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Plan du Site

Curieuse commune !

Choeur, une chapelle seigneuriale a été accolée par les seigneurs de la demeure du Noyer ou du Château de Vaussèche au XVème siècle. Vous pourrez découvrir ces châteaux au fil de vos promenades sur le Pays de Vernoux.Curieuse commune !

(JPG) La mairie, l’école et le temple sont au hameau des Baraques, tandis que seule la très ancienne église est au village !

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Le baptistère a été préservé et inclus dans une tourelle, à gauche de l’entrée. Sa très ancienne cuve en pierre blanche est recouverte de boiseries. Au Sud, vers le Choeur, une chapelle seigneuriale a été accolée par les seigneurs de la demeure du Noyer ou du Château de Vaussèche au XVème siècle. Vous pourrez découvrir ces châteaux au fil de vos promenades sur le Pays de Vernoux.Curieuse commune !

[1] Dédiée à Saint-Apollinaire, elle dépendait autrefois de l’abbaye de Cruas. La petite taille de ce bâtiment aux fondations romanes est surprenante. Elle ne dépasse pas quatorze mètres de l’entrée à l’abside.

Ruralité créatrice & mobilités pérennes

Quand Paulette nous entraîne de la cabine téléphonique où s’écrivaient les télégrammes à porter - en toute politesse ardéchoise - au taxi qui par delà le transport au marché, est depuis plus de 20 ans un noeud informationnel et communicationnel important...

A lire... Du récit et des dialogues...


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ou


Inventivité et créativité. Une anticipation sur problèmes et solutions d’aujourd’hui...

Et des pratiques qui ont fait le lit de l’Internet, de la diversité et la convivialité de ses usages et de ses arobases...

Remarquable !

J.Cimaz


Et bien sûr une initiative sur l’espace Villes Internet avec, grande première, un moyen détourné (image+lien) d’y lire un Calaméo, lequel nous emm_ne par voies de liens... (Allez voir !)


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Pages d’histoire

Guerre 1939-1944


« ... en 1979 la Médaille des Justes a été attribuée à trois habitants de votre commune : Lydie Chapus, André Chave et André Péatier... Le dossier de demande d’attribution... avait été établi par notre mère, Mme Fränzi Schlenker née Israël. Il établissait le rôle éminent que ces trois personnes avaient joué, avec nombre de résistants de la région, pour sauver notre mère, notre tante, et nous, en nous cachant et nous aidant... » (Extrait d’une lettre de M. et E.Schlenker au maire de Saint-Apollinaire-de-Rias début juillet 2006)

Un long dialogue, émaillé de rencontres, s’engageait alors avec la famille Schlenker présente le 29 juillet pour « Résistances », « spectacle » théâtral monté par les Rias. Invités, comme tous, à déposer un objet évoquant pour eux l’idée de « résistance », ils posaient une photo de leurs trois enfants, pour dire qu’avoir sauvé des vies avait permis à d’autres vies d’exister et d’apporter à la société le fruit d’un travail qualifié.

Quelques jours après la représentation, Alfred Juston, doyen des « acteurs », soulignait : « Quand on voit des gens qui nient l’existence des chambres à gaz, d’Auschwitz, tout ça ! Pourtant c’est bien vrai ! Et oui ! Il y avait deux Juifs qui sont venus ce jour-là. Ils avaient été cachés par des gens je ne sais pas où. Ils sont venus assister au ... Je sais pas s’ils étaient pas de Grenoble ces gens... Il y avait eu une cérémonie aux Baraques et Chave, il était venu. On lui avait donné la médaille des Justes. Il y avait Madame Chapus et M. Péatier... »

Novembre 1942. Eva, 14 ans, Michel, 2 ans, Fränzi Schlenker et sa belle-soeur, arrivent à Saint-Apollinaire-de-Rias. André Péatier, instituteur, y organise les réseaux de résistance. Ils sont cachés à Jurusson, où Lydie Chapus et ses parents veilleront sur eux. Ils restent là durant neuf à dix mois. Suite à une dénonciation, ils doivent fuir, « traversés » de nuit par les bois jusqu’à Monchal (Saint-Basile) et remis aux bons soins de MM.Saluste et Montet. Février 1944, en Europe, les camps d’extermination fonctionnent à plein régime. Nouveau départ hâtif et nocturne par crainte d’une dénonciation. Nouvelle cache - à la Clu, en pleins bois, sur la commune de Saint-Michel-de-Chabrillanoux. Dépendance totale envers André Chave et Henri Mourier qui les ravitaillent de nuit... « Michou » a quatre ans. Septembre 1944, la Libération... Et à jamais la peur et pour certains, le sentiment de culpabilité.

