Les Rias
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Plaidoyer pour le virtuel
Les pieds dans la terre, insuffler dans l’écriture des ressources apprivoisées du numérique, comme ce lien de rien du tout [1] qui change tout [2] ; une culture qui s’enrichit et se diversifie, l’implication croissante des uns et des autres, une fracture numérique qui se grignote puis se dépasse, une lecture pont, passerelle, arrimage et même ancrage à piliers décidés de réseaux [3] pour orienter les flux en connaissance de cause, cause connue, entendue. Appréhender les Mouvances pour les sauver... Cette inestimable ouverture du Net... Utiliser la plasticité de la publication en ligne [4]pour lancer un « texte » sans attendre, puis le reprendre, le transformer en gardant pour d’autres parcours ses strates sédimentées - biffures, rebiffures [5], ratures vivantes en plus qu’éloge, foisonnement d’un langayage qui sort du texte pour mieux y retourner... l’imploser... Quand on a goûté du bout des orteils à l’écriture transmedia... Pour le moment ça réactualise à tour de bras, pour réparer un oubli, ou parce qu’on préfère un autre mot ; quand en rajoutant une passerelle Marie des Ponts recompose une structure puis deux, en parallèle ? Divergentes ? Articulées ou articulables ? ![]()
Un petit réseau rural d’Ardèche profonde passe-murailles où de l’universitaire au non-lecteur qui y trouve sa voix, chacun fleurit nœuds et mailles, de chou qu’a bu l’arquebuse, en occitan-d’ici, aux emprunts cendriers bretonnants de Brocéliande en passant par ru de Vaussèche - bruits d’eau à opacité réduite laissant entendre pas de chevaux sur sol gelé. [6] Opposer le livre au virtuel, la vie au virtuel ? Ce dit virtuel n’est-il pas depuis la naissance de la photographie et du cinéma - et depuis x siècles, du théâtre - domaine de l’imagination, de l’anticipation, de la simulation, pourvoyeur de ces médiations symboliques constitutives pour Vygotski de la personnalité, de ces ressources pour l’imagination - l’analogie ! - indispensables à la création scientifique ou artistique. De la baignoire d’Archimède à l’habillage de la Maja de Goya, de la robe-montagne des Vierges de la vallée de la Colca au guidage des armes les plus sophistiquées, le virtuel n’intervient-il pas dans la vie ? Ne serait-il pas, avec le langage lui-même, constitutif de l’hominisation ? Est-ce la question du virtuel en lui-même que posent le développement et la puissance des technologies de l’information et de la communication alors que le théorème de Gödel n’est toujours pas dépassé, ou celle de l’appropriation et de la maîtrise citoyennes des choix technologiques, scientifiques et artistiques ?
La frilosité, le renfermement en tour d’ivoire, même végétale, ne risquent-ils pas de faire du dit virtuel une chasse gardée payante interdite à des milliards de manants ? [7] De Patagonie, la réponse parait évidente, comme d’un tout petit territoire d’Ardèche porté par des siècles de lutte pour la liberté de conscience. Gardez réseaux ouverts ! Ophelia Escriu-i-Num’Llul
[1] par exemple, "http://www.lesrias.fr", en 4ème de couverture [2] compléments d’information apportés, contexte de l’écriture et de la publication, situation de l’auteur, du groupe... [3] piliers comme Homo Numéricus de Marin Dacos, Marin Dacos ou encore Le Cleo , LaFeuille de Guilhaud, , "Réinventer les livres, les magazines et la presse à lère du Numérique... et, Kaplan citant les apprentissages du robot-chien de Sony , Kaplan et son blog , ou ses projets de recherche , Alain Giffard , les recherches sur "Ecriture et Hypermédiations numériques" de Jean Clément et l’équipe du Laboratoire Paragraphe... [4] cf les "mises à jour pssibles sous Calaméo [5] cf Jean-Pascal Dubost "Je biffe et me rebiffe" in "Langueyer", ed. Dumerchez, 1999 [6] C’est au gué de Vaussèche qu’a été arrêté Pierre Durand, trahi par le bruit des pas de son cheval sur le sol gelé [7] Ce qui rejoint ce qu’écrit Alain Giffard au sujet de la lecture numérique, de ses conditions ? de qualité et de son apprentissage...
Ouvrez - ouverture, ouvrage, oeuvrer...
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« Ouvrez », ou
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de Liminaire à Ouvrez, itinéraires critiques et décapants...
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Lectures à faire et, pourquoi pas, écritures...
Ressassez, et, s’extraire, comme ce week-end avec Bontzolakis, on parlait d’Escher, l’imperceptible-irrépressible différence et pour l’appréhender, la nécessité d’être ailleurs... [1]
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Circuits fermés qui bouclent... Circuits fermés qui bouclent... Métamorphoses à lire d’en haut, aux risques d’un survol, comme lignes de Nazca...
[1] "Gödel, Escher, Bach : les brins d’une guirlande éternelle", (1979), Douglas Hofstadter, Prix Pulitzer. Réédition française, Dunod, 2000. _
Quand l’actualité montre combien la réflexion autour d’un Media en quête d’identité était urgente.
Media en quête d’identité : un projet répondant à un besoin de comprendre dont l’actualité, avec le récent remplacement de la Direction du livre et de la lecture au ministère de la culture par un directeur général des médias et des industries culturelles, montre combien il était urgent. « Par décret du 15 novembre 2009, la Direction du livre et de la lecture au ministère de la Culture est purement et simplement liquidée. » peut-on lire sur le site de François Bon. ![]()
Formulation officielle : la référence au directeur du développement des médias et au directeur du livre et de la lecture est remplacée par la référence au directeur général des médias et des industries culturelles. « Se rendent-ils comptent de la gravité de ce qu’ils commettent ? » demande François Bon ? « Qu’est-ce qu’il peut rester, comme politique digne du livre et de la lecture, dans cette liquidation ? Que va devenir le CNL, devenu probablement EPCC (et qui finançait tout ce qui restait d’un peu courageux dans l’édition de papier, côté création...) »
« Triste boutique, la France. » écrit François Bon ce 16 novembre 2009
Nous ne pouvons que vous inviter à lire cet article qui montre à quel point notre besoin de réflexion concrétisé dans le projet Fête de la Science 2009 « Media en quête d’identité » était fondé par une légitime inquiétude.
La fausse alternative entre le tout numérique ou le rejet systématique du numérique n’a-t-elle pas réduit à la portion congrue l’espace où aurait dû et où doit encore se déployer un nécessaire débat citoyen sur le livre ?
Un article IV qui n’est que peu rassurant : « Le directeur général des médias et des industries culturelles est assisté d’un directeur adjoint qui peut être chargé du livre et de la lecture ou des médias, ainsi que d’une mission transversale au sein de la direction générale. »
Nous avons reçu un message des Amis de Jacques Brémond nous invitant à lire sur le blog de François Bon cette première réaction à la disparition annoncée de la Direction du Livre et de la Lecture et demandant « Quelle sera la prochaine étape ? »
Un message dont le sujet est "Adieu au livre". Jacqueline Cimaz
Aller vers les gens au quotidien
C’est une démarche permanente des Rias, qui soutend certains projets, mais est surtout, plus largement, un comportement normal des Rias...
Pour ce faire, la présence de nos publications au plus près des gens, lors de journées du livre et autre forum, ou tout simplement, au marché, comme à Vernoux... Comme l’écrit Fatima Mana, qui sait de quoi elle parle :
Les publications riassoises font leur marché Chez nous, le jeudi est jour de marché comme celui du dimanche pour le repos. Comme tout marché, il y a le rituel à respecter de la place attribuée par le placier local. Une fois acquise, l’installation pose sur le trottoir son étal. C’est une belle occasion de parler de l’association. Le temps se repose et prend le temps par la conversation. Fruits et légumes, méthodiquement alignés, frôlent les arc-en-ciel chatoyants des stands et se mélangent au va et vient passant. Sporadiquement s’arrête les bonjours d’une conversation sur le temps qu’il fait. Certains à l’affût de nouveautés s’informent sur les dernières parutions de l’association. A la croisée des uns et des autres, les présences finissent dans un amas volubile. La conversation s’engouffre, s’anime et rassemble « pays » et touristes. Une belle occasion de partager les couleurs de l’été.
