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Plan du Site

Fête de la science 2015 ou "En attendant la mer".

Titre : "En attendant la mer", du nom de l’œuvre, tête de réseau d’un parcours d’art, de Didier Tallagrand, enattendantlamer.fr ; pour une approche pédagogique, scientifique et responsable du réchauffement climatique.

Date : vendredi 9 octobre 2015

Heure : 16 ou 17 ou 18h à 19 ou 20h

Lieu (commune + salle) : Saint-Apollinaire-de-Rias, Bibliothèque/EPN et salle du Conseil


Descriptif :

-  I. 16h-17h : découverte d’une documentation sur le réchauffement climatique, cf Leroy-Ladurie : le climat de l’an 1000 à nos jours (3 tomes) et autres livres de cet auteur et, plus proche, sur le lien entre climat, famines & mouvements rébellionnaires pages choisies de "La rébellion française, mouvements populaires et conscience sociale 1661-1789" (UH Seuil épuisé et réédition Poche), de Jean Nicolas, historien, Université Paris VII, (dossier revu par l’auteur), de la lettre encyclique du Pape François, "Si laudato" et de divers autres textes sortis d’ici là.


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Le rire étant aussi un bon moyen de sensibiliser l’opinion sur des risques majeurs - sur le thème « montée des eaux », nous signalons la BD franco belge d’Imago Sekoya (Editeur doublevébé Recup.) Il s’agit des aventures d’un entomologiste, après que le niveau des mers ait monté de 1000m. La terre a évidemment changé de nom. Elle est devenue la planète «  mer ». 3 volumes parus : « Les îles d’Auvergne » (épuisé), « L’Archipel ibérique », la « Grande ile des Rocheuses ».

-> typologie des documents, recherche des sources, de la validité scientifique et/ou artistique -> esquisse de la construction de scénarios possibles mettant en relation climat, économie et dimension sociale -> réflexion sur les comportements et responsabilités citoyennes...


II. 17-18h : atelier d’écriture numérique (documentaire et/ou fictionnelle) à partir de cette documentation et de son approche -> créer une synthèse lisible sous forme de fiches A3


III. 18-19h : A partir de la restitution de ce travail, - débat de fond,
-  précisions et éventuellement
-  complément des scenarios envisagés, de leurs conséquences et des possibilités d’action préventive et curative, collectives et individuelles.

Poursuite des discussions autour d’un buffet/apéritif...

Organisateur : Les Rias

Partenaires : Commission "sciences" des Rias (Nicole Bertholon(1) ) et commission "philosophie" (2) (Jacqueline Cimaz,(3) ...


Accès handicapés : Oui

Visuels (autre envoi)


1. IEN honoraire, chargée de l’enseignement des sciences dans plusieurs départements
2. dont épistémologie et philosophie des sciences...
3. IA-IPR honoraire, vie scolaire et numérique, sciences de l’éducation en 3ème cycle, après philosophie jusqu’au DEA, puis philosophie de l’éducation avec G.Snyders.



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Fête de la science 2014.II

L’article de Nicole Bertholon sur le blog "utopies baraquines"

Pour faire le point

Un très beau projet, bien entamé et d’une grande densité... D’une telle densité qu’avec les aléas professionnels et bien que les dates de la fête de la science englobent une période beaucoup plus longue cette année, la mise au point, avec un nombre important de partenaires, n’est pas évidente... C’est en outre la 1 ère année qu’il y a possibilité d’articuler projet fête de la science et projet tout court ! Donc on innove.


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Une image de Tallagrand dans le livret "Rébellions&révoltes en Vivarais sous l’Ancien Régime"


Bref de l’inédit, du riche et de l’intéressant.

Mais des plâtres à essuyer...

Et des conditions qui devraient s’avérer d’une grande richesse mais posent les problèmes de l’articulation des divers calendriers...

Ainsi, des conférences... Elles doivent être reportées. D’une part c’est ennuyeux et nous renvoie hors période Fête de la science...

D’autre part, c’est la possibilité de reprendre dans des conditions bien meilleures un projet de travail avec les scolaires. De plus, quand on suit le travail de Pablo Garcia, c’est le temps nécessaire pour tous publics pour voir son exposition à Angle et découvrir ainsi un concept tout à fait original qui interroge et travaille le mémoriel par l’artistique, avant mise en mots et confrontation aux apports -et démarches scientifiques sur le même objet.

C’est prendre le rythme aussi d’une recherche qui se cherche et redéfinit sans cesse son champ et ses méthodes d’appréhension et construction de connaissances...

Trois temps forts qui vont rythmer un travail multiréférentiel et multi- partenarial, dont on peut attendre qu’il fasse émerger de nouveaux questionnements, à la lisière des diverses sciences, des sciences ou des arts et des mises en mots, et à celle des sciences et des arts.


Trois outils retenus dans le cadre de la Fête de la science.

Mémoires de clandestinités : fête de la Science des 27 et 28 septembre 2014


Ces journées, organisées dans le cadre de la fête de la Science dans le projet des Rias « Mémoires de clandestinité » devaient permettre à chaque intervenant de présenter son domaine d’intervention, de faire le point sur l’avancée des travaux de chacun et favoriser, lors d’une table ronde, les échanges entre les professionnels et les adhérents ou sympathisants des Rias engagés dans cette action.


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Se sont successivement présentés et ont présenté leur travail Pierre Morelli, docteur en Sciences de la communication informatique et numérique, Pablo Garcia, artiste, Didier Tallagrand, artiste et enseignant en école supérieure d’art, et Delphine Forestier, doctorante impliquée dans la communication des objets de mémoire.


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Pablo Garcia projeta la séquence vidéo tournée sur Robert Combe jouant « le chant des partisans » au tuba dans les bois derrière chez lui, séquence forte en émotion, et présenta son travail inspiré des cartes géologiques, sur papier, mais aussi abouti sur un carré de soie (de parachute) permettant à un œil averti de repérer sur le territoire les « caches » utilisées pendant la dernière guerre. Il précise que tout artiste est un chercheur et que ce qu’il produit questionne le présent.


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Didier Tallagrand souligne que la réponse aux questions que pose l’artiste n’est pas l’essentiel pour lui qui travaille sur l’image. « Il n’y a pas d’images vraies... Il ne faut pas confondre l’objectif (photo) et l’objectivité... La photo est subjective... Prises de vues et images sont différentes..


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Delphine Forestier présente une étape de son travail à partir des objets de mémoire détenus par Robert Combe, objets ayant appartenu à son père, témoignages de la vie cachée de résistant illustrant cette notion de patrimonialisation.

Pierre Morelli évoque la notion de technique, l’évolution plus ou moins lente des productions, la difficulté à déterminer leur aboutissement. Par contre l’artiste exerce son choix de juger de l’aboutissement de sa production. Les échanges très intéressants fusant des différents participants de la table ronde il aurait fallu, en toute objectivité, les retranscrire tous, ce qui n’était pas possible. Un regret : que l’assistance n’ait pas pris plus la parole au milieu de ces feux-croisés d’intervention de nos animateurs.


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Dimanche matin, travail sur le terrain, organisé par Didier et Pablo, sur un parcours autour des Baraques ou chacun est invité à tour de rôle, les sens en éveil, à photographier et définir en un mot (pas plus de trois) des éléments remarqués de l’environnement. Pablo se chargera de l’exploitation de cette « bande » visuelle et sonore constituée au cours de cette déambulation sous un soleil d’automne complice.


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Je n’ai pas parlé des moments d’échanges conviviaux habituels lors des repas à tel point que l’on ne savait pas bien si le « travail » prévu ne débordait pas largement les horaires conventionnels. Un week-end riche en communication avec et sans les outils technologiques. Résultats attendus à la clôture des journées de la Science le 19 octobre.


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Nicole Bertholon



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Un workshop comme valse à trois temps


1.Temps orchestrés par Pierre Morelli, enseignant-chercheur à l’Université de Lorraine

1.1.Un 1er temps de présentation de recherches. Une indispensable approche théorique qui nécessite débat et explications, et qu’il faut temps, retours et discussions pour appréhender.

La double nécessité de réfléchir aux mots et concepts et de partir des contenus apportés par chacun. Une démarche proposée - habituelle aux Rias - où le public est riche de ses expériences et réflexions...

Question ensuite de démarche pédagogique pour qu’un public non estudiantin puisse faire son miel.

1.2. Une autre voie, choisie par Pierre Morelli, passe par la présentation de ce qui devient ainsi référents communs.

A cet égard, la découverte partagée de l’Inmemory de Chris Marker - très riche - et complexe. Des clés fournies par Pierre Morelli pour entrer dans cette oeuvre entre film et construction/utilisation d’écritures numériques complexes.

Il faudra ultérieurement y revenir, en prenant, par étape, temps de discussions et de retours, ce qui peut se faire en EPN avec des personnes volontaires. Le temps, qui a manqué, de savourer et aussi de s’interroger...

Notamment par rapport à ce qui se fait ici. Ainsi dans un blog, aux temps croisés relativement linéaires du vécu et de la relation, l’introduction d’un ou deux montages vidéos à partir d’images fabriquées et/ou modifiées, ne serait-ce que par l’intrusion de textes, peut-elle avoir du sens et s’avérer fonctionnelle ? [1]

En tous cas, des référents comme "Immemory" de Chris Marker ? Un remarquable (et redoutable) outil.

Aux marges d’une intervention difficile pour une partie du public, un atelier immergé dans le worshop, mais à part, initié par Pablo Garcia pour le jeune public faisant vivre directement des rapports ou intersections de pratiques entre sciences & techniques et arts plastiques - de la photo par tablette à la réalisation d’abord par transparence, puis autonome, d’une image papier interrogeant, détournant et transformant les photos prises.





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2.1. Un pannel où s’intègrent Didier Tallagrand, arrivé dans la matinée [2] et Pablo Garcia.

Nicole Bertholon intervient dans la régulation du débat par ses habituelles, brèves et incisives interventions... Ce qui permet d’installer, en Bibliothèque/EPN, le matériel pour jeunes collégiennes et écolières, avides d’explorations autonomes sur ordinateur pour peu qu’on leur en ouvre la voie...

Un autre retard, celui de Delphine Forestier, doctorante travaillant à la confluence des arts et des sciences humaines et sociales, et bien connue ici par son travail sur les objets de résistance conservés et transmis... Un retard qui s’explique aussi par la bonne cause puisqu’elle participait la veille au soir à "La nuit des chercheurs" à Metz (une opération nationale) où étaient donc présents sous une forme ou une autre, les personnes d’ici qui avaient témoigné - de la Voulte au Bec, de Saint-Jean à Saint-Apo...en passant par Silhac et Châteauneuf-de-Vernoux... Ceux qui viennent de témoigner ou ceux qui l’ont fait il y a plusieurs années, Delphine travaillant sur diverses rubriques du site pour y traquer objets de résistance (2006), travail théâtral des résistances... (29 juillet 2006)


Un retard qui invite au goûter avant le débat public, d’où le départ de personnes avec lesquelles on aurait aimé dialoguer et qui auraient nourri un nuage de pratiques...


2.2. Un débat qui devient très intéressant avec la mise à la question de la dénomination "commémoration officielle" par rapport à une transmission familiale de valeurs liées à l’observation de pratiques. Un point de vue symboliquement porté par la crainte d’une dénonciation émanant du "petit marquis"- s’il découvrait l’enfant juif caché - soit, par un héritage perpétué, ancré à l’origine dans des faits datant de la Révolution de 1789.

Ce qui, certes, rejoint l’établissement souvent trop systématique d’une liaison déterministe entre origine sociale et comportement politique.

Mais ce qui montre surtout la possibilité d’une approche multifactorielle d’évènements dont la commémoration officielle ne prend pas toujours en compte la complexité...

Où le "devoir de mémoire" devient d’abord "devoir d’analyse autonome", multiréférenciée - personnelle ou liée à un groupe partageant un certain nombre de valeurs citoyennes.

Le début d’une réflexion à poursuivre et l’importance d’un indispensable débat riche des apports de tous...


3.1. workshop Tallagrand-Garcia... Du même style que celui que nous avions fait avec Pierre Ménard et dont les réalisations - des collages numériques très riches - ont disparu avec Vuvox, sans qu’avertis nous puissions au moins en faire des copies d’écrans !

Où on réfléchit en marchant. Arrêts prévus, une personne pour chaque objet pré-défini : prendre la photo et trouver un ou deux mots à associer... Une tâche réalisée avec plaisir par tous. Un moment très agréable - et créateur pour tous les participants-acteurs.

J.Cimaz


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[1] Par exemple - pour prendre celui d’un blog bien connu ici - niveau documentaire, fabriquer une image rapprochant plusieurs fragments de photos ou d’images animées de zones humides, prises à diverses altitudes et latitudes à la même saison ou pas... Ceci en restant dans le documentaire. Ou chercher à avancer sur cette question par une approche artistique ? etc...

[2] Retard de TGV dans la nuit au retour d’une semaine de travail dans le cadre du pilotage du workshop de rentrée de la prestigieuse Ecole Supérieure d’Architecture de La Villette.




De multiples réunions préparatoires

et l’articulation fête de la science/projet global qui, cette année constituait une innovation de taille pour laquelle s’essuyaient les plâtres... Une organisation complexe mais où finalités et objectifs ont été pris en compta, à la limite des sciences et des arts...

Une préparation poussée...

pour
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un très beau projet, bien entamé et d’une grande densité...


D’une telle densité qu’avec les aléas professionnels et bien que les dates de la fête de la science englobent une période beaucoup plus longue cette année, la mise au point, avec un nombre importants de partenaires, n’a pas été évidente...

Bref de l’inédit, du riche et de l’intéressant.

Mais des plâtres à essuyer...

Et des conditions qui devraient s’avérer d’une grande richesse mais posent les problèmes de l’articulation des divers calendriers...

Ainsi, des conférences... Elles doivent être reportées. D’une part c’est ennuyeux et nous renvoie hors période Fête de la science...

D’une autre part, c’est la possibilité de reprendre dans des conditions bien meilleures un projet de travail avec les scolaires. D’autre part, quand on suit le travail de Pablo Garcia, c’est le temps nécessaire pour tous publics pour voir son exposition à Angle et découvrir ainsi un concept tout à fait original qui interroge et travaille le mémoriel par l’artistique, avant mise en mots et confrontation aux apports - et démarches scientifiques sur le même objet.

C’est prendre le rythme aussi d’une recherche qui se cherche et redéfinit sans cesse son champ et ses méthodes de construction de connaissances...

Trois temps forts qui vont rythmer un travail multiréférentiel et multi- partenarial, dont on peut attendre qu’il fasse émerger de nouveaux questionnements, à la lisière des diverses sciences, des sciences ou des arts et des "mises en mots" des sciences et des arts pour des publics divers.


Trois outils retenus dans le cadre de la Fête de la science :

O.E.

Images de pratiques en secrets & camouflages

pour cette Fête de la science 2014 s’articulant au projet "mémoires de clnadestinités". Arts & communication, quel nuage en statistiques ? Première rencontre de et avec l’équipe pour ce workshop public...

Où se distribue le matériel après nouvelle mise en commun des projets des présents.L’Inspection Académique bien représentée avec les conseillers pédagogiques spécialisés pour Second et Premier degrés. Nous disposons du matériel à diffuser ainsi que de projets d’animation tout public et scolaires niveaux master, lycée ou cycle d’orientation des collèges...

Fête de la science 2014 et pas seulement

Réunion en mairie de La Voulte pour cette 1ère approche de la Fête de la science 2014.

Un calendrier étalé du 26/09 au 19/10/14 ce qui devrait faciliter les rencontres entre les diverses structures et publics...

Cette année est année internationale de la cristallographie,un beau thème, mais les projets sont divers...

Nos possibilités compte-tenu de la vie de l’association :

1.Mémoires de clandestinités : une approche à la fois artistique et scientifique d’un thème lié aux grands conflits du 20ème siècle, en partenariat avec Angle Art-contemporain (Didier Tallagrand et Pablo Garcia) et avec des chercheurs de l’Université de Lorraine - Pierre Morelli qui suivra le travail sur le terrain de Delphine Forestier, doctorante, et, pour des interventions plus ponctuelles, Jacques Walter et Béatrice Fleury, professeurs d’université, Jean Nicolas, historien, professeur d’université émérite. Au niveau de l’équipe locale de pilotage - Nicole Bertholon, Robert Combe et Jacqueline Cimaz, responsable du projet.
Sylvette Béraud-Williams, ethnologue et auteure, assurera des entretiens mais aussi la continuité avec les travaux passés ayant abouti à deux expositions et à l’édition de "Entre silence et oubli, mémoire d’un quotidien rural bouleversé". [1]

Il s’agit donc d’un projet qui n’est pas un projet "Fête de la science", ce qui n’empêche qu’une de ses phases de restitution ou conférence puisse s’inscrire dans ce cadre. Une autre innovation appréciée...


D’autres projets pouvaient être proposés :

-  "Du travail de l’image à la danse où celle-ci explore et enrichit l’image numérique" - fixe ou mobile (en prolongement du très riche travail effectué lors de la résidence 2013 de Didier Tallagrand...

-  " Découverte du "Rel enrichi par tous du parcours d’art" et découverte de la genèse et stucturation de 14 modules de documentation virtuelle...

ou encore "Ecritures numériques, synthèse de quelques années de travail interrogeant divers usages du numérique".

Les organisateurs préfèrent le 1er projet, avec la richesse de ses interventions scientifiques dans le domaine des sciences humaines, ce qui parait d’autant plus évident qu’un Seminaire de restitution est prévu pour octobre...

A voir donc en fonction des dates, en sachant qu’il y a au moins trois autres thèmes possibles où nous avons des contenus solides...

Sans compter, celui du fablab avec imprimante 3D, co-working... pour lequel il serait plus pertinent d’attendre 2015 [2]

Des propos intéressants aussi aux marges de cette réunion avec Armelle Balay, un travail sur les réfugiés Arméniens en Ardèche, et Frederic Lavachery du Mézenc, envisageant un possible parcours du Jura Souabe aux environs d’Altamira en passant bien sûr par Chauvet... De quoi ravir Didier Tallagrand...

Bref ça foisonne, reste à approfondir, structurer et à passer à une vitesse supérieure dans la mise en oeuvre du projet "Mémoires de clandestinités" où la liste des témoins directs, conjoints et enfants s’allonge...

J.Cimaz





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[1] Un projet pour lequel nous avons une aide du département de l’Ardèche (arts visuels), sommes dans l’attente d’une confirmation de celle de la Région, et espérons celle de la DRAC. Il faudra celle de sponsors privés et de tous - notamment par l’achat de nos publications - pour pouvoir mener à bien ce projet qui sevrait déborder sur le 1er semestre 2015.

[2] e temps de faaire et d’étudier ce qui aura été fait.

Une fête de la science des plus denses...


Garlann Nizon et OpenStreetMap

Une prestation excellente adaptée à notre projet... Pas de dérive techniciste - l’explicitation de la philosophie de l’opération, la découverte d’outils permettant d’envisager une cartographie de notre projet d’enrichissement par tous du réel du Parcours d’art.

Une question en suspens sur la sauvagarde du travail achevé et sa vie autonome...

Autre question de fond, la gestion de la marche sur corde raide entre démocratie et exigences de qualité à maintenir... Plus que jamais la nécessité de la formation et de l’élaboration de contenus de formation répondant à des objectifs de recherche et création élaborés à la pointe de la prospection artistique et scientifique...


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Quand Garlann Nizon, avec OpenStreetMap, vous transforme StApo en Pays des Merveilles...


Une discussion intéressante et la naissance d’un groupe de travail pour avancer dans une mise en oeuvre complexe et urgente mais aussi séduisante...

Merci à Garlann ; et merci à Pierre Morelli pour ses apports au débat...

Et cette idée qui monte d’une université numérique en Ardèche avec aide au(x) groupe(s) d’étudiants, comme nous l’avions envisagé : aide à la planification, l’orientation, pauses méthodologiques et aides à la régulation...


Sinon l’université numérique pourrait s’avérer plus ségrégative que l’université traditionnelle ...


Patrimonialisation, territoire et réseaux


Pierre Morelli s’appuie sur un patrimoine lié

-  à l’histoire locale :

-  "Mes années d’école primaire", d’Eliane Baud,
-  "Souvenirs d’enfance et village",de Paulette Vignal,
-  "Avoir 20 ans dans la tourmente", de Marcel Bélingard
-  "Histoire d’un coup d’état raconté par ses affiches", d’Alain Delarbre...

-  au patrimoine bâti :

-  "Et ponts, et ponts" de Marie des Ponts
-  "L’eau à Boffres", de Simone Foray,

-  au patrimoine créatif :

-  récits, poésies : "Aujourd’hui je mesure le danger", de Geneviève Greco,

-  "jardinage, tout un art", de Geneviève Greco,

-  "L’hiver a revêtu son manteau blanc" de Fanny Juston,

-  " Avatars : chèvre, chien, aigle " d’Elycia Malosse,

-  Histoire en images :

-  "le 1er juillet 2013" de Sabine Tourtois,

-  Récits de voyage :

-  "Notes de voyage au Rajhastan" de Nicole Bertholon.



Conférence débat de Pierre Morelli (12/10/13)


C’est à la salle communale, lieu de rencontre de l’Art et du Patrimoine comme en témoignent les expositions présentes, que nous nous sommes retrouvés autour de Pierre Morelli, Maître de Conférence à l’Université de Lorraine, pour réfléchir, sous sa conduite, aux liens entre Patrimoine, Identité, Territoire, Développement, Médiation, Réseaux Numériques...


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Après s’être présenté, Pierre Morelli a abordé ces thèmes en évoquant les modes et les fréquences d’utilisation de l’outil informatique et d’internet dans l’accès à l’information, aux réseaux sociaux, dans l’émergence de formes nouvelles de créativité, support de références et de valeurs qui participent au développement identitaire et territorial.


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Il a évoqué les « non-utilisateurs » réfractaires ou occasionnels des nouvelles technologies et donné des explications à propos de leurs choix, a redéfini des termes comme identités, identifiants, territoires, interactions dans la multiplicité de leurs déclinaisons possibles, a insisté sur la construction symbolique des territoires, sur la constitution des « tribus » auxquelles on appartient, s’appuyant concrètement sur les productions des adhérents des Rias que l’on trouve sur le site dans la bibliothèque « Calaméo » mais aussi sous forme édition papier, ceci pour mettre en relief l’attachement au territoire, sa définition évolutive comme est évolutive l’identité de ceux qui lui appartiennent, quelle que soit la part d’utilisation des nouvelles technologies dans les productions individuelles ou collectives.


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Cette prise en compte de la vie de l’association au travers de ses projets mais aussi les exemples concrets puisés dans les livrets papiers de Paulette, Eliane, Marie, Geneviève, Elycia, Fanny, Nicole... ont illustré parfaitement les définitions livrées au cours de son intervention et démontré à chacun l’importance des créations dans la construction de l’identité et du territoire au sein des réseaux.


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Les débats se sont poursuivis au-delà du temps prévu autour du verre de l’amitié, c’est dire si l’intervention de Pierre Morelli avait su susciter l’intérêt, les questions et le désir de s’exprimer et d’échanger au sein du groupe ravi ce cette soirée sous le signe de la Science mais empreinte de la chaleur des relations humaines qui mettent la technologie à leur service.

Nicole Bertholon






Liste des livres offerts par Pierre Morelli

à nos lecteurs


-  "Communication et développement territorial en zones fragiles au Maghreb" - l’Harmattan (communication et civilisation) Ouvrage dirigé par Pierre Morelli et Mongi Sghaier (2ème exemplaire)

-  "Déviance et risque en dispositifs Expertise et médiatisation. Sous la direction de Isabelle Gavillet centre de recherche sur les médiations. Universite Paul Verlaine Metz

-  "Les jeux vidéo au croisement du social, de l’art et de la culture", sous la direction de Sylvie Craipeau, Sébastien Genvo et Brigitte Simonnot (PUF de Nancy)

-  "Les cultures des sciences en Europe (1) Dispositifs en pratiques" sous la direction de Anne Masseron et Philippe Chavat (Editions universitaires de Lorraine)

-  "Questions de communication 21.2012" Beatrice Fleury, Jacques Walter. PUF de Nancy.