Informations : http://www.saint-apollinaire-de-rias.fr et « Entre silence et oubli. Mémoires d’un quotidien rural bouleversé » (Editions Les Rias, juillet 2009), une histoire, magnifiquement mise en mots par Sylvette Béraud-Williams, ethnologue et auteure.

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Recensement


A partir de janvier 2012 le recensement de la population s’opèrera sur la commune de Saint-Apollinaire-de-Rias.

Dépassera-t-on les 160 habitants ?

Les modalités précises de recensement nous seront communiquées bientôt ; dès à présent nous vous demandons d’accueillir l’agent recenseur, Véronique Noualy, la secrétaire de mairie.

Michel Cimaz



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Eoliens et paysage se mettent en valeur

à Combier.

Une esplanade dégagée, des Eoliens dont la bise fait chanter les orgues et dont les enfants modulent vite le sifflet.

Un lieu de visite déjà bien fréquenté et apprécié de la population, des touristes et poètes en résidence.


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photo Michel Cimaz


Et puis quand la signalétique sera en place, du Carrefour des Résistances aux Eoliens, déjà un beau parcours...

A poursuivre ensuite pour aller à la stèle, revenir par les bois jusqu’à Chazalet...

Et la 4ème installation, où sera-t-elle ?

J.Cimaz



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Un envoi de Claire et Michel Schlenker


Claire et moi rentrons d’un séjour d’une dizaine de jours en Israël.

Nous en avons profité pour visiter Yad VaShem.

Je joins une photo de la plaque de l’Allée des Justes, et des photos d’extraits des premières plaques consacrées aux Justes de France (d’autres ont été rajoutées par la suite pour les nouveaux nommés) concernant Lydie Chapus, André Chave et André Péatier.


Un rappel de l’histoire, et, toujours, des enseignements à tirer du passé...


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L’entretien des oeuvres


Des retouches aux orgues dont François Juston a dû consolider le dernier étage.


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Au Carrefour des Résistances, c’est Michel Cimaz qui a coupé l’herbe, remonté quelques cairns et enduit les "totems".





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L’essence d’un savoir faire.


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A la limite de l’artisanat d’art, le très bel escalier d’Hervé Vignal


Travaillé à mains nues, le savoir faire imbibe l’ouvrage, illisible à première vue et répand la patience du temps éparpillée sous l’amas de planches rabotées au coeur de la veine.

A la surface du métier, la détermination du travail bien fait a l’échelle de ses valeurs séculaires.

Des encoches creusées à même la matière, sont enfilées aux contre-marches de la précision.

D’un dessin travaillé à dessein sur un logiciel, se coordonnent les éléments au millimètre près

Chacune des marches creuse la perfection et l’articule autour d’un équilibre faisant route sur l’essence naturelle, clouée, collée, imprimée au sens de la marche.

Qu’une odeur, la résine pour que monte aux yeux l’odeur menuisée.

Fatima Mana





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Le visage de l’habitant de Saint-Apollinaire


La lettre de Michel Cimaz, maire.

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Des élus mobilisés sur le terrain


pour la vie culturelle de la commune avec ce point d’orgue du 29 mai, qui fera date dans l’histoire du plateau...

Au plus près de la population et avec elle...

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Avec des réalisations plébiscitées par le très nombreux jeune public !

Par les familles aussi, les artistes et les professionnels présents (enseignants, bibliothécaires, éducateurs...)

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Une richesse extraordinaire, des apports exceptionnels de tous, un immense succès.