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Et puis, il y a le site, [1], la Bibliothèque (domaine du site http://www. saint-apollinaire-de-Rias.fr) les courriers et courriels, le petit journal, les expositions du type "Nos adhérents et amis s’exposent", permettant de dialoguer avec des jeunes, autour de leurs recherches, de leurs créations, mais aussi de valoriser le travail plastique sur l’image effectué dans le cadre de l’expérimentation B2i Adultes. Vendredi 19, des créations numériques, mais aussi des photos nemériques seront exposées...
Et puis, bien sûr il y a nos affiches (appelées "visuels" ) à propos desquelles Fatima Mana a également ecrit un texte.
Campagne d’affichage. Un des temps essentiels de l’association et de recourir comme toute autre structure à l’affichage de ses animations. Tout au long de l’année, les vitrines du Canton étalent l’information. Portes poussées, carillon bercé, le commerçant pose son travail et sort de derrière ses rayons, un sourire en écharpe pour nous accueillir. A peine ressorti que déjà les affichent fleurissent les vitrines et se prêtent au défilé passant. Couleurs et graphismes longent les trottoirs, rencontrent les regards, amusent les yeux, égayent les lieux. L’écho de l’info suit un instant le pas passant, infiltre sous les paupières l’animation programmée au milieu des bruits de la vie. Une trace de peut-être se pose sur l’invitation. L’implication commerçante va bien au delà de la gentillesse du geste. Elle est un pilier pour véhiculer aux regards déployés, un tambourinaire des rues, un intermédiaire relais de ce qui se passe dans notre ruralité.
L’association dont le nombre d’adhérents croît toujours, est ouverte à tous... les échanges sont riches et enrichissants pour tous...
Profitez de ces occasions pour vous renseigner, donner vos idées, échanger, proposer...
[1] Les Rias : http://www.lesrias.fr LES SITUATIONS DE PRECARITE AVANT LA REVOLUTION
Dans son livre paru en 2008, Jean Nicolas [2] recense tous les mouvements populaires de rébellion et décrit la formation d’une conscience sociale sur près d’un siècle et demi, après la Fronde, alors que se renforce l’absolutisme. Des rébellions qui annoncent et expliquent la Révolution de 1789.
Sous l’Ancien Régime, la classe paysanne et la majorité des habitants des villes vivaient dans une précarité constante, écrasés par les impositions, les corvées, les taxes diverses de la part des seigneurs, du roi, du clergé. La situation change au 1 8è siècle : « les conditions de la vie matérielle se sont améliorées ; démocratisation du bien-être, meilleur logement, nourriture diversifiée, bien vêtu, multiplication des écoles, mais profite à une frange de la population capable de se hisser en une génération aux marches inférieures de l’escalier promotionnel. La situation des autres tendait à se dégrader. L’errance, la mendicité y gagnait du terrain. La marginalisation guettait en permanence. » La majorité des rébellions provient de la précarité dans laquelle se trouvent les gens du peuple, dans une recherche de liberté, de dignité, les amenant à un refus des pouvoirs et de la société telle qu’elle est constituée. On peut trouver plusieurs causes aggravantes à cette situation, indépendantes du pouvoir et qui augmentent la précarité : • le changement climatique, la période de grand froid qui sévit aux 17è et 18è siècles : les fleuves pris dans la glace, les arbres et les céréales gelés provoquent la famine, • les épidémies et en particulier la peste qui sévit à plusieurs reprises et oblige à l’isolation des villes et villages, provoquant un manque tragique de nourriture.
Les situations de précaritéLa lourdeur des impôts et des taxes Leur énumération est impressionnante et suffit à expliquer l’angoisse des citoyens :
Cela place le petit peuple dans une situation désespérante et en état de grande précarité.
De plus en plus souvent, les nobles, les magistrats et le clergé donnent raison aux révoltés.
Les famines C’est certainement la cause de rébellion la plus violente. Le pain est considéré comme un aliment sacré. Le droit au pain est le premier droit naturel. Ce sont les femmes qui se révoltent lorsqu’elles ne peuvent plus nourrir leurs enfants. Elles font comprendre à celles qui se résignent qu’elles veulent faire changer la situation pour le bien de tous. Leur désespoir est tel qu’elles disent préférer mourir, elles et leurs enfants, et même être pendues plutôt que de mourir de faim. Leur exaspération est telle qu’elles en arrivent à proclamer « tuez les riches ». Les famines provoquent une hécatombe de morts analogue à celle de la peste. Ces émeutes de subsistance s’opposent en priorité à la cherté, aux accaparements, au transport et au départ des grains. Les émeutes sont plus fortes dans les villes que dans les campagnes, bien que la masse paysanne constitue 82% de la population. De 1692 à 1697, en raison de froid et des achats massifs de grains pour les guerres, les prix montent et les cimetières se remplissent. En 1709, de nouveau, le froid : les boulangeries, les convois de céréales sont pillés. De 1764 à 1775 s’étend « la guerre des farines » qui provoque une insurrection générale. Les émeutes se multiplient jusqu’en 1789, souvent appuyées par le clergé et les notables.
Les mendiants et vagabonds Dans ces conditions, le nombre de mendiants ne cesse d’augmenter. On procède à des arrestations et, en 1714, une déclaration royale les envoie aux colonies pour défricher les terres ! Il y aurait eu aussi des enlèvements d’enfants. Des gravures reproduites dans le livre montrent ces pauvres en guenilles errant dans la nature ou emmenés à l’hôpital. En 1764, on crée des dépôts de mendicité qui sont dans un état lamentable. Il se produit aussi des révoltes dans les prisons et les hôpitaux.
Les conflits du travail On retrouve des revendications analogues à celles d’aujourd’hui. Elles concernent l’emploi, les salaires, la liberté du travail. Il s’ajoute que l’Etat est un très mauvais payeur, les grèves se multiplient. Il y a antagonisme entre les maîtres qui ont leurs organes de concertation ; les jurandes et les ouvriers réunis en compagnonnages ou confréries, organes d’entraide et de secours. Les années 1780 sont particulièrement tumultueuses. On retrouve dans le conflit qui atteint la grande Fabrique de soie à Lyon des propos très habituels : « quand on ne considère les ouvriers en soie que comme des instruments mécaniques nécessaires à la fabrication des étoffes ou comme des animaux domestiques que l’on entretient que pour le bénéfice que leur travail procure, toujours faudrait-il leur accorder la subsistance. » et les négociants répondent : « la plus grande grâce qu’on doit faire aux ouvriers c’est de les gouverner avec fermeté et justice. Ils doivent dépendre de nous pour que nous les fassions travailler et ne pas nous assujettir par des lois tyranniques »
La persécution contre les Jansénistes puis contre les Protestants a des conséquences sur la précarité. Les interdits, les combats, l’obligation de fuir ou se cacher, les dragonnades, créent une vie angoissante. Ceux qui ne peuvent fuir, faute de finances, doivent supporter toutes sortes de contraintes, avec la peur du lendemain.