Et une sélection de quelques dossiers numériques à découvrir...


D’abord, le plus beau des cadeaux - une édition originale :


Alice Magnifiques ces 91 pages, l’écriture et les dessins de Caroll, et même un médaillon qui s’ouvre...

Quand à l’IUFM de Privas, les professeurs découvraient le numérique en travaillant la logique de Lewis Carrol et la définition de la "marche" "lue" par Colette Magny...
La puissance de l’outil au service de la compréhension de la littérature et de l’art et de la création. Images, sons, sens, textes pour entrer dans la complexité de l’écriture numérique...

Et pourquoi pas, par là, la voie d’une étrange appropriation de GoogleStreetMap ?...


Les sites/oeuvres de Catherine Nyeki qui va être à la FIAC du 21 au 23 octobre...


et de Joseph Nechvatal


Pierre Morelli nous a aussi fait découvrir divers autres sites :

-  A Barcelone ou encore


-  et le site web monet qui accompagne l’exposition...


-  Jolies pages


Et puis,

L’historial Charles de Gaulle, une belle réalisation numérique


-  Un Webdocumentaire, la nuit des paras


-  Le web zing des étudiants en journalisme...


Et la revue "Questions-de-communication"


Pierre MORELLI est

Maître de conférences - Sciences de l’information et de la communication

Responsable de spécialité et de master 2 information et communication : Création de projets-numériques


Il nous a aussi parlé des colloques "Requalifier les camps" et communiquer deux PDF des programmes de ceux-ci sur lesquels nous aurons sans doute l’occasion de revenir...


Une immense richesse... Et d’immenses remerciements pour ces apports...






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Fête de la science 2013 à St-Apo - l’En Cours d’ateliers d’écriture qui se prolongent, et le rappel des invitations aux interventions...


I. Ecritures numériques
Peu à peu des envies ont émergé à partir des mots de la Biennale d’Art Contemporain de Lyon...


ENTRE TEMPS
BRUSQUEMENT,
ET ENSUITE

De premiers "textes"

-  Celui de Mathys

-  celui D’Inès I.


Entre temps... Brusquement... ; Et ensuite.

Entre temps je réponds à mes dizaines de messages. Brusquement, un doute. Et ensuite, un essai ; non concluant.

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A refaire... Mais bientôt se dessine déjà chez GG une transplantation autre...

Entre temps... essayez-vous. donc... (à suivre, bien sûr)...
avec vos apports...
Ce qui se poursuit en aval de la Fête de la Science...

D’autres travaux en cours, avec, notamment, la recherche d’étranges alphabets... A poursuivre... Mais d’autres recherches aussi...


Le texte de Sima sous Calaméo


Celui de Geneviève également sous Calaméo (licence Creative Common comme toutes nos publications sous Calaméo -"paternité, pas de modification, pas d’utilisation commerciale" mais droit de reproduction, impression,téléchargement...))


Celui d’Ophelia Escriu Et là, c’est au lecteur de placer "Entre temps", "Brusquement" et "Et ensuite"... (Situation initiale où se pose le problème/péripéties/ dénouement - comme dans tout récit...) Mais encore ?


Neige au Bas Noyer d’Elicia et Nadine Malosse


" Une histoire d’amitié hommes/lion " qui a beaucoup parlé à Elicia. A voir sur You Tube, la narration vidéo dont s’est inspirée Elicia pour faire sa narration textuelle. Une belle histoire et une structure narrative de la vidéo dans laquelle vous pouvez retrouver " Entre temps, Brusquement Et ensuite..." Sinon un récit, du moins plusieurs narrations enchevêtrées... L’occasion de réfléchir sur la différence entre la narration vidéo et les narrations textuelles s’appuyant sur des images choisies de la vidéo, mais ayant leur autonomie et leur liberté, notamment, là, en matière d’espace (changement de lieu) et de temps (autre durée...) C’est la 1ère fois qu’en atelier une jeune élève de 6ème choisit, pour répondre à une consigne concernant la narration, de prendre appui sur une vidéo. Intéressant. Des explorations à poursuivre...

Une occasion aussi de réfléchir à la question du droit à l’image, complexe. Une utilisation qui doit pouvoir être admise dans la mesure où les sources sont citées, où le chemin d’accès est donné par lien et où la lecture de la vidéo est d’autant plus préconisée que le schéma narratif - à représenter ou tenter de représenter - est beaucoup plus complexe que celui de récits textuels...

Si on sait combien les lectures et, notamment les romans, servent à chacun pour appréhender, distancier et remanier sa propre histoire - ou du moins son interprétation personnelle de celle-ci- il est intéressant de voir combien la vidéo peut jouer, hors institution scolaire - là en EPN- le même rôle (comme, d’ailleurs, les jeux vidéos). Merci à Elicia pour son apport et sa démarche - un type de démarche à analyser en formation des enseignants ou animateurs d’EPN...

Et ce, quand l’école a un gros retard dans le domaine de la lecture de l’image, fixe ou animée, et, bien sûr d’un écriture numérique composite...


II. Atelier OpenStreetMap du 11 (18-20h)


Henry-Pascal Eldin ayant été retenu au dernier moment pour le Congrès des maires de l’Ardèche, c’est Garlann Nizon [1] qui présentera la démarche OpenStreetMap, la cartographie collaborative et un certain nombre d’exemples concrets...

Une féconde réunion en perspective qui devrait nous être utile pour la finalisation du réel-enrichi-par-tous du Parcours d’art.


Et quand Garlann Nizon, a su faire rêver le groupe de travail, en ouvrant, à partir des besoins des Rias, tout un éventail de pistes possibles d’exploitation... Cette part de rêve - préalable indispensable à toute conception de projet, en amont de la mise en mots précise d’une orientation et de la planification d’activités et d’opérations...



III. Conférence-débat de Pierre Morelli

Un descriptif qui a fait un peu peur :"Identités, territoires et nouvelles formes de médiation au prisme du développement de la patrimonialisation à travers les réseaux numériques en ligne..."

C’est-à-dire ? Qu’il a fallu expliquer...


La patrimonialisation, on connait. Quelques exemples...


-  Sabine Tourtois : à la lisière du reportage sur création et de la patrimonialisation. Un autre forme ou un autre contenu de patrimonialisation...

-  Paulette Vignal : Souvenirs d’enfance et de village

-  Paulette Vignal : L’herbier d’ici :

-  Geneviève Greco : Le jardinage, tout un art

-  Jacqueline Cimaz : Mémoire de Travaux

-  Paulette Vignal : une révolution culturelle

Et bien d’autres... Où il y a aussi tous ces beaux souvenirs de voyages de Nicole Bertholon, imprimés et non créés sous format numérique...

Le rôle du numérique et la forme "livret" étant importants pour conserver et pouvoir retrouver facilement. Intérêt aussi de pouvoir y inclure de la vidéo et du son, des liens hypertextes, des schémas... Cf sons et vidéos qu’on retrouve aussi sur site(s) ou blogs, mais moins accessibles...


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Des publications modestes mais qui, dans leur globalité -149 "calameos" avant la Fête de la science, 154 au final (un final provisoire...) constituent, avec vidéos, diaporamas, livres ou livres-objets imprimés...etc... une bonne part d’un espace transitionnel, qui fait aussi fonction de zone proximale de développement, vivante, mutualisée et partagée... Où les réseaux enrichissent effectivement le développement de tous...

Une zone proximale dans laquelle, outre les apports de sa conférence, Pierre Morelli offre aussi la possibilité d’instiller dans les mois qui viennent des éléments partagés et lissés après débats ou échanges à organiser sur les lectures de livres imprimés laissés et d’oeuvres ou sites numériques à visionner, explorer, utiliser...


Le compte-rendu des interventions de Pierre Morelli et Garlann Nizon sur le site

J.Cimaz

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[1] coordonatrice du réseau des EPN Drôme-Ardèche

Territoires, réseaux, identités...

La fête de la science 2013

Deux temps forts :

-  Vendredi 11 octobre de 18 à 20h, atelier OpenStreetMap, un outil pour situer le réel enrichi du territoire, proposé par Henry-Pascal ELDIN, ingénieur, responsable technique du SIVU des Inforoutes.

-  Conférence-débat de Pierre Morelli, maître de conférence à l’université de Lorraine : « Identités, territoires et nouvelles formes de médiation au prisme du développement de la patrimonialisation à travers les réseaux numériques en ligne" [[Ne pas se laisser impressionner par le titre, c’est clair et passionnant et le débat peut permettre d’analyser les expériences de ceux qui le souhaitent.) Samedi 12 octobre de 17 à 19h. Un pot clôturera la soirée.


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-  Sur fond d’ateliers d’écriture numérique mardi 8 et 15 et mercredi 16 octobre de 17 à 19h30. Identité, paysage... Ecrire des Fables visuelles à partir d’images proposées...

Restitution vendredi 18 à 17h. : Identité et travail de l’image et du paysage ( ou Ecritures visuelles de fables...)

-  Avec sortie le dimanche en divers points du Parcours d’art pour 1ère approche de son réel enrichi (Carrefour des Résistances, Station d’épuration, Combier, intersection D21/route de Monchal, source de la Dunière, Les Baraques - ou R.Raphoz, ?, M.Diersé, ?, M.Diersé, S.Camboulive, D.Tallagrand).

Puis discussion à partir de projections sur interrogations et utilisations théâtrales du numérique et goûter.

En phase avec le travail de l’EPN, y compris dans le domaine artistique. Du territoire au territoire en passant par les réseaux, pour une meilleure maîtrise. De la lutte contre la fracture numérique au développement de la mobilité sociale.

Pour l’équipe, J.Cimaz





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Fête de la science 2013 (préparation 2ème réunion)


Un avant-projet qui s’est légèrement modifié, précisé, enrichi...

Territoire&réseaux, identité ?

-  Résumé du projet (300 caractères espaces compris) :

"Si les réseaux ne sont pas des greffons extérieurs au territoire mais des entités constitutives de celui-ci, quelles incidences sur son identité, sa vie, le développement de nouvelles formes de démocratie ? Exemple sera pris de la construction par tous de l’enrichissement du réel d’un parcours d’art...


-  D’où 3 temps :

1. Une nécessaire présentation de la problématique et du travail dans la durée, par l’équipe. (Responsable J.Cimaz) [1]

2. un atelier pour faire connaître l’outil "Open Street Map" et sa mise en place régionale. Une structure qui devrait être organisatrice puis support du travail de construction par la population d’un réel enrichi (qualitativement) du trajet du parcours d’art. (Avec Henry-Pascal Eldin responsable technique du SIVU des Inforoutes de l’Ardèche + EPN Saint-Apollinaire-de-Rias.

3. une conférence de Pierre Morelli, Maître de Conférence à l’Université de Lorraine,UFR Sciences Humaines et Arts - suivie d’un débat - sur les interactions entre identités de chacun et de tous et identité du territoire, notamment dans un contexte de médiations artistiques.

J.Cimaz

NB. Un volet artistique permanent sera offert avec l’exposition Camboulive de l’"Ardèche" (vidéo et Visage générique choisi de l’Ardéchois du plateau), et des "Papillons verts", et, un travail de Didier Tallagrand ou réalisé avec ses cartes, dont il n’est pas possible à ce jour de préciser la forme et le contenu... D’autres vidéos peuvent également être disponibles... Par ailleurs, le parcours global ou ponctuel du parcours d’art est toujours possible...)

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[1] Le parcours effectif de tout ou partie(s) du trajet du parcours d’art, éventuellement agrémenté d’un questionnaire-concours, peut permettre l’ancrage concret de la réflexion en territoire rural évoluant vers le péri-urbaln, territoire particulièrement sensible, au cœur des mutations planétaires en cours.



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Fête de la science 2013

Réunion de lancement à La Voulte

Christian Ferroussier et l’équipe de l’Arche des Métiers donnent tous renseignements utiles, sur le thème officiel et des modalités souples et participatives qui ouvrent la voie à l’inédit.

Un tour de table qui montre - à côté du village des sciences, la richesse de ces apports pluriels, et l’importance que prend de plus en plus l’Arche des Métiers comme plaque tournante ancrée dans le terrain par ses expositions, animations et coordinations...


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L’occasion pour Saint-Apollinaire-de-Rias d’évoquer un avant-projet permettant d’élargir le travail passé sur le numérique par les questions et réflexions suscitées par Villes-Internet, notamment quant à une dimension citoyenne créatrice, frayant la voie au travers de processus de patrimonialisation à la construction de nouvelles identités des territoires et espaces réticulaires et de chacun, et permettant des dépassements de fractures culturelles ?

A voir avec Pierre Morelli, maître de conférence en sciences de l’information et de la communication, Centre de recherche sur les médiations -CREM EA- Université de Lorraine, site de Metz, membre de la commission multimedia du Ministère de l’Education Nationale et du jury décernant le label ville Internet.

Pierre Morelli qui travaille sur les aspects artistiques, culturels et sociaux des TIC, interviendrait le samedi 13 octobre 2013 de 17 à 19h dans la nouvelle salle des Baraques.

Le livre"Communication et développement territorial en zones fragiles au Magrhreb" (L’Harmattan), qu’il a dirigé avec Mongi Sghaïer, est en prêt à la Bibliothèque Municipale de Saint-Apollinaire-de-Rias.

Jacqueline Cimaz

NB. Une programmation de la Fête de la science 2013 qui n’est pas terminée. Seront vraisemblablement proposées en amont un atelier d’écriture numérique et en aval l’intervention d’une ou d’un artiste utilisant et interrogeant le numérique...

Suivre à ce sujet ce travail du CNES signalé par Annie Abrahams qui y participe, celui de Sébastien Camboulive à Clermont-Ferrand (Vidéoformes), et Paris (Bientôt à la Galerie Les Douches la galerie,) et Bruxelles, et celui qui s’engage avec Emmanuelle Lauer . Sans omettre en ce qui concerne la musique les recherches/créations de Frédéric Acquaviva... , artiste que nous avons eu l’immense plaisir d’accueillir en juin 2012



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D’une 1ère restitution à un bilan prometteur. Objectifs plus qu’atteints.


Une fête de la science en 3 temps et non 2... 3 temps non comme triangle mais comme spire porteuse de spirale...


La base : la conférence de Michel Schlenker


La littérature scientifique, ses formes, sa constitution et sa vie, ses usages multiples et diversifiés d’un numérique utilisé des simulations aux présentations de conclusions, et la difficulté d’une vulgarisation vite dépassée... L’intérêt des sites et blogs réajustables en temps réels, de publications numériques jalons non éphémères...

Un outil en ligne qui pose les bases d’une réflexion à poursuivre...

Une immense richesse scientifique et didactique...

Un bel outil en ligne.




MAIS

Un outil en ligne qui fait aussi place à l’histoire avec ses intermèdes.


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De l’odieux assassinat de Federico Garcia Lorca à l’extermination massive de chercheurs, d’intellectuels, d’artistes... Fera-t-on un jour une évaluation du recul et manque à gagner en matière de connaissances - bilan civilisationnel et culturel - de la seconde guerre mondiale ? [1]


De cet outil, en fait, non pas un mais deux prolongements...




1. L’atelier d’écriture numérique prévu - devenu par la force des choses et des réseaux, suite d’ateliers, en amont et en aval...


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Objectif ? scientifique et technique certes, mais aussi pédagogique et citoyen.

Pédagogique car on met des générations en difficulté si on ne leur fait pas comprendre la différence entre "numérisé" (texte passé en logiciel OCR, "homothétique" du texte écrit mais qui peut aussi avoir perdu forme et même, nom d’auteur...) et "numérique" -complexe et composite - pas seulement comme un adjuvant externe- qui peut être appréciable - de la lecture mais comme composant ou organisateur interne d’une nouvelle écriture s’apparentant à la fois à la composition musicale, à son orchestration et à la programmation de systèmes de systèmes composites et hétérogènes [2]

Une écriture dont l’approche est indispensable à l’apprentissage des compétences et à la constitution des références nécessaires à la lecture de ces nouvelles écritures.


Citoyen ? Il est évident qu’on peut savoir déchiffrer, et même, bien lire un texte imprimé ou numérisé et être totalement analphabète au regard des écritures numériques émergentes [3] Et l’alphabétique n’étant plus qu’un mode d’approche, certes essentiel, mais non unique, de la lecture, il est urgent de développer l’appentissage d’une lecture logographique riche de l’interprétation du sens des formes [4] y compris de formes cinétiques ou musicales, introduisant donc la temporalité et multipliant les dimensions d’un texte déjà bourré d’hyperliens... Ces "systèmes tapissés de processus temporels" dont parle Edgar Morin ? Mais ne sont-ils plus que "tapissés" de processus temporels, ne sont-ils pris eux-mêmes dans des processus temporels qui les dépassent ?

Des recherches urgentes à faire si on veut des formations scolaires à la hauteur des enjeux... [5]


De ce point de vue, le ludique, sinon le scientifique et l’artistique, ont permis d’avancer beaucoup dans ces ateliers et les participants en redemandent... Et ce qui est frappant en regardant l’album de présentation des travaux, c’est la diversité des réalisations individuelles ou de groupes, quand les consignes étaient les mêmes pour tous...

Et si on examine aussi les diverses publications d’ateliers d’écriture numérique conduits en quelques mois (cf publications sous Calaméo), l’évolution est frappante mais a nécessité temps et travail et est à poursuivre...

Etait demandé d’articuler texte/image et son. Consigne respectée au niveau individuel et, surtout, sur l’ensemble... Mais bien sûr, une articulation qui appellerait ou appellera un travail de fond... Et peut-être la recherche de nouveaux outils ou de nouvelles combinaisons d’outils... (à suivre)


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Un transfert intéressant : celui où Mendy, après avoir travaillé une diction "fantaisiste, "déformante" ou "dérivante" du son, a fait ou repris un texte en y intégrant ces procédés oraux...

On pourrait aussi évoquer la diction de Mylène ou les investigations graphiques d’Elicia...





A suivre




2. Le second prolongement de la conférence de Michel Schlenker, en liens bouleversants avec les "intermèdes" de celui-ci, c’est la visite à Monchal.

Du "hors fête de la science" qui n’est pas resté "hors" - une visite "coup de bêche dans le terreau de l’histoire" comme disait Duby de l’évènement en général...

Mais un coup de bêche précis qui résulte de cinq années d’investigations coupées de phases de latence.

Une démarche expliquée dans la publication que nous versons à ce dossier Fête de la science 2012...



D’ailleurs une démarche en phase avec le beau travail de Sylvette Béraud-Williams, ethnoloque et auteure...


En guise de synthèse


Retour sur projet structurant "Du recueil de mémoire à l’écriture transmedia. La question de l’identité à Saint-Apollinaire-de-Rias"


Du recueil de mémoire à l’écriture transmedia, ce qu’on a appelé "la patrimonialisation". Des proecessus toujours actifs, diversifiés, plus nourris, où les habitants amènent leur savoir-faire, leurs savoirs et documents" pour "augmenter" le réel visible de Saint-Apollinaire, ou, plutôt du trajet du parcours d’art, de données visibles sur site -accessible donc sur ordinateur ou par tablette ou téléphone...

L’important dans cette phase où le local alimente le réseau c’est la qualité des contenus et de leur mise en forme.

L’accueil et la cache de la famille Schlenker, à la fois participent d’une histoire particulière et sont en même temps, éléments représentatifs de l’histoire globale, de ses atrocités, mais aussi des traditions de résistances de ce plateau. D’ailleurs le livre de Sylvette Béraud-Williams "Entre silence et oubli, mémoire d’un quotidien rural bouleversé " les a bien situés dans cette dimension.

Cette histoire fait partie du patrimoine local comme la reconnaissance et la générosité des Schlenker, notamment au travers de leur engagement scientifique et du partage offert de leur savoir.

La construction d’un patrimoine immatériel constitutif de l’identité du plateau - où par la diffusion, les inscriptions au Mur des Justes, cette histoire irrigue les réseaux numériques, les nourrit.

La démarche a été partiellement inverse pour l’identification de la maison de Monchal.

Ce sont les conversations en réseaux - courriels, avec prise d’appui sur le site, puis échanges téléphoniques ou épistolaires - entre les uns et les autres - qui ont permis de se rapprocher lentement du but puis d’aboutir en moins de 24h. Où les réseaux ont apporté au local, ont été vecteurs, accélérateurs, indispensable médiation.

Vécu donc d’une articulation à double sens entre territoires et réseaux, avec une charnière où on trouve aussi, dans les deux sens, ces petites publications numériques sur calaméo, dont la sortie est relayée par "le site" certes, et la newsletter, mais aussi, de manière non négligeable, par les divers facebooks, plus ou moins personnels...

Un nuage de calaméos, à géomètrie variable, auquel de plus en plus nombreux sont les participants...

A partir de là, un nouveau champ ouvert aux investigations sur l’identité... Identité partagée des thématiques : "Mouvances", "Printemps des poètes 2011", Fête de l’Internet 2012" ou des individus -Geneviève et ses bruyants oiseaux, son miroir de fête foraine... Paulette, le scolaire et le bistrot, Renée et ses belles augmentations plastiques du Réel, jacqueline, ses liens auxquels elle tient et son attirance de toujours pour les avant-gardes. Et, pour tous, l’assise structurante, même si on se sert plus du Net que du papier, de ces "petits livres papier", passeurs frustrants [6] ou rassurants [7] "Livres" passeurs vers ce demain où les pages bourrées dans leur épaisseur de multiples composants électroniques sauront vous rappeler à l’ordre et vous emmener vers où elles voudront dans les délices d’un zapping paresseux non dépourvu de ressources sérendipitaires... Si elles ne vous permettent, devenues commandes, de déplacer un groupe d’immeubles qui vous cache le Front de mer...


Ophelia Escriu

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[1] En commençant par la guerre d’Espagne... Un tout petit exemple : la disparition totale de ce premier groupe de Granollers qui ne peut s’expliquer que par l’interdiction de la langue catalane durant le franquisme (et ce, bien au-delà de 1945 !)

[2] cf la musique d’Acquaviva et son remplacement dans celle-ci de fragments musicaux, entendus par une seule personne, par la photo de celle-ci écoutant, seule sous son casque, ce fragment ( cf sa création en juin 2012 à Saint-Apollinaire-de-Rias. Compte-rendu sur ce site et citation dans Art Press d’octobre...)

[3] écritures à la lecture desquelles les avant-gardes du XX siècle ont fourni des outils - des dadaïstes aux poètes sonores en passant par les concrétistes brésiliens et divers plasticiens (cf le 1er groupe de Granollers - Tapiès, Brossa, Villélia...)

[4] cf Meschonnic et la forme qui fait sens en poésie - et la lecture "tabulaire" de celle-ci articulant axes syntagmatique et paradigmatique

[5] Où mathématiciens, physiciens, linguistes, poètes, plasticiens, compositeurs, performeurs... ont un rôle essentiel à jouer, y compris dans l’école...

[6] "Là vous voyez ce trait qui souligne. Si vous êtiez sur écran et cliquiez dessus vous auriez accès à la vidéo !"

[7] "Avec ces modestes livrets, vous pouvez toujours vous repérer même sans Internet...En cas de panne, c’est utile !"



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Restitution de la Fête de la science 2012 : deux outils.


La présentation de Michel Schlenker qui a servi de point d’appui à la conférence-débat




Atelier(s) d’écriture numérique (en nombreuses séquences !)


Où s’affirme la discontinuité radicale entre "numérique" et "numérisé" !





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Fête de la science 2012


ou Constituer un fonds documentaire


(JPG) Quel fonds imprimé,

quelles sitographies pour une Bibliothèque rurale/PAPI,

EPN Net Public

en passe de devenir centre de diffusion des arts numériques ?

Stratégies de recherches ?

Approches critiques ?

L’occasion de pouvoir constituer rapidement une documentation scientifique et technique pertinente, notamment dans les divers domaines émergents du numérique.


