a évoqué les Noël de son enfance... chez elle, à Rosières, dans le sud de l’Ardèche...

" Des jouets ?

A la ferme on n’achetait pas de jouets aux enfants, on ne pouvait pas.

On était sept enfants.

Les jouets c’est à l’école.

C’est M.Lucien Barrière, maire de Rosières, qui les offrait personnellement, chaque année, à tous les enfants.

M.Barrière est connu.

Il était le neveu de François-André Barrière, originaire de Rosière et inventeur des jeux d’argent, et il a été son héritier.

Lucien Barrière a créé les casinos sur les côtes, à Nice notamment...

Ces jouets ont été mes seuls jouets."


Un récit dense, lourd de non-dits, d’émotion contenue.


J.Cimaz

NB. Roger Cimaz, le père de Michel Cimaz, placé dès quatre ans dans les fermes entre Lamastre, les Bruyères et le col de Montreynaud, évoquait souvent, avec nostalgie, ce premier cadeau de Nöel qu’il avait reçu - une orange...

Un sujet à reprendre pour la prochaine rencontre "patois", "la chalende d’autrefei"...





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Cévenol


Lien vers le site d’un Collège où l’on retrouve des tranches de vie, des récits drôles [1] et/ou douloureux sur une époque et un secteur de Haute-Loire et d’Ardèche où les Résistances ont pris une tonalité spécifique.


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Article composé d’extraits du livre de Françoise Lévy-Coblentz : « Il y a trois fois vingt ans »


Une histoire à réinterroger, par delà l’étude d’Alain Sabatier sur le canton de Vernoux, que nous rééditons, par delà "Entre silence et oubli, mémoire d’un quotidien rural bouleversé", le beau livre de Sylvette Béraud-Williams que nous avons édité [2] pour mieux appréhender le glissement sémantique fréquemment rencontré sur le plateau de Vernoux entre "Camisard" et "Maquisard", le beau projet d’Alexis Chazard, professeur à l’Ecole des Beaux-Arts de Valence, à l’intérieur de notre projet 2010-2011, "Du recueil de mémoire à l’écriture transmedia".

Jacqueline Cimaz

NB. Sera à interroger aussi "Les larmes de la foi", le beau texte de Fatima Mana



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[1] l’histoire du chien, la jeunesse des témoins et leur vie quotidienne...

[2] Ed. Les Rias



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Thèse musicale...


MARAF festival. Manifestation d’Art Rural d’Avant les foins, avec du 1er au 8 mai, dans les Boutières, un festival de musique traditionnelle argentine...



Mais le MARAF, ce sont aussi des résidences d’artistes - création et investigations, collectes.

"Paure Carnaval" ... et... cultures croisées, recueil de chansons du passé, occitanes, puis argentines, et création d’aujourd’hui, intégrant les deux ...



Musiques traditionnelles d’Argentine, renseignements sur la vie d’autrefois - des chansons si importantes pour raconter lorsqu’il n’y avait pas d’écriture ou peu [1]



Musiques à danser où les chansons s’enchaînent pour la durée du bal.

Pratiques rurales d’antan avec "ces patois" ou parlers conservés outre Atlantique, évoqués par Anne Lecorre...

Longueur, multiplicité des couplets pour ces récits oraux chantés...



Chansons populaires...


Une soirée agréable, certes, et instructive. Les "mai" et autres traditions rurales...

Les fonctions du Carnaval, sociales et symboliques, rappelées par Sylvette Béraud-Williams - comme celle des chansons assemblées bout à bout pour faire danser...

Sylvette Béraud-Williams et son évocation du sujet des chansons - amours et amours contrariées... Et ces considérations sur la langue et l’appartenance sociale quand la bergère parle patois, et comprend tout, alors que le "monsieur" de la villle qui, lui, bien sûr, parle français, est tout emprunté... objet de railleries...





Une organisation qui collait au projet et sa réalisation, avec la présence, côte à côte, sur la scène, de cette ethnologue parlant chansons [2] et de ces musiciens qui, jouant et chantant, en français ou espagnol, livrent le collecté.

Chansons, pratiques et cultures torsadées en mondes ruraux... Mémoire, réminiscense et recherches d’aujourd’hui Les musiciens : Alfonso Pacin, Anne Lecorre et Eric Houdard [3]....

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Ces extraits, publiés avec l’autorisation des musiciens, gardent une trace d’une soirée particulièrement appréciée par un public averti, et, surtout, ils font monter la demande de réalisation d’un film - DVD- articulant lui aussi, apports ethnologiques et musique. Un DVD qui intéresserait les scientifiques, les habitants, les participants aux rencontres "patois", et tous ceux qui militent pour un enseignement de l’occitan à l’école. L’occitan. Les relations entre arts et sciences...Une très belle démonstration, en réseau...

Jacqueline Cimaz



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[1] même si les colonisateurs, pour évangéliser, ont inventé une écriture pour les peuples qui n’en avaient pas, comme ces Quechuas d’Argentine ou du Pérou...

[2] l’objet de sa thèse

[3] cf ci-dessous l’article de Sylvette Béraud-Williams



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Le chant des Boutières, entre l’Ardèche et la Pampa


Alfonso Pacin, musicien multi-instrumentiste argentin a été fasciné par de nombreuses similitudes entre des chansons que j’ai collectées dans notre région et des chants traditionnels de sa propre région montagneuse, en Argentine. En résidence d’artistes sur la Communauté de Communes d’Eyrieux aux Serres, avec Anne Le Corre et Eric Houdard, les trois musiciens ont travaillé à partir d’une sélection de chansons des Boutières, chansons d’amour ou de Mai, chansons de danse ou de Carnaval, en occitan ou en français. Interrogeant et étudiant mélodies et thèmes des deux traditions, s’inspirant de cette matière, en tissant les brins colorés et se laissant porter par l’improvisation, ils ont modelé leur propre création musicale. Passerelle entre deux cultures cette oeuvre originale, profondément actuelle, porte l’écho des chants populaires qui l’ont nourrie.

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1ère ligne : le trio en plein travail à Beauvène, musiciens avec Sylvette, 2ème ligne : Alfonso Pacin et Anne Le Corre, restitution à Beauvène le 16 avril.

Le concert-conférence de vendredi 7 mai à 20 heures 30 au temple de Chalencon présentera avec quelques aperçus du patrimoine musical dont il est issu, ce subtil travail d’exploration et de création métissée.

Sylvette Béraud-Williams
-  3 mai 2010





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"Entre silence et oubli


mémoires d’un quotidien rural bouleversé".

Recension très positive de Yves Levin pour le livre de Sylvette Béraud-Williams [1].

Outre le travail de recherches - entretiens et photos - est évoqué l’engagement culturel de notre site Internet.

Et puis, par delà l’évocation des Justes, un parallèle est fait entre cette Résistance du 20ème siècle et la Résistance passée pour la liberté de conscience.

Un parallèle qu’étayent nos observations avec notamment, ce glissement linguistique fréquent ici entre "camisard" et "maquisard"

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[1] N° de mai 2010 de "Presse Réformée du Sud"

Persécutions et résistances...


Un article sur Lamastre.net , un site très intéressant qui fait découvrir une famille cachée à Lamastre pendant la guerre et que nous ne connaissions pas, qui n’est pas évoquée dans le livre de Sylvette Béraud-Williams, et qui est juste mentionnée, semble-t-il dans le travail des collégiens qui figure intégralement sur notre site.

Le site de Lamastre,

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et le blog de M.Klein avec son témoignage en direct.

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De nouvelles données qui montrent l’ampleur de la persécution, mais aussi celle des résistances, infividuelles et collectives à ces persécutions.

Une identité aussi de ce plateau Vernoux-Désaignes qui jouxte Saint-Agrève et le Chambon-sur-Lignon...

Jacqueline Cimaz





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Entre silence et oubli, Mémoire d’un quotidien rural bouleversé




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Une nouvelle présentation du livre de Sylvette Béraud-Williams,

en 12 pages [1],

plus étoffée donc pour mieux répondre aux questions d’associations et musées - et,
-  cela va de soi
-  sous forme numérique....


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Visionner

et lire la présentation

sur plein écran [2] en tournant les pages


de la liseuse de Calaméo


Jacqueline Cimaz

NB. Vous pouvez aussi envoyer cette présentation à vos amis et la mettre sur votre site en utilisant le lien suivant

http://fr.calameo.com/read/00010222389c3f7fedc2d

(Calaméo est gratuit par contre vous devez nécessairement inclure dans votre site un lien pour retour sur le site de Calaméo)



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[1] pour un livre de 259 pages format A4

[2] et zoom disponible



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Informations en retour quelques mois après la publication du livre...


Je reçois de nombreuses lettres.

Claude Poupier, résidente de la Maison de retraite du Pouzin, a tenu à me raconter ses souvenirs de la période.

(JPG) Elle avait 10 ans au début de la guerre et habitait avec ses parents une maison coincée entre la route et la ligne de chemin de fer, au nord du Pouzin. Elle a assisté aux bombardements aériens, croisés les « Mongols » qui gardaient le pont sur le Rhône et tremblé derrière les volets, lorsque les troupes allemandes, passant à quelques mètres de là, remontaient en 44...

J’ai été contactée par Eugène Pézellier, ami de Paul Sérillon, chargé de l’approvisionnement en pommes de terre, puis de tout le secteur alimentation sur le canton de Vernoux. C’est lui qui nommait les contrôleurs des batteuses, qui réquisitionnait du blé lorsque cela était nécessaire et éventuellement un porc ou une génisse. Comme une bonne partie de la population, il avait une bien piètre opinion des FTP dont on raillait le sigle interprété comme « Femmes, tabac, pinard ». Il m’a apporté quelques éléments d’information supplémentaires, notamment quant à l’attaque de la gendarmerie de Vernoux par les résistants, quelques jours avant la rafle. Ceux-ci n’étaient pas venus prendre des armes, mais la manivelle de la pompe qui leur aurait permis de prélever de l’essence dans la réserve qui venait tout juste d’être attribuée à Vernoux. L’incident aurait pu tourner à la tragédie comme les Allemands alertés se sont alors déplacés sur le bourg et menaçaient de fusiller les habitants.

En ce sens, les témoignages d’Eugène Pézellier et celui de Simone Dousson, citée dans le livre, se rejoignent.

Le puzzle gagne des pièces, petit à petit, grâce aux nouveaux témoignages suscités par la lecture du livre.

Sylvette Béraud-Williams





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Entre silence et oubli,

Mémoires d’un quotidien rural bouleversé.

Présentation au public le vendredi 10 juillet à 18h au Temple des Baraques.

-  Introduction rapide des Rias- Présentation du livre par Sylvette Béraud-Williams,
-  lecture à plusieurs voix d’extraits du texte... Echanges avec divers témoins et pot de l’amitié...

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L’évènement


Les signatures du "Bon à tirer" apposées sur la maquette de l’imprimeur - avec communication d’ultimes détails à corriger...

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-   Sylvette Béraud-Williams, auteur, ayant collecté les informations, réalisé les interviews, transcrit, opéré les synthèses, puis écrit entrelaçant le documentaire, l’interprétation et l’épique. De très beaux passages et beaucoup d’émotion...
-   Jacqueline Cimaz, qui représente les Editions Les Rias, a d’abord travaillé les photos et images pour les rendre lisibles et la mise en page, complexe pour un si gros livre.


Sylvette Béraud-Williams, Jacqueline Cimaz et Fatima Mana, après la Commission Collecte, ont ensuite relu et relu, corrigé, rapetassé, peaufiné les épreuves.

Un travail long et exigeant qui explique le temps requis pour cette mise au point...




Relecture de la maquette Imprimeur


C’était la phase ultime. Il s’agit d’un exemplaire unique qui, éventuellement retouché, servira au tirage. Il n’était plus possible de modifier le livre sous Word, PDF. Seul l’imprimeur peut éventuellement faire quelques retouches par coupés/collés sur cette maquette.


Sylvette Béraud-Williams, Jacqueline Cimaz et Fatima Mana ont relu avec beaucoup d’attention avant de prendre une décision.

Mais la vérifcation de l’ordre et de la composition des pages montre que ceux-ci sont conformes. Les caractères sont mêmes un peu plus gros que dans l’exemplaire-témoin. Une lisibilité évidente, qui devrait être très appréciée. Donc un bel accord sur ce point, comme sur la qualité d’impression -qui sera bien meilleure encore sur le papier couché définitif, et avec tirage typo.

La qualité des images appréciée à partir des échantillons communiqués et explications données, parait satisfaisante, sous réserve bien sûr d’une qualité au moins identique avec le papier définitif.

Quelques ultimes petites retouches de détail ont encore été demandées.


Bref, un travail long, collégial et fructueux qui paraissait nécessaire et arrive à son terme.


Le bon à tirer est signé, le livre sera sorti en 1000 exemplaires, le 3 juillet...

Un texte magnifique, riche du professionnalisme de Sylvette et de ces apports sur des années, d’une soixantaine de personnes... Il y a aussi pas mal de photos, issues de multiples sources et généralement inédites... Une très large implication de la population du Plateau...

Et puis c’est la vie d’ici, des parents, grands-parents, arrières-grands-parents... et d’ailleurs aussi, à travers cet "ici"...


Un livre qui va vivre, peut-être s’enrichir...

La présentation au public aura lieu

le vendredi 10 juillet, à 18h, au Temple des Baraques.




Nous rappelons que la collecte des matériaux n’a été possible que grâce aux aides, significatives et renouvelées, de l’Etat (DRAC Rhône-Alpes), et, pour les investigations artistiques, de la Région Rhône-Alpes, du Conseil Général de l’Ardèche, et des municipalités de Saint-Apollinaire-de-Rias, Saint-Basile, Saint-Jean-Chambre, Saint-Julien-le-Roux, Saint-Maurice-en-Chalencon et Châteauneuf-de-Vernoux.






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Retour chez l’imprimeur pour "entre silence et oubli" :


Après quelques frayeurs suscitées par un tirage au kilomètre qui abimait les images, changeait le format et décalait le texte et ce, dans une version où les lignes des tableaux, subrepticement descendaient barrer le texte, un retour sans problème :

-  A4 confirmé,

-  un format PDF qui évite toute surprise...

Et une vérification immédiate sur l’ordinateur de la mise en page par l’imprimeur et nous-mêmes.