Lutte pour la liberté et la dignité Tandis que se multiplient les rébellions, le roi aggrave la situation. Il y a le racolage des soldats, le logement des gens de guerre, une tutelle royale sur les forêts qui interdit de ramasser du bois ou d’y mener les troupeaux pour diminuer la misère. Une opposition à l’appareil répressif de l’Etat se renforce d’autant plus qu’à la fin du règne de Louis XlV, les prélèvements financiers augmentent. Après la mort de Louis XlV, les violences urbaines, les frondes de la jeunesse, les révoltes dans les campagnes se poursuivent, les aspirations du peuple ne sont pas davantage prises en compte. « Le désenchantement grandit jusqu’à la rupture du lien sacré » ( avec le roi). On assiste à « l’émergence d’une volonté collective » et à des rébellions devenues « hautement politiques ».
On retrouve dans les cahiers de doléances rédigés par les communes toutes les revendications des citoyens pour sortir de la précarité.
[1] Publié, avec le concours du CNL par le Seuil en 2002, réédité en novembre 2008, par Gallimard, Collection : Folio Histoire [2] Jean Nicolas, au cours d’une conférence très fouillée, prononcée à l’initiative des Rias pour un public local ou intéressé par le passé d’ici, avait extrait de ce livre ce qui concernait Haut et Bas-Vivarais et brossé une étude comparative des mouvements rébellionaires dans le nord et le sud de l’Ardèche. Le texte intégral de cette conférence est téléchargeable sur le site au bas de l’article rendant compte de cette conférence.
Du partage au Participatif, où Les Rias à la journée DP du CLD...
« Montrer, en actes, comment la conquête de l’initiative participative en association est le fondement d’une participation citoyenne à tous les niveaux de la vie publique - et d’une participation de la population dans toutes ses composantes... » Jacqueline Cimaz
Dans le cadre de la journée Démocratie Participative, organisée par le groupe « Culture et Démocratie Participative" du CLD, des représentants de l’association « Les Rias », sont venus présenter leur cheminement au sein de l’association : un espace où se vit l’échange et le faire ensemble. Pour la mise en débat de l’après-midi, il fallait du concret qui colle à la réalité vécue d’une démocratie participative et si il y a bien un lieu où elle se vit et se revendique, c’est à l’association « Les Rias ». Paulette, Geneviève, Hélène, Marie-Claude et Christophe sont venus participer au CLD et témoigner ou représenter le fonctionnement participatif de leur association. Une mobilisation locale qui active le principe de la Démocratie Participative en impliquant le plus grand nombre. Emanant d’une logique de territoire, la capacité à vivre la Démocratie Participative tout en se demandant - qu’est-ce-que la DP ? une question en constante évolution - s’appuie sur des socles actifs tel que l’associatif où se vit une culture de la participation et se fabrique le lien social.. Fatima Mana
Une rencontre vivifiante
Plus précisément ce sont les actions liant le travail de socialisation des publics en difficulté avec la valorisation et la réhabilitation du patrimoine local qui l’intéressent, donc les questions de lien social, d’intergénérationnel, d’identité,de mixité sociale... Elle s’était fort heureusement déjà renseignée sur le travail des Rias par le biais du site...
Nous l’avons donc invitée à partager la réunion "patois", plus parlante qu’un exposé - un bel exemple de mixité sociale, plus ou moins intergénérationnel, où les gens refusent le scolaire et font quelque peu revivre les veillées d’autrefois. Une forte évocation d’un rural parfois un peu idéalisé, mais de solidarités réelles et de valeurs partagées. Et surtout une blessure vécue par tous avec l’interdiction de la langue maternelle et donc de la culture familiale et locale, et leur dévalorisation. Une école et le scolaire, peut-être voie d’ascension sociale mais au prix de cette condamnation et interdit de la culture familiale. Certaines ont découvert le français à cinq ans en entrant à l’école et l’ont appris à force de punitions. Il y a eu aussi la dévalorisation des parents qui en découlait comme en témoignait Alice Juston il y a quelques année relatant la remarque faite à sa mère par l’institutrice, devant elle, qui, plus de soixante ans après s’en souvenait "comme si c’était la veille" :" mais que tu es sotte, ma pauvre, de parler en patois à ta fille"... Une honte... Condamnation de leur culture et des parents et du coup interdiction de fait d’une réussite scolaire qui dans ces conditions ne pouvait être qu’opposition et transgression vis-à-vis de cette culture... La langue maternelle fait partie du patrimoine, est à la base d’un patrimoine à réhabiliter, tant de choses à transmettre qui n’ont pas d’autres mots pour les dire. Et on peut se demander si la revendication du "patois" en opposition à la réticence parfois perçue vis-à-vis de l’"occitan" et de son enseignement ne vient pas de l’impression d’une prise en charge insuffisante dans l’intérêt pour la langue de cette dimension patrimoniale et de la violence culturelle, symbolique et affective subie. [1] Donc avec le groupe patois on était dans le vif d’un sujet abordé paradoxalement par les contradictions sinon opposition entre patrimoine et insertion, puisque pour des générations le prix de l’insertion a été le refoulement, l’auto-censure, le renoncement à la langue, un vecteur essentiel de transmission patrimoniale. Quelque chose que quelque part, le groupe, dans ces rencontres, essaie de réparer. Une démarche à laquelle depuis de longues années les émissions de Jojo et Gégé sur RDB [2] ont donné sens et légitimité. ![]()
Cela étant, il y a en même temps dans le groupe des relations entre insertion et patrimoine plus conformes à ce qu’on en attend aujourd’hui, à partir justement, de l’identité commune qui se développe, des valeurs partagées, du lien social. Les valeurs d’entr’aide, de solidarité [3], font partie de ce patrimoine, liées à celles de résistances -civiles ou armées - le "Résister" de Marie Durand, les luttes pour la liberté de conscience , avec les assemblées secrètes, les caches pour Livre et gens, et la lutte armée contre les Dragons, la résistance pour survivre aux galères, puis quelques siècles plus tard, la résistance à l’occupation, la cache des Juifs, la résistance aux réquisitions, au STO, le maquis, les sabotages... sans compter ce NON unique par la voie des urnesau Référendum-plébiscite de 1851, quand l’Ardèche était en état de siège... Il y a aussi la résistance à la désertification, à la fermeture des moulinages, scieries, commerces, des exploitations agricoles... et son pendant, la valorisation des savoir-faire qui y étaient liés [4]...
Lors de la réunion restreinte [5] qui a suivi le traditionnel goûter d’après patois, nous avons essayé de répondre aux questions. Nous avons ainsi évoqué :
Bref retours et explicitations quant aux choix, aux objectifs, aux analyses d’un travail de plusieurs années, aux questions posées et qui se posent... Une notion sur laquelle on aurait pu insister davantage, celle d’"intellectuel collectif" [12], qui cristallise à la fois un patrimoine commun et les questions, les essais de manières de le faire vivre, le renouveler, de créer ce qui sera le patrimoine de demain... [13]
Après cette synthèse d’étape impromptue et quelque peu improvisée succédant au moment de vie du patois, une visite au Carrefour des Résistances où la création de Régine Raphoz a si bien su entendre et traduire les demandes avec sa force, sa simplicité et sa polysémie. Une oeuvre appréciée par Aline Bilher, étonnée de trouver une oeuvre d’une telle qualité, là en pleine campagne [14]... Puis un passage aux orgues, ou aux vestiges de ces orgues à restaurer ou reconstruire ou restaurer et reconstruire... mais qui aussi cristallisent une démarche et un travail...
Bref trois temps complémentaires portés par la qualité d’éocute et le savoir d’Aline Bilher qui a aussi une formation d’archéologue...
Nous avons plusieurs fois invité des doctorants à venir travailler avec nous. Une offre que la fécondité de cette rencontre incite à renouveler... Une rencontre vivifiante.