Le 11/10 de 17h30 à 20h


Atelier d’écriture numérique  : de la numérisation qui nivelle textes, images et sons, à la composition de formes composites et complexes souvent liées à un besoin identitaire.


Le 13/10 de 17h à 18h30, conférence-débat avec Michel Schlenker, Docteur en physique


La Bibliothèque reçoit maintenant des revues de vulgarisation scientifique. Wikipedia est souvent consulté. Comment apprécier la validité des contenus ? Quelle diversité des textes scentifiques, comment sont-ils écrits, par qui, pour quoi et pour qui ? Niveaux de langue ?


Organisation : association Les Rias, lieu ; bibliothèque Municipale, Les Baraques, 07240 Saint-Apollinaire-de-Rias. Rens. Jacqueline Cimaz, 04 75 84 47 25, jacqueline.cimaz@orange.fr, nicole.bertholon@wanadoo.fr. Partenaires : Michel Schlenker, Bibliothèque / Epn Saint-Apollinaire-de-Rias. Site . Tout public. Accès handicapés.






A signaler aux marges de ce travail l’exposition "Science" à la galerie "Les Douches la galerie". Bérénice Abbott et Raphaël Dellaporta. A voir . Et la chance de pouvoir en rendre compte à ceux qui ne pourront se déplacer puisque les deux derniers jours d’exposition cïncident avec le Congrès des Maires.


A signaler aussi les apports de la Fondation Cartier. A suivre sur les vidéos du site...


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Le retour de Pierre Froment


dans le cadre de la Semaine sans pesticides.

Une présentation enrichie...


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Et une meilleure perception des différents indices de santé d’un sol et de leur enchaînement...



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Biodiversité, le rappel de Régine Froment


avec un nouvel envoi pour réfléchir...


Cliquez sur ce lien





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Un bilan intéressant et lucide de ce crû 2011


Ont été soulignés l’investissement des diverses structures, la richesse des travaux, la profondeur de l’implication, avec les villages de la science notamment, mais non exclusivement, l’intérêt et la participation des scolaires, et du péri ou para scolaire.

Ont par contre été regrettés le resserrement des dates et le fait que ne soient pas pris en compte le travail en amont et les activités en aval qui donnent sens à l’évènementiel et l’exploitent au maximum.

Delphine Bosc a annoncé son départ vers un emploi plus adapté à sa formation. Un professionalisme et un niveau d’expertise dont l’importance a été signalée par tous.

Sa remplaçante, Cecile Rollet, qui travaille avec elle depuis un certain temps, a été présentée. Après quelques recherches, elle nous a communiqué l’adresse facebook de l’Arche des Métiers qui, après Jean-Pascal Dubost, devient donc la/le segond(e) ami(e) d’Ophelia Escriu , laquelle nous publie G2N2RALEMENT ? pour tout public ? les informations des RIAS... ?

Le thème de la FËTE DE LA SCIENCE 2012 a été annoncé : "LES ENERGIES".

Un domaine dans lequel l’approche scientifique parait effectivement bien nécessaire...


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NB. C’est à l’issue de cette réunion, que se dévalant l’escalier extérieur de la MJC plus vite que prévu a eu lieu l’accident évoqué par Marie des Ponts...





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Quand la fête de la science n’en finit pas de rebondir


Outre le travail personnel et les ateliers de création de collages numériques, essentiellement centrés sur l’appropriation de l’outil Vuvox, il y a la fascination pour Google Maps (plan/satellite), Google Street et Google Earth. D’autres capacités de lecture et navigation requises, mais c’est fou comme on apprend vite.

Par delà l’apprentissage, on explore les ressources du logiciel, comme ici la possibilité avec Google Street de faire le tour de sa maison. Par contre on peut voir l’intérieur du jardin (qu’on doit par contre pouvoir voir en photo aérienne de Google Maps/Satellite...

Ses limites apparaissent aussi, ou du moins les précautions à prendre pour le faire parler et les ressources du passage d’un logiciel à l’autre.

"Mais ma façade n’est pas comme ça !" Et on découvre que la photo de ce parcours du jour date de plus de trois ans.

Rappel s’il en était besoin, qu’il faut se méfier de la pseudo-preuve par l’image.

Et un très grand intérêt dans la population [1] pour l’approche numérique du territoire -au moment d’ailleurs où le cadastre vient d’être numérisé...

Une appropriation des outils et questionnements qui va bien au-delà de ce qu’on attendait. même en connaissant le travail de Pierre Ménard et après avoir découvert ces outils qu’il nous a offerts.


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Après apprentissage par Les Baraques et Dounon, découverte autonome de "Ma maison".


Comme une prise de conscience immédiate de l’ampleur des bouleversements en cours, [2] la volonté d’être au courant, d’autant qu’avec "ma maison vue du ciel" [3] c’est le quotidien et l’intime, l’identité même, qui sont touchés.

Jacqueline Cimaz

NB. Cf l’article de Nicole Bertholon sur ces trois jours de Fête de la science Un workshop qui a fait le plein dans tous les sens du terme : innovant, jeune, inédit et ancré dans le territoire. Si dense qu’il a fallu un peu de temps pour tenter une synthèse, même provisoire écrire un article et mettre au point les documents... Déjà le diaporama de Pierre Ménard sur le blog ! Bientôt la suite, en bibliothèque ou au collège, et d’autres images...

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[1] qui se manifeste même lors de manifestations festives .

[2] et la nécessité de conjuguer approches scientifique et artistique cf à cet égard une exposition en cours .

[3] et d’en bas pour Google Sreet



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« Au lieu de se souvenir »

Au lieu de se souvenir

Vendredi 14 octobre de 18h à 20h, c’était une plage horaire bien choisie pour amorcer, par un débat avec Pierre Ménard, ce week-end « Science en Fête » à propos des relations complexes entre territoire et numérique. De la Science à la technologie, il n’y a qu’un pas, fut-il un faux pas, puisque le train emprunté par Pierre resta « en rade » quelque part du côté de Lyon, le retenant un temps au-delà de l’excusable pour un organisme tel que la SNCF. Heureusement, lors de son arrivée, l’assistance avait déjà pu visionner les productions au programme : « Mon territoire, c’que j’aime/c’que j’aime pas », réalisation de cinq collégiennes du collège de Vernoux, avec Mme Véronèse, et le film « La jetée » de Chris Marker, qui s’achevait, permettant d’entrer d’emblée dans la discussion, fort animée et qui se poursuivit, passionnée, au-delà de l’horaire prévu, avec un petit groupe, après la présentation de quelques fonctionnalités de Google Map, Google Earth, Google Street.


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Samedi matin, le temps était frais mais beau, propice à l’exploration d’un territoire restreint mais plein de ressources, autour de la bibliothèque. La douzaine de participants (dont nos quatre collégiennes, plus Fanny et Mendy ) partait à la chasse aux images et aux sons, cherchant l’insolite, l’esthétique, l’original ou l’ordinaire le long et aux alentours du chemin, l’oreille aux aguets, l’œil aiguisé, la bonne humeur débordante. Sa moisson terminée, le groupe regagnait la bibliothèque, l’appétit ouvert par cette quête. Après la pause repas, agrémentée de sucreries sur lesquelles les adultes se jetèrent sans vergogne, Pierre orchestra le travail de sélection et de stockage des images et des sons, donnant les indications nécessaires à chacun. Nos six filles s’avérèrent particulièrement réceptives, inventives, habiles dans l’exploration de Vuvox sur internet, pour amorcer des productions où découpages, calages, enchaînements, détournements d’images attestaient de leur enthousiasme pour le « workshop » à l’ordre du jour.


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On ne vit pas le temps passer...

Ce matin, c’était l’heure du bilan en petit comité, après quelques nouvelles approches d’introduction de sons sur les bandes réalisées, et le temps, là encore passa trop vite ! Il ne fallait pas manquer le train ! Que de questions encore, que d’envies de poursuivre ! La date n’est pas fixée, mais chacune (tiens, c’est vrai, que des participantes)(1) espère bien renouveler ou plutôt poursuivre ce « travail » passionnant avec Pierre Ménard. Un grand Merci aux Rias pour cette initiative

Nicole Bertholon

1. A nuancer l’après-midi par l’arrivée de M. et Mme Ranc qui s’intégrèrent aux travaux en cours par la découverte du travail de Fanny sur Vuvox, projeté sur grand écran et par la découverte de Google MAP sur lequel ils localisèrent Cluac, puis leur hameau et leur maison. Ne reste qu’à en faire une ou plusieurs photos et à les envoyer pour la voir et la faire voir et, suivant les photos envoyées, en faire le tour...




Récit en images

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Trois jours qui fouaillèrent Les Baraques

Trois jours avec Pïerre Ménard. Une très belle réussite.

Au cœur, le workshop du samedi

qui a fait le plein - à tous les sens du terme. [1]

Workshop ? « Atelier de création » dit Ménard... C’est souvent défini comme un mot-valise, mi-séminaire universitaire / mi atelier de création.

Le plein ?


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En nombre de participants d’abord. Heureusement, la plupart ont su être autonomes. C’est la technique, avec les temps de chargement des images dans le logiciel - via l’Internet - qui a parfois été limite. Beaucoup de postes tirant sur Internet (le logiciel se travaille en ligne et on y charge directement photos et sons) et chargeant des dossiers images et sons, donc des dossiers lourds...


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En densité ensuite - quantité d’images et sons collectés, plein en implication, de tous, à tous âges, plein en idées, projets...

Si l’intergénérationnel était respecté - de 9 à plus de 9 fois 9 ans - la quasi moitié des participants au workshop avaient moins de 15 ans.

Une belle implication aussi -dans la collecte : photos, sons, vidéos, interviews... Même s’il faut décider vite, surtout quand passe un hélicoptère, il faut réfléchir à ce qu’on veut capter, pourquoi, comment ? Sous quel angle ? Des lignes de sens émergent sinon des réseaux...


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Des réseaux qui, in fine, structurent ce territoire.

Il y avait la géographie locale, l’histoire ; ce qui se connait du passé. [2]

Les jeunes n’ont pas le temps de pouvoir appréhender tout cela et ils n’ont pas vu "La jetée". La perception du temps émane des entretiens, des différences d’âge des bâtisses, des propos de Simon qui exerçant en Polynésie, revoyait sa maison, proche de la mairie, à chaque 8 mai, 14 juillet et 11 novembre...

Il n’y a pas eu le temps d’interroger vraiment sur la perception du territoire, de ce territoire, en revenant au film vidéo du collège...


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Si la complexité, si les différences d’échelles ont continué à émerger, la tâche est à poursuivre, et le sera certainement au collège... Ou, pour Fanny et Mendy, en Bibliothèque...

On peut faire l’hypothèse que la représentation du territoire s’est élargie - d’Alboussière ou Silhac et Vernoux à Saint-Apollinaire-d-Rias ou ailleurs, mais aussi de la vue d’ici, même d’un point élevé, à celle du satellite...

A voir... Les choses vont se concrétiser avec la poursuite des constructions des diaporamas sous Vumo, celui de Pierre Ménard et les autres...

La Fête de la science 2011 est passée mais le travail commence, inédit, et avec cette part importante et riche de jeune public.

Et, toujours, question récurrente dans cette appréhension/construction du paysage : la place et les fonctions de l’image (et du son), la création numérique comme moyen d’investigation, de compréhension et création de connaissances...


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Pour mémoire (outre les photos et enregistrements ) :

Le trajet : de la bibliothèque à la bibliothèque en passant

-  par le chemin des Muletiers (quartier neuf, parfois encore en construction, avec une certaine recherche architecturale, ce qui plait beaucoup aux jeunes)

-  la montée des Baraques. Le passé, le patrimoine, mais un patrimoine qui vit, comme la maison Péatier et ces jouets, comme le jardin de Paulette, son herbier -d’ici pas du Mézenc !

Les relations aux animaux... au paysage cultivé ou bâti...toujours aménagé...


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Sur fond, pour ceux qui étaient au débat la veille - de paysage vu précédemment sur Google Map avec images de Google Sreet. Paulette qui avait vu les cartes et repéré sa maison le vendredi soir, me re-demande au passage si c’est moi qui ait pris les photos. J’aurais pu en envoyer. Mais ce n’est pas le cas. Là c’est le satellite généralement en liaison avec une voiture au sol.

Pas évident à se représenter, avec, notamment, cette époustouflante rotation qui, de la porte de Paulette, balaie la route, le Temple, amène dans son jardin, où on voit, non pas elle, mais son panier. Alors, à tout moment, on peut me voir ? Et me voir de toute la planète ? [3]


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Une question d’actualité aussi, avec la numérisation du cadastre...

Pour celles qui n’ont pas encotre travaillé sur Google Map, les changements d’échelle étaient néanmoins présents - les lointains, l’hélicoptère et la quantité de traces d’avion s’écrivant dans le ciel...


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Les temps forts de ce trajet : les châtaignes et le bruit du vent dans les feuilles, des châtaignes qui tombent, les couleurs d’automne, la très belle maison « sur pilotis », le passage d’un hélicoptère, les chiens, la maison Péatier, l’herbier de Paulette, sa très belle présentation de cucurbitacées - une installation plastique contemporaine- Paulette et son jardin, un jardin exploré, admiré, examiné à la loupe, ses fleurs, ses légumes et leur mariage, leurs affinités, ses dessous, outils et eau, son bouquet de radis à la Salmon ; plus haut, quelques détails de façade, les avions très haut dans le ciel, les ânes si doux, les positions de chacun dans la montée et l’air faisant vibrer les formes d’un jardin proche...

Repas convivial ... et le début du très long chargement des centaines de photos, de leur découverte, de choix sinon douloureux, du moins exigeants puisqu’une vingtaine par personne, au plus, sont à retenir... Il y a aussi les sons, dont la plupart ont été pris par Pierre Ménard sur son enregistreur, mais aussi par chacun sur son appareil - vidéos sans images ou avec images...


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Bref tout n’a pu être exploité, d’autant que le chargement concomitant de données, de plusieurs postes sur VUMO, prend du temps. D’autant aussi que Vumo présente des ressources importantes en matière de traitement de l’image et d’agencement des images. Quelque chose qui a incité Fanny et Mendy à innover et jouer les prolongations...

Quant au son ! Au son ? Le travail reste en bonne part, à faire... Pierre Ménard va déjà intégrer ce qui est sur son enregistreur.


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Chacun, par ailleurs, est invité à faire son diaporama avec Vumo ou une autre fantaisie ou création... On peut nous envoyer textes, images, documents sonores, remarques, témoignages... Par ailleurs, il va de soi que le PAPI est ouvert à tous pour ce travail, y compris à tous ceux qui n’ont pas participé au workshop...

Le début donc d’un nouveau processus qui s’inscrit dans la continuité de « Media en quête d’identité », du Printemps des poètes/Fête de l’Internet 2011 et en même temps en rupture compte-tenu des exigences nouvelles en matière de composition des images et des sons...

Par ailleurs, le travail devrait se poursuivre en milieu scolaire, répondant aux objectifs des divers B2i, et aux besoins en matière de lecture et d’écriture d’œuvres composites et complexes...


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Le débat public du vendredi

Bien préparé il a pu se dérouler comme prévu en dépit de l’incroyable retard d’un TGV.

trois pôles ou points d’appui :

-  le beau travail des élèves du collège "Mon territoire, c’qu’jaime/c’qu’j’aime pas"... avec sa prise en compte des contradictions, des aspirations et de la nécessité de composer avec les réalités.

-  la Jetée de Chris Marker, la permanence de l’image dans le temps, l’identité, la mort, le temps - une autre dimension de l’espace... De très belles images et pas une ride. A voir et revoir.

-  Google Map, Earth et Street : découverte, avantages et inconvénients et l’imminence de bouleversements scientifiques et techniques encore peu imaginables, de l’ère du numérique. La nécessité de savoir, de pouvoir réfléchir et donner son avis...


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La synthèse et les projets du samedi matin"

Comme dit par Nicole, un gros retard, mais le numérique permet le travail à distance. Mais les productions vont se finaliser et s’accumuler... Décantation et investigation... Synthèse, formation et prospective...

Une nouvelle étape du travail, et la demande unanime d’un retour de Pierre Ménard...

A suivre donc...

Jacqueline Cimaz


A noter une nouvelle inscription à la bibliothèque enregistrée par Fatima Mana : le CDI du collège Pierre Delarbre.



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[1] Théoriquement, on ne dépasse pas les dix personnes pour un workshop de ce type

[2] Baraques protestantes et laïques, lieu d’échanges avec le Temple, avec ses bistrots, restaurants, les traces et/ou la mémoire qui en restent, l’école surtout, et ses enseignants, la Résistance et les Médailles des Justes.

Heureusement que Google Map n’existait pas pendant la dernière guerre, ou avant, quand on allait aux Assemblées...

[3] Certains agriculteurs le savent qui ont eu des rappels à l’ordre pour avoir déclaré toute une parcelle en terrain cultivé alors que Google Map ou Earth montre un chemin large même de roulers diverses, aux bordures...Ou il semblerait que vouloir épargner le tracé du chemin ne sert en fait qu’à l’élargir ?



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"Au lieu de se souvenir" se précise


0. AMONT


La lecture du blog (clés possibles en bibliothèque mardi après 16h, jeudi à partir de 17h30. ]

-  Les divers messages de Pierre Ménard, dont "La jetée" de Chris Marker et Le territoire et le numérique

A suivre... Il peut encore y en avoir d’autres...


Ces envois constituent une préparation sur blog « au lieu de se souvenir » aux journées Fête de la science, et, notamment, au workshop.

Y lire Pierre Ménard, lire ses photos, et voir aussi, pour mémoire et lien, son diaporama atelier - Fête de la Science 2009 - aux Baraques et autres articles.

Images, fixes et mobiles et surtout sons, et bien sûr, la composition de tout cela pour travailler le sens, seront abordés.


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I. REUNION PUBLIQUE EN BIBLIOTHEQUE le vendredi 14 à 18h

DEBAT ouvert à tout public, avec Pierre Ménard, éventuellement à partir de projections - sur Territoire et numérique.

Projection, notamment, de réalisations retenues du concours-vidéos, et éventuellemnt de brèves séquences du patrimoine choisies localement pour transmission et envoyées au site de Villes-Internet.

- Présentation du workshop.




II. WORKSHOP du samedi - 9 à 12h, 14-17h

-  Venir le matin pour 9h, à la Bibliothèque municipale de Saint-Apollinaire, aux Baraques dans l’ancienne école qui jouxte la mairie, avec si possible, son appareil photo numérique, chaussures confortables et vêtements utiles pour prises de photos et de sons en extérieur.


Modeste repas partagé sur place (gratuit) à midi...


L’après-midi, montage à partir des matériaux réunis le matin.


L’atelier étant limité en places, il est souhaitable de s’inscrire par courriel (bm-stapo@inforoutes-ardeche.fr ) ou jacqueline.cimaz@orange.fr, à défaut tel au 0475844725


Le message de Pierre Ménard :

"L’atelier va se dérouler en deux temps. In situ, dans le paysage, prise de sons et d’images.

Puis, après le repas, dans l’après-midi, travail en intérieur à partir des sons et des images crées le matin.

J’apporte mon ordinateur, mon enregistreur numérique et quelques appareils photos."(Nous aurons aussi un peu de matériel).




III. Dimanche matin, de 9h à 12h

séance de travail pour présentation et étude des réalisations du workshop (réservé prioritairement aux participants du workshop et à ceux du débat du vendredi soir) : découverte, discussion, prolongements possibles, valorisation du travail...


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Jacqueline Cimaz en liaison avec Nicole Bertholon, responsable de la Commission Sciences et, bien sûr, Pierre Ménard.





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Fête de la science 2011


Son thème à Saint-Apollinaire :

"Au lieu de se souvenir"

ou la complexité de la mise en mémoire ou de la patrimonialisation affrontée par les écritures (ou créations) numériques. [1]

(JPG) Le descriptif de Pierre Ménard [2]qu’il a fallu encore réduire dans les documents officiels...

"Ateliers de créations type workshop avec textes, images et sons, débouchant sur petite Oeuvre Multimédia ou webdocumentaire, un travail basé sur montage d’après photos et vidéos ainsi qu’une réalisation sonore très poussée, suivis d’une rencontre-débat publique présentant les productions réalisées lors du workshop et permettant de discuter de la création numérique."

Une présentation de ce qu’est un workshop est prévue le vendredi soir pour ceux qui le souhaitent ou le peuvent, avec, vraisemblablement, la projection de réalisations de divers workshops. [3]


-  Version définitive revue puis par Pierre Ménard puis re-condensée puis re-revue qui apparaîtra dans les documents officiels :

Ateliers de création type workshop avec textes, images, sons, débouchant sur oeuvres multimedias ou webdocumentaires, travail basé sur montage photo/vidéo avec réalisation sonore poussée, entre rencontres-débats publiques présentant les workshops et réflexion sur la création numérique à partir des réalisations.


Suivi de la préparation, de la réalisation puis de l’exploitation et des prolongements éventuels, sur ce site . A voir aussi, les blogs "lesrias " et, également, "Ecritures Numériques "

la sérendipité...

"La sérendipité c’est trouver ce qu’on ne savait pas chercher : ce lieu social où se croisent nos trajets, dont la librairie est un des carrefours." -écrit Ménard aux marges de sa résidence à la Litote.


La Fête de la science est organisée localement - dans les cadre départemental, régional et national] et sous l’égide du CCSTI - par l’association Les Rias et la Bibliothèque Municipale/EPN de Saint-Apollinaire-de-Rias.

Une réunion le 16 devrait permettre d’en savoir un peu plus...

Jacqueline Cimaz



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[1] Un bel exemple fourni par le film des collégiennes de P.Delarbre à Vernoux dans le cadre du concours vidéo des Rias. Plus vous le regardez et plus la richesse et la densité vous sautent aux yeux - un critère d’évaluation opérationalisable et intéressant...

[2] Pierre Ménard : appréhender son travail ou du moins un travail un peu du même type sur Liminaire ou sur notre site ... Voir aussi "Sérendipité" ...

[3] cf celui de Mende, déjà accessible à partir de ce site...



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Identification toujours en cours...



Il nous manquait quelques espèces. Il en manque un peu moins et nous diposons de beaucoup de belles photos, notamment de prairies ; reste à les mettre en place.


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La cistre, bouquet final par une modeste plante. Et pourtant... (JPG)


Un travail qui se poursuit...


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Les listes de Régine, outils de travail...


Et demandera encore du temps... 17 photos pour les 28 plantes présentées par Christian Giroux !

Heureusement que Pierre et Régine Froment prospectent régulièrement...


A voir aussi, ensuite, avec le travail photographique sur les familles de plantes...

Les Familles plastiques - par exemple cistre et aconit napel- correspondent-elles aux familles biologiques ?


Jacqueline Cimaz





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Fleurs et flore du Mézenc


Christian Giroux indique que le travail de la journée a été structuré sur trois stations botaniques...


1. Arrêt du Suc du Tru (noté "Chabreyres" sur la carte IGN)- 1380m d’altitude, sur la commune de Borée.

On a observé les plantes fleuries :

-  la "gentiane officinale" - jaune
-  parmi les bleues, la "raiponce" en épi - bien fleurie - très en avance cette année, et la campanule dressée, une des plus classiques,
-  le silène enflé sur le talus - cf la "soupe aux herbes "d’Emilie Carles [1], dans la vallée de la Clarée.
-  présence du genêt oroméditerranéen, lou resenjo, le balai royal classique des Boutières. Toutes ces zones où le genêt, présent, définit un milieu granitique de flore -terrains relativement pauvres - mais le genêt y participe à la conquête et fertilisation des pentes pauvres...


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2.ème lieu d’étude : sentier botanique du sentier du tour du Mézenc - quartier Gandoulet, encore sur Borée - 1420m d’altitude.