Enfin, le choix confirmé d’un papier qui devrait enrichir la qualité des photos...


Par contre toute modification devient impossible sous PDF, d’où une ultime relecture pour traquer faute de frappe ou erreur ou signe de ponctuation en début de ligne.

L’ultime version sur clé sous PDF sera remise mardi matin.

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L’imprimeur devrait nous communiquer deux exemplaires du livre en fin de semaine pour contrôle de la qualité des photos, de la couverture, de l’échelle de la mise en page.

Puis c’est le tirage.

Nous devrions avoir les 1000 exemplaires, la première semaine de juillet.


La présentation officielle du livre aura lieu le vendredi 10 juillet à 18h au temple des Baraques.


Un livre qui représente plus de quatre années de travail de Sylvette Béraud-Williams, un travail professionnel, exigeant, de qualité.

Quatre années aussi d’un travail associatif, collectif, concrétisé et impulsé par la Commission Collecte...

Mais encore un travail accompagné, prolongé, amplifié... par l’ensemble des Rias, entre "autres Résistances", notamment au niveau artistique - poésie, théâtre, arts plastiques...


Des contenus collectés par Sylvette, professionnellement et par engagement personnel, avec le concours de très nombreuses personnes, témoins, passeurs...

Une richesse aussi qui n’aurait pu être réunie sans l’aide conséquente de la DRAC, mais aussi, au cours de ces années, de la région Rhône-Alpes, du Conseil Général de l’Ardèche, des municipalités de Saint-Apollinaire-de-Rias, Châteauneuf-de-Vernoux, Saint-Jean-Chambre, Saint-Julien-le-Roux, Saint-Maurice-en-Chalencon... et autres donateurs particuliers...


Affiches et invitations vont être réalisées et diffusées et tous les souscripteurs seront invités...

La présentation, à plusieurs voix, après quelques interventions officielles, sera suivie du verre de l’amitié...


Jacqueline Cimaz





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« Entre silence et oubli » chez l’imprimeur...


Enfin !

Quoi... que, pas tout à fait !

Un dernier ricochet, ultime étape la semaine prochaine, lorsque nous irons récupérer le livre imprimé.

Il s’agira de le retravailler aux regards avant de l’abandonner définitivement à son histoire.

Devenu matière, dans ses mots à peine essorés, traquer la faute, l’erreur, l’oubli. Surtout ne pas tordre l’impatience, si proche du dénouement.

Evidemment, l’antre de l’imprimeur imprime notre curiosité et l’accroche aux machines impressionnantes d’ancestralité et de modernité.

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Le contraste s’infiltre dans un savoir séculaire. La presse encre l’évidence, l’imbibe avec ses plus belles lettre de noblesse.

Nos yeux de tous les côtés, devinent le geste, remis sans cesse sur l’ouvrage du métier et y posent quelques traces d’admiration.


Fatima Mana





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Ultimes corrections


(JPG) apportées par Sylvette Béraud-Williams à la Bibliothèque ce mardi 19...

Il n’y a plus qu’à les rentrer... ce qui serait simple sans deux décalages de pages et une automatisation intempestive de Word qui, lancé dans le remplacement de "Clu" par "Cluc", a multiplié les "il conCluct" ou autres fantaisies de ce type...

Aîe, aïe... [1]

Des discussions orthographiques poussées qui ont impliqué tous les présents...

Le passage de Mme Risson venue justement demander quand ce livre sortait...

Et l’aide de Sylvette à Fatima pour ranger les livres après passage du Bibliobus alors que les Bé2istes entamaient une longue ultime séance de travail...

Nous espérons que corrections rentrées et couverture terminée, la clé sera prête pour l’imprimeur avant la fin de semaine...



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[1] Une autre fois, penser aux espaces avant et après !

De maquette en maquette, un bon à tirer ?


L’ultime maquette avec totalité du texte - sommaire compris- et bibliographie et présentation des Rias, avec moultes photos et planches, est bouclée et circule en re-lectures...

Re-lecture pour chasse aux inévitables fautes de frappe, ou autres décalages...

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Un livre dense, poignant, une fresque épique, forte des voies qui la portent...

Un beau livre - de 288 pages - mais écrit gros - inscrit dans la lignée éditoriale des Rias, et qui, nous l’espérons, devrait pouvoir être porté chez l’imprimeur en fin de semaine...


Jacqueline Cimaz





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Nécessairement du temps ! Alors report !




Bien sûr, de report en report mais quel livre ! [1]

Peut-être n’est-ce pas suffisant pour justifier l’augmentation conséquente des délais ?

Mais d’irruptions non prévues, modifiant contenu et pagination, à l’apport professionnel de Françoise Grangeon Maury, mettant ses compétences au service d’un travail éditorial colossal, le temps prend son temps pour parachever l’oeuvre.

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Et puis, il y a Jacqueline Cimaz qui avec la constance d’un métronome, poursuit - hors son champ de compétences numériques ou artistiques - un travail - pharaonique pour un si gros livre et quand on n’est pas professionnel - utilisant parfois les heures jusqu’à l’épuisement.

L’oeuvre prête devrait rejoindre courant mai l’imprimerie.

Fatima Mana



Point ce lundi matin 4 mai avec Sylvette Béraud-Williams sur la première moitié du livre.

Le constat d’un net progrès dans la présentation, [2] mais toujours de petites retouches de formes et surtout de légendes des photos.

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Sylvette est repartie avec ces 124 pages à relire dans le détail...

Suite des travaux prévue pour jeudi matin - et surtout le week-end prochain pour la fin de cette seconde épreuve...

La troisième, à revoir encore, avant le "Bon à tirer" devait prendre beaucoup moins de temps...


Bref le lecteur aura compris que le livre ne sera pas présenté au public ce 8 mai comme prévu, mais courant juin, qu’il ne s’agit pas de perfectionnisme [3], mais de la nécessité d’arriver à une présentation du livre et une qualité d’images [4] qui soient à la hauteur de la richesse et de la force de ce texte beau et émouvant, du travail de mémoire et recherche effectué par une bonne soixantaine de personnes, et respectent les vies et souffrances de ceux dont on parle.


Jacqueline Cimaz



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[1] €ntre silence et oubli bien sûr !

[2] grâce à Françoise Grangeon-Maury, ses préconisations, ce conseil de prendre des modèles...

[3] comme on nous l’a presque dit !

[4] Il est vrai que nous en avons de plus en plus, qu’il faut les re-travailler, mais qui s’en plaindrait ?

Plaidoyer


Suite aux échanges avec Cynthia Deloche et Eva Blanc lors de la séance de travail avec Sylvette Béraud-Williams en bibliothèque, un coup de fil de Raymonde Bouix - que nous sommes allées voir.

Des photos anciennes, d’avant et après guerre, un vécu de l’intrusion de la Gestapo à la ferme, de ces bombardements de Lamastre qu’on suivait d’une crête aux Hyères... Peu de renseignements par contre sur Malavis où vivait Franck Bouix et ses parents, Raymonde n’y étant allée qu’après la fin de la guerre et son mariage.

Par contre, photos commentées de Franck Bouix aux chantiers de jeunesse - qui corroborent les récits d’Alfred Juston et Marcel Gounon - et de Maurice Anthérion, le frère de Raymonde, parti au maquis du Vercors...

Celle-ci par contre ne sait pas si son mari avait ou non conduit la famille Schlenker de Monchal à Saint-Michel comme l’a dit Alfred Juston, et puis certaines photos de Malavis ne sont toujours pas identifiées.


De "par contre" en "par contre", précisions, vérifications, nouvelle immersion progressive dans la période...


Aussi nous nous sommes arrêtées aux Tamaris, au retour, chez Marc et Yvette Bouix, où étaient présents René Brunel, le frère d’Yvette, et son épouse.

Nouvelle confirmation du rôle de Malavis quand Robert Combe avait accueilli à Galimard les rescapés du maquis de Juventin. Marc Bouix, plus jeune, se souvient des traces de pneus, dans la cour, des camions venus chercher les réfugiés, de nuit, pour les emmener en lieu sûr. Il nous précise qu’ils ont dû passer trois nuits à Malavis. René Brunel, lui, parle de ce maquis de Robert Combe : "le maquis à Mondet", Mondet tout proche, de l’autre côté du Sérouan.

Galimard-Malavis-Mondet-Echiol : des liens familiaux et de résistance, un maquis largement évoqué par Robert Combe, un quadrilatère, pôle de Résistance qui montre une nouvelle fois les liens très forts ici entre résistances civile et armée, entre maquis et cache des familles juives. Et qui, a posteriori, renforce le bien-fondé du choix du lieu de l’implantation du "Carrefour des Résistances", l’oeuvre de Régine Raphoz.

"ENTRE SILENCE ET OUBLI", le texte du livre de Sylvette Béraud-Williams, un très beau texte, informé, ému et bouleversant, est bouclé, certes. Mais ces précisions et enrichissements de dernière minute sont essentiels pour ce qui peut encore en passer dans la simple mise en page, les photos et leurs légendes et surtout dans le traitement de certaines de ces images, lourdes de l’indicible de l’Histoire mais qui en même temps y inscrivent, comme le sceau de Régine au pied des totems, l’indissociable des deux formes de résistance pour cette population d’ici .

Galimard-Malavis-Mondet-Echiol, Le Moulin du Noyer, Les Baraques, Combier, Saint-Basile, Vernoux...

Et plus...

Cette irruption du passé familial de François Boddaert lors d’une récente quête d’avis sur la maquette, et la discussion sur "L’écriture ou la vie" et Semprun... Malraux ?

Cette authenticité des engagements quelle que soit leur couleur...


La force pas seulement de la mémoire de la période mais de l’intrusion du peuple dans l’histoire - avant confiscation ? Quelque chose qui contribuerait aussi à expliquer ce sentiment d’étrangeté lors des retours les plus tardifs de prisonniers ou rescapés des camps ?

Entre silence et oubli, un livre de mémoire ? Certes ! Mais un livre aussi qui ouvre des perspectives, un livre d’une étonnante modernité parce qu’il donne la parole à chacun et à tous, hier et aujourd’hui.


Et cet apport de Françoise Grangeon-Maury, secrétaire de rédaction - à l’immense culture littéraire ouverte sur la poésie entrain de se faire... Le poids de la forme d’une apostrophe ou d’une taille de caractères ou du choix d’une police ou de la césure, dans ce qui se dit...

L’acquis du travail de générations sur le livre...

Cette chaleur et cet enthousiasme dans la difficile -sinon impossible ? - transmission de l’expertise... Pour ce livre ? Par valeurs et amitié partagées ?


ENTRE SILENCE ET OUBLI mérite le temps d’un essai, même limité, de ce très difficile travail éditorial.


Jacqueline Cimaz





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Ultime ou anté-ultième séance de travail


sur le livre - ENTRE SILENCE ET OUBLI.

Un long travail de relecture, recherche, tri, choix, reprise... Il est dur d’élaguer pour choisir dans ces documents qui parlent, réunis et transmis avec émotion, souvent bouleversants.

Quelle restauration de l’image ? Quel travail pour en restituer l’essentiel avec notre regard d’aujourd’hui et le saisissable de l’interprétation de l’époque ?

Cette contradiction qui émerge au fil des pages entre le tragique, le drame, l’indicible - un texte de Sylvette qui souvent fait monter les larmes aux yeux - et puis cette jeunesse éclatante - étonnée quand elle est rattrapée par la mort...


Et ces vêtements de déportés, les vêtements de Mme Etienne, cette impression d’une restitution par l’image tellement dérisoire au regard de l’épaisseur et du poids des souffrances qui y sont liées...



Une séance de travail bien nécessaire, le besoin de regards extérieurs, d’avis qui rassurent...

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Donc, concertation pour la mise en page, la vérification et le complément d’une documentation iconographique relativement importante. Et puis comme toujours aux Rias, mais là particulièrement indispensable, le recueil des regards, avis et propositions.


D’où, ce jour, un coup de fil des plus matinaux pour nous proposer un nouvel interview ! Nous irons voir Raymonde Bouix. Son mari aurait accompagné la famille Schlenker ?

Même si le texte est bouclé, son récit peut amener une tonalité spécifique, ne serait-ce que dans une image et bien sûr sa légende.


Jacqueline Cimaz





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Entre silence et oubli,


la dernière ligne droite...

Le livre devrait être sorti fin avril.

Un certain retard, certes, ou un retard certain, mais qui en vaut la peine !

De nouveaux éléments sont apparus, d’une grande richesse. Ils ont donc été rajoutés, mais cela a entraîné la nécessité de restructuration, d’où un important travail supplémentaire.

Cette fois l’écriture est bouclée et même en ce qui concerne les annexes.

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Photos de l’expo auxquelles ajouter de nombreux autres documents et photos... Un choix difficile...


Nous sommes donc en cours de mise en page, d’ultime choix et insertion d’images préalablement travaillées.

L’introduction des images modifie la pagination, et donc ces terribles notes de bas de pages qu’il faut récupérer et replacer...


Ce travail va encore prendre 10 à 15 jours, concertation et re-concertation comprises, sans oublier la couverture.

Ensuite le livre, sur clé USB, sera remis à l’imprimeur, qui a besoin de deux semaines au moins pour faire un bel ouvrage.

Donc nous vous confirmons le retard - regrettable sans doute pour qui attend - mais pas au vu des enrichissements apportés...


Jacqueline Cimaz


NB. Par contre, nous nous engageons à ne plus apporter de modifications... Il faut fixer un terme. Si de nouveaux témoignages arrivaient, ils seraient maintenant mis de côté pour un éventuel tiré à part...

Par ailleurs, jusqu’à sa sortie, le livre reste au prix souscription.



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Commission Collecte du 5 février


Pour cette rencontre, Sylvette [1] nous propose quelques modifications apportées au chapitre IX, des évidences qui donnent au texte des petits plus qui le grandissent.

Elle présente aussi un préambule nuancé, juste et émouvant...

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Le second temps de cette réunion portait sur le choix des photos et documents qui accompagneront, soutiendront et corroboreront le texte.

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Voici déjà 4 ans, une manne de documents photographiques, administratifs et autres, plus riches les uns que les autres, nous était proposée pour monter notre exposition de pré-figuration : « Résistance 39/45 sur le plateau de Vernoux ».