Jacqueline Cimaz
[1] Le catalan a connu, outre Pyrénées, une résistance et une renaissance éclatantes après des décennies d’interdiction et répression franquistes. Mais c’était l’ennemi qui avait interdit la langue et la culture. Ici, l’école ne pouvait être l’ennemie d’autant que ses apports, et notamment ces textes que les anciens se font encore un plaisir de réciter, étaient appréciés de tous. Donc une situation beaucoup plus ambigüe qui peut expliquer le rejet constaté du "scolaire" par le groupe. [2] Radio des Boutières [3] le coup de main d’une ferme à l’autre pour les gros travaux, le prêt de matérial... [4] qu’on ne peut souvent dire qu’avec des mots "patois", les mots pour les nuances n’existant pas en français... [5] avec Fatima Mana donc et Aline Bilher [6] integrer des dits "sans voix" aux activités culturelles en organisant les situations pour qu’ils puissent se construire des outils facilitant l’intervention dans la vie publique... Créer des situations concrètes pour qu’ils puissent se déplacer... [7] CLD-ValDAC, Réseau régional Démocratie participative, Réseau des structures Arts Plastiques Départementales... sans compter les abonnements aux lettres d’informations de sites littéraires ou artistiques... [8] ce qui se traduit par l’organisation de programmations-résidences... [9] collecte ethnologique et approche historique notamment ... [10] de manière à ce que même quand le groupe n’est que commanditaire il soit capable de faire passer assez de fort et d’authentique dans sa demande pour qu’elle soit prise en compte par les réponses des artistes, comme pour le Carrefour des Résistances... (ce qui est en cours actuellement avec le projet "Mouvances") [11] "Insertion et patrimoine", n’est-ce pas aussi veiller à ne pas laisser la population en marge de ce qui se construit et sera le patrimoine des enfants et petits-enfants ? [12] au sens de Bourdieu [13] et où on retrouve un questionnement sur le contenu de la démocratie participative qui sera abordé lors de la journée du 16 mai organisée par le CLD ValDAC . [14] une campagne qui pour les anciens étaient aussi peuplée et vivante que le sont maints tissus urbains
Remerciements reçus pour notre participation du 29 novembre
Nous avons reçu en tant que porteurs de projet de la rencontre régionale " pauvreté-précarité, quelle démocratie participative pour quelles transformations ? " les remerciements d’Emilie BRET, directrice de la DPERC, Région Rhône-Alpes, pour notre participation [1] , et une communication de François Auguste, vice président du Conseil régional Rhône Alpes, délégué à la démocratie participative : "Je tiens par ce message à vous remercier très chaleureusement de votre implication, de vos contributions et de votre participation active, qui ont fait de cette journée du 29 novembre un moment fort d’écoute, d’échange et de construction de perspectives, tel que nous l’espérions lors de sa préparation. Le travail participatif qui a été mis en place à cette occasion y est certainement pour beaucoup. La diversité des parcours de chacune des personnes présentes a permis un dialogue foisonnant, avec un certain nombre de témoignages douloureux mais combatifs et constructifs. Ce dialogue a été ponctué, nourri même, de moments festifs, conviviaux et poétiques, particulièrement inspirés. Les décisions que nous avons prises ensemble vont être mises en œuvre, avec vous également, dans les semaines et les mois qui arrivent. D’ici là, vos avis, ressentis, propositions, suite à cette journée, sont les bienvenus. Les rencontres qui ont eu lieu samedi ont été riches, les liens qui se sont noués sont précieux, aussi il ne faut pas hésiter à nous solliciter pour toute question ou suggestion que vous auriez et à poursuivre ce travail en réseau. Dans l’attente de vous revoir prochainement. Bien amicalement." [2] Par ailleurs, le texte intégral de l’allocution de François Auguste, prononcée à l’ouverture de la Rencontre régionale est en ligne sur le site de la Région. ![]()
Nous invitons tous ceux qui auraient des remarques ou suggestions à nous en faire part. Nous rappelons par ailleurs qu’à ce jour nos ateliers, rencontres, et formations demeurent gratuits et ouverts à tous... Et il n’y a personne qui n’ait rien à dire !
Les propositions de François Auguste, Vice-Président de la Région, délégué à la Démocratie participative en réponse à l’interpellation des citoyens :
[1] la présentation de tous les projets, dont celui des Rias en la matière, sur le site régional [2] la mise en relief de certains mots et expressions relève de la rédaction.
A lyon, la mayonnaise a pris !
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Le point de vue de Fatima Mana
Une rencontre particulière avec le monde précaire
Un lieu : le Conseil Régional Rhône-Alpes à Charbonnières, et le Réseau Démocratie Partipative.
Une organisation : la MRIE ( mission régionale d’information sur l’exclusion). Un thème : " Pauvreté-précarité. Quelle démocratie participative, pour quelles transformations ?" Et l’association : Les Rias, bien représentée, avec son projet « Vivre ou survivre : une démocratie participative en prise sur le réel. » ![]()
Ce 29 novembre, la Région invitait le monde de la précarité. Ceux qui la vivent au quotidien, les travailleurs sociaux, les associations et les élus...
Pour cette occasion exceptionnelle, des mots pour la dire ont rencontré dialogue et écoute.
Plus de sept cent cinquante personnes, des salles pleines, un mélange citoyen, des intervenants de tous bords, des témoignages allant de la précarité aux actions menées contre elle, où discussions et commentaires versés aux débats sont partis sur les traces d’une réalité vécue de la précarité.
« Le citoyen pauvre est d’abord un citoyen, pas un pauvre »
Ce constat fait émerger le fait
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François Auguste, élu Régional, vice-président délégué à la Démocratie Participative, débute son intervention en racontant les sans abris, ceux qui meurent de froid et font l’événement quelques secondes à la une des médias. Il parle des logements vacants et sociaux, des élus locaux responsables de la gestion du RMI et RSA. Il salue les réseaux travaillant auprès des précaires, qu’ils soient sociaux ou associatifs. Donner priorité à la parole citoyenne et au dialogue avec les institutions est une de ses conclusions.
En milieu de matinée, des thématiques sont mises en débat au travers de cinq ateliers les représentant. Elles abordent les différentes problématiques liées à la précarité et au citoyen. Ce temps fait émerger de riches discussions autour de la précarité.
L’après-midi, la restitution des ateliers résume les dire de la matinée en débat. Elle débute par l’intervention d’un poète slameur Cocteau /Molotov. Son texte dit la précarité, la porte sur sa voix chaude et résume tous les vécus douloureux de l’état précaire. ![]()
Le groupe Riassois repart avec l’impression d’une journée exceptionnelle où la mise en débat de la précarité, rarement discutée a donné priorité à la parole citoyenne.
Voici quelques unes de ses réflexions : Marie-Claude Gaillard : "Journée très bien, j’ai presque envie d’y retourner ! Ce qui m’a plu c’est que les cas sociaux parlent- ceux qui n’ont pas d’abri. Toutes les questions qu’ils ont posées étaient très bien. ils ont parlé de choses qui étaient vécues. Ce qui est malheureux, c’est que j’ai pas pu parler parce que la misère me fait pleurer.
Christophe Gaillard : "J’ai été touché par ce qu’ils ont raconté sur les femmes battues. Ils ont aussi parlé des salaires pour les jeunes qui travaillent, et de ceux qui perdent leur vie en travaillant à cause de l’amiante, des gens morts dans le froid. il y a si peu de foyers où ils peuvent dormir. ![]()
Jacqueline Cimaz
Pas de mosaïque d’associations ni de juxtaposition de revendications... Mais une vraie rencontre, avec ses disparités, ses spécificités, ses expériences et traditions associatives, ses savoir-faire associatifs, ses sensiblités à fleur de peau et ses côtés Passionaria...
Une vraie rencontre où ça s’est parlé, ou ça a communiqué ou se sont esquissées et développées des solidarités, ou s’est dégagé, affirmé, affermi un faire ensemble multiforme mais cohérent... Nous étions venus avec deux idées forces en rapport avec les objectifs des Rias : La mise en oeuvre de la démocratie participative dans toutes les couches de la société, y compris les plus précaires et pauvres, est un problème culturel majeur qui ne peut se résoudre que par le développement d’une culture de la démocratie participative inédite, construite par les intéressés eux-mêmes, en liaison avec leur propre expérience [1] d’où
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Tout cela est apparu d’une telle évidence au travers d’interventions collectives, préparées, pensées, organisées par les intéressés eux-mêmes que le mieux, pour les professionnels ou ex-professionnels était certainement d’écouter.