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Intense activité sur le futur sentier d’art cette semaine


Quand Michel Cimaz et François Juston s’activent pour consolider l’implantation des orgues de terre, de feu et d’air à Combier sous l’oeil exigeant de Fanny - et Cécile...

De beaux orgues de Martine Diersé... Sous un mistral glacial...

Par ailleurs, Michel Cimaz est allé couper l’herbe au Carrefour des Résistances et redresser les cairns sous l’oeil vigilant de Geneviève Gréco.

Les trois oeuvres en place avant le 29 : Carrefour des Résistances, Mouvances, l’eau, Orgues de terre, de feu et d’air.

Un écho les rejoindra bientôt.

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Photos Michel Cimaz


A noter qu’en juin, Sébastien Camboulive, photographe, sera dans notre commune, pour "tirer des portraits" qu’il juxtapposera ensuite pour faire émerger des identités. Lesquelles ici ?

Une activité artistique qui valorise ce territoire chargé d’histoire et a déjà des retombées significatives sur le commerce local et le tourisme...

Ne pas oublier le 29 mai, à 15h au Temple des Baraques, le spectacle théâtral avec Christian Bontzolakis et un groupe des Rias bien ancré dans la commune, qui vous entraineront, parfois au son de l’accordéon, dans des eaux déconcertantes... (11 acteurs de 8 à 86 ans, des textes d’une quinzaine de personnes...)

Jacqueline Cimaz







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Quelques renseignements historiques sur Saint Apollinaire de Rias


Paroisses et communes de France - CNRS - 1976

-  Saint Apollinaire de Rias - 834 hectares En 1793 débaptisé en Reaspol
-  Intendance - Montpellier
-  Subdélégation - Haut Vivarais
-  Arrondissement - Tournon
-  Canton - Vernoux
-  District- Le Mézenc
-  Parlement - Toulouse
-  Sénéchaussée - Annonay
-  Gouvernement - Languedoc
-  Diocèse - Viviers (Avant 1759, prieur à Vernoux)


Démographie ancienne (feux)

-  année 1464 20
-  1731 98
-  1759 50

Démographie par habitant

-  Année 1689 188 ( 160 protestants - 28 catholiques )
-  1732 67 ( 45 protestants - 22 catholiques
-  1773 461
-  1780 135
-  1790 612
-  1846 689
-  1926 417
-  1946 363
-  1958 317 ( 200 protestants - 131 catholiques )
-  1968 178

Registres protestants

-  Archives communales - 1644 - 1792 ( 2 registres )
-  Archives départementales - 1690 - 1787
-  Registres catholiques et état civil - 2
-  Compoix de 1635
-  Cadastre de 1824

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Albin Mazon - Voyage au pays des Boutières - Valence réed. 2005

Paroisse de Saint Apollinaire de Rias : ancien démembrement du prieuré de Vernoux, droit du prieur passé à évêque de Viviers

« La qualité des lieux est d’être très misérable et habité par des protestants »( lettre du curé de 1762 )

Visite du grand vicaire de Viviers en 1583 : « église rompue et déserte, Monsieur de la Tourette perçoit, dit-on ses revenus. On ne connait plus un catholique à Saint Appolinard »

Au 18è siècle, les deux mandements de Chateauneuf et Saint Apollinaire « quoique faisant partie de diocèses différents étaient réunis pour la justice.

Le marquis de la Tourette était seul seigneur de Saint Apollinaire, co-seigneur de Chateauneuf pour les trois quarts. Le tout relevait de la baronnie de Chalencon et, en arrière fief du roi.


Trois siècles de vie rurale,économique et sociale en Haut Vivarais (1600 - 1900 )

Charles du Besset - Aubenas 1944

La peste, la variole, la fièvre putride sévissent dans le Haut Vivarais. On trouve la fièvre putride particulièrement à Saint Apollinaire de Rias.

Un docteur vivarois de l’ancien régime, Nicolas Grévin, fixé à Saint Felix de Châteauneuf ( Châteauneuf de Vernoux ) constatant les mauvaises conditions d’hygiène de nos populations rurales, privés de médecins en plusieurs localités importantes eut l’idée d’y remédier en proposant la création d’une sorte de secours mutuels disposant d’un médecin honnêtement rétribué.