Le groupe y puise ceux qui deviendront traces, ceux qui sont mots et portent la parole de ces temps incertains, ceux qui ont caché dans une lumière intérieure le souffle de l’espoir.

Des années ont passé sur des vies à ne pas oublier, des mots d’un monde fou aux larmes de sang.

« Entre silence et oubli », un des nombreux chants de la parole rendue, restitution de vécus, se livre dans un livre pudique et bouleversant ; se souvient tout simplement...


Fatima Mana



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[1] Sylvette Béraud-Williams, ethnologue, auteure..

Ce mot de silence nous plait


écrivent Odette et Marc Autrand dans un courrier adressé aux adhérents des Rias et accompagnant leur bulletin de souscription au livre de Sylvette Béraud-Williams...

"Entre silence et oubli",


"Ce mot de silence nous plaît... parce que c’est bien ce que nous avions ressenti en faisant l’article paru dans le cahier "Enfances" de M.A.T.P. [1] et c’est aussi le souvenir de ces années que nous avons gardé.


Nous vous souhaitons plein succès pour cette publication."



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[1] Mémoire d’Ardèche et Temps présent



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Réunion du 16 janvier


"La population pansait ses plaies sous une gaze de silence. L’heure était à la reconstruction des villages, des routes et des ponts bombardés, à la planification d’une agriculture productiviste répondant aux énormes besoins en alimentation, l’heure était aux mariages trop longtemps différés, à l’explosion des naissances traduisant l’immense aspiration à un monde nouveau."


"Et restait la douleur. L’indicible vécu dans les camps séparait désormais les rescapés et leurs proches qui avaient pourtant si fort attendu ces retrouvailles. Le cheminement de toute une vie allait parfois être nécessaire pour resserrer les liens, panser les plaies sans toutefois parvenir à combler la faille."

Sylvette Béraud-Williams






Ce n’était pourtant pas l’ultime rencontre autour du livre de Sylvette Béraud Williams « Entre silence et oubli », mais déjà des signes précurseurs d’une fin annoncée avant l’acte éditorial, clôturant ainsi quatre années d’intenses recherches.

Lors de cette séance, le groupe a abordé le dernier chapitre - le 9ème - et l’épilogue du livre.

La vérité d’une époque émergeant d’une bonne cinquantaine d’interviews, témoignages de résistances et de confrontations spécifiques aux temps ; recueillis et traduits avec beaucoup de professionnalisme par Sylvette.

Elle a permis de mettre en lumière l’adret et l’ubac d’existences confrontées au pire, à travers de menus faits du quotidien.

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Lors de la prochaine rencontre prévue le 6 février, les membres de la commission Collecte sélectionneront les documents iconographiques à insérer dans le livre, pour étayer des textes qui confèrent une dimension exceptionnelle à cet ouvrage.


Fatima Mana


Rappel : Le livre est d’ores et déjà en souscription au prix de 25€.





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"Entre silence et oubli",


tout en s’appuyant sur une importante documentation, doit avant tout son originalité au regard multiple d’une cinquantaine de témoignages recueillis au cours des quatre dernières années et qui en constituent la matière essentielle. Il m’a semblé important, délaissant les événements marquants vécus en Ardèche et largement relatés dans de nombreux ouvrages, de nous interroger sur ce que la population d’une région essentiellement rurale avait pu vivre pendant la période 39-45. Quels étaient les moyens d’information, comment les mentalités avaient-elles évolué de la dévotion au vainqueur de Verdun à la résistance, comment le quotidien s’était-il organisé entre les travaux des champs, les réquisitions, ses prisonniers en Allemagne, les nombreuses demandes de citadins et autres familles démunies en matière de nourriture, l’accueil de clandestins, les relations de voisinage, le voisinage des résistants, les traques et rafles de Juifs et de militants ? L’important était aussi d’aller au-delà de la simple reconnaissance de faits (destruction de la maison Keller par les Allemands, arrestation du curé de Silhac et assassinat de Sully Arnal, rafle du 13 avril 44 à Vernoux, etc...) pour, croisant les sources d’informations, analyser et expliquer ceux-ci, et par-là même, mettre en évidence la personnalité des victimes trop rapidement oubliées. Un autre axe a été la reconstitution minutieuse de l’itinéraire de la famille Schlenker, famille juive, réfugiée en Ardèche de novembre 42 à l’été 44 et qui connut les dénonciations et la terreur, mais bénéficia surtout d’une discrète et efficace chaîne de solidarités de l’ombre. Autant de points forts, révélateurs d’une réalité multiple qui a rarement eu l’occasion d’être mise en lumière, et nous permettent de capter, dans leur saisissant ordinaire, le grain des jours.


Sylvette Béraud-Williams





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Collecte, travail de synthèse avec Sylvette Bréaud-Williams.

Une réunion où on a examiné les documents remis ou prêtés pour faire un premier inventaire avant le choix des images à insérer dans le livre.


Une nouvelle réunion devrait avoir lieu courant décembre pour terminer le toilettage du Chapitre 9, un très beau chapitre...

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Les bons de souscription affluent ce qui est important pour pouvoir avancer les fonds à l’imprimeur pour un tirage qui devrait être conséquent en nombre.


Ce sera effectivement un livre d’une richesse exceptionnelle...


De premiers passages seront lus le 14 décembre.

Jacqueline Cimaz





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"Entre silence et oubli, mémoires d’un quotidien rural bouleversé".




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La richesse des entretiens réalisés et de la matière recueillie depuis le printemps 2004 dans le cadre de la "Commission collecte" de l’association Les Rias, avait abouti, dans un premier temps, en octobre 2005, à une exposition intitulée : « Entre fatalisme et Résistances, mémoires de la période 1939-1945 sur le Plateau de Vernoux ».

De nouveaux témoignages nous ont incités à poursuivre. L’ouvrage que nous vous présentons aujourd’hui se base sur une cinquantaine d’entretiens réalisés par Sylvette Béraud-Williams, des contacts, pudiques, chaleureux, ainsi que sur de nombreux documents d’archives, de photos, et d’objets collectés ...

Plus de soixante ans après les faits, l’entreprise était audacieuse. Nous nous sommes attachés à retrouver les menus faits de la vie quotidienne et comme nous ne recherchions pas l’extraordinaire, ont pu émerger les faits d’une résistance modeste, vécue spontanément, et dont certains n’avaient jamais eu l’occasion d’être racontés. Résistance tue jusqu’ici parce qu’il était normal aux yeux de leurs auteurs de participer à leur mesure. Menus faits de résistance qui ont cependant contribué à l’émergence d’actes reconnus comme essentiels pour la Libération de notre région.


Le livre s’est cristallisé autour de deux pôles forts.

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Lydie Chapus, "Juste" et les Couret

Le premier est celui de l’accueil des Juifs,

avec l’extraordinaire voyage dans le passé de Michel, et Eva Schlenker, cachés entre 1942 à 44 dans notre région, de Saint-Apollinaire à Saint-Basile, puis à Saint-Michel-de-Chabrillanoux.

Le second : « la rafle de Vernoux »,

le 13 avril 1944 est un événement privilégié de la mémoire collective locale. Cet épisode où onze personnes ont été arrêtées et déportées (parmi lesquels le pharmacien et son épouse, l’un des couples juifs qu’ils cachaient et le curé de Vernoux et le vicaire arrêtés par erreur ...) dont cinq ne reviendront pas, est un véritable catalyseur des mentalités de l’époque, de sentiments opposés envers la résistance, et de la réalité humaine d’un bourg tranquille bouleversé par l’intrusion du conflit mondial.

Ces deux pôles mettent en tension tout au long de l’ouvrage, les résistances civiles et armées, les relations entre maquisards et paysans, les rivalités, les solidarités, la mobilisation d’une population, ses peurs, ses révoltes, son courage, ses erreurs aussi sans doute, ses silences, son engagement certainement, pour des valeurs récurrentes sur ce plateau.




Le livre sera vendu 25€ en souscription puis 30€ après sa parution en février 2009.

Bon de souscription téléchargeable ci-dessous.(A renvoyer avec le chèque au siège de l’Association - Les Rias Mairie Les Baraques 07240 Saint-Apollinaire-de-Rias).

Un réunion de la commission est prévue avec Sylvette Béraud-Williams le vendredi 28 novembre à 15h pour relecture de la fin du livre, choix des photos et documents...





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Mémoires de la Résistance 1939-1945, Rencontre de la commission collecte ethnologique


Les membres de la commission « collecte ethnologique" se sont réunis ce jeudi 18 septembre pour une séance de travail :

il s’agissait d’une relecture commune concernant le huitième chapitre du livre « entre fatalisme et résistance » qui en comprendra neuf au total.

Cet ouvrage commandé par l’association Les Rias est écrit par Sylvette Béraud Williams qui retrace la période 39/45 sur le plateau de Vernoux à partir de 45 interviews réalisés et retranscrits dans le cadre d’un travail professionnel.

Sylvette a su restituer les mots qui sortent le vécu des mémoires, s’appropriant pour l’occasion, leur vérité.

Pour les uns, l’implication par la relecture, et pour les autres - témoins de cette période et participants au travail bientôt abouti- cette démarche restera une très riche expérience.


Comme pour les chapitres précédents, nous avons confronté lecture et regards croisés autour de ce huitième chapitre intitulé « Les affrontements ».

Il appréhende des actions qui ont marqué une population et des lieux par des comportements héroïques, du crash d’un avion et de ses répercussions, du ravitaillement aux bombardements du Cheylard ou de Lamastre.

Le neuvième chapitre, en cours d’achèvement, retracera les libérations : libérations des hommes (déportés- prisonniers) et des villes. « Des conséquences à l’espoir »

Un livre remarquable, d’une immense richesse, qui sera mis en vente à 30€ et pour lequel la souscription va être ouverte à 25€.

Fatima Mana





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Identification photo de 1946, enfin terminée !




Un message de Michel Schlenker...


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"Le mystère du petit garçon blond qui regarde vers le haut, sur la photo de 1946 dont l’identification, pour l’essentiel, a été faite par Mme Lafont suite à sa parution dans le Dauphiné Libéré, est enfin résolu.

Jean André, neveu de Henri Mourier, figurait sur cette photo, et j’ai pu entrer en contact avec lui suite à l’information que Mme Lafont nous a donnée, fin juin, sur le plus jeune des frères, Alain.

J’ai demandé à Jean André s’il avait une idée sur l’endroit où cette photo avait été prise.

Sa réponse était : probablement à Marseille, lors d’une visite de sa famille à la mienne. Je n’y avais pas pensé. Mais dès lors, il devenait plausible que le petit garçon soit un Viennois de mon âge, Peter Braun, que mes parents avaient reçu dans le cadre d’une association d’aide et de réconciliation.

Il est resté, au fil des décennies, très attaché à notre famille, et en particulier à notre mère ; peu avant qu’elle ne décède, en 1996, il était accouru pour la revoir, ce qui lui avait été fait une immense joie, la dernière.

J’ai envoyé la photo à Peter Braun, et je viens d’avoir sa confirmation : c’est bien lui !


Le mystère est donc résolu."





Et une recherche exemplaire. Par delà la volonté, la rigueur, l’interrogation successive des divers indices, la la formulation d’hypothèses, leur vérification...


A une époque où on a tendance à mettre sur le même plan des opinions les plus fantaisistes, des affirmations non fondées [1] et la quête laborieuse, instrumentée, réfléchie, de toujours plus d’objectivité, nous tenons à mettre en valeur la portée citoyenne et rassurante de cette démarche scientifique...

Une authenticité, une honnêteté intellectuelle qui pour nous sont valeurs essentielles...


Jacqueline Cimaz



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[1] même si c’est faux, n’est-ce pas... Il en reste toujours quelque chose... Il n’y a pas de fumée sans feu... Relents nauséabonds d’époques qu’on croyait à jamais disparues...



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Autour de St Michel de Chabrillanoux, en quête du souvenir d’Henri Mourier.



Henri Mourier était l’un des résistants qui ont permis aux Schlenker, juifs cachés dans la région, de survivre. Avec André Chave et parfois le frère de celui-ci, Armand, il les ravitaillait, au péril de sa vie, durant leur cachette à Cluc, sur la commune de St Michel de Chabrillanoux, de février à l’été 1944.

A la différence de celle d’André Chave, son action n’a pas été officiellement reconnue.

Eva et Michel Schlenker tentent d’en savoir plus sur Henri Mourier, afin de mettre en lumière son rôle.



Ils avaient, en compagnie de Claire Schlenker (épouse de Michel) et de Sylvette Béraud-Williams, l’ethnologue qui collecte depuis plusieurs années l’information sur la période de la résistance dans la région de Vernoux, plusieurs rendez-vous le vendredi 27 juin 2008 autour de St Michel de Chabrillanoux.


-  Il y eut d’abord un entretien, aimablement organisé par Jacqueline Méallarès, avec Jeannette Duroux (photo 1)...  [1]

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-  puis une rencontre à Dunière sur Eyrieux avec Léoncie Robert, soeur d’André Chave (photo 2) ;  [2]

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-  et enfin, à St Laurent du Pape, une discussion avec Adine Lafont (photo n° 3), qui avait identifié, sur une photo de 1946 environ publiée par le Dauphiné Libéré, la famille de la soeur d’Henri Mourier, Alice André. [3] (cf article ci-dessus)

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Ces entretiens ont permis de préciser le rôle d’Henri Mourier et d’en savoir un peu plus sur la suite de sa vie.

Ils ont aussi rendu possible le contact avec des neveux d’Henri Mourier, dont l’un, Jean, visitait la famille Schlenker, à Marseille, dans les années 50, lorsqu’il y étudiait.

Un très grand merci à toutes celles qui nous ont si gentiment reçus.


Eva, Michel et Claire Schlenker



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[1] La photo n°1, prise à St Michel de Chabrillanoux chez Juliette Méallarès, a pour sujets :
-  assise au premier rang Jeannette Duroux
-  Debout, de gauche à droite : Jean-Louis Porteseil, Eva Schlenker, Jacqueline Méallarès, Juliette Méallarès, Claire Schlenker

[2] Photo n°2, prise à Dunière sur Eyrieux chez Léoncie Robert :
-  de gauche à droite Isabelle Gounon (fille de Léoncie Robert), Eva Schlenker, Léoncie Robert, Michel Schlenker, Sylvette Béraud-Williams

[3] Photo n°3, prise à St Laurent du Pape chez Adine Lafont
-  de gauche à droite : Eva Schlenker, Michel Schlenker, Adine Lafont, Sylvette Béraud-Williams.