Le seul point sur lequel nous aurions pu intervenir concernait la ruralité, ses spécificités, avec des formes de précarité ancrées dans une mémoire collective très ancienne... Mais les participants avaient tant à dire... Une remarquable organisation du Réseau Régional Démocratie Participative et de la MRIE, une très belle réussite qui ne peut être sans lendemains... Ainsi il s’avère pour les Rias que nous prévoyons d’intensifier les ateliers d’écriture sur la précarité, d’une part, et d’autre part, de faire très vite un compte-rendu public de cette journée...
[1] ce qui a été explicité non seulement dans la commission Citoyenneté des Rias mais aussi dans la Commission Culture et Démocratie Participative du CLD-ValDAC à laquelle participent plusieurs membres des Rias.
29 Novembre à Lyon, avec la Région et la MRIE article
Ce samedi 29 a lieu à Charbonnières la rencontre régionale Pauvreté-Précarité-Quelle Démocratie Participative pour quelles transformations ? Si les routes sont praticables, nous y seront cinq.
Nous participerons aux échanges dans divers ateliers ou plénières et devrions présenter :
D’ailleurs qui est sûr à ce jour de ne pas être touché par la précarité ou de ne pas avoir un de ses proches qui le soit ?
Des débats en tous cas qui devraient être intéressants pour tous...
Des planches pour servir de support à l’exposé et au débat :
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C’est la démarche même des Rias ! ![]()
Envol et écriture
A noter dans Envol de novembre - le Journal de la FOL de l’Ardèche, un article qui entre en résonnance avec notre projet "Vivre et survivre"
Fatima Mana, qui sait de quoi elle parle, a écrit un poème à partir de cet article. ![]()
Sur la lancée, elle en a aussi écrit un à partir d’un fait-divers de septembre - le suicide d’une jeune femme, mère de trois enfants, lors de la venue d’un huissier. ![]()
Précarité en débat
En ouverture de la rencontre, Jacqueline Cimaz, présidente de l’association Les Rias présente le projet « Une démocratie participative en prise sur la vie, ou vivre et survivre » élaboré en réponse à l’appel à projet régional ; elle explique la démarche et les actions prévues par l’association.
Un tour de table permet de situer les uns et les autres, en relation intellectuelle ou physique, préoccupés par la précarité ou confrontés à elle, ne serait-ce que par leurs enfants, ou ayant été confrontés à elle à une autre période de leur vie et en étant sortis...
Les participants relatent des vécus de la précarité, exposent leur relation à la précarité, parlent aussi de la société qui fabrique un monde précaire.
La présence parmi les intervenants, de la responsable de l’équipe sociale de 6 cantons (90 personnes) pose un regard lucide et humain sur la précarité. Madame Rauthenberg nous fait partager son confronté professionnel, expose la situation précaire d’aujourd’hui qui se vit dans la ruralité et, en général, avec l’incertitude du lendemain qui contribue à fragiliser l’être (taux de suicide accru chez les jeunes de moins de 25 ans)
Nadège Dallard raconte son approche de la précarité, notamment vécue, et perçue à l’occasion d’une étude pour son mémoire avec l’association ATD Quart-monde. Parle des actions de celle-ci, prenant en compte la personne avec son identité.
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Fatima Mana, auteure précaire, rappelle que la précarité d’aujourd’hui est liée à la crise actuelle et esquisse un parallèle avec d’autres formes passées - similitudes et différences dans l’histoire ... Parle du sentiment d’inutilité dans la société qui alimente la spirale de l’exclusion, où la reconnaissance de soi n’existe plus et fait la part belle à l’assistanat. De ces organismes qui entretiennent la notion de précarité avec la menace d’une radiation, ne prenant pas en compte les difficultés, ne serait-ce que pour se rendre à un rendez-vous...
Régine Froment, puéricultrice, relate la précarité rencontrée au travers de sa profession. Une approche humaine où la notion de temps travaille et participe à la prise de conscience. De plus en plus de femmes se retrouvent seules à élever leurs enfants. La projection dans l’avenir ne se situe bien souvent que dans le lendemain, sans perspectives . Il n’empêche qu’elle brosse un tableau positif sur le devenir en rappelant que l’action à petite échelle reste l’un des moyens les plus efficaces pour contrer une situation programmée.
Un premier débat qui aura permis de partager et qui sait, de modifier, peut-être, un certain regard sur la précarité !
Photos Fatima Mana.
NB. Une première table ronde où il y avait tant à dire que beaucoup de ce qui avait été préparé n’a pu être dit. Des intervenants doivent faire passer leur texte qui sera mis en ligne, pour nourrir une réflexion bien amorcée... En attendant une prochaine rencontre où il serait souhaitable que plus de personnes encore viennent parler de leur propre vécu de la précarité et faire part de leurs propositions...
Avancées inédites...
De nouvelles personnes touchées par la précarité [1]s’intègrent à nos activités... Une perception étonnante de ces "riches évidences" nées du contact avec la poésie et les arts plastiques. Des recueils de dits très denses... L’enjeu c’est que ces dits et d’autres soient directement portés - et émis - à Lyon le 29 novembre, à la rencontre régionale...
Nous y travaillons. Après une prise de contact intéressante avec les travailleurs sociaux de trois cantons du Centre Ardèche, une amorce d’écriture intéressante, par transcription, une rencontre envisagée ce mercredi avec la Caisse d’Epargne, et la table ronde prévue le 21 octobre à 18h30 à la Bibliothèque, avec Nadège Dallard auteur de deux mémoires de master sur la précarité [2], Régine Froment, puéricultrice [3] et Fatima Mana, auteur et précaire [4]... D’autres rencontres avec des associations travaillant avec la Caisse d’Epargne devraient avoir lieu... Par contre, l’intervention de Jean Nicolas est reportée au printemps après la sortie de la réédition de la "Rébellion Française".
[1] cf définition et article Wikipedia... [2] « La spécificité du secteur associatif dans la lutte contre l’exclusion » et « Entre précarité et obligation : le revenu minimum d’insertion. A la recherche de l’effectivité du droit à l’insertion. » (Master Economie Internationale et Stratégies d’Acteurs - Spécialité : Management des Politiques Sociales) [3] qui travaille particulièrement sur la relation du bébé au livre chez des familles où le livre est peu présent [4] et connaissant bien notamment le vécu des enfants de l’"Assistance"
Réorganisation pour accueil d’un nouveau projet : "Vivre et survivre".
"Une démocratie participative en prise sur le réel"
Nous avons divisé la rubrique Citoyenneté - au bord de l’implosion- en deux :
Il y avait eu le projet 2006-2007 : " Mise en oeuvre de la Démocratie participative en association culturelle sur le Plateau de Vernoux", projet clos mais pour lequel une ultime publication est toujours en attente de dernières retouches... (2 DVD réalisés) C’est le projet 2008 qui demandant de la place, est à l’origine de la réorganisation effectuée ce jour...
Vivre et survivre. Une démocratie participative en prise sur le réel.
Le contexte : Un milieu rural où la pauvreté ou la précarité touchent actuellement plus de 60% de la population - en particulier, les couches les plus âgées d’une population vieillissante, mais aussi de nouvelles populations issues de foyers urbains déjà précarisés...
La mémoire collective de formes diverses de précarité passées constitue un contexte relativement accueillant vis-à-vis de ces nouvelles formes de précarité d’autant que si chacun connaît des sorties de la précarité, l’appréhension de tous est forte vis-à-vis d’un basculement de soi-même, des enfants ou petits-enfants dans la précarité ou la précarisation...