La vie rurale en Vivarais - Elie Reynier

Saint Apollinaire est, après Gilhac et Bruzac, la commune qui a le plus perdu de population.


Deux prieurs de Vernous sont connus :

-  Leman de l’Escoutay avant 1773
-  Claude de Naturel de Valetine, également co-seigneur de Vernoux

Messire Leman de l’Escoutay, prieur commanditaire et co-seigneur de Vernoux, soutient un procès engagé avec messire Joseph Vidal, curé de Saint Apollinaire de Rias, pour 2 salmées de blé et une d’avoine (1774), règlement de sa congrue.


Notes extraites de recherches de Simone Foray aux archives et dans divers ouvrages.





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Colette Bélingard nous a quittés. Le mot du Maire.


Colette GROUSSON est née en juillet 1924 dans notre commune. Ses parents y exploitaient une ferme, au FRAYSSE, où elle a grandi.

Au côté du grand résistant Mattéo qui n’est autre que son mari Marcel Belingard, elle participera activement à la Résistance au travers de missions de renseignements pour le compte de Mattéo.

Dans les années 50, un peu sur un coup de cœur, dans l’insouciance de la jeunesse comme elle aimait à le dire, Marcel et Colette s’installent à Pornic. Marcel y exercera son métier de typographe dans l’imprimerie qu’ils ont montée et Colette ouvrira, tout à côté, un magasin de souvenirs dont les quelques bénéfices étaient totalement destinés à rénover la maison du Fraysse.

Cette vie se déroulait paisiblement, même si l’environnement de Pornic n’était pas en adéquation avec les convictions politiques de Colette. Et puis il y avait Jean-Louis ce fils qui commençait à participer à l’activité de l’imprimerie.

Toute cette vie a basculé brutalement, sur cette route de Loire-Atlantique ; le choc avec un camion militaire, Jean-Louis sera tué sur le coup. Comment ne pas comprendre le désespoir de Colette, que peut-il y avoir de plus terrible que la perte d’un enfant, contre le cours des choses, au moment où il allait entrer dans sa vie d’adulte, à 21 ans. Colette ne se remettra jamais de ce drame, elle se retirera dans son chagrin et ce n’est que ces dernières années qu’elle participera à nouveau à la vie communale.

Elle aimait revenir au Fraysse le seul endroit où elle pouvait trouver un peu de repos et dormir sans problème.

Avec la disparition de Colette c’est une page de l’histoire de la commune qui se tourne.

On retiendra de cette grande dame toujours élégante, son caractère entier et ses convictions affirmées avec force, mais aussi son extrême gentillesse et son dévouement jusqu’à l’épuisement.

Aujourd’hui Colette va rejoindre ce fils tant regretté, sur cette terre du Fraysse qu’elle aimait tant. Et nos pensées vont à Marcel ; nous partageons sa peine, nous comprenons sa douleur de se retrouver seul tant leur couple était uni et nous lui apportons une fois encore toute notre sympathie.

Michel Cimaz





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Hommage aux "JUSTES" de l’Ardèche à PLATS


Ce samedi 30 mai 2009,

Notre commune de Saint-Apollinaire-de-Rias était représentée, j’étais présente comme il se devait puisque ces distinctions honoraient notre commune qui compte 3 JUSTES - Lydie CHAPUS, André CHAVE et André PEATIER- [1].

Monsieur Michel CIMAZ, Maire, était absent, retenu ailleurs.

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Une cérémonie particulièrement émouvante honorait la mémoire de 26 JUSTES dans le département,dont l’appel solennel de chacun a été déclamé par des scolaires , une fleur blanche à la main.


Est reconnu JUSTE celui qui a sauvé des Juifs de la déportation et de la mort, au péril de sa vie. Il y a environ 2000 Justes reconnus en France, plus un village entier Le Chambon sur Lignon.