Caractère essentiel : flore de terrain frais et riche - qualifiée en écologie générale par la formation de mégaphorbiaies, très caractéristique de l’altitude du Massif Central :

-  grande berce ( berce spondyle), cortège floristique
-  et le compagnon rouge - silène dite dioïque [2]

Plantes de terrain humide :

-  myosotis des marais - délicat mélange véronique petite chêne (tige plus fluette, endroits ombragés, frais)

Autres plantes très représentatives des prairies fraiches :

-  gesse des près à fleurs jaunes (proche des petits pois), différente de la vesce qui y ressemble - vesce des haies - avec un très grand nombre de folioles pour fabriquer une feuille entière (6 à 36 folioles), vrille terminale. Une plante très riche en protéines végétales comme ses cousins, luzerne et trèfle...


On a conclu sur les plantes dangereuses :

-  l’aconit napel (sorte de grosse racine et qui ressemble à un navet - mortelle ; quatre morts il y a quelques années... Elle ressemble aux pieds d’alouette du jardin, en plus violet...

-  son cousin presque aussi toxique, l’aconit tue-loup (on s’en servait pour empoisonner loups et renards)

-  les renonculacées dont l’actée en épi, qui fait des grains comme un raisin, pas mauvais au goût, mais très dangereux. C’est aussi une plante médicinale.


Observation sur un rocher de l’alchemille des roches riche en hormones phyto-oestrogènes (cf nom symbolique en culture germanique "Frauenmantel" On donnait de la tisane d’alchemille aux jeunes filles ou femmes pour se revitaliser...


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3. Parc de Saint-Clément, quartier de la Scie, 1250m d’altitude

On a qualifié le milieu naturel : prairie de graminées, de fauche, à végétation réduite, non pas à cause de la sécheresse mais de l’épaisseur de sol. Suivant celle-ci, la productivité peut varier de 1 tonne 1/2 à l’hectare à 4 tonnes à l’hectare.


A. partie sèche, terrain plat, bien ensoleillé.

à ses marques, peu productive : beaucoup de graminées classiques qui présentent presque un aspect pelouse.

Plus de 50 espèces de graminées paturées : fétuques traçantes, racines en zhyzome, fétuques des prés , dactyle, ivraie sauvage correspondant au ray-gras.

En plus des graminées, le complément, les légumineuses fabacées sur sol aride : trèfle violet ou des près, gesse à fleurs jaunes, vesce à fleurs violettes, beaucoup de trèfles blancs, du lotier à fleurs jaunes [3] lui ressemblant, typique du Mézenc, genêt sagitté (en en forme de flèche) et consommé quand il est jeune, avant floraison...


B. Secteur riche, seconde moitié

où finalement on a trouvé la cistre...


-  Des graminées de grande taille comme le Vulpin (queue de renard), les grands dactyles, beaucoup plus poussés, le fromental correspondant à l’avoine élevée, le grand paturin des près communs.


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Il faut insister sur la grande quantité de plantes de santé, utilisées par les anciens : achillée mille feuilles, alchémille encore bénéfique aussi, pour arriver à la cistre ou fenouilh des montagnes.


Christian Giroux tient à souligner la qualité de l’attention des enfants, et la découverte finale de la cistre comme point d’orgue car on n’en avait pas vue avant.


Aux marges de ce recueil de précisions, bien indispensable, Christian Giroux revient sur le rajeunissement et la féminisation de la population active, sur les synergies fondées sur un culturel incluant l’historicité, qui ont permis d’obtenir le Label Fin Gras, sur la richesse de confins suturant départements et régions, sur l’apport de Leroy Ladurie et bien sûr, sur celui, incomparable et décisif du travail de Jean-Claude Mermet.

Un bel hommage aussi, étayé par un concret riche de sa complexité, de son historicité et de capacité d’innovation et création, à un travail intellectuel, travail croisant études, recherche scientifique et plus-value associative.

Un temps fort, et, encore une fois, illustré par les sites des Amis du Mézenc , Mézenc-doc et celui de Saint-Apollinaire-de-Rias, les fonctions de patrimonialisation, création et diffusion de connaissances de ces réseaux de sites Internet...

Recueil et synthèse, Jacqueline Cimaz, avec l’aide de Geneviève Greco et Marie des Ponts. juin 2011
-  photos d’Eliane Baud, Nicole Bertholon, Jacqueline et Michel Cimaz, Geneviève Greco, Fatima Mana. Planches images J.Cimaz.
-  sitographie accessible par liens. Bibliographie "Fleurs familières et méconnues du Massif Central", le livre de chevet de G.Greco. (Ed.Debaisieux.2000)

NB. Bientôt une planche des fleurs citées, dans l’ordre, à partir des photos du groupe. Travail collectif en bibliothèque, reprise le lendemain matin. Communication le soir avec Régine et Pierre Froment, pour prise éventuelle de photos complémentaires le 11 juin... (donc une affaire qui prendra encore du temps...)



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[1] dame qui, à 18 ans, a sauvé l’Education Nationale en 1918 ; son livre est une expérience de vie

[2] soit mâle, soit femelle, jamais les deux.

[3] très bonne plante fourragère



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L’interview de Jean-Claude Mermet


Jean-Claude Mermet, Président des Amis du Mézenc, enseignant-chercheur, indique d’emblée qu’il se situe du côté de celui qui accueille :

"Donc je vais vous parler du Fin Gras. Est-il besoin de définir ce que c’est que le Fin Gras ? D’abord le Fin Gras c’est ce mode d’engraissement traditionnel qui est pratiqué dans le Massif du Mézenc depuis plusieurs siècles - depuis le Moyen Age peut-on dire, et qui est original, et qui est lié aux conditions pédologiques et climatiques de la zone puisque cette haute terre du Massif Central qui est celle du Mézenc a une particularité : c’est qu’on peut y faire sécher le foin sur pied ce qui n’est pas le cas, par exemple, dans le Cantal, dans d’autres massifs montagneux et ça permet cela de rentrer dans les granges du foin qui est déjà sec. Donc cela veut dire des granges qui sont fermées, qui ne sont pas à claires-voies comme en Savoie par exemple, et donc ça permet aussi de fonder un habitat permanent assez haut puisqu’on a ici des fermes qui sont à 1450 mètres d’altitude. On a dans le Massif du Mézenc les plus hauts villages du Massif Central.Ce qui représente une particularité là où ailleurs dans le Massif Central on pratique l’estive (c’est-à-dire on met les bêtes dans les pâturages tout l’été et ensuite, elles redescendent). Ici non seulement, elles ne redescendent pas, mais elles s’engraissent non pas à l’herbe mais au foin l’hiver et donc la définition du Fin Gras qui est une particularité d’ici, donc une originalité dans l’est de la France, c’est cela, c’est l’engraissement au foin l’hiver de boeufs et de génisses.

Pour l’AOC, le critère premier c’est la profondeur historique de cette tradition, et quand on consulte les archives on voit des contrats dès le Moyen Age. Ce qu’on sait faire, parce que pour obtenir l’AOC, il faut remplir le critère profondeur historique. Par exemple, on trouve dès le Moyen-Age des contrats, par exemple, entre bouchers de Carpentras qui viennent ici chercher les bêtes qu’ils commercialisent ensuite dans tout le Sud-Est. Cette région est avec l’Aubrac le réservoir de viande bovine pour tout le Sud-Est de la France.

Voilà ce qui fonde la particularité de ce massif. Et une autre caractéristique c’est le foin qui est récolté ici. C’est un foin particulièrement odorant, et une plante comme la cystre est une plante qui est refusée à l’état de fruit vert mais qui est par contre particulièrement appétante et recherchée par les bêtes à l’état sec, ce qui explique que ce qui est ailleurs ce qu’on essaie d’éliminer, est ici cultivé, ce qui fait d’ailleurs la profonde originalité du Massif et de la cystre, l’emblème de la flore prairiale et pastorale du Mézenc.



Interview de J-C.Mermet et C.Giroux par LesRias



Fin Gras et Associations par LesRias


(JPG) Enseignements à tirer ?

Mais de vrais projets de développement, ceux qu’il semble qu’on puisse mener à bien, sont des projets qui ont une dimension culturelle, un fondement comme le patrimoine matériel ou immatériel, notamment les savoir-faire et qui se fondent sur ces savoir-faire pour développer les connaissances ou former.

C’est la base de développement d’un vrai projet patrimonial de développement.

Il faut savoir que les traditions qui perdurent, ce sont des traditions qui évoluent dans le temps.

Les traditions vivantes ne sont pas du tout figées.


Pour le Fin Gras, ce qui est « resté », ce sont trois choses :

-  une communauté d’éleveurs avec des valeurs qui sont spécifiques des savoir-faire,

-  et aussi un terroir commun aux savoir-faire

-  l’appartenance à un territoire de confins


Texte publié d’après l’audition de l’interview.





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L’humain d’un paysage


De biodiversité en bioéthique, un tissu social jeune, riche, intergénérationnel, créatif et convivial. Une fête 2011 du FIN GRAS DU MEZENC, pendant indispensable de notre Fête de la science 2010. L’amont et l’aval/les fleurs mouillées du 5 juin avec Christian Giroux/la fête ensoleillée, et, dans la fête, les Amis du Mézenc, et leurs cahiers et publications, tous documents de qualité, Jean-Claude Mermet, leur président... Et partout, la culture...


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Une journée programmée depuis neuf mois - différente de ce qu’on attendait, mais, de l’avis général, très bien organisée et super !!!

Les différences par rapport aux attentes ? Le temps qui a rendu plus sportive et moins scolaire - mais tout aussi enrichissante - la sortie botanique, un peu écourtée du coup, a fait attendre la lecture du paysage - attendre la dissipation de la brume-nuage.

Resteront des vérifications et compléments d’information à faire, la classification - nettement de l’ordre de l’a-posteriori mais qui sera plus complexe.


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En effet il n’a pas été possible de filmer en même temps, comme prévu, fleurs et explications de Christian Giroux. Déjà les simples photos ont souvent été faites à la sauvette, l’eau embuant l’objectif... Des problèmes qui ne se sont plus posés l’après-midi mais il y avait alors la fatigue et quelques contingences institutionnelles entamant la disponibilité car certains étaient venus de loin et avaient encore une longue route à faire...

Négatif cela ? Un peu moins pratique certes et tous n’étaient pas également équipés pour la pluie... D’un autre côté il était bon de découvrir le climat de là-haut et sa labilité...

Quant au repas -goûteux - il était exclusivement constitué d’authentiques produits de ce terroir. Et l’ambiance ! Vivante, riche, chaleureuse, traduisant une vie étonnante avec tous ces jeunes producteurs et la première génération, nombreuse, des enfants de l’AOC. D’ailleurs, ce manège, n’était-ce pas un signe ?


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Et cette fête entre foire d’antan et rassemblement d’aujourd’hui, à l’image de l’école du vent, entre musée et cabinet de curiosité du 19ème siècle : du traditionnel, de l’artisanal, du technique, du populaire, de la musique, du scientifique - mélangés... Tournez la manivelle et vous fabriquez des congères en découvrant l’intérêt des barrières à neige...

Mais un public qui sait trouver son fil rouge là dedans - propre à chacun...

Des stands, expositions, monstrations de savoir-faire (paniers, sabots, aliments bien sûr, et promenade des vaches qui n’est pas toujours de tout repos...)

Des questionnaires et autres pass.

Et puis le stand des Amis du Mézenc, la richesse scientifique et patrimoniale soigneusement rangée et illustrée dans ces cahiers avenants, réalisés avec beaucoup de soin. Le sérieux des présents et cet interview, un peu ubuesque dans ce cadre avec micro et petit portable et la sono qui chante Brassens à pleins poumons tout à côté...


Et pourtant, des explications claires, ciblées, polies par les répétitions toujours mieux ajustées et précisées par l’intégration continue de ce qui évolue, s’enrichit, nait, se développe, car, comme le dit Jean-Claude Mermet, Président des Amis du Mézenc et universitaire, la tradition évolue, se renouvelle, s’ajuste, se perpétue adjuvée d’inédit...

Et les reprises de Christian Giroux, aux accents de tribun soucieux de bien féminiser les noms de métier - agricultrices, cultivatrices, éleveuses...

Comme quoi ce lointain plateau souvent plus ou moins isolé par la neige...


Jacqueline Cimaz



Fin gras en fête par LesRias


NB. Photos d’Eliane Baud, Nicole Bertholon, Jacqueline et Michel Cimaz, Geneviève Greco, Fatima Mana...



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Fête de la science 2011


« Au lieu de se souvenir »

dans le prolongement de "Media en quête d’identité" (Fête de la science 2009), du Printemps des poètes et de la Fête de l’Internet 2011, en articulation avec le projet "Du recueil de mémoire à l’écriture transmedia" qui va se prolonger sur 2011-2012, et plus largement avec le travail de patrimonialisation conduit depuis des années par l’association et la Bibliothèque-PAPI et le site...

trois jours centrés sur un workshop animé par Pierre Ménard.

-  Le workshop du samedi :

Atelier d’écriture numérique, débouchant sur une "Petite Ouvre Multimedia" ou un "webdocumentaire", basé sur montage d’après et vidéos avec réalisation sonore très poussée,

un travail sur le territoire et notre mémoire, lieu et lien qui nous y unit.


-  précédé le vendredi soir par une rencontre-débat ouverte à tout public, présentant le principe du workshop -outil universitaire entre séminaire et atelier - et d’autres nouveaux outils. Où seront aussi abordés, l’état actuel du numérique et ses évolutions en cours...


-  suivi le dimanche matin d’un temps de réflexion à partir des réalisations, du vécu d’un workshop associant réflexions sur les techniques, nouveaux « produits » et usages, les pratiques et enjeux, en fonction des contenus et du sens.

Mise en commun, recul, débat, synthèse et préparation collective d’outils et modalités de transmission et du travail ultérieur.



La préparation de ce temps a déjà commencé mardi en bibliothèque où se sont regardées et écoutées les deux vidéos des classes de 6ème et 4 ème ayant travaillé avec Pierre Ménard sur le canal Saint-Martin, ce qui a sinon rassuré, car il n’y avait pas d’inquiétude, du moins donné des références plus larges par rapport à "Sons d’école". Où Eliane se trouve à la pointe d’un travail sinon avant-gardiste du moins en phase avec les pratiques et recherches-actions émergentes ou Camargue...


Vidéos à revoir ce jeudi et,

-  Ateliers de création au collège Valmy , vidéos des classes de 6ème D et 4ème A. à découvrir, les Calaméos sonores de Pierre Ménard : "Atelier d’écriture sur la ville" , 2010, lire et/ou relire les autres livres-Ateliers d’écriture et d’Ici là, notamment n°5..., ses ralentis...

Accès à partir de "D’ici là" [1] à nombre de publications intéressantes...

Revoir aussi, à partir de notre site, le Calaméo du workshop à l’ERBA (janvier 2010)

Jacqueline Cimaz



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[1] Comme on accède à partir de Les Rias

NANOMATERIAUX et NANOTECHNOLOGIES


Extrait d’un exposé

Les nanotechnologies pourraient être, pour la France, une opportunité, comme l’ont été les composants électroniques pour les USA au cours de ces dernières années, car eux aussi ont connu un déclin industriel.

Essayons de vulgariser ce concept pour mieux le faire comprendre à un large public, ou le présenter sous un aspect différent. Sommairement, les nanotechnologies consistent à organiser la matière dans sa structure (et non par une déformation externe dans sa masse).

Comme le résume le schéma ci-après


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En effet, la réalisation des produits qui nous entourent consistait jusqu’alors à déformer des matériaux par leur surface ou volume externe pour leur donner une forme voulue, généralement sous l’effet de pression et température.

Actuellement, depuis quelques dizaines d’années, on cherche au contraire à organiser ces matériaux de base dans leur structure interne pour leur conférer des fonctions nouvelles.

On a commencé par les composites (l’auteur est un des spécialiste de ces produits), en créant un matériau à la demande par utilisation de renforts fibreux dans une matrice plastique, d’où une résistance accrue associée à un allègement, ceci, en restant au niveau du millimètre (mm).

(*) Ces composites de synthèse sont très utilisés dans l’automobile et l’aéronautique.

Puis, en concevant des composants électroniques, surtout à base de silicium, qui apportent des propriétés sélectives à faible échelle (Loi de Moore ), mais en restant à l’étape du micron (µ).

(*) C’est à ces composants que l’on doit toute la radio-vidéo, les ordinateurs et les téléphones portables.

Les nanomatériaux nous poussent aujourd’hui vers une nouvelle miniaturisation : 10-9 (dimension entre la molécule et l’atome),voire 10-12, avec des fonctions non encore observées (c’est un monde dans lequel un cheveu correspond à une grosse poutre).

C’est une vraie mutation qui se prépare, avec la physique quantique dont les lois sont encore en cours de gestation. En fait, les propriétés des éléments changent avec leur taille. Aussi, les connaissances acquises deviendront caduques et il faudra retrouver des règles appropriées (tel le théorème de Bernoulli, qui avec ses trois termes explique toute la mécanique des fluides).

Ceci changera complètement notre approche des matériaux. On obtiendra alors des propriétés totalement nouvelles avec une miniaturisation des fonctions pour les produits ainsi réalisés. Et, une optimisation de consommation énergétique. En jouant aussi sur l’anisotropie (et non sur la classique et onéreuse isotropie ).

À titre d’exemple, une fibre de carbone est plus résistante qu’une fibre d’acier d’un même diamètre, mais elle reste fragile et casse si on l’a pliée à 90°. Alors que, si elle est constituée par une structure nano carbonée, on peut sans risque la tordre dans tous les sens...et elle demeure ultra fine.

De plus, les nanotechnologies se proposent d’aller plus loin et de manipuler les atomes, c’est-à-dire les réorganiser ou les agencer intérieurement, molécules par molécules,voire atome par atome, de façon à créer des nanostructures plus fonctionnelles. Le problème restant celui de l’assemblage et la fixation pour bloquer les duplications intempestives.

Et ceci à partir des quelques seuls 112 éléments terrestres, donc « naturels », existants (répertoriés dans la fameuse table de Mendeleiev ...

On parle déjà d’épuisement ou-et de contamination de certains matériaux. C’est donc tout le problème du recyclage qui est en jeu à l’échelle mondiale. Car, si celui-ci a progressé, par une prise de conscience mais avec des moyens classiques, on sait déjà que toutes les substances terrestres s’épuisent ou se polluent, et, l’on pourra ainsi les régénérer, et supprimer toute pollution et pénurie. Ce serait naturellement aussi la solution possible pour décontaminer les déchets radioactifs (*)

(*) Mais dans une ou deux générations nous en serons aux surgénérateurs et à la fusion (ITER)

Cette nouvelle technologie nous permettra de construire des matériaux sur mesure, suivant le concept du « Lego », et facilitera les hybridations

Il existe naturellement des dangers d’inhalation lors de la manipulation de ces nanoparticules (souvent en poudres mais, pas sous forme hybride). Du reste, les applications déjà conséquentes : composants électroniques, renforts de composites et pneumatiques, capteurs solaires, médicaments, implants... crèmes solaire et dentifrice, téléphones portables, vêtements sportifs, peintures et vernis ... montrent que ces risques sont maîtrisables. Naturellement ce qui s’applique à la matière morte peut être transposé à la matière vivante, et c’est tout le domaine de la santé qui est appelé à un renouveau.

On peut même penser qu’avec ces produits et fonctions nous sommes au seuil d’une nouvelle ère de prospérité pour les futures générations.

On retrouve toujours, l’opposition du principe de précaution (inscrit dans la constitution)... principe avec lequel un avion n’aurait jamais pu voler ! Car, l’innovation c’est toujours du risque.

Maurice Reyne, ingénieur INSA





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Biodiversité ? Mézenc en fleurs !


Les jonquilles sortent, magnifiques. Pensées et Orchidées et bien d’autres...

Juste ce qu’il faut pour y aller le 5 juin.

Découverte des prairies, puis dégustation du fin gras et découverte des énimations locales...


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Photos Michel Cimaz


Juste le temps de s’inscrire pour ceux qui ne l’ont pas fait. Il reste quelques places dans le car...





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Bilan pour un sujet d’actualité


Alors qu’au sommet de Nagoya certaines avancées paraissent avoir été faites mais que nombre de problèmes demeurent, notamment quant à la prise en compte des savoir-faire des peuples, il apparait chaque jour davantage que le programme de la Fête de la science 2010 à Saint-Apollinaire était exemplaire par son contenu et sa démarche.

Prise en compte de la biodiversité, de son importance dans nos paysages et dans les chaînes alimentaires, prise en compte critique, éclairée par les sciences et les études diverses de savoir-faire ancestraux et de savoirs conservés ou retrouvés des habitants.


Un bilan nous est demandé, à juste titre, par les responsables du CCSTI 07.

-  un bilan quantitatif d’abord.

Des présences aux 4 journées strictement « Fête de la science ». Le même nombre globalement que les années précédentes malgré un temps raccourci et l’absence d’un travail en amont comparable à celui de l’an passé. Un nombre appréciable dans un petit village même si on l’aurait souhaité plus important ? Un nombre dérisoire par rapport aux enjeux planétaires ? Certes !


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Mais ces rencontres ont vécu et irrigué, imprégnant déjà d’autres cercles :

-  Celui du « patois » de ce vendredi 29, centrée sur « la cistra », avec retour sur « biodiversité et bioéthique » et sur l’approche de Mermet, et celle de Froment. Décision du groupe de participer à la sortie au Mézenc en juin 2011, de tenter de faire le portrait générique de chacune des familles de plantes, et, déjà, de fabriquer un herbier au printemps, avec les plantes d’ici, leur nom en patois et en français, et le descriptif des usages et pratiques diverses concernant chacune de ces plantes dans le passé...

-  Celui, distillé au jour le jour, des visiteurs de l’exposition de « Eux, vous, moi » de Camboulive avec la notion de portrait ou visage générique détournée pour aborder le projet de « portrait générique des familles de plantes du Mézenc » et donc l’ensemble des apports de ces quatre jours.


En juin, nous serons accompagnés par Christian Giroux et accueillis par Jean-Claude Mermet, et nous irons déguster le fameux Fin Gras du Mézenc. Des photos du plus grand nombre possible de fleurs de chaque famille seront prises dans des conditions que nous tenterons de standardiser au maximum. Ensuite un travail en Bibliothèque/PAPI sera effectué pour faire le portrait générique de la famille de plantes, puis, éventuellement, de libres créations à partir de ces matériaux.

Tout cela participera du livre numérique « De biodiversité en bioéthique » dont la création doit débuter ce 2 novembre - déjà avec les apports des « 4 jours », mais aussi ceux du « Patois » et des visiteurs de l’exposition Camboulive- se poursuivre pendant des mois et se terminer vraisemblablement en septembre 2011.

A ce jour, le travail avec les scolaires est prévu, comme l’an passé, en aval de la Fête de la science. Un appel à participation a déjà été envoyé au site de la FOL de l’Ardèche - pour inclusion d’apports, ne serait-ce que par lien, au livre numérique en gestation. Il suppose des échanges directs avec les enseignants et élèves, éventuellement des interventions sur place.

Par ailleurs, nous proposons un concours de nouvelles sur le thème de la biodiversité, notamment pour les élèves des classes de lycée - nouvelles, version simplement textuelle ou version numérique allant du petit livre numérique au blog en passant par la vidéo. « Projet Bibliothèque/PAPI » en cours d’élaboration...



Identifier pour mieux appréhender le travail de Camboulive
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Si l’on termine en disant que, sur une dizaine de jours, plus de 150 personnes ont été sensibilisées, et, surtout, se sentent impliquées, ce n’est pas si mal.

A noter une très large participation de ce public à la soirée théâtrale « Biodiv ? » offerte par l’OT du Pays de Vernoux avec la Compagnie Janvier

Par ailleurs le logiciel SPIP relève sur notre site plus de 5000 visites (URL différentes) pour la période qui a précédé, accompagné puis suivi la Fête de la science 2010 (octobre).


Le qualitatif a déjà était abordé.