La démocratie participative apparaît souvent comme affaire d’experts, de notables, de technocrates. Comment alors concevoir la mise en œuvre d’une démocratie participative dont le contenu amène ces personnes plus ou moins touchées par la précarisation à participer à l’élaboration des décisions politiques publiques ? Comment agir sur le contexte pour qu’il facilite ces interventions ? Comment les impulser ? Comment aider aux nécessaires apprentissages ? Quels relais pour qu’elles puissent peser sur les décisions ?
Nous proposons :
Notre projet, validé par la Région, est aidé pour :
Démarche envisagée :
1. approches historique et patrimoniale de la précarité, mise en place de trois groupes de travail :
Chantier de préparation ouvert en bibliothèque...
2. réflexion sur les formes actuelles de précarité et de vécu de cette précarité, les « sorties » possibles de la précarité à partir d’un problème concret et susceptible de rassembler, celui des transports et des solutions à envisager, solidaires, privées ou associatives ou publiques...
avec des chantiers toutes les 3 semaines et des prises de contact entre les chantiers...
3. Développement des capacités d’expression et communication à partir de ces chantiers...
4. Apprentissages relatifs aux savoir-faire, à l’organisation, la gestion, la planification, l’évaluation... au travers de la conception et la conduite des projets (aides individuelles, chantiers, groupe de travail, interviews...)
Le calendrier proposé...
5. Evaluation :
Ce projet débute.
Il s’appuie sur le travail déjà effectué, avec le premier projet des Rias, et dans diverses instances auxquelles nous participons, sur l’existence de ces "intellectuels collectifs" déjà évoqués par ailleurs... Il s’appuie aussi sur les exemples extérieurs, et nous souhaitons bien sûr interviewer ou mieux, si cela est possible, faire venir pour une rencontre publique- les associations "Femmes solidaires", "Pli urgent" et "Colette Bonzo", fortes de la réussite de "Chapeau"... Tous les avis, toutes les propositions, contributions seront bien accueillis. Plusieurs artistes, intermittents ou non, souhaitent déjà s’exprimer sur les incidences qu’a la précarisation sur la qualité de leur travail... Et notre projet et nos documents sont bien sûr ouverts à tout doctorant(e) qui souhaiterait faire une thèse sur tout ou partie de celui-ci...
Jacqueline Cimaz à partir du travail collectif... Les trois documents, de haut en bas : le projet original, son résumé, et le calendrier de mise en oeuvre...
[1] Nous signalons deux articles de Jean Nicolas, "les grandes rébellions" dans le Hors série d’août-septembre 2008 de Marianne-l’Histoire Rencontre mondiale de la Démocratie Participative
Trois jours denses, solidaires et responsables... Plus de 1500 participants... Et une réflexion ouverte sur les suites à donner...
Beaucoup de renseignements déjà sur le site, et d’importants compléments prévus en Janvier...
De vrais débats, avec des questions ouvrant la réflexion, comme "Que veut-on réellement faire durer quand on parle de "développement durable" ? Une attention soutenue à l’égard de toutes les questions qu’elle apparaissent comme de grandes questions ou de microquestions... Un probème qui mériterait un approfondissement : celui des liens entre démocratie participative et démocratie représentative. Ou, à quelles conditions l’indispensable mobilisation des sociétés civiles pourrait-elle s’avérer suffisante pour une autre construction sociale ... ?
Réunion du Réseau Régional Démocratie Participative à Cléon d’Andran
La rencontre du réseau régional de Démocratie participative du Samedi 6 octobre 2007, à CLEON D’ANDRAN sur le rôle du CLD comme forme de participation citoyenne - « Le CLD : Boîte à outils du territoire » s’appuyait sur le très riche travail du CLD 5ème¨Pôle. (Pays de Dieulefit, Marsanne et Montélimar Sésame - Contact : cld-construireensemble@orange.fr) La réunion, en l’absence de François Auguste, empêché, était présidée par Georges Suzan, conseiller régional. Plusieurs personnes du CLD 5 ème Pôle sont intervenues dont Mariette Cuvellier, présidente qui a présenté et analysé le fonctionnement de ce CLD.
Le difficile, c’est de penser le territoire, et ses savoir-faire, de favoriser un nouveau rapport élus/citoyens, les élus exposant les raisons de leurs décisions, conjuguant les différentes logiques ... La créativité de la région Rhône/Alpes a été soulignée, le CLD étant un des dispositifs participatifs mis en place, où la parole de l’un vaut celle de l’autre... La Région injecte des crédits, il faut réfléchir ensemble aux projets, les critères "développement durable" et "transversalité" étant prioritaires. La question est de pouvoir collecter cette parole. C’est aussi d’organiser et d’assumer la transversalité...Diverses stratégies peuvent être mises en place. Le choix a été fait par ce CLD d’aller vers les gens les plus isolés, notamment les jeunes, avec l’interview filmé sur les lieux de vie ou travail... Mais l’opinion ne peut se contenter d’un état, il faut des acteurs qui enrichissent sa réflexion. d’où le rôle des forums, des ateliers spécifiques... La pensée citoyenne ne peut évoluer que dans un milieu ouvert, l’expérience l’a montré. Il faut créer des outils qui lancent la parole, relancent sa dynamique. A cet égard, la création d’un bureau, d’une bibliothèque citoyenne avec des exemples de projets, est exemplaire, une bonne aide au développement d’une culture de la démocratie participative... Mais il faut réfléchir et s’interroger sans cesse :
Les élus doivent être respectés- Nous devons rester humbles au niveau de notre rôle. Par ailleurs, l’expertise n’est pas toujours formelle ! Des pratiques intéressantes ont été développées, notamment en urbanisme... Les ambitions : collecter les réalités quotidiennes ( c’est le rôle de la Démocratie Participative) et essayer de donner la parole aux gens. Jacqueline Cimaz, Présidente des Rias et membre du CLD VALDAC, a insisté sur l’importance d’amener les sans-voix à prendre la parole, ce qui demande la mise en place de médiations, notamment de professionnels susceptibles de faire émerger cette parole et de la recueillir au travers d’activités diverses - la voie artistique étant d’autant plus efficace que les intervenants sont qualifiés , engagés dans la recherche et la création d’aujourd’hui. Elle demande s’il serait possible de rassembler sur un site ou un réseau de sites, les actes et outils des rencontres, et autres données. Ces mêmes questions traversent également les autres interventions : - Construire la parole du citoyen pour qu’il soit acteur ? Qui participe ? Dans quels intérêts ? Est-ce que les élus doivent toujours décider ? Quelles articulations ?
De plus, il y a 4 ou 5 niveaux d’élus et la qualité dépendra aussi des budgets participatifs... (Notamment pour les choix de médiateurs, le système d’évaluation...) Une personne du CLD des Monts du Lyonnais rappelle que le temps est indispensable pour la rencontre, afin de construire et collecter la parole, nourrir la réflexion des acteurs et élus sur le territoire, analyser l’évolution peut-être au travers d’un site afin d’ouvrir la réflexion. Comment être dans l’accompagnement ? éviter le dogmatisme ? Le CLD doit créer sa légitimité et prouver sa crédibilité aux élus.
Quel type de révolution, de stratégie ? La Démocratie Participative est-elle une révolution lente à la volonté pérenne, avec des instances médiatrices ? Un débat qui se développe en Amérique latine et qui a trait à la démocratie du pays.... Le film, inducteur de parole- questionnement/ réponses/ explicitations est intéressant. Un second film doit être fait avec un certain nombre de réponses apportées par des acteurs du territoire...