Après lecture du message de Madame Simone Weil, Alain Hivert avec sa guitare a interprété "Nuit et brouillard" de Jean Ferrat ,un moment très fort de cette cérémonie, rempli d’une émotion tout à fait particulière... prés de moi des larmes ont coulé sur les visages d’anciens déportés ici présents...

Des concerts, des chorales ont interprété de magnifiques chants dont le beau « Mille Colombes ».

Pour terminer, une plaque souvenir a été apposée sur le mur de la maison natale de Marie Banc, plus tard devenue Sœur "Marie des Anges", qui sauva des enfants Juifs de la maison d’Isieu.

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Etaient présents à cette cérémonie des autorités civiles, militaires et religieuses, des drapeaux des associations patriotiques, des associations d’anciens déportés et résistants.

Certes nous sommes un pays de Mémoire, mais cette mémoire doit être entretenue afin que ces Justes véritables modèles d’humanité et de générosité conservent le respect qui leur est dû.

Une journée réussie et porteuse de sens qui se voulait un exemple pour d’autres départements.

Nicole CHAZEL



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[1] En fait, il y a eu une erreur d’enregistrement ou transmission. Il s’agit là de trois personnes qui ont contribué à sauver la famille Schlenker de l’extermination nazie. Mais André Chave était de Saint-Michel-de-Chabrillanoux. Par contre, il y a bien eu trois Justes qui ont reçu la Médaille des Justes à Saint-Apollinaire-de-Rias, Lydie Chapus, André Péatier et Léa Rochedieu, mère de Lydie Brunel, qui a caché Claude Caen à Echiol au moment de la rafle de Vernoux. J.Cimaz. (cf "Entre silence et oubli, Mémoires d’un quotidien rural bouleversé", de Sylvette Béraud-Williams, Ed. Les Rias, juillet 2009)



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Péatiers : une lettre belle et émouvante, de Jean Nicolas, en réponse à une demande de Michel Schlenker...


"Chers amis [1],

J’ai été heureux de me retrouver parmi vous pour l’hommage à Yvonne Péatier.

Grâces soient rendues à votre association qui entretient la mémoire, fragile et caduc, comme on sait.

Nous sommes encore quelques-uns, de moins en moins nombreux, à avoir connu ce ménage exemplaire qui n’a pas hésité à prendre les plus grands risques pour venir en aide aux autres. La médaille des Justes accordée à André Péatier aurait pu l’être également à sa femme, et le sens de cette distinction, qui honore toute la commune de Saint-Apollinaire, doit être de temps à autre réactivé.

Le temps s’en va, mais nous sommes un pays de mémoire.

Dans leur extrême modestie, les Péatier, Yvonne et son mari, ne se souciaient pas de la postérité. Mais il serait désolant que ce petit cimetière huguenot, accroché à un versant au-dessus de la route, ne soit pas fidèlement entretenu et sauvé des ronces qui menacent de l’envahir.

Ne pourrait-on pas penser à une plaque à leur double mémoire ? [2]

Dites à vos amis Schlenker que je n’ai aucun discours rentré, simplement des souvenirs familiaux et un immense respect pour tant de générosité. Deux beaux modèles d’humanité.


Fidèlement vôtre,"


Jean Nicolas



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[1] lettre adressée par courriel à Jacqueline Cimaz, présidente de l’Asssociation Les Rias...

[2] L’association va réfléchir à cette question, et, éventuellement, faire des propositions à la Municipalité.



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Yvonne Péatier s’en est allée...


Elle souriait et les mots de ses yeux portaient toujours la bienvenue.

Madame Péatier nous a quittés.

Elle laisse derrière elle beaucoup de souvenirs indissociables de Saint Apollinaire.

De ceux qui bâtissent l’histoire, cette atmosphère si particulière de son vécu au quotidien...

De sa porte constamment ouverte, de ses mains sans cesse occupées autour de son tablier, de la cuisine, sa terre familière où il faisait si bon vivre, de ses omelettes battues au plaisir de faire plaisir, des images s’enroulent de soleil à simplement se rappeler d’elle.

Yvonne pour les familiers, c’est un temps, c’est une parole douce, c’est un mot d’autrefois qui s’en va.