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Venue de Michel, Eva et Claire Schlenker


le vendredi 27 juin pour de nouvelles rencontres, à Saint-Michel-de-Chabrillanoux et dans la vallée, à la recherche de détails toujours plus précis d’un passé toujours présent...


(JPG) Nous avons mis à profit de cette venue de Michel, d’Eva et Claire Schlenker pour une rencontre sur le chantier du Carrefour des résistances.

Par delà le partage d’un pique-nique dans l’affairement général, ce temps lourd de non-dits, a été un temps fort et comme une évidence pour les participants, un symbole très fort.

Sylvette Béraud-Williams a accompagné Eva, Michel et Claire pour les rencontres prévues.


Michel Schlenker nous a dit que celles-ci avaient confirmé ce qu’on savait, permis une identification plus précise des personnes sur une photo, apporté quelques nouveaux détails, et beaucoup d’émotion, de part et d’autre.


Le regret de ne pas avoir pu aller sur les lieux, à Clu, mais ce ne devrait être que partie remise.


Le regret aussi pour certains, de n’avoir pu se joindre à eux, les accompagner et rencontrer les personnes qui recevaient.


Mais nous espérons que Claire, Eva et Michel Schlenker et nombre de ceux qui les ont reçus pourront être présents à l’inauguration du Carrefour des résistances début septembre et qu’ils pourront dire à ce moment ce qu’ils savent si bien dire sur cette "nature rude" évoquée et interrogée plastiquement par Régine Raphoz, la nature rude de ceux qui ont aidé en refoulant leur peur, par humanité et fidélité à ces valeurs qui résistent aux temps.





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Chapitres 6 et 7, ce 13 juin.


Une nouvelle réunion de la commission Collecte, pour re-lecture des chapitres 6 et 7.

Chapitre 6, "La rafle de Vernoux", un des deux chapitres essentiels du livre, avec "l’Accueil des Juifs", un chapitre fourni, nuancé, dur, émouvant, vivant. La magnifique synthèse de beaucoup d’interviews, avec de nombreuses personnes, mais aussi des interviews renouvelés avec une même personne...

Ce qui est dicible et ce qui ne l’est pas, quelque chose qui court par delà les mots... Le sens sourd de place en place pour prendre consistance, s’insinuer, jaillir avec une évidence qui fait percevoir la complexité, la densité, le vécu, les craintes, la relative liberté, son caractère illusoire, l’humanité, les méprises, la responsabilité. Travail d’ethnologue, qui a lu les manuscrits, touché, senti objets et vêtements, écouté, et travail d’écrivain, torsadés...

Comme en regardant l’oeuvre ou en lisant la page, on identifie le peintre ou l’écrivain, on dit "c’est un Picasso" ou "c’est du Maupassant", ici on reconnait le Béraud-Williams, et du meilleur, même inédit !

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Dans le chapitre 7, l’écriture fouille, élude, restitue, atténue, soupèse, interroge, laissant exsangues, forclos et périmés les manichéismes de tout bord...

Un travail remarquable, un très grand livre, bientôt à terme...

Jacqueline Cimaz






Sommaire du livre


-  L’ouvrage est constitué de 9 parties :

-   Chapitre 1 : Loin de tout (contexte local au début de la guerre, acceuil de réfugiés, témoignages de prisonniers en Allemagne dès 39).
-  Chapitre 2 : Une jeunesse confisquée (chantiers de jeunesse, STO, les réfractaires, de la clandestinité à la Résistance).
-   Chapitre 3 : Vivre en guerre (se nourrir, cartes d’alimentation, réquisitions, cachettes, système débrouille, du troc au marché noir, de l’entraide à la méfiance, le silence, menus faits de résistance).
-  Chapitre 4 : Les années de traque des Juifs (contexte et conditions de vie des Juifs en Ardèche, rafles, l’accueil, familles rescapées, itinéraire de la famille Schlenker en Ardèche, de novembre 42 à la libération).
-  Chapitre 5 : Avant le débarquement attendu, la lutte clandestine (novembre 42 au 5 juin 44). Itinéraire de Robert Combe, maquisard, activités des maquisards, accident de quadrimoteur au-dessus de Marcols-les-Eaux, Résistances de l’ombre, la répression (Sully Arnal, Mme Keller-Dautheville, Joseph Rignol, curé de Silhac, le maquis de Juventin dénoncé.
-  Chapitre 6 : La rafle de Vernoux (le 13 avril 44, la dénonciation, la famille Etienne, l’inquiétude de M. Etienne).
-  Chapitre 7 : L’insurrection générale (la levée des hommes, AS et FTP, vie quotidienne, règlements de compte, menaces dans la région de Vernoux).
-  Chapitre 8 : Affrontements (les deux expéditions au Pouzin, un Halifax s’écrase à Tachay, les Allemands au Chambon de Bavas, bombardements aériens, la bataille du Cheylard, une infirmerie de campagne, du sud de l’Ardèche au Coiron).
-  Chapitre 9 : Libérations (des villes et des hommes, libération de Privas, de Lyon, les prisonniers de Vals, front des Alpes, retour des déportés et prisonniers de guerre).

Sylvette Béraud-Williams





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Commission collecte


(JPG) Prochaine réunion avec Sylvette Béraud-Williams le vendredi 13 juin à 15h à la Bibliothèque Municipale pour travail sur les chapitres 6 et 7 du livre en cours d’écriture à partir des quarante et quelques interviews, sur les mémoires de la Résistance 1939-1945 sur le Plateau de Vernoux, chapitres qui, comme d’habitude, seront préalablement communiqués aux participants.

Sylvette annonce aussi qu’elle a déjà "rassemblé toute la doc pour les chapitres 8 et 9, les chapitres 7 et 8 étant très imbriqués (vie et action des résistants du 6 juin 44 à la libération de l’Ardèche) et la matière énorme."

Une démarche mutuellement enrichissante que cette relecture participative...

Une approche complémentaire et très appréciée du livre pour les participants - lecteurs, auteurs, relecteurs...

NB. Les chapitres 6 ("La rafle") et 7 ("L’insurrection généralisée") ont été communiqués aux membres de la commission.





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Déportation et résistances, un beau travail citoyen des jeunes


et de leurs enseignants.




Nous avions déjà évoqué le beau travail de collégiens de Lamastre - lauréats ex-aequo avec un classe de Tournon du Concours Départemental de la Résistance 2008.


Le résultat de leur travail, le texte intégral de leur brochure, est en cours de publication sur ce site, à leur demande, dans une nouvelle rubrique créée spécialement à cet effet au PAPI, "Livres numériques".




Lundi, nous étions trois du Bureau des Rias au vernissage de l’exposition "Déportation et résistances : regards adolescents d’aujourd’hui", réalisée par le Service Educatif des Archives Départementales de l’Ardèche et le Collège Bernard de Ventadour de Privas.

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Une exposition intéressante, fondée sur un travail rigoureux d’exploitation des documents d’Archives -dont l’un évoquant le secteur Vernoux-Alboussière nous intéresse particulièrement - et sur une remarquable approche artistique particulièrement en ce qui concerne les Arts Plastiques et Visuels, d’une part,

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et, d’autre part, la mise en voix et en espace de textes et citations dans la pénombre de la salle d’Archives.

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Ces élèves de 3ème n’ont pas travaillé avec des comédiens, mais avec leurs enseignants, comme nous l’a expliqué Madame Gilibert, leur professeur de français.



Il est aussi très intéressant de noter la complémentarité des approches mises en oeuvre : à dominante ethnologique à Lamastre, historique et artistique à Privas...



Avec de beaux croisements au niveau des références artistiques et littéraires - Kiefer et Celan ( I.Bachmann un peu complexe en 3ème ?). L’évocation de Max Ernst - de Saint-Martin-d’Ardèche au Camp des Mille où il fut interné...



Enfin on ne saurait assez insister sur l’importance de cette appréhension de l’histoire par les jeunes - savoir, connaître le passé - les atrocités, les faits et comportements - notamment pour mieux comprendre le présent et y agir.

Il y avait là quelque chose de très fort et réconfortant dans ce spectacle et ces créations...


Jacqueline Cimaz
-  Photos J.Cimaz et Fatima Mana






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Félicitations aux élèves du collège de Lamastre !



et à leur documentaliste, M.Aguettaz, que nous avions rencontré avec Sylvette Béraud-Williams, il y a quelques temps ...) (cf l’article "Résistances civiles" plus bas dans cette même page)...


Michel Aguettaz nous écrit :

"Bonjour,

j’ai le plaisir de vous annoncer que les 4 élèves du collège du Vivarais ont remporté le concours départemental (ils sont premiers ex-aequo avec un groupe du collège Marie Curie de Tournon)...

En vous remerciant encore pour votre aide..."


M.Aguettaz a aussi obtenu les autorisations nécessaires pour la mise en ligne du travail effectué.

C’est avec un grand plaisir que nous l’avons faite, le texte intégral de cette publication se trouve dans une nouvelle rubrique du P.A.P.I. créée à cet effet "Livres numériques".


Mais nous voulons d’abord remercier ces jeunes et leur dire l’importance que nous attachons à leur intérêt pour le patrimoine et l’histoire, leur effort de réflexion, leur conception de la restitution et de la transmission.

Une manière citoyenne, pédagogique et responsable d’aborder les douloureux problèmes évoqués...

Jacqueline Cimaz





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Une initiative grenobloise très intéressante




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Information et invitation transmises par Sylvette Béraud-Williams...

Une exposition à voir...





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Nouvelle réunion collecte avec Sylvette Béraud-Williams




"Seuls ou perdus dans le flot des migrants, par lambeaux de familles, ils s’en venaient de toute l’Europe."


Les participants avaient eu en début de semaine le texte de ces nouveaux chapitres, le IV et le V, portant sur "les Juifs" et la Résistance d’avant le débarquement...

Robert Combe, retenu, est passé porter une feuille avec ses remarques...




Il s’agissait en effet, de mettre en commun les observations, propositions sur ces nouveaux chapitres du livre en cours d’élaboration.


La commission les a abordés avec la même méthode que pour les 3 précédents, à savoir : après réflexion sur un ensemble très apprécié, éplucher les deux textes, les décortiquer, traquer la faute de frappe, apporter des précisions etc..

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Le professionnalisme de Sylvette met en évidence une synthèse où les recoupements, les articulations au travers d’une rigueur sélective donnent à son écrit une vérité et une lecture qui semble couler de source et glisse agréablement...


Un travail corroboré par cette réflexion : « Raconter des choses qui veulent dire quelque chose »

Fatima Mana





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Une première réponse qui soulève beaucoup d’émotion



Christian Prost, correspondant de presse au Dauphiné Libéré, a relayé dans ce quotidien la recherche d’identification de Michel Schlenker.

Suite à cette publication nous avons reçu un coup de fil de Mme Marc Lafont, née Mourier, de Saint-Laurent-du-Pape, qui habitait Lacour, en-dessous de Boucharnoux, pendant la guerre.


Madame Lafont, amie d’Alice Mourier (homonyme), devenue Alice André, est jadis allée à Clu avec elle.

Mme Schlenker y aidait en anglais la fille aînée de Mme André, Jeanine André.

Henri Mourier, le frère d’Alice Mourier, était le résistant qui, avec André Chave, ravitaillait la famille Schlenker à Clu.


Nous devons envoyer une photo plus nette et agrandie à Mme Lafont qui avait 13 ou 14 ans à l’époque.


Elle pense bien, cependant, avoir identifié sur la photo du journal, rang du haut de gauche à droite :

-  Jean André, fils d’Alice Mourier, Alice Mourier-André - la maman, sa fille ainée, Jeanine André...

-  rang du bas : la petite fille au noeud blanc, Renée André, troisième des enfants, à droite de Michel Schlenker, le garçon à la culotte noire et chemise blanche, un autre fils de Mme André, Michel André.

Une seule personne resterait non identifiée, le petit garçon en bas à droite, qui lève la tête...


Mme Lafont pense que Jean et Michel André, dont elle ignore l’adresse, sont restés dans la région valentinoise et pourraient témoigner...

Nous serions ravis de pourvoir entrer en contact avec eux.


Des renseignements importants.

Mme Marc Lafont est prête à nous recevoir avec Michel et Eva Schlenker et Sylvette Béraud-Williams...

Tous nos remerciements, déjà à Christian Prost et au Dauphiné Libéré.

Jacqueline Cimaz





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Recherche d’identification



Michel Schlenker souhaiterait identifier certaines personnes qui figurent sur la photo ci-dessous et dont il ignore l’identité.

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Il a déjà quelques clés :

-  la datation :

" Je ne peux pas être plus précis sur la date que ce que me suggère la vue du bambin au premier plan que je crois être moi-même ; comme je suis de 1940, il me semble que ça amène à l’été (d’après les tenues) 1946 ou 1947."

-  certaines identifications :

° Ce dont je suis sûr, c’est de l’identité des dames de la droite du 3ème rang : ma mère Fränzi Schlenker et ma tante Paulette Schlenker

° respectivement, du centre vers la droite. Il reste donc 6 personnes à identifier.

-  des questions sur le lieu :

° "On a l’impression d’un habitat assez dense ou du moins de deux maisons très proches. Est-ce compatible avec l’hypothèse (qui, franchement, est de toute façon quasi dénuée de fondement) de "Boucharnoux" ?.

"Boucharnoux", un nom dont il a entendu parler mais pour lequel le lien avec la photo n’est pas évident du tout...

- des remarques sur les circonstances : "On est frappé de l’élégance de tous les personnages. Clairement, la visite était annoncée et constituait un évènement agréable pour les participants."


Donc, un appel à l’identification de six personnes telles qu’elle étaient en 1946 ou 1947, qui connaissaient bien Franzi, Paulette et Michel Schlenker, et qui les accueillaient sans doute dans cette Ardèche rurale vraisemblablement aux confins des cantons de Vernoux et de la Voulte...

(Elements à donner par e-mail au webmaster ou téléphoner au 0475844725.)