En conclusion, il ressort la volonté d’aller plus loin dans le développement d’un espace de travail partagé et la conscience qu’il faut impérativement réussir... Des critères sont évoqués pour le financement des projets - avoir à l’esprit le bien commun et l’intérêt général- leur choix - transparence, synthèse, et la nécessité d’une aide à l’élaboration et d’un accompagnement des projets est soulignée. Des perspectives :
Georges Suzan termine en insistant sur le contrat parti des rêves et réflexions, construit au travers d’une longue démarche, abouti et signé, puis mis en oeuvre par nécessité et intérêt, et sur l’expertise citoyenne. La transversalité entre les CLD est importante. Les CLD sont indispensables à une bonne construction, et ils seront aussi nécessaires pour la phase de mise en oeuvre...Chemins d’avenir, travail de suivi, réflexion prospective, importance de continuer ensemble ce travail de réflexion... ![]() Rendez-vous est donné pour la rencontre mondiale de la démocratie participative - pour quel développement ? les 10,11,12 décembre dans notre région. Et invitation à s’inscrire sur le site www.democratie2007.rhonealpes.fr.
Fatima Mana
Pour contribution à la réflexion
On nous signale un rapport à connaître... Le RAPPORT DE LA COMMISSION SUR L’ÉCONOMIE DE L’IMMATÉRIEL : "L’économie de l’immatériel, La croissance de demain" - " Il est une richesse inépuisable,
source de croissance et de prospérité :
le talent et l’ardeur des femmes et des hommes."
Maurice Lévy, Jean-Pierre Jouyet
A lire, discuter... Gestion de l’immatériel et démocratie participative ?
La réflexion est ouverte et le débat nécessaire...
Réseau Démocratie Participative
Fatima Mana et Jacqueline Cimaz ont participé le 3 septembre à la réunion du Réseau Démocratie participative régional à Charbonnières à laquelle étaient conviés tous les porteurs de projets 2006. Une très intéressante mutualisation des projets, où l’on découvre beaucoup de convergences, des manifestations d’intérêt pour le projet des Rias et de nombreuses questions amenant à préciser la mise en oeuvre de la démocratie participative dans les activités artistiques, notamment par rapport à l’art contemporain... Serait-il plus difficile pour la population d’entrer en contact avec l’art d’aujourd’hui ? L’apparente facilité d’appréhension de l’art des siècles passés n’est-elle pas illusoire ? Autant de questions à approfondir auxquelles la visite à Jaujac a déjà apporté quelques réponses...
Humour et implication pour le "Carrefour des Résistances"
Surprise en passant devant un des lieux où il est envisagé de mettre en place le "Carrefour des Résistances" : une chaise cassée était plantée en haut du poteau signalétique et bien plantée, dans une posture très conquérante et rythmée, évoquant la rupture entre équilibre et déséquilibre.
Réaction vis-à-vis de l’art contemporain ? Clin d’oeil complice ? Avec allusion à Kiefer qui a mis des chaises dans ses tableaux -ce qui peut se voir sur le site- à Tapiès (qui n’était pas sur le site, pas plus que Beuys) ?
Quand on a voulu faire une photo, la chaise n’y était plus... Dommage ! Dans tous les cas, nous avons apprécié l’humour averti du geste et l’intérêt suscité par l’art contemporain et la force de son questionnement. Nous invitons l’auteur de ce geste à se faire connaître et participer à ce projet...
NB. Téléchargeable ci-dessous : Chaise ou fauteuil des rives de la Charente
17 mars, chantier-débat fructueux ! Ce débat ou chantier à partir de 4 films, s’inscrit dans le projet : « La formation à l’exercice de la citoyenneté par la mise en œuvre de la démocratie participative, en association culturelle, sur le Plateau de Vernoux », projet aidé par la région qui doit déboucher sur une publication associant livre ou brochure et DVD qui pourrait être présentée lors de la rencontre mondiale organisée par la région Rhône-Alpes les 10-11-12 décembre 2007sur le thème « La démocratie participative pour le développement du local au global ». Ce pourrait être pour les Rias « la prise en compte de la culture des populations dans la mondialisation »
Il s’agissait donc de faire connaître ce qui s’était fait et d’avancer collectivement dans la réflexion. Le 1er film, réalisé par André Aziosmanoff , montrait la réception du CLD à Saint-Apollinaire le 3 juin 2006 de la visite de la ferme à celle de l’église romane en insistant sur les échanges aux orgues et au bois Plot, les interventions du président du CLD, Pierre-Antoine Landel, des Rias et des élus. Un film qui permet de mesurer le chemin parcouru en quelques mois. De très belles images des gens et des paysages, notamment lors de la randonnée. Un beau travail d’André Aziosmanoff... Le 2ème film, extrait d’un film plus conséquent tourné par André Aziosmanoff sur l’intervention de Bernard Stora et du débat, a montré l’importance d’apports culturels de grande qualité. Le 3ème film, de Virginie Martinez, travaillé et re-travaillé à partir des remarques d’un groupe, montrait l’importance de réaliser ensemble (exemple de la réalisation du spectacle théâtral « Résistances »). Le 4 ème film, une présentation des cinq premiers entretiens d’adhérents réfléchissant à leur propre parcours dans l’association, revenait sur le chemin fait, les recherches sur leur propre patrimoine, les apprentissages au travers des activités artistiques, les exigences de la réécriture, les lectures partagées, les opportunités mises à profit, la richesse de ce tissu social, de chacun et de tous... Ce film en lui-même était contribution au débat. Un travail de Virginie Martinez unanimement apprécié. ![]() Beaucoup d’idées déjà émises ont été reprises,Par exemple, sur :
Mais il y a aussi eu des apports spécifiques ou des avancées nouvelles :
Comme,
![]() La séance s’est terminée par des interrogations très concrètes sur le vécu de l’association pour mieux cerner le comment ça s’est passé, comment chacun peut avoir son mot à dire, le pouvoir de le dire, et les outils pour le dire, sous des formes diverses... Un débat riche et la satisfaction pour les participants d’avoir contribué à la réflexion collective, des remerciements aussi pour les cinéastes qui ont réalisé des films ou outils bien adaptés pour susciter et nourrir ce débat...
Groupe de travail du 28/02/07 avec Virginie Martinez
Il s’agissait : 1. de revoir le film modifié par Virginie suite à la réunion du 7 février. Le résultat est concluant ; avec titres et voix-off, le film est plus lisible et communicable. Par ailleurs, les éléments répétitifs introduits par Virginie créent du sens et sont beaux. Une réussite, un très bel outil sur la mise en oeuvre de la démocratie participative... 2. de visionner les entretiens et de voir ce qui pouvait se garder... Il s’avère qu’il y a fort peu à couper et que l’ensemble est très riche.
Donc l’idée a été retenue d’en faire deux utilisations :
- un outil où l’essentiel des contenus serait conservé, avec juste toilettage pour éliminer silences et redites, et peut-être en croisant les interventions...
une cohérence se dégage :
Groupe de travail citoyenneté Après hésitations quant au maintien de la réunion de la commission citoyenneté, un petit groupe a néanmoins pu travailler sur un outil destiné à évaluer le niveau de participation, la grille de la participation d’Arstein. Chacun a utilisé les diverses définitions de la grille pour voir, à partir du compte-rendu, comment le groupe avait été plus ou moins actif lors d’ateliers ou réunions de commissions ![]() La mise en commun a permis de noter la convergence des avis pour un même atelier, de se mettre d’accord sur le vocabulaire. L’idée a été émise d’adapter la grille, mais cela parait difficile, d’où la proposition :
Un poète, un peintre ou un acteur ne peuvent déléguer au groupe un « pouvoir » qui vient de leur formation et de leur expérience, par contre ils peuvent ou non aménager un espace pour des apprentissages. Il parait important que les participants ne soient pas de simples exécutants mais qu’ils apprennent à chercher et créer et intervenir en groupe dans la conception même du livre, du spectacle ou du film, dans la planification et la conduite du projet, comme cela parait de plus en plus être le cas. Il parait important aussi qu’ils puissent, à partir de leur propre expérience formuler des propositions dans des instances extérieures de consultation ou décision, comme CLD, CDRA ou région... Et c’est ce cheminement dans l’association, ces apprentissages collectifs et individuels, cette richesse et cette réflexion de tous qui devraient être mis en évidence par l’utilisation de cet outil sur la totalité des comptes-rendus, les films, la réalisation des livres, installations plastiques, d’un spectacle théâtral.... Les résultats seraient ensuite à confronter avec les contenus des entretiens réalisés sur le parcours de chacun dans les ateliers et commissions, et l’évolution de l’association... Le groupe de travail a aussi proposé que parallèlement, une évaluation soit faite à chaud par les participants à un atelier à l’aide de cette même grille. (Cette proposition a connu une première mise en œuvre à l’issue de la journée de travail de la commission collecte (cf rubrique « Collecte ethnologique ») où les deux groupes sont intervenus dans la conception même de la tâche, dans la gestion et la planification du projet, où il y a eu à la fois, richesse et densité des informations et des échanges et efficacité dans la mise en forme. Il sera bien sûr nécessaire que chacun ait plus de temps pour l’appropriation de cet outil.