Fatima Mana


Emotion et histoire convoquées pour ces obsèques où le maire, Michel Cimaz, après quelques mots, a lu ces deux beaux textes écrits par Fatima Mana en hommage à Yvonne Péatier...

En aparté, Jean Nicolas revenait sur cette Médaille des Justes, attribuée à André Péatier pour des évènements auxquels elle avait pris toute sa part...

Yvonne Péatier a quitté l’hôpital pour l’Histoire, des Justes, de la Résistance, du courage au quotidien, de la solidarité...

C’est une grande dame qui est partie... Mais restera à tout jamais dans l’histoire de ce plateau...





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Un témoignage historique


(JPG) avec l’envoi par

Michel Cimaz

de photos prises

au coeur de l’imposante

manifestation du 29 janvier

à Valence

dans laquelle étaient

particulièrement remarqués

les échassiers du

SNES

et les magistrats en robe...


Et une preuve s’il en était besoin, de l’intérêt des nouvelles utilisations du téléphone portable.


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Le départ d’Alfred Juston...


Fred, comme tout le monde l’appelait affectueusement, s’est intéressé très tôt à la vie, à la gestion de la commune, dès la fin de la guerre...

Dès la fin de la guerre où il s’est illustré en défendant, les armes à la main, les valeurs républicaines de Résistance et Liberté de conscience...

Dès la fin de la guerre, il fait partie du Conseil Municipal.


Les premières délibérations où son nom apparaît, remontent à 1947.

Elu pendant 60 ans, dont 18 en tant que 1er adjoint...


Il laisse le souvenir d’un élu avisé, posé, capable de démêler la complexité de dossiers difficiles avec une vision d’avenir sur le développement de la commune.


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Fidèle à sa commune, il a été fidèle à ses engagements politiques.


On conservera de lui l’image du sage au sens premier du terme, un homme aux jugements justes et équilibrés, mais, surtout, celui-qui-sait.


Fred, sous son apparente réserve, une certaine timidité, était un homme d’une grande culture. L’histoire surtout ; mais tout l’intéressait. Il avait une soif de connaissance remarquable.


L’image que je conserve de lui : celle de Fred, assis à l’ombre, lisant paisiblement. Une lecture ponctuée de regards sur ce paysage qu’il aimait tant.



Avec le départ de Fred, c’est un pan de l’histoire de notre commune qui se referme, pour s’inscrire dans ce riche patrimoine immatériel, humain, historique, éthique, de notre commune, d’où émergent les noms d’André Péatier et Jean Valla...


Michel Cimaz





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Informations sur le passé de la commune




Nous avons trouvé sur les sites " Huguenots de France...", des renseignements :

-  Sur la construction du temple,

-  Les déclarations de mariages... suite à la promulgation de l’Edit de Tolérance (07/11/1787)...

En suivant ces liens, vous pouvez découvrir des pans entiers de la vie de générations qui nous ont précédés...





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Lydie Chapus, André Chave, André Péatier, trois "Justes"

La mairie a reçu une lettre début juillet 2006 l’informant que l’Etat venait d’inaugurer à Paris, à côté du Mémorial de la Shoa, une "Allée des Justes", et un "Mur des Justes de France" où sont gravés leurs noms.


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Ci-joint le texte de la lettre, et trois montages des photos reçues.

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Nous souhaitons associer à ces trois noms celui de Léa Rochedieu qui a caché Claude Caen à Echiol, sur le territoire de la commune. C’est sa fille, Lydie Brunel, bien connue de tous ici, qui a reçu la Médaille des Justes décernée à sa mère à titre posthume.









Ce courrier a eu des suites d’autant plus importantes lors du spectacle organisé le 29 juillet aux orgues éoliennes par l’Association Les Rias, "Résistances" où, entre autres faits de résistance, deux tableaux mettaient en scène le sauvetage de Juifs, d’une famille pour l’un, d’un enfant pour l’autre, et où la population était invitée à déposer un objet évoquant l’idée de résistance, qu’Eva, Michel et Claire Schlenker étaient présents.