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Résistances civiles


" L’aide aux personnes persécutées et pourchassées en France pendant la Seconde Guerre mondiale : une forme de résistance "

Une résistance civile, familière aux gens du Plateau...

C’est le thème du Concours national de la Résistance et de la Déportation, session 2007-2008, ouvert aux classes de lycée d’enseignement général et technologique et de lycée professionnel, et de troisième de collège...


Le Musée de la Résistance nationale a réalisé un dossier pédagogique en partenariat avec le CDDP du Val-de-Marne en 2007.

Il propose également d’autres sites :

-  Le site de l’Asssociation pour des études sur la Résistance intérieure (AERI),
-  Le site Histoire et mémoire des deux guerres mondiales, animé par Jean-Pierre Husson sur le site du CRDP de l’académie de Reims,
-  Le site de la Fondation de la Résistance


Pour notre part, nous avons beaucoup travaillé sur ce thème dans la région, lors d’un voyage au Chambon sur Lignon, d’une visite d’exposition au Musée de Désaignes, mais aussi par des contacts directs, notamment avec Mme Brunel, Eva et Michel Schlenker, des échanges, les apports de la population, le spectacle théâtral "Résistances", et surtout grâce au travail professionnel et systématique effectué par Sylvette Béraud-Williams sur les Mémoires de la Résistance sur le Plateau de Vernoux, au travers de 45 interviews et d’un travail de synthèse en cours, d’une immense richesse...


C’est pourquoi nous avons accepté avec beaucoup de plaisir la demande de rencontre du documentaliste du collège de Lamastre, qui aide quelques élèves engagés dans ce concours.


La rencontre a eu lieu le 29 février avec la participation, pour les Rias, de Sylvette Béraud-Williams, Jacqueline Cimaz et Fatima Mana ...

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Elle a permis d’examiner nos documents papier et numériques. M.Aguettaz en a choisi quelques uns en fonction du travail des élèves, comme les faux-papiers, une vue du maquis, Ch. Saignol... Ces documents ont été copiés ou scannés pour transport sur clé USB.

En retour, nous devrions avoir connaissance du travail effectué à partir de là par les collégiens...





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Travail de grande qualité et constructif...



"Je ne peux commenter sur le fond avant de dire mon admiration pour le travail de Sylvette - un authentique ecrivain, et de qualite..." Eva Schlenker


Les membres de la commission collecte se sont réunis ce samedi 9 février à la bibliothèque municipale.

La rencontre avait pour but la mise en commun des remarques des présents ou reçues par courriel, après lectures individuelles des trois premiers chapitres - rédigés par Sylvette Béraud-Williams à partir de quarante cinq entretiens réalisés en trois ans - d’un livre qui devrait donner lieu à édition et publication en juin.


La très grande qualité de la synthèse et du travail d’écriture était soulignée par tous.

Comme le disait Paulette Vignal, après Eva Schlenker, "ce sera un très grand livre"...

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Là, il s’agissait d’apporter des précisions, de toiletter le texte pour impression, de partager et confirmer la démarche entreprise.

Chaque chapitre est décortiqué collégialement.

Des propositions d’enrichissement émergent pour faciliter ou étayer la lecture du livre :

-  proposition de placer une frise chronologique,
-  d’inclure une carte situant les lieux et événements, en double page, au milieu d’un cahier.
-  d’insérer des photos de l’époque et actuelles de certains protagonistes et témoins ( relation au temps)...


De nouveaux documents collectés par Sylvette ont circulé...

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Cette rencontre a conforté les membres de la commission, avec la concrétisation du travail effectué par Sylvette Béraud-Williams, mettant en évidence son professionnalisme : un rendu-compte d’une très grande qualité qui débouchera rapidement sur une parution apportant, selon Jacqueline Cimaz, "de l’inédit, de l’authentique, un souffle de raison et d’air pur..."

Une nouvelle réunion de travail abordant les trois chapitres suivants est prévue le 5 avril.


Fatima Mana





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Une douloureuse disparition




Le 11 janvier 2008, Alice Montérémal, née Montet, et son mari André, recevaient chez eux, à Montélimar, une délégation d’Ardéchoises (Sylvette Béraud-Williams et Jacqueline Cimaz) et d’anciens Ardéchois (Eva et Michel Schlenker, cachés à St Apollinaire et ses environs en 1942-44).


Ils évoquaient leur rencontre à Monchal (commune de St-Basile), où Alice Montet, adolescente, passait ses vacances, puis le départ précipité des réfugiés vers une autre cachette encore.


Alice Montérémal concédait, avec discrétion, qu’elle était plus malade qu’il n’y paraissait.


Nous avons été consternés d’apprendre qu’elle est décédée deux semaines après ce chaleureux entretien.

Nous présentons à son mari André et à toute sa famille nos très sincères condoléances.


pour les Rias, Michel Schlenker.





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Réunion Collecte pour l’écriture du livre....




"De nombreuses personnes ont été impliquées dans ces opérations. La plupart l’ont fait tout naturellement, sans poser de questions, sans savoir quelquefois ce que signifiait vraiment le fait d’être Juif, par acquis de conscience, pour venir en aide, dans la mesure de leurs possibilités, aux enfants, aux femmes, aux familles pourchassées et rester fidèle aux valeurs de respect de l’homme auxquelles elles tenaient."


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A monchal l’été passé avec Michel et Eva Schlenker

Réunion avec Sylvette Béraud-Williams à 15h à la Bibliothèque ce samedi 9 février pour échanges sur les projets de rédaction des premiers chapitres, projets qui se présentent à la fois comme synthèse, valorisation et communication...

Un travail dense et passionnant en perspective...

NB. Un temps sera à prendre aussi pour répondre à une demande de collégiens vernousains préparant le concours national de la Résistance et de la Déportation consacré cette année à l’aide apportée aux personnes pourchassées et persécutées...





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Un rendez-vous émouvant le 11 janvier



écrivions-nous la semaine passée...

"Nous allons ce jour, avec Sylvette Béraud-Williams, Michel Schlenker et sa soeur Eva, rencontrer Mme Montérémal à Montélimar, Mme Montérémal née Montet qui, adolescente, trouva le petit soulier oublié par les fugitifs à Saint-Basile, le jour du départ précipité vers la Clu..."


Nous sommes allés à Montélimar. Dans une rue dont le nom n’est pas anodin, à côté du monument à la Résistance et la Déportation, nous avons été très chaleureusement accueillis par Mme et M.Monteremal, pour une évocation des évènements survenus à Monchal (hameau de Saint-Basile tout près de Saint-Apollinaire), en 1943-1944, et du rôle de la famille Saluste qui y a caché Mme Schlenker, ses enfants et sa belle-soeur.

Par delà l’émotion, les précisions apportées, la reconstitution d’un puzzle qui éclaire des réseaux de sens, tout ce dont Sylvette Béraud-Williams parlera dans le livre en cours de rédaction, Michel Schlenker, avec sa volonté de comprendre et de savoir, suscite des apports irremplaçables et inédits à la connaissance de ce pays et d’une population toujours marquée par des persécutions qui datent de plusieurs siècles...

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Par delà les faits, les anecdotes, cette densité, cette authenticité, cette émotion appellent une approche artistique... Un langage cinématographique ?

D’autant que se dégage avec force la personnalité de ces deux femmes qui ont su s’adapter, percevoir le positif, se battre avec un courage inouï et toute leur culture pour sauver leurs enfants, leur famille, un rationnel mis à mal par les pires idéologies...

N’est-ce pas la rencontre, la conjonction entre les réseaux ardéchois de résistances et cette volonté éclairée de résistance familiale et culturelle qui ont permis à cette famille d’échapper au pire ?


Jacqueline Cimaz (photos Michel Schlenker et Jacqueline Cimaz)




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Actes du séminaire "Mémoires de la Résistance et de la guerre : redéploiements en région Rhône-Alpes"


Cher-e-s collègues,

J’ai le plaisir de vous informer que les actes du séminaire "Mémoires de la Résistance et de la guerre : redéploiements en région Rhône-Alpes" qui a eu lieu le 13 juin 2007 au Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation à Lyon, sont désormais accessibles en ligne sur les deux sites concernés par le programme, aux adresses suivantes :

-  http://www.modys.fr (rubrique : actes de colloques)
-  http://socio.univ-lyon2.fr/article.php3 ?id_article=1610

Cette publication clôture l’activité de notre atelier dans le cadre du Programme de recherches territorialisées Rhône-Alpes 2005-2007. Je vous rappelle que vous pouvez retrouver sur ces mêmes sites les actes des deux séminaires précédents.

Très cordialement,

Dominique Belkis

Responsable de l’atelier "travail de mémoire, mémoires partagées" Maître de conférence, département de sociologie Université Jean Monnet/Modys-Cnrs





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Une belle avancée



C’est le constat effectué par la commission "collecte et interprétation ethnologiques" réunie le 5 décembre.


Huit nouveaux entretiens synthétisés par Sylvette Béraud-Williams viennent enrichir les précédents.

Ce sont ceux du Dr Pierre Grandcolas, de Paul Sérillon, de Jean Manson, de M. Clappe, de Michel Gounon, d’Eva et Michel Schlenker, de Lucien Javelas, de Melle Renée Dorne.

Au total une quarantaine d’interviews construiront le livre.


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-  La plupart s’enchevêtrent dans l’événement d’une manière étonnante,

leur relaté révèle ou corrobore.

La mémoire s’approprie le vécu, sillonnée par le temps, elle se raconte avec pudeur et authenticité.

-  Souvent émouvants, quelquefois truculents, ces interviews appartiennent à une vérité que nous avons la chance encore aujourd’hui de pouvoir entendre et récolter.


A partir de l’exposition et du plan élaboré lors de la réunion du 27/06/07, Sylvette Béraud-Williams explique l’ossature de l’ouvrage qui comprendra neuf chapitres.

-  Le premier reprécisera le contexte.

Sylvette Béraud-Williams en soumet une esquisse.

Il retracera la vie du plateau au travers de la société d’alors ; l’importance de la religion qui dépassait les clivages. Dans les campagnes, les gens vivaient en bonne intelligence. ( Chacun avait besoin de l’autre.)

La région de Vernoux vivait au rythme de la vie traditionnelle. Les productions "traditionnelles" (soie, châtaigne, élevage ovin) sont en perte de vitesse au profit de l’élevage bovin et des plantations de fruitiers.

Mais les nouvelles organisations agricoles telles que coopératives ou syndicats de producteurs étaient loin de concerner le plateau. Il était relativement en retard sur les mouvements de société.

Un concours agricole régional eut lieu en 1927. Les voies de communications configurent le plateau Ardéchois dans l’isolement.

Si celui-ci est confronté à l’exode rural depuis la fin du XIXème siècle, dans les années 1920/1930, celui-ci est intense et il perd 9,9% de sa population.

Une importante solidarité de voisinage est présente au quotidien. Les nouvelles installations agricoles, n’intéressent guère le plateau.


(JPG) Sa terre est foulée par différents accueils. Des Huguenots aux réfugiés Espagnols, elle récupère des comportements ancestraux. Sur Chomérac, un centre d’accueil reçoit les réfugiés Espagnols puis les distribue sur onze centres existants dans la région, notamment à Vernoux et Saint Michel de Chabrillanoux.

En sélectionnant le contenu des témoignages, alternant, recoupant, s’étayant les uns et les autres ; des événements majeurs font ressortir naturellement les thèmes. Il n’y a alors plus qu’à tricoter les entretiens.


La levée de séance offre l’impression d’une grande avancée permettant de mieux voir la chronologie du recueil, ses pistes, son fil rouge. L’équipe poursuit sa réflexion et son travail proches désormais de la concrétisation.


Fatima Mana
-  (texte revu par Sylvette Béraud-Williams)






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Images 1939-1945




(JPG) Anne-Marie Maria

nous a communiqué

des documents

retrouvés dans

l’appartement

de son papa :


-  un livre pochette avec des

aquarelles sur la

libération de Paris,

-  un brassard FTP...

1944.


Le reflet d’une époque,

et de toute sa complexité,

y compris dans le vocabulaire...

Un témoignage d’époque

sur la Libération de Paris ...


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La Clu



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La Clu,

commune de

Saint-Michel-de-Chabrillanoux,

là, où après

Jurusson et Monchal,

Eva et Michel Schlenker,

leur maman et leur tante,

on trouvé refuge, ayant dû fuir Jurusson puis Monchal...

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"Un départ si précipité,

qu’une petite chaussure

avait été oubliée..."

raconte Mme Montérémal,

fille de M.Montet, propriétaire à Monchal...


A la Clu,

isolement absolu,

sauf quelques rencontres

avec le seul habitant d’une autre maison,

isolée et relativement proche.


En 1944,

la traque et la répression

étaient particulièrement dures.

La famille était approvisionnée la nuit

par André Chave, et, peut-être, un autre résistant,

pas totalement identifié.

Un, M. Mourier ? (JPG)




Sylvette Béraud-Williams vient d’aller à la Clu,

elle s’y ait fait conduire,

car c’est un bout du monde.


Observant, imaginant,

elle a cherché à scruter le passé

avec son appareil photo, et a ramené ces photos...





De magnifiques, lourdes et émouvantes photos..._


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Appel à informations




Dans le cadre de notre recherche sur la période 39-45 nous souhaiterions rencontrer toute personne ayant connu Mme Keller-D’Hauteville et son passé de résistante.

Sa maison du Planou sur la commune de Saint-Maurice-en-Chalencon a été pillée puis brûlée par les Allemands qui la soupçonnaient de cacher des Juifs et des réfractaires au STO" ?

Sylvette Béraud-Williams





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Emotion




En marge de la soirée « Métiers scientifiques et techniques : filles et garçons » avec Claire Schlenker, Professeur Honoraire des Universités, se sont déroulés des échanges très émouvants.

(JPG) Madame Chapon née Reboul dont le grand-père Monsieur Saluste a caché Michel Schlenker, sa soeur, sa mère et sa tante, pendant l’hiver 1943-1944 à Monchal (Saint-Basile -lieu situé depuis peu de temps), était venue avec trois photos anciennes, dont des photos de son grand-père M. Saluste, de sa maman Marguerite Reboul - la «  Marguerite » chère à Eva Schlenker qui cherchait depuis longtemps à la localiser et à savoir qui elle était...