Cependant, il est utilisé et il a été proposé récemment d’inscrire les formulations les plus utilisées et adaptées à l’interieur même de la grille pour les niveaux de participation les plus forts.
Ci-dessous le compte-rendu technique téléchargeable...
Démocratie participative en actes dans la création d’un spectacle
Un groupe de travail a visionné de nouveau le film de Virginie Martinez présenté en octobre dans le cadre de "Lire en fête" et visant à montrer la mise en œuvre de la démocratie participative tout au long de la préparation puis lors du spectacle du 29 juillet. Il s’agissait de faire des propositions pour que ce film puisse être communiqué en tant qu’outil didactique accompagnant la brochure « La formation à l’exercice de la citoyenneté par la mise en œuvre de la démocratie participative, en association culturelle sur le Plateau de Vernoux ». _ Dans un second temps le film a donc été retravaillé scène pas scène pour y inclure générique, commentaire oral ou écrit, éventuellement répétition de certaines scènes...
A l’issue de ce travail de mise sous forme d’outil, une nouvelle présentation au groupe aura lieu pour ultimes mises au point.
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Dans un second temps Virginie a réalisé cinq entretiens filmés sur le parcours des personnes concernées dans l’association, leur implication progressive dans les activités de création, et l’analyse qu’elles en font.
Les rushs seront prochainement visionnés pour :
D’autres entretiens seront éventuellement réalisés dans les semaines qui viennent.
NB. Un travail du même type doit être effectué sur le film tourné l’an dernier lors de la venue du CLD qu’André Aziosmanoff met en forme et sur l’enregistrement du récent débat avec Bernard Stora.
Mise au point d’un film Fructueuse réunion de travail ce 15 novembre pour préciser à partir d’un premier montage de rushs d’André Aziosmanoff, le contenu du film sur la mise en oeuvre de la démocratie participative dans les Rias, abordée à partir de l’accueil du CLD le 3 juin.
Le parti a été pris de conserver l’ordre chronologique de la journée :
1. visite de l’exploitation agricole de Mme Brunel - information, communication, échanges informels entre les uns et les autres, mise en évidence des problèmes essentiels et du rôle social de l’exploitant agricole, 2. orgues éoliennes, évocation sonore -et bien audible ce jour avec le mistral, des résistances pour la liberté de conscience... Où la démarche de construction est évoquée, ainsi que la force du lieu qui se révèlera catalyseur de multiples échanges et initiatives, et d’une participation croissante, 3. présentation des Rias au Bois Plot, présentation à plusieurs voix où l’élaboration a été problème résolu par les diverses commissions, et où les personnes ont été interchangeables pour lire et /ou expliquer - un bon niveau d’élaboration collective, de délégation de pouvoir et contrôle citoyen... Prises de paroles autres pour présenter diverses associations, et bien sûr le CLD qui peut faire remonter auprès des instances décisionnelles les fruits de la concertation. Les élus présents ont montré la complémentarité entre les diverses formes de démocratie et l’intérêt de l’implication citoyenne... Quelques flashs pour suggérer la convivialité lors d’un pique-nique froid et venté. 4. Mais une belle lumière et de très belles images de vent lors du parcours du chemin de randonnée, des orgues à l’église - où les échanges se poursuivent... 5. Pour terminer par l’écoute active d’informations sur et dans l’église...
Il faudra réduire pour poursuivre le montage, élaguer, en mettant en valeur ce qui explique mais surtout ce qui montre et suggère la démocratie participative en œuvre, avec peut-être, l’introduction de titres ou commentaires ou une voix off, et surtout des flashs suggérant ce qui - projets esquissés le 3 juin- est ensuite advenu, la mise en évidence d’invariants plastiques pour le futur Carrefour des Résistances, l’implication dans le spectacle en gestation de trois générations d’une même famille, les nouvelles entrées en écriture, les dépôts et la recherche continuée d’Objets de Résistances, et l’élargissement, en nombre et qualité, de l’implication dans le CLD... Il reste encore du travail, d’autant que l’élaboration collective prend toujours plus de temps.
L’imagination outil d’investigation historique "Le débat avec Bernard Stora, réalisateur du film "le grand Charles", qui devait avoir lieu le 18 novembre à la Grange du Vernat (Commune de Saint-Apollinaire-de-Rias, canton de Vernoux, Ardèche) est reporté à une date ultérieure, et pour cause !" écrivions-nous début novembre. Il n’est pas inutile de rappeler les raisons du report de ce débat qui aura lieu le 3 février 2007. l’information, donc, de début novembre : Bernard Stora sera à New-York à cette date avec Bernard Farcy, le Grand Charles, nominé pour le prix Emmy Awards ! Pour en savoir plus, allez sur un moteur de recherche, tapez "Emmy Arwards Bernard Farcy Bernard Stora" dans cet ordre ou un autre, puis "recherche". Visitez ensuite quelques uns des nombreux sites proposés...
![]() Vous pouvez aussi donner un avis, poser des questions, et anticiper sur le débat proposé...
Action culturelle et Démocratie participative Réunion riche et dense le 21 octobre 2006. Introduction au débat (1) :Historique
Il paraît nécessaire d’avoir l’avis de la population, en mettant nos propositions en débat. C’est le sens de la réunion, qui, de plus, enrichira le travail que nous conduisons dans le cadre de notre projet citoyen. (2) Ces propositions :
Les problèmes :
Pour résumer :les gens ne veulent pas être figurants, mais acteurs, d’une façon ou d’une autre, comment faire émerger et développer ces richesses en donnant à ce mouvement -de bas en haut- au moins autant de moyens qu’au mouvement de haut en bas de diffusion culturelle ? Présentation d’un petit film,document de travail provisoire et qui sera développé, réalisé par Virginie Martinez à partir d’une sélection de séquences vidéo montrant apprentissages de groupe, diversité des acteurs, entraide, imitation, commentaires, discussions, ratés, participation à la définition des scènes, l’ouverture au public et l’intervention de celui-ci... Le débat, riche et divers
Débouche sur des propositions :
Ce, pour la mise en place d’une démocratie participative de proximité et solidaire.
Un premier jet de compte-rendu a circulé pour avis auprès de participants, du Bureau... Il est téléchargeable ci-dessous. Chacun a donc pu et peut encore donner un avis sinon sur la réunion, du moins sur les propositions et s’intégrer ainsi au débat. L’article ci-dessus n’est qu’un résumé extrait du Compte-rendu 2ème version téléchargeable. NB. Aucun photo n’a été prise de la réunion et des débats ! Tout le monde était trop pris par la discussion pour penser au reportage ! Quelques photos en fin de verre de l’amitié, mais il y avait déjà eu pas mal de départs...
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