En outre, ils nous ont communiqué de nouvelles photos à verser au patrimoine de la commune : celles de la remise de la Médaille des Justes à Lydie Chapus où on la voit, ainsi que Fränzi Schlenker, MM.Monchal et Gounon, celles du restaurant Péatier où Fränzi, Eva et Michel Schlenker côtoient Georges Courret et Yvonne Péatier, dont l’époux, André Péatier a, lui aussi, était décoré de la Médaille des Justes.


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Le voyage annuel des Rias de cette année, le 26 août 2006, devrait permettre de mieux connaître encore cette époque puisqu’il débutera par un parcours de la Mémoire, au Chambon-su-Lignon, le matin.






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Archives communales

Une copie des registres paroissiaux, réalisée par la S.A.G.A. (Société des Amateurs de Généalogie de l’Ardèche) est consultable en mairie.

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Il s’agit des Actes d’Etat Civil depuis 1647 -l’historique des habitants de la commune à partir du 17ème siècle, parfois un peu difficile d’accès, mais fort intéressant.

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Deux volumes, 1647-1738 et 1739-1792, les archives originales de 1792 à nos jours étant toujours consultables en mairie.




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Histoire et patrimoine

L’histoire de la commune s’inscrit dans celle de la région, mais avec des traditions de résistance particulièrement fortes : résistances huguenotes, vote non massif au référendum-plébiscite de Louis-Napoléon Bonaparte, engagement large et précoce dans la résistance lors de la seconde guerre mondiale.

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cimetière familial

Le patrimoine est d’abord humain, fort de cette histoire, des savoir-faire, des traditions d’aide et démocratiques, et aussi de la richesse et de la diversité apportées par l’intégration de ces "enfants de l’assistance" qui ont parfois représenté plus de la moitié des effectifs scolaires.

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Accueil d’enfants de l’assistance vers 1850

Il y a les habitudes, l’entr’-aide, les veillées, les repas partagés, l’organisation de la chasse... Sans compter le patois... Il y a aussi les routes et chemins, le façonnage du paysage, avec ou sans terrasses, par les lacs, l’entretien des châtaigneraies, l’élevage... Il y a encore le bâti, ces murs et escaliers anciens, ces calaberts...

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Combier


Escalier ancien, aux marches usées par tant de générations (JPG) Si les marches de cet escalier, foulées par tant de générations, pouvaient parler ! (Bousqueynaud)



Et la croix aux hauts du village...

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Il y a enfin

la très belle

et ancienne

petite église romane.




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Dédiée à Saint-Apollinaire, elle dépendait autrefois de l’abbaye de Cruas.

La petite taille de ce bâtiment aux fondations romanes est surprenante. Elle ne dépasse pas quatorze mètres de l’entrée à l’abside. [1]


(JPG)


(JPG) Le baptistère a été préservé et inclus dans une tourelle, à gauche de l’entrée. Sa très ancienne cuve en pierre blanche est recouverte de boiseries. Au Sud, vers le Choeur, une chapelle seigneuriale a été accolée par les seigneurs de la demeure du Noyer ou du Château de Vaussèche au XVème siècle.





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Un lieu à faire vivre...



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[1] cf aussi le descriptif relevé par Eliane Baud, Bibliothécaire, pour le Parcours d’art :

" Vous découvrez une minuscule église placée sous l’invocation de Saint-Apollinaire, évèque de VALENCE, disciple de Saint-Pierre. Cette église dépendait du prieuré de VERNOUX, relevant lui-mème de l’Abbaye de CRUAS.

L’église est très rustique et épurée ; la nef, montée en berceau sous arc doubleau, se termine à l’arc triomphal précédant l’abside - en cul de four à moitié d’une chapelle ajoutée au Xème siècle - à l’ époque où elle appartenait aux seigneurs de TOURNON. Elle présente des arcs en ogive retombant sur des culots ornés de blasons (un).

C’etait la place resérvée à la famille de l’AGREVOL du château du Noyer.

Toutes les belles pierres taillés ont été laissés visibles, en particulier les linteaux et les piedroits des deux portes basses donnant sous la nef. Les pierres taillés indiquent qu’un compagon est à l’origine de la construction de l’église...



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