Michel Cimaz évoquait alors l’enfance de son père placé près d’ici à l’âge de 4 ans par l’Assistance Publique et qui gardait le souvenir d’un placement très humain chez M.Saluste, une famille où l’on était très bien traité... Un souvenir si agréable qu’il avait demandé à son fils, il y a quelques années, de l’emmener à Monchal, et à ce champ proche où il était allé annoncer la fin de la guerre de 14.

Madame Chapon nous a également mis en relation avec Madame Montérémal née Montet dont le père était ami de M. Salluste et propriétaire de la maison où la famille était cachée à Monchal. M. Montet qui disait à sa fille de 16 ans d’emmener les fugitifs dans des bois sûrs pour y prendre un peu l’air. Madame Montérémal qui à 16 ans serait venue dans la maison vide après un départ précipité par le risque de dénonciation et y aurait trouvé des objets oubliés dont cette toute petite chaussure d’enfant de deux ou trois ans dont l’évocation l’émeut toujours autant...

(JPG) Une évocation particulièrement émouvante du passé, en effet...

Et une recherche des évènements et surtout des personnes pour que les noms de ces gens qui s’étaient impliqués dans ce mouvement d’accueil et de résistance civile soient arrachés à l’oubli et l’anonymat et vivent dans la mémoire collective.

Jurusson et la famille Chapus, Monchal et MM. Saluste et Montet, Marguerite Reboul et Alice Montet, La Clu, André Chave, et, de l’un à l’autre André Péatier, le Docteur Pierre Delarbre et ses soins clandestins... Et le menuisier Brunel qui accompagnait M.Saluste ?

Et Franck Bouix qui aurait emmené la famille Schlenker de Monchal à la Clu dans une voiture tirée par un cheval prêté à l’occasion par quelqu’un de Cluac ?

A vérifier, sans nul doute...

Il arrive que les témoignages et souvenirs divergent, mais peu à peu, les recoupements, des faits incontestables, les convergences, permettent de reconstituer des lambeaux du passé. Des pans entiers surgissent parfois.

(JPG) Et surtout, par delà les noms plus connus, se dessinent l’implication d’une part significative de la population et des réseaux qui renvoient vraisemblablement à des liens plus anciens, forgés au moment des luttes pour la liberté de conscience...

Ainsi Simone Chapon rappelle comment son grand-père M.Saluste a caché la famille Schlenker. Sa cousine ou petite cousine avait déposé l’an passé, comme « objet de résistance », une bouteille pour évoquer la mémoire de cet ancêtre qui avait fait boire les Dragons pour pouvoir se sauver, avertir le pasteur et les autres, et comment pour se venger les Dragons avaient incendié le grand Reboul.

Coïncidence, simple réseau de connaissances ou patrimoine commun structuré par des valeurs transmises de résistance à l’oppression et de luttes civiles ou armées pour la liberté ?


Passé plus récent évoqué le lendemain par Michel Schlenker sous forme de deux entr’actes dans son exposé sur le magnétisme - l’un sur un retour en Ardèche de Fränzi Schlenker et de ses enfants venant revoir, vraisemblablement en 1948, ceux qui les avaient cachés, Monsieur et Madame Chapus, Lydie Chapus, avec ses « filles », Raymonde et Marie-Rose, dont l’une était d’ailleurs présente ce samedi ; l’autre sur la remise de la médaille des Justes à Lydie Chapus, André Péatier et André Chave en 1979...


C’est à ce moment que Michel Schlenker dédiait son intervention et sa venue :

« aux Ardéchois qui, au péril de leur vie, m’ont permis d’échapper à l’issue prévue pour moi, le four crématoire. »





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L’indicible de la mémoire...



(JPG) Le 27 septembre, Sylvette Béraud-Williams et Jacqueline Cimaz ont rencontré Eva et Michel Schlenker pour essayer de mieux appréhender les évènements qui se sont déroulés entre le moment où, pendant la guerre 1939-1945, la famille Schlenker a dû quitter Jurusson où Lydie Chapus la cachait et son arrivée à la Clu, à Saint-Michel-de-Chabrillanoux où ils étaient pris en charge par André Chave.

A l’issue de l’entretien, le groupe s’est rendu au hameau de Monchal sur la commune de Saint-Basile où Mme Schlenker, ses enfants et leur tante sont restés quatre mois.

La bâtisse a vraisemblablement été localisée, mais même si les mailles se resserrent, il reste difficile d’obtenir des renseignements précis et fiables après soixante ans...

Le rôle d’André Péatier est toutefois confirmé comme celui du Docteur Pierre Delarbre...

Enfin, plus généralement, même après des décennies, l’importance des difficultés à dire apparait pour les enfants cachés qui, en dépit de l’aide de ceux qui les accueillaient, ont vécu les déracinements, la terreur, la faim...


NB. Un entretien qui confère une valeur exceptionnelle à la journée Sciences... Cf ci-dessous son introduction...


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Introduction à la Journée Sciences

Henri Constanty du camp du Struthof




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Ecomusée du moulinage




(JPG) Visite à Chirols ce 22 juillet...

Un site magnifique et en fond de vallée, l’écomusée...

Une visite recommandée par Sylvette Béraud-Williams, et pour cause... Elle a participé à la réalisation des panneaux et connu les exigences de qualité des initiateurs du projet...


Un hall avec librairie, boutique...

Une première salle avec panneaux, vitrines, des cocons de toutes couleurs entre blanc et ocre jaune, une machine...

Et des explications orales sur le ver à soie, les moulinages...

Ensuite, salle de cinéma, et projection d’un CD mêlant explications et documents, et dans lequel nous avons eu le plaisir de retrouver Sylvette et une synthèse de ses recherches sur la vie des ouvrières de la soie...

Le "comment elles étaient perçues" et pourquoi, le caractère contradictoire d’un travail harassant mais qui libérait de la ferme... Et la joie de la jeunesse même si l’argent gagné était donné à la famille...


Une troisième salle avec d’un côté les mouliniers et leur histoire, de l’autre, les ouvrières de la soie et les interviews tournant sur moulins...


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Enfin une immense salle avec de grands panneaux, au fond la soie et les machines... Magnifique ! Où l’artistique et le scientifique se rejoignent...


Des écouteurs où l’on entend des chants des ouvrières de la soie, une récit de leur vie, des extraits du "Marie-Louise" de Paganelli, et la chanson "Marie-Louise"... Marie-Louise, ouvrière de la soir morte à 16 ans, enterrée sous le tilleul...


En ressortant, arrêt à la librairie et signature du Livre d’or.

Beaucoup d’intérêt dans le groupe, et aussi beaucoup d’émotion pour Danièle Barallon dont le mari était issu d’une famille travaillant dans les moulinages, un ancien contremaître, plusieurs générations...

Et l’identification de deux personnes de la famille sur une photo ancienne, dont un Monsieur Vaux...

Des renseignements ont été laissés et des investigations complémentaires devraient être effectuées...


A la librairie, un choix de livres de qualité, de la thèse au roman...


On ne peut qu’inciter à aller à Chirols :

-   une grande richesse, sans redondances, une qualité des informations, une présentation lisible et belle, un parti pris de restitution croisée ethnologie, histoire, sciences et techniques, artistique - avec le travail des photos, les éclairages et lumières, une conception muséale d’aujourd’hui et remarquable...





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Résistances 39-45 sur le Plateau de Vernoux



Une réunion de travail fructueuse le 27 juin.


La réflexion était centrée sur l’organisation de la démarche et le plan du prochain livre prolongeant l’exposition "Entre fatalisme et résistances, mémoires de la période 1939-45 sur le plateau de Vernoux". Les derniers entretiens réalisés ont été examinés. Il a été question de l’intégration de ce nouvel apport au sein de l’ouvrage, notamment en ce qui concerne la présence des réfugiés Espagnols sur le territoire concerné pendant la guerre et leur rôle éventuel dans la Résistance.

Une nouvelle proposition de la DRAC devrait permettre d’effectuer les entretiens supplémentaires nécessaires pour préciser le contexte de la rafle de Vernoux, souligner le rôle des réseaux locaux et de quelques personnalités incontournables. Ce recueil de mémoire est d’autant plus urgent que les derniers témoins directs des événements de cette période sont souvent très âgés.

Une liste a donc été arrêtée, et les grandes lignes du nouveau dossier DRAC esquissées. Les derniers entretiens devraient être réalisés courant août-début septembre.

Le plan du futur livre a été re-précisé :

Un préambule exposera la démarche de l’association en ce qui concerne la culture et l’implication locale ainsi que le choix des thématiques abordées. Il y sera précisé l’objet de la commission collecte et le travail collectif entrepris depuis 2004 permettant d’aboutir à l’ouvrage réalisé.

Une chronologie en début ou fin d’ouvrage, mettra en parallèle événements locaux, nationaux et mondiaux

-  Une première partie sera consacrée à la vie quotidienne locale, l’ambiance, les menus faits de résistance, les chantiers de jeunesse jusqu’aux premières tentatives d’organisation des maquis.

-  La partie centrale sera constituée par l’accueil et la cache des réfugiés, notamment de familles juives et par l’analyse de nombreux témoignages relatant "la rafle de Vernoux" événement révélateur de la réalité humaine d’un bourg de l’époque confronté à l’intrusion du conflit mondial. L’articulation étroite entre résistances civiles et résistance armée y apparaît très clairement.

-  La partie finale exposera la vie locale des maquis et leurs actions ainsi que leur participation à la libération de différentes villes d’Ardèche et de Lyon. Enfin, le retour des prisonniers nous amènera à interroger cette part de silence, d’impossible communication à laquelle nous avons souvent été confrontés tout au long de l’enquête.

Modalités de travail et calendrier ont été affinés :

-  Poursuite des entretiens puis synthèse et rédaction par Sylvette Béraud-Williams,
-  journée de travail de la commission collecte sur la présentation de ce travail le samedi 6 octobre, discussion, compléments.
-  réalisation d’une nouvelle synthèse intégrant les remarques ou autres apports de la journée du 6 octobre, traitement des documents iconographiques par Jacqueline Cimaz, recherche d’éventuelles citations littéraires susceptibles d’ouvrir des perspectives, de densifier le texte,
-  nouvelle journée de travail de la commission collecte le samedi 17 novembre pour une ultime mise au point de la synthèse, choix et place des citations et des documents iconographiques par rapport au texte, travail sur la maquette du livre,
-  collecte des dernières autorisations d’utilisation des documents et citations. Impression et réalisation d’une première édition associative du livre la dernière semaine de novembre ...

Sylvette Béraud-Williams


NB. Suite à ce travail nous venons de recevoir un témoignage très émouvant de Maurice Reyne qui s’ajoute au dossier et peut déjà être téléchargé et lu.



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Bientôt un nouveau livre



Sylvette Béraud-Williams et Jacqueline Cimaz se sont rencontrées pour préparer la prochaine réunion de la commission Collecte qui aura lieu le mercredi 27 juin de 14 à 18h à la Grange du Vernat (où sont entreposés les panneaux de l’exposition)

Les entretiens se terminent avec quelques interrogations sur le vécu des réfugiés espagnols de la région à cette période. Une première rencontre s’est avérée très intéressante à cet égard. Une seconde devrait avoir lieu rapidement.

En ce qui concerne le livre, un itinéraire semble se dégager qui irait de la vie quotidienne locale aux résistances armées et à la Libération avec en partie centrale et pivot structurant l’ensemble, la rafle de Vernoux, intrusion de l’histoire mondiale dans le local, qui lie résistances, cache des familles juives, déportation (la famille Etienne), et cette implication de "notables" (les familles Delarbre, et Etienne qui cachait les Späck, médecins strasbourgeois), le retour de Mme Etienne, en vêtements de déportée et les difficultés qui ont suivi...

Il y a là des documents inédits, très forts et émouvants prêtés par le petit fils de M. et Mme Etienne et un violent coup de projecteur sur l’intrication des différentes échelles0 de l’histoire mondiale aux relations familiales avec un éclairage en profondeur sur les conséquences familiales et personnelles de la déportation...


Une lecture des documents facilitée par la visite effectuée de l’exposition G.Thillion à Lyon il y a quelques années.

Et un autre vécu, une autre approche pour entrer dans la découverte de l’œuvre d’Anselm Kiefer qui, elle-même, permet une autre appréhension de l’indicible de cette époque et sans doute du monde actuel... avec, par exemple, ces livres de plomb...



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De nouveaux entretiens, de la mémoire à la transmission...

De nouveaux entretiens ont été réalisés par Sylvette Béraud-Williams.

Une approche du vécu du spectacle du 29 juillet par Alfred Juston, ancien maquisard et acteur dans le spectacle, s’est avérée très riche...

"- C’était un peu à partir de votre histoire. Et ça vous a fait quoi qu’on le mette en scène ?

-  C’était pas mal ! C’était bien vu ...

- Ça devait être émouvant pour vous ?

-  Ben, ça rappelait des choses, oui ! Justement, il y avait mon fils aussi. Moi je représentais mes parents. Mon fils c’était moi. Il était en train de travailler et les gendarmes sont venus comme ils étaient venus là... Il a fait comme moi. Il est allé se mettre derrière une voiture. Il mimait ce que j’avais fait.

- Ça l’a intéressé votre fils ?

-  Et oui, il a été bien ... Il y avait aussi sa fille, ma petite-fille. Elle a joué l’enfant Juif sauvé par des gens qui la cachaient."

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"- Et qu’est-ce qui vous semblait important de transmettre de toute cette expérience  ?

-  C’était le fait de pas vouloir se soumettre aux Allemands et à Vichy. Parce que quand ils sont venus me chercher les gendarmes, j’allais passer une visite à Saint-Péray et si on était pris, comme quand on passait le conseil de révision, on revenait pas, on partait directement en Allemagne. Les deux fois avant (c’était de trois mois en trois mois) les docteurs qui me passaient la visite, ils me trouvaient malade.