On pourrait compléter l’analyse en notant la richesse des échanges, l’implication des intervenants dans une durée qui dépasse très largement celle de la Fête de la Science. Un nouveau partenariat engagé avec les « Amis du Mézenc », la découverte des documents scientifiques de Mézenc-doc, permettant de mieux appréhender un projet systémique exemplaire par sa rigueur scientifique et son enracinement dans le terroir. Un regret : la ponctualité et le côté « évènementiel » d’une manifestation qui gagnerait à être intégrée, y compris en plusieurs phases, dans un travail en profondeur inscrit dans la durée.

Dans le domaine artistique, notre association œuvre par programmations-résidences, ce qui permet un travail de médiation efficace, alliant exigences de qualité, travail de proximité, intergénérationnel et interculturel, et maillage du territoire.

Une démarche similaire ne serait-elle pas envisageable dans le domaine scientifique ?

D’autant que nombre de participants ont dit et répété : « Je ne regarderai jamais plus un paysage comme avant ! » La liaison entre aspect du sol - vie du sol et sa santé, celle de la chaîne alimentaire, est parfaitement passée - à tous âges et pour tous.

L’intervention de Mermet a permis d’appréhender la complexité (approche systémique), y compris dans l’hétérogène et le composite (savoirs, savoir-faire, mentalités, études scientifiques sur la composition des plantes et des viandes, en fonction des modes de fauchage et pâturage, retour sur les modes de vie réhabilités et incidences des modes de vie actuels).

Malgré sa relative complexité, elle est bien passée comme le montrent les transferts opérés le dimanche ou lors du « patois » : relectures du passé notamment quant aux pratiques d’utilisation de la « cistra » pour parfumer les fromages, évocation d’autres plantes, adhésion au voyage au Mézenc pour juin, au repas prévu, adhésion au projet photo/traitement de l’image pour appréhender ces plantes réapparues...


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Compréhension du bien-fondé d’une étude multi-factorielle et de ses liens avec un projet pour le développement durable d’un territoire. Pas de transfert proposé à ce jour pour vitaliser le plateau de Vernoux. Peut-être parce que l’identité agricole est moins spécifique ici, peut-être parce qu’il faut du temps (un projet de 12 ans au Mézenc pour arriver au PER !)

Par contre, intérêt du groupe patois pour les liens linguistique/ethnologie, la revitalisation de pratiques re-visitées et réadaptées, le processus de patrimonialisation (sans emploi du mot). Des projets de veillées à thèmes, et cette décision concernant la réalisation d’un herbier, bilingue (occitan/français) et nourri de retours sur les pratiques. Adhésion unanime au projet de sortie au Mézenc en juin et au travail de prise de photos, et, pour certains, traitement de l’image, projeté.

Une attitude similaire pour le public de l’exposition : mieux appréhender le sens du travail de Camboulive, en assumant l’écart pris, réduit toutefois par la conscience des investigations à faire. Une adhésion unanime au projet : de la biologie à l’art contemporain en passant par une réflexion élargie sur la patrimonialisation... (Une problématique qu’on retrouve dans les Cahiers du Mézenc avec ces gestes à vide, mais synchronisés, de faucheurs - pour une vidéo...)

Bref 4 jours points de départ pour un travail qui plait, parait fondé et peut-être pourvoyeur d’un développement local ? L’ouverture d’une perspective qui expliquerait l’unanimité de l’intérêt et de l’engagement ?


Une coordination de l’évènement par le CCSTI 07, toujours qualifiée, mais le poids évident du développement de l’ampleur de l’action départementale. D’où un petit regret : que personne ne soit venu nous voir pour cette quatrième édition de notre fête de la science au contenu particulièrement riche dans sa qualité et son ancrage local.

Et puis pour enrichir encore cette Fête, le travail en amont et en aval ne pourrait-il être étoffé par une utilisation partenariale, ouverte aux usagers, d’un secteur du site du CCSTI de l’évènement, où figureraient également les productions des Fêtes des années précédentes ?

Jacqueline Cimaz





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Dans la chaleur de la compagnie Janvier


Réussir à s’emparer d’un texte ou d’une chanson, mâter mots et rythmes pour qu’il collent à l’adaptation et l’éclaboussent d’autres sens que l’initial, la compagnie Janvier du Cheylard l’a fait, cristallisant son sujet, la biodiversité, dans un jeu magistral adaptant science et théâtre à la sauce du talent.

Cette création collective, confrontée à l’air libre de l’imagination, croquée par la troupe à l’humour et l’émotion ressemblait à ces petits bonheurs singuliers que l’on rencontre de temps en temps et qui leur donnent un goût si particulier.

Scindé en deux par une estrade transversale, l’espace dépossédé pour la soirée de son agencement habituel offre un point de vue imprenable sur le va-et-vient des comédiens, à proximité du public.

La troupe répand mutismes ou éclats selon le thème abordé, met en morceau les réalités, traverse parfois violemment les mots pour mieux s’emparer de l’actualité

Restait encore après la représentation, un tas d’émotions éparpillées autour du pot de l’amitié offert par l’OT, instigateur de cette soirée réussie.

Fatima Mana


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Qualité, dynamisme, authenticité

dans ce spectacle qui aborde moult aspects de la biodiversité, de la bioéthique et du développement durable : pollution, inégalités sociales, âges de la vie, sans papiers...

L’acuité, le savoir-faire, la puissance d’une réponse - le métier, le savoir-faire, et, aussi, un vécu d’enfance enraciné dans les temps les plus meurtriers du 20ème siècle...

Un spectacle qui récuse la non-intervention et invite à agir sur tous les fronts pour rendre cette planète plus accueillante et vivable.

Un temps pédagogique, un temps de résistances diversifiées et complémentaires... La beauté, la force d’une écriture théâtrale riche, foisonnante et convaincante. Ressources de la polysémie !

Des clins d’oeil on ne peut plus discrets à l’Opéra des Gueux, au jeune Brecht de la Jungle des villes, à Pina Bausch, au duo Nadj/Barcelo... Et ces cadres et chaise roulante... Clins d’oeil - ou une telle richesse et ouverture que chacun y convoque ses références.

Une mise en scène remarquable et une possibilité d’aménagement de la salle Louis Nodon qui doit perdurer pour que le théâtre y ait sa place, et le contemporain.

Des spectateurs enthousiastes de 4 à 84 ans.

Une richesse culturelle époustouflante...

Des projets de Luisa Gaillard - encore Chomérac, Argelès et l’Espagne - projets qui parlent. Parler et faire parler, oser de nouvelles lectures du passé, l’indispensable pour construire durablement.

Merci à elle, à tous les acteurs et au Cheylard.

Merci à l’OT du Pays de Vernoux, aussi, et à la Fête de la Science pour avoir ainsi conjugué science et art. Aller loin, aller haut, comme quand le ressac rencontre la vague. Aller loin, aller haut dans le "spectacle" [1] et ainsi susciter la réflexion et l’envie d’agir...

De biodiversité en bioéthique et engagement...

Jacqueline Cimaz





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[1] un sens opposé à celui de Debord !

Cistre, éthique et patrimoine.


Pour Christian Giroux, la plupart de ce qui contribue à la modification d’un paysage résulte de la présence humaine.

L’intervenant parcourt les ères, décrit la formation géologique de l’Ardèche, son relief accidenté, ses différents types de sol, les éléments qui le composent, grès - calcaire, parle de maillage des vallées pour rejoindre le Rhône, d’Ardèche granitique, de ligne de faille en citant l’Eyrieux.

Christian Giroux emprunte des images qui filent tout droit sur des constats. Il traverse des étendues paysagères et des mouvances préhistoriques, s’empare d’un paysage statique, l’oppose à la dynamique du paysage.

D’arêtes en abrupts, entre passion et rigueur scientifique, Christian Giroux développe son sujet, le proximise en l’oralisant visuellement.

« La marque humaine est devenue visible sur le paysage quand l’homme s’est sédentarisé ».

« Les agriculteurs ont plus cultivé la roche que la terre. Ils ont aménagé des terrasses contre les effets d’érosion ».

Christian Giroux entre de plein pied dans le paysage, développe la diversité relative au patrimoine, aux activités, aux savoir-faire mais parle aussi de boisements artificiels, d’orientations qui ont contribué aux dévastations causées par la tempête de décembre 99 ; ce qui est aussi stupéfiant, c’est l’inversement de la végétation - châtaigniers à 1000 mètres d’altitude.

Des réalités du présent ou du passé, Christian Giroux nous a offert un point de vue imprenable, déchiffrant la nature pour mieux la reconstituer, l’interprétant de données scientifiques ou élémentaires afin de nous permettre de l’approcher.

Fatima Mana


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Pierre Froment, vétérinaire alternatif, attaché au mouvement écologique, utilise une mise à distance faite de constats et d’études pour nous parler de la dégradation des paysages liée à leur abandon, notamment là où la mécanisation est difficile.

Au cours de son intervention, Pierre Froment s’installe à proximité des faits, les développe sans langue de bois. Il retourne les méfaits de l’agriculture intensive sur une terre appauvrie par l’homme : « on demande à la machine ce qui devrait se faire par les insectes ».

Photos à l’appui pour étayer son propos, sa mise en parallèle entre la santé du sol et celle des animaux s’inscrit dans une logique élémentaire perdue au profit du profit avec la « pression d’intensification ».

« L’absence humaine contribue en grande partie à "la fermeture" des paysages- dans certaines régions, le pin a dominé le feuillu - le paysan et la chèvre créaient une pression sur le paysage ».

Il développe son argumentation avec des images témoins, raconte le processus d’enfermement d’un paysage subissant une chronologie récurrente : fougère puis ronce et genêt et pour clore l’envahissement, le pin sylvestre.


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La relation à la nécessité de productivité, développée par des besoins de rentabilité développe et entraine un phénomène autodestructeur qui commence à atteindre les consciences aujourd’hui.

Lorsque Pierre Froment nous dit « qu’à la troisième génération, les terres ne seront plus exploitables », les prémices d’une extinction progressive et peut-être irréversible fait froid dans le dos.

Dans cette sphère de débats mise en place dans le cadre de la fête de la science, portée par les Rias et la bibliothèque/PAPI de Saint-Apollinaire-de-Rias, biodiversité et bioéthique sans être sujets d’études devenus familiers, sont entrées dans un espace plus ouvert, nous offrant l’opportunité de se faire une idée plus précise sur ces paysages qui nous entourent.

Fatima Mana


(JPG) "Je trouve que c’est un témoignage d’une qualité professionnelle intelligente et sensible, de quelqu’un qui sait regarder autour de lui, soignant les animaux et cherchant les causes de leur maladie.

On peut se demander dans quelle mesure les écoles d’agriculture tiennent compte de ces données pour justement permettre aux agriculteurs de faire une agriculture à la fois raisonnable et profitable au lieu de se laisser entrainés à des dépenses de matériel de de produits inutiles - voire nocifs - qui ont pour conséquence d’appauvrir la terre - sans les enrichir.

On commence à parler des gros problèmes de santé dans le monde agricole.

C’est peut-être le moment de regarder de plus près notre environnement et de retrouver le temps nécessaire à ce que les insectes et les vers de terre fassent gratuitement leur travail.

Les images présentées sont criantes de vérité : stérilité et terre compactée par les engins trop lourds / terre aérée et fertile là où le travail humain a laissé la place au temps et aux insectes."

Nicole Bertholon,
-  responsable de la commission sciences des Rias



« On a bien besoin de paysans en nombre et correctement rémunérés, pour éviter la désertification des campagnes »

Alice Ranc


«  Il semble qu’après la guerre de 1940-45, pour pouvoir nourrir une population plus nombreuse, il fallait passer à une agriculture intensive, avec toutes les dérives que ça a entrainées. A propos de dérives l’utilisation des pesticides, des nitrates.  »

Marceline


« Les défoliants. Au Vietnam, la végétation n’a toujours pas repoussé et les dégâts humains sont considérables... »

Jacqueline Cimaz


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Un sociologue : Jean Pierre Mermet, un thème : de biodiversité en bioéthique, un sujet : du paysage dans votre assiette et un après-midi : quatre composants pour aborder le patrimoine culturel et naturel.

"Le Paysage c’est d’abord quelque chose que l’on prend avec les yeux" dit Jean-Claude Mermet.

Parmi ses sujets de recherche, il y a les questions relatives au patrimoine. Pour le sociologue, le patrimoine doit servir aux communautés locales : « d’une communauté de mémoire, faire une communauté de destin utile au développement et à l’avenir ».

Il s’engage dans des actions de développement local, contribue à la valorisation du Fin Gras et à la création d’un AOC. C’est à partir d’une expérience avec « Les amis du Mezenc » qu’il aborde le thème national de la fête de la science.

« Parce que l’intervention humaine est de nature à transformer l’équilibre » - « Préserver les espèces existantes correspond au mouvement naturel du processus de disparition-création ».

Pour Jean-Claude Mermet tout peut faire patrimoine dès lors que c’est transmis. Il parle du patrimoine et du rapport à l’objet : une sorte de déposition précise dit-il. On devient sujet en se différenciant des objets - objectiver le monde en se construisant comme sujet : quelque chose de la personne qui passe dans le donné.

Le sociologue aborde « l’idéal type », « la construction idéelle » qui pour lui se situe dans une opposition permettant de mieux comprendre les réalités dans lesquelles nous nous trouvons et cite deux sociétés pour construire son argumentation :

-  la société synchronique : dans le même temps
-  la société diachronique : intercesseurs - ancêtres - êtres à venir.

« Nous sommes dans le rapport de déposition, de transmission : le patrimoine est ce qui s’échange dans la société. Qu’est-ce que nous devons conserver-transformer de nos ancêtres ?

En ces trois jours de rencontres et débats, se sont passées des choses liées pour certains à la découverte, la spécificité des sujets traités n’étant pas forcément familière. La réflexion d’un participant pour le corroborer : désormais je traverserais une terre ou un paysage en les regardant autrement.

Cette action construite dans le cadre de la fête de la science, se poursuivra comme l’an dernier sur plusieurs mois avec l’élaboration d’un livre numérique, support des interventions et des rencontres de ces trois jours et une journée d’ores et déjà programmée en juin où nous partirons à la découverte des spécificités du Mézenc.

Fatima Mana



Jean-Claude Mermet est sociologue, enseignant-chercheur à l’Université Lyon2.

Il est aussi Président de l’Association des Amis du Mézenc et s’appuie sur des études de l’Association publiées dans les Cahiers du Mézenc.


Références bibliographiques :


Les écrits :Bernard Cuoq : « le projet Fin Gras », cahier n°8, article bientôt téléchargeable. Comment les paysages du Mézenc sont devenus volcaniques (Lyon 2 école doctorale)

Les sites :

-  Celui du Fin Gras du Mézenc, l’AOC qui fleure bon la cistra...


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Cistre, l’herbe à viande...




D’autres renseignements sur cette plante fournis parWikipedia  : « Le fenouil des Alpes est une plante herbacée vivace de la famille des Apiacées, cultivée comme plante ornementale ou comme plante condimentaire pour ses feuilles aromatiques.Nom scientifique : Meum athamanticum Jacquin, famille des Apiacée (Ombellifères). Nom commun : aneth sylvestre, faux athamante, cistre, méon, persil de montagne, cumin des Vosges. de : Bärwurz, en : baldmoney, it : meo atamantico.


-  Site des Amis du Mézenc


-  Documentation site Mézenc-Doc Accès à divers documents possible à partir d’une recherche précise et ciblée.


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Un article qui permet de revenir sur le don...


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Un chapitre pour approfondir les relations établies par l’auteur entre patrimoine et démocratie participative.


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Un article qui aide à mieux appréhender l’approche psychosociologique de l’éleveur...


-  Site des Cahiers du Mézenc Une présentation qui donne accès aux articles abordés par leur 1ère page, à noter dans le cahier 22 un article de Monique MAHINC - Frères et sœurs de lait, éléments pour une histoire du placement nourricier dans le massif du Mézenc qui parait particulièrement intéressant - des images saisissantes de bébés exposés qui nous rappellent le registre des nourrices dont des pages furent affichées au Temple des Baraques lors de l’exposition des Rias fin 2003, comme cette photo des enfants de l’assistance que les familles venaient choisir, datant vraisemblablement de la seconde moitié du 19ème siècle. Quelque chose qui montre que ces exhibitions en foires n’étaient comme on le pense souvent, réservées aux seuls rescapés de ce commerce triangulaire qui a vidé l’Afrique de ses forces vives et peuplé l’Amérique. Complexité d’un héritage plus ou moins lointain qui ne touche pas seulement les familles des ports atlantiques...




Notes prises :

Un préambule qui éclaire l’histoire du « Fin Gras du Mézenc », exemple systémique et pédagogique, entre paysages devenus volcaniques, patrimonialisation, développement, mobilisation de critères et démarches participatives.

Du bœuf de Pâques, de ses longs voyages au Moyen-âge, de la localisation du gras goûteux -entre muscles, de l’agriculture d’estives, de la grande richesse de la flore, des ressources des terres volcaniques, de l’articulation des climats et du métissage des pratiques qui en découlent, des savoir-faire avec le temps, la gestion des équilibres et durées (permise en outre par la relative richesse fermière), au ressenti des contradictions entre valeurs, rôles ou tâches, traditionnellement viriles ou féminines, à la blode exhibée, à l’hominisation de bêtes auxquelles on sert le « Réveillon » [1]


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La cistre


Le patrimoine ce n’est pas seulement les châteaux. Il n’est pas lié à des propriétés substantielles des objets mais au rapport d’un collectif d’individus à cet objet Il y a trois façons de se mettre en rapport avec des objets.

-  Objectiver c’est le mouvement de jeter devant soi. Ce qu’on jette devient objet, mais en s’en séparant on devient sujet. Plus on objective le monde, et plus on devient sujet. Les objets du patrimoine sont le résultat de ce processus, pas les choses (on peut qualifier une autre personne de « sa chose ») Quand on parle de patrimoine on parle de « quelque chose qui fait lien ».

-  Il y a aussi le don. [2] Cf aussi Lévy-Strauss, le système d’échanges...

-  Enfin, pour comprendre la notion de « patrimoine », il faut également passer par les idéaux-types de Max Weber constructions idéelles émergeant entre deux pôles opposés, qui permettent de mieux appréhender la société, de mieux comprendre. Ainsi, il existe deux types de société : la société diachronique, avec la durée, les ancêtres, les morts, le patrimoine, la transmission. Il n’y a pas possession, on n’est pas dans l’ordre du marché mais dans celui de la transmission (cf bijoux, photos de famille...) [3] - Synchronique, la société dans laquelle on vit, avec ses nourritures affectives, les choix à effectuer vis-à-vis de la transmission de l’héritage... la construction de sa place par chacun et les autres, par rapport à ses quatre familles. Que laisser de côté du passé ? Qu’en laisse-t-on de côté ?... Comment développer des échanges équitables ?...

De multiples contradictions. Là, Mermet développe la question du paysage - celui qu’entretiennent les éleveurs du fin gras du Mézenc, celui de ceux qui le défendent comme espace sauvage, celui de ceux qui l’ont construit... Celle des Eoliennes - personne n’a le même avis, comment une association pourrait-elle trancher ?

Il faut débattre ce qui n’est pas facile (peu d’espaces publics pour le faire, peu de relations dans la presse, confiscation fréquente du débat par élus et notables)...

Le site peut être un lieu de débats - à certaines conditions...


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Tout cela exclut monolithisme et positions tranchées. On est dans la complexité. Mais le « mécontenter le moins possible », ne peut-il aller à l’encontre de l’innovant ? La vieille question de la justice - entre rétributions et contributions- [4], une question complexe, de la valeur symbolique de la ménagère pour le mariage, aux choix quotidiens concernant le patrimoine.

Tout peut faire patrimoine. [5]

Toute société produit une hiérarchie en produisant son patrimoine. [6]

« Les traditions pérennes sont celles qui s’adaptent » dit Mermet. Nous parlons de renouvellement, de vie du patrimoine, à la jonction de celui-ci et de l’art contemporain notamment... [7]

Un savoureux coup de griffe aux représentations idéalisées de la société -rurale ou non - avec l’évocation par Mermet de « la théorie de la classe de loisir », où il apparait que l’homme qui offre manteau de fourrure et bijoux à sa compagne s’en sert en fait comme de faire-valoir, d’écrin qui le fait briller... [8]

Un exposé très apprécié qui fait percevoir la complexité, la nécessité de l’approche systémique, de la mise en relation de l’hétérogène, de la réflexion, l’expression et l’action collectives, entre patrimoine et patrimonialisation. [9] Un exposé qui situe aussi chacun face à ces responsabilités.

 [10]

Jacqueline Cimaz
-  Les images de cistre sont tirées d’une photo de Marceline.


"Autrefois, on mettait les fromages -de chèvre ou de vache- dans une biche en grès, poreuse, qu’on fermait. On mettait la biche dans le foin contenant du cystre pendant un mois. Avec la fermentation, le fromage prenait l’odeur et le goût du cistre. Avec les engrais, il n’y a plus eu de cistre par ici."

Franck Ranc

(JPG) Une pratique sur laquelle revient Paulette Vignal :

" On mettait les fromages dans la biche et la biche fermée dans le grenier, bien recouverte de foin.

Les fromages prenaient l’odeur....

Mais il faudra demander à Marcel.

Il doit s’en souvenir.

Il vient vendredi."

-  1ère "suite prévue", en effet, la rencontre "Patois/occitan" du 29, intitulée de ce fait : "Cistra e plantas d’autrefèi". Une de ces rencontres entre linguistique et ethnologie où la mémoire partagée et précisée se patrimonialise ?

Un régal pour tous...


Un 4ème jour -réunion de travail

-  pour tirer une conclusion de l’ensemble, ramasser l’essentiel.

Et voici la question émergente et une réponse élaborée au mot à mot par le groupe.


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Ensuite des "nouveaux" sont arrivés et il a paru plus instructif de passer d’abord au choix des images de Pierre Froment à retenir pour la publication prévue, choix bien sûr commenté et discuté à la lumière des apports des trois jours...

Une base solide pour envisager le travail à venir, une rédaction utilisant une écriture transmedia certes, mais pour à la fois structurer et ouvrir des pistes... Pistes plus ou moins recensées ou évoquées dans ce long "compte-rendu" à plusieurs voix et voies et une sortie en 2ème quinzaine de juin pour aller voir de visu, se rendre compte et partager... et humer...

Et puis ce projet dans le projet - à l’articulation de l’investigation scientifique et et de l’investigation artistique : faire le portrait générique de chaque famille de plantes des prairies de là-haut en tentant d’utiliser ce que Camboulive a fait avec l’Ardéchois du plateau, et peut-être ensuite, à partir de ces matériaux et pratiques, se donner d’autres pistes à explorer.

A noter que la quasi totalité des participants à cette fête de la science sont allés voir l’exposition Camboulive au Temple des Baraques, à l’issue des séances.

Une exposition qui sera ouverte chaque jour de 14h30 à 16h jusqu’au 3 novembre inclus.


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Et pour finir, provisoirement, cela va de soi, le ressenti de Fatima Mana sur cette ultime journée - " Une première synthèse collégiale"

"Mettre à distance la densité de ces trois jours intenses, de part en part traverser toutes fraîches leurs retombées afin de retrouver l’essentiel des interventions, telle était le but du débat citoyen proposé par l’association Les Rias ce dimanche.

Traduire les superpositions de ces rencontres/débats construites autour de la biodiversité et bioéthique, toutes en lien sans forcément parler de la même chose, saisir les propos échangés dans un espace aménagé pour une première synthèse, préparer l’avenir et ouvrir d’autres actions qui résideront sur des temps spécifiques pour mieux les explorer.

Donc un parcours composé d’étapes parenthèse comme la rencontre de ce dimanche permettant de sédimenter les premières strates d’une action évolutive."


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[1] quand les bêtes destinées à l’abattoir n’ont pas de nom...

[2] cf Mauss, le don, étude de la société maori : quelque chose de la personne qui donne passe dans la chose donnée. La chose est le symbole de la personne qui donne. Valeur symbolique du lien.