La première fois c’était le docteur Delarbre (le père de celui de maintenant. Il y était le docteur Delarbre quand on a fait le spectacle). Son père me passait la visite. C’était à l’hôpital à Vernoux. Il avait une petite radio, pas comme maintenant. Il me dit : "Oh la ! la ! Tes poumons ..." Mes poumons allaient bien. Il m’a marqué trois mois. Puis la deuxième fois c’était à Tournon et le docteur quand j’y ai passé m’a dit : "Vous êtes de Vernoux " "Et oui !" "Vous devez connaître le docteur Delarbre ?" "Bien sûr que je le connais : la dernière fois quand j’ai passé la visite il a trouvé que j’avais les poumons pas bien clairs" Il me dit "Faites voir un peu : Ouh la ! la ! Il avait raison votre docteur Delarbre !" Alors il m’avait marqué encore trois mois. "

"- Et alors ce sont les valeurs de résistance qui méritent d’être retransmises aux générations actuelles ?

-  Et ben oui !

- Il y en a besoin peut-être !

-  Peut-être bien, oui ! Quand on voit des gens qui nient l’existence des chambres à gaz, d’Auschwitz, tout ça ! Pourtant c’est bien vrai ! Et oui ! Il y avait deux Juifs qui sont venus ce jour-là. Ils avaient été cachés par des gens je ne sais pas où . Ils sont venus assister au ... Je sais pas s’ils étaient pas de Grenoble ces gens.

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- C’est les Schlencker non ? C’est pas ça ?

-  Peut-être ...

...-Il y avait eu une cérémonie aux Baraques et Chave, il était venu. On lui avait donné la médaille des Justes. Il y avait Madame Chapus et M. Péatier.

- Mais c’est vrai que les milieux protestants, ils ont beaucoup fait à ce moment-là, dans la résistance où pour cacher des Juifs.

-  Ils paraît qu’ils s’étaient battus par là avec les ... comment on appelait ça : les soldats du roi ?

- Les dragons.

-  Oui, les dragons. Ils les avaient fait filer ... !

- Vous en aviez entendu parler ? Vos parents ?

-  Non, pas tellement parce que c’était début 1700 : 1702 ou 3, alors ils savaient pas bien. Ils savaient qu’il y avait eu des guerres de religions, ils savaient qu’ils faisaient des réunions dans les bois avec des pasteurs. Ils savaient aussi du pasteur Mathieu Majals.

- Il était né où ... ?

-  Pas loin de la commune de Vernoux : Châteauneuf. La ferme où il est né je sais où elle est.

- Ça s’appelle comment ?

-  C’est là-bas, en dessous des Baraques, vers le Moulin du Noyer. On l’avait arrêté et on l’a pendu. Ça s’appelait l’Ubac, c’est pour ça qu’on l’appelait Désubas.

- Ah oui, il y a des complaintes là dessus !

-  Et ces trucs là, mes parents le savaient. Comme l’internement de Marie Durand à la Tour de Constance. Ça ils le savaient mais ils ne savaient pas bien comment ça s’était passé. ... Et son frère il était pasteur aussi. Il avait été pris. Je sais pas si on les pendait à l’époque. C’était bien aussi formidable cette Marie Durand ! 38 ans elle avait resté prisonnière. Quand on l’avait emmenée elle avait 17 ou 18 ans. Quand elle est revenue elle avait 50 et ... Ils ont fini par la lâcher parce qu’elle s’était jamais soumise. ... Et puis il y en avait d’autres femmes avec elle. Il paraît qu’elle leur montait le moral !

-   Dans le coin, il y avait des gens qui étaient solides hein ? Que ce soit à cette époque-là ou pendant la Résistance.

-  Oh oui ! Ça c’est vrai ! Il y en a qui ne se soumettaient pas comme ça !

- Ça a pu servir d’exemple ?

-  Peut-être bien oui !

- Parce qu’il en restait quand même quelque chose dans les familles ?

-  Oui ! Surtout dans les Cévennes là c’était beaucoup des protestants.



Que dire de l’immense richesse de cet entretien ? Elle montre combien ces valeurs forgées au cours de l’histoire orientent les comportements, comment elles incitent à s’engager dans l’activité culturelle, et comment celle-ci en retour les nuancent et les confortent...






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Séance de travail du 6 avril

Découverte du contenu de nouveaux entretiens réalisés par Sylvette Béraud-Williams

(JPG) Ils sont très riches, par leur contenu communiqué spontanément ou grâce aux dicrètes sollicitations de l’ethnologue.

L’écriture conserve l’authenticité et l’émotion, met en valeur le travail de mémoire.

C’est si riche qu’il parait difficile d’éliminer quoi que ce soit dans certaines transcriptions.

Et puis il est passionnant de découvrir ce qui confirme d’autres témoignages, ou au contraire les infirme ou les nuance.

Les contenus s’inscrivent parfaitement dans la trame retenue lors de la séquence précédente.

La mise en forme finale et l’élaboration du fil rouge doivent maintenant attendre la réunion de la totalité des documents.

La réalisation de la brochure et du DVD devraient suivre assez rapidement.


Le compte-rendu de Sylvette Béraud-Williams

Le point a été fait sur les derniers entretiens réalisés à savoir : - Maurice Fournier à Alboussière au domicile et en présence de Henri Constanty. - Yvonne Vaux (Vernoux) - Alice et Christian Chapus ainsi que Juliette Méallarès (Saint-Michel).

L’entretien avec Maurice Fournier est un témoignage très riche sur toute la période 43-45. Il apporte quelques éléments sur les maquis de la Cula et de Juventin mais surtout sur l’affaire de l’avion qui s’est écrasé à Tachay et au sujet duquel l’informateur avait été témoin d’un premier passage inabouti pour cause d’interférences avec les signaux prévus pour guider le parachutage. Suite à cet épisode qui l’a beaucoup marqué, Maurice Fournier a rejoint la Compagnie 7108 FTP et participé à tous les mouvements et actions de celle-ci du Gerbier à Freyssenet, Antraïgues, Chambonas, Vogüe, Lavilledieu et le Coiron, la libération de Lyon et Saint-Véran sur le front des Alpes où il a terminé la guerre avec le bataillon Ravel.

Ce témoignage est d’autant plus intéressant qu’il permet de recouper celui d’autres témoins, dont Alfred Juston, qui ont suivi sensiblement le même itinéraire. Il apporte le point de vue d’un tout jeune homme, qui a rejoint le maquis par conviction et a poursuivi cet engagement au-delà de la libération de l’Ardèche afin d’apporter sa contribution à la libération de la France. C’est avec un sens précis du détail et beaucoup d’émotion qu’il relate la vie de ces jeunes maquisards, parfois si inconscients et inexpérimentés qu’ils jouaient leur vie au maniement des rares armes dont ils disposaient. Il décrit avec retenue la disparition de l’un de ses camarades les plus proches tombé sous les balles allemandes à Chambonas, la bataille de Lavilledieu où il a été légèrement blessé et ce constant compagnonnage de la mort, vécu en semi-conscience parce que le propre de la jeunesse est justement de faire confiance à la vie.

Nous avons tenu a rencontrer Yvonne Vaux parce qu’elle a été institutrice en 1948 aux Baraques, en même temps que André Péatier, lequel organisait avec son épouse la cache des Juifs à Saint-Apollinaire et dans les environs de la commune. Or, les époux Péatier ne parlaient pas de leurs activités pendant la guerre. Sans doute était-il encore trop tôt pour relater ces événements qui avaient parfois divisé la population. Pour continuer à vivre ensemble malgré les trahisons, les lâchetés, les compromissions de certains, un voile devait être jeté sur toute la période.

Cependant, Yvonne Vaux dresse un portrait attachant de ces personnalités dont la modestie n’aurait pas supporté que ce qu’ils avaient fait soit mis en avant. Communistes engagés, généreux, les époux Péatier qui n’avaient pas d’enfant vivaient entièrement ouverts et dévoués aux autres. On les découvre bons vivants : lui, chasseur et surtout pêcheur, elle, fine cuisinière, invitant souvent à sa table la jeune institutrice isolée. Au travers de cette relation de la vie quotidienne sont mises à jour ces valeurs qui, en temps de paix comme en temps de guerre ont soutenu et guidé leurs actions.

La troisième enquête avait pour but de préciser les détails de la cache de deux femmes Juives par André Chave sur Saint-Michel-de-Chabrillanoux. André Péatier leur avait trouvé ce relais pour quitter Saint-Apollinaire où, semble-t-il leur présence commençait à paraître suspecte. Pas de nouvelle information à ce sujet. Mention d’un éventuel informateur ayant bien connu André Chave et qui pourrait avoir entendu de sa part le récit de cet épisode de sa vie.

En parallèle, j’ai recueilli quelques détails sur les familles Cohen et Benjamin, réfugiées à Saint-Michel chez les parents de Juliette Méallarès : M. et Mme Malleval et qui auraient été dénoncés à la gendarmerie. Les deux hommes arrêtés ne sont pas revenus de déportation.

L’échange avec les participants à la commission a permis de déterminer quels nouveaux entretiens (ou entretiens complémentaires) seraient nécessaires pour compléter les informations apportées à la matière de la future brochure. Nous devons actuellement nous limiter pour aboutir prochainement à la phase de rédaction. Une prochaine réunion sera prévue lorsque tous les entretiens auront été réalisés et transcrits .


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Journée de travail du 17 février avec Sylvette Béraud-Williams.


Il s’agissait de définir,

à partir du contenu de l’exposition « Entre fatalisme et résistance : Mémoires de la période 1939-1945 sur le Plateau de Vernoux »,

le contenu d’un livre et d’un DVD d’accompagnement.

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Le travail a d’abord concerné le livre avec, dans un premier temps une interrogation/comparaison entre l’écriture des textes de l’exposition et écriture de ce même contenu en vue d’un ouvrage.

Quelques remarques concernant les textes de l’exposition :

-  Ce sont pour la plupart des extraits d’entretiens. Il y a très peu d’introductions aux différents thèmes, d’explications quant au contexte.

-  La chronologie des événements est approximative et serait à resituer au niveau départemental avec un parallèle aux niveaux national et international.

-  Il y a de nombreux doublons. Les thèmes seront donc à regrouper et resserrer.

-  Deux grandes parties se distinguent : tout ce qui se rapporte à la vie quotidienne (avec l’approvisionnement, l’ambiance, l’entraide et la suspicion, les délations, les réquisitions, le marché noir etc...) dont se détache un chapitre important sur les Juifs cachés.

Et une seconde partie sur la guerre (la jeunesse - des chantiers de jeunes aux maquis, l’organisation, la vie quotidienne et les actions des maquis, les événements locaux) et un chapitre marquant sur les prisonniers d’ici et d’ailleurs.

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La relecture des fragments des entretiens réalisés et constituant chaque panneau a permis beaucoup d’échanges venant de l’expérience de chacun, de sa mémoire et des souvenirs recueillis. Un important travail de synthèse, de structuration de la matière et de rédaction reste à faire. Seront utilisés des extraits des témoignages rédigés par Marcel Bélingard sur les maquis et de Henri Constanty sur la déportation.

Robert Combe souligne le fait qu’une attention toute particulière doit être portée à la chronologie des événements. Ainsi à partir de 43, les "chantiers de jeunesse" n’étaient plus seulement une forme de service militaire organisé sous le régime de Vichy mais l’antichambre du STO. De même, si avant 44 l’engagement des jeunes dans le maquis était un acte individuel, volontaire et accompli par conviction, après le 6 juin, les conditions n’étaient plus tout à fait les mêmes et ce sont les événements qui ont poussé les jeunes à s’engager en masse.

Les textes ont été regroupés en un sommaire, allant du vécu local au lointain des prisonniers en passant par les mouvements du maquis ...

L’ensemble pourrait s’organiser ainsi (en reprenant l’intitulé des panneaux et les thèmes abordés dont l’articulation à l’intérieur des parties pourrait évoluer en fonction de nouveaux apports) :

I. VIVRE EN GUERRE :

-  cachette, débrouillardise, entraide
-  du blé au pain
-  s’approvisionner
-  méfiance au quotidien
-  menus faits de résistance

II. LES JUIFS

III. CHANTIERS DE JEUNESSE

IV. LES MAQUIS :

-  du refus du STO à l’organisation des maquis
-  la vie quotidienne
-  événements locaux
-  maquis, actions diverses.

V. PRISONNIERS :

-  dans l’attente des prisonniers
-  prisonniers allemands
-  prisonniers de la Viscose à Vals
-  Marcel Vignal, prisonnier en Allemagne de Juin 40 à avril 45

Des contenus ont aussi été précisés pour le fil rouge. Il s’agira, à partir de cet exemple très local de la vie quotidienne sur le Plateau de Vernoux pendant cette période mouvementée de notre histoire, de mettre en évidence les facteurs permettant d’éclairer les prises de position des personnes, l’esprit de solidarité ou de mercantilisme dont elles ont fait preuve, leur engagement ou non dans la Résistance ... ceci afin de comprendre le fonctionnement de cette micro-société, ses choix pour tenter de défendre ses enjeux et préserver son équilibre.

Le choix (effectué collectivement) de terminer l’ouvrage sur les témoignages de prisonniers ou relatifs à eux, français ou allemands mis en parallèle, récurrents sur toute la période, devrait apporter un éclairage tout particulier sur notre humanité capable du sordide et de l’horreur comme de la plus grande générosité. De plus, le regard des prisonniers, enfin de retour, sur le quotidien de nos campagnes après la guerre, en dit long sur l’implication de chacun.

Par delà les années il continue à nous interroger quant à la transmission des valeurs qu’ils ont défendues. Il nous met devant nos responsabilités quant à la liberté (si chèrement acquise aux dépens de millions de vies humaines) dont nous jouissons aujourd’hui et sur laquelle nous nous devons de veiller par respect pour leur mémoire.

Sylvette Béraud-Williams

NB. De nouveaux entretiens ont été planifiés, et une date déterminée - le 6 avril de 17 à 20h, pour l’intégration dans le sommaire du livre des apports de ces nouveaux entretiens.

Ont participé à cette journée dont un enregistrement vidéo a été effectué : Sylvette Béraud-Williams, Nicole Chaudier, Jacqueline Cimaz, Robert Combe, Henri Constanty, Geneviève Gréco, Fatima Mana, Anne-Marie Maria, Paulette Vignal (avec l’aide technique de Michel Cimaz).

En fin de journée, une utilisation rapide de la « grille d’évaluation de la participation » a permis de relever à chaud la richesse des interventions et de constater la qualité du travail du groupe au niveau de la conception même du livre, de l’organisation de son sommaire et la planification du travail ultérieur. En d’autres termes : la richesse des apports de chacun, la qualité du travail d’équipe et la disponibilité offerte par le professionnalisme de Sylvette Béraud-Williams ont permis d’aboutir collectivement à cette première ébauche de structuration unanimement appréciée par tous les participants.