[3] ces éléments qui supportent le roman familial essentiel dans la construction de la personnalité - et l’héritage social, le détérminisme familial... les micromécanismes de la reproduction sociale...

[4] à l’opposé de la méritocratie

[5] mais tout ne le fait pas.

[6] ce qui, pour nous, rejoint ce travail au point de rencontre qui torsade, médiatise, irrigue et développe démarches culturelles descendantes et ascendantes.

[7] De la reconnaissance des valeurs partagées à l’accompagnement de démarches d’investigation et création abouties ou en cours... Parfois le léger « malaise » provoqué par ce qui est perçu comme remise en cause, telle la perception de l’identité collective de l’ardéchois du plateau de Camboulive, en particulier dans la vidéo. La quête de son image, le besoin de se rassurer en voyant qu’on est bien là, et dans ses relations avec les autres, aussi présents... Ce sentiment d’appartenance communautaire, familiale, si fort sur ce plateau et sans doute enraciné dans les persécutions de l’histoire, renvoyé à chacun dans sa particularité par cette superposition qui juxtapose en séparant les strates... Cf ce travail de Camboulive sur les foules ou ces groupes dans la ville où les gens se frôlent sans communiquer ou ce découpage de l’espace et morcellement éléate du temps dans Spirales... L’impossibilité mathématique de la continuité - sans évoquer Gödel, Escher et Bach ou (Le Moigne .

[8] (Une conduite très répandue et qui prend des formes diverses suivant le type de faire-valoir valorisé par le groupe ?)

[9] Et qui a eu des résonances dans le groupe avec la culture numérique acquise : réseaux, flux, systèmes, composite, articulation de l’hétérogène, liens...Un contenu d’intervention qui appelle l’écriture transmedia...

[10] C’est la première fois que des participants appellent le soir pour dire leur satisfaction et leur intérêt pour la qualité de la journée...



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Fêtes de la science 2010


à Saint-Apollinaire de Rias.

Le programme précis.


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L’affiche


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De biodiversité en bioéthique et les Rias sur Radio France Bleue Drôme Ardèche.


Coup de fil de Delphine Ranc de l’Arche des Métiers, CCSTI 07 pour nous proposer dans le cadre de la Communication Fête de la Science 2010, un interview radio. C’est le second proposé, cela c’était fait l’an passé ; jusque là rien à dire, au contraire...

Par contre, le cadre "Femmes formidables ou exceptionnelles", là c’est un peu plus gênant... Mais cela portera sur l’action des Rias, la Fête de la Science, bon...

Coup de fil de Mme Durel de Radio-France Bleue Drôme Ardèche, quelques échanges, précisions, puis rendez-vous pris vendredi matin passé dans les studios de la radio à Valence - pendant que Sébastien Camboulive et Fatima Mana montent l’exposition au Temple des Baraques.


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Et là, de fil en aiguille, un entretien qui dure non pas 30 mn mais plus d’une heure :

-  l’association, le numérique ? Et de là, bien sûr le CV et l’informatique du Plan IPT à l’internet des objets en passant par la robotique à l’école...

-  puis l’association, la volonté de tenir les deux bouts - exigences quant à la qualité artistique, littéraire et scientifique / implication de la population dans sa diversité, habitants permanents/intermittents, anciens et nouveaux, transgénérationnel, transculturel...

Du patrimoine à l’art contemporain qui le valorise... Et la volonté de faire reculer l’illectronisme...

-  et tout naturellement le projet qui s’installe "Du recueil de mémoire à l’écriture transmedia" ...

Quelques questions subsidiaires sur l’intérêt : la richesse de la population, de ses apports, de la manière dont elle a assimilé la déferlante Internet à l’arrivée de l’électricité et du téléphone, de l’eau... dont elle s’est emparé de l’art contemporain non pour du commémoratif mais pour faire fructifier son patrimoine culturel et le développer en qualité et durablement...


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Et enfin, bien câlée sur ces assises, la Fête de la Science 2010, "De biodiversité en bioéthique". Le lien ? me direz-vous...

-  d’abord dans la démarche pédagogique :

recueil des données sur la biodiversité dans les paysages d’ici avec Christian Giroux / approche critique de la lecture de certains sols qui montre des failles, des trous, des problèmes dans cette biodversité liés à l’abandon de certaines pratiques agricoles et rurales, à l’emploi de certains produits, avec Pierre Froment, vétérinaire alternatif / puis un exemple de réponse réussie, systémique, ancrée dans la revalorisation de pratiques ancestrales abandonnées - le patrimoine - étayée par des études scientifiques, une approche systémique - d’un amont venu de siècles passés aux moyens de techniques actuelles et à un aval englobant une commercialisation qui allie qualité et développement local durable... Le projet qui a demandé 12 années de travail de gestation débouchant sur un PER et une AOC, sera présenté par Jean-Claude Mermet, universitaire et Président des Amis du Mézenc.

A noter qu’avec la reprise et sans doute l’amélioration de pratiques anciennes, des dizaines d’espèces végétales disparues sont réapparues. Un développement exponentiel de la biodiversité !


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Le dimanche sera temps pour les participants des trois jours précédents de structuration et synthèse au travers de la conception d’une publication numérique - forme livre ou blog, à voir... - nécessaire à la prise de recul, l’approfondissement de la réflexion et une nécessaire veille citoyenne...

Une démarche donc qui rejoint la démarche habituelle des Rias, en la précisant et l’enrichissant...

-  et puis il y a les outils et la multiplicité de consultations, d’utilisations ou créations numériques qui font vivre, développent la culture numérique et des pratiques collaboratives, participatives et prospectives qui la composent...

-  la question s’est même posée en ces temps d’exposition Camboulive du portrait générique de l’Ardéchois d’ici, d’un travail artistique permettant d’appréhender l’identité générique de la fleur du Mézenc qui nourrit les troupeaux du Fin gras... Herbier, superposition pour une fleur générique ou un ensemble aux flous savamment dosés ou ... à voir...

Tout ceci n’a pas été dit à la radio mais après ce temps de synthèse que fut l’enregistrement, les échanges se sont développés... A suivre...


L’émission sera diffusée - quelques minutes chaque jour, du lundi 18 octobre au vendredi 22 à 9h50, fréquences 98.4 ou pour les régions plus proches du Mézenc, 87.9, par Radio France Bleue Drôme Ardèche.


Jacqueline Cimaz





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La fête de la science, ça se prépare


Pierre Froment, vétérinaire de formation, intervenant dans le cadre de la fête de la science à Saint Apollinaire, action qui se déroulera du 21 au 24 octobre, nous a présenté une lecture de paysage faite de logique et de comportements qui s’imposent naturellement.

A partir d’éléments indispensables pour que la terre respire, de l’invisible au visible parfois à peine perceptible, le scientifique nous expose, diaporama à vue, le processus d’autodestruction d’une nature laissée à l’abandon et de terres travaillées à la rentabilité.


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Ultimes réglages du matériel, minutage du diaporama. Et quand Pierre Froment fait parler sols et paysages !


Progression flagrante de la végétation sauvage là où l’homme n’intervient plus. Paysage retourné à l’économie de marché.

A partir d’observations disposées simplement à portée de conscience, Pierre Froment nous livre une lecture du paysage et son interprétation. Il sillonne au champ des savoir- faire de simples évidences, les superpose aux saisons qui faisaient la part belle au temps.

Pierre Froment fait parler l’historicité d’un paysage comme on lit un livre ouvert. Il nous offre un langage où le processus de lecture est compréhensible par tous.

Fatima Mana





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Un projet labélisé


Les objectifs de cette rencontre avec l’Arche des Métiers, dans le cadre de la fête de la science, qui à Saint-Apollinaire de Rias se déroulera du 21 au 24 octobre, entre temple et bibliothèque ; portaient d’abord sur la présentation des projets qui auront lieu dans tout le département, il s’agissait ensuite de récupérer les supports de communication tels que programmes, affiches etc...

En Rhône-Alpes, 424 projets sont labélisés, sensiblement le même nombre que l’an dernier.


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Proposées par l’association Les Rias et la bibliothèque municipale, la thématique abordée cette année, « biodiversité et bioéthique » permettra certainement de débroussailler leurs abords parfois obscurs et de s’en approcher avec la vie de tous les jours pour tenter de comprendre et qui sait peut-être se réapproprier une infime partie d’un monde qui nous concerne tous !

Si je vous dis lecture du paysage, d’emblée les mots deviennent arbres et traversent les collines au tranchant d’une image bien arrêtée.

Nous vous proposons, le temps de l’action, de venir vous y promener.

Fatima Mana

NB. Le matériel est en Bibliothèque, à la disposition de tous... PS. Présentant le projet plus ramassé au fil du temps, Jacqueline Cimaz évoquait une surprise possible pour l’an prochain...




Une réunion parfaitement organisée, comme toujours


par Delphine Bosc, de l’Arche des Métiers du Cheylard  [1], une brève intervention de Jean-Luc Parel, responsable du CCSTI de Grenoble et coordonateur régional permettant d’évaluer un cru 2010 qui se tient fort bien en dépit de la réduction à quatre jours de la Fête de la Science, et la qualité de l’implication ardéchoise.

Et puis, la présentation des projets.

Rapide pour les Rias et la Bibliothèque/PAPI de Saint-Apollinaire-de-Rias - une démarche très pédagogique dans un projet resserré - avec, cependant, des prolongements prévus au niveau de publications numériques...

Une mutualisation des projets précieuse pour tous et qui entretient une dynamique enrichissante malgré la frustration créée par l’impossibilité lorsqu’on est organisateur d’assister aux manifestations du voisin [2]


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dans la brochure-programme des manifestations du 21 au 24 octobre 2010.


ou

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dans le dépliant spécifique Centre Ardèche.


Des documents toujours très bien faits, résultant d’une vaste concertation et d’un partenariat exigeant de la part de l’Arche des Métiers.




Donc, "DE BIODIVERSITE EN BIOETHIQUE", le programme


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Et, pour s’y préparer, la lecture proposée de deux photos


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communiquées par Pierre Froment


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Faites-nous part par e-mail adressé à l’association Les Rias ou à la Bibliothèque, des remarques ou questions que vous suggère la lecture de ces photos...


Jacqueline Cimaz



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[1] Arche des métiers du Cheylard devenue CCSTI de l’Ardèche,maillon du réseau Rhône-Alpes des CCSTI

[2] d’où l’importance de moyens de restitution - numériques ou papier...



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De biodiversité en bioéthique, le projet validé


"De constats en matière de biodiversité dans nos sols et paysages, de leur analyse, à une approche scientifique de la lecture écologique du paysage et de l’évaluation environnementale. De la biodiversité à la bioéthique, des choix citoyens."


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Visuel


Interviendront pour poser les problèmes, Christian Giroux, ancien professeur en lycée horticole : présentation de son diaporama sur la souffrance et la dégradation des sols - lisibilité, réversibilité...

Le vendredi, c’est Pierre Froment, vétérinaire, qui conduira un atelier de lecture des sols dans nos paysages, à partir de photos et autres documents.

Le samedi après-midi, Jean-Claude Mermet, universitaire, chercheur CNRS à l’Université Lyon 2, en sociologie rurale, interviendra sur la réhabilitation d’une pratique agropastorale traditionnelle.

Le dimanche après-midi sera consacré au débat, à la synthèse et aux conclusions.


Les objectifs :

L’information et le dépassement du simple échange d’opinions, par les approches scientifiques, ethnologique et historique, l’analyse de pratiques innovantes notamment en équilibre agrosylvopastoral, et le fait que les questions posées soient précises, appuyées sur des références communes, lisibles et repérables, et restent ouvertes....

(Référent sciences de l’Education : J.Cimaz et N.Bertholon) Les facteurs de réussite :


Des conditions intéressantes :

-  L’implication de la population, en milieu rural (ou néo-rural),

-  la nécessité d’étayer les opinions par une démarche scientifique et des exemples concrets.

-  la volonté, de sensibiliser l’opinion,

-  les exigences de rigueur dans l’interprétation et

-  la citoyenneté...


Jacqueline Cimaz





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Un projet mieux cerné


De la biodiversité à la bio-éthique

De constats en matière de biodiversité dans nos sols et paysages, de leur analyse, à une approche scientifique de la lecture écologique du paysage et de l’évaluation environnementale. De la biodiversité à la bioéthique, des choix citoyens...

Une formulation encore provisoire, puisque, si on est sûr de la participation de Christian Giroux et de celle de Pierre Froment, nous n’avons pas encore la réponse concernant l’indispensable intervention d’un ou d’une scientifique, vraisemblablement dans le domaine de la lecture écologique du paysage ou dans celui de l’évaluation environnementale.

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De multiples recherches de Nicole Bertholon, responsable de la commission sciences.

Une affaire qui avance, mais n’est pas encore finalisée...

En ce qui concerne les nanotechnologies, un autre sujet très vaste, il parait préférable de s’articuler avec St-Agrève, qui a retenu ce thème, en décalant, autant que faire se peut, certains horaires d’intervention...

A suivre...

Jacqueline Cimaz





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Fête de la science 2010


Elle aura lieu du 21 au 24 octobre 2010. Le thème national est la Biodiversité - étendu à la demande de l’UNESCO à la Bioéthique.

Les propositions des membres des Rias :
-  la biodiversité, à aborder à partir de l’appauvrissement de nos sols et en tentant d’identifier ses incidences sur la chaine alimentaire.

"La terre support de la vie. Sans cette mince couche de terre arable, le sol, produit d’une interaction permanente entre les espèces vivantes et la roche mère, la vie, les cultures, ne seraient rien. Des indices aussi nombreux que rares nous laissent à penser que l’état de santé et d’équilibre du sol se détériore (perte d’espèces, battance des sols, plantes bio indicatrices). Allons nous vers une raréfaction ou une disparition des substrats de la vie ? Faudra-t-il revoir nos modes de pensée et de gestion du sol ? La place de simple élément de substrat depuis le théorie de Liebig, redeviendra-t- elle celle d’un élément sacré reconnue par toutes les civilisations qualifiées un peu hâtivement de "primitives" ?
-  écrit Régine Froment après interview de Pierre Froment, vétérinaire en milieu rural.

-   Des question qui concernent directement la bioéthique ...

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-  Les nanotechnologies ; un infiniment petit qui rejoint notre suivi des TIC et de la miniaturisation des composants successifs. Un infiniment petit où les corps réagissent suivant d’autres lois ; où le changement d’échelle induit des comportements différents.

D’où des questions sur les intérêts certains de ces nanosciences et nanotechnologies (en médecine, chrirurgie, TIC...), mais aussi sur les risques de "jouer les apprentis sorciers" et de voir aussi son espace privé se réduire comme peau de chagrin [1] Bref un domaine où il ne saurait pas être question de freiner les avancées scientifiques et techniques mais où il est indispensable de se donner les moyens d’un débat citoyen sur les choix techniques et l’orientation des recherches. Bref un domaine où l’éthique a une place cruciale, et en particulier la bioéthique pour tout ce qui touche au vivant.


Deux domaines assez différents mais qui ont en commun l’incidence éthique, et notamment bioéthique.

Deux domaines où des avis passionnels se manifestent très vite, sans qu’il y ait nécessairement connaissance réelle des problèmes.

D’où notre volonté de prendre ces domaines en exemple non pour en faire acquérir la connaissance en deux ou quatre jours, ou même par le nécessaire travail en amont, mais pour pouvoir poser la double nécessité :

-  approfondir l’approche scientifique des problèmes ce qui permet parfois de découvrir des phénomènes dont on n’avait pas la moindre idée, et aussi de raviver la prudence inhérente à la démarche expérimentale,

-  développer une réflexion citoyenne informée et responsable.


A partir des constats en matière de biodiversité dans nos sols et paysages, de leur analyse, et d’un bref aperçu sur les apports des nanosciences et problèmes qu’elles soulèvent, quelle place faire à des démarches scientifiques et technologiques, quelles stratégies documentaires et pédagogiques, quelles vérification des sources... Quelles modalités de vulgarisation ? Comment impulser une réflexion citoyenne informée et responsable ? Quelle articulation entre expertise et citoyenneté dans des domaines aussi complexes et pointus  ?


Vaste tâche comme le souligne Michel Schlenker - en raison de l’importance des contenus...


Un projet qui, bien sûr en est à ces premiers balbutiements et va se préciser.




Jacqueline Cimaz


Déjà des indications communiquées par Michel Sclenker :

-  sur la biodiversité, des émissions d’Arte :

" - 17 mai 2010 Point fort « Biodiversité » sur Arte, du 17 mai au 4 juin 2010

La 6e édition du festival Pariscience, qui se déroulera du 7 au 12 octobre 2010, a reçu le label « Année internationale de la biodiversité ».

Dans le cadre de cette « année » proclamée par l’Organisation des Nations unies pour alerter l’opinion publique sur l’état et les conséquences du déclin de la biodiversité dans le monde, Arte propose une programmation spéciale biodiversité, du 17 mai au 4 juin 2010.

Trois des films présentés dans ce programme sont des films produits par des membres de l’Association Science & Télévision (AST), qui organise chaque année le festival Pariscience :

> > Le Mystère de la disparition des abeilles (produit par Telfrance)

Aujourd’hui, un tiers de notre nourriture dépend directement de l’abeille, le pollinisateur agricole le plus important de notre planète. Or, depuis plusieurs années, des millions d’abeilles disparaissent mystérieusement. Pourquoi ? Serons-nous capable de faire face à cette catastrophe annoncée ?

Première diffusion le mardi 18 mai à 20h35 Plus d’informations sur le mini site d’Arte consacré au film.

> > Secrets de plantes (produit par Le Miroir) Scientifiques, agriculteurs, économistes, sociologues, changent notre regard sur quatre plantes communes, afin d’en révéler les qualités insoupçonnées. Ils dévoilent leurs applications et les enjeux, technologiques, médicaux, économiques et sociaux qui y sont associés.

Au moment où nos sociétés s’interrogent sur leur rapport à la biodiversité, nous parcourons le monde et découvrons quels partenaires les plantes deviennent dans nos vies d’aujourd’hui.

Premières diffusions de la collection Secrets de plantes :
-  L’arabette, le meccano génétique, le vendredi 21 mai à 16h55
-  Le lotus, de la spiritualité à l’hypertechnologie, le vendredi 21 mai à 22h
-  L’if, aux frontières de la vie, le vendredi 28 mai à 16h55
-  L’ortie, vers un jardin sauvage, le vendredi 28 mai à 22h

> > Tchernobyl, une histoire naturelle (produit par Camera Lucida) Quelle explication donner à l’apparente recolonisation par la Nature à Tchernobyl ? Dans cette zone d’exclusion, toujours interdite aux humains, dans ce monde étrange où la radioactivité se déplace en fonction des saisons, les zoologues et radioécologues font de surprenantes découvertes.

Première diffusion le mardi 25 mai à 20h35

> Découvez toute la programmation spéciale biodiversité sur le site d’Arte.

www.pariscience.fr - www.science-television.com




-  sur les nanosciences et nanotechnologies, quelques sites :

-  http://www.debatpublic-nano.org/documents/liste-cahier-acteurs.html ?id_document=64

-  http://www.cea.fr/technologies/nanosciences_et_nanotechnologies/quelques_reperes_sur_le_sujet

-  http://www.cnrs.fr/cnrs-images/nano/contenu_nanomonde.html

-  http://www.cea.fr/technologies/nanotechnologies_et_nanosciences/nanotechnologies_prevenir_les_risques

-  http://www.nanomicro.recherche.gouv.fr/fr/cnrs.html

et le nom d’un scientifique qui a publié un livre intéressant, que nous allons nous procurer, Louis Laurent, avec qui nous allons prendre contact.




Par ailleurs, un partenariat parait possible avec Saint-Agrève qui a choisi un thème connexe au nôtre.


Une première esquisse a été envoyée à l’Arche des métiers ; restent quelques jours pour élaguer, préciser et structurer ce projet. Toutes les contributions seront bienvenues...



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[1] déjà suivis par téléphones portables, dossiers médicaux informatisés, photos satellites.. Là se serait pire.

Une structure scientifique.


pour cette journée fédérative, organisée par l’Arche des Métiers du Cheylard, espace d’expositions scientifique permanent...

Christian Feroussier, directeur du CCSTI de l’Ardèche, dans son introduction, posait sur cette rencontre « Les prémices de ce qui peut se co-construire sur notre territoire"...

Il rappelait les missions du centre de ressources départemental et la mise à disposition de ses outils. 36 communes avec 32 projets ont un partenariat avec l’Arche des métiers.

Quelques réflexions représentatives de ses missions :

-  Contribuer à rapprocher la science et la société,
-  Coordonner les événements,
-  Allier la rigueur scientifique avec la convivialité,
-  Agir sur tout le territoire.

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Cette mise en débat proposée par l’Arche des métiers s’est poursuivie l’après-midi avec la confrontation et la découverte de différents outils, supports de son action tel que le camion des sciences régional qui transforme sa remorque en salle de découvertes(thème actuel : "la physique fait du sport", ou sa modulothèque et son « Tête à tête avec la terre », ou son labo de l’espace.

Des outils pédagogiques au services des acteurs éducatifs et socio-éducatifs afin de sensibiliser le public et dans un esprit de maillage du territoire.

Cette journée des Sciences, mise en débat et en échanges avec différents intervenants de la région Rhône/Alpes, s’est transformée en laboratoire ressources, apportant une dimension concrète de ce qui se fait ou peut s’envisager sur notre territoire. 


Fatima Mana


Intervenant au nom des Rias, Jacqueline Cimaz soulignait l’intérêt de ces apports, insistait sur les enjeux liés au développement de la culture scientifique, y compris pour éviter les risques de dérive parfois liés à une fuite en avant dans les seules technologies...

La qualité de l’approche pédagogique de l’Arche, son travail en réseau et sa volonté de développer son action vis-à-vis de publics toujours plus larges, constituent des outils essentiels pour le département.

A cet égard, le camion des sciences est à la fois symbole, véhicule et outil de ce développement.






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Rencontre avec l’Arche des Métiers


Une réunion préparatoire a eu lieu à Privas ce lundi 11 mai.


La fête de la science, action nationale, se déroulera du 14 au 21 novembre à Saint Apollinaire de Rias.

Elle débutera sa semaine d’actions le samedi 14 novembre au temple des Baraques, par un débat et une projection interactive sur ce nouveau média qu’est le livre numérique...

Le travail en amont est déjà commencé et devrait se concrétiser rapidement par la mise au point d’un calendrier de travail avec le SIVU des Inforoutes, et la poursuite des recherches et échanges théoriques ...


Il s’agissait, lors de la rencontre à Privas, dans les locaux de la FOL de l’Ardèche, pour les porteurs de projets, de présenter les différentes actions qu’ils mettront en place pour cette occasion.

Un pannel départemental très divers et intéressant, un travail méthodique et expert de l’Arche des Métiers, qui constitue une aide appréciée des porteurs de projets.

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Dans le cadre de la bibliothèque municipale de Saint Apollinaire de Rias, la thématique choisie est donc le multi-média et un multi-media émergeant, le livre numérique (ou les premières sortes de livres numériques ?)


Des temps d’approches diverses, de découvertes, de débats, de formations, de partages jalonneront ces dix jours...


L’Arche des métiers, coordinateur départemental, propose une rencontre le 24 juin où les porteurs de projets auront la possibilité de visiter le camion de la science.


La structure départementale y présentera son panel d’activités et nous fera voyager dans l’expérimental.


Fatima Mana et Jacqueline Cimaz

NB. Le projet, dans son état actuel, est en ligne...





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Un projet qui se décante


Le choix d’un media spécifique : le livre numérique


Des questions qui se précisent :

-  quelles niches d’utilisation émergeantes, notamment du côté littérature, arts plastiques et visuels ?

-  suite à ce recensement et son analyse, quelles inter-faces homme ou femme/machine privilégier ou envisager pour les utilisations repérées, ou pour d’autres utilisations qui paraissent à promouvoir ?

-  quelles incidences sur le fonctionnement et les utilisations d’une petite bibliothèque-relais en milieu rural suivant les différentes composantes de la population utilisatrice ?