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Résistances

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Le spectacle théâtral du 29 juillet 2006 aux orgues éoliennes intègre une dimension ethnologique, historique et aussi commémorative avec le dépôt d’objets évoquant pour chacun -d’une manière ou d’une autre - l’idée de résistance.


Les objets proposés sont divers.

La publication d’un album devrait réfléter et faire connaître ce patrimoine collectif.





Cependant la lettre de M. et Mme Schlenker reçue par le Maire le 2 juillet (voir mairie) prend une importance toute particulière.


M.Schlenker et sa soeur ont été cachées chez Lydie Chapus avec leur mère. C’est celle-ci qui a demandé la Médaille des Justes pour Lydie Chapus, André Péatier et André Chave.


M.et Mme Schlenker étaient présents le 29 juillet.


Voici de très larges extraits du courriel reçu.

"C’est effectivement un heureux hasard qui regroupe sur un mois et demi seulement :

a) l’inauguration par le gouvernement français du Mur des Justes, à Paris b) la visite que nous y avons faite et au cours de laquelle j’ai pris les photos que vous avez incorporées dans le site web des Rias, et c) votre manifestation théâtrale du 29 Juillet.

Nous ne pouvions imaginer la résonance que recevrait ainsi notre lettre...

En réponse à votre lettre :

1. Oui bien sûr, j’apporterai une version grand format de la photo reproduisant la plaque du Mur des Justes qui concerne Lydie Chapus, André Chave et André Péatier, comme vous le suggérez.

2. Nous envisageons aussi, comme contribution à la collection d’objets que vous proposez, une image de nos trois enfants, avec l’indication de ce qu’ils font actuellement . Ce serait une façon de montrer, même si c’est évident, qu’avoir sauvé des vies aura permis à d’autres vies d’apparaître - et de plutôt bien servir, je crois, la France. Cela vous paraît-il approprié ?

3. Nous serions très heureux si nous pouvions contribuer d’une façon ou d’une autre aux panneaux pour le Musée Départemental de la Résistance en Ardèche et de la Déportation ; nous sommes ouverts à toute suggestion.

Notre mère est décédée en 1996, et elle avait une certaine réticence à évoquer ses souvenirs des années de guerre. Notre tante Paulette, qui partageait l’aventure, est décédée avant. J’étais, pour ma part, tout petit (je suis né en 1940). Reste ma soeur Eva, qui pourrait peut-être retrouver en elle-même des souvenirs.

Par ailleurs, j’ai plusieurs questions :

A. Je sais que Lydie Chapus est décédée. Il me semble que André Péatier était déjà décédé en 1979, lors de la cérémonie d’attribution (à laquelle je n’assistais pas, car j’étais en mission à l’étranger) de la Médaille des Justes, et que celle-ci avait été remise à sa veuve. Il me semble avoir appris qu’elle aussi est décédée ; est-ce exact ? Son frère (Jojo ?) est-il encore là ?

Et qu’en est-il d’André Chave ?

B. Parmi les photos retrouvées actuellement par ma soeur Eva ou moi, aucune ne correspond à la période de la guerre. Un nombre respectable de photos a été pris lors des visites amicales que nous faisions à Jurusson et autour toutes les quelques années, le plus souvent avec notre mère. Parmi celles-ci, la photo ci-dessous représente notre mère avec toute une famille, avec laquelle les relations étaient manifestement très amicales, mais dont je ne me rappelle pas le nom. Pourriez-vous SVP m’indiquer de qui il s’agit ?

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Là nous avons eu des éléments d’identification : il s’agit de la famille Risson, dont plusieurs membres seront présents le 29.

C. Il me semble que, sur une photo datant probablement de 1947 environ, on voit, avec notre mère, notre tante, et probablement moi petit garçon, plusieurs des personnes qui figurent, beaucoup plus tard, sur la photo précédente. Est-ce correct ? Et toujours même question : qui est-ce ?

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De qui s’agit-il ?

D. De même, sur la photo ci-dessous, André Chave est entouré de plusieurs personnes. Qui est-ce ?

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De qui s’agit-il ?

E. Le nom, rencontré sur votre site, du Dr Delarbre, m’évoque un souvenir (très vague). Y avait-il aussi un Dr Delarbre à Vernoux durant la guerre ?

F. Bon nombre de résistants ont aussi contribué à notre salut, par le ravitaillement, le déménagement d’urgence après dénonciation etc. Certains sont sans doute encore en vie. En rencontrerons-nous le 29 ?

.... Je ne peux terminer cette lettre sans vous dire combien j’ai admiré votre site web. Nous nous réjouissons tous de vous rencontrer le 29.

Bien cordialement"



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La mémoire retrouvée

Exposition de photos de Charles Champ, Intres, début du 20 ème siècle... Du 17 au 28 juin 2006 au Temple des Barraques. Textes de Sylvette Béraud-Williams dans le livre "La mémoire retrouvée"...




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« La maison en pierre de taille résiste aux bourrasques de la vie depuis des siècles... Des générations torchées de misère, ont égrené ses ans, elle a volé des soleils pour se sécher... Au plus fort de l’été, elle sait repousser la sueur, la bouter hors d’elle. Une fraîcheur frissonne les épaules nues sitôt l’entrée, couve les déchirures qui s’alanguissent d’ombre, posant des traces larmées... La demeure boit la bise légère aux encoignures des chambres... Les gens retiennent leur souffle, éclusent la vie à ne pas vibrer le silence ; ils sont d’une autre mémoire. »

Extrait, lu par Jacqueline Cimaz, du 4ème livre de Fatima Mana, en cours d’écriture et qui n’a pas encore de titre... Un roman, une très belle écriture, l’écriture littéraire... Un travail artistique, poétique...

Sylvette Béraud-Williams, une approche scientifique, ethnologique, une écriture documentaire ? Bien sûr, cela va de soi... Mais aussi littéraire ! Une écriture totalement différente certes, mais forte dans sa différence même, dans la densité de l’évocation, comme y invite ce dernier paragraphe du livre :


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Une écriture qui taraude l’image - la photo ancienne- pour lui faire dire le maximum de ce qu’elle peut dire.

Et les images de Charles Champ, savamment mises en scène sont très belles.

En présentant l’exposition et la soirée, Jacqueline Cimaz, Présidente des Rias, rappelle aussi que ces rencontres, ces investigations et interprétations croisées sont au cœur de la démarche des Rias, constitutives de son identité, de sa spécificité :

-   explorations diverses de la richesse du patrimoine humain, de l’Ardèche, du Plateau de Vernoux ou d’un peu plus loin certes, mais à travers ces racines de tout patrimoine humain -il n’est que voir à la bibliothèque les photos de ces Indiens, paysans chiliens pour s’en persuader.
-   explorations actuelles qu’elles soient scientifiques ou artistiques
-   valorisations qui, par l’intervention de professionnels de haut niveau, se veulent en phase avec la recherche et la création d’aujourd’hui, comme pour le spectacle prévu le 29 juillet aux orgues éoliennes.
-   Avec bien sûr l’implication de tous et de chacun, la richesse venant de la diversité, implication aussi bien au travers d’entretiens ethnologiques que dans la création littéraire, plastique ou théâtrale...
-   Implication citoyenne toujours, enracinée dans des valeurs nourries par les résistances de ce Plateau : pour la liberté de conscience, avec les Résistances Huguenotes, pour le respect de la légalité avec le refus du Coup d’Etat de 1851, pour la liberté tout court avec la résistance -1939-1945, sans oublier, les résistances pour l’égalité, l’identité, le respect de la personne - le "chacun compte pour un", de nombre d’ « enfants de l’assistance » - et d’ailleurs, la résistance à la désertification, pour vivre au pays et que vive ce pays, par transformation sur place notamment, la résistance à la perte des savoir-faire, de la langue occitane, ce patois avec ces mots et ces concepts, par leur valorisation artistique,
-  et par ce travail si particulier d’exploration, de valorisation et de communication que mène Sylvette, tressant le professionnalisme, la création et le militantisme.

Sylvette Béraud-Williams a ensuite explicité sa démarche : pas d’entretiens ethnologiques au sens scientifique du terme, mais un long processus d’interprétation, de la lecture approfondie de chaque image au suivi des personnes et des cadres d’une photo à l’autre, en passant par les rencontres avec les familles, la recherche historique, avec "l’indépendance" d’Intres, l’accident du viaduc (le pont du malheur), l’interrogation patiente des archives... Et puis aussi, l’investigation littéraire, où "la fiction est parfois plus vraie que le réel"...


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Elle a interprété quelques photos, évoqué les pratiques et coutumes de l’époque, ces mariages conclus avant le départ à la guerre de 14, ces photos réunissant une famille avant sa dispersion, lu de ses très beaux textes comme celui qui fait face à la photo sous la treille ou "les mains"...


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L’intervention s’est terminée par des échanges avec le public qui auraient pu durer très longtemps tant la matière était riche...

Puis Alfred Champ, petit-fils de Charles Champ, a expliqué la découverte de ces photos, dans un grenier, et son travail de "sauvetage", les recherches généalogiques effectuées par sa famille...

Une soirée riche et dense, à prolonger par la visite de l’exposition, aimablement prêtée par l’Association du Patrimoine Vivarais-Lignon, et la lecture de "La Mémoire retrouvée", bientôt à la disposition des lecteurs de la Bibliothèque Municipale de Saint-Apollinaire-de-Rias.




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Après le vernissage, la vie de l’exposition s’est poursuivie, avec un public très intéressé, de riches échanges, et trois nouvelles adhésions à l’association...




Par ailleurs entre les visites, de brèves réunions de travail ou d’échanges ont permis d’enrichir ou préciser les divers projets...




Des témoignages inédits et poignants comme celui de Mme Barallon sur la mort de son frère, résistant, la recherche d’un passé local dramatique et mystérieux par Nicole Chazel...




Bref, en dehors de son contenu dense et riche, de son intérêt propre, une exposition qui encore une fois, a permis de plus, aux marges, un travail de mémoire et d’échanges, dense, fructueux et irremplaçable pour la vie de l’association...





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Entre fatalisme et résistance, Mémoires de la Résistance 1939-1945 sur le Plateau de Vernoux

L’exposition, ouverte du 30 septembre au 15 octobre puis réouverte suite aux demandes les 30 et 31 octobre et d’autres jours sur rendez-vous en novembre, a accueilli plus de 400 visiteurs au temple des Baraques.

Le jour de vernissage, Sylvette Béraud-Williams, ethnologue et auteur, qui a réalisé les entretiens et organisé le travail de classification, l’interprétation et la réalisation des panneaux, a présenté sa démarche de travail (document téléchargeable avec description de l’action)

(JPG) La présentation d’extraits d’entretien, a permis pour beaucoup la découverte des témoignages, souvent en partie ignorés par les familles. Des jeunes ont ainsi étaient intéressés et émus par cette rencontre inédite avec le grand-père...

Les « auteurs » des témoignages ont pris du recul avec leurs dires. Des discussions et approfondissements ont eu lieu, notamment lors de mise en présence de témoignages divergents sur de mêmes évènements.

Par ailleurs, outre les affiches qui situaient les récits dans le contexte de l’époque, diverses manifestations ont permis d’élargir celui-ci.

-  La présentation par Arnü West, dessinateur et auteur, de sa démarche de travail pour la création de la bande dessinée qu’il prépare sur la période de la seconde guerre mondiale, a été très instructive. Lors de sa sortie, une présentation publique sera faite.

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-  La découverte, grâce à Jean-Louis Issartel, historien, du cédérom sur la Résistance en Ardèche du Musée Départemental de la Résistance en Ardèche et de la Déportation (implanté au Teil), a révélé de nombreux outils et les voies d’accès pour les utiliser, et aussi des épisodes plus ou moins connus de l’histoire départementale. L’équipe réalisatrice du cédérom a fait part de son désir d’y intégrer une grande partie des informations et documents que nous avons recueillis.

-  L’exposition de photos du lycée du Cheylard sur Auschwitz qui s’est tenue à la bibliothèque municipale avec une présentation de livres sur la période, a conféré une autre dimension à l’exposition, d’autant qu’il a été possible de visionner le DVD réalisé par les lycéens et présenté avec sobriété par Marielle Rochier, élève de terminale. Le témoignage en fin de présentation, d’Henri Constanti, ancien déporté de Mauthausen qui nous a confié le récit écrit pour ses enfants, et a fait don à la bibliothèque municipale d’un ouvrage sur la déportation, a été particulièrement émouvant.

(JPG) L’exposition a ensuite été présentée quelques semaines à Privas, au CDDP. Après toilettage, elle devrait aussi être accueillie au Teil.

Des suites paraissent en effet nécessaires pour préciser les témoignages, en recueillir de nouveaux - alors que les témoins vieillissent, approfondir les points de divergence, mieux préciser le contexte national, situer par des photos actuelles le point de vue des témoins, approfondir la synthèse et l’interprétation, dégager et cerner de nouvelles hypothèses.

D’où le besoin de développer conjointement, par des voies éventuellement différentes mais complémentaires, la valorisation des données recueillies et de nouvelles investigations sur la mémoire, les valeurs, l’héritage et ses utilisations...

L’intervention de Sylvette Béraud-Williams

Commission collecte

La commission réunie le 18 mars a travaillé avec Sylvette Béraud-Williams pour définir la suite des travaux à effectuer dans le cadre de l’opération "Entre fatalisme et Résitance : mémoires de la période 1939-1945 sur le plateau de Vernoux".

Des perspectives ont été dégagées, et plus ou moins classées et ordonnées. Leur mise en oeuvre dépendra des moyens disponibles, des ressources propres de l’association à l’octroi de tout ou partie des subventions demandées.

Compte-rendu exhaustif de la réunion, téléchargeable ci-dessous.


Collecte ethnologique

La commission est animée par Sylvette Béraud-Williams, avec Geneviève Gréco et Paulette Sanchez. Elle a travaillé sur les savoir-faire ruraux, les moulinages, les résistances huguenotes, et, surtout sur les mémoires de la période 1939-1945 sur le plateau de Vernoux .

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