-  entre déferlante commerciale et accès offert à la recherche et la création littéraires et artistiques, scientifiques, quel rôle possible de cette bibliothèque ?


Il s’agit bien sûr d’un "état provisoire " [1]


Jacqueline Cimaz



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[1] sans référence aucun à l’excellente collection de Cheyne "Etats provisoires du poème"



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Fête de la science : tout un programme ! Et des questions inédites pour un projet en gestation...


Proposée par l’Arche des métiers, cette rencontre, à destination des porteurs de projets, présentait les enjeux de la fête de la science 2009.


C’est une initiative nationale qui se déroulera du 16 au 22 novembre 2009.


L’objectif de cette action est de sensibiliser et partager des connaissances avec l’ensemble des publics.


Les thématiques pour cette année sont :

-  L’année mondiale de l’astronomie
-  L’année Darwin
-  Le multi-média.


La troisième thématique, c’est à dire le multi-média, sera le support de l’opération lancée pour l’occasion par la Bibliothèque municipale de Saint-Apollinaire-de-Rias et l’association « Les Rias ».


L’animation se déroulera autour du e-book (livre numérisé ou numérique) et du runbook (livre d’artiste numérisé ou numérique, en devenir)...


Différents du livre classique, étonnants par leurs utilisations et possibilités créatives...


La Bibliothèque proposera des actions supports de cette nouvelle technologie.


Fatima Mana




Un projet en gestation


-  « Le livre sur ordinateur ! Jamais ! C’est une absurdité ! J’ai besoin de voir, sentir, toucher, lire au lit... »
-  « On entre dans une nouvelle ère, tout se numérise, le papier c’est déjà fini dans maintes administrations... Faut vivre avec son temps »

Pour ou contre, opinions tranchées, conversations de bistrot ! Où on passe à côté du complexe, de l’essentiel...


Quelques pistes pour la réflexion :

-  L’histoire des sciences et des techniques montre la disparition totale ou quasi-totale de certaines pratiques (l’utilisation du parchemin...), mais elle montre aussi la création de nouvelles niches d’utilisation plus complémentaires qu’exclusives (utilisations de l’ordinateur dans les arts plastiques et visuels par exemple... de la calculette et du calcul des opérations... du tableur et de la calculette, de l’appareil photo et de la fonction photo du téléphone portable...)

-  un « livre » numérique doit-il être simple numérisation du livre papier, transmissible sous format PDF (ce qui est très utile pour maintes études) ?


C’est parce que nous n’avons pas les réponses ni même sans doute toutes les questions, que nous aimons le texte et le livre d’artiste, et aussi l’outil-ordinateur, et ses périphériques, que nous avons eu envie de poser ce problème, avec l’intime conviction que cet objet livre numérique devait être inédit, inscrit dans une logique de flux mais avec un rapport spécifique au temps et à la durée, différent de ces fichiers .pps, parfois très beaux, qui circulent en abondance sur le net ou d’un film-DVD, ne serait-ce que pour la place faite au texte...


Alors, nous avons cherché à repérer des initiatives intéressantes et innovantes...

Côté littérature, nous avons tout naturellement suivi le passage de Remue-net et sa lettre passeuse à Publie-Net . (La liseuse que je peux projeter sur le mur de la chambre pour lire au lit !)

Nous avons retenu :
-  le coût du livre, un premier facteur de démocratisation culturelle,
-  la mise à disposition du public de la création entrain de se faire, diverse et vivante sans le long filtre de l’édition papier (qui a d’autres objectifs, différents), un second et formidable facteur de démocratisation culturelle, en interaction bien sûr avec les apports de l’édition, et surtout de la « petite » édition...

Et surtout, ces pratiques nouvelles d’annotations qui pour les surligneurs invétérés apportent en plus l’échange, si on le souhaite, avec d’autres, à partir de ses annotations, et de celles des autres... Des possibilités d’apports culturels fabuleux...

Côté information, l’impression ou la projection du texte PDF - ces thèses notamment- conviennent, surtout si c’est du PDF qui accepte les annotations...

Et l’image ? Du site de l’ADRA, association des artothèques, nous avons suivi Watier et son provoquant « Il n’y a pas d’images rares » et nous sommes arrivés sur le runbook ce livre d’artistes et d’écrivains en devenir, qui se construit au rythme des échanges de courriels...

Là, en plus des facteurs de démocratisation que sont la gratuité et l’accès à la recherche et la création entrain de se faire, nous avons relevé, étape supplémentaire :

-  la durée et l’interactivité dans l’écriture ou l’insertion des textes et images, une nouvelle étape et une nouvelle dimension dans le « entrain de se faire »...


Nous restons à l’affût d’autres expériences et des évolutions, voir ce qui se fait... [1]


Mais rien de tel aussi pour mieux appréhender problèmes et ressources que d’essayer de faire... S’essayer avec nos textes et images disponibles, et pourquoi pas même d’un de nos livres édités papier, ou avec de nouvelles productions, à créer un e-book ou runbook, et comment ? Et quel plus - dans l’objet ? Sa lecture ? Sa diffusion et sa diffusion tout public  ?

Et toujours dans notre choix de croiser l’ascendant et le descendant, articuler ce volet réalisation pratique et l’intervention de professionnels ?


C’est pourquoi nous avons pensé à un partenariat - trois ou quatre interventions minimum d’ici l’automne avec les Inforoutes de l’Ardèche pour résolution de problèmes techniques - logiciels, d’hébergement, d’accessibilité... mais aussi réflexion de fond : maintes Bibliothèques du département ont été équipées pour devenir points d’accès public à Internet ; l’arrivée du e-livre donne une autre dimension à ce PAPI qui ne peut plus être considéré comme externe à la Bibliothèque pour tout ce qui n’est pas recherche documentaire, mais risque de prendre une place nouvelle et sans cesse accrue avec le e-livre...

Par exemple, le vidéo-projecteur et le grand écran aidant, quelles présentations d’e-livres, de ces quelques pages consultables avant téléchargement, qui peuvent faire que le public choisisse lui-même, et dans l’immédiat, le roman du terroir qu’il veut télécharger pour lecture sur écran ou pour impression papier et emprunt ?

Une démarche similaire peut intéresser les écoles - la BCD- ou une classe, ou le CDI du collège...

Si l’on prend l’exemple du Prix-Ado, si les albums étaient numérisés - par pages avec images - comme dans les « runbooks » une telle séance - non pas à la place mais en complément de ce qui s’est fait - aurait pu être des plus fructueuses...

Nous aimerions aussi avoir des échanges avec l’équipe de Publie-Net et celle de «  Paysages » (le runbook)


Notre projet, à cette étape de sa conception, articulerait donc deux dimensions :

1. Sur 4 mois : deux ou trois interventions des Inforoutes et un travail qui peut s’effectuer par e-mail avec les équipes de Publie-net et Paysages (et/ou éventuellement avec d’autres que nous ne connaissons pas encore.) A conjuguer avec un travail d’équipe à la Bibliothèque qui permettrait de recenser, d’apprivoiser et faire connaître des pratiques référentes, de produire nos propres tentatives de réalisation et d’acquérir une expérience permettant de mieux appréhender les problèmes...

2. pour la semaine de la Fête de la Science du 16 au 22 novembre, qui orienterait et motiverait le travail en amont, une exposition, des ateliers et pourquoi pas un débat public avec des représentants de Publie-Net, Paysages, des Inforoutes et l’équipe impliquée de la Bibliothèque.


Ceci suppose évidemment que nous puissions obtenir un budget pour payer les intervenants, leurs frais de déplacement et d’hébergement, la communication et éventuellement pour des téléchargements non gratuits et autres droits d’auteurs demandés dans le cadre d’une utilisation publique, même gratuite...

Donc notre projet dans le cadre de la Fête de la Science comportera cette année un volet financier.


Nous prévoyons dans tous les cas, dans le cadre de la Bibliothèque, une semaine de sensibilisation, d’information pour faire appréhender l’importance de changements en cours et la nécessité de la réflexion sur ces bouleversements et sur les nouvelles pratiques émergentes.

Notre projet est donc multi-thèmes puisqu’il relève de la technologie et des sciences humaines, de l’épistémologie, de sciences et d’arts...


Jacqueline Cimaz



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[1] Et nous serons ravis si vous nous en signaler...



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Fête de la science 2009


L’Arche des Métiers - CCSTI de l’Ardèche, nous convie à la première réunion de présentation de la Fête de la science 2009 :

Mardi 7 avril à 10 h

à la MJC de La Voulte-sur-rhône

Parc Baboin BP 21

07800 La Voulte-sur-rhône

Présentation prévue des enjeux de cette nouvelle édition, rôle de L’Arche des Métiers en tant que coordination départementale, modalités de participation en tant que porteur de projet et échéances pour la mise en place des projets [1]


La 18e édition de la Fête de la science se déroulera du 16 au 22 novembre 2009.

Elle devrait être l’occasion, une nouvelle fois, de proposer sur l’ensemble du département des projets qui s’adressent à tous les publics.

L’objectif est de sensibiliser, partager des connaissances auprès de l’ensemble des publics, aller à la rencontre des chercheurs, débattre sur les rapports entre sciences et société, explorer les technologies d’aujourd’hui et de demain... en proposant des manifestations gratuites, accessibles et de proximité.


Chaque année, la Fête de la science met à l’honneur une thématique et en 2009 deux thématiques rythmeront la programmation :

▪ L’année mondiale de l’astronomie : il y a en effet 400 ans de cela, Galilée observait pour la première fois le ciel avec sa lunette astronomique et il y a 40 ans, l’Homme marchait sur la lune. Pour célébrer ce double anniversaire, les nations unies et l‘UNESCO ont baptisé 2009, l’année mondiale de l’astronomie.


▪ L’année Darwin (2 anniversaires pour l’évolution) : 200e anniversaire de la naissance de Charles Darwin et 150e anniversaire de la publication de L’Origine des Espèces.


La Fête de la Science étant la fête de toutes les sciences, il est possible d’aborder d’autres thématiques scientifiques, la thématique nationale n’étant pas exclusive. Le thème du multimédia pourra également être mis en valeur.


Suite aux renseignements fournis par Delphine BOSC de L’Arche des Métiers, nous envisageons un travail à partir de multimedia et Internet, à définir ? [2], et sommes ouverts à toutes propositions ou interrogations.

Jacqueline Cimaz



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[1] communication, labellisation des projets, demande de financement...

[2] Plusieurs domaines recoupent nos préoccupations actuelles : la création d’ensembles documentaires numériques, le travail de l’image, l’e-book - à télécharger et lire mais aussi, et, pourquoi pas, à créer en associant texte et images -fixes ou mobiles. Essayer d’en fabriquer (nous avons les textes et une banque d’images et photos) n’est-ce pas le meilleur moyen de comprendre comment ça fonctionne ?



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Mini Fête des Sciences à Saint-Apollinaire...


Il faisait bien un peu froid en cette journée du 22 novembre au temple des Barraques pour recevoir ce point d’orgue à la semaine de La Science qu’était l’exposition présentés par Claire et Michel Schlenker, bien connus sur St Apollinaire de Rias. L’atmosphère était chaleureuse si la température ne l’était pas et si le poêle du temple était un peu toussotant. Heureusement qu’il y avait le système de chauffage rapide mis en place par les bons soins de Michel et Jacqueline.

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Cette année, la journée consacrée à "La Fête de la Science" aux Rias, proposait l’exposition "Les Sciences font la Différence", due à l’Université Claude Bernard Lyon 1 qui présentait des jeunes ingénieurs, techniciens supérieurs et docteurs, filles et garçons de 20 à 40 ans environ, expliquant leur cursus scolaire, leurs choix et leur satisfaction d’avoir entrepris des études scientifiques leur permettant d’avoir un métier passionnant, un emploi stable et satisfaisant financièrement. C’est grace à Claire Schlenker que nous avons pu bénéficier de cette exposition arrivant tout droit d’un colloque de "Femmes et Sciences", association nationale, colloque organisé par l’Association pour la Parité dans les Métiers Scientifiques, association grenobloise , avec le soutien d’un grand nombre d’organismes.

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Le diaporama sur le magnétisme était en consultation libre et tournait en boucle sur l’ordinateur portable installé....près du poêle, et Michel et Claire se tenaient à disposition pour répondre aux questions ou compléter les informations attendues.


Et puis il y eu le temps fort où Jacqueline Cimaz présenta le livre de M. Bélingard, ses souvenirs de Résistance pendant la guerre de 39/45, livre émouvant s’inscrivant dans les objectifs des Rias de retrouver et valoriser ces souvenirs très forts des habitants.

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Michel Schlenker a fait le lien avec sa propre expérience d’enfant juif caché à St Apollinaire pendant cette période, et Marcel Bélingard, très ému, a pris la parole pour remercier les Rias et dire son bonheur d’avoir pu écrire ce livre.

La neige est arrivée en fin d’après midi, alors que les présents entouraient le poêle comme dans les veillées d’antan, partageant un morceau de gâteau au chocolat, un verre de jus de fruit et quelques papillotes.


Il a fallu démonter l’expo pour permettre à chacun de rentrer chez soi, après avoir vivement remercié Claire et Michel Schlenker.


Nicole Bertholon


NB. D’autres temps forts avec l’évocation de M.Brunel ancien menuisier aux Barraques qui aurait convoyé les Schnlenker de Saint-Basile à Saint-Michel en 1944. M.Brunel était l’oncle de Mme Barruyer.

Une consultation du diaporama orientée par la perspective du B2i adultes...

Et très appréciée, la visite de Delphine Bosc, de cette équipe de l’Arche des Métiers qui a assuré le montage, l’organisation et la communication de l’ensemble de cette Fête de la Science sur l’Ardèche.


Enfin il faut signaler l’extraordinaire succès de la libraisire des Rias, avec, notamment, le livre de Marcel Bélingard [1] et celui de Sylvette Béraud-Williams, en souscription, [2], mais pas seulement... Un public intéressé et avide de découvertes, de connaissances et de souvenirs...



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[1] "Avoir vingt ans dans la tourmente", et sa 4ème de couverture de Sylvette Béraud-Williams

[2] "Entre silence et oubli, Mémoires d’un quotidien rural bouleversé"



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Les Sciences font la différence, c’est quoi ? C’est pour qui ? Est-ce que ça me concerne ?


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Une partie des panneaux qui seront aux Baraques, exposés à Grenoble, lors du Colloque du 15 novembre, organisé par l’Association Femmes et Sciences, Association pour la Parité dans les métiers scientifiques et techniques, que préside Claire Schlenker et la Mission pour la place des femmes au CNRS :

"Filles et garçons en sciences et techniques, un enjeu européen et planétaire".

Un Colloque qui a remporté un vif succès.


Les sciences font la différence ! La différence ?

(JPG) Bien sûr que cela vous concerne !

D’abord si vous êtes lycéen ou parent...

Mais aussi collégien, écolier...


Un domaine intéressant, utile et où il y a des débouchés !

Des débouchés à divers niveaux comme le montre le schéma des études...

Des débouchés pour hommes et femmes... comme en témoignent les parcours,


et des débouchés diversifiés comme ils le prouvent aussi...

Des études qu’on peut également, pour certaines, rejoindre par des formations en cours d’emploi, non initiales, même si cela est plus difficile.


(JPG) Des renseignements en tous cas,

même personnalisés,

que pourront vous donner Michel et Claire Schlenker

qui seront au Temple des Baraques,

avec cette exposition, réalisée par l’Université Claude-bernard Lyon I,

ce samedi de 10 à 12h et 14 à 17h30.


Michel et Claire schlenker sont des professeurs honoraires d’université, qui se sont impliqués dans la recherche et la formation.


En outre ils connaissent bien l’Ardèche et les Ardéchois

car Michel Schlenker et sa soeur Eva ont été cachés ici pendant la seconde guerre mondiale.


En aidant les jeunes ardéchois

dans leur orientation scolaire, universitaire et professionnelle,

ils veulent aussi aider les decendants de ceux qui les ont sauvés, d’où leur extraordinaire ouverture, leur disponibilité et la qualité de ces apports, inédite sur ce plateau rural...


Dernière nouvelle :


L’an passé, Michel Schlenker avait interrompu la présentation du diaporama sur le magnétisme par deux intermèdes évoquant l’histoire locale et nationale...

Un intermède inédit cette année avec la venue à l’exposition de Marcel Bélingard samedi à 10h30, qui viendra saluer Michel Schlenker et découvrir son propre livre "Avoir vingt ans dans la mémoire, mémoires" juste sorti de l’impression... Une rencontre qui devrait encore une fois susciter l’émotion...





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Fête de la science 2008 aux Baraques, le descriptif.

PROGRAMME DE LA FETE DE LA SCIENCE 2008

A

Saint-Apollinaire de Rias


-  Manifestation concernant tous les publics et scolaires, notamment au niveau du lycée...
-  Accès handicapés, Sciences et société en Europe
-  Exposition + diaporama

« Les sciences font la différence »

(JPG) L’exposition « Les sciences font la différence », réalisée par l’université Claude Bernard Lyon I, est constituée de témoignages de 21 diplômé(e)s de l’enseignement supérieur scientifique sur leurs itinéraires de formation et d’insertion professionnelle.

Elle offre aux filles et garçons une aide à l’orientation par une meilleure connaissance des formations et de la parité.

Elle sera présentée partiellement, et commentée par Claire et Michel Schlenker, Professeurs d’Université honoraires (Institut Polytechnique de Grenoble).




Par ailleurs, un diaporama présentant la science et la technologie de l’enregistrement magnétique ( Matthieu Jamet et Gilles Gaudin - CEA Grenoble et CNRS ) sera à la disposition des visiteurs, sur ordinateur.


-  Organisation : Association Les Rias

-  Partenaires : APMST (Association pour la parité dans les métiers scientifiques et techniques, que préside Claire Schlenker), Service d’Orientation et d’Information Professionnelle des étudiants (SOIE), Université Claude Bernard Lyon I.

- Adresse : Association Les Rias, Mairie 07240 Saint-Apollinaire de Rias

Date et horaire :
-  tout public : samedi 22 novembre de 10 h à 12 h 30 et de 14 h à 17 h 30
-  scolaires : idem sur réservation



Renseignements : http://www.saint-apollinaire-de-rias.fr Jacqueline Cimaz 04 75 84 47 25 jacqueline.cimaz@orange.fr ou lesrias.association@orange.fr





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Une fête de la science sous le signe de la parité...


pour nous, ce samedi 22 novembre, avec Claire et Michel Schlenker.

(JPG) Une découverte de parcours d’un intérêt certain pour les adolescentes et étudiantes et leurs familles, quand le Supplément au Monde du 16 octobre 2008 revenait sur les relations entre les femmes et les sciences,

mais aussi, bien sûr, pour adolescents et étudiants...


Quant au diaporama sur le magnétisme - un retour sur la Fête de la Science 2007- il est intéressant pour tous...


Et puis ce retour ici de Michel Schlenker, quand le livre de Sylvette Béraud-Williams se termine, un temps de souvenir, de fierté et d’émotion ...



« Femmes et sciences... Pourquoi pas elles ? », « Bébé(e)s. La bosse des maths n’existe pas », « Elle coiffe sa poupée, il joue aux petites voitures », « Des lettres pour les filles, des chiffres pour les garçons » [1], « Sciences : les inégalités hommes-femmes s’aggravent au long de la carrière », « Française et ingénieure, portrait d’une minorité (en 2008, la profession ne compte que 17% de femmes) » et quelques exemples intéressants de parcours... Un supplément du Monde à découvrir et lire... et qui vient corroborer les analyses détaillées effectuées ici par Claire Schlenker il y a un peu plus d’un an...





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[1] Et quand on constate les liens entre mathématiques, musique et poésie...

Lancement officiel de la Fête de la science 2008


et une belle organisation par réunions sectorielles pour :

- Centre Ardèche : mardi 7 octobre à 10 h à la bibliothèque Lucie Aubrac à La Voulte

- Nord Ardèche : mardi 7 octobre à 15 h à la salle annexe à côté de l’église à Vanosc

- Sud Ardèche : mercredi 8 octobre à 10 h au Musée d’Orgnac à Orgnac L’Aven

Ordre du jour proposé :

-  Mot d’ouverture, point administratif et financier

-  Présentation des outils de communication

-  Présentation des projets

-  Inauguration départementale de la Fête de la science

-  Plan de communication

-  Echéancier

-   Remise des outils de communication





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Fête de la science 2008


Petite "fête de la science" aux Baraques, le 22 novembre 2008.


(JPG) La Fête de la Science 2008 regroupe dans toute la France, du 14 au 23 novembre, un ensemble de manifestations destinées à montrer l’intérêt des sciences.


Au Temple de St Apollinaire de Rias, le samedi 22 novembre 2008, deux présentations seront proposées :


- d’une part, une partie de l’exposition "Les sciences font la différence".


Réalisée par l’université Claude Bernard Lyon 1, cette exposition montre des "parcours d’anciens diplômés pour mieux découvrir la diversité des formations universitaires scientifiques et celle de leurs débouchés. Devenus aujourd’hui cadres en entreprise, ces hommes et ces femmes racontent leurs itinéraires de formation et d’insertion professionnelle. Cela leur permet de donner de précieux conseils aux générations futures. »

(JPG) "Souvent, le public - étudiants, parents, enseignants - ne pense pas que l’université peut mener à des débouchés autres que l’enseignement, la recherche, la santé ou le sport. Il est donc important de mettre en lumière d’autres métiers porteurs auxquels conduisent les formations universitaires ...

-  Encourager les lycéen-ne-s et étudiant-e-s à choisir les études scientifiques

-  Présenter les débouchés professionnels auxquels celles-ci conduisent

-  Promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes dans l’orientation professionnelle"


Le site web de l’exposition est http://lessciencesfontladifference.univ-lyon1.fr/INDEX.htm



(JPG) d’autre part, un diaporama présentant la science et la technologie de l’enregistrement magnétique, dû à Matthieu Jamet et Gilles Gaudin (CEA Grenoble), tournera sur des ordinateurs.

Il était présent, en septembre 2007, lors de la présentation à St-Apollinaire de Rias de l’exposition sur le magnétisme.

L’enregistrement magnétique est à la base du fonctionnement des disques durs d’ordinateurs et des plus gros des lecteurs MP3 du type iPod.


Claire et Michel Schlenker, professeurs honoraires à l’Institut Polytechnique de Grenoble, seront présents pour donner des explications complémentaires à celles et ceux qui le souhaiteraient.


Michel Schlenker



NB. 1. Nous avons rencontré Christian Feroussier, Directeur de l’Arche des Métiers et lui avons transmis ce dossier, à sa demande, d’autant que cette fois, notre journée sciences se situe bien dans la période officielle de la Fête de la Science...

2. Si des écoles, collèges ou lycées ont travaillé sur ces questions ou sur le magnétisme, leur travail peut être exposé.

3. Nous avons fait part à Michel Schlenker de nos difficultés dans l’identification et la mémorisation des sigles adéquats.

Sa réponse montre que cette difficulté s’explique, et qu’elle révèle la complexité du contexte et de son évolution historique :

" L’Institut National Polytechnique de Grenoble a consacré une énergie considérable à quitter le statut d’Institut National Polytechnique (qu’il partageait avec ceux de Toulouse et de Lorraine, INPT et INPL) et acquérir celui de Grand Etablissement. Du coup, il ne peut plus avoir comme sigle INPG.

Mais il ne faut pas devenir méconnaissable pour les anciens élèves, ni les industriels qui embauchent nos diplômés ; pour cela il faut rester le plus près possible des sigles dont tout ce monde a l’habitude depuis des décennies.

La solution adoptée a été de passer au nom de "Institut Polytechnique de Grenoble" (sans le mot "national") mais de prendre comme sigle "Grenoble-INP", souvent complété par la version en langue anglaise "Grenoble Institute of Technology".

Vous retrouverez ces différentes versions sur le site web http://www.inpg.fr qui redirige sur http://www.grenoble-inp.fr ."





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Aux enseignants ou animateurs ayant été associés à l’exposition sur le magnétisme ou autres amateurs...


rappel : L’expo Le Magnétisme a fait sa première sortie, son galop d’essai, sous sa nouvelle forme, à St Apollinaire en septembre dernier ; cette expo était dûe à des chercheurs et enseignants-chercheurs de Grenoble (Université Joseph Fourier, Institut National Polytechnique de Grenoble, CNRS, CEA-Grenoble). (cf articles en bas de cette même page)




"Je viens de recevoir, en mars 2008, le dernier numéro (N° 56) de la revue Clefs, publiée par le service communication du Commissariat à l’Energie Atomique (CEA).

Ce numéro est consacré au magnétisme et à ses applications dans le domaine des hautes technologies. Il est rédigé par des chercheurs du CEA, dont plusieurs ont d’ailleurs participé à la conception et à la présentation de l’exposition Le Magnétisme de l’année mondiale de la physique (2005) dans l’Académie de Grenoble.

J’ai demandé à la rédactrice en chef adjointe de la revue si des personnes intéressées peuvent en demander un exemplaire. La réponse est très claire et très positive :

(JPG) "Nous enverrons avec plaisir un exemplaire de Clefs CEA à toute personne qui en fera la demande.

Le contenu de ce numéro sera également mis en ligne sur le WEB (www.cea.fr), d’abord en version française (dans un mois environ) puis en version anglaise (dans environ 3 mois - les textes sont en cours de traduction). Ces versions seront ensuite réunies dans un cédérom bilingue qui sera également envoyé sur demande.

A titre personnel ou/et pour la bibliothèque de votre organisme, vous pouvez être intéressé(e)... Un simple courrier électronique à Mme Trocellier fera l’affaire. (mail : martine.trocellier@cea.fr)"




Signalé : l’exposition Le Magnétisme, sous une forme modifiée (les expériences interactives sont plus robustes et moins nombreuses) grâce principalement au travail de Marie-Anne Cognet, monitrice de l’enseignement supérieur, et de Jeany Jean-Baptiste, du Centre de Culture Scientifique, Technique et Industrielle (CCSTI) , est maintenant gérée par le CCSTI de Grenoble.

Elle peut être mise à la disposition d’établissements intéressés. Contact jeany.jean-baptiste@ccsti-grenoble.org

Enfin, le site web de l’exposition (sous sa forme originelle) est toujours disponible : http://www.louisneel-centenaire.inpg.fr/rubrique.php3 ?id_rubrique=7"


Michel Schlenker

Professeur honoraire à l’Institut National Polytechnique de Grenoble

Sur les photos : Michel Schlenker et Marie-Anne Cognet...

NB. Nous demandons deux ou trois exemplaires de la revue pour la Bibliothèque Municipale.



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Fête de la science 2007



Du 6 au 14 octobre, coordonnée en Ardèche par l’Arche des Métiers du Cheylard, centre de Culture Scientifique, Technique et Industrielle du Département.

Inauguration officielle le 6 octobre à 18h. Des manifestations diversifiées sur tout le département... Une brochure de présentation très claire et largement diffusée...

A découvrir sur le site de la Fête de la Science.... On peut y faire des recherches par région, département ou thématique, y composer son programme...


On peut aussi y trouver des liens intéressants, vers le CEA, une institution grenobloise, ou Sophia Antipolis, le CNRS... et tant d’autres... à découvrir en naviguant de lien en lien..

Sans compter bien sûr La Cité des Sciences de la Villette, le Palais de la Découverte, Jussieu, le Muséum...

En complément des visites effectives, le P.A.P.I. est à la disposition des usagers pour ces visites virtuelles...


NB. Michel Schlenker nous avez remis la brochure de la Fête de la science en Isère, une large implication des Universités et du CNRS...




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21 et 22 septembre : une soirée et une journée consacrées à la culture scientifique




(JPG) - Une bonne soixantaine de personnes impliquées,

-  deux jours qui, par la qualité des interventions

et documents,

de l’exposition,

et la richesse des débats, feront date pour le développement de la culture et de la pensée scientifiques...


-  Deux jours stimulants pour tous et pour les jeunes en particulier,

où la mise en évidence

-  des progrès techniques et

-  de la création de nouveaux savoirs,

-  de l’émergence de métiers inédits, toujours plus qualifiés,

-  de l’évolution du travail féminin,

ouvre des perspectives d’avenir.

-  Deux jours que Michel Schlenker a dédiés :

« aux Ardéchois qui, au péril de leur vie, m’ont permis d’échapper à l’issue prévue pour moi, le four crématoire. »


- Deux jours qui en conjuguant

-  la mémoire des résistances aux atrocités du 20ème siècle,

-  la mise en évidence d’un progrès technique utile à tous, de l’authenticité et de la modestie de la recherche scientifique,

apportent, par delà l’émotion et le renforcement d’une volonté de vigilance permanente, un regain de confiance en la raison, en la démocratie, en l’Humanité...

Jacqueline Cimaz


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Exposition et conférence de Michel Schlenker sur le magnétisme




(JPG) Cette exposition, réalisée à l’occasion du centenaire de Louis Néel et pour l’année mondiale de la physique 2005 par des scientifiques de Grenoble, maintenant gérée par le CCSTI (Centre de Culture Scientifique, Technologique et Industrielle) de Grenoble, accueillait dès 10h du matin les visiteurs.

Elle se présentait sous la forme d’une série de panneaux donnant des indications historiques, scientifiques et techniques, d’un diaporama fonctionnant en boucle sur l’enregistrement magnétique, et d’expériences interactives permettant de se poser ..... les bonnes questions.

On pouvait ensuite essayer d’y répondre en retrouvant ce qui était évoqué dans le questionnaire distribué à l’entrée pour sensibiliser le visiteur et l’aider à mesurer ses découvertes dans le domaine du magnétisme à l’issue de la visite.

La présence attentive de Claire, Michel et Marie-Anne aidait le visiteur à conduire expériences et réflexion.

Mais c’est surtout la conférence de Michel Schlenker à 14h15 qui a fait déplacer un public nombreux et varié, intéressé par un thème qui ne nous est pas familier alors qu’il est très présent et même indispensable dans notre vie quotidienne et que ses applications génèrent une richesse économique importante.

(JPG) Cette introduction orale rendait plus accessibles les points importants présentés par l’exposition.

S’il me fallait les résumer très rapidement (mais ceci est tout personnel) je dirais que j’ai mesuré la rapidité avec laquelle les recherches et les connaissances sur le magnétisme ont évolué depuis quelques dizaines d’années, même si son existence était connue depuis l’Antiquité.

Très jeunes, les enfants peuvent aborder la notion de « magnétisme » en jouant avec des aimants et distinguer les matériaux qui réagissent ou non à leur présence.

Il sera plus subtil de distinguer ceux qui sont des aimants (qui ont des propriétés magnétiques permanentes), ceux qui s’aimantent temporairement, le rôle de l’électricité et des matériaux conducteurs.

Les applications sont multiples dans notre vie quotidienne :

-  moteurs électriques utilisés partout - entre autres, en grand nombre, dans les voitures (même non électriques),

(JPG)
-  transformateurs,

-  plaques d’induction pour la cuisine,

-  freins électromagnétiques des autocars,

-  haut-parleurs,

-  disques durs des ordinateurs dont les capacités de stockage augmentent considérablement alors que leur prix diminue.


A cette présentation passionnante Michel Schlenker avait ajouté une touche personnelle :

la raison de sa présence à St Apollinaire.

Deux mentions brèves, tout en sensibilité, sur son séjour d’enfant caché ici pendant la guerre, un hommage aux « Justes » récompensés et un formidable témoignage :

cet acte de résistance a permis aux talents de ces enfants sauvés de s’exprimer pleinement dans leur vie d’adulte et de participer aux progrès de la Science et de l’Humain tout simplement.

Nicole Bertholon


PS. Nous vous invitons bien sûr à poursuivre la réflexion en participant à la Fête de la Science (1), notamment en Ardèche, qui aura lieu du 6 au 14 octobre 2007.

Nous n’avons pu inscrire notre journée dans ce cadre en raison d’un problème de dates. La Fête de la Science est programmée au niveau national la semaine qui précède celle de Lire en Fête.

Or nous avons un gros projet les 19, 20 et 21 octobre pour Lire en Fête, projet soutenu par le Centre National du Livre et la DRAC Rhône-Alpes. Il n’était pas possible de mener les deux opérations sur une quinzaine.  [1]

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[1] La Fête de la Science, manifestation nationale initiée par le Ministère de la Recherche, s’affirme comme un événement incontournable permettant à tous et aux plus jeunes de découvrir et partager les sciences dans ces aspects les plus variés : la physique, le patrimoine, l’environnement, la santé. La région Rhône-Alpes, le département de l’Ardèche et la Communauté de communes du Pays du Cheylard soutiennent également vivement cet événement. Cette année, en Ardèche, l’accent sera tout particulièrement mis sur les frontières de la connaissance et instruments de la science, les mondes polaires, l’environnement, la climatologie. Les autres thématiques ne seront pas occultées : les trains, les parchemins, l’astronomie, la santé, l’alimentation et le sport, le développement durable, la biodiversité, les énergies, la géologie, la physique, le moulinage... de quoi satisfaire toutes les envies de curiosités ! Cf le site de la Fête de la Science et celui de l’Arche des métiers.

Claire Schlenker , ce 21 septembre, à la Grange du Vernat




"Métiers scientifiques et techniques : filles et garçons"

(JPG) La Grange du Vernat accueillait ce soir une conférence de Claire Schlenker sur le thème des métiers scientifiques et techniques et plus particulièrement sur la place des femmes. En effet, celles-ci restent minoritaires à choisir ces métiers alors que leurs performances scolaires le leur permettraient..

La présentation a mis l’accent sur la formation des jeunes filles depuis le XIXème siècle et sur les réalités chiffrées de ce déficit.

La discussion très riche qui a suivi a essayé de dégager les multiples raisons de cet état de fait et a imaginé quelques stratégies familiales, sociales, économiques pour encourager les jeunes, et tout particulièrement les filles, à s’orienter vers des études passionnantes, conduisant à des carrières intéressantes. On a souligné les nombreux débouchés des écoles d’ingénieurs et des IUT (Instituts Universitaires de Technologie), mais aussi des BTS (Brevets de Techniciens Supérieurs) dans des secteurs trop souvent considérés comme « masculins ».

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L’évolution technique a en effet rendu accessibles aux femmes presque tous les métiers.

La présence de Marie-Anne Cognet, ingénieure et doctorante dans le domaine de la physique nucléaire, apportait un témoignage convaincant au débat.

La soirée s’est terminée autour d’un verre, alors que les échanges se prolongeaient en petits groupes. On a confronté ces problèmes aux situations des générations, du milieu familial et de l’évolution de la société.

Nicole Bertholon

P.S. Des sites utiles : Association Française des Femmes Ingénieurspuis "Serveurs hébergés" puis "femmes-et-sciences", parite-sciences.org, elles-en-sciences.org.


NB. A noter qu’aux marges de cette soirée, des échanges très émouvants avec Mme Chapon ont permis de mieux cerner ce passé vieux de plus d’un demi-siècle où Michel Schlenker était caché à Monchal (cf rubrique « Collecte ethnologique »)


NB. Introduction associative téléchargeable ci-dessous

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Introduction

Culture scientifique : un beau projet en prélude à la fête de la science.





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Nous voulions dans l’association, faire une place à la culture scientifique - hors champ des sciences humaines...


Quelques échanges avec Michel Schlenker, physicien, enseignant-chercheur, et qui connaît bien St-Apollinaire et y est très chaleureusement connu, ont ouvert des perspectives. Depuis, celles-ci se sont précisées.


(JPG)

-  L’historique de l’exposition :

Michel Schlenker a contribué en Isère, dans le cadre du centenaire de Louis Neel, à la réalisation de cette exposition -"le magnétisme"- dont on peut découvrir les panneaux sur le site dédié à Neel.


-  Pourquoi le magnétisme ?

"Le magnétisme est une discipline scientifique étudiée dans tous les pays industrialisés, dont les aspects les plus fondamentaux restent mal compris. Si l’expérience ne le disait pas, on ne saurait pas prédire théoriquement que le fer est magnétique et le chrome ne l’est pas. Ainsi des aspects nouveaux émergent constamment tel que l’électronique de spin ou le magnétisme moléculaire.

Les transferts technologiques sont très rapides (enregistrement informatique) et cette discipline se prête admirablement aux nanotechnologies et fournit des modèles à la physique statistique. Les techniques de pointe d’étude de la matière apportent des résultats importants en magnétisme tels que la diffusion de neutrons (depuis les années 1950), l’effet Mössbauer, les microscopies électroniques dotées de divers raffinements, le rayonnement synchrotron, les microscopies de proximité...

6 milliards d’euros annuel en chiffre d’affaires au niveau industriel , soit 1 euro par habitant de la planète, mais très inégalement réparti, voilà ce que pèse aujourd’hui le magnétisme dans le monde. La France occupe dans ce domaine une place de choix depuis un siècle : à Strasbourg (Pierre Weiss), à Grenoble (Louis Néel) et à Orsay (Jacques Friedel) principalement." (extrait du site Louis Neel)


-  Une version allégée de cette exposition , est en voie d’achèvement.

C’est cette version allégée de l’exposition qui sera donc présentée une journée au Temple des Baraques le samedi 22 septembre.

Elle est peut-être un peu difficile, comme peut le faire penser ce diaporama d’accompagnement qui devrait passionner les adolescents ? Notre expérience littéraire et artistique nous a montré que les gens sont sensibles à la qualité et aux problématiques actuelles et à partir de là capables de s’intéresser à du complexe. Par ailleurs les panneaux sont très pédagogiques.

Enfin, un travail s’engage dans certaines classes maternelles et élémentaires à partir des documents de Nicole Bertholon (voir ci-dessous)

La journée sera ouverte par la visite et des expériences interactives conduites par Michel Schlenker, Professeur Honoraire des Universités, INPG, Grenoble, et Marie-Anne Cognet, doctorante ayant également travaillé à la réalisation de l’exposition. A 14h15, présentation du magnétisme par Michel Schlenker.

-  L’exposition est destinée à tous les publics, scolaires ou non scolaires...

Il s’agit d’une exposition et d’une animation d’une exceptionnelle qualité.



-  Un questionnaire, étalonné suivant les âges, facilitera la visite et permettra, pour chacun, une évaluation de ses apprentissages...


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Lettre aux établissements scolaires

Contact a été pris avec les écoles, collèges, lycées... du secteur et divers publics...




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Par ailleurs, Claire Schlenker, Professeure Honoraire des Universités, INPG Grenoble, sera présente. Le vendredi 21 elle présentera un diaporama et introduira le débat sur "Métiers scientifiques et techniques : filles et garçons" à 20h30 à la Grange du Vernat.

Ayant dirigé une école d’ingénieurs, participé à divers Conseils auprès du Ministère de l’Enseignement Supérieur, elle sera aussi à la disposition d’étudiants ou futurs étudiants pour les faire bénéficier, au travers de discussions individuelles et personnalisées, de sa connaissance de l’Université.

Membre du Conseil d’Administration de l’Association pour la Parité dans les Métiers Scientifiques et Technologiques, association locale affiliée à "Femmes et Sciences" dont le but est d’encourager les jeunes filles à s’orienter vers la science et l’ingéniérie, Claire Schlenker peut être en particulier d’un très précieux conseil pour les jeunes étudiantes ou lycéennes ou leurs familles...




-   Un premier recueil de quelques représentations initiales, spontanées :

M. "Le magnétiseur ?"(geste à l’appui, bras tendus en avant)... Rire... Se reprenant "C’est la dynamo de mon vélo, quand j’étais petit... C’était magique... Pour mon père aussi, parce que la lampe à carbure..."

N. "le magnétisme, faut d’adord savoir de quoi on parle... On parle beaucoup de magnétisme... Les aimants ? Bien sûr, la boussole..."

S : "le magnétisme, j’étais électricien, je sais un peu... La bobine de fil électrique..."

B, 7 ans : "Les aimants ça attire, c’est comme ce jeu (désignant un petit jeu de dames de voyage). Les pions ils tiennent parce qu’il y a du fer dans le couvercle"...

M, 5 ans : "ben ça marche parce que c’est du fer. Pas le papier, ça non !" en éclatant de rire..."

J. évoque les aspects plastiques des lignes de limaille de fer et de leurs déplacements...

J, 17 ans, se rappelle d’une visite ancienne au Palais de la Découverte où il était resté médusé devant la force d’un aimant soulevant de très lourdes charges...

Et pourquoi un technicien en ligne, un jour de Live Box en panne, nous a-t-il dit que même débranchée téléphoniquement et électriquement, la Live Box pouvait succomber à l’orage - "une question de champ(s) magnétique(s)" ? _ _

NB. Par ailleurs, vous pouvez visiter le site du CCSTI de Grenoble. ou, en Ardèche, celui de l’Arche des Métiers (- qui nous avait prêté l’exposition « L’empreinte de la Nature » l’an passé).






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Lettre aux établissements scolaires

Préparation et questionnaire...




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Questionnaire

Une réunion de travail a eu lieu avec Michel Schlenker _

pour préciser

le contenu et

l’organisation

de la journée de 22 septembre sur le magnétisme. _



(JPG) Vendredi 21, 20h30,

Grange du Vernat :

intervention de

Claire Schlenker :

" Métiers scientifiques

et techniques :

filles et garçons"

(projection d’un diaporama)




(JPG)

Samedi 22 dès 10h :

ouverture de l’exposition, expériences, échanges...

(JPG)

Samedi 22, 14h15 :

conférence de Michel Schlenker sur le magnétisme,

puis, de 15 à 17h,

visites de l’exposition, échanges, expériences...

avec la contribution de Marie-Anne Cognet,
-  monitrice de l’enseignement supérieur,
-  doctorante au Laboratoire de Physique Subatomique et de Cosmologie (LPSC) à Grenoble qui a travaillé à la mise en forme de l’exposition.


Le questionnaire, élaboré par Michel Schlenker et Marie-Anne Cognet, a été précisé concernant les "âges".... Il sera distribué à l’entrée de l’exposition et/ou communiqué sur demande et joint au courrier adressé aux établissements scolaires...

Par ailleurs, nous le mettons en téléchargement ci-dessous, pour les enseignants qui souhaiteraient l’utiliser...


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Questionnaire

Interview de Nicole Bertholon ou le magnétisme en primaire...




(JPG) Interview de Nicole Bertholon,


secrétaire-adjointe des Rias,

Inspectrice de l’Education honoraire, et qui,

il y a une quinzaine d’années,

a travaillé en tant que

Conseillère Pédagogique sur

les activités scientifiques et techniques

en classes primaires (élémentaires et maternelles)


dans le cadre de l’association «  Techno contact -

créée à l’Ecole Normale de Grenoble et

présidée par Daniel Lacroix, professeur.



- Tu as travaillé sur le magnétisme ?

-  Le magnétisme dans les classes primaires, et ici, maternelles, n’est pas un des domaines les plus faciles à expérimenter. Mais on peut déjà en avoir une approche en partant de l’expérience quotidienne des enfants (affichage avec les aimants dans les classes, ramassage des épingles par les grands-mères couturières, fermetures magnétiques des portes de placard, utilisation des cartes bancaires par les parents...)

(JPG) - Après le recueil et la mise en mots des représentations initiales ?

-  Ensuite on crée des situations d’observation mettant en jeu une grande variété de matériaux pour en tirer des conclusions : à partir des aimants trouvés (aimants ronds des affichages...), fabriqués (fermetures magnétiques des vieux frigos...), en essayant de «  coller  » les divers matériaux, les enfants s’aperçoivent vite que ce qui est «  en fer  », c’est-à-dire pour eux, métallique, est attiré par les aimants, à l’exclusion de l’aluminium présent dans les huisseries... et pas ce qui est en bois ou en carton...

Ils arrivent aussi à voir que certains métaux ne sont pas attirés...


(JPG)

- On utilise donc les ressources de l’environnement scolaire ?

-  A partir du cycle 2 - donc

Grande section de maternelle-CP-CE1-

on utilisait

une malle d’expérimentation sur le magnétisme

contenant notamment aimants - de différentes formes et puissances- limaille de fer, plaques de bois, carton, verre, matériaux à tester mais aussi supports pour faire apparaître l’aimantation de la limaille de fer...


- Et ça fonctionnait bien ?

-  On équipait de petits véhicules (en legos ou fabriqués à partir de petites boîtes d’allumettes) qu’on pouvait faire avancer ou reculer directement avec un aimant ou en promenant l’aimant sous une feuille de carton... Les gosses aimaient bien ; ils s’amusaient à faire reculer les véhicules. Des fois, les pôles se remettaient en concordance et les véhicules tournaient pour se coller. Il fallait tout un doigté pour les faire reculer sans qu’ils fassent demi-tour...


(JPG) - Jusqu’où allait la compréhension ?

-  Ils en tiraient la conclusion qu’il existait des forces invisibles à l’œil nu mais qu’on pouvait matérialiser, qu’on pouvait aussi faire apparaître la polarisation de ces forces...

- Donc une attitude scientifique ?

-  Oui, de l’objet magique à l’observation, l’expérimentation, la formulation d’hypothèses, l’interprétation des résultats...

Avec toujours, très important, la verbalisation en fin de séance... Elle permet de préciser sa pensée, de se faire comprendre, partager les mêmes expériences, confronter les points de vue...

- Un moment important pour la formation des concepts ?

-  Tout à fait...


(JPG) Nicole Bertholon commente ensuite les dessins d’enfants pertinents - les chaînes de trombones- ou encore erronés - les trombones ou épingles séparés, les décomptes aussi du nombre de trombones soulevés par un aimant.... Elle montre aussi les photogrammes qui servaient à la structuration et l’évaluation... Evoque les remarques dès trois ans sur les chaînes qui détruites se reforment à l’identique, les « plus gros qui sont les plus forts », « ce qu’on ne peut pas décoller »... Ces trombones qui après s’être collés à l’aimant, « se collent tout seuls... »


NB. Dessins extraits de « Thechno contact » bulletin d’informations technologiques n°6 publié par l’association techno-contact et édité par l’OCCE de Grenoble...





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Rencontre avec Jacky Jolivet

Conseiller Pédagogique à Guilherand Granges.

Nous avons rencontré Jacky Jolivet, spécialisé dans l’approche des sciences et technologies à l’école élémentaire, à l’Inspection Départementale de Guilherand-Granges.

(JPG) D’emblée, il précise que le magnétisme à l’école élémentaire, c’est essentiellement l’affaire du cycle 2 (Grande Section de Maternelle, CP, CE1), car cela a un côté ludique qui plait aux enfants. Au cycle 3 (CE,CM), on aborde plus les instruments utilisant le magnétisme, les effets de l’électricité...

Et il nous prête une boîte, conçue en circonscription et qui est mise à la disposition des classes. "Modeste", dit-il. Elle comprend 4 aimants en U de tailles différentes, 2 aimants parallélipipédiques, 3 aimants ronds, 2 en couronne, d’autres de formes et tailles diverses, des clous, épingles, crochets, trombonnes et une boite de limaille de fer...

Jacky Jolivet avait aussi préparé un prêt de livres :

-  "Explore le monde de la matière et des objets" de R.Tavernier Ed Bordas, coll. "Découvrir le monde à l’école maternelle- PS-MS-GS", avec un signet dans les pages "Jeux avec les aimants", de la pêche à la ligne aux déplacements mystérieux...
-  "Découverte des sciences, CP-CE1" Bordas, nouvelle coll. Tavernier.
-  "Piles, ampoules, aimants", guide du maître du CE au CM, coll.R.Tavernier, Bordas... d’une richesse inouïe (aimants et boussoles, expériences avec des objets frottés, la sonnerie électrique)... Et enfin,
-  "Résoudre des problèmes scientifiques et technologiques au préscolaire et au primaire" de Marcel Thouin, ED. Multimondes, avec tout un module sur "L’électricité et le magnétisme"





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